Sortie du livre "Sharing", par Philippe Aigrain

14
6
fév.
2012
Culture

Le livre Sharing : Culture and the Economy in the Internet Age, co-écrit par Philippe Aigrain et sa fille Suzanne, est sorti le 1er février dernier. Sharing défend, en anglais, la légitimité du partage hors-marché des œuvres numériques entre individus.

Le livre décrit un modèle de financement (« la contribution créative ») conçu pour rendre soutenable une économie culturelle dans un contexte où le partage non-marchand entre individus est reconnu comme un droit.

Sharing est publié selon un modèle hybride à quatre composantes :

  • le livre papier commercialisé dans le monde entier ;
  • des eBooks commerciaux au format ePub ;
  • une version numérique sous licence CC BY-NC-ND ;
  • un site web interactif, où il est possible de
    • commenter le texte des différents chapitres,
    • télécharger le code source et des jeux de données,
    • ainsi que tester les modèles avec vos propres paramètres.

La contribution créative (terme utilisé par Philippe Aigrain depuis la parution d'Internet & Création en 2008) est un mécanisme de contribution forfaitaire, mais tel que décrit dans Sharing, elle présente de nombreuses originalités : elle est fondée sur des droits sociaux, couvre tous les médias y compris ceux natifs d'Internet, inclut aussi bien un volet rémunération qu'un volet soutien à la production de nouvelles œuvres. Un modèle fondé sur les besoins et les possibilités (non-compensatoire) est proposé pour chacun de ces volets. Enfin la collecte des données pour la rémunération repose sur la fourniture volontaire de données stockées sur les machines d'usagers et sous leur seul contrôle.

  • # Licence

    Posté par . Évalué à 4.

    En fait, c’est le livre qui est diffusé sous CC-By-NC-ND, pas seulement la version numérique : « tous sous licence CC-By-NC-ND ».

    • [^] # Re: Licence

      Posté par . Évalué à 9.

      NC-ND pour Le livre imprimé, disponible mondialement :

      NC, ça veut dire que j'ai pas le droit de le revendre?

      ND: que je n'ai pas le droit de l'anoter?

      • [^] # Re: Licence

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Avis strictement perso, à débattre troller:
        - je pense que tu as le droit de revendre l'exemplaire que tu as acheté (s'il devient collector, peux-tu faire un bénéfice ?)
        - je pense que tu peux l'annoter, tant que tu ne redistribue pas les annotations avec le bouquin.

        Certes, c'est débile pour un objet physique :-)

        • [^] # Re: Licence

          Posté par . Évalué à 4.

          Certes, c'est débile pour un objet physique :-)

          Bon, j'ai écris ça parce que l'idée m'avait fait rire, mais tel que je le comprends, ça me donne le droit de scanner le livre, en image ou avec un OCR par exemple, de redistribuer ces scans ou des impressions faites à partir d'eux mais pas de les revendre ou de changer les textes (ce qui est bien compréhensible).

          • [^] # Re: Licence

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Je pense que ton raisonnement est ok.
            Par contre, est-ce que je peux:
            - enlever une page du livre
            - en faire un origami
            - donner l'origami ?
            - vendre l'origami ?

            • [^] # Re: Licence

              Posté par . Évalué à 3.

              Sérieusement? Oui, ça fait partie des droits que tu as déjà avec le livre même sans la CC.
              Linuxfrment (linuxfr ment!) ? C'est interdit par la CC-NC-ND qui pue puisqu'elle n'est pas libre. Donc ce livre n'est pas libre, donc il faut le bruler, mais on n'a pas le droit non plus!

    • [^] # Re: Licence

      Posté par . Évalué à 6.

      En fait, c’est le livre qui est diffusé sous CC-By-NC-ND, pas seulement la version numérique : « tous sous licence CC-By-NC-ND ».

      Yeah ! Vive la culture libre !

      ...

      Il est quand même très attristant qu'un des bruyants pourfendeurs des abus du copyright en reste à une telle vision du partage (le terme utilisé), où un contingent d'auteurs arrose de ses œuvres une masse d'utilisateurs passifs.

      • [^] # Re: Licence

        Posté par . Évalué à 10.

        Je trouve que tu vas un peu loin quand même. Je suis le premier à monter au créneau pour signaler que NC ou ND, ce n'est pas du libre, mais ici l'auteur n'a jamais prétendu avoir écrit une œuvre libre !

        Le gros de son argument c'est qu'on devrait pouvoir partager toutes les œuvres numériques. Toutes, y compris (et surtout, en volume) certes couvert par le droit d'auteur, sans licence plus permissive. Il ne prétend pas faire une œuvre libre, juste encourager le "partage" de l'œuvre écrite.

        Je suis un défenseur et promoteur du libre et j'espère que de nombreux créateurs d'œuvres de l'esprit donneront le droit d'utiliser leurs œuvres comme on le souhaite, de les modifier et de les rediffuser. Mais je respecte aussi le droit à chacun de choisir la licence qu'il souhaite; s'il veut diffuser un livre en NC-ND, tant qu'il ne prétend pas faire du libre (et ce n'est clairement pas le cas ici), c'est son droit le plus absolu.

        D'ailleurs je continue à lire des livres (pas libres en général) de grands auteurs, écouter de la musique pas libre, aller voir dans les musées des œuvres pas libres, etc. Et même parfois je joue à un jeu pas libre sur mon ordinateur. On peut être pour le libre sans dénigrer le reste.

        • [^] # Re: Licence

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          et pourtant... certains s'y trompent apparemment, vu que j'ai dû enlever les éléments suivants de la dépêche initialement proposée :

          • titre initial : Sortie du livre libre "Sharing", par Philippe Aigrain
          • une version en accès libre sous licence CC BY-NC-ND

          À noter que sur la page permettant de commenter le livre http://www.sharing-thebook.com/content/comment il est proposé de placer ses commentaires sous licence CC-by (ce qui permet de l'inclure dans du CC-by-NC-ND ensuite).

          • [^] # Re: Licence

            Posté par . Évalué à 4.

            <mode type="chieur" status="on">
            Autant pour "livre libre", on est d'accord, c'était une erreur de l'auteur, autant pour "en accès libre", c'est une expression qui n'a strictement rien à voir avec la notion de libre au sens logiciel libre, et était parfaitement adapté. N'importe qui peut y avoir accès, gratuitement, c'est exactement le sens de "en accès libre".
            <mode type="chieur" status="off">

            • [^] # Re: Licence

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              Je te laisse en discuter avec Zenitram<, puisque tu as l'air motivé :-)

            • [^] # Re: Licence

              Posté par . Évalué à 2.

              "en accès libre" (...) est une expression qui n'a strictement rien à voir avec la notion de libre au sens logiciel libre

              chieur ++
              certes mais le mot « libre » utilisé sur linuxfr est généralement utilisé dans cette acception. Il est donc normal d'en préciser le sens quand il est utilisé de façon « normale »

        • [^] # Re: Licence

          Posté par . Évalué à 4.

          Je trouve que tu vas un peu loin quand même. Je suis le premier à monter au créneau pour signaler que NC ou ND, ce n'est pas du libre, mais ici l'auteur n'a jamais prétendu avoir écrit une œuvre libre !

          Tout à fait. Il n'empêche qu'il a choisi une licence plutôt que d'en rester au traditionnel droit d'auteur, ce qui indique un choix politique. Je souligne donc que ce choix politique est (AMHA) décevant.

          D'ailleurs je continue à lire des livres (pas libres en général) de grands auteurs, écouter de la musique pas libre, aller voir dans les musées des œuvres pas libres, etc. Et même parfois je joue à un jeu pas libre sur mon ordinateur. On peut être pour le libre sans dénigrer le reste.

          Tout à fait. Mais la plupart de ces auteurs ne sont pas, par ailleurs, engagés et acteurs d'un combat politique autour de la redéfinition de l'équilibre du droit d'auteur.

          • [^] # Re: Licence

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            C'est surtout le ND qui m'interroge. Où s'arrête cette clause ? A-t-on réellement le droit d'écrire une œuvre dont l'objet principal soit ce livre (ex : ce journal et ses commentaires) ? Est-on autorisé à penser et écrire sur le sujet après avoir lu ce livre ?

            À l'évidence ces questions sont caricaturale dans le contexte actuel. Mais au regard des déformations du droit d'auteur au cours des 3 siècles passés, je me demande sérieusement à quoi pourra ressembler la jurisprudence « ND » si l'industrie du divertissement se convertit aux licences CC.

            • [^] # Re: Licence

              Posté par . Évalué à 5.

              Les licences CC ne font que rendre plus permissive les règles de diffusion d'une œuvre. Le droit d'auteur actuel contient déjà une clause ND par défaut; préciser ND ce n'est pas retirer un droit que le spectateur avait au départ. Tu peux donc te poser les mêmes questions sur toutes les œuvres de l'esprit avec lesquelles tu interagis quotidiennement, couvertes par le droit d'auteur sans licence plus permissive. Je ne suis pas avocat, mais il me semble que les usages que tu as cité (penser et écrire sur une œuvre...) relèvent tous du bon sens et sont autorisés aujourd'hui. Bref, la jurisprudence ND t'entoure, et on survit.

              • [^] # Re: Licence

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                En fait je ne me pose plus de questions dans le domaine du droit d'auteur usuel. Il me semble clairement abusif. Mes questions avaient un petit côté rhétorique visant à souligner le côté très raide que représente une clause ND. Comme le souligne plus loin baud123 il arrive que des auteurs sélectionnent cette clause par erreur ; alors ne vaut-il pas mieux prévenir sur le côté contre-nature et anti culture de l'application de cette clause ?

                En particulier vous affirmez :

                « Je ne suis pas avocat, mais il me semble que les usages que tu as cité (penser et écrire sur une œuvre...) relèvent tous du bon sens et sont autorisés aujourd'hui. Bref, la jurisprudence ND t'entoure, et on survit. »

                Hors il me semble que l'on survit en enfreignant quotidiennement la volonté de certains auteurs. Voici un exemple moins outrancier que les précédents : si vos petits enfants écoutent des comptines et que vous les chantiez sur le chemin de l'école … vous voici en flagrant délit de contrefaçon.

                Évidemment dans certains domaines de certains arts privateurs l'interdiction des œuvres dérivées paraît censée : comment le parolier vivra-t-il de son art si tout un chacun peut faire exploitation commerciale de son texte en l'interprétant (œuvre dérivée donc). Mais, même dans ce cas bien particulier, il me semble qu'il est abominable de ne pas factoriser l'interdiction des œuvres commerciales et des œuvres dérivées. Car ne pas le faire revient à piéger l'utilisateur et à se poser en terminateur de la culture.

                Encore une remarque :
                Ce qui précède porte uniquement sur l'usage générique des clauses ND. Il ne s'agit en aucun cas de jeter la pierre à Ph. Aigrain (sans prendre position quant à ses propositions). En effet, dans le cas bien particulier de son livre, le public visé est apparemment si rigide que le seul fait d'avoir choisi une licence creative commons (même la moins libre) pourrait lui paraître un véritable casus belli et obérer l'éventualité d'échanges constructifs. Le choix d'une licence libre apparaîtrait donc nécessairement contre-productif ici.


                « Tu peux donc te poser les mêmes questions sur toutes les œuvres de l'esprit avec lesquelles tu interagis quotidiennement […] »

                L'immense majorité est sous GPL, BSD ou autre licences libres :-)

                • [^] # Re: Licence

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Mes questions avaient un petit côté rhétorique visant à souligner le côté très raide que représente une clause ND.

                  Un côté réthorique, dans le sens de la mauvaise réthorique. Informer les gens sur les limites des clauses NC-ND et l'intérêt de les retirer, je suis tout à fait d'accord. Par contre aller leur dire "oh là là clause ND, est-ce que j'aurai encore eu le droit de respirer après avoir lu ton œuvre ?", pour moi c'est de la désinformation. Bref, tu fais du FUD.

                  Voici un exemple moins outrancier que les précédents : si vos petits enfants écoutent des comptines et que vous les chantiez sur le chemin de l'école … vous voici en flagrant délit de contrefaçon.

                  Je ne suis pas avocat ni même spécialiste du droit d'auteur, mais je suis surpris par ton affirmation. As-tu des sources qui confirment que chanter une chanson avec son(ses) enfant(s) sur le chemin de l'école est un délit de contrefaçon ? Il me semblait que, dans le cadre de l'usage privé (ce qui est le cas ici; on ne parle pas d'un animateur de colonie de vacances qui fait chanter une classe entière) il était tout à fait légal de reproduire/interpréter une œuvre.

                  • [^] # Re: Licence

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    « […] dans le cadre de l'usage privé […] »

                    Dans ce cadre vous avez raison. Mais personnellement je suis obligé d'emprunter la voie publique pour emmener mes enfants à l'école ; mon fredonnement en devient une interprétation publique.

                    « Bref, tu fais du FUD. »

                    Je peux me tromper assurément. Mais mon propos n'est aucunement de mauvaise foi.

                    • [^] # Re: Licence

                      Posté par . Évalué à 2.

                      Il me semble qu'on peut chanter sur la voie publique, entre amis, ou dans le cercle familial, et que ça reste une "activité privée". Je peux lire un livre sur la voie publique et, selon ce que je comprends, ça n'en fait pas une représentation publique du contenu du livre.

            • [^] # Re: Licence

              Posté par . Évalué à 2.

              C'est surtout le ND qui m'interroge

              Pareil. J'ai toujours trouvé bizzare cette clause. Ca empeche de faire une traduction, si je comprends bien (ou bien une traduction n'est pas considérée comme "dérivative work" ?).

              Et moi qui voulais le traduire en klingon...

              • [^] # Re: Licence

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Je pense qu'en mettant le ND, l'auteur voyait son texte comme « un tout » et avait peur qu'on rajoute des passages qui modifieraient le sens qu'il a voulu donner. Pour un roman, je trouve cela pertinent ; pour un essai, je ne sais pas.

  • # Le problème...

    Posté par . Évalué à 10.

    Personnellement, la licence globale et ses variantes (dont la contribution créative) me pose des problèmes.

    Premièrement, pourquoi est-ce qu'on taxe les abonnements Internet ? Ça revient à taxer le tuyau. Est-ce qu'on a taxé la Poste quand la FNAC s'est mise à vendre des CD par correspondance ? Ça n'a aucun sens. Si on fait le parallèle avec les radios dites libres, on devrait taxer ceux qui diffusent en faisant du bénéfice grâce à cette diffusion. Mais pas les tuyaux, par pitié !

    Deuxièmement, tous ces mécanismes bien compliqués pour nourrir une industrie moribonde (parce que c'est bien eux qui vont récupérer le pactole une fois de plus, ce sont eux qui possèdent les droits), ça ne me convient pas. Qu'ils crèvent ! Ça fait 10 ans qu'on réclame une offre digne de ce nom et qu'on a rien. La contrefaçon est toujours de meilleur qualité que l'original, et bien plus accessible.

    Je partage complètement l'avis de Laurent Chemla qu'il a développé dans ces deux interviews :
    http://libreacces.org/?Licence-Globale-versus-Hadopi-et
    http://libreacces.org/?Hadopi-Licence-Globale-et-si-on

    • [^] # Re: Le problème...

      Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 06/02/12 à 22:35.

      Premièrement, pourquoi est-ce qu'on taxe les abonnements Internet ? Ça revient à taxer le tuyau. Est-ce qu'on a taxé la Poste quand la FNAC s'est mise à vendre des CD par correspondance ? Ça n'a aucun sens.

      C'est pas faux. Dans le même genre on taxe les récepteurs télévisuels pour la redevance, même si tu ne regardes pas la télévision, ou que tu l'utilise pour regarder des Betamax.

      En Grèce, les impôts d'habitation viennent avec ta facture d'eau.

      • [^] # Re: Le problème...

        Posté par . Évalué à 2.

        "En Grèce, les impôts d'habitation viennent avec ta facture d'eau."

        C'était pas la facture d'électricité ? Et ce n'est pas aussi à cause de l'absence de cadastre ?

        "La première sécurité est la liberté"

    • [^] # Re: Le problème...

      Posté par . Évalué à 2.

      La taxe sur les FAI, ce n'est finalement qu'une sorte de redevance, c'est un choix de financement de la culture, exactement comme pour France Télévision. Ca ne me choque pas, surtout si ça permet l'accès à la culture au plus grand nombre.

      Je te rejoins cependant sur le deuxième point: les majors font certes la promotion des artistes, mais surtout de ceux "qui marchent". Et elles freinent des 4 fers contre la diffusion sur internet depuis des années, ayant une peur bleue que leurs clients se rebellent contre leurs prix exorbitants. Ainsi il faudrait aux artistes de nouveaux types de contrats, où la partie "promotion" est clairement séparée de la parti "distribution/vente". Car si une licence globale apparaît, les majors n'apporteront quasiment rien dans la distribution virtuelle (et bien sûr la vente), comme c'est déjà le cas sur internet depuis des années. Ainsi le fruit des ventes virtuelles devrait revenir quasi intégralement aux artistes, et un chouia au financement du fonctionnement de la licence globale.

      • [^] # Re: Le problème...

        Posté par . Évalué à 4.

        La taxe sur les FAI, ce n'est finalement qu'une sorte de redevance, c'est un choix de financement de la culture.

        Comme le dit Laurent Chemla, ils taxent ici parce qu'il y a de l'argent. Pourquoi pas une taxe sur Total alors, puisqu'on est dans le n'importe quoi... Ou sur les casques audio... L'exemple de la télé n'est pas du tout le même. France Télévision est un service public auquel tout le monde a accès, modulo une télévision (d'où la taxe qui est payée par ceux qui ont un récepteur). La fourniture d'accès à Internet n'est pas un service public et l'accès illimité à des oeuvres multimédia l'est encore moins.

        • [^] # Re: Le problème...

          Posté par . Évalué à 1.

          Pourquoi pas une taxe sur Total

          c'est la TIPP, non ? ;-)

          • [^] # Re: Le problème...

            Posté par . Évalué à 3.

            La TIPP ne finance pas Johnny, et la TIPP, c'est celui qui met de l'essence dans sa voiture qui la paie, pas Total directement.

            • [^] # Re: Le problème...

              Posté par . Évalué à 1.

              (...) la TIPP, c'est celui qui met de l'essence dans sa voiture qui la paie, pas Total directement.

              En réalité ca ne change rien. Que tu taxe le client ou que tu taxe l'entreprise, c'est pareil.

              Si tu taxe l'entreprise : elle a le choix : soit elle augmente ses prix pour maintenir sa marge (au risque de moins vendre car plus cher), soit elle garde les memes prix, en réduisant sa marge.

              Si tu taxe le client : l'entreprise a le choix : soit elle baisse ses prix (pour que le prix payé par le client soit le meme) en réduisant sa marge, soit elle garde les memes prix, au risque de vendre moins car plus cher.

      • [^] # Re: Le problème...

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        surtout si ça permet l'accès à la culture au plus grand nombre.

        La culture, ce n'est pas un morceau de musique, un opéra, un tableau ou un film. Ça c'est du divertissement.

        La culture c'est un ensemble de choses en rapport avec la vie d'une population: les habitudes, les fêtes, comment en enterre les morts, comment en s'habille, comment on se maquille, sous quelle forme se fait l'éducation, etc.
        Les arts en font partie, mais seulement un peu.

        La culture telle que décrite par Télérama ou Arte, c'est du divertissement.

        • [^] # Re: Le problème...

          Posté par . Évalué à 6.

          La culture, au sens anthropologique, c'est l'ensemble des représentations et des pratiques socialement déterminées.
          Écouter Britney Spears en se trémoussant dans la solitude de sa chambre ou de son salon, c'est consommer des représentations socialement construites (la musique, les paroles) et se livrer à des activités socialement déterminées et intériorisées (gigoter, ressentir les vibes psychédéliques du pur son, bro), c'est donc bien se vautrer dans un des aspects de la culture.
          Ce n'est par contre pas ce que l'on appelle la culture bourgeoise (rien de péjoratif là-dedans, bien au contraire), et c'est même plutôt de la culture industrielle.

        • [^] # Re: Le problème...

          Posté par . Évalué à 2.

          La culture, ce n'est pas un morceau de musique, un opéra, un tableau ou un film. Ça c'est du divertissement.

          Tu es trop restrictif. Ces oeuvres ne relèvent pas nécessairement du divertissement, elles peuvent au contraire avoir un objet philosophique ou politique.

  • # Acheter en format .epub ?

    Posté par . Évalué à 2.

    Je n'ai pas trouvé comment acheter le livre en format .epub. Je suis certes bien bête, mais est-ce qu'en plus c'est mal indiqué ?

  • # Expertice 1.0

    Posté par . Évalué à 4.

    Ah c'est chouette les bouquins de Philippe Aigrain, je me demande si enfin il a lu un seul contrat de distribution, diffusion ou de production audiovisuelle.

  • # « la contribution créative » ou compensation au droit à la copie privé ?

    Posté par . Évalué à 3.

    Et si on prenait le droit à la copie privé au sens large ?

    Le problème des licences globales est la peur autour de la baisse de diffusion d’œuvre, massive. En gros que des megaupload touchent beaucoup d'argent, au contraire des ayant-droits.

    Si on étend le droit à la copie privé au delà du cercle d'amis, cela légitime le p2p mais pas les sites payant, et cela cautionne la redevance pour copie privé.

    Il resterait seulement à revoir le montant des taxes et les modalités de redistribution.

    "La première sécurité est la liberté"

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