Journal Le BSA et IDC savent comment résoudre la crise

Posté par (page perso) .
Tags : aucun
6
15
sept.
2010
Bonne nouvelle, le BSA (Business Software Alliance http://www.bsa.org/country.aspx?sc_lang=fr-FR ) et IDC (http://www.idc.fr/ ) indiquent qu'en France 15000 emplois seraient créés et 3 milliards d'euros entreraient dans les caisses de l'état si le taux de piratage (sic) en France baissait de 10 points.

En fait ce sont seulement 15599 emplois créés, mais j'ai honteusement arrondi. Et pour les 3 milliards, c'est en fait entre 2,4 et 3,4. J'ai arrondi aussi. Ca ne change rien au comique de l'information.

Le taux de piratage (sic encore) en France est estimé à 40% selon le BSA. Passer à 30% de logiciels contrefaits mènerait donc à ce résultat extraordinaire. Chouette alors.

Par contre, mon analyse personnelle m'indique que si les entreprises et les particuliers et les associations et l'état (et les autres, mais je crois avoir fait le tour) payent les logiciels supplémentaires comme la loi les y obligent, cela risque fort de diminuer leurs recettes (donc finalement diminution de la fiscalité) et d'augmenter leurs coûts (donc diminution des emplois). Et puis surtout s'ils fallait vraiment payer son anti-virus, son Windows et son Photoshop... vous devinez la suite.

Après on pourrait prétendre que mon étude est biaisée, alors que celle du BSA et d'IDC est exemplaire car ce sont des entreprises qui ont un passé prouvant leur parfaite... heu... leur bonne... enfin ce sont des boîtes qui marchent. Donc c'est une preuve que leur étude est sérieuse.
  • # moi ce que j'adore

    Posté par . Évalué à 10.

    c'est que l'argent se crée de nulle part avec ces études ^^
    Eh oui si l'argent est consommé pour acheter des logiciels (déjà existant au demeurant) il sera bien prit quelque part, et curieusement mon petit doigt me dit que ce ne sera pas dans les poches des actionnaires.

    Attention, je ne défend pas ce genre de pratique; c'est mal, c'est nettement mieux d'utiliser les alternatives libres quand il y en a, sinon faut payer la licence ou développer un logiciel concurrent ^^

    Mais leur taux de report d'utilisation pirate/ achat est tout simplement absurde, et ils ne calculent même pas ce que l'argent investit dans l'achat de licence devient.

    Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

    • [^] # Re: moi ce que j'adore

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      Ce que ce genre d'étude ne dit pas, c'est le coût en productivité énorme de leur petites pratiques classiques telles que nouvelles versions incompatibles, format de fichiers fermés, etc.

      Pour 15000 emplois créés par ces vautours, c'est probablement dix fois plus de perdu ailleurs.
      • [^] # Re: moi ce que j'adore

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        non : ils créeront surtout des emplois dans le domaine IT pour les gus qui devront maintenir leurs plateforme : tenir à jour des softs mis à jour légalement pour une somme modique ...
        • [^] # Re: moi ce que j'adore

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Oui mais cet argent supplémentaire dépensé dans l'IT augmente les coûts, donc baisse la compétitivité, donc détruit de l'emploi.
      • [^] # Re: moi ce que j'adore

        Posté par . Évalué à 4.

        Et tu oublies tous ces avocats chargés de défendre leur propriété intellectuelle qu'il faut retirer au solde net.
  • # comprends pas

    Posté par . Évalué à 2.

    Par contre, mon analyse personnelle m'indique que si les entreprises et les particuliers et les associations et l'état (et les autres, mais je crois avoir fait le tour) payent les logiciels supplémentaires comme la loi les y obligent, cela risque fort de diminuer leurs recettes (donc finalement diminution de la fiscalité) et d'augmenter leurs coûts (donc diminution des emplois).

    Tu crois vraiment qu'il y a beaucoup d'entreprises, d'associations et d'organismes gouvernementaux qui ont des logiciels "pirates" ? Tu penses vraiment que ça représente quelque chose face à la masse salariale ?

    Et puis surtout s'ils fallait vraiment payer son anti-virus, son Windows et son Photoshop... vous devinez la suite.

    Ben oui il faut le payer. Si tu ne veux pas payer, tu peux te tourner vers des logiciels équivalents libres ou gratuits.

    Je ne dis pas que les chiffres annoncés sont juste, je dis juste que que je ne comprends pas ce que tu essaies de démontrer (la contrefaçon de logiciels c'est mal, comme la contrefaçon d'oeuvres musicales/cinématographiques/artistiques).
    • [^] # Re: comprends pas

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      Tu crois vraiment qu'il y a beaucoup d'entreprises, d'associations et d'organismes gouvernementaux qui ont des logiciels "pirates" ?
      Ben... j'ai travaillé dans un groupe de distribution pharameutique riche (contrefaçons de manière intensive, probablement plus de 20%), dans deux boîtes d'assurance très connues (contrefaçons de manière intensive, probablement plus de 20%) et dans une PME de 400 postes (la contrefaçon est la règle, les licences sont exceptionnelles).

      Tu penses vraiment que ça représente quelque chose face à la masse salariale ?
      Pas "face", mais en plus. Sinon c'est comme dire que le prix des yaourts a augmenté mais ce n'est pas grave puisque c'est seulement 0,1% de mon budget. Ou dire que la chasse n'est pas un problème puisque 99% des animaux meurent autrement.
      Dans le groupe pour lequel je bosse actuellement, le coût prévus des licences est de 380.000 € pour 2011. Ce qui fait je crois 800 € par salarié, ce qui n'est pas rien.
      • [^] # Re: comprends pas

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        J'ai dit une connerie: c'est 650 € par salarié. Ca équivaut à 800 € par poste de travail, mais les licences couvrent bien d'autres choses que les postes de travail.
        • [^] # Re: comprends pas

          Posté par . Évalué à 2.

          hum ... vous utilisez windows sur ces postes ? avec la suite office ?
          quelques jetons pour accéder a un active directory ?

          Alors si en plus vous avez inclus les autres logiciels (parefeu ? bases de données ? sauvegarde ? antivirus ? un soft de déploiement ? ... sans compter un ERP vu la taille de l'entreprise). Ma théorie est que ce montant ne doit pas être le cout de TOUTES les licences de votre entreprise, ou alors je vous envoie le BSA :-)
          • [^] # Re: comprends pas

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Vas-y dénonces, je pars à la fin du mois :-)

            Ca compte effectivement tout, sauf oublis mineurs. Dans ta liste tu as oublié TSE. Et comme "jetons active directory" me semble louche, je suppose que c'est ce que tu voulais dire.
            Les licences ne sont pas renouvellées chaque année, ce ne sont pas des abonnements. D'ailleurs nous n'utilisons pas la merveilleuse "software assurance". On utilise encore du Office 2000 sur pas mal de postes, et la plupart sont en Windows XP pro.
            Mais au bout du compte, il faut faire de gros chèques.
          • [^] # Re: comprends pas

            Posté par . Évalué à 5.

            Alors si en plus vous avez inclus les autres logiciels (parefeu ?

            alors là je t'arrête, le parefeu il est gratuit, car c'est openoffice.

            Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

            • [^] # Re: comprends pas

              Posté par . Évalué à 3.

              C'est d'ailleurs le pare-feu qui est censé arrêter des trucs, comme des téléchargements illégaux par exemple.
      • [^] # Re: comprends pas

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Je confirme, à une époque, je travaillais pour un constructeur automobile français, et dans le service dans lequel je bossais, c'était nettement plus de 20% de licences piratées.

        Je pense qu'il faudrait détourner cette pub du BSA, dans laquelle un informaticien dit au DSI qu'ils ne sont pas en règle pour les licences, mais que les amendes et la prison, c'est pour le DSI.
        Et conclure en disant : "utilisez des logiciels libres, ne piratez pas".

        If you choose open source because you don't have to pay, but depend on it anyway, you're part of the problem.evloper) February 17, 2014

    • [^] # Re: comprends pas

      Posté par . Évalué à 4.

      Je crois que ce qu’il veut démontrer c’est que l’argent qui ne part pas en licence part ailleurs, et que celui-ci sert tout autant à payer des salaires que celui hypothétique qui partirait dans les licence.

      En fait d’un point de vue économique les logiciels devraient être copiables gratuitement, car la copie en elle même n’apporte aucune valeur ajoutée.
    • [^] # Re: comprends pas

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Oui, la copie illicite de logiciels et les infractions au droit d'auteur, c'est mal. Mais pour deux raisons (essentiellement selon moi) dont aucune n'est mentionnées dans l'article.
      Le journal me semble à raison vouloir mettre l'accent sur le fait qu'une publication (qui oserait parler d'étude) comme celle en lien est parfaitement risible. Il n'y a évidemment aucun mieux à attendre d'une baisse du taux de contrefaçon liée à un paiement de licences à des supranationales. Ces capitaux y seraient vraisemblablement investis dans des activités rentables : pratiques anti-concurrentielles, financement de mafias, parachutes dorés…
      S'il est si important de respecter le droit d'auteur c'est d'abord pour des raisons morales : comme toute les lois, celles relatives à la propriété intellectuelle doivent être respectées. Quels que soient leurs travers et perversions, il convient de les appliquer comme les autres lois. Sinon, le contrat social risque de se déchirer.
      La seconde motivation au respect, voire à la promotion, de cette partie du droit est bien plus ragoûtante. Ce sont les droits d'auteurs qui donnent leur force aux licences comme la GPL et autres gauches d'auteur. Ce sont donc ces lois perverties qui renforcent ceux qui veulent les combattre pour le plus grand bien des citoyens et des économies. Ces lois trouvent donc une nouvelle légitimité grâce à l'ingéniosité de quelques'uns.

      Voilà, il me semble que le journal exprimait un point de vue assez similaire à ceci. Au moins à la première partie. Et j'imagine que nous sommes tous assez d'accord là-dessus ?
    • [^] # Re: comprends pas

      Posté par . Évalué à 10.

      Tu crois vraiment qu'il y a beaucoup d'entreprises, d'associations et d'organismes gouvernementaux qui ont des logiciels "pirates" ?

      oui, exemple le plus frappant : les graphistes.
      Derrière (presque) chaque graphiste, on trouve un photoshop au moins, si se n'est un illustrator voire un flash, dont le prix est, respectivement (à quelques euros près) 1000€, 860€ et 830€. Enlèves entre 100 et 300€ pour les mises à jour. T'as vraiment l'impression que tout le monde bosse sur une version légale ? Tu penses vraiment que tous les freelance ont claqué ou peuvent claquer 2.7k€ pour leurs logiciels ?
      De toutes manières, pour Adobe, on trouve des versions craquées de tous leurs logiciels avant même leur disponibilité au "téléchargement légal". Ces éditeurs ont bien compris qu'il fallait créer un besoin chez leurs potentiels clients pour pouvoir gagner en renommée et vendre.
      Assez d'hypocrisie. Je crierais au vol quand les éditeurs cesseront de provoquer et d'entretenir cette situation.
      • [^] # Re: comprends pas

        Posté par . Évalué à 4.

        Tu penses vraiment que tous les freelance ont claqué ou peuvent claquer 2.7k€ pour leurs logiciels ?
        Z'ont qu'à passer au libre. C'est les mêmes graphistes qui vont mettre un bon gros "©" sur leur site Web, faudrait arrêter l'hypocrisie!

        THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

        • [^] # Re: comprends pas

          Posté par . Évalué à 10.

          C'est assez amusant, parce que je sors d'une école d'art, et que certains de mes camarades se sont posé la question récemment : « Pour le boulot, on fait comment avec nos versions piratées ? On regarde le prix des licences ? ».

          Ils ont vite déchanté, et j'en ai profité pour leur proposer de se former sur les logiciels libres.
          Plusieurs problèmes se posent alors. D'abord, des problèmes techniques, tels que la gestion du CMJN, par exemple (puis là dessus, je ne peux pas les aider, parce que je crée surtout pour des écrans. Mais eux veulent imprimer).
          Ensuite, vient le problème de l'interface : ils ont appris pendant trois ans à se servir d'un logiciel, et ne veulent pas recommencer avec un autre.

          L'apprentissage, au moins dans le milieu du graphisme, mais ailleurs aussi, je suppose, est un énorme frein. Les professionnels qui viennent nous transmettre leur savoir ne nous apprendrons pas Gimp, mais Photoshop. L'école qui possède les postes de travail n'installe pas Gimp, mais Photoshop (une licence pour une quarantaine de postes d'ailleurs. Dans le domaine de l'éducation, le piratage ne choque pas du tout). Ces logiciels deviennent de véritables drogues : les élèves ne peuvent plus s'en passer, parce qu'ils ont passé trop de temps dessus (il m'arrive la même chose avec Linux, soit dit en passant : je n'arrive pas à passer sur BSD... Puis de inkscape à illustrator, j'ai la sensation de passer d'une feuille de papier à une plaque de marbre. Comme quoi, ça marche dans les deux sens ).

          Ils n'ont pas d'argent, doivent rembourser l'emprunt qu'ils ont fait pour payer leurs études, et doivent en plus se pencher sur l'achat d'une licence, et d'un ordi capable de supporter le logiciel (parce que ce truc qui coute si cher prend 5 Go d'espace disque, 3Go de RAM, demande un processeur avec un jeu d'instruction récent...)...

          Bref, les voilà confronté à un choix : pirater le logiciel, ou apprendre à se servir d'un nouveau. Et la première solution leur semble plus convenable, parce qu'à quoi bon avoir fait une école si c'est pour tout réapprendre derrière, avec un logiciel qui a pas toutes les fonctionnalités voulues, en plus ?

          ... M'enfin... Je me met au boulot, je montre que ça peut marcher, et ensuite, je me dirigerais vers des écoles d'art et proposerais des formations au logiciels libres. Parce que c'est là qu'il faut attaquer. Sans l'éducation adéquate, quasiment plus aucun choix n'est laissé (et pour le coup, parler de logiciel qui enferme l'utilisateur a du sens).

          Pfff... Je m'étend, tout ça pour faire l'apologie du mal... J'essaie juste de montrer que les graphistes ne sont pas forcément tous hypocrites, mais juste manipulés.

          PS : j'ai résisté de toutes mes forces aux logiciels d'adobe (trop lourds, buggués, de toute façon, puis fonctionnent pas sur Linux). Et ben mes profs n'aimaient pas ça, entre autre parce qu'il ne pouvait pas me montrer des manipulations, ne connaissant pas le logiciel (ce qui m'a valu sur le bulletin de note, une fois : « Utilise s'il te plait, les outils appropriés »).
          • [^] # Re: comprends pas

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            Bref, les voilà confronté à un choix : pirater le logiciel, ou apprendre à se servir d'un nouveau. Et la première solution leur semble plus convenable, parce qu'à quoi bon avoir fait une école si c'est pour tout réapprendre derrière, avec un logiciel qui a pas toutes les fonctionnalités voulues, en plus ?

            Si tout le monde devait payer les licences, les écoles se mettraient peut-être à proposer des formations pour des logiciels gratuits (le libre ne les intéresse pas), pas parce qu'elles n'ont pas les moyens de payer les licences (les éditeurs font souvent des licences pour les écoles dans ce cas (pas fou)) mais pour que les élèves puissent les utiliser par la suite.

            Qui sait, ça permettrait peut-être de fournir suffisamment d'argent pour améliorer les logiciels libres dans le domaine.

            « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

            • [^] # Re: comprends pas

              Posté par . Évalué à 2.

              Je pense que dans l'école où j'étais, ça ne poserais aucun problème de former les étudiants sur des logiciels libres (ne serait ce que parce que je connais l'avis du directeur : « C'est des dealers ces gens là ! », nous a-t-il dit un jour. Le problème, c'est qu'il est illustrateur et peintre, pas infographiste, ce n'est pas lui qui gère le parc informatique).
              La difficulté est de trouver des formateurs, d'autant plus que dans mon école, LÀ condition pour pouvoir transmettre son travail est d'être un vrai professionnel avec un vrai travail à côté.
              Et comme il y a plus de professionnels qui travaille sur Photoshop que sur Gimp, il y en a plus de disponible pour éduquer des élèves.

              Finalement, ce qui bloque, ce n'est pas tant le logiciel que celui qui va nous apprendre à s'en servir.
              • [^] # Re: comprends pas

                Posté par . Évalué à 3.

                sans parler du fait que les écoles ont facilement accès à des versions complètes gratuites (avec même des plugins payants)... oui clairement des dealers, les premières doses gratuites pour rendre addict....
          • [^] # Re: comprends pas

            Posté par . Évalué à 3.

            La question de la licence n’apparaît pas subitement à la fin des études. Elle devient juste plus problématique pour ceux qui veulent se mettre à leur compte.

            Je dirais qu'il fallait y penser avant, et essayer de se former en parallèle sur d'autres outils (quitte à les pirater vu que c'est juste pour des tests d'utilisation). Ça permet ensuite de se décider à savoir si la fameuse licence est bien nécessaire ou pas.
            Parce que le principe de payer une licence photoshop pour un graphiste, ça ne me choque vraiment pas. C'est juste payer son outil de travail pour se mettre à son compte et il y a beaucoup de métiers ou l'investissement de départ est bien pire (la question de la machine s'est posée plus tôt normalement).

            Par contre le problème qui amène à cette situation, c'est le non respect des licences par les écoles. Si ils ne veulent pas s'y conformer, qu'ils l'admettent et qu'ils montrent aussi un peu les alternatives (libres ou pas), leurs limites, et un petit cours sur les licences.
            Mais bizarrement j'imagine que ces organismes de formations ne sont pas trop emmerdés pour savoir si ils ont bien payé.

            Et toi alors apparemment qui a fait tout sous gimp (ou essayé), tu t'es senti vraiment limité ou pas ? et tu as fini par craquer pour la licence du mal ?
            • [^] # Re: comprends pas

              Posté par . Évalué à 5.

              Clairement, j'ai utilisé plus Inkscape que Gimp, et je considère Inkscape vraiment supérieur à Illustrator, tandis que Gimp me semble moins pratique que Photoshop.

              Mais c'est une question tant philosophique que pratique : n'ayant pas de Windows chez moi, j'aurais eu des problèmes en utilisant la suite Adobe à l'école pour continuer le travail chez moi. Ils étaient d'accord pour que j'installe Inkscape, j'en ai profité. Mais j'étais le seul à l'utiliser (j'ai essayé d'intéresser les gens autour de moi, mais ils préfèrent obéir aux profs ;-)... J'ai aussi essayé d'intéresser les profs, et à ce niveau, je dois au moins avoir éveillé la curiosité de quelques uns, quand j'arrivais à ne pas faire de la merde (pas à cause du logiciel, mais de mes compétences)).

              Mis à part quelques facilités d'utilisation absentes de Gimp, comme les groupes de calques (et on apprend à s'en passer très vite), le principal problème se pose au moment de fournir du CMJN (un de ces jours, je me repencherais sur la question, il me semble qu'un vrai travail a été effectué de ce côté...)
              Scribus est aussi moins agréable à utiliser que InDesign (interface trop "rigide" à mon goût, mais ce sont surtout des ressentis que j'aurai du mal à expliquer).

              Une chose qui m'a choqué dans la suite d'Adobe est l'intégration. Impossible d'exporter correctement un fichier illustrator sous Photoshop, alors que c'est une fonctionnalité proposée (et qu'on nous a demandé d'utiliser). Mais quand il s'agit de trouver les bugs des logiciels propriétaires, je suis un pro ;-). Si seulement je pouvais trouver des bugs dans les logiciels libre... Je pourrais contribuer, mais non. Ils sont trop "parfaits".

              Sinon, pour ce qui est de la machine : certes, la puissance importe, mais cette puissance n'est pas gaspillée par Gimp ou Inkscape, là où juste lancer Photoshop fait ramer l'ordi. Acheter une vraie version de Photoshop revient à acheter la dernière, et demande donc une machine plus puissante (je ne sais pas s'il y a des versions d'occasion, ils n'ont pas vraiment cherché).

              En tout cas, je ne risque pas de craquer pour la licence du mal, parce que je suis dans la même situation que mes camarades : je suis tellement habitué à Gimp et Inkscape que je me sent tout perdu sur Photoshop et Illustrator, et que j'y perd en productivité. Et je n'ai pas envie de tout réapprendre ;-)
              • [^] # Re: comprends pas

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                A priori Scribus fait l'export en CMJN lors de la génération du pdf (exporter en pdf → onglet couleurs → sortie sur imprimante)
          • [^] # Re: comprends pas

            Posté par . Évalué à 5.

            Ça me chiffonne beaucoup, cet absence de regard critique des artistes sur leurs outils et plus généralement sur l'industrie qu'ils côtoient.

            Il me semble que l'art (pas le divertissement de masse, hein, l'art) a un rôle au sein de la société, celui entre autres d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion, d'interroger la réalité, de la critiquer.

            Et bien, entre les milieux de la chanson, de la vidéo, du graphisme, on constate:
            - une adhésion quasi unanime aux lobbies (Sacem, majors des disques) et à leur conception de la propriété intellectuelle, dans un monde qui change et est de plus en plus en rupture avec l'idée de "une copie = une licence à payer".
            - l'usage d'outils très enfermants (softs propriétaires, DRM), sans remise en cause ni critique de l'outil,

            et parfois une réaction violente envers toute critique de leur mode de fonctionnement.. j'en ai discuté il y a quelques jours avec une amie qui bosse depuis peu dans le milieu artistique, et qui me parlait d'un groupe de musique:
            "Et.. ils sont à la Sacem?
            - Ben oui, évidemment, ils protègent leur musique!
            - Ouais, mais ils soutiennent Hadopi en s'inscrivant à la Sacem..
            - Nan mais attends c'est important la propriété intellectuelle."
            S'en est suivi un long troll IRL ^^

            Bien évidemment, le groupe en question, comme des milliers de petits groupes qui essaient de se faire connaître, a son Myspace, son groupe Facebook, son inscription à la Sacem, son site perso avec du Flash, se fait produire par une filiale de Sony, alors qu'ils en sont à essayer de vivre de leur musique, le tout avec une adhésion totale au baratin sur la propriété intellectuelle..
            C'est navrant. Surtout que quand on fouille un peu dans le milieu artistique, les softs crackés c'est quasiment la règle.

            Peut-être parce qu'ils ne peuvent pas voir le bordel qui constitue leur socle, qu'ils sont "trop près" et manquent de recul?

            THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

          • [^] # Re: comprends pas

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Ben, non

            Nous avons monté, pour le greta sud-aisne une formation infographiste multimedia (titre professionnel niveau III) sur 1400 heures qui se fera avec uniquement des logiciels libres (et une présentation des alternatives proprios avec des versions démo.).
            Le donneur d'ordre est content, le greta est content, les futurs stagiaires sont content, on verra bien in fine.
            Car il est là le coeur du problème : on est censé formé des gens à des techniques et pas à des outils. Sinon on ne fait pas de dessin vectoriel 2D, mais on fait du illustator. L'outils est un outil que l'on doit pouvoir remplacer. D'ailleurs, si on lit bien le REAC de cette formation, il est bien stipulé : "avec des outils _DE TYPE_ photoshop ...."

            OK tous les outils ne sont pas équivalents et il y a des moments ou peut être que photoshop est absolument nécessaire. A ce moment, le graphiste qui travaille dans une imprimerie il saura retrouver dans les menus les outils pour travailler, car ce logiciel sera disponible sur son poste de travail.

            Il faut bien avoir conscience que le personnage central sur un poste de travail, c'est la personne, on peut changer l'outil on peut avoir le même travail, mais on ne peut pas changer la personne et avoir le même travail, SAUF si la personne est un robot sans vie qui clique mécaniquement dans des menus.

            Or en tant que formateur, on ne peut s'empêcher de penser que l'on forme une personne plutôt qu'on la transforme en robot semi-intelligent interchangeable.

            ps : cela commence le 14 octobre et il ne restait que 4 place ouvertes mardi, cela se passera à LAON, c'est une formation financée et indemnisée. si cela peut intéresser qq'un ?
            • [^] # Re: comprends pas

              Posté par . Évalué à 1.

              La formation est un peu loin de là où j'habite, je ne pense pas qu'ils seront intéressés (ils ne font aucun effort ;-) ). Ceci dit, je suis content que ce genre de formation existe, et j'espère vraiment qu'il y aura de plus en plus de formations sur des logiciels libres.

              Concernant l'aspect technique vs outil, j'en ai bien conscience, puisque c'est ce que je faisais : ils donnaient une technique, et j'essayais de la transposer sur mon outil. Le fait est que certains individus préfèrent qu'on leur dise "c'est tel raccourcis clavier" plutôt que chercher eux même. Et une fois qu'ils ont acquis des réflexes, leur en faire changer (changement d'outils) devient difficile. Comme quand on passe d'un azerty à un qwerty, on se fait avoir par la position des touches (et sur un bépo, j'imagine à peine).

              Le problème est le même, au final, que pour faire passer les gens de Windows à Linux. (une solution : on leur laisse pas le choix, et on leur met Linux, et ils ne peuvent plus utiliser Photoshop >:-)> )

              L'idéal à mon avis serait d'utiliser beaucoup d'outils différents, afin d'une part d'avoir conscience des alternatives et de savoir laquelle nous convient le mieux, et d'autre part, d'être suffisamment habitué au changement pour utiliser un outils inconnu sans désespérer.
              Même en travaillant toute l'année sur Photoshop et Illustrator, si on avait eu un vrai module concernant d'autres logiciels (avec quelqu'un qui ne fait que ça, prend les gens par la main pour débuter, et tout), un module d'un jour, même, mais s'il y avait eu un individu "sérieux" (pas un élève) pour leur montrer autre chose, ils y auraient pensé et auraient peut être fait plus d'effort. (mais bon... Les graphistes de notre école nous apprennent à faire des sistes tout en flash... Alors on en est loin. Je suis sérieux : quand je serais grand, j'irais donner un cours d'anti-formation dans cette école, où je leur expliquerais comment réfléchir aux outils qu'ils utilisent et développer un esprit critique. Parce qu'on avait ça en histoire de l'art, mais critiquer une œuvre semble plus facile que critiquer son (futur) gagne pain).
          • [^] # Re: comprends pas

            Posté par (page perso) . Évalué à 6.

            Ils n'ont pas d'argent, doivent rembourser l'emprunt qu'ils ont fait pour payer leurs études, et doivent en plus se pencher sur l'achat d'une licence, et d'un ordi capable de supporter le logiciel (parce que ce truc qui coute si cher prend 5 Go d'espace disque, 3Go de RAM, demande un processeur avec un jeu d'instruction récent...)...

            Et ? J'ai un ami qui est ferblantier-couvreur. Le prix de sa boîte à outil est >10000. Une connaissance vient de lancer en solo, coût des machines >50000 !

            En plus c'est les premiers à acheter Apple et payer la marque plutôt que le produit.

            J'essaie juste de montrer que les graphistes ne sont pas forcément tous hypocrites, mais juste manipulés.

            Si justement car eux sont très aux clairs concernant le prix de leur travail (tout autant duplicable que du logiciel) et font scandales quand on l'utilise illégalement ... par contre ils n'ont aucune gêne à voler les autres, ils trouvent ça normal.

            On devrait les dénoncer à la BSA.

            "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

            • [^] # Re: comprends pas

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              t ? J'ai un ami qui est ferblantier-couvreur. Le prix de sa boîte à outil est >10000. Une connaissance vient de lancer en solo, coût des machines >50000 !

              Je suis en partie d'accord avec toi, mais il y a une différence entre les métiers. À la banque, tu dis que tu as besoin de 10 k€ pour des outils, ils seront nettement plus motivés grâce au fait que tu peux revendre les outils et récupérer une partie du fric en cas de problème. Je ne suis pas sûr que tu revends facilement une licence Photoshop en seconde main.

              « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

              • [^] # Re: comprends pas

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                La banque ils sont motivés si tu paies entièrement toi-même. Généralement les petits crédits, ils évitent. Si tu vas pour une halle industrielle, là ils entrent en matière, mais demander 10'000.- pour une boîte à outil, ils rigolent.
                Pour les machines peut-être, mais une boîte à outil contenant des marteaux, des tournevis, des trucs qui coupe le métal, des machins bizarres dont j'ai aucune idée l'utilité, ... Ils n'entrent pas en matière, pour ça tu peux toujours prendre un petit crédit à 9% d'intérêt.

                "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

      • [^] # Re: comprends pas

        Posté par . Évalué à 7.

        que chacun s'assume surtout. un graphiste peut bosser relativement efficacement avec certains outils libres. Il n'en veut pas ? qu'il paye.

        le fin mot de l'histoire, c'est encore lui qui a le plus de choix et le moins d'endettement, par rapport à un agriculteur / une entreprise d'usinage mécanique qui doit s'équiper.

        remarque, c'est peut-être bien parce qu'il n'y a aucune barrière d'entrée qu'on y trouve tant de fumistes :D
        • [^] # Re: comprends pas

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          un graphiste peut bosser relativement efficacement avec certains outils libres. Il n'en veut pas ? qu'il paye.

          Bien souvent ils ne connaissent même pas les alternatives. Quand je vois ce que j'ai eu comme formation sur Linux et les logiciels libres en école d'ingénieur (1999-2002), j'imagine bien que dans les écoles de graphisme c'est la même chose: quasiment rien sur les alternatives.

          Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils préfèrent te former aux outils utilisés dans le monde professionnel, et crois le ou pas, inkscape et Gimp tu ne les vois jamais dans les annonces ANPE. J'ai un pote graphiste qui cherche du boulot depuis un an, j'ai eu plus dune fois l'occasion de voir les annonces... C'est photoshop et illustrator obligatoire, quand il n'y a pas Flash en plus.

          D'ailleurs si quelqu'un a une offre de boulot pour lui, même un CDD n'hésitez pas à me contacter, je ferai suivre. Il est dans le 94.
          • [^] # Re: comprends pas

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Bonjour,

            Concernant les logiciels proprio, ils peut s'entraîner sur l'un pendant un certain temps, et ensuite il pourra l'ajouter à côté des autres sur son CV.

            Ben oui, les candidatures sont filtrées sur la présence de mot-clefs, donc s'il postule pour un poste d'infographiste, il doit y avoir mentionné sur son CV certains logiciels.

            C'est logique.

            Ensuite, dans l'entreprise, il pourra toujours installer les logiciels libres qui lui manquent (après tout, la boite veut qu'il puisse bien bosser). Si la boite n'a pas la licence sur certains logiciels, ça ne le regarde pas, ce n'est pas de sa responsabilité.

            Bon courage
            Grégoire
            • [^] # Re: comprends pas

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Je me suis mal fait comprendre: il s'est toujours formé sur les outils Adobe, et c'est ceux qu'il utilisait au boulot. Il n'est pas libriste. Il a un peu touché à GIMP et à Inkscape, mais uniquement parce que je lui ai montré, il ne savait même pas au départ que ça existait.

              Pour en revenir à la problématique c'est la chaîne:
              - les entreprises utilisent les outils Adobe => elles recherchent des gens formés à ces outils
              - les étudiants veulent trouver du travail à la fin de leurs études => ils veulent que leur école adapte ça formation dans ce but
              - l'école veut fournir une formation aux étudiants en adéquation avec le monde professionnel => elle les forment aux outils Adobe

              Et il faut trouver où briser cette chaîne...
              • [^] # Re: comprends pas

                Posté par . Évalué à 3.

                Et il faut trouver où briser cette chaîne...

                Il ne faut pas forcément la briser, mais peut-être ajouter un maillon ou modifier un peu la façon de voir les choses: Former aux outils Adobe n'est pas un mal en soi, le problème c'est quand on ne forme qu'aux outils Adobe.

                La formation devrait s'attarder non pas sur l'outil, mais sur l'action que permet l'outil, et devrait utiliser au moins 2 ou 3 softs différents pour faire la même chose.

                PAr exemple, on pourrait inclure dans la formation un truc du style "utillisation des calques", expliquer le principe et illustrer avec Photoshop et Gimp la mise en pratique du principe. La ce serait plus efficace.
                • [^] # Re: comprends pas

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Pas demande des employeurs pour GIMP => Pas d'envie des écoles de s'investir car leurs élèves seront plus généralistes, mais moins bien formés pour 99% des boulots auxquels ils postuleront. Sans compter la résistance au changement des élèves.
                  • [^] # Re: comprends pas

                    Posté par . Évalué à 3.

                    leurs élèves seront plus généralistes, mais moins bien formés pour 99% des boulots auxquels ils postuleront
                    C'est un raisonnement débile (je suppose que ce n'est pas ainsi que tu raisonnes, mais que c'est ainsi que raisonne une grande majorité des formateurs).

                    A ce rythme la, on apprend plus aux menuisiers à se servir d'une scie, mais on lui apprend à se servir d'une scie Bosh ? On apprend plus le code de la route chez le moniteur, mais à conduire une peugeot 206 ?
                    • [^] # Re: comprends pas

                      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                      Je ne vois pas en quoi c'est "débile", c'est un fait.

                      Quelqu'un qui durant son temps d'apprentissage passe 100% à utiliser Word sera meilleur dans l'utilisation de Word que celui qui l'utilise à 50/50 avec OpenOffice.

                      De même, l'appareil qui fait téléphone, baladeur numérique, console de jeu est dans la grande majorité des cas moins performant que celui qui ne fait qu'une de ces tâches.

                      Idem, je suis meilleur en C/C++ qu'en python parce que j'y ai consacré plus de temps d'apprentissage, pourtant ce sont tous des langages de programmation.

                      En plus tu cites des outils dont le temps d'adaptation est très faible pour un usage usuel. Une bagnole c'est 3 pédales et un levier de vitesse, tu n'as pas besoin de formation spéciale pour t'adapter à un autre véhicule de même catégorie.

                      Et je ne sais pas comment ça se passe pour toi, mais les patrons sont pas trop fans de te laisser utiliser tes propres outils, ils veulent que tu utilises les leurs. Les recruteurs ne cherchent pas quelqu'un qui sache faire le boulot, mais quelqu'un qui sache utiliser les outils. Et tant que les recruteurs feront du matching par mots-clés, ce sera le cas.
                      • [^] # Re: comprends pas

                        Posté par . Évalué à 3.

                        on m'a appris le bash, perl, C, c++, java, sql, caml, lotoss, html... Après j'ai appris python, fortran.
                        J'ai appris l'utilisation de bibliothèques différentes... Suis-je moins efficace globalement? J'en doute, plusieurs approche d'un problème donnent souvent différentes solutions, je choisis l'outil le plus adapté au besoin.

                        Pour les scripts, j'oscille entre perl & bash selon les besoins, si c'est vraiment particulier je peux même dégainer le C ou C++.
                        De même parfois python semble la meilleur solution, mais c'est assez rare.

                        Comme disait l'autre :
                        Quand vous avez un marteau, tout ressemble à un clou.


                        Alors oui on a le choix entre deux marteaux, mais y'en a un qui a à coté déclouteur et l'autre un couté pointu.

                        Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

      • [^] # Re: comprends pas

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Assez d'hypocrisie. Je crierais au vol quand les éditeurs cesseront de provoquer et d'entretenir cette situation.

        C'est bien gentil mais comment veux-tu que les éditeurs empechent que leurs applications soient craquées ? Si il y avait une méthode imparable ça se saurait
        • [^] # Re: comprends pas

          Posté par . Évalué à 3.

          "Assez d'hypocrisie. Je crierais au vol quand les éditeurs cesseront de provoquer et d'entretenir cette situation.

          C'est bien gentil mais comment veux-tu que les éditeurs empechent que leurs applications soient craquées ? Si il y avait une méthode imparable ça se saurait "

          Tu ne vois pas la différence qu'il y a entre "être dans l'incapacité d'empecher le piratagae" et "entretenir et provoquer le piratage" ? Alors je ne peux plus rien pour toi !
          • [^] # Re: comprends pas

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Et en quoi entretiennent-ils le piratage ? Photoshop est bien protégé par des DRMs bien aggressifs pas vrai ? c'est donc que adobe n'a pas super envie de se le faire pirater.
            • [^] # Re: comprends pas

              Posté par . Évalué à 4.

              Ça m'avait d'ailleurs fait rire à l'époque de trouver une protection anti-copie sur Age of Empires et pas sur MS Office, quand on voit la différence de prix entre les deux...
            • [^] # Re: comprends pas

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              Réfléchi 3 secondes: Microsoft a la possibilité de verrouiller presque 100% des copies illicites de ses logiciels simplement via Windows update. Ils ne le font pas _volontairement_.
              Ils peuvent même porter plainte en disant que tel jour à telle heure, l'ip 83.162.17.21 avait une copie de Windows illicite, ainsi qu'un Office 2008. Ils peuvent même facilement cibler des connexions d'où proviennent 20 ou 50 licences illicites.

              Pourquoi ne portent-ils pas plainte ?
              Parce qu'il vaut mieux avoir des utilisateurs non payants, plutôt que des utilisateurs de produits concurrents.

              Ils perdent très peu d'argent lorsqu'on utilise une version illicite. Mais ça favorise l'usage, donc au final ils en gagent.
              Ils perdent beaucoup d'argent (indirectement) lorsqu'on utilise un logiciel concurrent.
              • [^] # Re: comprends pas

                Posté par . Évalué à 3.

                Ils perdent très peu d'argent lorsqu'on utilise une version illicite. Mais ça favorise l'usage, donc au final ils en gagent.
                Ils perdent beaucoup d'argent (indirectement) lorsqu'on utilise un logiciel concurrent.


                Pour être plus précis, il faut parler de manque à gagner et pas de perte, qui sont deux choses bien différentes.
            • [^] # Re: comprends pas

              Posté par . Évalué à 2.

              Photoshop est bien protégé par des DRMs bien aggressifs pas vrai ?

              non il est protégé par une vérification de clé en ligne aisément contournable avec un serveur tout bête qui répond "oui cette version est ok", et une petite modif de ton fichier hosts.

              depuis des années (je pense avoir vu pour la première fois une version crackée de photoshop en 96) les versions des softs d'Adobe sont disponibles en téléchargement illégal (avec tout ce qu'il faut, clés de licence, crack etc... voire parfois des clés de tests spécifiques aux dev Adobe) c'est archi-connu dans le milieu, et tu penses vraiment qu'Adobe n'est pas au courant ?
      • [^] # Re: comprends pas

        Posté par . Évalué à 7.

        En même temps ces graphistes freelance n'ont pas d'excuse. D'une part parce que leur pc leur a surement coûté bien plus cher qu'une licence de photoshop, d'autre part parce qu'ils ne sont pas non plus obligés d'acheter chaque mise à jour (d'ailleurs ceux qui les payent ne passent pas forcément à la version supérieure à chaque sortie), leur travaille ne change pas.

        Et dans d'autres corps de métier, les travailleurs indépendants sont bien obligés d'acheter leur outillage, que ce soit dans le domaine médical, dans la mécanique ou autre.
  • # Chic!

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Combattons le piratage, faisons même baisser à 0% le taux de piratage en France.
    L'argent ne coulera pas plus à flot ni pour les éditeurs proprios ni pour l'état (il ne s'invente pas), par contre il ira plus vers les logiciels libres, moins chers (pas gratuit car il faut adapter/améliorer, mais moins cher au final).

    Car ce qui fait le plus mal au libre, c'est le piratage fait sur les logiciels proprios.
    • [^] # Re: Chic!

      Posté par . Évalué à 4.

      Il faut proposer une section BSA à Wikileaks, c'est clair ! Histoire de balancer tout ces gros connards qui se gavent en utilisant la moitié de leur parc logiciel en pirates... et ensuite font la leçon des morales aux devs "tu vois la clause d'attribution de c, là, c'est rien, signe"

      Ca me ferait vraiment marrer que les Microsoft et autre partenaires avec leur langue si bien pendues soient obligés d'être aussi offensive envers le piratage que l'industrie du disque et du cinéma le sont... Bien marré... Je garde une bouteille spécialement pour ce jour là ...

      "au fait la triplette, là, tu peux la contourner ? t'es root dessus, non ? tu peux me filer la licence pour x ?"
  • # Et ils ont raison !

    Posté par . Évalué à 4.

    Ils ont parfaitement raison, rien n'est biaisé dans leur raisonnement : imaginons que le piratage baissait effectivement de 10 points, cela voudrait dire que la proportion de logiciels en accord avec la légalité aurait augmenté. Donc en utilisant du logiciel libre un peu partout où c'est possible :
    - l'entreprise française ne paye plus de licences à une société basée en Irlande ou autre mais elle achète plutôt des services aux entreprises françaises.
    - l'entreprise économise de l'argent et peut donc investir autre part / embaucher des gens toussa, la santé de la boite est meilleure et elle est donc susceptible de mieux croître, donc plus tard payer plus d'impôts, toussa toussa (oui, toussa malgré le fait qu'elle soit en meilleure santé).
    - Il est possible que l'entreprise manque d'un logiciel ou de fonctionnalités et investisse donc pour avoir ça en plus, et il y a des chances pour que ça soit encore des français qui s'y collent. En plus, si ils améliorent des logiciels libres, les autres entreprises passeront plus facilement au libre, symbiose, cercle bénéfique.
    - Comme ces logiciels sont la plupart du temps moins gourmands, l'entreprise ne passe pas sa vie à acheter du nouveau matériel, encore des économies à placer autre part.

    Donc oui, au final moi je suis d'accord avec leur analyse.

    (ah sinon, je sais plus où j'avais lu ça, mais il parait que dans leurs analyses ils prennent en compte les métiers de .... transporteur ... ils ont du les grapiller longtemps leurs nouveaux emplois. Mais ont ils pensé aux restaurateurs qui nourrissent tous ces nouveaux employés ? )
    • [^] # Grossièrement opportuniste

      Posté par . Évalué à 6.

      Moi aussi je peux bosser au BSA et pondre des études bidon en fonction de l'actualité:

      Le piratage nuit à la planète et surcharge les routeurs de téléchargements.
      10% des émissions de CO2 de la planète serait économisés car dus à la surcharge de consommation électrique engendrée.

      Le piratage logiciel nuit aux "roms" et le combattre permettrait de ne pas avoir à expulser ceux sans papiers attirés dans l'hexagone.
      Pourquoi ? La production logicielle étant majoritairement sous-traités dans des pays à bas revenus, dont la Roumanie.

      Le piratage serait aussi responsable de l'affaire Bétancourt. Les protagonistes étant situés dans un pays où une partie des logiciels sont piratés dans les entreprises, on ne peut pas s'étonner que leurs politiques trouvent normal de recevoir des financements illégaux via cadeaux en numéraire.
      • [^] # Re: Grossièrement opportuniste

        Posté par . Évalué à 2.

        Heu... les problèmes qu'ont les roms en France sont les mêmes qu'en Roumanie. Si la France augmentait ses exportations de pinard, de chars Leclerc ou de Mandriva de 3500%, ça ne changerait rien à la situation des roms français...

        Tu vas me dire que l'exemple que tu cites est volontairement bidon, il me semble qu'il se base surtout sur ta méconnaissance de la Roumanie, ce qui casse l'effet humoristique.
  • # des emploise, mais où ?

    Posté par . Évalué à 3.

    Ave,

    Leur position est tout a fait légitime et correcte. Cependant, il y a un truc qui me dérange. C'est l'argument des emplois créé. La majorité des logiciels piratés sont conçus par les entreprises américaines ou anglosaxones. Leurs emplois sont au pays, ou en Inde.

    Certes, il y a des emplois en France : racketti^Wmarketting et vendeurs principalement. Mais je vois vraiment mal 15 000 emplois là dedans. Tout l'écosystème (support, SSII, service informatique, etc.) n'a pas besoin d'une licence valide pour cela.

    Donc, oui il ne faut pas contrefaire, mais ne nous faite pas croire que ça va créer des emplois, résoudre mes problèmes de couples, me débarrasser des cafards et des voisins, etc. :)
  • # Bonjour

    Posté par . Évalué à 3.

    Bonjour,

    Ils ont parfaitement raison, les marchands de logiciels travailleront plus, ils enverront également plus d'argent vers les pays dans lesquels se trouvent les sièges sociaux de ses éditeurs. (Les USA principalement)
    Editeurs qui, n'hésitent d'ailleurs pas à délocaliser leur production dans des pays dans lesquels la main d'oeuvre est moins chère.

    Donc, finalement, ils sont gentils les gens du BSA. Ils pensent à fournir du travail aux indiens et à réduire la dette des USA.


    Leur argumentation est bonne à prendre pour un neuneu, mais elle ne résiste pas 1 minutes 30 et 25 centièmes au commencement de la moindre analyse impartiale.

    Bien cordialement.
  • # Au moins cette étude a un intéret ...

    Posté par . Évalué à 4.

    ... elle a généré des commentaires qui m'ont bien fait rire (autant que l'étude en elle-même).

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.