Journal Etre technique ou ne pas être (que) technique

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Tags : aucun
18
12
juin
2013

Sommaire

A qui s'adresse ce journal ?

A l'ensemble des lecteurs de LinuxFR, car vous êtes tous forts, beaux et intelligents. :) (ça se voit que je fais de la lèche ?;)

Contexte

Il était 4h du matin et j'étais réveillé comme s'il était midi. En même temps, en se couchant à 21h, il aurait été naïf de croire que tout irait bien. Les oiseaux piaillaient, le jour se levait et j'étais content d'habiter dans une petite ville de province, Voreppe, ayant obtenu le label ville internet en janvier 2013.

Note 1 : le label "ville internet" est décerné aux villes qui mettent en oeuvre une politique significative en matière de démocratisation des TIC et de leurs usages citoyens. Cf. http://www.villes-internet.net/label/

Note 2 : Le label "ville internet" distribue des arobase. Par exemple Voreppe est une ville 3 arobases, qu'on peut écrire Voreppe @@@. Le guide Michelin distribue des étoiles et des couverts. Moi, je croyais que c'était des fourchettes. Mais si on cherche un restaurant 3 fourchettes, on tombe notamment sur un restaurant corse, situé à Cervione à 50km au sud de Bastia, et ce n'est pas ça que je cherchais.

Je cherchais pas un resto, d'ailleurs.

D'ailleurs je cherchais rien du tout (ne pas confondre avec le flim).

Bon… Café !

Introduction

J'ai un parcours atypique. Comme tout le monde en fait. C'est à dire atypique, mais en fait non : atypique, c'est dans la tête. C'est à dire que j'ai l'impression d'avoir un parcours extra-ordinaire (au sens "non ordinaire", pas au sens "fabuleux")…

C'est alors que resurgit dans mon esprit endolori par tant d'heures à coder en PHP et à requêter des bases MySQL, resurgit, donc, un des grands principes de raisonnement : le raisonnement par l'absurde.

A => B est équivalent à non-B => non-A. Appliqué à mon raisonnement, cela donnerait quelque chose comme un parcours atypique implique qu'il y ait des parcours typiques. Hors… mais… donc…

En tout cas, Chuck Norris sait, lui, où est Ornicar : c'est écrit sur Wikipedia et c'est donc vrai.

J'ai fêté mes 35 ans, je viens de quitter une startup et j'ai quelques jours de carence Pôle emploi suite à ma rupture conventionnelle ; j'en profite donc pour me poser la question suivante : "mais que faire, et où, et quand, et avec qui et pourquoi donc". Question à choix multiples… et à réponses multiples aussi ;)

Quel type de structure rejoindre ?

L'argent, le talon d'Achille des startup

J'ai commencé ma carrière en faisant du support client chez un éditeur de logiciels destinés à l'industrie. C'était pas une mince affaire, surtout quand il fallait apprendre à des opérateurs machine de 50 ans à faire du dessin technique à la souris. C'était pas toujours facile, mais hyper enrichissant : les clients me faisaient visiter leur usine, des vieux de la vieille qui ont un parcours, une histoire à raconter. J'ai fait du support avant-ventes, aussi, à l'époque où je bossais dans une petite boîte technologique qui avait une bonne techno mais pas de chiffre d'affaire.

Les clients sont parfois chiants, mais ils ont de la maille. Mon parcours dans des équipes commerciales et en relation avec les clients - et avec des chiffrages coûts/bénéfices fait relativiser le discours des experts techniques et de la pureté de design. L'argent c'est le nerf de la guerre. On critique souvent les commerciaux, surtout sur ce site web, mais la vérité, c'est que les commerciaux sont ceux qui transforment l'intelligence en monnaie sonnante et trébuchante.

Actuellement, un des problèmes de la R&D en génie logiciel, c'est que l'innovation se fait de plus en plus en mode "startup". On a une idée, on va lever des fonds pour faire un truc technique innovant et on verra si ça rapporte de l'argent. Du coup ça permet de justifier des salaires à la baisse, des conditions de travail dégradées : la boîte ne gagne pas d'argent. Si l'idée est bonne, une grosse boîte rachète la startup l'idée, les investisseurs se font un max de thunes et les ingénieurs (et autres salariés) trinquent car ils ont travaillé dur et ne récupère rien (ou très peu).

Si vous bossez dans une startup, cet article sur les signaux de défaillance d'une startup pourrait vous intéresser.

Si vous vous posez la question de rejoindre une startup, lisez objectivement les deux articles suivant afin de contrebalancer le pour - que vous voyez naturellement d'autant plus qu'on vous le vend durant les entretiens d'embauche, par le contre - que l'on élude et que vous n'avez souvent pas envie de voir :

Le second est long, mais excessivement intéressant.

Grosses structures : entre lourdeur, qualité de vie et formations régulières

Je me revois travaillant chez Sagem Communication ; je travaillais sur les outils de test et réglage des téléphones, des bancs de test industriels pilotés par des soft tournant (bien) sous Windows. Certes la boîte présentait une certaine lourdeur, j'étais freiné dans mes ardeurs… mais j'apprenais aussi. Une demi-journée par semaine, on était formé sur les design pattern et bonnes pratiques de développement. je pouvais prendre des congés sans avoir l'impression d'arracher le coeur de mon patron, j'avais une qualité de vie certaine.

Apprendre c'est vraiment une chose importante, surtout en informatique où les technologies évoluent très rapidement.

Quand je compare les actions de formation proposées dans cette grande boîte (alors que j'étais prestataire) par rapport à ce que j'ai pu voir dans des petites structures…

En environ 6 ans de petites structures, j'ai eu 6 jours de formation. 2 jours en "relation client" et 4 jours sur PostgreSQL. Cette formation (PostgreSQL) était vraiment top - c'était en 2009, elle était dispensée par la société Dalibo dont on avait rencontré l'un des salariés sur le salon Solutions Linux.

6 jours de formation en 6 ans… en 3 mois de grosse boîte j'avais déjà le même quota de formations. Et je ne parle pas de l'énergie dépensée pour essayer de convaincre des petits patrons de l'intérêt d'une formation…

Que faire ?

Entre technique et management, mon coeur balance

D'un côté, j'ai envie de m'orienter vers le management, l'organisation de dév/déploiement, faire des cahiers des charges, chiffrer, gérer des gens. Les problématiques humaines sont les plus intéressantes à mon goût. D'un autre côté ce n'est pas toujours facile, j'ai appris sur le tas, naturellement, en me disant "si tu motives les gens, si tu leur facilites la tâche et que tu les écoutes, alors ils seront motivés pour faire leur taff".

D'un autre côté, lâcher complètement la technique, bah… comment dire… hm… NON. J'ai pas envie. Si vous êtes là en train de lire les journaux LinuxFR, vous devez me comprendre, non ? ;)

Il n'y a pas que la technique et le management dans la vie, il y a aussi Ebly le commerce, le marketing, la gestion !

J'ai eu la chance d'être formé sur ces sujets durant 3 mois de formation à la gestion et création d'entreprise à l'automne 2011 grâce à un financement conjoint de Pôle Emploi et de la région Rhône-Alpes.

C'est au cours de cette formation, d'ailleurs, que m'était venue l'idée de faire une série d'interviews sur le sujet de la création d'entreprise autour du logiciel libre.

S'épanouir autrement ?

S'épanouir ! Ah ah ! Sacré sujet, hein ! Et puis quoi encore !

Tous les sujets de la création d'entreprise ne m'intéressaient pas également ; c'est notamment ce qui m'a orienté, il y a un an, vers cette startup que je viens de quitter. Startup ou pas, quand tu n'es pas le boss (ou son pote) et que tu as un rôle technique… on te demande ton avis sur la technique. Et juste sur la technique. Et ce n'est qu'un avis. :-D

Et revient donc l'idée de me mettre à mon compte. Bosser sur des projets qui me plaisent ? Pas seulement. L'idée c'est pas nécessairement de faire seulement ce qui plaît, mais de savoir pourquoi on fait aussi des choses qui plaisent moins. En ce sens, je rejoins un certain nombre de conseils qu'avait reçus highfeeling suite à son journal à propos de la monétisation de Overmon.

Conclusion : les logiciels libres, la vie, la vraie, le vin

Un des intérêts majeurs que présentent les logiciels libres est de permettre d'apprendre, soit en les développant, soit en les utilisant. Et mon leitmotiv professionnel, c'est d'apprendre. Apprendre, apprendre et encore apprendre. Et évoluer. Et manger du porc. Et boire du vin, beaucoup de vin, pour être fort comme papa. (j'envisage aussi d'y mettre un peu d'eau si j'en bois beaucoup;)

p.s. : je réfléchis actuellement à un outil d'aide à la prospection professionnelle, dont une des applications est la recherche d'emploi. Si vous avez 10 minutes pour répondre à un questionnaire, ça m'intéresse vivement d'avoir votre avis : http://www.mon-enquete-enligne.fr/index.php?sid=96922

  • # lien mort

    Posté par . Évalué à 4.

    Why you shouldn't take that startup job

    Lien mort

    Sinon, je vais lire les autres liens avant de commenter ^

  • # Accouche !!

    Posté par (page perso) . Évalué à -5.

    Bon, je vais pas être très sympa, mais je crois qu'il faut que quelqu'un te le dise.
    Je te connais pas, j'ai quelques minutes à tuer, et je vais lire les quelques premières phrases pour décider si ton texte vaut le coup d'être lu jusqu'au bout.

    A qui s'adresse ce journal ?

    A l'ensemble des lecteurs de LinuxFR, car vous êtes tous forts, > beaux et intelligents. :) (ça se voit que je fais de la lèche ?;)
    Contexte

    Il était 4h du matin et j'étais réveillé comme s'il était midi. > En même temps, en se couchant à 21h, il aurait été naïf de croire que tout irait bien. Les oiseaux piaillaient, le jour se levait et j'étais content d'habiter dans une petite ville de province, Voreppe, ayant obtenu le label ville internet en janvier 2013.

    Ben voila, j'ai lu, et ça vaut pas le coup. Un paragraphe complet et je ne sais toujours pas de quoi tu parles. Venant de mes amis, cela m'agace, venant d'un inconnu je passe à l'article suivant.

    […] cela donnerait quelque chose comme un parcours atypique implique qu'il y ait des parcours typiques. Hors… mais… donc…

    Or

    • [^] # Re: Accouche !!

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Ben voila, j'ai lu, et ça vaut pas le coup.

      Ben si, justement : ce qu'il a fait, c'est mettre une ambiance.
      C'est comme un film sans histoire, tu ne peux pas résumer aux copains l'histoire, tu ne peux pas expliquer pourquoi il te plait, car c'est un ressenti que le film a su mettre en toi.

      Et la, c'est pareil : ça ne te plait peut-être pas, mais l'ambiance qu'il a mis plait à d'autres (dont moi).

      • [^] # Re: Accouche !!

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        J'ai un parcours atypique. Comme tout le monde en fait. C'est à dire atypique, mais en fait non : atypique, c'est dans la tête. C'est à dire que j'ai l'impression d'avoir un parcours extra-ordinaire (au sens "non ordinaire", pas au sens "fabuleux")…
        C'est alors que resurgit dans mon esprit endolori par tant d'heures à coder en PHP et à requêter des bases MySQL, resurgit, donc, un des grands principes de raisonnement : le raisonnement par l'absurde.

        A => B est équivalent à non-B => non-A. Appliqué à mon raisonnement, cela donnerait quelque chose comme un parcours atypique implique qu'il y ait des parcours typiques. Hors… mais… donc…

        En tout cas, Chuck Norris sait, lui, où est Ornicar : c'est écrit sur Wikipedia et c'est donc vrai.

        On pouvait tout de même se passer de ça (moi aussi je me pose des questions existentielles sur des principes de raisonnement, mais ils restent dans ma douche).

        • [^] # Re: Accouche !!

          Posté par . Évalué à 0.

          On pouvait tout de même se passer de ça

          Tout comme on peut se passer de l'humour aussi oui. C'est pas bien l'humour, c'est une perte de temps. Et comme tout le monde le sait LinuxFR c'est serieux, on est vraiment pas la pour rigoler !

    • [^] # Re: Accouche !!

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Faut développer la lecture rapide.

      Love, bépo.

    • [^] # Re: Accouche !!

      Posté par . Évalué à 4.

      Pourtant pour avoir relevé la faute du "hors" ça prouve que tu n'es pas passé si vite que ça à l'article suivant ;-)

  • # Commentaire supprimé

    Posté par . Évalué à 10.

    Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

    • [^] # Re: Bienvenue !

      Posté par . Évalué à 3.

      Il y a vraiment une crise de la trentaine ou est-ce une enième justification de nos ressentis, comme une main tendue vers l'espoir que nous sommes tous pareils ?

      Se rapprocher dans le désespoir, c'est d'abord déprimant avant que le recul ne s'en mêle, et rende ça…amusant.

      • [^] # Re: Bienvenue !

        Posté par . Évalué à 3.

        Mon sentiment personnel, c'est qu'au bout de quelques années dans ton boulot, tu fais une réflexion sur ce que c'est vraiment par rapport à ce qu'on t'a vendu. Cette période peut être plus ou moins longue, de 5 à 15 ans, ce qui correspond peu ou prou à la période 30/40 ans.

        Je suis en plein dedans, et c'est pas joli à voir :( Pour l'instant j'ai plus de questions de que réponses. Et comme chaque réponse amène son lot de question, j'ai l'impression d'être dans un cycle sans fin.

      • [^] # Re: Bienvenue !

        Posté par . Évalué à 5.

        C'est bien, il y a une crise de la trentaine, de la quarantaine, de la cinquantaine, de la soixantaine, etc. Heureusement que le nature nous a donné 10 doigts, t'imagines avec 7 : la crise de trente-cinquaine, de la quarante-deuxième, de la quarante-neuvième, de la cinquante-sixième…

        • [^] # Re: Bienvenue !

          Posté par . Évalué à 7.

          t'imagines avec 7 ?

          Ben, ça serait pareil, sauf qu’on compterait en base 7, du coup avant ta crise de la quarantaine tu avais 36 ans. Et que ton espérance de vie ne serait pas de 80 ans mais de 114ans…

        • [^] # Re: Bienvenue !

          Posté par . Évalué à 1.

          Heureusement que le nature nous a donné 10 doigts

          Donc si tu sers la main à un sumérien ou à un babylonien, tu passes ensuite une heure à défaire les nœuds.

          C'est peut-être pour ça qu'ils ont disparus.

        • [^] # Re: Bienvenue !

          Posté par . Évalué à 2.

          La nature est pas fan de l'asymétrie : 7 peu probable : 6 peut être.

      • [^] # Re: Bienvenue !

        Posté par . Évalué à 0.

        Il y a vraiment une crise de la trentaine ou est-ce une enième justification de nos ressentis, comme une main tendue vers l'espoir que nous sommes tous pareils ?

        Je dirai que oui il y en a une quand on approche la trentaine, ou qu'on vient d'arriver dedans.
        Pour ma part depuis 2 ans environ (j'ai 30) ça m'arrive de me dire que je changerai bien de métier pour quelque chose de plus manuel.

        Et il paraît que je ne suis pas le seul vers cet age là à me poser des questions sur le métier que je fais. Non pas que mon métier actuel ne me plaît pas, ou que j'y suis mal adapté, mais plutôt : est-ce que je ne serai pas encore mieux dans un autre métier.
        Je me débrouille bien pour tout ce qui est manuel : je suis méticuleux quand il s'agit de faire des tâches manuelles, presque maniaque. Mais aussi, quand je suis lancé dans un bricolage j'adore ça, plus que l'informatique.

        Sans aller plus loin, pour mon cas. Je suppose que la trentaine est un age où on peut encore bouger et changer facilement d'orientation. Ni trop vieux ni trop jeune pour intégrer un boulot totalement différent du précédent.

        Enfin j'en ai connu qui était passé d'un métier orienté informatique, à un métier plus sociale, voir manuel : poste de responsabilité dans un établissement scolaire, agriculteur… Bon mais en faite c'est arrivé à des gens qui avaient plutôt la quarantaine déjà.

  • # Formation ?

    Posté par . Évalué à 6.

    Tu as l'air de te poser la question : management/gestion de projet ou rester dans le technique.

    Et pourquoi pas devenir formateur ? Tu reste dans le technique, mais la matière que tu travailles c'est quand meme l'humain.

    • [^] # Re: Formation ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      C'est une piste à creuser, effectivement.

    • [^] # Re: Formation ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Je suis un peu près dans la même situation que toi à la différence que j'ai encore mon boulot.

      J'ai pensé à la formation mais c'est pas facile de trouver du taf, du moins de façon stable. Une amie formatrice dans le médical a des sessions de formations pendant 1 mois et pouf plus rien pendant des mois ou alors quelques heures par semaines, pas de quoi vivre.

      J'ai bien failli me lancer mais ce que j'aimerais c'est pouvoir suivre un groupe sur plusieurs semaines / mois pour apprendre à les connaitre, monter des projets avec eux avec du suivi en entreprise et non juste 1 journée "Maitriser la souris" une semaine et une seconde journée "Appréhender votre bureau".

      … Qui a dit que c'est l'éducation national ce que je cherche ????

      Born to Kill EndUser !

  • # Un peu de simplicité.

    Posté par . Évalué à 1.

    Pourquoi n'obéirais-tu pas aux règles standards, presque hédonistes, de toute façon égocentriques, qui posent une question pourtant simple : "Qu'est-ce que tu VEUX faire ? Qu'est-ce qui te fait sourire lorsque tu songes à ton avenir ?"

    La culture isole, les réflexions aussi, et de mon point de vue très sommaire et ne s'arrêtant qu'à ce journal, tu as besoin de proximité, et pas de connaissances futiles.

    Mes excuses pour ne pas pouvoir répondre à ton enquête, ça n'aurait aucun intérêt pour toi.

  • # Niveau de diplômes ? mobilité ?

    Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 12/06/13 à 13:24.

    Concrètement, je suis dans le même état d'esprit parfois, le peu de temps que je m'y met à réfléchir à mon orientation professionnelle…
    Effectivement, chacun a un parcours atypique…
    Et oui 35, ça fait 10-15 ans de vie professionnelle,
    et donc un recul nécessaire quand tu es tout le temps en train d'assouvir ta soif de curiosité.

    Quel(s) niveau(x) de diplôme(s) as-tu ?

    Effectivement la formation peut être un bon tremplin/passage…
    Formation dans le sens :
    - cours du soirs
    - V.A.E.
    Mais aussi comme ça t'as été proposé :
    - formateur au vu de la manière dont tu te mets en avant etc,…

    Je le fûte dans mon premier job dans une startup, et franchement, le fait de faire moitié technicien moitié formateur sur l'année était
    au top !
    Et que ce soit la structure ou le poste, je le referais les yeux fermés !

    Alors si tu es assez rigoureux/organisé pour te monter en freelance,
    ou si tu es assez motivé pour te lancer dans la VAE, vas-y !
    ou si t'es curieux de te former au métier de boulanger, fabricant de maisons traditionnelles, etc…. repartir sur une formation comme tu l'as déjà fait par le passé…

    ça en fait des occupations :
    * Scruter le marché,
    * Regarder les profils de candidats aux postes que tu souhaiterais occuper,
    * Savoir ce qui fait ta plus-value sur le terrain,
    * Faire un bilan de compétences (sans te reposer sur le diagnostique final, mais en te posant les bonnes questions auxquelles tu as une réponse instinctive et rapide)

    En tous les cas, profite de cette période !

  • # C'est difficile de choisir

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Je viens de finir un cycle d'études et je remarque que c'est très difficile de choisir quoi faire, même si c'est pour les 5 années suivantes.

    Pour ma part j'ai le choix entre :

    • Trouver une start-up sympa
    • Trouver un poste dans une grande entreprise
    • Travailler dans une SSII
    • Faire une thèse

    J'aimerais bien faire une thèse dans une start-up sympa avec un salaire de SSII et les avantages d'une grande entreprise.

    • [^] # Re: C'est difficile de choisir

      Posté par . Évalué à 2.

      Et trouver un poste dans une petite ou moyenne entreprise ? Ce n'est pas dans tes choix ?

      • [^] # Re: C'est difficile de choisir

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Il y a beaucoup de petites et moyennes entreprises en France mais ça ne m'attire pas beaucoup. C'est un compromis qui peut être intéressant mais j'ai l'impression qu'il faut avoir de la chance pour faire un travail sympathique.

  • # on est au moins deux Voreppins sur LinuxFr

    Posté par . Évalué à 3.

    Bien le bonjour, voisin.

    Article intéressant. Pour ma part, j'ai carrément décidé de fonder une startup (avec deux associés), après deux années dans un grand groupe.

    Notre vision des choses, c'est de miser sur l'innovation, tout en ayant assez de récurrent pour vivre. 1 an après le début d'activité, nous avons atteint notre objectif de CA, tout en obtenant le statut de Jeune Entreprise Innovante (http://fr.wikipedia.org/wiki/JEI).

    Je ne regrette pas une seule seconde ce choix professionnel : grâce à notre société (et à Citrix), j'ai pu donner une conférence au FOSDEM 2013, participer à un Hackathon dans les locaux de Google Irlande, et peut être donner une conf à la prochaine LinuxCon aux USA en septembre. Sans parler de l'expérience acquise.

    Bref, je pense qu'il faut rester optimiste sur le principe de la startup. Certes, il y a plein de pièges possibles, mais c'est une aventure vraiment passionnante : si elle est bien dirigée, en gardant l'esprit du libre, pas de raison de se faire « voler » son travail.

    • [^] # Re: on est au moins deux Voreppins sur LinuxFr

      Posté par . Évalué à 3.

      Bref, je pense qu'il faut rester optimiste sur le principe de la startup. Certes, il y a plein de pièges possibles, mais c'est une aventure vraiment passionnante : si elle est bien dirigée, en gardant l'esprit du libre, pas de raison de se faire « voler » son travail.

      De ce que j'ai pu lire comme remarques sur les startups, tout le monde dit à peu près la meme chose : les startups, c'est bien si c'est toi le fondateur.

      • [^] # Re: on est au moins deux Voreppins sur LinuxFr

        Posté par . Évalué à 1.

        Après rien n'empêche de devenir associé. Et puis tous les fondateurs ne sont pas des raclures de bidets aussi. Il y a une histoire de confiance. Si le salarié à participé au succès de la société, je saurai le remercier en conséquence.

        Pour moi déjà, si j'étais en recherche de bosser dans un startup, j'exclurai tous les « purs » business, qui n'ont aucune idée du Web et/ou de l'informatique en général (j'en ai croisé… « ouais vas-y tu veux pas que je te finance, je sens que dans le web ya plein de pognon à se faire », cf à mon avis la trempe des dirigeants de Web Agency qui ont déclenché l'affaire Linkoé vs LinuxRF).

      • [^] # Re: on est au moins deux Voreppins sur LinuxFr

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        les startups, c'est bien si c'est toi le fondateur.

        Ca dépend du comment est géré la startup, j'ai connu des relations entre les gens que je pourrai mettre dans 2 classes (en gros, hein) :
        - fondateur qui veut tout pour lui et embauche des gars comme ressources (salaire confortable fixe), peu de risques pour le salarié mais peu de gain potentiel, c'est comme dans les SSII niveau contact
        - fondateur qui partage (avec des parts sociales de l'entreprise, pas forcément avec droits de vote) et embauche des gars comme associé et/ou partage le risque et gain, donc salaire de merde (normal) mais gros potentiel de gain sur les parts sociales.

        J'en connais des deux, et des gens contents dans les deux "classes" suivant leur profil de risque.

        C'est un choix. Du fondateur et du salarié. Par contre, si tu cherches à avoir un salaire confortable et des parts sociales, ben forcément tu vas te plaindre que les startup c'est nul, mais bon l'emmerdeur c'est toi à vouloir le beurre et l’argent du beurre.
        Et "bizarrement", les gens que je vois râler le plus sur les startup sont plutôt dans ce style…

      • [^] # Re: on est au moins deux Voreppins sur LinuxFr

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Pour répondre à Plam et Zenitram, pour moi la startup n'est ni bien ni mal, tout dépend ce qu'on t'a vendu derrière le concept de "startup". J'ai postulé dans cette startup à un moment où ça m'arrangeait bien de trouver du taff, je ne regrette pas d'y être passé. Maintenant, ce qu'on m'a vendu, sous couvert de startup, et ce qui s'est réalisé, c'est très différent.

        Par rapport à ce que dit Zenitram, j'étais probablement plus dans le cas du patron qui veut tout garder pour lui - c'est un choix, mais qui vendait un modèle participatif. C'est pas qu'une affaire de monétisation de participer à une entreprise - sinon nombre de patrons seraient restés salariés. C'est ce que j'ai dit lors d'une des dernières discussions avec mon patron : "J'ai été embauché dans une startup et je me retrouve 9 mois plus tard à travailler dans une PME familialle".

        Ce que je dis sur les startup, c'est qu'il faut être objectif quand on postule et ne pas se dire "ça va être cool, je vais un peu donner et je vais chopper des responsabilité et/ou des parts et/ou un salaire qui va bien. Techniquement j'ai appris à mort. C'est tout :)

  • # Rencontrer des gens IRL

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Dans l'hypothèse où tu es géographiquement statique (ce qui est un élément de poids majeur non précisé dans ton journal) :

    Voreppe c'est pas loin de Grenoble si je ne m'abuse, et ici on a plein d'occasions superbes pour rencontrer du monde et se faire un bon réseau IRL (Guilde, AlpeJug, Club agile Rhônes Alpes, et autres selon tes affinités). Je n'y vais pas souvent, mais j'en retire un réseau très riche et ça me permet d'avoir une vue de ce qui se fait dans le coin, de la pseudo-conjecture économique (est-ce que ça recrute autre chose que du stagiaire?) et à chaque fois je découvre des nouvelles entreprises (j'ai l'impression qu'on est dans la Silicon Valley à force). Sans parler de la richesse du contact humain direct (c.à-d. sans Web interposé), qui dans une période d'introspection psycho-philosophique de carence Pôle emploi est généralement très bénéfique (c'est meilleur pour le moral que de se toucher la nouille toute la journée).

    A ta place je creuserais un peu cet axe, si ce n'est déjà fait : c'est super enrichissant et c'est un bon moyen d'élargir son champ de prospection. Et en plus c'est souvent compatible avec le vin, le cochon,…etc.

  • # Etre technique, rester technique

    Posté par . Évalué à 5.

    Je fete cette année les 10 ans de mon diplome. Je fais de la technique depuis le début, et pour le moment, pas l'intention d'en changer. Le truc c'est que si je fais techniquement de l'info, en m'orientant au début dans l'embarqué, j'ai eu la chance que ça s'applique à des domaines variés et de me retrouver considéré "expert technique" par ma hiérarchie. Résultat, on organise les choses pour que j'ai le moins d'administratif a faire, et on me refile les projets critiques, nouveaux, ou un peu expérimentaux ; bref les trucs intéressants. Et on me laisse décider comment je fais.

    Ca veut dire des responsabilités et de la pression, il faut aimer. Mais aussi une grosse satisfaction quand ca marche. Et s'amuser et apprendre des choses tres différentes (télémetrie, stratégie de course et soufflerie depuis 3 ans).

    Bref, la technique, ce n'est pas sale, et on peut continuer a en faire tout en se faisant plaisir.

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