Journal L'Académie en ligne du CNED : un site (sans) public.

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24
1
mai
2012

Sommaire

Institution-phare de la République française, cœur de nombreux programmes électoraux et ministériels, l'École, à l'instar de la Culture, a investi le plus possible de champs et de médias pour toucher son public, c'est-à-dire le public. Le web n'y a pas échappé : on a pu dire « tant mieux », on pourrait dire « tant pis »


Le CNED, le Centre National de l'Enseignement à Distance, organe de l'Éducation Nationale, a réalisé en 2009 un projet tout à fait remarquable : l'Académie en ligne. Il s'agit d'une plateforme web qui diffuse à titre gratuit l'ensemble des cours du programme officiel, de la CP à la Terminale. Aucune inscription n'est nécessaire.

L'ambition de l'Académie en ligne paraît tout aussi louable que limpide : soutenir le travail des étudiants au-delà de leurs établissements et, dans l'absolu, mettre l'enseignement à disposition du plus grand nombre, pour ne pas dire de tous. Or, cette ambition me semble sapée par l'outil même qui la porte, composé de choix technologiques très discutables et plus profondément d'un mépris pour celles et ceux à qui il est destiné…

Fermeture à presque tous les niveaux.

D'abord, le gros point noir de l'Académie en ligne, c'est l'usage systématique de Flash. Si Flash n'est pas activé, la navigation est altérée et de nombreux fichiers (sons, vidéos d'animation…) demeurent illisibles. C'est d'autant plus navrant que ces fichiers multimédias accroissent le champ d'action des cours en les rendant ludiques, pratiques et consistants.

Si les cours sont consistants, le site dans son ensemble est lourd. La faute probablement à des technologies visiblement mal gérées :

  • Flash donc, trop présent et mal intégré.
  • Le CMS (Microsoft SharePoint) dont on a extrait un HTML infâme ; une structure en tableaux « comme à la belle époque » pour une quasi-soupe de code, sans doctype.
  • Côté serveur, le site renvoie constamment ses contenus, et la compression des pages — avantage net sur un tel site — n'est pas activée.

Enfin, rien n'a été fait en matière d'accessibilité : thème sans souplesse, néant sémantique et structurel…

Les seuls points positifs concernent d'un côté la présence du format OpenDocument, même si PDF représente la majorité de fichiers souvent très complets et à la mise en page soignée. De l'autre, c'est l'utilisation de GeoGebra pour les ressources géométriques qui, bien que nécessitant l'installation du logiciel, procurera sans doute du plaisir aux utilisateurs par ses larges possibilités.

Impopulaire par nature.

Les utilisateurs… Les avait-on oubliés ? Car c'est ici aussi que réside le problème des licences propriétaires et surtout fermées. Tandis que les CMS open-source et HTML5 progressent sur le marché, comment les étudiants pourraient-ils être sûrs, aujourd'hui comme demain, de pouvoir lire et télécharger les contenus ? Oui, je dis « télécharger », parce que les Conditions Générales d'Utilisation du site l'autorisent. Mais là encore, interdiction de diffuser quoi que ce soit à un camarade par exemple. De toute façon, un ensemble de dispositifs techniques (DRM) verrouillent jusqu'au simple clic droit et cantonnent l'usage du site à la consultation passive.

Que conclure alors ? Que l'Académie en ligne n'est qu'une base de données fermée(s), et non une mise à disposition pour toutes et tous de ce que l'école publique et gratuite transmet chaque jour à des millions d'étudiants sans leur empêcher, aux dernières nouvelles, de le passer à leur voisin.

Le pire, c'est visiblement l'absence totale de prise de conscience de la part du CNED de faire un site pour des jeunes et en plein web 2.0. Non seulement l'interface manque cruellement de piquant et d'ergonomie (comment les jeunes adolescents pourraient l'utiliser ?), mais surtout il n'y a aucune intégration aux réseaux sociaux, aucun espace de discussion ou de commentaires. Peut-être ont-ils pensé qu'on se consolerait avec leur enquête de satisfaction

Le web vu de l'Académie, et non l'Académie vue du web.

De l'Académie en ligne comme produit d'une politique publique à l'Académie en ligne comme produit politique tout court, le pas aura été vite franchi — et par eux, et par moi.

De mon point de vue, ce qui devrait être l'investissement du web par une institution d'État n'aura été, pour l'instant, que la manière dont l'État voit le web : un média verrouillé, à sens unique ; le fameux Minitel 2.0 de Benjamain Bayart. Pourtant, l'Académie en ligne demeure un service prometteur, aux contenus complets et sérieux, profondément républicain dans le décuplement qu'il opère sur la mission de l'École : une éducation publique et gratuite.

Il manque encore « sans distinction » pour parachever cette réalisation ; sans distinction de matériels ni d'utilisateurs. Ça, il n'y a qu'avec une plateforme ouverte et respectueuse des standards, et dont les contenus le sont aussi, que le ministère peut y parvenir.


Journal rédigé avec du jus de raison rouge et le ventre creux.

  • # Encore une fois....

    Posté par . Évalué à 4.

    Encore une fois, on tape sur Flash uniquement pour le plaisir de dire "c'est vieux, ça pue, c'est pas libre".
    Je suis ingénieur pédagogique et je passe mes journées à former aux nouvelles technologies et au multimédia dans l'enseignement supérieur. Oui, nouvelles technologies car il y a encore plein de personnes pour qui ces choses là sont nouvelles…

    Au sujet de Flash, aujourd'hui, je ne vois pas meilleure technologie pour réaliser des contenus interactifs et c'est ce sur quoi je suis tombé dès que j'ai rendu visite au site de l'Académie en ligne. Par contenu interactif, j'entends un vrai contenu interactif. C'est à dire un contenu avec lequel l'utilisateur va interagir et non rester passif devant son écran.

    Des exemples de petites choses en Flash que j'apprécie particulièrement :
    - un QCM avec comptabilisation des points, du nombre d'erreurs, du nombre d'essais, du temps passé à répondre, avec affichage d'informations complémentaires quand l'utilisateur à bon et l'explication de son erreur quand il a faux. Le QCM remonte directement ces informations à une plateforme pédagogique (type Moodle) en SCORM.
    - un screencast interactif : filmer ce qu'il se déroule à l'écran et donner à l'utilisateur la possibilité de cliquer sur des zones pour changer le déroulement de la démonstration, voir de compléter des champs de texte et d'obtenir une vérification de sa réponse (type tutoriel en screencast interactif sur un tableur).
    Voilà deux petites choses toutes simples à réaliser en Flash pour les raisons suivantes :
    - c'est rapide à faire, les technologies wysiwyg sont dispo depuis longtemps et éprouvées
    - ça ne coute pas cher à faire (même pas besoin d'un flasheur qui ne coutent plus grand chose aujourd'hui)
    - la technologie est partout et supportée de la même manière quelque soit le navigateur (parce que des pc avec XP et IE8, il y en a encore un paquet!). Le plugin se met à jour très facilement et tout seul.

    Bref, je vais me faire taper, mais depuis le temps que je lis du mal de Flash, je voulais vous dire de ne pas trop le tuer trop vite. Les technologies de remplacement ne sont pas toutes encore aussi simples et peu couteuses à mettre en place.

    Je ne cherche pas non plus à le défendre à tout prix. Flash est sur-utilisé dans de nombreux domaines (vidéos, bannières de pub qu ne fait que clignoter…) mais Flash, ça ne fait pas QUE ça !

    Allez, des bisous.

    • [^] # Re: Encore une fois....

      Posté par . Évalué à 10.

      Par contenu interactif, j'entends un vrai contenu interactif. C'est à dire un contenu avec lequel l'utilisateur va interagir et non rester passif devant son écran.

      Euh, il y a du flash dans Wikipédia ? dans Linuxfr ? dans le visualiseur de carte OSM ?
      En général, je suis bien moins acteur sur des sites flash que sur des sites HTML5/js/Web2.0
      Je vois deux raisons à cela:
      - les présentations flash ne sont pas sobres donc çà capte mon attention donc je deviens sensible au pub de cola donc je deviens passif
      - çà lague quelques soit la puissance de la machine.

      la technologie est partout et supportée de la même manière quelque soit le navigateur (parce que des pc avec XP et IE8, il y en a encore un paquet!). Le plugin se met à jour très facilement et tout seul.

      Sur mon dernier téléphone où je tweete ma life (expression entendu en cours), je crois pas que çà passe…

    • [^] # Re: Encore une fois....

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Pour des cours, il est important de pouvoir faire des copier/coller, de sauvegarder, d'imprimer, de pouvoir agrandir le texte facilement.

      Avec du flash, ça va être au mieux très pénible et souvent impossible pour l'utilisateur.

      Donc oui ça pue.

      http://devnewton.bci.im

    • [^] # Re: Encore une fois....

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      un QCM avec comptabilisation des points, du nombre d'erreurs, du nombre d'essais, du temps passé à répondre, avec affichage d'informations complémentaires quand l'utilisateur à bon et l'explication de son erreur quand il a faux. Le QCM remonte directement ces informations à une plateforme pédagogique (type Moodle) en SCORM.

      Réalisable en JS depuis très longtemps.

      un screencast interactif : filmer ce qu'il se déroule à l'écran et donner à l'utilisateur la possibilité de cliquer sur des zones pour changer le déroulement de la démonstration, voir de compléter des champs de texte et d'obtenir une vérification de sa réponse (type tutoriel en screencast interactif sur un tableur).

      Bon, c'est réalisable mais je ne dirais pas que c'est simple.

      la technologie est partout et supportée de la même manière quelque soit le navigateur

      Pas sur iOS, à moitié sur Android, pas sur *BSD, pas sous GNU/Linux ARM…

      Je ne cherche pas non plus à le défendre à tout prix.

      Donc, pour les autres, ce n'est pas bien mais pour toi c'est très bien. Il y a le bon utilisateur et le mauvais utilisateur de Flash ?

      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Encore une fois....

        Posté par . Évalué à 5.

        Je crois que le message, c'est qu'on peut tout faire rapidement et simplement en Flash, alors qu'en html5/js/autre, il aurait fallu plus de temps/effort pour arriver au même résultat.

        (Ce qui ne veut pas dire qu'il a raison ou tort, mais qu'il ne conteste pas la possibilité de le faire avec d'autres moyens).

        • [^] # Re: Encore une fois....

          Posté par . Évalué à 0.

          Le problème, c'est l'outil de dev pas flash ou Javascript.

          "La première sécurité est la liberté"

          • [^] # Re: Encore une fois....

            Posté par . Évalué à 3.

            [HUMOUR]
            Moi je dirais plutôt que le problème c'est le(s) Dev… En même temps, c'est pas nouveau…
            [/HUMOUR] Pas taper!

    • [^] # Re: Encore une fois....

      Posté par . Évalué à 3.

      Au sujet de Flash, aujourd'hui, je ne vois pas meilleure technologie pour réaliser des contenus interactifs et c'est ce sur quoi je suis tombé dès que j'ai rendu visite au site de l'Académie en ligne. Par contenu interactif, j'entends un vrai contenu interactif. C'est à dire un contenu avec lequel l'utilisateur va interagir et non rester passif devant son écran.

      C'est que tu es aveugle. Non, sinon tu comprendrais au moins une des raisons pour lesquelles Flash pue.

      • un QCM avec comptabilisation des points, du nombre d'erreurs, du nombre d'essais, du temps passé à répondre, avec affichage d'informations complémentaires quand l'utilisateur à bon et l'explication de son erreur quand il a faux. Le QCM remonte directement ces informations à une plateforme pédagogique (type Moodle) en SCORM.

      Pas besoin de Flash pour ça. Ca se réalise en tout ce que tu veux (PHP, Ruby, Python, etc …).

      • la technologie est partout et supportée de la même manière quelque soit le navigateur (parce que des pc avec XP et IE8, il y en a encore un paquet!). Le plugin se met à jour très facilement et tout seul. Alors là il n'y a rien de plus faux : il n'y a pas que x86/Linux et x86/Windows dans la vie. Il y a tout un monde en dehors de ça. Pour info, aujourd'hui les consoles de salon ont des navigateurs intégrés, et Flash n'est pas dispo pour ces plates formes.

      Bref, je vais me faire taper, mais depuis le temps que je lis du mal de Flash, je voulais vous dire de ne pas trop le tuer trop vite. Les technologies de remplacement ne sont pas toutes encore aussi simples et peu couteuses à mettre en place.

      Tu vas surtout te faire taper parce que tu donnes l'impression de ne rien connaitre d'autre que Flash. Et etant donné que tu es un "ingenieur pédagogique", je suppose que tu encourage tes "élèves" à utiliser cette techno, et que tu es donc coupable de la prolifération de Flash sur le net.

      Je ne cherche pas non plus à le défendre à tout prix. Flash est sur-utilisé dans de nombreux domaines (vidéos, bannières de pub qu ne fait que clignoter…) mais Flash, ça ne fait pas QUE ça !
      Le problème est que par fainéantise les gens n'utilisent Flash là ou du HTML standard suffirait.

  • # Ouais !

    Posté par . Évalué à 4.

    Enfin un journal qui dénonce ! Flash çapue, et ASP saypaslibre !

    l'interface manque cruellement de piquant et d'ergonomie (comment les jeunes adolescents pourraient l'utiliser ?), mais surtout il n'y a aucune intégration aux réseaux sociaux

    Ouais ! Ils auraient du faire un Tumblr, avec intégration Facebook. On aurait pu partager nos photos de groupes de révisions, et twitter à mort sur le théorème de Pytagore. Plus sérieusement, je crois que tu n'as pas très bien compris que le site est (principalement) fait pour que les parents aient une idée générale du programme que suivent leurs enfants, comme indiqué sur le site.

    a réalisé en 2009 […] HTML5 progressent sur le marché

    Effectivement, ils sont trop cons les gars, ils n'utilisent même par l'IPoT pour faire leur site en HTML5, voire 6 !

    Mais là encore, interdiction de diffuser

    Je suis d'accord, ça serait top qu'il s'agisse d'une œuvre sous licence libre. Mais la quasi-totalité des médias de ce type est aussi fermée (sur tous les manuels scolaires il y a indiqué « la photocopie tue le livre »). C'est clair que venant d'un groupe public, c'est navrant.

    Peut-être ont-ils pensé qu'on se consolerait avec leur enquête de satisfaction…

    C'est juste une enquête, tu peux aussi les contacter directement pour des questions plus spécifiques, comme rappelé sur cette même page.

    Enfin, rien n'a été fait en matière d'accessibilité : thème sans souplesse, néant sémantique et structurel…
    Si Flash n'est pas activé, la navigation est altérée et de nombreux fichiers (sons, vidéos d'animation…) demeurent illisibles.

    Soit tu es handicapé, et ça te semble évident, soit tu oublies de mettre en avant le principal défaut de Flash, et du HTML rempli de tables, c'est que ce n'est pas facilement accessible aux handicapés (visuels par exemple). Forcément, ça fait tâche dans un service public. Et c'est par là qu'il faut leur suggérer d'améliorer leur excellent travail.

    • [^] # Re: Ouais !

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      ce n'est pas facilement accessible aux handicapés … Et c'est par là qu'il faut leur suggérer d'améliorer leur excellent travail.

      L'accessibilité des sites des organismes d'état est une obligation légale. Bon, à leur décharge, pour certains contenus interactifs ça n'est pas toujours évident de le rendre accessible (ou alors peut-être avec beaucoup de moyens).

      Python 3 - Apprendre à programmer en Python avec PyZo et Jupyter Notebook → https://www.dunod.com/sciences-techniques/python-3

    • [^] # Re: Ouais !

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Ouais ! Ils auraient du faire un Tumblr, avec intégration Facebook. On aurait pu partager nos photos de groupes de révisions, et twitter à mort sur le théorème de Pytagore.

      Tant qu'on est dans la déformation de propos, toi tu ne veux qu'un navigateur Flash sans HTML.

      Effectivement, ils sont trop cons les gars, ils n'utilisent même par l'IPoT pour faire leur site en HTML5, voire 6 !

      Il y a des exemples qu'il a donné pour lesquels on peut utilisé du JS depuis 15 ans pour faire la même chose.

      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

  • # pareil coté cnam

    Posté par . Évalué à 5.

    bonjour

    je me décide de passer un diplôme avec le cnam, même si j'ai une agence a coté de chez moi (a anglet) TOUS les cours se passe sur bordeaux, bon soit j'aurais accé a leur cours par vidéo et lorsque je pourrai je me rendrai sur place.

    et la les cours par vidéo c'est le drame, cela utilise Real (oui cela existe encore) il n'est pas possible d'enregistrer les cours normalement, je le fais avec dumpstream. La qualité audio est de 8kb/s en mono et ils ont eu la bonne idée de placer le micro ambiance a …. 30 cm du rétroprojecteur qui possède une douce turbine de refroidissent. le portail n'est pas convivial, il faut souvent 4 action pour avoir un contenu, genre : planning -> votre planning -> planning des cours -> onglet Planning

    le portail numérique il faut un identifiant :
    http://sudouest.pleiad.net/index.php

    maintenant je regarde le sujet du cours et je cherche sur MIT opencourse ou une autre université un peu plus ouverte voir wikipedia ou wikibooks. c'est vraiment plus simple et plus facile

    • [^] # Re: pareil coté cnam

      Posté par . Évalué à 4.

      Je me décide de passer un diplôme avec le cnam, même si j'ai une agence a coté de chez moi (a anglet) TOUS les cours se passe sur bordeaux, bon soit j'aurais accé a leur cours par vidéo et lorsque je pourrai je me rendrai sur place.

      Français langue étrangère ?

  • # cned kikoolol

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Le pire, c'est visiblement l'absence totale de prise de conscience de la part du CNED de faire un site pour des jeunes et en plein web 2.0. (…) surtout il n'y a aucune intégration aux réseaux sociaux, aucun espace de discussion ou de commentaires.

    Les ados ne sont pas débiles. Même si c'est ce que voudraient les marketeux, ils ne veulent pas forcément des liens vers Facebook et Twitter et des applis iPhone partout. A quoi ça servirait, sérieusement, une intégration aux réseaux sociaux pour du contenu pédagogique ? Pour mettre « like » sur un cours ? Il n'y a aucune intégration aux réseaux sociaux sur Wikipédia, ni dans les bouquins, et les jeunes ne se privent pas de les utiliser.

    Quant aux commentaires et les espaces de discussion, c'est la porte ouverte aux spams, vandalismes etc. Ca nécessiterait plusieurs modérateurs et je vois mal l'utilité pour la majorité du contenu (on pourrait laisser un commentaire sur une analyse de texte ou un cours d'histoire, mais en science, y'a déjà moins de chances).

    Enfin bref, il y a des fois où le web 1.0 peut être bien adapté au contenu.

    • [^] # Re: cned kikoolol

      Posté par (page perso) . Évalué à 0. Dernière modification le 02/05/12 à 04:22.

      Tout à fait d'accord.

      Je précise néanmoins qu'il s'agissait de réseau social au sens large : ça va des StatusNet et consorts aux flux RSS, en passant par les wikis. Très loin de nous/moi l'idée des (souvent gros) boutons de réseautage qui pullulent sur la toile !

      Quant aux espaces de discussion, je me plaisais à imaginer l'Académie en ligne comme un futur point d'échanges entre étudiants, parents et enseignants ; plus simple et moins formel que des rendez-vous parents-profs et profs-élèves…

      Et puis, j'imaginais que ces utilisateurs y deviennent des contributeurs, actifs ! Ah ah ! Ehm…

      Bref, peut-être pas du web 2.0, mais du 1.5 quoi !

      Debug the Web together.

      • [^] # Re: cned kikoolol

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Et puis, j'imaginais que ces utilisateurs y deviennent des contributeurs, actifs ! Ah ah ! Ehm…

        Ca oui, c'est vraiment intéressant ! Un espace où les élèves peuvent soumettre des documents, fiches de lectures etc. pourrait être vraiment sympa.

  • # Cadeau

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Oublie ta frustration, ce que tu cherches est là : http://wikiversity.org/

    • [^] # Re: Cadeau

      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

      C'est très bien la Wikiversité, mais ce serait l'équivalent en ligne d'une université populaire par exemple.

      L'Académie en ligne, elle, émane du Ministère de l'Éducation. Ça m'intéresse pour deux choses :

      1. Il s'agit d'un canal et d'une source officiels (je suis universitaire, donc formé par ce cadre officiel).

      2. Un cadre est toujours un discours. Selon moi, l'outil du CNED révèle comment le pouvoir conçoit le web, ou tout du moins la place qu'il lui donne (on a parlé du mauvais développement de la plateforme, peut-être est-ce aussi révélateur d'un degré d'investissement, au sens large ?)

      Debug the Web together.

      • [^] # Re: Cadeau

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Aurais-je dis une connerie ?

        Debug the Web together.

        • [^] # Re: Cadeau

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Je ne sais pas. Par contre je vois pas l'intérêt de l'officialité des leçons. Soient les connaissances quelles apportent sont fiables, utiles et pertinente, soit on propose une leçon de meilleur qualité. L'indépendance vis-à-vis de l'état peut en fait même s'avérer un plus vis à vis des éventuelles propagandes.

          • [^] # Re: Cadeau

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Mais parce que je ne peux me référer qu'à la source pour estimer immédiatement de la validité d'une information !

            En tant que petit participant à Wikipédia, je vois bien que le projet — comme Wikiversité — est noble mais épistémologiquement problématique. Qui parle ? Pourquoi a-t-il choisi telle source ? Dans quelle mesure est-elle intègre ?… Je viens de beaucoup retravailler un article récemment : imaginons que tout ce que j'ai mis soit faux, combien de gens liront l'article avant qu'il n'y ait de corrections ?

            Je suis plus enclin à croire mon enseignant ou mon Robert que n'importe quel projet wikimédia parce que, la source étant identifiée, je suis capable d'estimer sa compétence avec le temps, et de lire le discours (en théorie) qu'elle cache.
            Wikimédia n'est certes pas le canal d'une propagande officielle — ça fait déjà toute sa valeur —, mais le projet rassemble en quelque sorte une multitude de petites « propagandes », tant par la diversité des sources que de ceux qui les publient.

            Debug the Web together.

            • [^] # Re: Cadeau

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              En tant que petit participant à Wikipédia, je vois bien que le projet — comme Wikiversité — est noble mais épistémologiquement problématique.

              Bien mieux que problématique, révélatrice des problèmes de fiabilité d'une information.

              Qui parle ? Pourquoi a-t-il choisi telle source ?

              Épistémologiquement, les questions pertinentes me paraîtrais plutôt être « quels sont les données ? quel est la démarche pour les vérifier ? y-a-t-il description d'une expérience reproductible ? ». Bien sûr coté histoire et sociologie c’est autre chose, mais épistémologie implique science.

              Je viens de beaucoup retravailler un article récemment : imaginons que tout ce que j'ai mis soit faux, combien de gens liront l'article avant qu'il n'y ait de corrections ?

              Comme pour des informations en provenance de n'importe où, cela passera inaperçu tant que les assertions n'entre en conflit avec aucune expérience de ceux qui en prennent connaissance.

              Je suis plus enclin à croire mon enseignant ou mon Robert que n'importe quel projet wikimédia parce que, la source étant identifiée, je suis capable d'estimer sa compétence avec le temps, et de lire le discours (en théorie) qu'elle cache.

              Bof, personnellement je ne crois pas à la notion d'identité. C'est une heuristique pratique mais elle ne tiens pas la route vis à vis de l'expérience. Même nos expériences directes sont peu fiables : souvenirs malléables, hallucinations, illusions sensoriels, etc.

              Il n'y a pas de raison de faire plus confiance au robert ou à un prof qu'au wiktionnaire. Au contraire, sur les wiki tu peux tracer qui dit quoi, quand, croiser avec les autres contributions, prendre contact avec les autres contributeurs. Comment tu sais qui à écrit quoi dans ton robert ? Tu as déjà discuter avec l'auteur d'un article en particulier pour éclaircir un point ?

              • [^] # Re: Cadeau

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Je précise juste qu'on peut tout à fait contacter l'équipe rédactionnelle du Robert (par ex.), qui remercient d'ailleurs en préface « tous [leurs] amis linguistes et lecteurs pour leur apport d'informations précieuses ».

                Enfin, ce que tu dis est très juste, mais ça me semble mener à une impasse. Remonter à une source directe, c'est bien ; mais si on systématise, il faudrait remonter aux sources de cette source et ainsi de suite… Que ce soit Universalis ou Wikipédia, le problème reste entier selon moi. C'est pourquoi les leçons sont souvent dogmatiques (ce qui ne les rend pas moins bonnes) et que, de fait — mais aussi par paresse intellectuelle sans doute — je n'ai jamais vraiment eu de scrupules à les apprendre par cœur…

                Debug the Web together.

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