Cartographie des entreprises du Logiciel Libre en France par le CNLL

Posté par  (site web personnel) . Modéré par Benoît Sibaud.
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juin
2010
Commercial
L'économie du logiciel libre en France est encore mal connue. Pour combler ce vide, le CNLL (Conseil National du Logiciel Libre) qui, au travers des dix associations qui le composent, réunit déjà plus de 200 entreprises françaises du Logiciel Libre, vient de réaliser et de publier les résultats d'une vaste étude (PDF, 21 pages) qui offre une cartographie unique de cet écosystème jeune et florissant.

Cette étude a été réalisée sur les mois d'avril et mai 2010 auprès de 94 entreprises et porte sur une vingtaine de thématiques différentes.

Cliquez sur « lire la suite » pour prendre connaissance des principales conclusions de cette étude ou sur les liens ci-dessous pour lire directement l'étude. Les principales conclusions

D'une manière très globale, il en ressort que:
  • Les entreprises du Libre sont jeunes et encore majoritairement de petite taille (plus de la moitié d'entre elles ont moins de cinq employés) ;
  • Elles sont dynamiques, en forte croissance et résistent bien à la crise ;
  • Elles pratiquent des activités variées : édition de logiciel, intégration, développement, formation, conseil, hébergement, etc.
  • Bien qu’elles soient petites, elles travaillent beaucoup avec des clients grandes entreprises, avant même le secteur public ;
  • Les entreprises du Libre travaillent réellement en réseau, au sein de leurs associations ;
  • Elles utilisent majoritairement PHP (55%), mais aussi Java (44%) et Python (27%), devant C/C++, Ruby et Perl ;
  • Les 2/3 d’entre elles contribuent à des projets libres, mais seules les plus grandes bénéficient de manière sérieuse d’aide à la R&D.

Du côté des bénéfices attendus par leurs clients dans le déploiement de Logiciel Libre, ce sont l'ouverture et le respect des standards qui sont cités en premier, presque à égalité avec le moindre coût, tandis que la pérennité et l'accompagnement par un expert viennent peu après.

Mais cette courte synthèse est loin d'exprimer la richesse d'information de l'étude du CNLL, dont la version complète est disponible sous une licence Creative Commons (CC-by-ND).

Aller plus loin

  • # Plusieurs questions...

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

    Quelques questions me viennent à la lecture du document pointé ici.

    Je m'étonne de ne pas trouver le questionnaire ayant été proposé à ces entreprises. Ainsi, des réponses sans questions... Pourquoi ne pas les avoir rendues publiques ?

    Par ailleurs, je m'étonne également de constater que le document final est sous cc-by-nd... Pourrait-on connaître la raison de cette décision ?

    Enfin, je serais curieuse de savoir pourquoi les initiateurs de cette étude se sont limités à 200 entreprises : l'April (www.april.org) en compte presque 500, soit plus du double. Question représentativité des entreprises du domaine du libre, c'est largement mieux, non ? :)
    • [^] # Re: Plusieurs questions...

      Posté par  . Évalué à 3.

      Une entreprise peut être membre de l'APRIL sans être un acteur du logiciel libre (comme par exemples des SSII).
      • [^] # Re: Plusieurs questions...

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

        Les SS2I font obligatoirement du proprio donc ? Je ne suis pas sûre de la validité de cette affirmation ;)

        Cela dit, ce demi-argument ne répond à aucune des questions que j'ai posées plus haut.
        • [^] # Re: Plusieurs questions...

          Posté par  . Évalué à -5.

          Les SS2I peuvent intégrer du logiciel libre, mais ne sont pas acteurs dans le secteur. On peut émettre la distinction avec les SS2L.

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