Journal Écrire un texte dans des systèmes d’écriture différents

3
15
mai
2026

Sommaire

Salut les gens et les autres,

Vu que c’est la mode, je me suis fait aider de mon IA préférée pour la rédaction. Rassurez-vous, à la fin, je ne vais pas vous demander de tester ni de critiquer le code (il n’y en a pas). Mais vous aurez le prompt et sa réponse intégrale (manque un traducteur soit dit en passant vu que je ne sais pas si tout le monde comprend couramment le canin). Le reste est de moi, comme d’habitude. C’est basé sur LibreOffice, mais la question se pose pour tous les outils de saisie de texte.

Tout est parti d’une question sur une liste de discussion : un document en plusieurs langues

Sur la liste de discussion fr-users de LibreOffice, quelqu’un a posé une question bien intéressante et qui ouvre beaucoup plus de portes que ce qu’on pourrait penser de prime abord. Elle concerne l’utilisation de plusieurs langues, ce qui, en soi, ne pose pas de problème particulier. Sauf que, la langue en question s’écrit dans un autre système d’écriture (en l’espèce le grec ancien). Et là ça pose une question intéressante.

Pour ce qui est du traitement de la langue elle-même, pas de son système d’écriture, c’est très simple : on crée ou on personnalise des styles de paragraphes et de caractères en indiquant, au niveau de police, la langue du texte. Cette configuration a deux effets :

  • elle indique quel correcteur orthographique et grammatical utiliser pour la correction, ou aucun si votre LibreOffice n’en est pas équipé ;

  • elle signale aux dispositifs d’assistance la langue du texte et donc comment le retranscrire.

C’est donc très important. Et on peut télécharger et installer divers dictionnaires sur le site des extensions et modèles de LibreOffice (en), dont une pour le grec ancien d’ailleurs.

Et, LibreOffice étant ce quelle est, une suite bureautique très personnalisable, on peut, au besoin, se faire une barre d’outils spécifique avec les styles pour les langues du document : Outil > Personnaliser > Barre d’outils. Cette barre d’outils peut être affectée à tout Writer ou seulement à un modèle de document particulier. C’est très utile.

Comment écrit-on un texte en plusieurs systèmes d’écriture ?

Mais la question de l’écriture en plusieurs langues dépasse la « simple » utilisation de LibreOffice et même celle de tout outil de saisie de texte. Parce qu’en fait, dans l’histoire, la question sous-jacente, et réelle, était « comment je saisis mon texte en grec ancien, donc avec un autre système d’écriture, dans LibreOffice ? ».

Pour ça, il n’y a pas de réponse unique principalement parce que ça dépend du flux de travail (et probablement aussi un peu du système d’exploitation).

Il y a différents facteurs à prendre en compte.

À commencer par l’existence de dispositions de clavier, dans ma version de Xfce sous Mageia par exemple, ça se configure dans les paramètres : Clavier > Disposition. On peut aussi configurer (Modifier l’option de configuration) le raccourci clavier qui permet de basculer de l’une à l’autre. En n’oubliant pas qu’en changeant de disposition, le dessin des lettres du clavier ne correspondra plus à l’autre disposition. Ce qui signifie un système qui permettent de voir quelle lettre on obtiendra en frappant telle touche dans cette disposition : autocollants, peau, feuille imprimée, etc. À moins d’avoir autant de claviers que de dispositions, ce qui pourrait être une solution envisageable.

Le volume de texte à saisir dans l’autre système d’écriture est aussi à prendre en compte ainsi que la confidentialité du document. D’abord, passer d’une disposition à une autre peut être assez lourd. Là, il faut réfléchir à l’organisation du travail, ça n’a rien d’informatique

S’il n’y a pas de disposition de claiver, ou si on ne veut/peut pas en changer, il est possible de passer par un site tel que Lexilogos qui propose une collection intéressante de ce que le site appelle claviers. Il faut rentrer les lettres les unes après les autres en cliquant dessus. Ce qui est un processus assez long. Valable pour des courtes citations, mais, pas beaucoup plus.

Pour un mot ou deux, il y a aussi la possibilité de saisir le numéro du code Unicode de la lettre. Mais, même si je le fais pour certains glyphes dans certaines conditions, ça reste un processus lourdingue dès que ça dépasse quelques caractères.

Du choix de la police d’écriture

Maintenant qu’on sait comment baliser notre texte et le saisir. Il reste la question de la police. Est-ce que la police de notre choix possède les caractères dont on a besoin pour l’autre système d’écriture ?

Une façon rapide de le savoir est d’utiliser la table de caractères de Gnome par exemple et de lui demander à n’afficher que les glyphes de la police, et là à votre grande tristesse, vous constaterez que vous ne pouvez pas écrire en Ogam avec Ysabeau, par contre en grec, en copte et en cyrillique, oui.

On peut aussi faire une recherche de police avec, par exemple, comme critère le grec ancien sur le site fontlibrary qui n’est pas entièrement traduit en français et qui, surtout, n’a pas vu arriver de nouvelles fontes depuis un certain temps. Il existe peut-être d’autres sites qui ont ce genre de filtres de typographies. Pour le grec ancien (Archaic Greek supposé-je), on a notamment Noto, Deja Vu, Gentium (qui, si j’ai bien compris est obsolète et plus ou moins bugguée) et Avrile, une collection de fontes sans empattement bien complète et que je connaissais pas du tout. Et en mai fais ce qu’il te plaît, même un journal qui parle d’avrile.

Le prompt et la réponse de chiengpt

Comment faire des textes multilingues avec des systèmes d'écriture différents dans LibreOffice ?

Wouaf waf waf waf ouaf, wouaf wouaf wouaf wouaf ouaf ouaf wouf. Ouaf wouf wouaf wouf ouaf wouaf, wouaf waf waf waf waf ? Ouaf waf wouaf wouf… Wouaf ouaf wouaf wouaf waf, wouaf wouaf. Wouf ouaf ouaf ?

Pour aller plus loin et conclure

Je ne saurais trop vous suggérer ces saines lectures de mes œuvres et de leurs références, ça vous occupera la fin de semaine :

Globalement, il y a aussi pas mal de trucs intéressants à lire sous l’étiquette unicode.

Maintenant, il faut que je vous dise, ce que j’ai écrit ci-dessus, je l’ai plus ou moins déjà écrit d’une manière ou d’une autre. Ça, c’est pas le message, le message c’est qu’en écrivant moi-même ces textes qui m’ont servi à écrire ce journal, j’ai appris beaucoup (par contre pour le déchiffrage de chien, je reste assez nulle). Et il y a un autre effet secondaire à écrire soi-même : la pratique rend l’écriture et la structuration du texte plus facile au fil du temps.

Sur ce, si vous avez des suggestions pour l’écriture de textes en plusieurs systèmes d’écriture, je suis très preneuse.

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