Livre blanc de l'APRIL sur les modèles économiques du Logiciel Libre

Posté par (page perso) . Modéré par Bruno Michel.
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12
déc.
2007
Communauté
L'APRIL a publié ce mardi 11 décembre 2007 un livre blanc des modèles économiques du Logiciel Libre, réalisé par des entreprises membres de l'association. Représentatifs de tout l'écosystème, éditeurs, consultants, SSLL, sociétés de service, industriels et utilisateurs s'y sont réunis pour recenser et expliquer les modèles économiques du Logiciel Libre. Ils expliquent pourquoi ces modèles, où édition et service se mêlent dans des modèles hybrides, répondent mieux aux attentes des entreprises. Enfin ils esquissent les évolutions possibles de ces modèles.

« L'analyse du livre blanc de l'April s'appuie sur l'expérience de tous nos entreprises membres, plus de cinquante. D'une part, une enquête selon une métrique définie dans ce livre blanc a été réalisée auprès d'eux et par ailleurs la plupart d'entre eux ont contribué à ce travail collectif comme auteur ou en améliorant l'ouvrage de leurs commentaires et critiques » explique Christophe Le Bars, vice-président Entreprises de l'April.

Frédéric Couchet dans un courriel à la liste des membres remercie « tous les auteurs, contributeurs et relecteurs de ce livre blanc ».

Ce livre blanc de 57 pages est diffusé selon les termes de la Licence GNU Free Documentation License, version 1.2 ou ultérieure publiée par la Free Software Foundation.

NdM : Merci à Jean-Christophe BECQUET de nous avoir proposé la même information. Depuis ses premiers pas dans le secteur professionnel dans les années 1990, le Logiciel Libre a parcouru un chemin remarquable dans le monde de l'entreprise. Il est devenu un segment de marché à part entière, dont le chiffre d'affaires global en France a approché les 500 millions en 2006. Un nombre croissant d'ingénieurs-développeurs, d'éditeurs et de SSII proposent des offres de plus en plus riches et diversifiées.

Du serveur d'entreprise au poste de travail en passant par les applications métiers, des solutions basées sur des logiciels libres concurrencent désormais les offres classiques des grandes éditeurs de logiciels propriétaires.

On ne peut que se réjouir que le modèle de travail collaboratif du Libre, mais aussi son éthique, gagnent de plus en plus de terrain chez les professionnels et les utilisateurs. Cette réussite méritait l'analyse des modèles économiques que propose ce livre blanc.

Table des matières

Historique
Préface
Avant-propos
Remerciements
Préambule
Les logiciels libres, un écosystème diversifié en osmose avec internet
  1. Les mécanismes de création des logiciels libres
  2. Des logiciels système aux applications métier
  3. Les communautés
  4. Les projets s'organisent en communautés
  5. L'efficacité des communautés : un avantage économique et juridique
  6. Une grande diversité d'acteurs professionnels
  7. Un continuum allant des métiers d'éditeur au service
  8. Vers une nouvelle chaîne de valeurs...
Le Logiciel Libre, vecteur de création de valeur
  1. Les apports généraux des logiciels libres
  2. Les extensions de la technologie
  3. L'accélération de l'innovation
Cartographie des modèles économiques
  1. Marché
  2. Modèles économiques
Comment va évoluer le marché d'ici à 2010 ?
Les enjeux technologiques, économiques et stratégiques
  1. L'enjeu du Logiciel Libre dans l'économie de l'immatériel
  2. L'enjeu économique de l'innovation
  3. L'enjeu de la transparence et de l'interopérabilité
  4. Les enjeux d'indépendance
  5. Les enjeux français et européens
  6. Les enjeux pour la recherche
  7. De nouveaux moyens d'échanges
  8. Des synergies nombreuses
  9. Le brevet logiciel : un obstacle à surmonter
  10. La protection face à la menace des brevets logiciels
Liste des acronymes
À propos de l'April
ANNEXES
Annexe A) Typologie des licences libres
  1. Définitions et principes généraux
  2. Évolutions prévisibles
Annexe B) Les enjeux stratégiques du Logiciel Libre
  1. Un enjeu de société
  2. Un enjeu économique
  3. Un enjeu stratégique
Annexe C) Un cas d’école : AdaCore, éditeur de logiciels libres
Annexe D) Point de vue juridique : licence GNU GPL, contractualisation et utilisateur secondaire
Annexe E) Entreprises membres de l'April au 1er décembre 2007
Annexe F) Références webliographiques
Licence Gnu Free Documentation licence

Aller plus loin

  • # Bravo

    Posté par . Évalué à 7.

    Je trouve cette initiative très pertinente.
    J'ai encore entendu dernièrement (il y a pas un mois), que les logiciels libres n'étaient pas viables car ils étaient développés par des geeks asociaux sur leur temps libre et que cela décrédibilisait la qualité. Que éclipse et firefox ne sont que des contres exemple et qu'il n'existe pas d'économie du libre.
    C'étaient des développeurs et je trouve effarant l'image que des gens qui devraient être éclairé ont du logiciel libre. Il y a un problème de communication sûrement.

    J'avais trouvé des trucs à leur envoyer (un dossier sur silicon.fr) mais je suis pas sur qu'ils les aient lus.
    Quand le journal est sortit, je leur ai envoyé le lien...

    Je me demande s'il ne faudrait pas que je trouve aussi un document moins sérieux mais plus accrocheur pour les titiller ?
    • [^] # Re: Bravo

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      >>> Je me demande s'il ne faudrait pas que je trouve aussi un document moins sérieux mais plus accrocheur pour les titiller ?

      C'est vrai que le document est une sorte de référence et que l'APRIL a fait un super boulot là-dessus. C'est excellent d'avoir ce travail a opposer aux innombrables sceptiques du libre.

      Une seule pico-critique (juste pour faire le chieur) : Le fait d'inclure le texte intégral de la licence à la fin du doc le fait tout juste basculer dans la catégorie "agrafeuse-se-met-en-grève-car-y'a-trop-à-manger". Si il n'y avait qu'un pointeur vers le texte de la licence sur le web on aurait pu rester dans la confortable catégorie "agrafeuse-accepte-d'agrafer-dans-la-joie-et-la-bonne-humeur".
      • [^] # Re: Bravo

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Le fait d'inclure le texte intégral de la licence à la fin du doc le fait tout juste basculer dans la catégorie "agrafeuse-se-met-en-grève-car-y'a-trop-à-manger". Si il n'y avait qu'un pointeur vers le texte de la licence sur le web on aurait pu rester dans la confortable catégorie "agrafeuse-accepte-d'agrafer-dans-la-joie-et-la-bonne-humeur".

        Sauf que http://www.gnu.org/licenses/fdl.html#SEC4 :

        To use this License in a document you have written, include a copy of the License in the document and put the following copyright and license notices just after the title page:
        • [^] # Re: Bravo

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          C'est pas faux.
          ça m'a fait penser à un truc : à aucun moment il n'est précisé quelle taille doivent avoir les caractères de la licence qu'il est obligatoire d'inclure !
          Si je met un minuscule "point" submillimétrique à la fin de mon document et que ce point est en fait une version de la licence avec des caractères microscopiques est-ce que je respecte la licence ?
          • [^] # Re: Bravo

            Posté par . Évalué à -1.

            Oui .
            Après la FSF dira peut-être le contraire mais c'est parce que ça l'arrange .
          • [^] # Re: Bravo

            Posté par (page perso) . Évalué à 0.

            Bonne idée, je n'y avais pas pensé... mais mon imprimante n'a pas la résolution qu'il faut !

            GNU's Not Unix / LINUX Is Not Unix Xernel

    • [^] # Re: Bravo

      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

    • [^] # Re: Bravo

      Posté par . Évalué à 3.

      Bonjour

      En terme de document sérieux, sous une autre forme, tu as également cette étude de l'AFUL sortie il y a quelques mois

      http://www.aful.org/professionnels/modeles-economiques-ll

      Laurent
      • [^] # Re: Bravo

        Posté par . Évalué à 8.

        Laurent Godart !!

        je profite lachement de linuxfr pour te remercier de tes macros OpenOffice et de leur qualité. Celle de transformation des powerpoint en pdf est toujours absolument fantastique.
        Et pour avoir essayer de nombreuses solutions (y compris des softs privateurs très chers) c' est vraiment la meilleure solution !!
        Ta macro est capable de transformer des powerpoint complexes (genre 100MO avec effet de transparence, vidéos incluses, etc etc) en pdf, parfaitement bien !!

        bon ok c' était il y a déjà 2 ans et demi, mais il est jamais trop tard pour dire MERCI ;)
        • [^] # Re: Bravo

          Posté par . Évalué à 4.

          Merci ca fait plaisir

          Mais pour être honnête, tu sais, c'est surtout OOo qui est un bon outil

          mais content que celà puisse te servir :)
    • [^] # Re: Bravo

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      J'avais trouvé des trucs à leur envoyer (un dossier sur silicon.fr) mais je suis pas sur qu'ils les aient lus.

      Tu parles de ce dossier :
      http://www.silicon.fr/fr/special-report/2007/01/28/dossiers-(...) ???
      il a l'air intéressant en effet.... et en plus sponsorisé par Microsoft !

      GNU's Not Unix / LINUX Is Not Unix Xernel

  • # Un schéma simple

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Un schéma simple présentant un modèle de financement des logiciels open source :
    http://www.tux-planet.fr/blog/?2007/11/13/204-le-financement(...)
  • # 100% logiciel libre

    Posté par . Évalué à 2.

    Je relève ce passage étonnant : « AdaCore est une entreprise 100% Logiciel Libre dont le modèle commercial repose sur un abonnement annuel comprenant la mise à disposition d'outils de développement sous une licence adaptée aux usages industriels ».
    Il faudra qu'on m'explique ce qu'est une entreprise « 100% Logiciel Libre » qui vend(rait) du logiciel propriétaire ??

    On a déjà buté sur ce mystère AdaCore lorsqu'on a écrit notre comparatif de logiciels libres, chez Libroscope :
    http://www.libroscope.org/Benchmark-23-logiciels-libres
    • [^] # Re: 100% logiciel libre

      Posté par . Évalué à 1.

      Un logiciel sous licence reconnue par la FSF est libre à 100 %.

      La définition du libre selon libroscope est détournée. Pour eux 100% libre signifie 100% communautaire.
      • [^] # Re: 100% logiciel libre

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        yep, ça en serait plutôt à "200% libre" quand c'est communautaire : cela apporte une garantie tout de même qu'il y a un écosystème autonome qui s'est construit autour du logiciel et qu'il n'est pas contrôlé par une seule entité.
        Après, à chacun qui fait du libre de proposer son modèle, la volonté de contrôle pouvant être plus insidieuse (mais àmha pas besoin de voir du mal partout) : le benchmark de libroscope est intéressant pour évaluer des logiciels libres d'un point de vue intégrateur de logiciel. Il y a tout de même la lettre du libre (la licence en tant que tel) et les bonnes pratiques du libres qui permettent d'aller plus loin.
        Il y a d'autres méthodes d'évaluation des logiciels libres qui existent telles que http://qsos.org/ (elle-même libre GPL + GFDL de mémoire) qui permettent d'évaluer aussi le périmètre fonctionnel couvert en tenant compte du domaine / type de logiciel.
        • [^] # Re: 100% logiciel libre

          Posté par . Évalué à 1.

          Il est incontestable qu'un vaste mouvement communautaire s'est construit autour du logiciel libre. Je trouve cependanrt regrettable que ces extrémistes essaye de s'approprier le logiciel libre en pratiquant une redéfinition du logiciel libre
          • [^] # Re: 100% logiciel libre

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            le terme "extrémistes" me semble un peu surestimé.

            àmha c'est plus une formulation malencontreuse qu'une redéfinition du logiciel libre.
            Il est clair qu'avoir un logiciel sous licence libre est suffisant et en accord stricto sensu avec la définition de logiciel libre. Après à chacun de trouver son modèle, si possible en accord avec l'esprit du logiciel libre.
            par exemple Alfresco, dans les commentaires de https://linuxfr.org//2007/08/01/22791.html montre qu'il est passé par différentes phases, certaines "fonctionnant" mieux que d'autres (je cite Maillequeule) :
            "- la version entreprise qui offrait plus (ça ne marche pas)
            - la licence bancale (ça marche, mais peut mieux faire)
            - la GPL (ça marche !)"
            et pour aller plus loin :
            - une version communautaire mise à jour avec des contributions externes au besoin
            - la version supportée est une intégration de la version communautaire (et est supportée pour un moins grand nombre d'environnements avec contrat de support à la clé)

            Ce n'est pas le seul modèle, autant diversifier, mais c'est clairement plus ouvert que :
            - fourniture d'un tar.gz, pas de svn ouvert, refus des contributions externes, verrouillage par des portions non libres...
            - pas de bugzilla ouvert, pas de documentation sous licence libre, pas d'intégration dans les distributions...
            qui ressemblent plus à des démarches de logiciels fermés où l'utilisateur a surtout à payer et n'a pas l'air d'être pris en compte dans le process (c'est un choix). Je caricature un peu pour forcer le trait bien sûr, tout n'est jamais si noir dans le libre et cela est plus souvent dû à des maladresses qu'à une réelle volonté de fermer les développements, plutôt à un manque de budget pour ouvrir plus la plupart du temps.
            Il s'agit bien de définition de modèle économique autour du libre, lui permettant de se financer et de continuer plus avant. La licence est la base, il y a moyen de construire au-dessus tout de même.
      • [^] # Re: 100% logiciel libre

        Posté par . Évalué à 1.

        Un logiciel sous licence reconnue par la FSF est libre à 100 %.

        Non, pas forcément.
        Par exemple je prends un logiciel sous BSD, je fais une version dérivée également sous BSD. Je ne distribue que des binaires sans fournir le source à personne. La licence est reconnue par la FSF, mais le logiciel n'est pas libre car la personne qui le reçoit ne dispose pas de la liberté d'étudier.

        Il faut bien distinguer licence libre (licence permettant, mais n'imposant pas forcément, au logiciel d'être libre) et logiciel libre.
        • [^] # Re: 100% logiciel libre

          Posté par . Évalué à 2.

          Si, un logiciel sous licence BSD est libre contrairement à ce que tu dis (enfin presque, le seul état vraiement libre étant le domaine public) parce que t'en fais ce que tu veux (presque) . Si tu fais un dérivé uniquement en binaires, ton dérivé n'est pas libre . Mais l'original le reste .
          • [^] # Re: 100% logiciel libre

            Posté par . Évalué à 2.

            Si tu fais un dérivé uniquement en binaires, ton dérivé n'est pas libre

            Oui, et pourtant le dérivé est bien sous BSD lui aussi.
            Merci d'avoir confirmé ce que voulais dire :-)
  • # Tiny ERP: Editeur Libre

    Posté par . Évalué à 1.

    Bonjour,

    Je dirige un groupe de 40 employés dont la principale activité (presque l'unique) est l'édition d'un logiciel libre de gestion d'entreprises. (http://tinyerp.com).

    Nous pensons qu'il est possible d'avoir un développement et un modèle adatpé aux logiciels libres en tant qu'éditeur. Pour compléter la réflexion, voici un article qui présente quelques points clés de notre modèle économique:

    http://fptiny.blogspot.com/2007/10/open-source-business-mode(...)

    L'ensemble des fonctions d'un éditeur ont dû être revues pour être adaptées au modèle de développement libre. L'article répond à des questions telles que: comment financer la R&D ?, qui paie pour la maintenance, la relation avec les intégrateurs/distributeurs, ...

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