Parution de Fedora 24

59
21
juin
2016
Fedora

Ce mardi 21 juin 2016, le projet Fedora a annoncé la sortie de la distribution GNU/Linux Fedora 24. La version 23 était sortie le 3 novembre 2015.

Fedora est une distribution communautaire développée par le projet éponyme et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

Fedora garde un rôle central dans le développement de ces nouveautés via le développement en amont. En effet, les développeurs de la distribution contribuent également directement au code d’un certain nombre de logiciels libres contenus dans la distribution, dont le noyau Linux, GNOME, NetworkManager, PackageKit, PulseAudio, X.Org, systemd, la célèbre suite de compilateurs GCC, etc. L’ensemble des contributions de Red Hat sont disponibles sur le wiki.

Par ailleurs, les distributions telles que RHEL, Scientific Linux ou CentOS (plus indirectement), avec un cycle de sortie plus espacé permettant un support à plus long terme, sont développées à partir d’une version de Fedora et mises à jour environ tous les trois à cinq ans. Notons que CentOS est un clone gratuit de RHEL, cette dernière étant certes libre, mais payante, offrant ainsi un support technique, des certifications et une garantie.

Fedora

Sommaire

Environnement bureautique

Mise à niveau graphique

Qui dit mise à jour de Fedora dit mise à jour de GNOME. La version 3.20 a apporté un grand soin à l’amélioration de la session fonctionnant sous Wayland. Cependant, les quelques éléments manquants à l’appel, comme l’accessibilité, font repousser l’échéance à Fedora 25 pour la mise en place par défaut de cette session. GNOME Maps gère les itinéraires avec l’aide d’OpenStreetMap. La liste des impressions a été entièrement refaite, tout comme l’utilitaire dconf pour être plus en phase avec le reste du système. GNOME Photos, quant à lui, sait modifier les images avec quelques effets et outils de base. Ensuite, GNOME Documents intègre des bibliothèques de LibreOffice, pour gérer les fichiers qu’il supporte comme les OpenDocuments. Pour finir, Nautilus dispose d’un rafraîchissement plus efficace dans son interface de recherche.

Plus en marge de GNOME, c’est GNOME Logiciels qui permet de mettre à niveau Fedora graphiquement. Cela est dans la continuité de la mise à niveau disponible directement par dnf, apportée par Fedora 23. Cette possibilité de GNOME Logiciels sera proposée également aux utilisateurs de Fedora 23, afin de passer à Fedora 24. Outre cet apport, GNOME Logiciels précise si un logiciel est intégré au système, s’il est disponible via un dépôt tiers et si son développement est toujours actif. Il gère également les notes et commentaires des utilisateurs. Pour finir, il peut rattacher au paquet source les extensions de certains programmes, comme Firefox, afin de disposer de tous les éléments sur une page.

Gnome Logiciels améliorations

Toujours au sujet de GNOME, Fedora propose par défaut l’exploitation de la nouvelle bibliothèque QGnomePlatform. Cette bibliothèque vise à intégrer visuellement les applications écrites avec Qt dans GNOME (qui est écrit en GTK+). Ainsi ces applications utiliseront la même police et à taille identique, le même fond de couleur, le même ratio d’écrans à haute résolution, ainsi que les mêmes effets et widgets du thème GNOME en cours d’utilisation. Cela n’a bien sûr aucun impact sur l’ergonomie du programme et son intégration d’un point de vue fonctionnel. C’est uniquement esthétique.

Concernant le passage à Fedora 24, l’utilitaire Fedora Media Writer (anciennement nommé LiveUSB Tools) a été entièrement revisité. L’objectif est en effet que l’utilitaire télécharge et installe très simplement une version spécifiée de Fedora, qui peut être un Spin par exemple. Cela évite notamment de devoir transférer l’image disque à la main sur clé USB ou CD, étape compliquée pour trop d’utilisateurs potentiels. Cependant pour une question de conditions légales, il y a la problématique de la génération automatique de l’application pour Windows et Mac OS X, qui n'est du coup pas encore disponibles officiellement sur ces plateformes.
Les utilisateurs de Fedora 23 pourront bénéficier de cette version, qui s’intègre par ailleurs mieux à l’environnement GNOME et qui a été grandement simplifiée à l’usage.

Nouvelle interface de Fedora Media Writer

Fedora propose également des Spins, qui sont des images officielles de Fedora présentant d'autres logiciels installés par défaut. Ces Spins sont orientés bureaux graphiques ou applications de productivité. On y retrouve l'image officielle de Fedora KDE, mais aussi Xfce, LXde, Mate Compiz, Cinnamon, et enfin l'interface pour enfants SOAS (« Sugar on a Stick »), permettant à toutes et tous d'avoir le bureau de leur choix. Côté suite de productivité, Fedora propose les Spins Scientific, Robotics, Security Suite, ainsi que Design Suite. Enfin Fedora propose un Spin Games.

Fedora met à disposition un nouveau Spin officiel consacré à l’astronomie. Il comprend entre autre un environnement KDE avec KStar, Stellarium et Celestia pour les applications principales installées par défaut.

Vous êtes utilisateur du mini-ordinateur OLPC ? Le Spin SOAS Desktop, avec son environnement graphique Sugar, a été mis à jour à la version 0.108. C’est surtout une version de fignolage. Avec par exemple la disparition de l’icône de batterie quand elle est retirée ou la possibilité de démarrer même quand le disque dur est plein.

NetworkManager progresse à la version 1.2 : nouvelle interface de programmation pour les VPN, qui peut d’ailleurs en gérer plusieurs simultanément dorénavant et en ligne de commande. Il prend également en charge les connexions des conteneurs Docker ou LXC. L’interface textuelle a subi une refonte en étant plus lisible grâce à plus de couleurs, un tri de ses sorties et une amélioration dans l’autocomplétion des commandes. Pour renforcer votre vie privée, NetworkManager utilisera par défaut une adresse MAC aléatoire pour scanner les réseaux Wifi, n’exposant ainsi la vraie adresse que pour l’établissement de la connexion, ce qui empêche votre pistage par des points d’accès sans fil notamment.

L’outil de manipulation de photos à l’état brut Darktable, évolue en version 2.0. Il s’intègre mieux dans GNOME par le passage de GTK+ 2 à GTK+ 3 ce qui permet aussi la gestion des écrans à très haute résolution. Il possède une meilleure gestion des couleurs et des impressions via les profils de couleurs de vos périphériques, comme celui de votre écran. De nouveaux modèles d’appareils photos ont été ajouté pour l’extraction automatique des images et des métadonnées. Cette version marque également l’arrêt de la distribution de la version 32 bits.

Administration système

L’utilitaire livemedia-creator remplace livecd-creator pour la mise en place des images ISO de Fedora sur un support comme un CD par exemple. Il sera plus générique avec des images pour périphériques ARM, LiveUSB ou le démarrage réseau par PXE. Il est aussi plus moderne avec une base en Python 3 plutôt que la version 2.

Kerberos prend en compte les règles génériques du système pour la conception des mots de passe. Cela fait suite à la mise en place d’une bibliothèque commune pour les règles de mots de passe, introduite dans Fedora 23.

Distribution du logiciel sen, un utilitaire textuel pour gérer et surveiller les images Docker. Il faut le voir comme une fusion des utilitaires htop, alot et tig pour ces systèmes. Ainsi il peut lancer ou arrêter ces images, étudier leurs journaux, voir leur contenu ou encore obtenir des données en temps réel sur leurs états.

Interface de sen

Le paquet systemd s'atomise un peu plus. Maintenant, la gestion des conteneurs via systemd se fera au travers du paquet systems-containers, et la gestion du matériel via le nouveau paquet systemd-udev. L’objectif de la manœuvre est d’alléger la distribution pour les systèmes virtualisés ou dans les conteneurs qui n’en ont pas besoin. Ces paquets seront en effets facultatifs.

Encore au sujet de systemd : celui-ci ne relancera les services qu’une fois ou deux lors d’une transaction RPM complète sur l’ensemble des paquets concernés et non pour chaque paquet concerné en cours de traitement. Cela limitera les interruptions de services et des opérations répétitives inutilement, l’opération étant factorisée.

Ajout dans l’installateur Anaconda d’une interface de programmation DBus autour des volumes logiques LVM.

Fusion des utilitaires ping et ping6 autour d’un même utilitaire ping gérant les deux types d’adresses IP, à savoir IPv4 et IPv6. Il suffira de passer l’option -4 ou -6 pour forcer le type d’adressage. Le système sera ainsi plus cohérent.

Pour le calcul des adresses IP, ipcalctool sera supprimé au profit d’ipcalc à cause de la redondance entre les deux et de la non gestion de l’IPv6 par le premier.

Cloud

Retour du très attendu OpenShift Origin dans Fedora pour le développement et le déploiement des services Cloud. Cette solution appartenant à Red Hat, elle a déjà fait une excursion en version deux dans Fedora par le passé. Mais la compatibilité avec les évolutions de Ruby étant difficiles, elle a été retiré. La version trois repose dorénavant sur Go et fait son retour dans les dépôts.

Ajout d’une entrée pour développeurs dans l’image de démarrage d’Atomic. En effet, avant cela, il était nécessaire d’instancier un Cloud pour y accéder, ce qui ne sera maintenant plus nécessaire dans un cadre de tests ou de maintenance.

Les images Atomic peuvent bénéficier des espaces de stockages à travers glusterfs ou Ceph dorénavant.

Les utilisateurs peuvent recevoir, pour plus de visibilité, la liste des mises à jour disponibles après leur connexion via les messages du jour ou encore nommé motd (message of the day). C’est un mécanisme de génération de texte qui est affiché à la console à chaque connexion de l’utilisateur, pour notifier l’utilisateur de quelque chose.

Refonte de paquets autour du langage Python. Tout ce qui est requis du langage par les programmes system-* importants a été inséré dans des paquets system-python afin d’éviter d’utiliser le paquet python en entier. Là encore, dans le but d’alléger le système de base.

Développement

L’agrégat de compilateurs GCC passe à la version 6.1. Cette version marque l’usage de la version C++14 par défaut au lieu de 98. Les messages d’erreurs sont encore plus explicites. L’édition des liens a des performances accrues par une plus grande parallélisation de ce processus et des fichiers LTO (link-time optimization) plus légers. Par défaut, en C++, les pointeurs this au sein de la classe seront considérés par défaut comme valides à des fins d’optimisation. Pour finir le code, OpenMP peut maintenant s’exécuter sur des cartes graphiques AMD pour soulager le processeur et gagner en performance.

Le langage Python passe à la version 3.5. Les programmes zippés sont ainsi dotés de l’extension .pyz ou .pywz pour être facilement identifiables par le système. Ajout du formateur % pour les octets et tableaux d’octets. Pour de meilleures performances, ajout de os.scandir() comme nouvel itérateur de répertoire, économisant un appel système coûteux pour chaque fichier présent. Et pour la comparaison de flottants, la fonction math.isclose() permet de vérifier une égalité à 10-9 près par défaut. Pour finir, la multiplication matricielle dispose de son propre opérateur qui est l’arobase.

Remplacement du projet Subs, un client pour services web SOAP en Python, par le fork initié par Jurko Gospodnetić, faute de maintenance et de la non prise en charge de Python 3. Le paquet change de nom pour suds-jurko, et il est recommandé de tester les applications en dépendant pour relever toute rupture de compatibilité.

Le langage de Google, Go, évolue à la version 1.6. Au programme, le paquet net/http gère le protocole HTTP2 de manière transparente. Une amélioration notable des performances autour des paquets de cryptographies ou du ramasse-miettes. Également quelques modifications des templates et concurrences d’accès aux map.

Le langage Ruby quant à lui fonce en version 2.3. Outre une progression dans les performances, un nouveau pragma est proposé pour geler les chaînes de caractères d’un fichier, afin qu’elles soient immuables. De plus, un nouvel opérateur de navigation sécurisé fait son apparition : &.. En effet, au lieu de tester la validité de chaque membre par exemple de foo.bar.test demandant moult conditions de test, cet opérateur gère la situation proprement avec foo&.bar&.test.

Le langage Erlang bénéficie de sa dernière version 18. Au menu, un passage à la licence Apache License 2.0. Plus fonctionnellement, les standards de cryptographie SSLv3 et RC4 ont été retirés, car elles ne sont plus fiables à présent. Une nouvelle API pour gérer le temps, qui prend mieux en charge la notification du changement d’heure par le système. Par ailleurs la gestion du temps est plus optimisée et passe mieux à l’échelle.

Un coup de fouet a été donné pour la distribution LaTeX TeXLive vers la version 2015. La partie PDF gère les JPEG Exif tout comme JFIF. MetaPost sait manipuler les nombres en base deux et le japonais. Et enfin, la gestion de l’Unicode est améliorée dans les procédures internes.

La célèbre bibliothèque C++ Boost, a été boostée vers la version 1.60. Cette version corrige la prise en charge de l’architecture PowerPC de la partie Atomic, pendant que les architectures x86 et x86_64 bénéficient d’une réduction des registres nécessaires dans cette section. La partie Tests profite d’une nouvelle API et interface en ligne de commandes. Et plein d’autres correctifs encore !

La bibliothèque standard du langage C GLibc avance à la version 2.23. Cette version apporte la gestion d’Unicode 8.0. Il est enfin possible de désactiver les fuseaux horaires pour un programme cible, afin d’utiliser une bibliothèque externe par exemple. Elle corrige aussi un bogue présent depuis 2012 dans l’implémentation de la fonction malloc en cas de demandes concurrentes entre différents threads. Bien sûr il y a aussi d’autres correctifs importants, dont de sécurité.
Suppression dans GLibc de librtkaio qui ajoutait une implémentation de l'API POSIX concernant le temps réel en exploitant les entrées/sorties asynchrones du noyau Linux, qui était trop peu utilisée. Le retour à une implémentation plus générique peut réduire les performances des applications l'utilisant.

Abandon de la dépendance des modules PHP PECL avec le paquet php-pear, projet qui devient obsolète.

Les amateurs de la bibliothèque Qt profiteront du remplacement de QtWebKit par QtWebEngine, qui est enfin disponible dans les dépôts. Le premier est en effet abandonné par Qt depuis la version 5.5 mais restera disponible pour les applications n’ayant pas encore effectué la migration. Le nouveau moteur est celui exploité par Chromium, la version libre de Google Chrome.

La plateforme de serveurs JavaScript, Node.js, découvre la véritable réponse 4.2. Comme souvent, amélioration des performances, mais aussi possibilité de vérifier la syntaxe du code sans l’exécuter. Et beaucoup de corrections de bogues au programme.

Mise à jour de la plateforme de développement .NET Mono 4.2. Cette version bénéficie de plus de code en provenance de Microsoft suite à la libération de certaines parties de .NET récemment et d'une amélioration des performances à l'exécution. Et bien d'autres correctifs également.

Ajout et activation du ramasse-miette Shenandoah 1.0 à OpenJDK qui met en pause moins longtemps le programme pour nettoyer la mémoire de ce dernier.

BBC Microbit (source Wikipédia)

Fedora ajoute la prise en charge des environnements de développement en Python pour la carte BBC Micro Bit, dédiée à l'apprentissage de l'informatique au Royaume-Uni. De quoi permettre aux écoliers britanniques d'utiliser Fedora pour leurs devoirs. Cette carte dispose d'un SoC ARM Cortex M0 (32 bits), une antenne Bluetooth, un bouton reset, un port microUSB, un accéléromètre et une boussole numérique.

Internationalisation

Ajout de méta paquets RPM et usage d'un nouveau champ du format RPM pour installer automatiquement les paquets de traduction des logiciels sur votre machine. Il doit remplacer à terme le greffon dnf-langpack qui effectuait cette tâche imparfaitement au sein d'Anaconda lors d'une installation fraîche de Fedora. Cela repose sur une gestion des dépendances faibles qui permet de préciser qu'un paquet est nécessaire dans le cas d'un usage du système dans une langue donnée ou autres éléments particuliers. Pour les utilisateurs de l'installation par Internet ou du DVD, le choix de la langue à la configuration initialise ce système automatiquement. Pour ceux qui installent avec un LiveCD, il sera nécessaire d'installer le méta-paquet langpacks-fr pour les francophones.

Sortie des langues du paquet Glibc. Cette bibliothèque de base du système offre ainsi un système plus léger d'environ 100 Mio (particulièrement utile pour les versions Server et Cloud) en éliminant les chaînes de langues non indispensables par défaut, et en utilisant la fonctionnalité décrite ci-dessus pour installer celles nécessaires au système. L'ensemble des langues reste installable via le paquet glibc-all-langpacks si besoin.

Mise à jour du composant ibus-fbterm de la suite IBus à la version 1.5 afin de profiter d'IBus dans les environnements purement textuels.

Du côté du projet Fedora

Le projet Fedora a dans son ensemble profité de la version 24 pour mettre en place de nouveaux outils et de nouvelles procédures pour générer les images ou les dépôts de Fedora. L'objectif étant d'améliorer l'intégration et la logique de l'ensemble ainsi que de pouvoir mettre en place le fonctionnement de Fedora.next, dont la notion des couches logicielles au sein de la distribution.

Koji peut générer des dépôts avec des paquets RPM signés, permettant d'unifier nombre de procédures et d'outils en son sein, qui en général étaient des scripts épars écrits dans des langages différents.

Mise à disposition d'images officielles de Fedora à base de couches d'images Docker. Cela facilitera le déploiement d'applications via un conteneur Docker par Fedora elle-même.

Réécriture de pungi, qui sert à réaliser les images de Fedora, avec une amélioration des performances permettant de réaliser des images plus souvent. Il met à disposition les journaux de manière publique et de manière plus distribuée aussi. Il servira plus tard à aider la génération d'images de tests pour alimenter autoQA, afin de déterminer si cette image est fonctionnelle ou non et ce automatiquement.

Ajout du programme web Product Definition Center. Il remplace l'ensemble des scripts chaotiques (en Python, Shell ou Perl) qui servaient à définir et générer les différentes images officielles du projet. La nouvelle architecture pour réaliser cela sera du type MVC, et ce programme correspond à la partie Model de l'ensemble.

Nouvelles de la traduction

Grâce à une relecture collective lors d'une semaine focalisée sur la traduction, vous devriez avoir sur vos machines un gestionnaire de paquets DNF 100% francophone, ainsi que ses extensions !

Le site http://whatcanidoforfedora.org/ devrait également être traduit à 100%, ainsi qu'une majorité des pages de wiki vers lesquelles celui-ci pointe !

Lors des journées de test des versions alpha et bêta, nous avons signalé et corrigé des traductions dans divers logiciels, notamment GNOME. La communauté Fedora est particulièrement attentive à remonter les corrections aux projets amonts, c'est particulièrement valable pour la traduction !

Nous avons repris la traduction des documentations fournies par Fedora (l'outil de publication est Publican), mais l'équipe de Documentation a besoins de bras pour actualiser son travail. N'hésitez pas à la rejoindre ! Pour le moment, nous nous sommes limités au guide d'installation et aux notes de version officielles.

Si vous souhaitez donner un coup de main à l'équipe de traduction, ou remonter des soucis liés à celle-ci, n'hésitez pas à consulter cette page.

  • # migration

    Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 21/06/16 à 18:18.

    Merci pour cette dépêche détaillée, y-a-t-il une date recommandée pour la migration 23->24 , a priori les dépôts rpmfusion sont actifs ( sauf rpmfusion-nonfree-updates ) mais vide pour l'instant.

    PS: pour le bbc micro il y a cette article en anglais https://fedoramagazine.org/learn-programming-using-micro-bit-fedora/

    bonne continuation

    • [^] # Re: migration

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Ça n'a rien d'une recommendation, ou alors uniquement de moi-même, mais j'essaie d'attendre quelques jours avant de mettre à jour, que les gros bugs soient dégrossis (oui je sais je devrais y participer plutôt).

      Tu peux surveiller http://fedoraproject.org/wiki/Common_F24_bugs (la page n'existe pas encore) et voir si tu es dans un cas problématique ou non.

      • [^] # Re: migration

        Posté par . Évalué à 6.

        Je sais que ce n'est pas une excuse mais il y a pire. Moi, j'attends carrément une version pour upgrader. Aujourd'hui, je fais la mise à jour vers fedora 23.

        • [^] # Re: migration

          Posté par . Évalué à 2.

          Je vais te paraître curieux, je m'en excuse, mais pourquoi attendre si longtemps pour passer à F23? Avec Debian stable, je comprends que l'on retarde la migration dans la mesure où les versions de paquets ne changent pas, ce qui n'est pas le cas de Fedora.

          • [^] # Re: migration

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            la migration dans la mesure où les versions de paquets ne changent pas, ce qui n'est pas le cas de Fedora.

            Ça c'est faux, du moins partiellement.
            Les paquets comme LibreOffice et GNOME ne bougent pas (sauf l'exceptionnel coup de mettre Gnome Logiciels 3.20 dans Fedora 23 pour permettre la mise à niveau). Pour d'autres composants, cela dépend du mainteneur.

            Je vais te paraître curieux, je m'en excuse, mais pourquoi attendre si longtemps pour passer à F23?

            C'est en effet un choix discutable, de manière honnête, les Fedora Alpha sont même très utilisables (c'est ce que je fais depuis Fedora 15 environ). Depuis les versions stables restent très stables dès le départ.

            Cela peut même avoir un effet pervers de rester sur une vieille version. Sous Fedora les mises à jour sont en général dans le dépôt updates-testing durant 2-3 semaines avant de passer en updates, ou alors quand un grand nombre de gens ont validé la mise à jour. Cela permet de résoudre quelques soucis.

            Et justement, les gens qui utilisent updates-testing sont en général sur la dernière version de Fedora (donc la 24 aujourd'hui ou très bientôt), laissant la version 23 ou précédente bien plus exposée à une mise à jour qui foire car moins testée.

            Après, les mises à jour foireuses il y en a, mais ce n'est pas énorme non plus.

            • [^] # Re: migration

              Posté par . Évalué à 1.

              Ça c'est faux, du moins partiellement

              Notre vision dépend effectivement des paquets qui sont indispensables pour chacun de nous (je n'utilise pas Gnome) mais depuis la sortie de F23, on a vu défiler plusieurs versions de paquets incontournables, dont Kernel.

              • [^] # Re: migration

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Le noyau est effectivement un composant qui est toujours mis à jour, enfin dans la branche la plus récente avec au moins une révision mineure .1.

                Mais ce n'est pas pour autant que c'est la généralité, beaucoup de paquets sont plutôt figés, cela dépend du projet (si le projet est maintenu moins de 13 mois, cela peut être mis à jour pour cette raison). Les paquets de base du système qui ont un fort coupable avec le reste du système comme GCC, Python, Perl, Node.js et autres ne le sont pas également car le risque de casser des programmes est grand.

          • [^] # Re: migration

            Posté par . Évalué à 1.

            Je constate personnellement que les mise à jour me pose moins de problème depuis que je m'impose se délai.

            Si je devais réinstaller un système depuis rien je prendrai surement la dernière versions mais dans le cas d'un upgrade d'une version déjà installer (comme c'est le cas pour moi depuis Fedora 15) je préfère attendre.

            Les principaux éléments qui peuvent mener a un problème et qui justifie l'attente sont (pour moi):
            1. l’installeur qui aura profiter des remontés de bugs de tous les utilisateur qui auront fait l'upgrade avant moi.
            2. avec le temps toutes les dépendance de tous les paquets que j'utilise auront été mise à jour. Cela évite de se retrouver avec une partie des logiciels qui se désinstalle pour pouvoir faire la mise à jour ou un blocage de la mise a jour parce que tel paquet ne peut pas être mis a jour.
            3. Les bugs les plus gênant auront été corrigé ou un moyen de les contourner sera facile a trouver car dispo sur tous les wiki et forums.

            Après même si les versions de certains paquet change, les plus critiques on tendance a rester sur la même version avec seulement des correction de bugs.

            N.B: Ceci est mon retour d’expérience sur les mise à jour, il est possible que je me plante complétement.

            • [^] # Re: migration

              Posté par . Évalué à 1.

              l’installeur qui aura profité des remontées de bugs de tous les utilisateurs qui auront fait l'upgrade avant moi

              Sauf erreur de ma part, la mise à jour n'utilise pas l'installeur. C'est DNF qui fait le boulot.
              https://fedoraproject.org/wiki/DNF_system_upgrade

              • [^] # Re: migration

                Posté par . Évalué à 1.

                Pour cette version,oui. mais avant il fallait utiliser "fedup" et avant ça il y avait "preupgrade".

    • [^] # Re: migration

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Merci pour cette dépêche détaillée, y-a-t-il une date recommandée pour la migration 23->24 , a priori les dépôts rpmfusion sont actifs ( sauf rpmfusion-nonfree-updates ) mais vide pour l'instant.

      Les dépôts de rpmfusion ne sont pas vides mais bien fonctionnels pour Fedora 24 (je l'utilise en ce moment même). RPMFusion est cependant depuis plus d'un an en changement d'infrastructure qui commence à aboutir, il se peut qu'il manque des paquets ou que certaines infos ne soient pas facilement visibles tant que la transition n'est pas terminée.

      Sinon, pas de recommandation pour migrer, cela peut être fait dès aujourd'hui. Personnellement j'ai trouvé que depuis la version Alpha que c'est assez stable.

      • [^] # Re: migration

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Les dépôts de rpmfusion ne sont pas vides mais bien fonctionnels pour Fedora 24 (je l'utilise en ce moment même).

        Chez moi, j'ai une erreur avec les paquets de rpmfusion:

        Le paquet a52dec-0.7.4-19.fc24.x86_64.rpm n'est pas signé
        Le paquet faad2-libs-2.7-6.fc24.x86_64.rpm

        • [^] # Re: migration

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Oui, car comme je le disais, ils doivent faire encore pas mal de chose manuellement pour pallier l'outillage pas encore disponible ce qui demande du temps.

          Donc pour l'instant les dépôts de RPMFusion ne sont pas signés mais c'est en cours de résolution.

  • # Faut pas exagérer (typo)

    Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 21/06/16 à 23:14.

    Microsoft n'est quand même pas si « microsot » (sic) que ça. :))

    Sinon, dépêche bien rédigée. Merci.

  • # Shenandoah

    Posté par . Évalué à 2.

    Ajout et activation du ramasse-miette Shenandoah 1.0 à OpenJDK qui met en pause moins longtemps le programme pour nettoyer la mémoire de ce dernier.

    D'où vient cette information? Je ne parviens pas à la trouver.

  • # date migration graphique

    Posté par . Évalué à 1.

    Bonjour,
    J'aimerai bien tester la migration via gnome-software, mais celle-ci ne s'affiche toujours pas, et pas de mise-à-jour de gnome-software en vue pour l'instant. C'est normal ? Connaissez-vous une date à laquelle ce sera possible de faire la migration graphique ?

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