Présentation Odoo à Paris, le 6 octobre 2015

Posté par . Édité par tankey, Benoît Sibaud, ZeroHeure et Xavier Claude. Modéré par tankey. Licence CC by-sa
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oct.
2015
Commercial

Dans le cadre de la sortie de Odoo 9, l'éditeur fait un tour du monde pour présenter le logiciel de gestion d'entreprises. Les premières dates francophones sont le mardi 6 octobre 2015 à Paris et le 8 octobre à Bruxelles.

Pour ceux qui ne savent pas y participer, une série de video-conférences sont organisées par application: comptabilité, gestion des stocks, boutique en ligne, gestion de projets, etc.

logo-Odoo

Vous pouvez également découvrir Odoo aux Salons solutions à Paris, du 6 au 8 octobre (mais c'est moins simple de se faire une idée de ce logiciel lors de salon).

Odoo 9 est une suite d'applications de gestion d'entreprises pour PME. Chaque application peut être installée indépendamment pour un logiciel simple et léger, ou vous pouvez installer plusieurs applications pour avoir une suite de gestion complètement intégrée.

Les principales applications d'Odoo sont une boutique en ligne, une gestion de contenu, la comptabilité, la gestion de projets et services, les gestion de stock et fabrication.

Avec Odoo, vous pouvez remplacer toute une suite d'applications de gestion propriétaires par un seul logiciel.

NdM : «qui ne savent pas»_

  • # Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    (discussion en cours sur la liste April)

    Le projet de loi de finance 2016 français concernerait notamment les logiciels de caisse et de comptabilité, en imposant une certification pour obtenir une inviolabilité des écritures : « article 38 Mesure visant à lutter contre la dissimulation de recettes à la TVA : utilisation obligatoire d'un logiciel de caisse ou système non frauduleux ». Elle devrait être problématique pour les logiciels libres de caisse et de comptabilité, en empêchant la plupart des modifications ou des forks qui annuleraient la certification.

    • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Elle devrait être problématique pour les logiciels libres de caisse et de comptabilité,

      Pourquoi?

      en empêchant la plupart des modifications ou des forks qui annuleraient la certification.

      Ca n'empèche rien du tout si je comprend bien, tu as juste à repasser la certification. Et c'est normal de repasser une certification quand on modifie quelque chose, que ce soit libre ou pas.
      Je ne vois pas ce que ça empêche, tu es toujours libre de modifier, de forker, et de faire passer la certification.

      Ou est le problème vis à vis du libre spécialement?

      • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Problèmes possibles :

        • l'argent deviendrait un critère important puisqu'il faut payer pour avoir les spécifications et payer à chaque fois pour une certification (ça concerne donc tous les petits éditeurs, libres ou non).
        • il pourrait devenir impossible de diffuser autre chose que les versions certifiées (ce qui reviendrait à avoir des cycles de développement fermés)
        • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

          Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 05/10/15 à 16:18.

          il pourrait devenir impossible de diffuser autre chose que les versions certifiées (ce qui reviendrait à avoir des cycles de développement fermés)

          Je ne vois pas le rapport entre l'obligation d'utiliser des versions certifiées et le développement fermé.

          L'obligation ne concerne que l'usage du produit qui doit être certifié. Il n'empêche pas le développement ouvert, mais il impose qu'en production tu utilises une version spécifique du code. C'est assez différent, les utilisateurs restent libres de faire des modifications et de les appliquer sous réserve de certifier derrière pour la mise en production. Cela ne semble pas exclusif.

        • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

          Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 05/10/15 à 16:23.

          l'argent deviendrait un critère important puisqu'il faut payer pour avoir les spécifications et payer à chaque fois pour une certification (ça concerne donc tous les petits éditeurs, libres ou non).

          Ca va dépendre fortement du prix de la certification.
          Mais on en revient à un problème général : la certification, c'est bien ou pas? Désolé, mais perso je ne trouve pas la certification comme quelque de négatif (pour prendre un exemple plus dangereux : je préfère que les voitures sur la route soient contrôlées avant leur mise en service, tant pis pour les gens aimant bidouiller leur voiture pour en faire des monstres de course. ici, il y a une "bonne" raison pour faire la certification aussi).

          il pourrait devenir impossible de diffuser autre chose que les versions certifiées (ce qui reviendrait à avoir des cycles de développement fermés)

          Jusqu'à ce que tu me pointes sur un indice qui te permet d'avoir ce doute, c'est un procès d'intention (et la, si on part la dessus, sur tout ce que toi tu peut faire je vais imaginer tout et n'importe quoi comme dessein caché, tu vas souffrir… Juste parce que je réfléchis comme toi) que de dire que les version en développement seront interdites d'être publiques.

          Production != version de développement.


          Bref, au final, je ne vois rien (pour le moment) qui impacte le libre :
          - 1er argument identique pour tous (libre ou pas), le libre n'est pas impacté car libre.
          - 2ème argument fait de suppositions

          • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Je pensais à https://linuxfr.org/news/de-linterdiction-de-publier-certains-logiciels , https://linuxfr.org/news/de-l%E2%80%99interdiction-de-publier-certains-logiciels-2 et plus récemment http://www.infoq.com/news/2015/07/FCC-Blocks-Open-Source , bref différents cas où la publication des logiciels est interdite. Mais oui ça reste purement hypothétique en l'état.

            Sur l'aspect certification, il est plus facile d'être conforme à quelque chose (un protocole, un format), testable, que de monter que l'on ne fait pas quelque chose (tricher sur des lignes comptables)… Sinon on saurait résoudre la détection des portes dérobées, des codes malveillants, etc. On risque le même genre de souci que sur un logiciel de vote électronique audité par plein de pays mais abandonné ensuite à cause des failles découvertes, ou un logiciel de gestion des dégagements gazeux sur une automobile, ou un logiciel Sony avec rootkit incorporé, ou…

            • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Sans compter qu’on bride la possibilité de forker, de développer « pour voir » etc. ce qui sera un frein gigantesque à l’innovation.

              À 500€ le seul accès aux documents, (à contrôler) 5000€ la certification, si tu n’arrives pas avec un schéma économique sérieux, tu te lances pas dans le développement d’un logiciel de comptabilité basé sur une innovation quelconque.

              Et savoir monter un schéma économique et coder sont deux compétences très différentes, Pastèque, le logiciel de caisse pour lequel je bosse, ne serait jamais apparu si on avait eu à convaincre des financeurs (on n’y est jamais arrivés) et pourtant autant, il existe et il tourne.

              • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Sans compter qu’on bride la possibilité de forker, de développer « pour voir » etc. ce qui sera un frein gigantesque à l’innovation.

                Bah non, tu as le droit de faire ce que tu veux pour le développement.
                la contrainte se porte uniquement pour la mise en production ce qui est différent.

                À 500€ le seul accès aux documents

                De nombreuses normes reconnues ont des documents de référence payantes et cela ne prive nullement de faire des Logiciels Libres avec.

                (à contrôler) 5000€ la certification, si tu n’arrives pas avec un schéma économique sérieux, tu te lances pas dans le développement d’un logiciel de comptabilité basé sur une innovation quelconque.

                Bah tu sais, les logiciels qui vont dans des environnements un peu risqués/sérieux ont ce genre de contraintes aussi (genre l'aéronautique, la défense, le transport…).
                Cela n'empêche pas de faire des Logiciels Libres avec, cela impose juste que le code en production respecte la loi ou les normes de sécurité ou autre chose. Et heureusement qu'il y a ça malgré le coût.

                En plus rien n'empêche l'éditeur/développeur de tout faire gratuité et porter la certification sur le dos des utilisateurs/clients. C'est une possibilité.

                Et savoir monter un schéma économique et coder sont deux compétences très différentes, Pastèque, le logiciel de caisse pour lequel je bosse, ne serait jamais apparu si on avait eu à convaincre des financeurs (on n’y est jamais arrivés) et pourtant autant, il existe et il tourne.

                Car tu pars du principe que la certification est chère (ce qui n'est pas le cas ici apparemment), mais en plus ce n'est pas au développeur de faire la certification (ou du moins de le payer) mais ceux qui l'utilisent en production. C'est différent.

                • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Car tu pars du principe que la certification est chère (ce qui n'est pas le cas ici apparemment), mais en plus ce n'est pas au développeur de faire la certification (ou du moins de le payer) mais ceux qui l'utilisent en production. C'est différent.

                  Le projet de loi établit une responsabilité partagée entre l’utilisateur et l’éditeur. L’éditeur est tenu de fournir une copie de sa certification NF ou un document de conformité basé sur un modèle fourni par l’administration.

                  Si, l’éditeur s’engage.

            • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              La modification prévue de l'article 1770 duodecies (aparté: j'adore le code général des impôts pour m'avoir appris à compter en latin - et en juriste de fait -) : « Le fait, pour une personne assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée, de ne pas justifier, par la production de l'attestation ou du certificat prévu au 3° bis de l'article 286, que le ou les logiciels de comptabilité ou de gestion ou systèmes de caisse qu'elle détient satisfont aux conditions d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage des données prévues par ces mêmes dispositions est sanctionné par une amende de 5 000 € par logiciel de comptabilité ou de gestion ou système de caisse. »
              Bref la détention de logiciel non certifié serait punie d'amende.

        • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Problèmes possibles

          Tu oublies le plus important :
          - inefficacité totale de la mesure

          C'est principalement pour lutter contre les réglements en liquide non déclarés, aidés par des fonctionnalité cachées dans les logiciels.

          À partir du moment où un éditeur (libre ou commercial) a développé une fonctionnalité, il est facile de la déporter dans un programme externe.
          L'éditeur qui permet déjà à ses clients de tricher ne va surtout pas jouer à supprimer cette fonctionnalité. Donc elle sera juste sortie du logiciel.

          Le seul moyen d'avoir des écritures non modifiables est de les rendre non répudiables.
          Cela implique un appel à un serveur « de confiance » lors de chaque écriture. Donc un truc sous le contrôle de l'état ou d'une entreprise agrée. Donc les logiciels ne fonctionnent plus en cas de coupure internet.
          Ou une machine sur le réseau local mais dont l'accés est limité, bref des trucs compliqués.
          Et encore, cela ne permettra que d'empêcher les modifications a posteriori. Mais ça limite pas mal tout de même, au prix de grosses complications.

    • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      La position d'OpenConcerto (qui propose un module de caisse) vis à vis de ce projet de loi :
      - aucun impact sur l'aspect libre du logiciel : ils continuera à évoluer et à être sous licence GPL
      - terminé la gratuité du module caisse : le coût de la certification sera répercuté aux utilisateurs

      Est ce que ça luttera contre les fraudes, je ne pense pas, l'histoire montre que les tricheurs ont toujours un coup d'avance sur l'état répresseur. Aucun député ou sénateur pour se poser la question des causes de fraude ?

      • [^] # HS le coupable de la fraude c'est l'Etat, évidement!

        Posté par (page perso) . Évalué à -2.

        Aucun député ou sénateur pour se poser la question des causes de fraude ?

        Mais toi tu vas pouvoir répondre, à coup sûr!
        Parce que moi, je sais que la fraude est pour éviter de payer sa part à la société (on préfère garde 100% de la thune), et la seule solution pour "corriger" la fraude serait de laisser crever son voisin dans une société où seul le meilleur gagne et où tous les autres crèvent (solution où on ne taxe pas les gens, on supprime alors le besoin de fraude, évidement), et ce n'est pas une société que je souhaites.

        donc ce genre de "question" est surtout pour justifier de laisser crever son voisin.

        A moins que tu ais une autre réponse?

        • [^] # Re: HS le coupable de la fraude c'est l'Etat, évidement!

          Posté par (page perso) . Évalué à -1.

          Il est en panne Google? :) Allez un petit copier-coller du premier lien trouvé pour contrebalancer ta vision angélique de la France.

          Dixit maître Google :

          L’inadaptation du système fiscal.
          Les mentalités : absence de culture fiscale.
          La pression fiscale : certains fraudeurs considèrent comme légitime l’incivisme fiscal devant un impôt lourd et contraignant.
          La conjoncture économique.
          L’appât du gain facile.
          L’inégalité entre les impôts payés et les avantages perçus.

          Je tiens à préciser que je n'approuve aucunement la fraude
          (ni l'attitude répressive de ceux qui viennent de nous acheter 2 beaux tableaux à 80 millions d'euros http://www.huffingtonpost.fr/2015/09/30/vente-tableaux-rembrandt-france-pays-bas-160-millions-euros_n_8219654.html "Un prix considéré comme très au dessus du marché par plusieurs experts")

          Merci d'avance de stopper ce tir à boulet rouge (et injustifié) sur moi, je ne fraude pas et je ne décide de rien.
          Je dis juste que nos députés et sénateurs sont absents quand il faut se poser la question des causes qui amènent à un n-eme projet de loi.

      • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

        Posté par (page perso) . Évalué à -2.

        Et la possibilité des gens de modifier le logiciel ? Parce que bon, la plus grosse attaque est là : ce projet de loi vient saper la liberté de modifier un logiciel de caisse/compta. Il sera in fine impossible d’avoir un logiciel libre de compta/trésorerie

        • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Aucun rapport, c'est juste que le binaire résultant du source devra être certifié pour la production, cela n''entrave pas l'usage de LL dans ce cadre, cela pose juste des contraintes sur la fréquence des mises à jour et le binaire employé mais un LL peut parfaitement être utilisé et modifié, tant que le résultat est certifié.

          • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

            Posté par (page perso) . Évalué à 0.

            Je pense que la question de fond est de savoir si l'on est toujours libre de modifier/utiliser le logiciel dans le cadre où :
            - dès que l'on veut l'utiliser, il faut en avoir l'autorisation (moyennant finance pour la certification).

            En tout cas, logiciel libre ou pas, ça va être un sacré farwest pour les entreprises.

            Vu qu'un logiciel change en permanence (nouvelle fonctionnalités, améliorations, correctifs de bugs, adaptations à des cas particuliers…), cela va entraîner des temps de mise à jour dépendants des temps de certification, des coûts en temps et en argent pour l'éditeur, et au final pour l'utilisateur (car c'est au final lui qui financera tout cela).

            • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              • dès que l'on veut l'utiliser, il faut en avoir l'autorisation (moyennant finance pour la certification).

              C'est pareil pour tout, à différentes échelles. C'est ce que l'on appelle l'univers merveilleux des environnements avec des restrictions sur l'usage pour des raisons de sécurité / respect de la loi. Tu imagines bien qu'on embarque pas dans un avion des produits non certifiés pour des raisons évidentes. Pourtant dedans tu trouveras des LLs et cela n'est pas interdit du tout.

              L'objectif est que l'État ou les organismes responsables de s'assurer qu'un produit est conforme à la loi. Tu es libre de faire ce que tu veux tant que ce n'est pas utilisé en production (si tu veux faire ta compta perso sans valeur officielle tu pourras l'utiliser par exemple).

              Sinon, si tu pars de ce principe là, l'OpenHardware n'existe pas car les produits commercialisés doivent respecter la loi aussi (que ce soit pour les normes électriques, les normes de sécurité aériennes pour les appareils qui volent, les normes de rayonnement électromagnétiques pour ceux concernés, etc.). Il n'y a pas que du technique derrière ces questions. Il y a beaucoup de légal aussi.

              Bref, il n'y a aucune incompatibilité dedans, si ce n'est des fantasmes. Surtout que la problématique existe depuis longtemps, pourquoi se focaliser sur ce projet de loi en particulier ?

              • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

                Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 07/10/15 à 14:34.

                Bref, il n'y a aucune incompatibilité dedans, si ce n'est des fantasmes. Surtout que la problématique existe depuis longtemps, pourquoi se focaliser sur ce projet de loi en particulier ?

                Il n'y a rien de particulier à cette loi, elle est dans la logique actuelle qui est de ne jamais adresser aux causes mais utiliser tout ce que l'on peut pour minimiser les conséquences.

                Dans ce cas de figure, il ne s'agit pas de pollution, de sécurité, de compatibilité,… sujets sur lesquels personne ne pourra contester l’intérêt des réglementations.
                Il s'agit ici de contraintes, de coûts supplémentaires et d'amendes qui vont tomber sur ceux qui ne fraudent pas mais qui vont être en défaut de conformité.
                Les fraudeurs trouveront toujours de quoi frauder, les seuls perdants de l'histoire seront les non-fraudeurs.

                Quand tout le monde aura fait le constat que la certification n'aura rien changé, on va aller vers l'utilisation de système d'exploitation certifié? De puces DRM obligatoires? De systèmes de télésurveillances dans chaque entreprise? Faut il un permis pour utiliser un compilateur?

                Bref, à trop croire à ce genre de solution, on se retrouve à financer des Hadopi, des systèmes de surveillance globaux et légaux, mais surtout un système législatif de plus en plus complexe et coûteux.

                • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Dans ce cas de figure, il ne s'agit pas de pollution, de sécurité, de compatibilité,… sujets sur lesquels personne ne pourra contester l’intérêt des réglementations.

                  Bah si, la comptabilité correcte des taxes et autres dispositifs fiscaux font partis de la loi et sont utiles.

                  Je ne dis pas que la mesure telle que présentée est la plus pertinente.

                  Il s'agit ici de contraintes, de coûts supplémentaires et d'amendes qui vont tomber sur ceux qui ne fraudent pas mais qui vont être en défaut de conformité.

                  Comme pour toute loi où une certification est nécessaire en fait. Airbus pourrait être condamné si son logiciel embarqué n'est pas certifié même s'il ne plante pas et qu'il est sécurisé.

                  Les fraudeurs trouveront toujours de quoi frauder, les seuls perdants de l'histoire seront les non-fraudeurs.

                  Oui et non, je suis d'accord que l'approche n'est peut être pas optimale. Mais il n'est pas question de ça ici (en tout cas, dans ma prose).

                  Quand tout le monde aura fait le constat que la certification n'aura rien changé, on va aller vers l'utilisation de système d'exploitation certifié? De puces DRM obligatoires? De systèmes de télésurveillances dans chaque entreprise? Faut il un permis pour utiliser un compilateur?

                  Pas forcément, on pourrait utiliser un système habituel : liste de fournisseurs ou de produits certifiés et tu utilises ceux-là. Point. Comme en automobile par exemple.

                  Pour autant nos voitures ne sont pas truffés de DRM imposés par la loi à tout va.

                  • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

                    Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                    SI l'on considère qu'un fraudeur trouvera toujours un moyen de frauder, je ne sais pas comment on peut conclure que ce projet loi va être utile (hormis imposer des coûts supplémentaires aux honnêtes gens et balancer des amendes aux non fraudeurs qui n'auraient pas acquis un logiciel certifié).

                    Pour nos voitures, on y vient doucement : traceurs, système eCall, firmware des composants cryptés… on parle même de pouvoir arrêter les véhicules à distance…

                    Je ne peux que souhaiter que tu ais raison et que tout cela se limite par une liste de fournisseurs certifiés. Certification non pas basée sur leur "cotisations" mais basée sur la réalité du fonctionnement.

                • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

                  Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                  elle est dans la logique actuelle qui est de ne jamais adresser aux causes mais utiliser tout ce que l'on peut pour minimiser les conséquences.

                  Mais toi, tu sais exactement ce qu'il faudrait faire, de manière faisable et non utopique, pour "s'adresser aux causes", c'est évident, mais personne ne veut t'écouter, c'est ça?

                  C'est un peu facile comme réaction. Bizarrement, quand on creuse un peu, on se rend compte 99% du temps que les gens disant qu'il faut s'adresser aux causes ont soit aucune réponse à la question "comment", soit leur réponse est non viable…

                  • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

                    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                    J'aime beaucoup la façon que tu as de prêter aux autres des propos qu'ils n'ont pas, le tout pour dénigrer des stéréotypes.

                    Où as tu vu que je revendique que personne ne veut m'écouter?

                    Est ce que ce projet de loi s'attaque aux causes? Non.
                    Est ce que ce projet de loi va empêcher la fraude? Non.
                    Est ce qu'il faut lutter contre la fraude? Oui.

                    Tu considères que ce projet de loi est une bonne chose et qu'il va remettre dans le droit de chemin les fraudeurs, très bien. Je respecte ce point de vu, même si à part dire qu'il ne faut pas se poser de questions, tu refuses toute discussion argumentée.

                    Bonne soirée.

          • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Ça ne cause aucun soucis sur les mises à jours. La certification valide aussi le processus de mise à jour.

        • [^] # Re: Modification de législation française et logiciel libre de caisse/compta

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          ce projet de loi vient saper la liberté de modifier un logiciel de caisse/compta

          J'attends toujours la source de cette affirmation…
          Pour l'instant, ça ressemble fortement à du FUD.

  • # limiter la casse

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Une idée sur un coin de table :
    - faire un logiciel hyper basique, par exemple en ligne de commande, qui contienne de quoi le piloter via une API
    - faire certifier ce logiciel. C'est lui qui est responsable des écritures dans la base de données
    Ensuite on peut créer n'importe quel logiciel qui ne fait qu'utiliser les API. Pas besoin de faire certifier.
    La partie non certifiée n'est qu'une surcouche qui simplifie l'utilisation. Sera-t-elle considérée comme devant être certifiée ?

    Une autre idée :
    - faire un logiciel basique, en mode graphique, qui contienne de quoi l'étendre avec des greffons
    - faire certifier le logiciel
    Ensuite on peut créer n'importe quels greffons.
    Seront-ils considérés comme faisant partie du logiciel de caisse ?

    Encore une autre :
    - faire un logiciel basique
    - le faire certifier
    Ensuite on profite d'un « malencontreux bug » pour étendre les possibilités du logiciel.
    Mais clairement la responsabilité de l'exploitant est en jeu.

    Argument en faveur de la première solution :
    Il est possible que la partie non certifiée soit considérée comme illégale.
    Donc imaginons un logiciel en mode web. Certifié.
    Pour y accéder, j'utilise Firefox avec GreaseMonkey, équipé de scripts qui modifient l'apparence. Le logiciel est toujours certifié ?
    Si GreaseMonkey me permet d'ajouter des fonctionnalités (par exemple éditer automatiquement une facturette si je clique sur tel bouton, plutôt que d'aller dans un sous-menu). Le logiciel est toujours certifié ?
    Si dans ces deux cas tout est accepté, alors une surcouche est logiquement acceptée (mais les juges n'ont pas un gramme de logique, ils sont formés sur des choses très éloignées).

    • [^] # Re: limiter la casse

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      C'est un début de solution mais techniquement, il reste des difficultés :
      - la base de données : comment empêcher toute manipulation de la base par un logiciel tier?
      La crypter? Dans ce cas, le logiciel certifié contient la clef. Avec un peu de persévérance, on la récupère et le tour est joué.
      - la couche graphique : si la couche graphique est modifiée pour ne pas se servir de l'API certifiée, tout est falsifiable par détournement.
      Certifier la couche graphique? Dans ce cas, il y a nécessité de re-certifier le tout à chaque modification, optimisation, correction de bugs…

      • [^] # Re: limiter la casse

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        la base de données : comment empêcher toute manipulation de la base par un logiciel tier?

        C'est le problème des certificateurs.
        Ça a déjà été expliqué plus haut : ce n'est pas possible sans connexion internet permanente, ou boîte noire pas trop facilement pénétrable. Donc frais, contrat de maintenance supplémentaire, etc.

        si la couche graphique est modifiée pour ne pas se servir de l'API certifiée

        C'est la même chose avec n'importe quel utilitaire qui serait exécuté dans ce but. Déjà expliqué plus haut.

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