Publication de la licence « GNU Affero General Public Licence Version 3 »

Posté par (page perso) . Modéré par Jaimé Ragnagna.
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20
nov.
2007
GNU
Après la version 3 des licences GPL et LGPL publiées le 29 juin 2007, la Free Software Foundation vient de publier aujourd'hui la licence GNU Affero General Public License version 3.

Il s'agit d'une nouvelle licence. Basée sur la version 3 de la licence GPL, elle contient une clause supplémentaire qui permet aux utilisateurs qui interagissent avec le logiciel licencié au travers d'un réseau de recevoir le code source correspondant. Comme l'indique le communiqué, « en publiant cette licence, la FSF souhaite encourager les communautés de développeurs et d'utilisateurs qui travaillent sur des logiciels libres orientés vers le réseau ».

« De nombreux programmeurs choisissent la GNU GPL pour cultiver un développement communautaire, et le fait que de nombreuses modifications développées par les utilisateurs ne soient jamais distribuées peut être décourageant pour les développeurs. La GNU AGPL répond à cette attente. La FSF recommande à tous de considérer l'utilisation de la GNU AGPL pour tout logiciel qui sera communément utilisé au travers d'un réseau. »

Il est intéressant de noter que la compatibilité entre les licences AGPL et GPL a été prévue. Les programmeurs qui souhaitent utiliser la licence AGPL pour leurs travaux peuvent réutiliser le code des nombreuses bibliothèques ou code source disponible sous licence GPLv3.

En ce qui concerne l'adoption des licences GPLv3 et LGPLv3, un site recense les projets ayant effectué la migration. À ce jour, le site recense 1162 projets passés sous GPLv3 et 95 projets sous LGPLv3 (pour 6065 projets sous GPLv2 et 118 sous LGPLv2).

Aller plus loin

  • # Utile

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Voila une licence qui évitera les longs troll sur le mot distribution. Oui je pense à free.
    • [^] # Re: Utile

      Posté par . Évalué à 4.

      Il me semble que c'est plus orienté logiciels de site/serveur web.
      • [^] # Re: Utile

        Posté par . Évalué à 3.

        Je vais peut-être dire une grosse connerie. Mais je préfère la dire et qu'on rectifie mes propos plutôt que de persister à croire ce que je viens de lire.

        - Si je développe un serveur Web, je suis en droit de demander le code source du navigateur qui l'utilisera ?

        C'est ce que je comprends en lisant le paragraphe 6 "Conveying Non-Source Forms." Mais surement que je me courge.

        Si j'ai bien compris, c'est plus une licence virale, mais ça va devenir une énorme pandémie.
        • [^] # Re: Utile

          Posté par . Évalué à 4.

          une dysenterie, oui...
        • [^] # Re: Utile

          Posté par . Évalué à 2.

          Si je développe un serveur Web, je suis en droit de demander le code source du navigateur qui l'utilisera ?

          Seulement si le navigateur est sous licence AGPL ou est basé sur des sources sous licence AGPL (mais alors il est AGPL de facto pour l'instant, peut-être que le distinguo servira quand il y aura une GPLv4 ou une AGPL v2 ou une autre licence compatible AGPL dans les deux sens)
        • [^] # Re: Utile

          Posté par . Évalué à 10.

          Non, ce n'est pas une licence virale, c'est une licence qui va simplement raboter la liberté d'adaptation en lui adjoignant de grosses contraintes.

          Pratiquement, cette licence va faire en sorte que les projet seront renforcés, par la contrainte, dans un cadre communautaire en forçant la redistribution de l'application modifiée dès que celle-ci est utilisée publiquement.

          Pour le monde de l'entreprise, par contre, cette licence peut être vue comme une annulation des libertés consacrant la double licence AGPL+Proprio afin de permettre aux entreprises de modifier le logiciel et de l'adapter aux besoins si un des besoins concerne l'utilisation publique. En pratique donc, cette licence rend le pouvoir aux développeurs initiaux d'une application web au détriment de l'utilisateur côté serveur.
          • [^] # Re: Utile

            Posté par . Évalué à 1.

            Pratiquement, cette licence va faire en sorte que les projet seront renforcés, par la contrainte, dans un cadre communautaire en forçant la redistribution de l'application modifiée dès que celle-ci est utilisée publiquement.

            Je pense que c'est l'idée derrière cette licence, seulement de même qu'il est possible de dire pour la GPL que le logiciel n'a pas été distribué et que la machine sur lequel il tourne appartient toujours à la société d'origine, il est également possible d'écrire un proxy (au sens large) propriétaire et de dire que l'utilisateur interagit non pas avec le logiciel sous licence AGPL mais avec le proxy. Autre solution créer une interface de dialogue vers l'extérieur dans le logiciel AGPL et mettre les fonctionnalités proprios en stand alone en dehors du logiciel sous AGPL. L'obligation de redistribution du code source n'a alors d'autre effet que de faire connaitre le source de l'interface de dialogue.
            • [^] # Re: Utile

              Posté par . Évalué à 3.

              D'ou tiens-tu cela? Est-ce une pure speculation?

              Parcequ'on pourrait utiliser le meme genre d'astuce pour utiliser une librairie en GPL dans un logiciel proprio, le cas est aborde dans la FAQ de la FSF, et il est clairement dit que c'est une violation de la GPL.

              Je suppose que de la meme maniere la situation que tu decris est consideree par la FSF comme une violation de l'AGPL.
              • [^] # Re: Utile

                Posté par . Évalué à 3.

                Parcequ'on pourrait utiliser le meme genre d'astuce pour utiliser une librairie en GPL dans un logiciel proprio


                On peut parfaitement utiliser une librairie GPL dans un logiciel proprio, il suffit de ne pas les distribuer (ni l'un ni l'autre).

                Il faut bien faire la distinction entre distribuer et utiliser.
                • [^] # Re: Utile

                  Posté par (page perso) . Évalué à 0.

                  Oauis parceque si on fait la distinction on peut se permettre de prendre et d'envoyer chier pour avoir des retours, ce qui est quand même bien plus decaïdeur complient.
              • [^] # Re: Utile

                Posté par . Évalué à 2.

                Parcequ'on pourrait utiliser le meme genre d'astuce pour utiliser une librairie en GPL dans un logiciel proprio, le cas est aborde dans la FAQ de la FSF, et il est clairement dit que c'est une violation de la GPL.

                Pour qu'il y ait violation de la GPL il faut que certaines conditions soient remplies, il est parfaitement possible de faire dialoguer du code GPL avec un module propriétaire si :
                - Le code source GPL est suffisant pour avoir une application fonctionnelle en mode stand alone (même si il lui manque des options)
                - Le module propriétaire est indépendant du programme licencié sous GPL et est suffisament générique pour pouvoir être invoqué par d'autres programmes
                - L'interface de dialogue du coté programme sous GPL est ouvert du point de vue des sources et non encombré de brevets.

                Dans les faits des centaines de programmes sous GPL sont capable de lier et d'utiliser, par exemple, les pilotes de bases de données Oracle sans que celà pose le moindre problème en regard de la licence.

                Rien n'interdit depuis un programme GPL d'invoquer un objet propriétaire, de dialoguer via SHM/Named Pipes/socket etc. avec un objet propriétaire ou même de se lier à l'execution avec un objet propriétaire (ce dernier cas est beaucoup plus casse gueule, mais on peut citer en exemple les modules pilotes propriétaires qui se lient au noyeau Linux)
                • [^] # Re: Utile

                  Posté par . Évalué à 1.

                  Je parlais d'une librairie (désolé, d'une bibliothèque). Donc cela exclu tous les cas dont tu parles. Tout programme utilisant une bibliothèque en GPL doit être en GPL, c'est imparable.

                  Ce que je voulais dire dans mon poste précédent, c'est qu'on pourrait imaginer de magouiller en créant un programme pseudo-independant en GPL qui ne serait qu'un wrapper autour de la bibliothèque, mais serait appelé au moyen d'appels systèmes, ce qui nous ramenerait plus ou moins au cas 1 dont tu parles. C'est cette magouille a laquelle m'a fait penser ton histoire de proxy.

                  Mais en fait ca resterait une violation de la GPL. En gros, mais si un programme GPL appelé dans un programme proprio doit être independant d'un point de vue technique, mais également dans l'esprit, si j'ai bien compris.

        • [^] # Re: Utile

          Posté par . Évalué à 5.

          - Si je développe un serveur Web, je suis en droit de demander le code source du navigateur qui l'utilisera ?

          N'importe quoi. D'une part les deux logiciels ne sont pas liés en quoi que ce soit, d'autre part la simple utilisation privée d'un logiciel (navigateur Web) n'entraîne pas la mise à disposition de quoi que ce soit sous quelque licence que ce soit. Même avec la licence AGPL.
    • [^] # Re: Utile

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Je pense aussi à launchpad :)
  • # Aaahhh...

    Posté par . Évalué à 6.

    ... voici une licence qui va faire chauffer les services juridiques dans les entreprises...

    Un conseil pour les sociétés de service et les entreprises: n'utilisez surtout pas de logiciels AGPL avant d'avoir un avis légal sur cette licence et d'en avoir bien compris les implications, à fortiori pour un portail ou un service sur internet: "adapter l'application à ses besoins" devient une opération beaucoup plus contraignante qu'avec une licence libre comme la GPL3.
    • [^] # Re: Aaahhh...

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Justement, avec la GPL, coder un truc du style SPIP (ou un portail quelconque) revenait au même que faire du BSD sur un noyau Linux : ceux qui en profite n'ont aucune obligation de filer le code source des améliorations qui y font.
      De mon point de vue, l'AGPL est bien plus dans la philosophie de la FSF (et la mienne) que la GPL non prévue pour des sites web à la base : tu fais quelque chose que tu proposes à d'autres, ces "autres" ont le droit de faire la même chose que toi chez eux. Créé une fois, et pas mille fois.

      Mais il est clair que les entreprises qui "profitent" de la GPL sur le web doivent bien réfléchir avant, car la GPL ne leur donnait aucune contrainte (ça revenait à la BSD pour eux... Rien à distribuer, tout gardé pour soit), là ils vont devoir fournir le code source de ce qu'ils font.
      • [^] # Re: Aaahhh...

        Posté par . Évalué à 9.

        Je plussoie, je ne vois pas ce qu'on reproche à cette licence, elle s'inscrit tout à fait dans la philosophie de la FSF. Et jusqu'à preuve du contraire, personne n'est obligé de l'utiliser...

        Une licence copyleft donne des armes, quand une licence permissive donne des fleurs. Alors qu'utiliser la GPL pour des logiciels accessibles par le réseau pouvait être détourné pour transformer le partage (copyleft) en don (permissif), l'AGPL remet simplement les pendules à l'heure. Rien de plus normal.
      • [^] # Re: Aaahhh...

        Posté par . Évalué à 7.

        Pour moi, l'AGPL reste moins dans l'optique logiciel libre que la GPL car:

        - dans l'AGPL on nie l'existence de l'utilisateur côté serveur: on en fait systématiquement un distributeur, ce qui change sérieusement la donne au niveau des libertés: on met des contraintes sur les libertés d'utilisation et de modification: plus moyen pour une entreprise de faire cohabiter des composants proprio (sur lesquels elle n'a pas les droits) avec du libre dans l'exercice de son activité si celle-ci implique une utilisation sur internet. En outre, la contrainte de redistribution crée une problématique supplémentaire dans la gestion des releases sur les systèmes de production et nuit gravement à l'agilité de la solution., voir à la sécurité.

        - l'AGPL n'est pas une licence innocente, elle est poussée par des développeurs d'applications commerciales en tant que licence d'essai shareware pour pouvoir vendre ensuite des produits intégrables et proprio p.ex: funambol qui sous prétexte de préoccupations libristes s'est créé un monopole sur son application grâce à l'HPL.

        Au final, l'AGPL est une MAUVAISE réponse à un problème réel, une sorte de Patriot Act qui sous prétexte de protéger les libertés des utilisateurs "navigateur" met à mal les libertés des utilisateurs "serveur".

        Si le libre avait besoin d'un frein à son adoption dans le monde de l'entreprise, il en a trouvé un. D'un point de vue "utilisateur serveur", l'AGPL n'est pas une licence libre, juste une licence proprio un peu permissive.
        • [^] # Re: Aaahhh...

          Posté par . Évalué à -1.

          l'AGPL n'est pas une licence libre, juste une licence proprio un peu permissive.


          Tu devrais peut-être relire la définition d'une licence libre alors. :/
        • [^] # Re: Aaahhh...

          Posté par (page perso) . Évalué à 8.


          l'AGPL reste moins dans l'optique logiciel libre que la GPL car ... plus moyen pour une entreprise de faire cohabiter des composants proprio ... En outre, la contrainte de redistribution crée une problématique supplémentaire


          Sans déconner, un logiciel libre qui te pause des problèmes pour l'intégrer dans des logiciels proprios et t'obliges à redistribuer les sources? C'est scandaleux, mais où est passé ce bon vieux esprit du logiciel libre?!


          l'AGPL n'est pas une licence innocente, elle est poussée par des développeurs d'applications commerciales en tant que licence d'essai shareware pour pouvoir vendre ensuite des produits intégrables et proprio p.ex: funambol qui sous prétexte de préoccupations libristes s'est créé un monopole sur son application grâce à l'HPL.

          Ah merde, moi qui croyais que c'était la FSF qui poussait l'AGPL, alors que c'est ces enculés qui veulent refourguer leurs sharewares (et empêché les gentils de l'utiliser couplé à des logiciels proprio en ayant aucune obligation retour).
          • [^] # Re: Aaahhh...

            Posté par . Évalué à 0.

            Sans déconner, un logiciel libre qui te pause des problèmes pour l'intégrer dans des logiciels proprios et t'obliges à redistribuer les sources? C'est scandaleux, mais où est passé ce bon vieux esprit du logiciel libre?!


            Absolument. Un logiciel libre sous GPL permet de modifier une applications, de l'adapter à mes besoins et de l'utiliser comme bon me semble sans la moindre restriction. C'est la redistribution de l'application qui est soumise à contrainte afin de ne pas me permettre d'endommager les libertés.

            Avec l'AGPL, l'utilisation est soumise à contrainte, et la modification de l'application pour l'adapter à mes besoins est également entravée par les modalités de distribution. Si par exemple, je veux intégrer, dans une application AGPL, un framework de sécurité en GPL2 dont je ne suis pas le propriétaire (et que je ne peux donc pas relicencier en GPL3 ou AGPL), je n'ai pas le droit d'utiliser le résultat sur un serveur public car je ne peux satisfaire aux conditions de redistribution, redistribution qui m'est imposée en cas d'utilisation sur un serveur public.

            Ah merde, moi qui croyais que c'était la FSF qui poussait l'AGPL


            Le A d'AGPL prédate la prise en charge de cette licence par la FSF, en outre des licences similaires existent déjà depuis un bout de temps et font les choux gras d'entreprises vendant du logiciel proprio.
            • [^] # Re: Aaahhh...

              Posté par . Évalué à 5.

              Si par exemple, je veux intégrer, dans une application AGPL, un framework de sécurité en GPL2 dont je ne suis pas le propriétaire (et que je ne peux donc pas relicencier en GPL3 ou AGPL), je n'ai pas le droit d'utiliser le résultat sur un serveur public

              Joli FUD.
              Pour deux raisons :
              1) du code "GPL v2 or later" peut être utilisé selon les termes de la "GPL v3", qui elle-même autorise explicitement l'intégration avec du code AGPL. Donc par transitivité, "GPL v2 or later" (la majorité des logiciels GPL v2 utilise cette formulation) est mélangeable avec "AGPL".
              2) la "redistribution" ne pose évidemment aucun problème puisque ton logiciel est bien libre. A moins que tu croies en la sécurité par l'obscurité ?

              en outre des licences similaires existent déjà depuis un bout de temps et font les choux gras d'entreprises vendant du logiciel proprio.

              Ah ? En l'occurence, vu ton argumentaire ci-dessus, c'est toi qui revendiques le droit de faire du logiciel propriétaire en gardant les sources pour toi.
              • [^] # Re: Aaahhh...

                Posté par . Évalué à 3.

                C'est pas du FUD, c'est juste une question de capacité à la lecture, dans ton cas.

                1) du code "GPL v2 or later" peut être utilisé selon les termes de la "GPL v3"


                J'ai dit GPL2, pas "GPL2 or later".

                2) la "redistribution" ne pose évidemment aucun problème puisque ton logiciel est bien libre. A moins que tu croies en la sécurité par l'obscurité ?


                Si c'est du GPL2 (et pas du GPL2 or later), je ne peux redistribuer le tout sans violer la licence GPL2. La sécurité par l'obscurité n'a rien à voir avec ça (tu as parlé de ça parceque tu as un quotta de mots?)

                Et je ne parle même pas des problèmes liés à l'intégration dans un framework propriétaire.
                • [^] # Re: Aaahhh...

                  Posté par . Évalué à 3.

                  Si c'est du GPL2 (et pas du GPL2 or later), je ne peux redistribuer le tout sans violer la licence GPL2

                  Oui et alors ?
                  Si tu veux mélanger du code GPL v2 et GPL v3 et redistribuer le tout, c'est raté aussi. C'est comme ça que fonctionne le copyleft : cela entraîne effectivement des problèmes de compatibilité.

                  Et je ne parle même pas des problèmes liés à l'intégration dans un framework propriétaire.

                  On a bien compris que tu voudrais que les développeurs de logiciels libres te donnent toute latitude pour récupérer leur boulot dans n'importe quelle condition. Manque de pot, certains ont choisi une licence qui ne te convient pas : que veux-tu que je te dise ? Arrête d'insulter le choix des auteurs et assume au contraire tes propres choix.
                  • [^] # Re: Aaahhh...

                    Posté par . Évalué à 1.

                    Si tu veux mélanger du code GPL v2 et GPL v3 et redistribuer le tout, c'est raté aussi.


                    Oui, mais si je veux simplement utiliser sans redistribuer, je n'ai pas de problèmes.

                    C'est comme ça que fonctionne le copyleft : cela entraîne effectivement des problèmes de compatibilité.


                    Euh, le fait que ce soit copyleft ou pas n'a rien à voir avec cette problématique...

                    On a bien compris que tu voudrais que les développeurs de logiciels libres te donnent toute latitude pour récupérer leur boulot dans n'importe quelle condition. Manque de pot, certains ont choisi une licence qui ne te convient pas : que veux-tu que je te dise ? Arrête d'insulter le choix des auteurs et assume au contraire tes propres choix.


                    Je ne pense pas que tu ait compris grand-chose, désolé... et si avoir la liberté d'utiliser un logiciel et l'adapter à ses besoins c'est "récupérer leur boulot dans n'importe quelle condition", alors je pense que le logiciel libre est plus en danger sur le plan philosophique qu'au niveau des abus de certains.
                    • [^] # Re: Aaahhh...

                      Posté par . Évalué à 2.

                      Je ne pense pas que tu ait compris grand-chose, désolé...

                      Ah, l'argument massue :)
                      Bien sûr que j'ai compris, c'est juste que tu persistes à vouloir labelliser "utilisation" ce que la licence considère être autre chose : c'est le choix fait par l'auteur de la licence et les auteurs de logiciels sous AGPL.

                      Comme je l'ai montré, la simple utilisation interne ne pose pas plus de problème sous AGPL que sous GPL.

                      je pense que le logiciel libre est plus en danger sur le plan philosophique

                      Ah le "danger philosophique" qui guette le logiciel libre... Le logiciel libre est protéiforme, tout le monde n'a pas le même avis sur tout, chacun utilise la licence qui lui plaît et je ne vois pas où il y a "danger" sinon dans ta volonté déplacée que les auteurs de logiciel libre se cantonnent à ce que tu estimes raisonnable, plutôt que de respecter en toute liberté les critères du LL admis à la fois par la FSF et l'OSI.
                      • [^] # Re: Aaahhh...

                        Posté par . Évalué à 1.

                        Ah, l'argument massue :)


                        Amusant comme tu critisques les autres lorsqu'ils utilisent les mêmes techniques argumentaires que toi.

                        Comme je l'ai montré, la simple utilisation interne ne pose pas plus de problème sous AGPL que sous GPL.


                        Là on est d'accord, mais par contre l'utilisation externe pose problème. On est donc bien en présence d'une entrave sur la liberté d'utilisation.

                        sinon dans ta volonté déplacée que les auteurs de logiciel libre se cantonnent à ce que tu estimes raisonnable, plutôt que de respecter en toute liberté les critères du LL admis à la fois par la FSF et l'OSI.


                        Je conserve mon droit de critique, et ta volonté de me voir y renoncer en apposant le sigle FUD est certainement plus déplacée que la mienne d'exercer mon droit de critique.

                        Pour ce qui est du logiciel libre, idéalement on a les quatre libertés... et c'est pas moi qui les ait inventées, et l'AGPL crée un cas évident où la liberté d'adaptation aux besoins peut rentrer en conflit avec la liberté d'utilisation, et c'est pas moi non-plus qui ait inventé ça.
                        • [^] # Re: Aaahhh...

                          Posté par (page perso) . Évalué à 7.

                          Là on est d'accord, mais par contre l'utilisation externe pose problème. On est donc bien en présence d'une entrave sur la liberté d'utilisation

                          Là, il y a un truc que je ne comprend pas. Tu critique l'AGPL parce qu'elle n'autorise que l'utilisation interne et pas externe si l'on ne désire pas redistribuer ses modifications ?

                          Je résume :
                          - La GPL te permet de modifier un programme, si tu l'utilise en interne tu n'as pas besoin de redistribuer tes modifications, si tu l'utilise en externe tu dois les redistribuer.
                          - L'AGPL te permet de modifier un programme, si tu l'utilise en interne tu n'as pas besoin de redistribuer tes modifications, si tu l'utilise en externe tu dois les redistribuer.

                          La différence entre les deux se situe au niveau de la frontière entre interne et externe. La philosophie des deux est différente :
                          - Avec la GPL on considère que tu dois redistribuer tes modifications si tu donne à d'autre personnes la posibilité d'utiliser le programme "chez lui", c'est à dire que quand tu lui donne la possibilité d'installer lui aussi le programme.
                          - Avec l'AGPL, si tu modifie le programme pour l'utiliser dans ton coin, uniquement dans un but personnel on te fait pas chier, tu fais ce que tu veux, par contre si tu donne la possibilité à des personnes externe d'interagir avec ton programme tu doit aussi leur dire ce que tu as modifier et leur permettre d'en profiter à leur tour.

                          L'AGPL me semble même plus dans l'esprit du libre car elle considère tous les clients de la même façon, là ou la GPL met de côté les utilisateurs qui ne font justement que utiliser le logiciel.
                          J'ai même du mal à trouver deux mots pour différentier ces deux type d'utilisation tellement ils sont proches.
                          Il me semble normal qu'une entreprise utilisant un logiciel tel que SPIP n'ait pas à redistribuer ses modifications si ces pour son intranet, mais qu'elle doivent le faire si ces pour son site publique.

                          De plus en tant qu'utilisateur d'applications, une chose que j'apprécie dans le logiciel libre, ces que si j'utilise une application libre et que j'en ai envie je peut aller voir le code pour vérifier que l'application fait bien ce qu'il prétend. Et j'apprécierais de pouvoir le faire, que l'application tourne chez moi ou sur un serveur distant.

                          Le problème étant par contre le même que pour les machines à voter, je n'ai aucune preuve que le code éxecuté est le même que celui que l'on me donne.
                          • [^] # Re: Aaahhh...

                            Posté par . Évalué à -1.

                            - La GPL te permet de modifier un programme, si tu l'utilise en interne tu n'as pas besoin de redistribuer tes modifications, si tu l'utilise en externe tu dois les redistribuer.


                            Si par "utiliser en externe" tu veux dire "distribuer l'application au format binaire" oui. Si par "utiliser en externe" tu veux dire "faire tourner l'application sur un serveur public" ABSOLUMENT PAS.

                            J'ai même du mal à trouver deux mots pour différentier ces deux type d'utilisation tellement ils sont proches.


                            Quand on veut pas chercher, on ne trouve pas...

                            Les utilisations et les attentes sont différentes: l'utilisateur "navigateur" a un droit à la transparence, et l'utilisateur "serveur" a un droit d'adapter l'application à ses besoins. Un juste milieu devrait être défini au lieu de faire passer les droits de l'utilisateur "navigateur" avant tout.

                            Pour ma part, tant qu'une solution raisonnable n'aura pas été apportée, je continuerai à publier mes applications en GPL2.
                            • [^] # Re: Aaahhh...

                              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                              Si par "utiliser en externe" tu veux dire "distribuer l'application au format binaire" oui. Si par "utiliser en externe" tu veux dire "faire tourner l'application sur un serveur public" ABSOLUMENT PAS.

                              J'ai eu la politesse de lire entièrement tes commentaires avant de répondre, donc je pense que tu devrais en faire autant. Tu avais juste à lire le paragraphe d'après ou je précise la différence entre interne et externe pour les deux licence.

                              Les utilisations et les attentes sont différentes: l'utilisateur "navigateur" a un droit à la transparence, et l'utilisateur "serveur" a un droit d'adapter l'application à ses besoins. Un juste milieu devrait être défini au lieu de faire passer les droits de l'utilisateur "navigateur" avant tout.

                              Personnellement je n'aime pas ces deux mots car ils sont trop orientés application web. La licence AGPL n'est pas restreinte à ce domaine. Par exemple si une application sous AGPL de reservation de train était utilisée par la SNCF dans ses bornes automatiques, il me semble qu'elle devrait redistribuer les source avec modifications au usagers de la borne.

                              Pour ma part, tant qu'une solution raisonnable n'aura pas été apportée, je continuerai à publier mes applications en GPL2.

                              C'est la magie du trio LGPL, GPL, AGPL c'est que tu choisit les limite de ce que l'utilisateur peux faire. Personne ne t'oblige à utiliser l'AGPL pour tes projets, tout comme personne ne va obliger les développeurs de SPIP ou autre à passer à l'AGPL. Chacun est libre de son choix.

                              C'est quand même au dévellopeur de choisir les droits qu'il donne aux utilisateurs. L'avantage de se trio, c'est de disposer de licences qui ont été rédiger de manière réfléchie, proprement, en langage juridique avec l'aide de professionels.
                              Personnellement je met mon code sous BSD car c'est plus ma philosophie, mais si un jour j'ai à choisir une licence qui impose la redistribution je prendrais surement dans ce trio, car si j'ai à me défendre devant un tribunal, il me semble qu'elle tiennent mieux la route qu'une licence maison.

                              Pour les trois licence tu es libre de modifier le code et de le redistribuer, le seul élément qui change c'est ce que tu as le droit de faire avec si tu ne veux pas redistribuer tes modifications.
                              Je comprend tout à fait qu'un dévellopeur veuille restreindre ce qu'un utilisateur qui "ne joue pas le jeu" à le droit de faire.

                              L'esprit du libre est de partager le code pour que tout le monde profite au maximum du logiciel. Quand une personne améliore un logiciel, tout le monde devrait pour en profiter. Les licences de la FSF force les utilisateurs à distribuer leurs améliorations si elles les utilisent en externe, la différence ce fait sur cette notion d'externe, et différente définitions sont applicables à différents domaine.
                              • [^] # Re: Aaahhh...

                                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                                C'est la magie du trio LGPL, GPL, AGPL c'est que tu choisit les limite de ce que l'utilisateur peux faire

                                J'irai même plus loin, il y a une magie du quatuor BSD / LGPL / GPL / AGPL.
                                En partant de "je laisse tout faire" à "ce qui est à la base libre doit être utilisé que pour du libre", en passant par les étapes qu'on souhaite.
                                Chacun est libre de choisir la licence correspondant à son sentiment entre les libertés qu'il souhaite quand à la réutilisabilité du code quand il diffuse du code libre..
                              • [^] # Re: Aaahhh...

                                Posté par . Évalué à 3.

                                J'ai eu la politesse de lire entièrement tes commentaires avant de répondre, donc je pense que tu devrais en faire autant. Tu avais juste à lire le paragraphe d'après ou je précise la différence entre interne et externe pour les deux licence.


                                Toutes mes excuses les plus sincères. J'ai effectivement lu paragraphe suivant, mais je trouvais l'ensemble trop détaché et je n'adhère pas à ton analogie faite dans ledit premier paragraphe. appelons directement un chat un chat: distribuer, c'est distribuer, pas "utiliser en externe".
                                La licence GPL concerne la préservation des libertés en cas de distribution afin que personne ne puisse les restreindre au passage.

                                L'AGPL concerne la préservation des libertés de l'utilisateur "interactif" au détriment de l'utilisateur "infrastructure" (je fais un effort pour rejoindre ton approche plus généraliste).

                                Je respecte tant le choix de ceux qui veulent publier leur code sous AGPL que ceux qui le publient sous BSD, chacun ses raisons. Toutefois, l'approche qu'on voit ici et là "enfin un outil pour faire cracher leurs sources aux sales entreprises qui profitent de notre boulot" me semble s'éloigner des 4 libertés du logiciel libre.
                                • [^] # Re: Aaahhh...

                                  Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                                  Toutes mes excuses les plus sincères. J'ai effectivement lu paragraphe suivant, mais je trouvais l'ensemble trop détaché et je n'adhère pas à ton analogie faite dans ledit premier paragraphe. appelons directement un chat un chat: distribuer, c'est distribuer, pas "utiliser en externe".
                                  La licence GPL concerne la préservation des libertés en cas de distribution afin que personne ne puisse les restreindre au passage.


                                  Dans ce contexte je trouve que "utilisation en externe" est moins ambigüe que "distribuer", je trouve qu'il y a moins d'idées préconcues sur la définition du mot. Mais ce n'est qu'une question de terminologie, et je regrette que distribué ne soit pas plus clairement définit dans la GPL, ça laisse la porte overte au affaire telles que celle de Free.

                                  L'AGPL concerne la préservation des libertés de l'utilisateur "interactif" au détriment de l'utilisateur "infrastructure" (je fais un effort pour rejoindre ton approche plus généraliste).

                                  Je pense que c'est même la création des libertées pour l'utilisateur "interactif" comme tu dis. Avec la GPL, le fait d'être l'utilisateur d'une application sans aucun controle sur celle-ci, comme dans le cas de l'utilisateur du borne SNCF ou d'un service web ne donne aucun droit sr l'application, avec l'AGPL si.
                                  Mais je ne pense pas qu'il faut le voir dans ce sens, mais plustôt dans le sens opposé : c'est la création d'un devoir por les personnes qui modifient des application AGPL, le devoir de rendre public les modifications si elles sont visible par l'exterieur. (visible au sens large)

                                  Je respecte tant le choix de ceux qui veulent publier leur code sous AGPL que ceux qui le publient sous BSD, chacun ses raisons. Toutefois, l'approche qu'on voit ici et là "enfin un outil pour faire cracher leurs sources aux sales entreprises qui profitent de notre boulot" me semble s'éloigner des 4 libertés du logiciel libre.

                                  Tu as l'air d'accord sur le fait que cette licence à une raison d'être et des application, et donc qu'un programmeur peu avoir de bonnes raisons de choisir l'AGPL.
                                  Si je comprend bien, ce que tu critique c'est c'est l'attitude agréssive des gens qui n'aiment pas que des entreprisent profite du manque de la GPL dans certains cas pour profiter du libre.

                                  A mon avis c'est à chaque projet de choisir si il veut utiliser la GPL, l'AGPL ou une autre licence, et je respecterais leur choix quel qu'il soit. Je comprend qu'un développeur, qui à choisit la GPL en pensant protéger son logiciel, le retrouve utiliser par une entreprise d'une manière qu'il n'avait pas prévu et n'apprécie pas.
                                  Maintenant il à le choix avec l'AGPL et surtout il va etre mieux informer de ce qui est possible avec les différentes licences.

                                  Le problème sur LinuxFR c'est que les lecteurs on toujours tendance à s'enflammer et à lire à moitier les commentaires avant de répondre, et répondre souvent un peu trop vite sans réfléchir, ce qui donne des débats sans fins comme celui-ci entre des personnes qui sont au final à peu près du même avis. Mais que serait LinuxFR sans ses trolls...
                          • [^] # Re: Aaahhh...

                            Posté par . Évalué à 0.

                            Euh je ne suis pas du tous d'accord. Libre ne veut pas dire gratuit.
                            Si je crée un portail, que j'y apporte une valeur ajouté je n'ai pas forcément envie de donner mon code au premier venu.

                            En revanche si je vend mon appli à un client il est normal que ce client est le code source pour le modifier / l'adpater à ces besoins.

                            Si j'ai bien compris l'agpl un internaute peu exiger d'avoir les sources de toutes les modifications sur mon portail. Et bien sur sans payer le mondre denier. Si j'ai X dév interne qui ont codé une appli web, je n'ai pas forcément envis de donner toutes ces modifications car :

                            1) Libre ne veut pas dire gratuit
                            2) J'ai peut etre codé un truc sale pour faire rapidement quelques chose et avant publication je pensait faire le ménage

                            Pour moi l'agpl restrient les 4 Libertés fondamentale. Libre n'est pas forcément synonyme de gratuit.
                            • [^] # Re: Aaahhh...

                              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                              L'AGPL te demande de redistribuer le code de la même manière que tu l'a reçu... Considère tu que ce que tu as produit est si supperieur a ce que tu as reçu ? ;-)

                              Comme avec tout logiciel qu'il soit libre ou proprio, avant de faire quoi que ce soit avec, tu doit en connaître la licence. Si le logiciel est sous licence AGPL tu es donc au courrant que tu devras redistribuer tes modifications si tu met le logiciel ou son interface à disposition du monde exterieur.
                              Donc avant de faire des modification tu dois te demander si tu as l'envie et la possibilité de le faire.

                              Pour parodier ce que tu dis :
                              Je prend un logiciel sous GPL, je le modifie et je le vend à un client. J'ai pas envie de donner mes modif au client car peut-être que j'ai coder salement en espérant netoyer mon code plus tard, et de tout façon libre ne veut pas dire gratuit.

                              Tu peut me dire que le logiciel GPL tu choisit à qui tu le vend, et donc à qui tu donne les modifications, mais c'est pareil sous AGPL, dans le cas d'un application web par exemple, il te suffit de mettre une page avec autentification pour l'acces au service.
                              Et dans tous les cas, à partir du moment ou tu donnes tes modifications à une personne, potentiellement tout le monde peu les avoirs puisque cette personne à le droit de les redistribuer à son tour, les trois licence de la FSF le garantissent.

                              Quand au fait que libre != gratuit, en effet c'est le cas, mais il reste quand même difficile de faire de l'argent sur la vente du logiciel en lui-même puisque lorsque tu le vend à une personne elle peut en faire autant de copies qu'elle le veut pour qui elle veut. Tous les modèles économiques autour du logiciel libre que je connaisse sont concentré autour des services sur le logiciel, de l'expertise sur le code ou des doubles licences, et cela ne change pas entre LGPL, GPL et AGPL.
                              • [^] # Re: Aaahhh...

                                Posté par . Évalué à 2.

                                Yep je suis d'accord avec ça. C'est bien pour ça que je vais pousser un maximum pour n'avoir aucune license AGPL car j'estime qu'elle freine mes liberté.

                                Autant la gplv2 m'allait tres bien, autant la je trouve qu'ont ce rapporche d'un extremisme qui ne me convient pas. Mais comme tu le dit si bien, il suffit de faire attention à la license :)
                            • [^] # Re: Aaahhh...

                              Posté par . Évalué à 3.

                              Il me semble que tu fais un raisonnement à l'envers. Toi, utilisateur, tu es obligé de te plier à la licence de l'outil que tu utilises. Sinon tu changes d'outil. C'est aussi simple que ca.

                              C'est le point de vue du developpeur de l'outil, celui qui choisit la licence, qui compte.

                              Et lui, il va dire: Libre ne veut pas dire gratuit, je n'ai pas envie que des types codes des portails avec mon outil sans rien donner en retour, ni argent, ni contribution.
              • [^] # Re: Aaahhh...

                Posté par . Évalué à 2.


                Ah ? En l'occurence, vu ton argumentaire ci-dessus, c'est toi qui revendiques le droit de faire du logiciel propriétaire en gardant les sources pour toi.


                Je revendique seulement la liberté de modifier et d'adapter à mes besoins sans avoir à renoncer à ma liberté d'utilisation.

                Mais bon, liberté semble être un mot mal vu chez certains pseudo-libristes.
                • [^] # Re: Aaahhh...

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Je revendique seulement la liberté de modifier et d'adapter à mes besoins sans avoir à renoncer à ma liberté d'utilisation.

                  J'ai démontré plus haut que ta liberté d'utilisation existe toujours, donc tu peux arrêter le FUD, merci.

                  Mais bon, liberté semble être un mot mal vu chez certains pseudo-libristes.

                  Mort de rire, il y a donc les "pseudo-libristes" et il y a les "vrais" libristes ?
                  Si ton argumentaire se limite à distribuer des bons points selon tes goûts personnels, on peut arrêter là : ça n'intéresse personne.
                  • [^] # Re: Aaahhh...

                    Posté par . Évalué à 2.

                    J'ai démontré plus haut que ta liberté d'utilisation existe toujours, donc tu peux arrêter le FUD, merci.


                    Tu es vite satisfait de tes arguments... Et la politesse, si elle avait été implémentée chez toi aurait voulu quetu ne balayes pas mes arguments en collant l'étiquette paresseuse et insultante de FUD. A ce titre, c'est toi qui a commencé à distribuer les points selon tes goûts personnels.
                    • [^] # Re: Aaahhh...

                      Posté par . Évalué à 3.

                      Et la politesse, si elle avait été implémentée chez toi aurait voulu quetu ne balayes pas mes arguments en collant l'étiquette paresseuse et insultante de FUD.

                      Ce n'est pas paresseux et insultant, c'est un constat. Tu répands des affirmations fausses sur l'AGPL (elle ne permettrait plus la simple utilisation, ce qui est faux), tu utilises des procédés rhétoriques déplacés (comparaison grotesque avec Sarkozy et le Patriot Act), et tu brandis la menace d'un danger philosophique (sic) pour le logiciel libre. C'est par définition du FUD (fear, uncertainty and doubt). Si tu veux démériter de cette étiquette, il suffit de changer de méthode :)
                    • [^] # Re: Aaahhh...

                      Posté par (page perso) . Évalué à -1.

                      J'ai démontré plus haut que ta liberté d'utilisation existe toujours, donc tu peux arrêter le FUD, merci.

                      Tu es vite satisfait de tes arguments... Et la politesse, si elle avait été implémentée chez toi aurait voulu quetu ne balayes pas mes arguments en collant l'étiquette paresseuse et insultante de FUD. A ce titre, c'est toi qui a commencé à distribuer les points selon tes goûts personnels.

                      C'est celui qui dit qui l'est ! :-P
                  • [^] # Re: Aaahhh...

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    > on peut arrêter là : ça n'intéresse personne.

                    Moi ça m'interesse
          • [^] # Re: Aaahhh...

            Posté par . Évalué à -2.

            sed 's/esprit du logiciel libre/esprit totalitaire de la FSF/g'
        • [^] # Re: Aaahhh...

          Posté par . Évalué à 1.

          dans l'AGPL on nie l'existence de l'utilisateur côté serveur: on en fait systématiquement un distributeur

          Faux. Si le logiciel sous AGPL est utilisé de façon interne (par exemple sous forme de batch lancé sur le serveur, de logiciel d'administration système, etc.), il s'agit d'une simple utilisation.

          l'AGPL n'est pas une licence innocente, elle est poussée par des développeurs d'applications commerciales en tant que licence d'essai shareware pour pouvoir vendre ensuite des produits intégrables et proprio

          Oui et alors ? MySQL et Trolltech font de même avec la GPL, est-ce que ça fait de la GPL une licence « pas innocente » ?
          Dans cette optique les seules licences « innocentes » (vierges ? naïves ? primesautières ?) sont les licences non-copyleft : BSD, MIT...

          Au final, l'AGPL est une MAUVAISE réponse à un problème réel

          Quelle serait la « bonne » réponse selon toi ?

          une sorte de Patriot Act

          Hum hum d'accord :-))

          Si le libre avait besoin d'un frein à son adoption dans le monde de l'entreprise, il en a trouvé un.

          Ce n'est pas au libre de s'adapter au « monde de l'entreprise », c'est au « monde de l'entreprise » de comprendre et de s'adapter, s'il en a envie, au libre.

          Tu as le droit de penser que le « monde de l'entreprise » est une cible importante, ce n'est pas forcément le cas de tout le monde et un auteur ne va pas forcément renoncer à la licence AGPL (ou GPL, ou que sais-je) dans l'objectif saugrenu de plaire au « monde de l'entreprise ».
          • [^] # Re: Aaahhh...

            Posté par . Évalué à 1.

            Faux. Si le logiciel sous AGPL est utilisé de façon interne (par exemple sous forme de batch lancé sur le serveur, de logiciel d'administration système, etc.), il s'agit d'une simple utilisation.


            Effectivement, ce que j'ai dit n'est valide que pour une utilisation publique... toutefois, force est de constater que dans ce cas, il y a unbe altération des droits d'utilisation.

            Oui et alors ? MySQL et Trolltech font de même avec la GPL, est-ce que ça fait de la GPL une licence « pas innocente » ?


            Trolltech et Mysql jouent sur les limitations de redistribution, l'Agpl met des limitations sur l'utilisation et l'adaptation aux besoins, ouvrant un nouveau marché pour les doubles licences... au final on crée avec l'AGPL une sorte de sous-logiciel libre créant un monopole en faveur des propriétaires du code quand à toute adaptation en vue d'une intégration avec des technologies non agpl/gpl3 (ce qui est fréquent en entreprise).



            Quelle serait la « bonne » réponse selon toi ?


            Pas celle là en tout cas... ce n'est pas parcequ'on n'a pas la bonne réponse à un problème qu'il faut systématiquement en prendre une mauvaise pour donner l'impression qu'on veille au grain (en général on voit plutôt cette attitude chez des politiciens populistes comme Sarkozy)

            Ce n'est pas au libre de s'adapter au « monde de l'entreprise », c'est au « monde de l'entreprise » de comprendre et de s'adapter, s'il en a envie, au libre.


            Grosso modo je serais d'accord, mais le problème est que selon moi, l'AGPL est un mouvement pour inciter les entreprises de développement à passer leurs projets sous une licence vaguement libre mais leur garantissant une non-concurrence sur les adaptations critiques et l'intégration en entreprise. Une limitation sur les libertés d'utilisation et d'adaptation aux besoins est une grave atteinte au modèle libre.

            Mon conseil en tout cas à l'attention de tout développeur amené à modifier un logiciel sous AGPL: ne JAMAIS rétrocéder les droits sur les modifications aux auteurs originaux de l'application. Puisqu'on force la main aux utilisateurs pour en faire des contributeurs, il ne faut pas hésiter à empêcher les propriétaires de l'application à faire de la licence proprio sur le dos des contributeurs.
            • [^] # Re: Aaahhh...

              Posté par . Évalué à 2.

              en général on voit plutôt cette attitude chez des politiciens populistes comme Sarkozy

              Ouaouh, c'est une nouvelle mode que d'amalgamer troll politique et discussion sur les licences ?
              Entre la référence précédente au "Patriot Act", celle-ci aux "politiciens populistes" et l'autre zozo qui nous parle de collectivisme et d'extrême-gauche (d'ailleurs, pensez à vous mettre d'accord avant pour être plus cohérents...), c'est un vrai festival.

              Mon conseil en tout cas à l'attention de tout développeur amené à modifier un logiciel sous AGPL: ne JAMAIS rétrocéder les droits sur les modifications aux auteurs originaux de l'application.

              Mon conseil à moi serait de ne jamais rétrocéder les droits quelle que soit la licence, c'est une pratique majoritairement injustifiée, et injuste (sauf s'il y a rétribution financière).
              • [^] # Re: Aaahhh...

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                > Mon conseil à moi serait de ne jamais rétrocéder les droits quelle que soit la licence, c'est une pratique majoritairement injustifiée, et injuste (sauf s'il y a rétribution financière).

                Comment contribuer à gcc ou tout autre projet gnu avec une telle approche, puisque la fsf impose de lui transferer le copyright ? http://gcc.gnu.org/contribute.html
                • [^] # Re: Aaahhh...

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Comment contribuer à gcc ou tout autre projet gnu avec une telle approche, puisque la fsf impose de lui transferer le copyright ?

                  Effectivement, si c'est imposé et qu'on a de bonnes raisons de contribuer à gcc, alors ça vaut peut-être le coup de signer. Mais personnellement je n'aime pas ce genre de contrainte.
                  Note que tous les projets GNU n'imposent pas le transfert de copyright, seulement certains.
      • [^] # Re: Aaahhh...

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        >Mais il est clair que les entreprises qui "profitent" de la GPL sur le web doivent
        >bien réfléchir avant, car la GPL ne leur donnait aucune contrainte (ça revenait à
        >la BSD pour eux...

        Je ne crois pas que le soucis se pose là.

        Imaginons un spip modifié par une entreprise pour avoir une vitrine plus "rich media". Si elle le laisse sur son serveur, elle ne doit pas redistribuer les sources, si elle l'installe chez un client (même hébergé sur le même serveur), elle doit distribuer les sources _au client_ et pas aux clients de son client (les visiteurs).

        L'objectf de la gpl est de protéger l'utilisateur (le client) qui installe et qui utilise un logiciel afin qu'il puisse pouvoir continuer à assurer lui même (avec une autre entreprise par exemple ou en interne) le support et l'évolution. Il n'est pas besoin de faire d'analogie pour comprendre.

        Les entreprises qui _profitent_ (ah ah) du libre en utilisant un logiciel libre sont celles qui utilisent ceux-ci, le modifie, et distribue (à des clients) une version modifiée qui ne permet pas à ces clients de faire des modifications ou des adaptation sur CE produit en question. Ne pas oublier que le fondement de la gpl est parti d'un driver d'imprimante.[1] Ce n'est pas une demande de collectivisation des développements.

        La gpl protège l'utilisateur, pas le développeur. Je ne vois pas ce que les modifications apportés à spip peuvent interesser le visiteur du site, ils ne peuvent de toute façon faire aucune modification à _ce_ site. Maintenant qu'il puisse être interessant d'avoir le sources de certains trucs, ok, comme il est super interessant d'avoir plus d'argent, de femmes, de voitures etc....

        J'ai l'impression que ces derniers temps arrivent une 'extrèmisation de gauche' dans le rapport aux choses. Avec l'implosion du ps, l'absortion du fn, il ne reste plus que l'extrème gauche revolutionnaire comme contestation possible et cela se voit dans le mode de réflexion, même dans le libre. Le concept de collectivisation forcée semble se renforcer, peut être est-ce à cause de la mise en oeuvre déséquilibré d'un libéralisme sans état social et arbitre qui laisse proliférer (et soutient) monopole et oligopole, détruisant par la même la possibilité d'en faire un mode de développement comme un autre, avec ses lois, ses avantages et ses inconvénients pour n'en garder que les inconvénients pour le coté le plus faible.

        Non, l'objectif de la gpl n'est pas de protéger le developpeur. Mais ce n'est pas un bsd non plus : si tu mets un serveur en location chez ton client, tu dois lui donner les sources de ton site.

        [1] La demande pour les sources de la box free ne participe pas de la collectivisation, mais au besoin légitime d'avoi,r par exemple, des drivers de matériels non supportés sous linux (chipset broadcom) alors qu'ils tournent dans des matériels linux distribués (même si ils ne changent 'légalement' pas de propriétaire). Il est fort de café que des entreprises puissent vendre sur des marchés linux avec un moyen de ne pas distribuer les sources de leurs produits. Et il est très préjudiciable au libre d'accepter ce genre de compromis. Comment demander à une entreprise de libérer les sources d'un driver si l'entreprise concurrente peut ne pas le faire dans le même contexte ?
        • [^] # Re: Aaahhh...

          Posté par . Évalué à 2.

          La gpl protège l'utilisateur, pas le développeur

          Le problème avec cette affirmation c'est qu'elle est totalement contredite par l'exemple que tu donnes juste avant.
          Dans ton exemple l'intérêt de la GPL c'est que le récipiendaire du logiciel puisse le modifier et l'adapter, donc qu'il fasse bien un boulot de développeur.

          Il est spécieux de prétendre que la AGPL est fondamentalement différente de la GPL, c'est juste une extension de la portée du principe de copyleft, de même que symétriquement la LGPL réduit la portée du principe de copyleft par rapport à la GPL. Différence de degré, mais le principe profond est bien le même.

          J'ignorerai le blabla sur l'extrême gauche et la collectivisation, c'est totalement hors sujet et sans intérêt. Tu peux aller te défouler sur un forum politique si tu veux, mais merci de rester dans le sujet ici.
        • [^] # Re: Aaahhh...

          Posté par . Évalué à 2.

          L'idée de l'AGPL est bien de protéger l'utilisateur.

          L'idée du site spip n'est peut-être pas pertinente mais prend l'exemple d'application du type horde, http://www.horde.org/. L'utilisateur du site est bien un vrai utilisateur de l'application. Il est normal qu'il puisse avoir le code source pour ne pas dépendre d'un seul provider, savoir si on contrôle ses mail etc... Il y a aujourd'hui plein d'application de ce genre.
      • [^] # Re: Aaahhh...

        Posté par . Évalué à 2.

        Créé une fois, et pas mille fois.

        où j'ai déjà lu ça, moi... ah oui, tout ceux qui râlent qu'il y ait 37 media player et 28 clones de Tetris

        la collectivisation des cerveaux, la dictature du "développement utile" n'est pas loin
  • # Mise en oeuvre

    Posté par . Évalué à 3.

    Concrètement, je vois mal comment cette licence peut être appliquable à une application web du style CMS, système de forums ou d'e-commerce.
    Ce genre d'applications nécessite généralement d'éditer des fichiers de configuration, de personnaliser des templates... Ces modifications aussi minimes soient-elles devront être rendues publiques.
    Ne faudrait-il pas trouver un juste milieu entre la modification du coeur de l'application, et sa personnalisation/intégration ?

    ...your modified version must prominently offer all users interacting with it [...] an opportunity to receive the Corresponding Source of your version by providing access to the Corresponding Source from a network server[...]

    Connaissez-vous des exemples de mécanismes permettant de transmettre le code source modifié ?
    • [^] # Re: Mise en oeuvre

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      > Ce genre d'applications nécessite généralement d'éditer des
      > fichiers de configuration, de personnaliser des templates...
      > Ces modifications aussi minimes soient-elles devront être
      > rendues publiques.

      Il me semble que cette license va donner lieu à quelques discussions au sujet de la distinction entre configuration, personnalisation et modification.
    • [^] # Re: Mise en oeuvre

      Posté par . Évalué à 2.

      Tu ne dois pas fournir tes fichiers de configuration mais tes adaptations. Si par exemple tu écris un connecteur pour accéder à un backend, genre db, repository, ... tu dois pouvoir offrir tes modifications sous AGPL en même temps que le service... et si ton interface de connexion implique l'utilisation de librairies tierces non-agpl et non-gpl3 tant-pis, tu n'as pas le droit de les utiliser.

      Dans le cas donc d'un site web, tu peux te retrouver dans la situation où tu as le droit de modifier et d'adapter à tes besoins, mais pas d'utiliser, ou alors d'utiliser mais pas d'adapter à tes besoins.
    • [^] # Re: Mise en oeuvre

      Posté par . Évalué à 2.

      Ben, faudra juste que tu arrête de mettre tes mots de passe en clair dans tes fichiers php ! Non mais !
      • [^] # Re: Mise en oeuvre

        Posté par . Évalué à 2.

        Il faut bien mettre ces mots de passe quelque part (connexion BD). Très souvent, un fichier de conf se résume à du code qui initialise des variables. Or, tout code source modifié sur un serveur publique doit être redistribué... la licence ne fait pas la différence.
        Et quid des templates ? Qui va vouloir redistribuer ce qui fait l'identité de son site web ?
        • [^] # Re: Mise en oeuvre

          Posté par . Évalué à 2.

          C'était de l'humour, bien sûr.

          Sinon, effectivement, il serait logique que les fichiers de la configuration particulière du serveur ne soient pas soumis à des clauses de type AGPL.

          Cela dit, si ce n'est pas dans l'intention des potentiels auteurs AGPL de soumettre les fichiers de conf à de telles clauses, en cas d'oubli éventuel, j'imagine qu'ils peuvent relicencer à la demande (en GPL ou en DWTFYWPL), si telle est leur intention.

          Et peut-être même que ce cas de figure est déjà explicite dans le texte de l'AGPL ?
          Sinon, ben tant pis, fallait pas utiliser ce soft !

          Bref, beaucoup de faux problèmes, je pense. Il ne faut pas oublier que la licence n'est qu'un contrat entre auteurs et utilisateurs. S'il n'y a pas de terrain d'entente entre les deux, ce n'est pas de la faute de l'AGPL.
          • [^] # Re: Mise en oeuvre

            Posté par . Évalué à 1.

            Désolé, je ne savais pas dans quel sens prendre ta remarque :)
            Il ne me semble pas que le cas de la configuration/personnalisation soit explicite dans le texte de l'AGPL ; ça me conforte dans l'idée que la licence est compliquée à mettre en oeuvre pour des applis web classiques.
        • [^] # Re: Mise en oeuvre

          Posté par (page perso) . Évalué à -1.

          Bah c'est sûr que si tu t'enflamme sans même lire la licence :


          The "Corresponding Source" for a work in object code form means all the source code needed to generate, install, and (for an executable work) run the object code and to modify the work, including scripts to control those activities. However, it does not include the work's System Libraries, or general-purpose tools or generally available free programs which are used unmodified in performing those activities but which are not part of the work. For example, Corresponding Source includes interface definition files associated with source files for the work, and the source code for shared libraries and dynamically linked subprograms that the work is specifically designed to require, such as by intimate data communication or control flow between those subprograms and other parts of the work.


          Je t'ai mis en gras ce que tu dois fournir. Tu dois fournir ce qui permet de générer le binaire, de l'installer et de l'exécuter.

          Tu n'as pas d'obligation de fournir l'identifiant et le mot de passe de ta base de donnée, puisqu'ils ne sont pas nécessaire pour faire tourner l'application (j'espère!).

          J'espère que tu es rassuré, et que la prochaine fois tu chercheras un peu avant de lancer des gros trolls imberbes (pour changer). Il y a quand même eu des brouillons que tout à chacun pouvait critiquer à souhait pendant des mois, et il y a eu d'autres personnes que toi pour soulever la même interrogation que la tienne, sans bien sûr prendre le soin de lire la licence avant.

          Je tiens à précisé que je ne suis pas impliqué dans l'élaboration de cette licence, que je ne la connaissais pas mieux que toi, mais qu'en suivant un des liens du journal j'ai rapidement pu trouver ceci :
          http://www.fsf.org/licensing/licenses/gpl-faq.html#AGPLv3Cor(...)

          J'ai donc lu, comme dit dans cette FAQ, la section 1, dont je t'ai copié un passage ci-dessus.

          Quand on veut savoir, on se renseigne. Maintenant si ton but c'est juste de baver sur une licence parcequ'elle moins décaïdeur aux dents longues complient, bah lache toi oui. :)
          • [^] # Re: Mise en oeuvre

            Posté par . Évalué à 3.

            Loin de moi l'idée de créer un troll, je pose cette question car j'envisage justement d'adopter la licence AGPL pour une appli web que je développe.

            J'ai parcouru la licence mais je ne suis pas spécialiste du domaine, alors je me renseigne.
            Ma question est bien plus générale que les mots de passe dans la configuration, je m'intérroge sur les limites de la personnalisation de l'appli, prévue et acceptée par l'auteur.
            • [^] # Re: Mise en oeuvre

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Bah tu peux personnaliser tant que tu veux. Après si tu rends public l'utilisation de l'application modifié tu dois donner le code personnaliser à qui le demandera.
          • [^] # Re: Mise en oeuvre

            Posté par . Évalué à 0.

            Tu n'as pas d'obligation de fournir l'identifiant et le mot de passe de ta base de donnée, puisqu'ils ne sont pas nécessaire pour faire tourner l'application (j'espère!).

            On en revient au problème des applications Web/PHP ou bien souvent, il y a un gros fichier de configuration qui regroupe tout sans lequel rien ne marche. (et où donc les subtilités de configuration sont bien necessaire au fonctionnement).
            • [^] # Re: Mise en oeuvre

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Mais n'importe quoi! J'suis désolé mais soit tu sais pas de quoi tu parles, soit tu fais exprès de pas comprendre, dans les deux cas je me demande pourquoi je perds mon temps à te répondre.

              Dans ton fichier de conf tu as un moment un
              $login_db="";
              $pw_db="";

              Et bah si tu me files un fichier de conf ou tu auras bien sûr mis ces variables comme ci-dessus (chaînes vides), y a pas de problème.

              D'autant que dans les applis web dont tu parles, en général l'utilisateur, pour peu que ce soit un tant soit peut bien fait, n'édite jamais ce fichier de conf à la main. L'appli se charge de récupérer les infos nécessaire à l'installation et crée tout seul le fichier de conf. Pour éditer tu as aussi un panneau d'admin à la plupart de ces applis.

              Donc tu reviens avec ton problème imaginaire. Le fait qu'on puisse pas lier l'appli à du proprio, ça c'est exact, mais ce que tu racontes là, c'est de la bouse de vache. Et moi je marche dedans...
  • # Bonne nouvelle

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Vu comme l'usage de logiciels sous GPL pour les services hébergés détourne l'esprit de la license GPL, je suis ravi de voir l'AGPL donner aux développeurs le moyen d'imposer le partage des améliorations dans ce contexte.

    En outre, c'est un moyen intéressant de limiter l'impact des stratégies "embrace & extend" où un acteur utilise du code libre modifié sur ses propres platformes pour pervertir un protocole normalisé.
    • [^] # Re: Bonne nouvelle

      Posté par . Évalué à 0.

      je suis ravi de voir l'AGPL donner aux développeurs le moyen d'imposer le partage des améliorations dans ce contexte.


      Et oui, on passe d'une logique de liberté à une logique d'imposition.
      En fait, avec l'AGPL, on en arrivé à un modèle "code source comme rétribution"... on est plus très loin d'une logique de shareware.
      • [^] # Re: Bonne nouvelle

        Posté par . Évalué à -1.

        En fait, avec l'AGPL, on en arrivé à un modèle "code source comme rétribution"... on est plus très loin d'une logique de shareware.

        N'importe quoi. Tu as toujours le droit d'utiliser le logiciel sans faire de modifications, et sans fournir de « rétribution ».

        Soit dit en passant, si on se sent obligé de modifier le coeur d'un logiciel pour qu'il soit adapté à ses besoins, c'est qu'on n'a peut-être pas exactement compris comment fonctionne l'informatique. Tu connais beaucoup de gens qui modifient le source d'Apache, OpenLDAP ou que sais-je pour l'« adapter » ? Si les SSII qui font du Web travaillent comme des porcs, c'est leur problème...
        • [^] # Re: Bonne nouvelle

          Posté par . Évalué à 2.

          Perso, je connais des gens qui modifient un moteur de blog (dotclear) pour en faire un moteur d'agenda... c'est le principe du : "pourquoi reinventer la roue quand on en a une qui tourne bien"? " Et je ne vois pas en quoi j'ai mal compris le principe de l'informatique.
          • [^] # Re: Bonne nouvelle

            Posté par . Évalué à 3.

            Et je ne vois pas en quoi j'ai mal compris le principe de l'informatique.

            Parce qu'il vaut mieux personnaliser autour que dans le logiciel. Modifier le coeur du logiciel doit être une décision prise en dernier recours, s'il n'y a aucune autre possibilité et que la fonction désirée est vraiment importante.

            S'il faut assurer support qualité, évolutivité et maintenance derrière, ce genre de choix peut vite devenir un cauchemar. Les gens qui modifient à la hâche un logiciel pour leurs besoins persos (effectivement l'exemple type est SPIP ou Dotclear, parce que c'est écrit en PHP et les gens pensent que comme le langage est facile d'accès il n'y aura pas de problème) comprennent vite leur erreur au bout de quelques mois ou quelques années. Comme un certain SPIP-Agora d'ailleurs.

            (oui, on peut faire ça proprement, comme les distributions Linux qui maintiennent leurs patches à part et essaient de minimiser l'impact en lignes de code modifiées... mais la plupart des gens qui font de la chirurgie à coeur ouvert dans leurs logiciels de blogs ou CMS n'ont absolument pas ce genre de méthodes)
        • [^] # Re: Bonne nouvelle

          Posté par . Évalué à 1.

          N'importe quoi. Tu as toujours le droit d'utiliser le logiciel sans faire de modifications, et sans fournir de « rétribution ».


          Utiliser sans modifier, il y les licencens "freeware" pour ça...

          Soit dit en passant, si on se sent obligé de modifier le coeur d'un logiciel pour qu'il soit adapté à ses besoins, c'est qu'on n'a peut-être pas exactement compris comment fonctionne l'informatique.


          Si pour toi, le fait de pouvoir modifier et adapter un logiciel aux besoins est si anormal, c'est peut-être que tu n'as rien compris au libre.

          Il n'y a pas que Apache ou OpenLDAP dans la vie, et de nombreuses applications dans l'écosystème libre ont une approche "framework" qui fait que sans adaptations, ça ne marche tout simplement pas.
          • [^] # Re: Bonne nouvelle

            Posté par . Évalué à 2.

            Il n'y a pas que Apache ou OpenLDAP dans la vie, et de nombreuses applications dans l'écosystème libre ont une approche "framework" qui fait que sans adaptations, ça ne marche tout simplement pas.

            Attends, là, soyons clairs.

            De deux choses l'une, soit 1) l'auteur du framework a adopté une licence permissive (LGPL ou mieux MIT, BSD...) et l'intégration peut se faire avec n'importe quelle licence (avec des précautions s'il s'agit de la LGPL).
            Soit 2) l'auteur du framework a choisi la GPL et c'est un signe très clair que l'auteur veut que toute appli l'utilisant soit aussi sous GPL. L'Affero GPL ne change rien à ce choix.

            Que ce soit une décision discutable, je suis bien d'accord : ce n'est pas forcément le choix que je ferais. Mais que tu ne veuilles pas accepter les raisons du choix souverain de l'auteur, c'est ton problème et certainement pas un "danger philosophique pour le logiciel libre" comme tu le prétends dans un autre message. Pour preuve : ton soi-disant "danger" existait déjà avec la GPL...
            • [^] # Re: Bonne nouvelle

              Posté par . Évalué à 2.

              Mais que tu ne veuilles pas accepter les raisons du choix souverain de l'auteur


              Souverain, oui, mais toujours critiquable. Le respect ne doit pas devenir une entrave à la réflexion.

              Pour preuve : ton soi-disant "danger" existait déjà avec la GPL...


              Le danger philosophique est bien là en tout cas: on porte atteinte à deux libertés, celle d'utiliser et celle de modifier pour adapter à ses besoins.
              La GPL ne crée pas de situation où ces deux libertés sont mutuellement exclusives, l'AGPL, par contre, crée un cas bien précis où ces deux libertés sont mutuellement exclusives, et ça, ça ne ressemble plus trop à du libre.
              • [^] # Re: Bonne nouvelle

                Posté par . Évalué à 2.

                on porte atteinte à deux libertés, celle d'utiliser et celle de modifier pour adapter à ses besoins.

                Tu peux bien asséner cette phrase tant que tu veux... La réalité est que, dans l'esprit de l'AGPL, l'utilisateur est celui qui opère avec le programme, éventuellement à distance. Dans cet esprit, l'utilisateur a le droit de réclamer les sources parce que la mise à disposition du logiciel à distance équivaut à une distribution (comme le serait une mise à disposition locale, d'ailleurs).

                C'est différent de ce que considère la GPL, mais il n'y a a priori rien d'aberrant à cela, ni à vouloir traduire les 4 libertés du LL en fonction de cette idée. Il est évident que la notion d'utilisation devient plus complexe à l'aune de l'essor des applications Web, et que les réponses données peuvent être multiples...
                • [^] # Re: Bonne nouvelle

                  Posté par . Évalué à 2.

                  La réalité est que, dans l'esprit de l'AGPL, l'utilisateur est celui qui opère avec le programme, éventuellement à distance.


                  Attention, la notion d'utilisateur n'est pas traduite dans ces termes dans l'AGPL, même si c'est bien l'idée sous-jacente.

                  Reste qu'il est au moins aussi tordu de déclarer que le seul utilisateur est l'utilisateur "navigateur" que de déclarer que le seul utilisateur est l'utilisateur "serveur", nier les droits de l'un pour favoriser l'autre, dans un cas comme l'autre ne peut être une bonne décision.

                  L' "ASP loophole" est loin d'être aussi trivial que la tivoïsation pratiquée par Free, l'AGPL est une mauvaise réponse, et il est navrant que non seulement elle émane dans sa dernière incarnation de la FSF, mais qu'en plus on ait fait une exception dans la GPL3 pour la favoriser.
      • [^] # Re: Bonne nouvelle

        Posté par . Évalué à 0.

        on est plus très loin d'une logique de shareware.

        Dans mon souvenir, un shareware c'est un logiciel propriétaire que tu as le droit d'utiliser voire de diffuser, à la condition morale[1] de le payer ensuite.

        Ici on parle bien d'un logiciel dont tu as accès aux sources, que tu peux modifier et diffuser librement non ?

        Alors je vois pas le rapport avec le shareware.


        [1] J'ai remarqué que maintenant, les versions démos (limités en temps ou en fonctions) ont aussi pris le nom de shareware
        • [^] # Re: Bonne nouvelle

          Posté par . Évalué à 1.

          que tu peux modifier et diffuser librement non


          Tu peux le modifier dans certaines limites (pas d'intégration avec du logiciel non gpl3 ou non AGPL 3) si tu veux l'utiliser librement ou l'utiliser dans certaines limites (pas d'interactions d'utilisateurs tiers via un réseau) si tu désires le modifier librement.

          Bon la GPL classique empêche de distribuer n'importe comment une application,et empêche de-facto la distribution de mélanges avec des licences non compatibles GPL, mais au moins, la GPL ne met aucune condition par rapport à l'utilisation du logiciel, alors que l'AGPL empêche d'exercer le droit d'utilisation et le droit de modification pleinement et conjointement.

          En fait, l'AGPL est une nouvelle race de licence, ce n'est pas vraiment du libre, c'est du transparent: on ne garantie plus les libertés autant que dans du logiciel libre afin de garantir une transparence totale y compris pout tout utilisateur interactif.

          Si tu relis mon post un peu plus haut ainsi que le message auquel il répondait, tu verras que je parles de "code comme rétribution" parceque plus haut on parle de moyen pour les développeurs d'imposer le partage. Il est fréquent que sur les forums, ici et ailleurs, il y ait des intervenants qui estiment que le retour des améliorations vers le développeur initial est un dû, et effectivement, l'AGPL semble avoir attiré pas mal de développeurs qui jusqu'à présent n'avaient pas publié leur code sous licence libre par peur de tuer la poule aux ½ufs d'or et qui maintenant considèrent l'AGPL pour publier l'application sachant que cette licence leur concède beaucoup plus de pouvoir que la GPL.
          Considérer le code comme une rétribution (et il y a pas mal de monde qui a cette conception des choses), correspond plus à la philosophie shareware, où l'utilisateur a une liberté limitée dans le temps ou dans l'espace d'utilisation mais peut étendre celle-ci moyennant payement.
          • [^] # Re: Bonne nouvelle

            Posté par . Évalué à 0.

            l'AGPL empêche d'exercer le droit d'utilisation et le droit de modification pleinement et conjointement.


            Affirmation gratuite (et fausse). J'ai lu toutes tes interventions et tu ne donnes aucun argument, juste des affirmations de ce genre. Ce qui te gêne dans l'AGPL, c'est plus le GPL que le A j'ai l'impression. Si tu n'as pas envie d'utiliser des logiciels *GPL, c'est ton problème, pas celui de la licence. Si tu as envie de modifier un logiciel *GPL et que tu ne veux pas rendre tes modifications, c'est ton problème, pas celui de la licence (choisis un autre logiciel en BSD). Mais arrête de colporter ce genre d'affirmation totalement fausse.
            • [^] # Re: Bonne nouvelle

              Posté par . Évalué à 2.

              Affirmation gratuite (et fausse).J'ai lu toutes tes interventions et tu ne donnes aucun argument, juste des affirmations de ce genre. Ce qui te gêne dans l'AGPL, c'est plus le GPL que le A j'ai l'impression.


              Je suis totalement partisant du GPL, et c'est pour celà que l'AGPL me gène fortement.Désolé, mais la logique binaire "si t'es pas avec l' agpl, tu es contre le gpl", c'est simpliste. Le problème n'est pas de "rendre" les modifications (j'ai presque toujours "rendu" mes modifications alors que la licence ne m'y contraignait pas), le problème est l'exercice de la liberté de modifier et d'utiliser.

              Bon, on va faire une expérience simple.

              Exemple A:

              Imaginons que je je veuilles installer un CMS sous AGPL3 sur un serveur web sur internet. Avant de mettre l'application en place, je constates que le filtrage des formulaires est insuffisant et permet des attaques cross-scripting. Pressé par le temps (le site doit être opérationnel pour la semaine prochaine), je décide de récupérer une fonction de filtrage cross-scripting d'un système de forum sous GPL2 (pas GPL2 et supérieur) qui est trsè facile à intégrer au CMS...

              Sachant que selon l'AGPL, je suis obligé de redistribuer mes modifications si j'utilise l'application sur un serveur public,

              - Ai-je encore le droit de mettre l'application CMS en ligne sachant que maintenant elle contient du code GPL2 "only" ?

              - ma liberté d'utilisation est-elle la même que si l'application AGPL avait été sous GPL3?

              Exemple B:

              Imaginons que je n'ai pas repéré la vulnérabilité du CMS sous AGPL3 et que rapidement le site se retrouve avec des exploits qui volent les mots de passe des utilisateurs.
              Je repères la faiblesse du filtrage cross-scripting et décides de remplacer dans l'urgence la fonction de filtrage par la fameuse fonction GPL2 "only".

              Sachant que selon l'AGPL, je suis obligé de redistribuer mes modifications si j'utilise l'application sur un serveur public,

              - Ai-je le droit d'effectuer cette modification?

              - ma liberté de modification est-elle la même que si le logiciel CMS avait été en GPL3?


              Allez, un petit effort...
              • [^] # Re: Bonne nouvelle

                Posté par . Évalué à 5.

                Je suis totalement partisant du GPL, et c'est pour celà que l'AGPL me gène fortement.

                C'est facile d'etre partisant de la GPL quand on fait des applications web, c'est quasiment l'equivalent de la license BSD.

                Mais la GPL a été écrite à une époque ou la plupars des logiciels devaient obligatoirement etre distribués pour etre utilisés, une close concernant la distribution était donc adaptée. Mais depuis les choses ont changé, et il est possible d'utiliser certains logiciels sans qu'ils nous soient distribués, et il est donc normal que certaines personnes aient envie de changer cette close sur la distribution pour qu'elle s'applique egalement sur l'utilisation en reseau sans distribution, et ils peuvent donc utiliser cette license qui est l'equivalent de la GPL adaptée aux applications web.
                • [^] # Re: Bonne nouvelle

                  Posté par . Évalué à 2.

                  C'est facile d'etre partisant de la GPL quand on fait des applications web, c'est quasiment l'equivalent de la license BSD.


                  Quand on "fait" des applications web, l'AGPL a un côté plus attrayant que la GPL, de par le contrôle octroyé sur l'utilisation. Quand on utilise des applications web sur son propre serveur, on préfère la licence GPL car elle ne met pas de contraintes sur l'utilisation et l'adaptation aux besoins.

                  Je comptes d'ailleurs faire une expérience très prochainement en changeant la licence d'une de mes applications portail du GPL vers l'AGPL afin de vérifier à quel point les contraintes affectent mes utilisateurs et me placent dans une position dominante.

                  Car après tout rien de tel que l'expérimentation pour vérifier les limites du système.
              • [^] # Re: Bonne nouvelle

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Eh bien il y a le même genre de problèmes avec la GPL.

                Exemple A:
                Imaginons que je livre un produit sous GPLv3, mais, 2 jours avant la date de sortie de mon programme, je m'apperçois qu'une fonctionalité importante manque encore. Pressé par le temps, je décide donc d'intégrer du code d'une application GPLv2 (ou pire: MS Shared).
                - Ai-je encore le droit de mettre mon application téléchargable en ligne ?
                • [^] # Re: Bonne nouvelle

                  Posté par . Évalué à 1.

                  Dans ton cas, vraisemblablement, je suis distributeur, et pas utilisateur, puisqu'il est question de livrer un produit et non un service.

                  Merci de rester dans le contexte des exemples que j'ai donné plutôt que d'esquiver.
                  • [^] # Re: Bonne nouvelle

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    Et dans le cas d'une bibliothèque GPL (par exemple Qt) qui est l'utilisateur ?
                    N'est-ce pas justement le développeur d'application qui est l'utilisateur de la bibliothèque.
                    Pourtant il ne peut pas l'utiliser comme il veut s'il met ses applications en ligne.

                    Donc la GPL est pas libre ?
                    • [^] # Re: Bonne nouvelle

                      Posté par . Évalué à 2.

                      ... trop dur de répondre aux questions que j'ai posé plus haut, il faut impérativement esquiver et chercher d'autres exemples plutôt que de répondre à mes simples questions? Si mes exemples sont mauvais, une réponse claire de ta part, sans jouer à changer l'énoncé où jouer avec les mots, devrait suffir largement. En outre, si tu réponds correctement et honnêtement, tu auras donné toi-même la réponse à la question que tu viens de poser.
                      • [^] # Re: Bonne nouvelle

                        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                        Bon, bhe je vais répondre au question alors.

                        > - Ai-je encore le droit de mettre l'application CMS en ligne sachant que maintenant elle contient du code GPL2 "only" ?
                        > - Ai-je le droit d'effectuer cette modification?

                        Non tu n'as pas le droit, et c'est à cause des clauses de la GPLv2, pas à cause des clauses de l'AGPL. Ici c'est donc la GPL qui restreint ta liberté.

                        > - ma liberté d'utilisation est-elle la même que si l'application AGPL avait été sous GPL3?
                        > - ma liberté de modification est-elle la même que si le logiciel CMS avait été en GPL3?

                        L'AGPL est là justement pour combler une faille de la GPL, afin de respecter l'esprit du libre. Donc tes libertés sont soumises à des conditions légèrement différentes (mais sont toujours présente), mais c'est pour la bonne cause, la cause du libre.
                        • [^] # Re: Bonne nouvelle

                          Posté par . Évalué à 2.

                          Non tu n'as pas le droit, et c'est à cause des clauses de la GPLv2, pas à cause des clauses de l'AGPL. Ici c'est donc la GPL qui restreint ta liberté.


                          oui, mais c'est l'AGPL qui pousse à violer la GPL2... la liberté restreinte vient du fait que je suis poussé dans le dos par une licence qui veut me faire distribuer l'application. La GPL3 serait aussi incompatible que la GPL2 si on avait pas introduit une autorisation explicite dans cette licence afin d'autoriser une licence qui sinon serait incompatible, car mettant des limites sur les libertés.

                          L'AGPL est là justement pour combler une faille de la GPL, afin de respecter l'esprit du libre. Donc tes libertés sont soumises à des conditions légèrement différentes (mais sont toujours présente)


                          Désolé, mais on ne peut pas parler de "légèrement différentes" dans les faits, ça a des implications larges sur deux libertés.
                          Au final, on déforce deux libertés "actives", à savoir modifier et utiliser, afin de permettre à plus de monde d'exercer ces libertés à qualité réduite.

                          mais c'est pour la bonne cause, la cause du libre.


                          C'est amusant comme justification, on quitte définitivement le territoire de l'objectivité pour rentrer dans celui des slogans et de la propagande. Je me demandes combien de choses négatives dans l'histoire ont été commises "pour la bonne cause" ... Le manque de questionnement qui accompagne généralement cette histoire de bonne cause est aussi symptomatique.
                          • [^] # Re: Bonne nouvelle

                            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                            > oui, mais c'est l'AGPL qui pousse à violer la GPL2

                            Certes, c'est simplement dû à une incompatibilité des deux licences. Mais la faute n'est pas plus sur l'AGPL que sur la GPL.

                            > Désolé, mais on ne peut pas parler de "légèrement différentes" dans les faits, ça a des implications larges sur deux libertés.

                            Tu perds en objectivité. Les libertés sont les même, les conditions sont différente. ça a des implications sur les libertés, oui, mais faible.
                            Intégrer du code d'une application dans une autre, on fait pas ça tous les jours quand même. Quand on modifie un programme en général c'est par l'écriture de son propre code. Et cette liberté est tout à fait conservée.

                            > C'est amusant comme justification, on quitte définitivement le territoire de l'objectivité pour rentrer dans celui des slogans et de la propagande.

                            C'est pourtant la même raison qui fait que la GPL a "moins de liberté" que la BSD, et pourtant ça tu ne t'en plains pas.
                            • [^] # Re: Bonne nouvelle

                              Posté par . Évalué à 2.

                              Certes, c'est simplement dû à une incompatibilité des deux licences. Mais la faute n'est pas plus sur l'AGPL que sur la GPL.


                              La GPL n'empêche pas d'utiliser ces deux éléments conjointement tant qu'il n'y a pas redistribution.

                              L'AGPL force cette distribution et crée le contexte où l'utilisateur perd son droit d'utilisation.

                              Les libertés sont les même, les conditions sont différente. ça a des implications sur les libertés, oui, mais faible.


                              Les libertés ne sont pas les mêmes puisqu'il y a un "mais" avec des conditions sur l'usage et la modification.

                              C'est la différence entre "tu es libre" et "tu es libre d'aller où tu veux dans un rayon de 300m autour de ton domicile".

                              Intégrer du code d'une application dans une autre, on fait pas ça tous les jours quand même. Quand on modifie un programme en général c'est par l'écriture de son propre code.


                              C'est naïf, comme vision des choses... particulièrement dans le cas de la programmation web.
              • [^] # Re: Bonne nouvelle

                Posté par . Évalué à 3.

                Les problèmes que tu soulèves concernent aussi bien la GPL3 que l'AGPL3. C'est dit dans la FAQ de la GPL3, la GPL2 n'est pas compatible avec la GPL3 ! Donc ton code GPL2-only, tu ne pourras pas l'intégrer dans un code GPL3 non plus. Donc pour répondre à tes deux questions de l'exemple A :
                - Ai-je encore le droit de mettre l'application CMS en ligne sachant que maintenant elle contient du code GPL2 "only" ? non, mais pas plus qu'avec un code GPL3 que tu distribuerait au lieu de AGPL3 que tu mettrais en ligne.
                - ma liberté d'utilisation est-elle la même que si l'application AGPL avait été sous GPL3 ? Dans le cas d'une application web non, mais si on transpose au mode de distribution, oui évidemment puisque la GPL2-only n'est pas compatible avec la GPL3.

                Et pour répondre aux deux questions de l'exemple B :
                - Ai-je le droit d'effectuer cette modification ? Non puisque la licence ne le permet pas. Si on transpose le mode de distribution, tu ne pourrais pas le faire avec un logiciel GPL3 non plus.
                - ma liberté de modification est-elle la même que si le logiciel CMS avait été en GPL3 ? Oui, au mode de distribution près.

                Alors où est le problème ? Ce n'est pas vraiment l'utilisation ou la modification, c'est la distribution qui te pose problème.
                • [^] # Re: Bonne nouvelle

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Les problèmes que tu soulèves concernent aussi bien la GPL3 que l'AGPL3. C'est dit dans la FAQ de la GPL3, la GPL2 n'est pas compatible avec la GPL3 ! Donc ton code GPL2-only, tu ne pourras pas l'intégrer dans un code GPL3 non plus.


                  Par mettre en ligne, je veux dire: faire tourner l'application sur un serveur, pas "mettre l'application disponible au téléchargement" ... merci de rester dans le contexte.
                  • [^] # Re: Bonne nouvelle

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Justement, dans le cadre de l'AGPL, mettre en ligne équivaut à distribuer et donc à "mettre disponible au téléchargement" pour la GPL, donc je suis dans le contexte.

                    Jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas à la licence de s'adapter à toi mais à toi de t'adapter à la licence. Si tu acceptes le CLUF par exemple, tu acceptes ses contraintes (grandguignolesques). Avec l'AGPL, c'est pareil. Donc pas de code GPL2-only si tu veux mettre en ligne après.
                    • [^] # Re: Bonne nouvelle

                      Posté par . Évalué à 2.

                      mettre en ligne équivaut à distribuer


                      Faux. Mettre en ligne entraine l'obligation de distribuer. Nuance.

                      13. Remote Network Interaction; Use with the GNU General Public License.

                      Notwithstanding any other provision of this License, if you modify the Program, your modified version must prominently offer all users interacting with it remotely through a computer network (if your version supports such interaction) an opportunity to receive the Corresponding Source of your version by providing access to the Corresponding Source from a network server at no charge, through some standard or customary means of facilitating copying of software. This Corresponding Source shall include the Corresponding Source for any work covered by version 3 of the GNU General Public License that is incorporated pursuant to the following paragraph. ...


                      Tu tortilles et tu joues avec les mots, là où même la licence AGPL n'ose pas jouer. L'AGPL ne redéfini pas le terme distribuer par rapport à la GPL3.

                      Réponds plutôt à ma question initiale plutôt que d'esquiver.
                      • [^] # Re: Bonne nouvelle

                        Posté par . Évalué à 2.

                        Et bien où est le problème ? Tu sais lire apparemment. Tu aurais aussi pu recopier une partie du préambule :

                        The GNU Affero General Public License is designed specifically to ensure that, in such cases, the modified source code becomes available to the community. It requires the operator of a network server to provide the source code of the modified version running there to the users of that server. Therefore, public use of a modified version, on a publicly accessible server, gives the public access to the source code of the modified version.


                        Et là c'est plus clair ?

                        Tu veux mettre en ligne un application modifiée, la licence t'impose de mettre les sources modifiées à disposition, seulement ta modification n'est pas autorisée donc tu ne peux pas le faire. Point final.

                        Il y a d'autres cas similaires où tu n'aurais pas le droit de distribuer une application modifiée, ce n'est pas un drame. La licence te l'impose, tu dois t'y conformer, c'est tout. Après, c'est à toi de choisir ce que tu incorpores pour que ça puisse être autorisé et que tu puisses le redistribuer.
                        • [^] # Re: Bonne nouvelle

                          Posté par . Évalué à 2.

                          Le préambule résume bien l'article de la licence que j'ai mis plus haut, toutefois il ne redéfinis pas non-plus le terme "distribution" par rapport à la GPL3... C'est quoi le but, continuer à essayer de t'éloigner de mes questions initiales pour ne pas y répondre?
                          Elles te dérangent? Ou alors ce sont les réponses qui te gênent?

                          Après avoir déclaré que mes affirmations étaient gratuites (alors qu'elles sont libres, nuance :o) ), il serait temps d'aller droit au but, non?
                        • [^] # Re: Bonne nouvelle

                          Posté par . Évalué à 2.

                          Plus précisément,

                          Exemple A:

                          Imaginons que je je veuilles installer un CMS sous AGPL3 sur un serveur web sur internet. Avant de mettre l'application en place, je constates que le filtrage des formulaires est insuffisant et permet des attaques cross-scripting. Pressé par le temps (le site doit être opérationnel pour la semaine prochaine), je décide de récupérer une fonction de filtrage cross-scripting d'un système de forum sous GPL2 (pas GPL2 et supérieur) qui est trsè facile à intégrer au CMS...

                          Sachant que selon l'AGPL, je suis obligé de redistribuer mes modifications si j'utilise l'application sur un serveur public,

                          - Ai-je encore le droit de mettre l'application CMS en ligne sachant que maintenant elle contient du code GPL2 "only" ?

                          - ma liberté d'utilisation est-elle la même que si l'application AGPL avait été sous GPL3?

                          Exemple B:

                          Imaginons que je n'ai pas repéré la vulnérabilité du CMS sous AGPL3 et que rapidement le site se retrouve avec des exploits qui volent les mots de passe des utilisateurs.
                          Je repères la faiblesse du filtrage cross-scripting et décides de remplacer dans l'urgence la fonction de filtrage par la fameuse fonction GPL2 "only".

                          Sachant que selon l'AGPL, je suis obligé de redistribuer mes modifications si j'utilise l'application sur un serveur public,

                          - Ai-je le droit d'effectuer cette modification?

                          - ma liberté de modification est-elle la même que si le logiciel CMS avait été en GPL3?


                          N'hésite pas à répondre à la deuxième partie de chaque question (où il est question de GPL3)
                          • [^] # Re: Bonne nouvelle

                            Posté par . Évalué à 2.

                            Pour tes deuxièmes questions, la réponse est évidemment non, sinon il n'y aurait pas 2 licences différentes. L'AGPL permet justement de faire une différence dans le cas de logiciel mis sur le réseau (en gros).

                            Mais tu aurais pu remplacer GPL3 par BSD ou par CLUF, et la réponse n'aurait pas changé.

                            Donc je réitère ce que je dis. Tu ne fais pas ce que la licence t'autorise de faire : tu voudrais une GPL3, c'est une AGPL3, tant pis (ou tant mieux, suivant le point de vue), tu dois faire ce que la licence te demande.
                            • [^] # Re: Bonne nouvelle

                              Posté par . Évalué à 2.

                              Pour tes deuxièmes questions, la réponse est évidemment non, sinon il n'y aurait pas 2 licences différentes.


                              Voilà... donc comme je l'affirmais dans mon message que tu avais qualifié d'affirmation gratuite, l'AGPL est moins libre que la GPL3 par contre, elle offre de meilleurs garanties sur la transparence: moins de libertés, mais ces libertés accessibles à plus de monde.

                              Maintenant, que la liberté se mesure plus en qualité ou en quantité c'est encore un autre débat.

                              Mais tu aurais pu remplacer GPL3 par BSD ou par CLUF, et la réponse n'aurait pas changé.


                              Dans l'exemple donné, il était important d'utiliser la licence fer de lance de la FSF, qui est supposée offrir un compromis équilibré de libertés et de devoirs, et qui, en AUCUN cas ne met de barrières à la liberté d'utilisation.
                              • [^] # Re: Bonne nouvelle

                                Posté par . Évalué à 3.

                                Ce que j'ai qualifié d'affirmation gratuite, ce n'est pas exactement ça, tu reliras mon message. Et je maintiens que c'était une affirmation gratuite.

                                L'AGPL n'offre pas plus ou moins de libertés, elle offre des libertés différentes pour une classe de programmes qui agissent à travers le réseau. C'est un compromis entre le copyleft et la liberté de l'utilisateur, comme la GPL3 pour les autres logiciels.

                                Il n'y a aucune "barrière" à l'utilisation.
                                • [^] # Re: Bonne nouvelle

                                  Posté par . Évalué à 2.

                                  L'AGPL n'offre pas plus ou moins de libertés


                                  Si on prend les quatres libertés, elle place des conditions sur l'utilisation de versions modifiées, et place un changement sur le droit de distribution qui devient une obligation dans le cas d'utilisation le plus standard.

                                  L'AGPL offre des libertés de moins bonne qualité que la GPL, mais les offre à plus de monde.

                                  Il n'y a aucune "barrière" à l'utilisation.


                                  Mauvaise foi.
                                  Le barrières normalement appliquées à la liberté de redistribution sont aussi appliquées à l'utilisation dans l'AGPL, et ce dès que tu utilises l'application publiquement. C'est le principe même de l'AGPL, il serait temps de l'assumer avec ses bons comme ses mauvais côtés plutôt que de nier les effets secondaires du médicament à tout bout de champ.
                                  • [^] # Re: Bonne nouvelle

                                    Posté par . Évalué à 2.

                                    Ce n'est pas de la mauvaise foi. Même dans ton exemple d'utilisation, il y a une modification. L'utilisation telle quelle, "out of the box" (modulo la configuration" n'a aucune barrière.
                                    • [^] # Re: Bonne nouvelle

                                      Posté par . Évalué à 2.

                                      L'utilisation telle quelle, "out of the box" (modulo la configuration" n'a aucune barrière.


                                      Il y a beaucoup de licences open-source non-libres qui permettent ça...
                              • [^] # Re: Bonne nouvelle

                                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                                Maintenant, que la liberté se mesure plus en qualité ou en quantité c'est encore un autre débat.

                                Ha ba, voilà, on en vient au fond du problème : La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. En fait, les licences ISC (BSD simplifié), LGPL, GPL, AGPL sont des solutions non domminées http://en.wikipedia.org/wiki/Pareto_efficiency#Formal_repres(...) entre la liberté de l'utilisateur et la liberté des autres utilisateurs :
                                - ISC : l'utilisateur à pleine liberté (modulo citation de copyright), mais il peut annuler les libertés des autres ;
                                - LGPL : L'utilisateur à pleine liberté d'utilisation, mais a des contraintes sur les modifications donnant plus de libertés aux autres ;
                                - GPL : L'utilisateur n'a plus pleine liberté d'utilisation (exemple : lib en GPL ne peut être utilisé dans un programme non GPL), mais les autres gagnent d'autres libertés (effet parfois appelé "contaminant") ;
                                - AGPL : Encore moins de liberté pour l'utilisateur (voir débat au dessus), mais plus de liberté pour les autres.

                                On peut aussi voir celà comme la différence des moments où le logiciel peut perdre sa liberté :
                                - ISC : à tout moment ;
                                - LGPL : utilisation pour un logiciel non libre ;
                                - GPL : lorque le logiciel n'est pas distribué
                                - AGPL : lorsque l'utilisation du logiciel n'est pas donné au travert d'un réseau.
                                • [^] # Re: Bonne nouvelle

                                  Posté par . Évalué à 2.

                                  Analyse intéressante,

                                  Je vais tout de même un peu relativiser...

                                  - GPL : L'utilisateur n'a plus pleine liberté d'utilisation (exemple : lib en GPL ne peut être utilisé dans un programme non GPL), mais les autres gagnent d'autres libertés (effet parfois appelé "contaminant") ;


                                  Il y a vraiment deux cas: l'utilisation et la transmission.

                                  Du point de vue de la GPL, l'utilisateur peut utiliser une lib en gpl dans un programme non-gpl ou une lib non-gpl dans un programme GPL, ou faire n'importe quel mix infâme des deux, tant qu'il ne cherche pas à distribuer le programme résultant. La "contamination" (je n'aime pas trop ce terme vu sa connotation négative), n'existe qu'en cas de redistribution, pas en cas d'utilisation.

                                  Microsoft et quelques autres ont beaucoup bossé à une époque pour semer le FUD auprès des entreprises, prétendant que le simple fait d'utiliser du GPL entrainait ladite contamination, ce fud n'a pas été facile à combattre et a pas mal freiné la pénétration du libre en entreprise.

                                  Maintenant, l'AGPL de son côté place cette fameuse "contamination" au niveau de l'utilisation (applicable en cas d'accessibilité au public uniquement, mais c'est le cas d'usage le plus fréquent) c'est une nouveauté, et ça rejoint malheureusement la situation décrite jadis dans le FUD de Microsoft & friends.

                                  Il reste un dernier axe à considérer dans l'histoire AGPL, et je pense que c'est de là que viendra avant tout son succès: le pouvoir renforcé de l'auteur/propriétaire de l'application:

                                  - ISC: l'auteur/propriétaire est mentionné dans tout produit dérivé de son application. En dehors de ça, l'auteur n'a aucun pouvoir.

                                  - LGPL: l'auteur/propriétaire a l'exclusivité sur le changement de licence, la LGPL permet d'intégrer le code libre sous forme de librairie dans une application fermée, à condition de garder la librairie libre.

                                  - GPL: l'auteur/propriétaire a l'exclusivité sur le changement de licence, ce qui lui permet de faire un système de double licence et ainsi de pouvoir prétendre à rémunération en cas d'accord sur la distribution du logiciel dans une solution commerciale fermée.

                                  - AGPL: l'auteur/propriétaire a l'exclusivité sur le changement de licence. En plus des droits émanants de la GPL, la licence interdit de fait l'utilisation publique de l'application si celle-ci est intégrée avec du non-libre, l'auteur/propriétaire se retrouve en position de point de passage obligé pour toute intégration en entreprise nécessitant un usage conjoint de son code et d'une technologie non [A]GPL3. L'AGPL est donc un moyen supérieur à la GPL dans la recherche de rémunération pour l'auteur de logiciel qui sera plus souvent contacté par les entreprises désireuses d'utiliser le logiciel.
              • [^] # Re: Bonne nouvelle

                Posté par . Évalué à 2.

                Je reprécise bien qu'il s'agit de faire tourner l'application sur un serveur sous ma responsabilité, pas de la livrer à un tiers...

                Si j'ai vraiment tort, il devrait être possible de me répondre et de réfuter mes affirmations sans avoir à changer l'énoncé comme cela a été fait plus haut.
          • [^] # Re: Bonne nouvelle

            Posté par . Évalué à 1.

            Bon je répond un peu tardivement.

            Tu peux le modifier dans certaines limites

            Les mêmes limites que d'habitudes, je ne vois pas ce qui choque ici. D'ailleurs tu le reconnais toi même plus loin.

            Il y a une différence entre liberté du logiciel et compatibilité de licence : je pourrais créer ma propre GPl (Gyhelle Public Licence) en copiant la GnuPL et en changeant chaque occurence Gnu par gyhelle. Les logiciels n'en serait pas moins libres, et les licences pas moins incompatibles.


            on ne garantie plus les libertés autant que dans du logiciel libre

            Les libertés définies par le LL sont toujours là. La différence c'est que l'utilisation via le réseau est considéré comme une distribution.

            Est-ce une bonne chose ?

            je n'en sais rien, mais le logiciel en soi est toujours aussi libre.

            La philosophie shareware, où l'utilisateur a une liberté limitée dans le temps ou dans l'espace d'utilisation mais peut étendre celle-ci moyennant payement.

            Rien à voir : tu as accès aux sources, tu peux les modifier, tu peux les redistribuer librement, même contre finance, tu n'a rien à payer, pas de limite dans le temps.

            De la bonne grosse GPL classique, mais dans laquelle la mise à disposition via un réseau est considérée comme une mise à dispo classique.

            En fait ce qui gêne dans cette licence j'ai l'impression, c'est justement que la possibilité de ne pas redistribuer les source soit restreinte.

            C'est à dire que ce qui vous gêne n'est justement pas la liberté des sources mais le fait qu'il est moins facile de fermer le code source.
  • # not a comment

    Posté par . Évalué à 1.

    Loin de tout débat sur l' utilité de cette licence ou l' écriture de certains points dans celle-ci, juste un voeux :
    que l' ex-tarantella ( http://www.sun.com/software/products/sgd/index.jsp ) passe en gnu-affero. Cette solution, tarantella, c' est vraiment une tuerie !

    quoi ? j' ai donné un exemple qui rentre dans le champs d' Affero mais qui justement ne pourra jamais être sous Affero ? bon ben je m' excuse hein, je l' ai pas fait exprès (...)
    • [^] # Re: not a comment

      Posté par . Évalué à 1.

      C'est clair qu'en AGPL, ça pourrait poser suffisamment de problèmes aux entreprises désireuses de l'implémenter pour qu'elles continuent sous des technologies bien plus proprio, genre Citrix Metaframe...
  • # free

    Posté par . Évalué à 1.

    c' est peut être une licence que l' on peux voir comme une réponse à un problème immédiat, exemple : freebox.

    Afin d' anticiper le renouvellement de ce problème avec d' autres similaires à l' avenir, l' Affero évitera qu' une socièté dise "cette boite nous appartiens en plein droit, elle fait partie intégrante de notre réseau en temps que partie terminale chez le client. Les sources (des modifications) n' ont pas a être re-distribuées dans ce cadre d' utilisation avec cette licence".

    Ce qui est vrai.
    Et ce qui embêtes beaucoup les auteurs et mainteneurs de busybox, entre autre, aujourdhui.

    Cette licence est une réponse à cette problématique. (de mon tit point de vue c' est un point plus important -pour cette licence- que celui de l' équité de libertés entre utilisateur côté serveur et utilisateur côté client)

    Il me tarde de savoir si les auteurs de busybox, par exemple, passeront leur projet, prochaine version de, sous Affero.

    Ca sera intérressant de constater dans les faits si "on" préfère avoir un frein au developpement du "L.L" contre une meilleure protection (de l' utilisation) des oeuvres.

    Le moment (me) semble bien choisi pour poser cette question et offrir cette possibilité aux dev. Car rien ne semble pouvoir arreter la progression du "L.L", seul se freiner lui même pour mieux protéger certains pans.

    Ceci me fait revenir au problème Free :
    car si dans les faits pour le moment Free à raison (ou alors j' ai rien compris à la gpl, c est possible hein) et ne peux pas être obliger de redistribuer ses modifs puisqu' il n' y a pas de notion de distribution du produit modifié... et bien il y a quant même une possibilité : lorsque la FSF aura trouvé un (ou plusieurs) ex-abonné à Free qui dispose toujours chez eux d' une x-version de leur freebox, légalement (par "abandon" de Free, par d' anciennes procédures d' updates/changement de box quant elles étaient un peu foireuses et que de nombreuses personnes se sont retrouvées avec leur anciennes box sur les bras... bref) et bien là, dans les faits, la box passe sous la propriété, par abandon, de l' utlisateur. Dans ce cas, l' utilisateur est en droit de demander les modifications de busybox.

    On peux obliger Free à cracher leurs modifs.
    Malheureusement certainement pas pour toutes les versions, mais l' essentiel sera là.

    Et à titre personnel j' espère que cela sera fait.
    Pour un point : l' attitude et les propos inadmissibles tenu dernièrement par un boss de Free. (dont je n' ai pas de lien a fournir de suite, mais tout le monde ici à lu les mêmes articles). Qui a tenu des propos tels que "Les GNU veulent ... (reportez vous à la phrase complète : ça coince quant on la lis) et ça mon gars, c' était un mot déplacé, du genre "hé! vous! là! je suis pas des votres et je vous considère de bien haut..."
    Même dans un cas de conflit, même si une procédure avait déjà été lancée, lorsqu' on utilise le travail d' autrui, on se doit de conserver la tête froide et de faire preuve d' un minimum d' égard à l' encontre des auteurs.

    C' est dommageable qu' un représentant d' une socièté respectable et respectée comme Free, qui parle en son nom, considère si mal publiquement les auteurs de la solution intégrée dans l' offre de service. C' est dommageable relationnellement, alors qu' il aurait certainement été possible de trouver un terrain d' entente préalable. C' est dommageable pour l' image de Free, auprès de clientèle particulière pour tout f.a.i (...). J' espère que ce type sautera chez Free, du moins arretera de s' occuper des relations publiques et communautaires.

    1) que je n' ai pas une vision complète et ne suis pas en mesure de porter un jugement étayé.
    2) les licences libres en général continuent à m' étonner tout les jours, et je fais confiance aux auteurs
    3) ce sont les écrivains (aka developpers) qui vont se servir (aka appliquer) cette licence, et là aussi j' ai confiance.

    Affero est une licence de plus et non pas une licence à la place de.
    Et offrir cette nouvelle possibilité est un plus.


    voili voilà, mes 2 cents
    désolé c' est pas très organisé ni carré. merci à ceux qui ont lus. A vous le troll studio :)
    • [^] # Re: free

      Posté par . Évalué à 2.

      L'AGPL n'est pas la réponse au problème free car elle n'ajoute rien par rapport à la GPL3 dans ce cas précis.

      La clause particulière de l'AGPL est :
      "if you modify the Program, your modified version must prominently offer all users interacting with it remotely through a computer network (if your version supports such interaction) an opportunity to receive the Corresponding Source of your version by providing access to the Corresponding Source from a network server at no charge"

      La condition est donc bien une interaction par réseau...
      • [^] # Re: free

        Posté par . Évalué à 2.

        Et alors?
        Quand tu utilise le serveur FTP, DHCP etc de la FreeBox, tu passe bien par un réseau: celui de ton PC a la FreeBox..

        Donc avec l'AGPL, il me semble que tu pourrais demander le code de ces outils, voire de la libc utiliser dans ces produits si elle était sous AGPL.
        • [^] # Re: free

          Posté par . Évalué à 3.

          Quand tu utilise le serveur FTP, DHCP etc de la FreeBox, tu passe bien par un réseau: celui de ton PC a la FreeBox..


          Encore faut-il que les serveurs DHCP et FTP soient sous licence AGPL... mais effectivement, si c'est le cas, tu pourrais éventuellement demander le code du second (le premier n'est pas vraiment un service avec lequel les utilisateurs interagissent, et attaquer la tivoisation par un tel vecteur est surtout un moyen de perdre du temps)


          voire de la libc utiliser dans ces produits si elle était sous AGPL.


          Oui, et si on passe le noyeau sous AGPL, on pourrait interdire l'usage de blobs binaires noyau pour tout serveur sur le web...

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