Journal Mixart Myrys lutte pour sa survie

24
16
avr.
2021

Juste deux vidéos qui me serrent le cœur ce matin :
- https://www.youtube.com/watch?v=Bhbdnc2MG5c
- https://www.youtube.com/watch?v=8AfTufdlL_k

Mixart Myrys a jusqu'au 8 mai pour avoir un financement suffisant pour éviter la dissolution définitive de l'association et la perte de son matériel

Mixart Myrys, c'est un collectif emblématique de Toulouse, apparu en 1995 dans le squat des anciens entrepôts Myrys. Un collectifs d'artistes autogéré, qui ensuite fut à l'ancienne préfecture rue de Metz. Là encore un squat dont la négociation avec la mairie et la rectrice d'académie (qui deviendra plus tard Ministre de la Justice) jusqu'aux lieux "actuels", la rue Ferdinand Lassalle.

C'est là que ce collectif d'artiste s'est installé, se croyant enfin dans ses murs. C'est là qu'une asso de mesh-wifi est devenue Tetaneutral, un FAI membre de la FFDN, un hackerspace, le Tetalab, a lancé plusieurs projets, et surtout un festival mêlant hacks et arts, le THSF.

Le local rue Ferdinand Lassalle est donc loué à Mixart depuis 2005 et appartient depuis 3 ans à la mairie et donc concédé à Mixart, mais dont la conformité des lieux a toujours été bancalement gérée par la mairie. Qui n'attendait que la bonne occasion :

Janvier : fermeture administrative décidée par la Mairie.
Début février : la découverte que la subvention annuelle a été annulée en catimini.
Début février encore : la découverte qu'un très vaste “réaménagement concerté” du quartier est prévu, avec d'immenses barres d'immeubles.

Donc on perd un collectif autogéré d'artistes qui se sont associés aussi pour avoir un FAI , un hackerspace et un festival du hack, le THSF, dans une ville où l'art a été très institutionnalisé par les politiques de gauche comme de droite.

Le plus “drôle” dans l'affaire est que cela rappelle comment Dominique Baudis, alors maire de Toulouse, a poussé dehors la troupe Royal Deluxe, avant que ses successeurs paient au prix fort le droit d'avoir une de leurs sculptures. Une toute petite portion de ce qu'ils ont construit à Nantes avec l'Île aux Machines.

C'est bête.

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