Journal Ma vie

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2
10
sept.
2007
Salut journal,

Je t'écris car un épineux problème se pose à moi. J'ai fini l'année dernière ma seconde d'ingé à epita. Or il se trouve que je déteste cette école : les cours sont faits pour des débiles profonds, les projets ne sont que sujets et notes, j'en passe et des meilleures...

Le problème, ce n'est pas que je n'aime pas epita, auquel cas la question ne se poserai pas car il n'est pas très difficile de valider sans beaucoup travailler. Non, le problème c'est qu'epita me rend dépressif et insomniaque.

Je passe certaines nuits (comme celle-ci) à me poser pleins de questions, comme pourquoi je me sens si mal dans cette école, si je supporterai le métier d'ingénieur, sur mon avenir, etc... L'absence totale d'organisation, ne jamais savoir quand sont les exams, quelles sont les conditions de validations (je ne sais toujours pas si je passe en ing3), etc, sont une source de stress permanente. Les cours sont déprimants de nullité, et ont complètement brisé mon rêve d'adolescent : devenir bon en info.

L'image que me renvoie epita du monde professionnel me débecte profondément : médiocrité et domination de l'argent.

Cela me pose aussi des problèmes dans mon couple : ma copine, qui me soutient avec beaucoup de courage et de dévouement, à parfois du mal à être avec un mec dépressif et insupportable...

J'ai fait l'année dernière en parallèle une L3 à Paris 6. J'y ai trouvé tout ce que j'attendais d'un enseignement : des vrais cours, une vraie validation, une équipe pédagogique excellente et toujours prête à aider, une vraie organisation... Cela m'a redonné l'espoir d'avoir un avenir, et m'a permis de faire enfin ce dont j'ai tant besoin : apprendre. Les cours et TD me remplissent d'exaltation, bref, la maison du bonheur. Cela a rendu la vie a epita un peu plus supportable, mais il me faut bien une semaine de cours à la fac pour me remettre d'un cours à epita.

La question, cher journal, est donc la suivante : dois-je faire la dernière année à epita, en parallèle avec mon M1 de maths, avec tout ce que ça engendre de stress, d'angoisse, et de déprime ? Est-ce que le diplôme en vaut la peine ? Est-ce que ça ne serait tout de même pas stupide d'arrêter alors qu'il ne reste qu'une année, qui, bien que difficile, est malgré tout faisable ? Est-il possible d'avoir quand même un boulot intéressant avec un diplôme epita ?

Un de mes profs m'a dit qu'il était stupide d'arrêter après 4 ans, car si pour une raison ou une autre j'avais besoin d'argent, le diplôme me permettrait de trouver un emploi sans trop de galère, et que les entreprises ne regardent que l'obtention du diplôme...

À choisir, je crois que je préfererais passer le Capes et faire prof en collège ou lycée plutôt que de bosser dans une boite qui se fiche de faire du code crade, et qui plus est propriétaire, tant qu'elle fait de la thune... Le boulot ne m'interesserait peut-être pas plus, mais j'aurais au moins une image de moi supportable...

Aussi je me posais la question suivante : ne serait-il pas plus sain d'arrêter epita, et d'essayer de trouver un petit contrat (10 ou 15h) en parallèle avec la fac ? Cela me permettrait peut être de remplacer l'absence de diplôme, et de savoir enfin ce qu'est le monde professionnel, tout en conservant ma santé mentale...

Dans ce cas, comment trouver ce genre de contrat, de préférence dans le libre, genre admin sys ou dev ? Je me débrouille avec Debian, ruby, et le C, sans pour autant etre une brutasse...

Merci, cher journal, de me faire part de ton avis et de tes multiples experiences...
  • # Mon expérience

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Nous ne nous connaissons pas, pourtant je suis étudiant en troisième année dans l'école soeur d'Epita (je ne vous fais pas un dessin).

    C'est une école que j'apprécie, justement par sa dynamique et l'ambiance atypique qui en dégage. Des méthodes qui ne ressemblent à aucune autre, bref rien de conventionnel.
    Dénigrer c'est toujours plus simple, tu n'avances aucun argument et dire que "les cours sont faits pour des débiles profonds" me choque un peu. Simplement dire que le système ne te correspond pas aurait suffit; je pense que tout le monde ne partage pas ton avis, anyway.

    Mais il serait, à mon sens, ridicule de laisser échaper le diplôme à moins d'une année de la fin.

    Pour trouver un job dans les LL, jette un oeil sur http://fr.lolix.org/ tu y trouveras peut-être ton bonheur.

    Bon courage.
  • # prof en collège...

    Posté par . Évalué à 10.

    Tu fais bien ce que tu veux de ta vie, mais si tu as peur que le boulot de prof ne te plaise pas (ou peu), je te conseille de choisir une autre voie.
    Si cette autre voie ne te plais pas plus, tu auras gâché au pire quelques années de boulot. Si tu es prof de maths et que ça ne te plait pas, tu auras gâché quelques élèves...
    • [^] # Re: prof en collège...

      Posté par . Évalué à 5.

      Pour être fixé, c'est simple : va dans un collège, dis que tu envisages de devenir prof et demande à assister à des cours. Puisque tu as une licence, tu peux même chercher à en donner comme vacataire. Ainsi tu t'orienteras en connaissance de cause. Après cette année, tu pourras aussi chercher des vacations dans le supérieur. Certains établissements prennent des étudiants avec un M1, d'autres demandent un M2. Là, pour obtenir un poste de permanent, il faut passer par la thèse, ou parfois par l'agrégation.

      D'autre part, tu emploies quatre mots liés aux notions de déprime et de dépression. Une déprime passagère n'est pas inquiétante, mais si tu penses que ton état est plutôt une dépression, il faut en parler à ton médecin traitant. C'est vraiment important.
  • # plus qu'un an

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Je te dirais simplement de finir ta dernière année et, vu que tu pense en avoir les capacités, de faire ton M1 en //
    (ou de préparer ton CAPES de Math)

    J'ai toujours pensé qu'une école comme Epita, fonctionnant sans véritable recrutement que l'argent et ne permettant pas d'obtenir un réel diplome d'ingénieur (enfin, je viens de vérifier, c'est faux depuis cette année) n'était pas le meileurs choix de formation à faire ... Mais bon, au vu de ce que tu as investi dedans autant finir ta dernière année, histoire que tu puisses si tu veux, un minimum rembourser ton investissement !

    Ensuite, je ne pense pas que ton boulot dépendra de ton école ... ce n'est pas parce que tu étudies dans un environnement pro-proprétaire que tu ne pourras pas travailler dans du pro-libre ...

    Enfin, je ne dis pas que la carrière de prof n'est pas valorisante, loin de là, mais niveau salaire, c'est pas la panacée, niveau boulot et stress, c'est loin d'être peinard, mais bon, pus qu'un choix de métier, cet emploi est et devrait rester une vocation !!! pas un choix pris à la légère à Bac + 3 parce que finalement les vacances, cela peut être cool quand mm ...

    Pour ta dernière idée , je ne sais pas si c'est possble ou pas mais je pense que si tu peux t'en passer évite ... si tu retourne à la FAC, c'est pour passser M1 plus un CAPES ... je ne sais pas si tu auras beaucoup de temps pour tout faire si en plus tu bosses dans ton "libre"

    ++ Beleys
  • # vivre!

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    Passe ton diplome (mieux vaut avoir l'embarras du choix que l'embarras tout court) ... Fais comme la majorité passe ton diplome en foutant le minimum ....
    En attendant, fais autre chose: vas courir, fais l'amour à ta copine, apprends la guitare ... On peut se faire plaisir et être heureux, même fauché à Paris!

    Je ne cautionne pas la médiocrité .... mais entre la déprime et la joie de vivre, je n'hésite pas longtemps!

    J'ai bien peur qu'il te faudra te faire une raison, le monde n'est pas perfectionniste (vu les moyens qu'on les profs et l'avenir qui se dessine, pas forcement un bon choix)... Conclusion, mieux vaut changer ton état d'esprit (qui n'est pas mauvais en passant, mais qui te rend malheureux), c'est plus simple!
    • [^] # Re: vivre!

      Posté par . Évalué à 2.

      Je suis d'accord : la vie, ce n'est pas le boulot mais ce qu'il y a à côté ! Alors, faut trouver un juste milieu et essayer de "s'éclater" à côté du boulot (et des études).
  • # L'école, c'est pas toute ta vie!

    Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 15/11/12 à 11:10.

    Enfin, si, pour l'instant, parce que tu y passes plus de temps qu'ailleurs.

    Alors maintenant si tu veux mon opinion:

    • Il te reste 1 an pour avoir un diplôme qui t'assure un boulot, que tu aimeras ou pas, mais sans être professionnel de l'info, je peux te garantir que les projets seront tout autres que ce qu'on peut avoir en école d'ingé.

    • Les cours à l'epita, ne sont pas, me semble-t-il, gratuits, alors si ce sont tes parents qui ont financé, par respect pour eux, finis ce que tu as commencé à leur faire payer!

    • Je n'ai jamais entendu parler de complots de la part des entreprises pour que les diplômés epita aient un job de m… Par contre, vas voir les mêmes entreprises avec un bac S tout nu et dis-leur que tu veux bosser dans l'info, ça va être un peu différent!

    • Si tu veux t'orienter plutôt vers la fac, tu pourras toujours le faire après, après tout, ça ne t'aura fait perdre dans le pire des cas que 1 an (ce qui est peu sur l'échelle d'une vie).

    • Si tu n'apprends rien (ou peu), et que les cours sont faits pour des "débiles mentaux" - merci pour les élèves qui apprécient les cours -, alors je suppose que tu as plein de temps libre que tu peux consacrer à l'autoformation en info, ou justement à tes études parallèles à la fac.

    • Prof au collège ou ailleurs, comme dit ci-dessus, ce n'est pas un métier qu'on fait pour se caser, mais par passion! (et je pense qu'il en faut par les temps qui courent…)

    • Quelle que soit ta formation initiale, tu pourras trouver des boulots qui ne te plairont pas, ce n'est pas spécifique à l'epita! Le corollaire, c'est que je pense qu'on peut trouver des boulots très intéressants même en sortant de l'epita (attention ironie cachée dans cette phrase). Tu n'es pas obligé de bosser pour une boite de m…, et même si tu t'en rends compte trop tard, tu n'es pas obligé d'y rester!

    Donc, pour résumer et conclure: l'epita, c'est pas toute ta vie!

    Alors arrête de saoûler ta copine avec ta dépression! Y'a une vie après l'école et y'a une vie PENDANT l'école.

    Un diplôme, c'est une porte d'entrée vers le monde professionnel, et rien d'autre!

    PS: Ce week-end tu me fais le plaisir d'emmener ta copine en ballade en oubliant tous ces soucis qui n'en sont pas ;)

  • # Tout soutient n'est pas toujours bon

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Je ne peux pas te dire ce que tu dois faire, il n'y a que toi qui peux le savoir. Mais au pire des cas tu perds quelques années, rien d'autre.

    Je te conseillerais simplement de te méfier des gens qui paraissent trop te soutenir, même si ça peut partir d'une bonne intention, ta déprime peut simplement venir de la peur de les décevoir.
    D'autre part, je ne sais pas comment sont les membres de ton entourage mais il se peut qu'il te préfère ingénieur plutôt que prof... (ça m'est arrivé : on me préférais en CPGE à un tel point qu'on était prêt à tout pour que j'y reste). Mais bon, il ne faut pas non plus suspecter tout le monde, juste leur faire comprendre qu'il n'ont pas forcément la meilleure attitude.

    Dans tout les cas, ton choix sera le tien et donc le meilleur. ;)
    Bon courage et bonne continuation,
    Azollyx.
  • # Ma vie aussi

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Cher commentaire,

    Je suis sur le point de terminer ma dernière année à l'université.

    Cet après midi, je dois défendre mon mémoire, qui me motivais tellement peu que je l'ai repoussé en seconde session.

    Mes slides sont presque prêts, je n'ai plus qu'a le présenter.
    Mais vais-je supporter tout ce stress. Et puis va falloir que je trouve du travail après ...

    Donc la question est la suivante. Dois-je présenter mon mémoire cette après midi ? Est-ce que le diplôme d'ingénieur civil vaut la peine de cette dernière journée de stress ? Je pourrais tout laisser tomber et passer la journée sur la tribune.
    Et puis après, comment trouver le boulôt de mes rêves : développeur dans une petite boite, si possible à l'étranger malgré mon niveau d'anglais pas excellent (mais c'est pour apprendre), et qui en plus rejoint mes centres d'intérêt (le logiciel libre) ?

    Merci, cher commentaire, de ma faire part de ton avis et de tes multiples expériences...
  • # fait un blog

    Posté par (page perso) . Évalué à -4.

    fait un blog
    • [^] # Re: fait un blog

      Posté par . Évalué à 8.

      Au vu de la belle faute de conjugaison présente à la fois dans le titre et dans le corps du commentaire, j'en déduis que l'auteur du commentaire ci-dessus te recommande même de faire un Skyblog...

      :-p
  • # Surtout ne laisse pas tomber!

    Posté par . Évalué à 2.

    Même si ca de gonfle résiste et obtient ton diplôme. Ce bout de papier est le seul s´same pour ton avenir. Sans diplôme tu n'es rien juste bon à être exploité par une quelconque SSII. Un diplôme n'est certe pas une garantie pour un job mais un bon début.

    <Ma vie> Je suis sortie diplomé d'une petite école d'ingénieurs en 92. En France à l'époque les entreprises avaient stoppé en grand les recrutement. Je n'ai donc pas trouvé de travail. Au bout de 3 mois j'ai posé ma candidature entre autres dans une grande société allemande. Je fut engagé parce que j'avais un diplôme d'ingénieur reconnu par l'état. (Les suptilités de la classification des écoles d'ingénieurs francaise étant inconnue outre-rhin mon diplôme fut reconnu comme un diplôme d'ingénieur universitaire (en Allemagne supérieur à celui d'une école d'ingénieur standard (FH)). </Ma vie>

    Toiut cela pour dire que le diplôme est en fait le plus important. L'expérience professionnelle vient après.....
  • # Conseil d'un ancien déprimé

    Posté par . Évalué à 7.

    Salut à toi, l'étudiant qui attendait trop de ses études et de son école.

    La vie est comme ça parfois, on s'aperçoit qu'il n'est pas nécessaire/suffisant de faire une école d'ingenieur en informatique pour se sentir en accord avec le métier qu'on veut faire.

    J'ai eu la même sensation avec l'université (ce n'est que mon experience personnelle pas de généralité). Certains profs étaient incompétents (avec du recul) et certains élèves trop scolaires ("M'sieur, le TP sera noté?" entendu en DESS :-( ).

    Cela dit, il ne faut pas attendre des études qu'elles te rendent perfomants. Il faut le voir comme une période de ta vie ou il faut obtenir ton dilpôme (ça c'est pour ne pas avoir d'emmerdes avec les DRHs et pour avoir un salaire digne de ce nom). C'est une période ou tu peux voir/aperçevoir plusieurs disciplines différentes ce qui te permettra de faire des choix sur ce que tu veux et ne veux pas faire plutard.

    Ce qu'il faut voir aussi c'est que le monde de l'entreprise est radicalement différent du monde universitaire. Les contraintes ne sont pas les mêmes, les responsabilités, les rapports avec les autres sont différents, bref il ne faut pas croire qu'une école/université te rendra performant dans ton métier (pour le devenir il faut du temps et de l'expérience jeune padawan ;-))

    Je travaille en SSII, ça me permet de voir plusieurs technologies, languages mais aussi différentes oragnisations du travail. Au final, mes études n'auront été qu'une amorce de ce que je fais maintenant. Le plus important je pense est de terminer ces études et de prendre le maximum de bon temps pendant cette période. Ensuite, tes choix importants sont les stages (très importants) et les 1ères experiences professionnelles (il est tellement dur de changer de voie ensuite!)

    L@sc@u
  • # Bienvenue dans le monde réel

    Posté par . Évalué à 4.

    L'image que me renvoie epita du monde professionnel me débecte profondément : médiocrité et domination de l'argent.

    Ils doivent forcer la dose mais la réalité n'est pas loin.

    Ensuite, il faut choisir ses employeurs, accépter des sacrifices (niveau salaire), et accépter de prendre des risques (se barrer quand il n'y a pas d'autres solutions). C'est toujours plus facile à dire qu'à faire.

    Si vraiment, le risque te plait créé ta boite. Ou au moins, essayes de regarder les SSL autour de Ester Eggs par exemple.

    (et ne te fais d'illusions sur toutes les boites de Logiciels Libres, il y a aussi de gros requins dans certaines)

    "La première sécurité est la liberté"

  • # Bienvenue !ü

    Posté par . Évalué à 10.

    ... bosser dans une boite qui se fiche de faire du code crade, et qui plus est propriétaire, tant qu'elle fait de la thune...

    Bienvenue dans le monde de la vraie vie !

    Mais rien ne t'empêche, pendant tes heures de loisir, pour te faire plaisir, de développer du code propre pour un projet libre. Après tout, on est un certain nombre à le faire.
  • # C'est une écôle d'ingénieur Epita?

    Posté par . Évalué à 3.

    A tiens oui, depuis juin.

    Donc, non, vous ne sortirez pas avec un diplôme d'ingénieur de l'écôle (les premiers sortirons en 2010).

    Si la L3 d'info vous plait, faites une M1 et regarder du coté des écôles d'info en province.

    Les écôles d'ingénieur recrute des M1 sur dossier pour entrer en 2ième année. Beaucoup sont publiques, et dans les petites (c'est à dire pratiquement toutes les écôles d'ingé en info sauf l'ENSIMAG qui est LA grosse), intégrées à l'université (à Nancy, Nice, Lille, Grenoble ou Rennes: des pôles informatiques avec leurs spécialités).

    Encore mieux, si au bout de la 2ième année de l'epita vous avez quand même une équivalence M1 (malheureusement j'en doute) essayez maintenant de rentrer dans une écôle (en perdant une année, mais moins cher et de meilleur qualité, comme pour le libre..)
    • [^] # Re: C'est une écôle d'ingénieur Epita?

      Posté par . Évalué à 5.

      La CTI, c'était mieux avant.
    • [^] # Re: C'est une écôle d'ingénieur Epita?

      Posté par . Évalué à 7.

      T'as oublié les INSA, non ?
      Integration en 2nd cycle, publiques, de province, mais pas petites.
      ...et (ca c'est mon avis) bon niveau.
      • [^] # Re: C'est une écôle d'ingénieur Epita?

        Posté par . Évalué à 0.

        Par petite, c'est surtout que ces écôle ont parfois une bonne réputation régionale, mais comme les élèves ne quittent pas forcément la région après, cette réputation n'est pas nationale

        et oui, pour les INSA, bon niveau effectivement (mais toutes ne font pas d'info il me semble, là c'est plutôt l'INSA de Lyon si je ne m'abuse?).
        • [^] # Re: C'est une écôle d'ingénieur Epita?

          Posté par . Évalué à 6.

          En passant, là comme ça, c’est fait exprès l’accent sur le o d’école dont tu parsèmes tes commentaires ? Parce que si c’est fait exprès, je ne vois pas trop à quoi ça correspond. Une accentuation (sonore, celle-là) propre à un snobisme mal placé ?
        • [^] # Re: C'est une écôle d'ingénieur Epita?

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Tu peux te spécialiser dans l'informatique dans les INSA de : Lyon, Toulouse, Rennes et Rouen
          Il n'y a qu'à Strasbourg que tu ne peux pas.

          Attention par contre, la formation est quand même assez générale donc il n'y a pas QUE de l'informatique. En même temps c'est ce qui fait que les INSA sont des écoles d'ingé.
  • # La pillule a du mal à passer ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    L'image que me renvoie epita du monde professionnel me débecte profondément : médiocrité et domination de l'argent.

    C'est un bon résumé du monde professionnel.

    Les cours sont déprimants de nullité

    Les cours sont faits pour que des élèves qui travaillent suffisamment et qui appliquent consciencieusement les méthodes apprises puissent obtenir leur diplôme. Ceci sans pour autant être pourvu d'un QI au dessus de la moyenne.
    Pour bien s'adapter à ces méthodes de travail, il faut être discipliné et rigoureux. Ensuite la possibilité d'étudier dans un milieu calme, sans devoir gérer des soucis familiaux ou une activité professionnelle parallèle est indispensable. Et bien sûr, une activité physique est très importante. Mens sana in corpore sano. Dois-je développer ?

    Si tu travailles en entreprise, relations et Principe_de_Dilbert aidant, tu retrouveras ces personnes dans des postes d'encadrement. Pour parvenir à faire correctement ton travail, tu devras leur expliquer des concepts hors de leur champ de compréhension. Et tu auras donc les mêmes problèmes.

    Les personnes les plus intelligentes n'ayant aucun plaisir à travailler dans ce genre de milieux ne restent pas. La moyenne des QI n'étant donc pas exceptionnellement élevée, ces sociétés utilisent d'autres moyens de s'imposer : orgueil, arrogance, réussite sociale, apparences ( vestimentaires ou autre ), etc... Bon courage.

    De ce que je sais des milieux enseignant, je ne suis pas certain que la foi d'enseigner suffise, surtout au collège.

    Donner des conseils n'est pas facile, et je ne puis que te suggérer de voir un petit peu comment cela se passe dans la recherche.
    • [^] # Re: La pillule a du mal à passer ?

      Posté par . Évalué à -1.

      Les cours sont faits pour que des élèves qui travaillent suffisamment et qui appliquent consciencieusement les méthodes apprises puissent obtenir leur diplôme. Ceci sans pour autant être pourvu d'un QI au dessus de la moyenne.
      Dans le meilleur des mondes sans doute.
      Dans la réalité déja c'est loin d'etre forcément vrai.

      De plus il me semble qu'a l'épita ce sont certaines fois des élèves qui font cours.

      Pour bien s'adapter à ces méthodes de travail, il faut être discipliné et rigoureux.
      Quels méthodes?Toutes les méthodes de travail, y compris celles que tu ne connais pas ?

      et bien sûr, une activité physique est très importante. Mens sana in corpore sano. Dois-je développer ?
      Voui.
      J'ai arrete de faire autant de sport que j'en faisait avant (grosso modo) et pourtant mes notes ont pas franchement diminué.

      Ce n'est pas en alignant les aphorismes que tu explique ce que tu voulais montrer amha.
      • [^] # Re: La pillule a du mal à passer ?

        Posté par . Évalué à 2.

        J'ai arrete de faire autant de sport que j'en faisait avant (grosso modo) et pourtant mes notes ont pas franchement diminué.


        C'est plutôt sur le long terme que les effets vont se resentir. J'ai 27 ans, rien fait (en sport) depuis le lycée - à part 2-3 joggings républicains - et je vais y revenir assez vite, parce que je me sens de moins en moins bien: fatigue chronique, troubles digestifs, etc.
  • # Peut être préféreras-tu la recherche ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Salut,

    Déjà, un premier conseil : termine ton année. D'autant que la dernière année n'est généralement pas la plus dure. À niveau équivalent, on galère moins avec un titre d'ingénieur d'une école quelconque qu'avec un Master Pro. Bref, comme ce fut dis précedemment : mieux vaut l'embarras du choix que l'embarras tout court.

    Ceci étant dis, peut être que ta vocation n'est pas celle que tu crois : tu n'aimes pas l'idée de travailler vite (et mal ?) dans des SSII. Soit. Peut être alors aimerais tu faire de la recherche en informatique. Il n'est pas trop tard : le titre d'ingénieur te permettra de t'inscrire en Master Recherche (voir même pendant la dernière année en // ). Tu enchaineras avec un stage de 6 mois, qui te permettra de lever l'ambigüité : "aime-je la recherche ?".

    Si la réponses est oui et que tu poursuis par une thèse, tu pourras éventuellement donner quelques TD, ce qui te permettra de lever une nouvelle ambigüité : "aime-je donner des cours?".

    La vie, c'est juste un algorithme :)
  • # Euh....

    Posté par . Évalué à 3.


    À choisir, je crois que je préfererais passer le Capes et faire prof en collège ou lycée plutôt que de bosser dans une boite qui se fiche de faire du code crade, et qui plus est propriétaire, tant qu'elle fait de la thune... Le boulot ne m'interesserait peut-être pas plus, mais j'aurais au moins une image de moi supportable...


    Moi de mon expérience (6 and en SSII), je pense que si tu ne supporte pas ça, bah change de boulot... Ou abandonne le code...

    C'est pas pour être négatif toussa toussa, mais bon, aujourd'hui il n'y a que ça qui fasse tourner une boite... La philosophie, moins, déjà... Et donc le code joli, commenté, les visions à moyen (voire long) terme inexistants... Quant au libre, c'est juste un moyen de prendre un marché, ou de faire du bénéfice rapide... Enfin, dans ma boite à moi ou je suis, celle ou je sers le capitalisme et c'est moi joie, c'est comme ça que ça se passe...
  • # Sacha Guitry

    Posté par . Évalué à 1.

    «L'école est le lieu où on apprend tout ce qu'il faut pour devenir professeur.»

    Citation de mémoire.

    Sinon, j'ai eu exactement la même chose que toi en deuxième année de sciences économiques option sociologie à Tolbiac (annexe de la Sorbonne). J'ai passé ma première année sans me fouler avec mention bien, et en deuxième année, je n'en pouvais plus, j'ai pété les plombs. Le problème dans ce cas, c'est que ça ne fait du mal qu'à toi : à Tolbiac, ils n'ont pas bougé le petit doigt quand je ne donnais plus signe de vie, je ne suis ni le premier ni le dernier et le bouzin continue à fonctionner malgré tout.

    Le diplôme, c'est pour savoir si t'as les nerfs solides. Pour les compétences, les entreprises demandent des stages, le diplôme, ils se torchent avec. Ta déprime vient du fait que tu as l'impression de n'être qu'une simili-justification à un système absurde et pas quelqu'un qui se construit un avenir solide et radieux. Il te faut trouver des personnes que tu estimes, de préférence dans le milieu professionnel et surtout informatique, et que tu construises avec eux : sinon, tu finiras en suicidé venant grossir les records français, ou en anarcho-terroriste style «Monde de merde, je vais te faire sauter», qui finira aussi mal pour toi.

    PS : si tu ne retrouves pas l'espoir, j'ai un stock de bombes.
  • # Re: Ma vie

    Posté par . Évalué à -10.

    J'ai des problèmes de ce genre.
    J'ai pas trouvé.
    Je veux mourir.
    Le monde est pourri, et c'est une constante.
    Fais ce que tu veux.

    Vos gueules bande de connards attardés.
    Ya pas plus con qu'un informaticien sûr de lui.

    FUCK YOU MORON
    GET THE FUCK OUT!!!
    TITS OR GFTO!!!

    J'ai écris beaucoup, pseudo ignatius, pingus, raskolnikov, aniphia
    Sur USENET ou sur les forums ou sur les *chans

    Le monde existe pour que j'existe.

    tg
    tg
    tg

    ptilouis osef hein
  • # Avis d'ancien

    Posté par . Évalué à 2.

    Salut,
    bon j'arrive un peu après la bataille, mais je vais quand meme te donner mon avis.

    Pour situer, je viens de finir epita (la promo d'avant toi donc).

    En gros la, il te reste 3 mois avant la fin. 3 petits mois et tu pars en stage. Quand t'as deja fait 4 ans, c'est vraiment pas la mort, meme si c'est sur que ce sera peut-etre les 3 mois les plus marrants (tous les derniers rendus de projets, PFE, derniers partiels, ca fait du boulot).
    Et si ya un truc qui est vrai dans tout ce qu'on a pu te dire sur cette école qui fait couler tant d'encre, c'est que mine de rien elle ouvre beaucoup de portes. Donc si j'ai un conseil a te donner, c'est finis ta dernière année. C'est trop bete de laisser tomber maintenant, surtout si tu as survécu à l'ing1.

    Sinon je vais reprendre ton post sur quelques points.

    "les cours sont faits pour des débiles profonds,"
    Je suis pas trop d'accord, c'est clair que ya certains cours franchement inutiles, mais il y en a aussi qui valent vraiment le coup (théorie des langages, systèmes d'exploitation pour l'ing1, après ca dépend de ta spé, mais la aussi on trouve des choses intéressantes).

    "L'image que me renvoie epita du monde professionnel me débecte profondément : médiocrité et domination de l'argent."
    Le problème, c'est que malheureusement c'est comme ca que ca marche, moi aussi ca m'a fait en choc quand je m'en suis rendu compte, en voyant ce qu'on facturait à certains clients au vu du travail effectué (je peux pas en dire plus malheureusement, pas envie d'avoir de problèmes).

    "[...] ont complètement brisé mon rêve d'adolescent : devenir bon en info."
    Le truc c'est que epita ne pourra pas tout t'apprendre, si tu veux devenir bon il faut faire des choses par soi-meme. Personnellement, au vu de mes connaissances d'aujourd'hui, je dirais que epita y est pour environ 50%, l'autre moitié c'est moi qui l'ait appris par moi-meme en passant des heures à essayer des choses, bidouiller, lire du code, suivre des tutos, s'investir dans des projets open-source...

    "[...] plutôt que de bosser dans une boite qui se fiche de faire du code crade, et qui plus est propriétaire, tant qu'elle fait de la thune"
    toutes les boites ne sont pas comme ca heureusement. Bon après c'est sur qu'il faut savoir chercher un peu plus loin que les chasseurs de viande sur Monster.fr :)

    "[...] Dans ce cas, comment trouver ce genre de contrat, de préférence dans le libre, genre admin sys ou dev ? Je me débrouille avec Debian, ruby, et le C, sans pour autant etre une brutasse..."
    Si tu veux un boulot d'admin ou dev avec une paye d'ingé, et en plus sur de l'open source, ya moyen, mais va falloir un peu plus que "se débrouiller" en C ou sur Debian :)

    Vala, j'aurais encore des tonnes de trucs à dire, mais j'ai pas trop le temps, si tu veux en discuter plus longuement fais moi signe ;)

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