• # Titre fallacieux

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+4/-2).

    Il n'y a aucune raison de parler d'exode ou de désinvestissement massif.

    Adhérer à l'April, ça vous tente ?

    • [^] # Re: Titre fallacieux

      Posté par  . Évalué à 3 (+4/-2).

      Est-ce qu'un article du 5/6/2019 est-il le plus pertinent pour contredire un article qui évoque une tendance qui commence, daté du 20/10/2020 ?

    • [^] # Re: Titre fallacieux

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+2/-1).

      Le titre du lien prétend que ça commencerai tout juste, et la première ligne de l’article utilise la terminologie de « signal faible. » Où donc est la duplicité  ?

      « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

      • [^] # Re: Titre fallacieux

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+4/-1).

        Cet article est juste un effet d'annonce plutôt confus et n'apprend rien (c'est son but communiquer mais ne pas informer), puisqu'il ne chiffre pas l'impact sur le désengagement de ces cinquante sociétés dans les investissement des les fossiles. Il serait judicieux que ces sociétés, si ce n'est déjà fait, mettent en place en interne une comptabilité carbone précise, pour connaître leur emprunte carbone réelle.

        L'article prétend aussi « cela a commencé en 2017 », mais pourtant en 2019 les énergies fossiles représentaient encore 83,8 % de la production mondiale d'énergie, donc l'effet n'est pas visible. Comme quoi les effets d'annonce et la réalité sont souvent deux choses différentes. :-)

        Plus drôle, l'article dit que même la Pologne, État européen défenseur du charbon, a commencé à rendre les armes et que la centrale à charbon Ostroleka vient d’être abandonnée, pour cause d'impasse financière… On trouve mieux comme raison d'engagement en faveur du climat. :-)

        Enfin si vous doutiez encore que cet article n'était qu'un effet d'annonce greenwashing, la conclusion ne laisse aucun doute, puisque l'IEEFA inciterait à cibler réellement les 1,5 °C de réchauffement climatique… Objectif inatteignable à moins d'arrêter toutes les émissions de gaz à effet de serre dès demain matin. L'objectif est aujourd'hui de ne pas dépasser les 2 °C réchauffement climatique, mais pour cela il faut, jusqu'en 2050, baisser tous les ans de 4 à 5 % nos émissions à effet de serre, ce qui correspond à ce qu'on va faire en 2020, à cause du Covid-19. Pour rester en dessous des 2 °C réchauffement climatique, il faudrait fournir l'effort d'un covid supplémentaire tous les ans. Donc c'est très très loin d'être gagné.

        • [^] # Re: Titre fallacieux

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+2/-0).

          « Pour rester en dessous des 2 °C réchauffement climatique, il faudrait fournir l'effort d'un covid supplémentaire tous les ans. Donc c'est très très loin d'être gagné. »

          Sur ce front au moins les nouvelles sont plutôt bonnes : outre une mortalité qui remonte, l’épuisement des soignants, le fait que les modèles les plus optimistes présentent le pic de victimes initial comme un vulgaire soubresaut comparé à celui qui vient, les difficultés à concevoir un vaccin associées à la faible et courte immunisation post contamination semblent annoncer une épidémie durable.

          Sur le reste, je serais facilement moins optimiste que vous. En 2019 et 2020 on a amplement eu l’occasion d’observer des phénomènes semblant indiquer que la trajectoire climatique de la planète suivrait plutôt les scénarios pessimistes voire les outrepasserait.

          « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

  • # inévitable

    Posté par  . Évalué à 6 (+3/-0).

    Même sans lire l'article, on sait que les énergies éoliennes, mais surtout solaires voient leur prix dégringoler au fil du temps avec les progrès techniques alors qu'il ne reste quasiment plus aucune marge aux énergies fossiles, et les nouveaux projets auraient abouti à un pétrole plus cher, réduisant encore la rentabilité potentielle.
    La filière charbon est en train de mourir d'une mort économique naturelle: elle n'est plus rentable !

    Aujourd'hui, ce serait suicidaire d'investir les portefeuilles énergie à 100% dans le fossile à long terme. On n'a donc pas ici de "prise de conscience écologique", mais un simple calcul financier: le solaire et le stockage devraient devenir les acteurs de premier plan.
    Après, on verra si même le nucléaire se fait passer ou pas. Mais je n'ai aucun doute sur le fait que les décisions ne se prendront pas en fonction de l'écologie.

    • [^] # Re: inévitable

      Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

      oui mais non, comme tu le dis a long terme, depuis les années 90 que le long terme pour une entreprise c'est 3 ans, et dans la finance c'est de l'ordre de la minute de nos jours. Je suis plus pessimiste que toi.

    • [^] # Re: inévitable

      Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

      Après, on verra si même le nucléaire se fait passer ou pas. Mais je n'ai aucun doute sur le fait que les décisions ne se prendront pas en fonction de l'écologie.

      C'est normal de toute façon, par nature une entreprise privée ne peut définir sa stratégie que vis à vis de sa survie économique et financière. C'est la raison pour laquelle il ne faut pas lui laisser le champ libre, mais entourer son activité d'une réglementation produite démocratiquement avec comme objectif l’intérêt général des population. Ce que tu dit, c'est, de mon point de vue en tout cas, juste le constat amer que le libéralisme économique dans sa version dérégulatrice en tant que doctrine politique est une énorme connerie dont on paye aujourd'hui la dérive au prix fort.

      Et on a pas finit de payer la note, c'est juste le début.

      Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

    • [^] # Re: inévitable

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+4/-1). Dernière modification le 22/10/20 à 10:32.

      Même sans lire l'article, on sait que les énergies éoliennes, mais surtout solaires voient leur prix dégringoler au fil du temps avec les progrès techniques

      Si le prix des éoliennes et panneaux solaires baisses, c'est justement car ils profitent d'une économie mondialisée dopée aux énergies fossiles. Quand il faudra produire en France des éoliennes sans pétrole et sans minerai, ce n'est pas certain que le prix soit aussi attractif.

      alors qu'il ne reste quasiment plus aucune marge aux énergies fossiles, et les nouveaux projets auraient abouti à un pétrole plus cher, réduisant encore la rentabilité potentielle.

      Tant qu'on a pas de problème d'approvisionnement, ni d'impact sur le climat, les énergies fossiles sont bien plus rentables que l'éolien et le solaire. Les énergies fossiles sont plus concentrées, disponibles à la demande et occupent le sous-sol, alors que l'éolien et le solaire sont des énergies diffuses, occupent des de grands espaces en surface et sont des énergies intermittentes.

      La filière charbon est en train de mourir d'une mort économique naturelle: elle n'est plus rentable !

      Le charbon est l'énergie qui a la plus progressé en valeur absolue ces vingt dernières années dans le monde, car c'est justement une énergie moins cher à mettre en œuvre et la plus rentable que le solaire ou l'éolien. Malheureusement les États-Unis, Russie, l'Australie et la Chine possèdent encore des réserves colossales de charbon. Au rythme actuel de production domestique, la Chine disposerait de près de 37 ans de réserves prouvées de charbon sur son territoire à fin 2019, contre 294 ans pour l'Australie, 369 ans pour la Russie et 390 ans pour les États-Unis ! À lire : « L’électricité sur des charbons ardents ».

      Aujourd'hui, ce serait suicidaire d'investir les portefeuilles énergie à 100% dans le fossile à long terme. On n'a donc pas ici de "prise de conscience écologique", mais un simple calcul financier: le solaire et le stockage devraient devenir les acteurs de premier plan.

      Si on prend en compte les futurs dégâts que va provoquer la crise climatique aussi bien humain que financier, il est bien entendu suicidaire d'investir dans le fossile. Mais dans le monde économique court-termisme où nous vivons, l'énergie fossile sera toujours moins cher que l'éolien ou le solaire, surtout l'éolien ou le solaire avec stockage qui fait exploser les coûts et qui très compliqué à mette en œuvre à grande échelle.

      En 2019 les énergies fossiles représentaient de 83,8 % de la production d'énergie mondiale contre 3,3 % pour le solaire et l'éolien. Il est illusoire de croire que l'éolien ou le solaire pourront un jour remplacer cette part de 83,8 % occupée par les énergies fossiles.

      Après, on verra si même le nucléaire se fait passer ou pas. Mais je n'ai aucun doute sur le fait que les décisions ne se prendront pas en fonction de l'écologie.

      Si l'éolien ou le solaire ne pourront jamais remplacer les énergies fossiles, le nucléaire non plus, mais se passer du nucléaire rendrait la situation plus difficile. Les risques liées à la crise climatique étant beaucoup plus graves que les risques liés à l'énergie nucléaire.

      • [^] # Re: inévitable

        Posté par  . Évalué à 2 (+1/-2).

        Mais dans le monde économique court-termisme où nous vivons, l'énergie fossile sera toujours moins cher que l'éolien ou le solaire, surtout l'éolien ou le solaire avec stockage qui fait exploser les coûts et qui très compliqué à mette en œuvre à grande échelle.

        Encore une fois, d'un côté on a une technologie qui a atteint ses limites, de l'autre une en plein essor.
        Suivant le projet considéré, le solaire peut déjà être plus compétitif.
        Renewable energy costs tumble
        et son prix n'a fait que baisser, baisser, et baisser encore.

        Il est illusoire de croire que l'éolien ou le solaire pourront un jour remplacer cette part de 83,8 % occupé

        Tout comme il a été illusoire de croire qu'on remplacerait toutes ces voitures à chevaux,tout comme il a été impossible de remplacer le Minitel présent dans tant de foyers en France.
        Tout est toujours impossible, est un jour on se réveille et c'est fait.
        La Chine a construit des centrales au charbon à une vitesse prodigieuse, mais maintenant ils mettent le paquet sur le nucléaire, le solaire et l'éolien (même si je me doute qu'ils construisent encore des centrales au charbon).
        Il est illusoire de croire qu'ils iraient moins vite en besogne.

        Alors oui, y'a encore du chemin, oui ça va prendre du temps, oui, ça n'avance que parce que ça fait plus de sens économiquement, mais dire que ça n'arrivera jamais, ça, c'est vraiment illusoire.

        • [^] # Re: inévitable

          Posté par  . Évalué à 3 (+0/-0).

          Raaaah, je me relis et j'ai honte de mon orthographe.
          s/est un jour/et un jour
          Pardon pour vos yeux !

          • [^] # Re: inévitable

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

            Je connais quelqu'un qui vend des clés UBS pour ça. Ça pourrait t'intéresser. (je sors)

            OS préféré Mageia 7, CMS préféré SPIP, suite bureautique préférée LibreOffice, logiciel de dessin préféré Inkscape.

        • [^] # Re: inévitable

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+4/-1). Dernière modification le 22/10/20 à 22:35.

          Encore une fois, d'un côté on a une technologie qui a atteint ses limites, de l'autre une en plein essor. Suivant le projet considéré, le solaire peut déjà être plus compétitif.

          Ce n'est pas juste une question de technologie, mais également de physique, le solaire ou l'éolien sont des énergies diffuses et intermittentes. Le volume de 1 000 m3 de vent qui souffle à 80 km2 et qui passe dans les pales d'une éolienne produit l'énergie fournie par la combustion de 3 millilitres de pétrole. Est-ce que c'est plus simple d'avoir 3 millilitres d'une énergie qu'on peut utiliser quand on veut ou d'avoir 1 000 m3 d'énergie extrêmement diffuse qui arrive quand elle en envie ?

          Renewable energy costs tumble et son prix n'a fait que baisser, baisser, et baisser encore.

          D'après l'article l'énergie renouvelable la plus rentable serait l'hydroélectrique… qui n'a pourtant pas connue de progrès technologique flagrant depuis son invention il me semble. Sans parler que pour l'hydroélectricité on a atteint la limite possible.

          L'article compare ensuite des choux et des carottes. Comparer le coût des énergies intermittentes comme le solaire ou l'éolien à des énergies disponibles à la demande comme le charbon ou le pétrole, n'a pas vraiment de sens. Avec le stockage du solaire ou de l'éolien il faut bien sûr multiplier les prix par trois à six et cela reste très compliqué à grande échelle.

          Il faut aussi comprendre que le bas prix de l'éolien bénéficie du charbon pour faire la métallurgie et le mat en acier, bénéfice du pétrole pour acheminer l'éolienne depuis la chine ou elles sont fabriquées (il n'y a pas plus mondialisés que le solaire et l'éolien) et bénéfice du gaz pour fabriquer le ciment du plot de l'éolienne…

          Tout comme il a été illusoire de croire qu'on remplacerait toutes ces voitures à chevaux, tout comme il a été impossible de remplacer le Minitel présent dans tant de foyers en France.

          Quel est le rapport avec le sujet ? Ou c'est juste un sophisme peut-être.

          Tout est toujours impossible, est un jour on se réveille et c'est fait. La Chine a construit des centrales au charbon à une vitesse prodigieuse, mais maintenant ils mettent le paquet sur le nucléaire, le solaire et l'éolien (même si je me doute qu'ils construisent encore des centrales au charbon).

          Dans les faits en 2018 en Chine : 85,3 % de la production énergétique issues des énergies fossiles et 3,2 % issues de l'éolien et du solaire. Et en 2020 le Figaro titrait Les investissements dans le charbon ne diminuent pas et sous-titrait « La Chine, en particulier, continue d’investir dans cette source d’énergie, note le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie. »

          Alors oui, y'a encore du chemin, oui ça va prendre du temps, oui, ça n'avance que parce que ça fait plus de sens économiquement, mais dire que ça n'arrivera jamais, ça, c'est vraiment illusoire.

          Pour prendre un exemple sur l'infaisabilité de la chose, on peut citer le projet Desertec qui prévoyait l'exploitation du potentiel énergétique solaire des déserts d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient afin d'approvisionner durablement les régions avoisinantes en électricité renouvelable. Comme l'écrit Philippe Bihouix à ce sujet : « Certes un quadrilatère de quelques dizaines ou centaines de kilomètres de côté pourrait fournir toute l'électricité mondiale [attention toute l'électricité, pas toute l'énergie mondiale]. Cependant les calculs de coin de table ne veulent rien dire. Pour produire les 22 000 TWh de la consommation électrique mondiale (en 2011), il faudrait installer l'équivalent de cinq cent années de production actuelle de panneaux solaires ! Sans oublier qu'au bout de quarante ans ou plus il faudrait tout recommencer, étant donnée la durée de vie des panneaux photovoltaïques. Et qui passerait le balai à chaque tempête de sable sur les dizaines de milliers de kilomètres carrés de panneaux ? »

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