Journal A l'attention des instits et aux professeurs...

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14
déc.
2006
Bonjour,

Voilà un journal sans aucun rapport avec les LL mais qui, je l'espère, éclairera ma lanterne (et qui sait, peut-être la votre ?) .

Ayant constaté à plusieurs reprises que de nombreux professeurs des écoles (ou "enseignants" d'une manière général) interviennent sur ce forum, je souhaite qu'ils m'éclaire sur l'emploi, dans la langue française, de "qu'on" ou de "que l'on".

Dois-je dire:

lorsqu'on accède au serveur
ou
lorsque l'on accède au serveur

que faut-il qu'on fasse ?
ou
que faut-il que l'on fasse ?

Lorsque l'on (lorsqu'on ?) doit l'utiliser, de quoi, le L apostrophe est-il la contraction ?

Cordialement

Pascal
  • # FAQ

    Posté par  . Évalué à 4.

    Avec un peu de chance c'est la même règle que pour "Ce qui reste ou ce qu’il reste ?".

    En tout cas j'en profite pour placer un de mes liens fétiches : la FAQ de l'académie française : http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#ce_qu(...)

    BeOS le faisait il y a 20 ans !

    • [^] # Re: FAQ

      Posté par  . Évalué à 2.

      Salut Aurélien,

      Et merci pour ce lient très utile mais qui pour le cas qui me préoccupe, ne clarifie pas grand chose ;-)

      Dois-je retenir, à la lecture de la conlusion, que je peux aussi bien dire "lorsqu'on accède au serveur" ou "lorsque l'on accède au serveur" ?

      Si c'est le cas je prendrais la deuxième tournure qui me semble mieux sonner aux oreilles !

      Pascal
      • [^] # Re: FAQ

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

        un autre lien qui ne t'aidera à priori pas non plus dans ta quête, mais que j e trouve nénamoins très intéressant :
        http://www.cslf.gouv.qc.ca/Publications/PubD108/D108AnnF-K.h(...)

        il est question des tolérances grammaticales ou orthographiques.
        finalement, pas mal de choses sont acceptées, autant parfois on ne saurai trancher :

        J'ai recueilli cette chienne errant dans le quartier.
        J'ai recueilli cette chienne errante dans le quartier.


        autant parfois c'en est très étonnant :

        À mon approche, une bande de moineaux s'envola.
        À mon approche, une bande de moineaux s'envolèrent.



        Eh oui, dans les 2 cas, les 2 tournures sont acceptées.

        En tout cas je conseille à tous les amateurs de la langue, et ils sont nombreux sur ce site ! :P
        • [^] # Re: FAQ

          Posté par  . Évalué à 1.

          oui mais là c'est un site québécois, c'est pas les mêmes règles que le français
        • [^] # Re: FAQ

          Posté par  . Évalué à 5.

          il est question des tolérances grammaticales ou orthographiques.
          finalement, pas mal de choses sont acceptées, autant parfois on ne saurai trancher :

          « J'ai recueilli cette chienne errant dans le quartier.
          J'ai recueilli cette chienne errante dans le quartier. »


          Les deux phrases ont un sens différent pour moi...

          La première dit que le chienne errait dans le quartier, elle s'y baladait sans but. Une personne l'a « recueilli » : c'est un peu bizarre comme contruction de phrase, elle aurait dû l'attraper plutôt.
          La deuxième phrase dit que la chienne n'a pas de propriétaire et se déplace à sa guise sans but.

          Un adverbe précise un verbe.
          Un adjectif précise un nom.



          À mon approche, une bande de moineaux s'envola.
          À mon approche, une bande de moineaux s'envolèrent.


          La deuxième phrase est incorrecte, il y est écrit quelque chose du genre :
          « des moineaux s'envolèrent » et sans aucun rapport, on a « une bande » !?
          Ce sont bien tous les moineaux qui forme une bande, et c'est tous ensemble qu'ils s'envolent.

          La deuxième phrase est vraiment correcte au Canada ?!
          • [^] # Re: FAQ

            Posté par  . Évalué à 1.

            Un adverbe précise un verbe.


            Un adverbe peut également préciser un adjectif, il me semble, non ?
            • [^] # Re: FAQ

              Posté par  . Évalué à 1.

              ...c'est un participe présent
          • [^] # Re: FAQ

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5.


            1) À mon approche, une bande de moineaux s'envola.
            2) À mon approche, une bande de moineaux s'envolèrent.

            La deuxième phrase est incorrecte, il y est écrit quelque chose du genre :
            « des moineaux s'envolèrent » et sans aucun rapport, on a « une bande » !?


            Pour votre culture (et pour épater les filles), il s'agit d'une syllepse ; pour reprendre la définition de Wikipedia, c'est une figure de rhétorique ou une construction syntaxique désignant un accord se faisant selon le sens et non les règles grammaticales habituelles.

            L'exemple classique est : "Minuit sonnèrent" (alors que "minuit" est singulier).
      • [^] # Re: FAQ

        Posté par  . Évalué à 3.


        Si c'est le cas je prendrais la deuxième tournure qui me semble mieux sonner aux oreilles !


        Là est une partie de la réponse.
        C'est ce que l'on appelle l'euphonie :

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Euphonie
      • [^] # Re: FAQ

        Posté par  . Évalué à 3.

        Salut,

        A vrai dire, je n'ai pas vraiment l'impression que la différence entre "ce qui reste" et "ce qu'il reste" soit la même qu'entre "lorqu'on' et 'lorsque l'on".

        Dans le premier cas, on a deux formulations dont le sens est proche, voire équivalent, mais qui sont grammaticalement différentes. "Ce qu'il reste" est une forme impersonnelle et diffère de "ce qui reste" de la même façon que "il reste 300 francs dans la caisse" diffère de "300 francs restent dans la caisse".

        Le «l'» devant on quant à lui ne change ni le sens ni la syntaxe de la phrase. Il est purement euphonique. Comme le dit Aurélien, on utilise cette formulation parce qu'elle «semble mieux sonner aux oreilles».

        A+
        JJD
  • # Ma mère disait toujours

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

    "on" est un "con". Et oui elle est comme ca ma mère. Et si après cela on (aie !!) ne comprend pas que l'usage de ce pronom est deprecated...
  • # Pour fair joli

    Posté par  . Évalué à 6.

    Sans être prof de lettres, je crois me souvenir que le "l" est dans ce cas purement cosmétique, c'est à dire utilisé pour faire joli et augmenté le niveau de langue. Il n'a me semble-t-il pas de rôle grammatical.
    • [^] # Re: Pour fair joli

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

      oui, c'est comme en italien, quand on dit
      Ed è (Et c'est)
      en lieu et place de
      E è
      qui serait très moche à prononcer...
    • [^] # Re: Pour fair joli

      Posté par  . Évalué à 6.

      Gagné, il est purement esthétique. On ne doit l'utiliser que dans le cas ou l'on se retrouve avec une fin en voyelle avant le on, et qu'on ne peut pas tronquer le mot précédent pour casser la dissonnance. Comme dans la phrase précédente.

      En general apres où, le l' est vaguement obligatoire : "où on", tu es obligé de faire une cassure en le prononcant, c'est moche. Avec le l, ça "glisse" mieux quand on le dit et quand on l'entend.
      => Où l'on

      Apres lorsque, que, etc., on ne devrait jamais le voir, puisqu'on (et pas puisque l'on) peut couper le que (et quand on coupe le que, il y a emasculation... (c)Desproges), ce qui rompt la dissonnance : puisqu'on, lorsqu'on, qu'on n'est pas moche, tu n'as pas de rupture dans l'intonation, la voix.

      Maintenant, ce l' est utilisé de plus en plus a tort et a travers pour donner une allure de phrase stylisée, raffinée, alors qu'au fond, c'est une erreur.
      • [^] # Re: Pour fair joli

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 0.

        En general apres où, le l' est vaguement obligatoire : "où on", tu es obligé de faire une cassure en le prononcant, c'est moche. Avec le l, ça "glisse" mieux quand on le dit et quand on l'entend.
        => Où l'on


        Où on est ce qu'on appelle un hiatus, c'est-à-dire la succession de deux voyelles dans des syllabes différentes.

        À propos de ce mot (hiatus), je signale que son 'h' initial est muet, ce qui signifie que 'un hiatus' doit se prononcer 'un Niatus' et qu'on ne devrait pas écrire 'le hiatus' mais l'hiatus, si étrange que cela puisse paraître...
  • # L'homme

    Posté par  . Évalué à 2.

    J'ai un vague souvenir brumeux que l'origine de "l'on" est "l'homme". Ensuite peut-être que "on" vient de "l'on".

    En tout cas c'est la même chose pour moi.
  • # Phonème éphelcystique

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

    J'ai trouvé l'article de Wikipédia qui parle de ton fameux "l'on" :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Phon%C3%A8me_%C3%A9phelcystique

    L'on a toujours réponse à tout avec Wikipédia :) !
    (Sinon l'on se retrousse les manches et l'on se met au boulot pour améliorer sa chère encyclopédie)

    GNU's Not Unix / LINUX Is Not Unix Xernel

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