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Dépêche modérée par

: Libre accès à l'information scientifique et technique : état de l'art et perspectives

Posté par Laurent Simon (). Modéré le 14 janvier 2003.
Le 23 et 24 janvier 2003 aura lieu à Paris un séminaire consacré au libre accès à l'information scientifique et technique. Le programme est visiblement très complet, avec des présentations sur les aspects financiers, juridiques ainsi que sur les conséquences scientifiques. Ce séminaire est organisé par le Ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies et par le CNRS, l'INSERM et l'ICSTI (International Council for Scientific and Technical Information). Il est malheureusement trop tard pour s'y inscrire. Toutefois, on peut lire le rapport de Jack Franklin, commandé par l'INIST, sur un état de l'art, très intéressant.

> Lire la dépêche (61 commentaires, moyenne: 0,9).  

L'état français se préoccupe donc d'un problème très important, le libre accès à l'information scientifique et technique. On retrouve en effet dans les intervenants à cette conférence le directeur de cabinet de la ministre C.Haigneré, la directrice du CNRS et le directeur de l'INSERM (les deux plus gros organismes de recherche public en France).

Un accès libre à l'information scientifique est de plus en plus vivement demandé par les scientifiques, en particulier ceux qui dépendent d'organismes de recherche publics. Des crédits publics financent ces chercheurs et leurs travaux, publiés gratuitement (et encore, il y a parfois des frais pour l'auteur, en cas par exemple, de dépassement du nombre maximum de pages) dans des revues dont les tarifs d'abonnement sont généralement très élevés. En outre, les auteurs d'articles dans les revues scientifiques s'engagent à céder leur droits d'auteurs à la revue. D'autre part, il faut savoir que les chercheurs (au moins en France, mais certainement ailleurs aussi) sont obligés de publier dans des revues internationales à comité de lecture (au moins un article par an en France selon les critères du CNRS), et ces articles sont quasiment les seuls critères de jugement des chercheurs français. Ces revues (et les éditeurs) sont donc en position dominante par rapport aux chercheurs. On peut également s'inquiéter de la concentration des revues scientifiques chez un même éditeur (voir par exemple le nombre de revues que l'éditeur Elsevier possède). Voila pourquoi il me semble important de soutenir les initiatives de libre accès à l'information scientifique.

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[+] Re: Libre accès à l'information scientifique et technique : &eacut

Posté par matiasf () le 14/01/2003 à 12:55. (lien). Évalué à -3.

J'y connais pas grand chose en publication scientifique.
Je vais étendre le débat en partant de çà :
> Ces revues (et les éditeurs) sont donc en position dominante par rapport aux chercheurs.

çà me rappèle une discusion :
- moi : C'est naze les brevets.
- l'autre : Mais le mec qui a eu l'idée géniale il est normal qu'il gagne du pognon.
- moi : La très grande majorité les brevets sont déposés par les boîtes commerciales et non par ceux qui ont eu une "idée géniale".
- l'autre : Normal la boîte a beaucoup investit.
- moi : Avec quel argent ?
- l'autre : Ben avec ces bénéfices.
- moi : Des bénéfices qui viennent d'où ?
- l'autre : Ben des produits qu'ils vendent.
- moi : Des produits achetés avec quel argent ?
- l'autre : Ben... heu... les consommateurs comme toi et moi.
- nous : Donc les inovations sont faits avec notre pognon et il n'y a qu'une boîte pour en profiter.

Cette dérive des éditeurs qui utilisent notre pognon pour avoir une position abusivement dominante est typique de ce qui ce passe avec les brevets dans boîtes commerciales.

Re: Libre accès à l'information scientifique et technique : &eacut

Posté par Nicolas Boulay () le 14/01/2003 à 13:04. (lien). Évalué à 5.

Faire un site web comme :
http://citeseer.nj.nec.com/cs(...)
(trés trés bon site pour des trucs super pointu !)

Ensuite, il "suffit" d'y ajouter un système de revu par dessus pour juger de la qualité de l'article. Il faudrait que certains scientifiques soit inscrit comme tel sur le site en question.

Par ce que les éditeurs en question gagnent sur tous les tableaux : les abonnements sont délirants, le scientifique ne touche rien voir paye et en plus il "perd" ses droits d'auteurs ! Il faudrait au minimum qu'ils les récupèrent 1 ou 2 mois après publications !

Déformatage puis nouveau système

Posté par Nÿco (Jabber id, page perso, ) le 15/01/2003 à 10:28. (lien). Évalué à 3.

Le système de publication scientifique actuellement en place présente des monopoles, des dysfonctionnements évident, des aberrations, et beaucoup de failles... bref, il faut en changer !

Un des plus gros obstacles pour casser ce système est le _formatage_ des scientifiques chercheurs. En effet, bien souvent dans leur petit labo, la seule chose qui les intéresse au cours de l'année qui s'écoule c'est la publication dans une quelconque revue soit-disant "réputée"... il ne reste plus rien de l'éthique du partage des connaissances !... Or ils devraient être fiers de librement diffuser la connaissance qu'ils ont acquis !

De nouveaux systèmes sont à mettre en place, à essayer...

Exemple :
Un "CMS" : Community Management System
qui contient
- Les publications, au moins librement copiables/rediffusables, au mieux GNU FDL. Ces publications peuvent être notés et qualifiés (par un système beaucoup plus précis et pointu que les LnuxFR et Slashdot)
- Des journaux personnels, à la manière de LinuxFR, mieux Advogato et Slashdot. Ces journaux peuvent être notés et qualifiés par les pairs.
- Un réseau de confiance -> à la manière de GnuPG, mais aussi comme sur Advogato ou encore Slashdot.
- les notations et qualifications doivent être pondérées par le niveau/karma et le domaine d'expertise
et puis... des forums et ml de discussions, etc...

Bref tout ce qui fait le succès du Libre, la transparence, le libre échange, l'encouragement au partage, la protection contre la propriétarisation (copyleft)...

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Jabber ID : xmpp:Nyco@jabber.fr

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