Branden Robinson a été élu Lundi au poste de Debian Project Leader, dans un vote assez serré.
Membre de la X Task Force et contributeur fréquent de debian-legal (la liste qui discute les licences logicielles chez Debian), il était candidat malheureux à toutes les élections depuis 2001.
Mise à jour : jcs nous écrit :
Candidat malheureux depuis 2000, employé chez Progeny Linux Systems, Branden Robinson a été élu Debian Project Leader depuis à peine une semaine. Afin de se présenter et d'expliquer son programme il donne une interview sur Linux.com.
Dans cet entretien il expose ses sentiments et ses projets à la fois sur son élection, sur la place de Debian sur le marché Linux et sur les problèmes que rencontre cette distribution, ainsi que sur les actions qu'il compte mener en tant que nouveau DPL.
Fortinet réagit suite aux accusations de violation de la GPL
Suite à l'injonction préliminaire obtenue par Harald Welte au tribunal de Munich à l'encontre de la société Fortinet pour violation de la GPL, l'entreprise a récemment réagi en faisant parvenir à ses revendeurs et intégrateurs un document présentant leur position sur le sujet.
Le document, une présentation de 7 pages dont 3 inutiles, montre que l'entreprise ne comprend pas ce qu'est la GPL. Dans le troisième transparent, il est question de «l'organisation "projet Open Source GPL"» et de «politique GPL». Le quatrième transparent précise que seule «une toute petite partie du firmware FortiOS contenait du code GPL», et en même temps, accuse plus ou moins Harald Welte de racket auprès des sociétés utilisant des logiciels sous GPL.
Dans le sixième transparent l'entreprise parle « d'équipe GPL » qui a «pris la mauvaise habitude de poursuivre les entreprises en forte croissance et ayant le vent en poupe, comme Fortinet, afin de servir leurs propres intérêts et pas nécessairement ceux du secteur». Elle évoque également l'action d'Harald Welte annoncée au CeBit, en nommant Harald Welte «le GPL».
Toutefois, Fortinet semble avoir compris qu'il était nécessaire de distribuer les codes sources. Elle précise dans le cinquième transparent qu'elle va modifier son «End User Licence Agreement» pour se mettre en conformité avec la GPL.
La source du document souhaite rester anonyme.
Le document, une présentation de 7 pages dont 3 inutiles, montre que l'entreprise ne comprend pas ce qu'est la GPL. Dans le troisième transparent, il est question de «l'organisation "projet Open Source GPL"» et de «politique GPL». Le quatrième transparent précise que seule «une toute petite partie du firmware FortiOS contenait du code GPL», et en même temps, accuse plus ou moins Harald Welte de racket auprès des sociétés utilisant des logiciels sous GPL.
Dans le sixième transparent l'entreprise parle « d'équipe GPL » qui a «pris la mauvaise habitude de poursuivre les entreprises en forte croissance et ayant le vent en poupe, comme Fortinet, afin de servir leurs propres intérêts et pas nécessairement ceux du secteur». Elle évoque également l'action d'Harald Welte annoncée au CeBit, en nommant Harald Welte «le GPL».
Toutefois, Fortinet semble avoir compris qu'il était nécessaire de distribuer les codes sources. Elle précise dans le cinquième transparent qu'elle va modifier son «End User Licence Agreement» pour se mettre en conformité avec la GPL.
La source du document souhaite rester anonyme.
Michel Rocard motive ses prochaines propositions d'amendements
Le rapporteur de la directive sur les brevets logiciels pour la Commission des Affaires Juridiques (JURI), Michel Rocard, vient de publier un document de travail où il expose les motivations et orientations de ses futures propositions d'amendements. Il y sépare bien les « inventions contrôlées par ordinateur » (formule destinée à remplacer l'ambigu « inventions mises en ½uvre par ordinateur ») des « programmes » et autres algorithmes, c'est à dire du traitement des données.
Hartmut Pilch, président de la FFII, commente :
Ses propositions d'amendements devraient être livrées dans les jours qui viennent, puis votées d'abord par la commission JURI le 20 juin et enfin par le Parlement le 6 juillet. À l'issue de cette seconde lecture, le texte repartira devant le Conseil des Ministres.
NdM : Merci à Samuel DUBUS pour avoir également proposé une dépêche à ce sujet.
Hartmut Pilch, président de la FFII, commente :
Rocard explique la différence entre une science appliquée de la nature et le traitement de données. À partir de ce point, il résout le problème législatif de manière cohérente et appropriée, concoctant ce qu'attendaient les programmeurs, les économistes et la grande majorité des entreprises informatiques.
Ses propositions d'amendements devraient être livrées dans les jours qui viennent, puis votées d'abord par la commission JURI le 20 juin et enfin par le Parlement le 6 juillet. À l'issue de cette seconde lecture, le texte repartira devant le Conseil des Ministres.
NdM : Merci à Samuel DUBUS pour avoir également proposé une dépêche à ce sujet.
Le développement du noyau continue autour de Git
Suite à l'annonce de l'arrêt de la version gratuite de BitKeeper, Linus Torvalds et quelques autres développeurs ont travaillé sur un nouveau système pour gérer le développement du noyau, appelé Git.
Ce week-end, deux développeurs du noyau ont réussi chacun de leur côté à importer la totalité de l'historique du noyau dans Git, l'un à partir de CVS, l'autre à partir de BitKeeper. Ces trois ans d'historique représentaient 3.2 Go de données une fois importées dans Git, ce qui pour Linus Torvalds est tout à fait raisonnable et conforme à ses prédictions.
Toutefois, Linus a proposé de ne pas importer tout l'historique dans Git, mais de repartir de zéro. Cette proposition n'a pas rencontré d'opposition et le développement du noyau a donc repris en utilisant Git. Depuis, plusieurs dizaines de patches ont été intégrés, aboutissant à la sortie de la version 2.6.12-rc3 du noyau. Cette version est la première utilisant le nouveau système de gestion des sources Git.
Par ailleurs, Tony Luck a annoncé qu'il avait rédigé un guide pour les débutants de Git et des développeurs ont annoncé l'existence de deux interfaces Web pour Git : gitweb et wit.
Face au changement de politique de la société BitMover, il est intéressant de constater la vitesse à laquelle l'équipe de développement du noyau a créé un nouvel outil et l'a rendu utilisable pour continuer le travail et sortir de nouvelles versions.
Ce week-end, deux développeurs du noyau ont réussi chacun de leur côté à importer la totalité de l'historique du noyau dans Git, l'un à partir de CVS, l'autre à partir de BitKeeper. Ces trois ans d'historique représentaient 3.2 Go de données une fois importées dans Git, ce qui pour Linus Torvalds est tout à fait raisonnable et conforme à ses prédictions.
Toutefois, Linus a proposé de ne pas importer tout l'historique dans Git, mais de repartir de zéro. Cette proposition n'a pas rencontré d'opposition et le développement du noyau a donc repris en utilisant Git. Depuis, plusieurs dizaines de patches ont été intégrés, aboutissant à la sortie de la version 2.6.12-rc3 du noyau. Cette version est la première utilisant le nouveau système de gestion des sources Git.
Par ailleurs, Tony Luck a annoncé qu'il avait rédigé un guide pour les débutants de Git et des développeurs ont annoncé l'existence de deux interfaces Web pour Git : gitweb et wit.
Face au changement de politique de la société BitMover, il est intéressant de constater la vitesse à laquelle l'équipe de développement du noyau a créé un nouvel outil et l'a rendu utilisable pour continuer le travail et sortir de nouvelles versions.
Journées du Libre organisées par le LUG68
Le LUG68 organise ses journées du libre le samedi 23 et dimanche 24 avril de 9 h à 18 h à l'Université de Haute-Alsace de Mulhouse. Cette manifestation a pour but de faire découvrir les logiciels libres au grand public.
Durant ces 2 journées du libre le LUG68 présentera de nombreux thèmes sous formes d'ateliers, parmis lesquels :
- Bureautique (Open Office, Dia ...)
- Jeux (Flight Gear, Tuxkart, Arkanae, Bzflag ...)
- Graphisme (Gimp, ...)
- Logiciels ludo-éducatifs
- Ranimer des vieux ordinateurs
- Configuration (filtrer les spams, configuration d'un accès internet ...)
Durant ces 2 journées du libre le LUG68 présentera de nombreux thèmes sous formes d'ateliers, parmis lesquels :
- Bureautique (Open Office, Dia ...)
- Jeux (Flight Gear, Tuxkart, Arkanae, Bzflag ...)
- Graphisme (Gimp, ...)
- Logiciels ludo-éducatifs
- Ranimer des vieux ordinateurs
- Configuration (filtrer les spams, configuration d'un accès internet ...)
Montpellier, bière, frite, claquette et Linux !
Que voilà un titre accrocheur pour annoncer le prochain LastJeudi de Montpellier : jeudi 28 avril 2005, à partir de 20h00.
Les LastJeudi, c'est une réunion mensuelle où se rencontrent les amateurs du Libre, du débutant le plus naïf au gourou le plus chevelu. On y discute de tout, mais surtout de n'importe quoi. Parfois, les conversations ont rapport avec les logiciels libres. Mais si ça vous donne des boutons, vous pouvez aussi boire des frites ou manger de la bière, hein...
En prime ce mois-ci, un numéro de claquette de Fred (sous réserve) qui fêtera ainsi dignement le 100 000 article francophone de Wikipedia. ;-)
Les LastJeudi, c'est une réunion mensuelle où se rencontrent les amateurs du Libre, du débutant le plus naïf au gourou le plus chevelu. On y discute de tout, mais surtout de n'importe quoi. Parfois, les conversations ont rapport avec les logiciels libres. Mais si ça vous donne des boutons, vous pouvez aussi boire des frites ou manger de la bière, hein...
En prime ce mois-ci, un numéro de claquette de Fred (sous réserve) qui fêtera ainsi dignement le 100 000 article francophone de Wikipedia. ;-)
IBM pour une réforme de la brevetabilité
D'après ZDNet, le vice-président des standards et de la propriété intellectuelle d'IBM, Jim Stallings, a vivement critiqué le processus actuel de validation des brevets à New York il y a deux semaines. Selon lui, les méthodes actuellement utilisées par l'office américain des brevets ne fonctionnent pas. Le nombre de brevets déposés devient de plus en plus important, surtout aux États-Unis, et d'après le responsable d'IBM, les examinateurs des brevets ne peuvent plus vérifier correctement les brevets. Un biais s'est créé en faveur de la validation de trop nombreux brevets.
Jim Stallings pense que la tâche de validation du brevet et d'inspection de l'état de l'art ne devrait pas être confiée seulement à un examinateur. Il propose par exemple que la communauté scientifique ou d'autres bénévoles puissent donner leur avis en ce qui concerne la nouveauté d'un brevet. Selon lui, les « brevets logiciels sont importants, mais ils ne devraient être validés que pour des choses réellement nouvelles ».
Toujours sur le front des brevets logiciels, un article du Stanford Law Journal propose de marquer les logiciels brevetés pour permettre au public de se rendre compte du nombre de brevets et d'obliger les entreprises déposant des brevets logiciels de respecter les mêmes règles que les détenteurs d'autres types de brevets.
Enfin, Gavin Hill, un étudiant en cinématographie, a réalisé un petit film de 4 minutes intitulé How software patents actually work. Ce film présente les dangers des brevets logiciels, aussi bien pour les individus que pour les entreprises.
Jim Stallings pense que la tâche de validation du brevet et d'inspection de l'état de l'art ne devrait pas être confiée seulement à un examinateur. Il propose par exemple que la communauté scientifique ou d'autres bénévoles puissent donner leur avis en ce qui concerne la nouveauté d'un brevet. Selon lui, les « brevets logiciels sont importants, mais ils ne devraient être validés que pour des choses réellement nouvelles ».
Toujours sur le front des brevets logiciels, un article du Stanford Law Journal propose de marquer les logiciels brevetés pour permettre au public de se rendre compte du nombre de brevets et d'obliger les entreprises déposant des brevets logiciels de respecter les mêmes règles que les détenteurs d'autres types de brevets.
Enfin, Gavin Hill, un étudiant en cinématographie, a réalisé un petit film de 4 minutes intitulé How software patents actually work. Ce film présente les dangers des brevets logiciels, aussi bien pour les individus que pour les entreprises.





