Icestudio 0.2, du schéma au verilog

27
24
juil.
2016
Matériel

IceStudio est un logiciel graphique permettant de concevoir un design FPGA à la manière d’un schéma électronique. Le logiciel est encore largement expérimental et centré sur les FPGA ice40 de chez lattice. Écrit en JavaScript autour de Nodejs, le logiciel permet de dessiner son projet au moyen de blocs reliés entre eux par des signaux.

IceStudio est sous licence GPLv2.

NdM : à noter, ce projet bénéficie d'un soutien du fabricant espagnol BQ (connu également pour fournir des matériels avec Ubuntu pré-installée)

icestudiocrono

IceStudio se veut une extension graphique au projet IceStorm (chaine de synthèse/place&route/bitstream opensource), qui a été développé par ingénierie inversée. Voir la présentation du projet lors du 32C3. Le projet IceStorm est composé de trois logiciels distincts : IceStorm, Arachne-PnR pour construire le routage des signaux, et Yosis permettant de synthétiser/compiler le verilog.

Les blocs peuvent être pris dans une bibliothèque fournie avec le logiciel, mais il est également possible de créer des blocs «vierges» dans lesquels on écrira le code verilog correspondant au comportement souhaité.

Le format de sauvegarde du projet est en JSON, un outils de conversion permet ensuite de le transformer en code Verilog pour la synthèse.

icestudioinspection

Le projet est encore jeune mais très prometteur. Espérons que nous verrons rapidement l’intégration de nouvelles plateformes/FPGA.

  • # le logiciel permet de dessiner son projet au moyen de blocs reliés...

    Posté par . Évalué à -1.

    Tu bluffes Martoni!

    Je suis quand même pas le premier à te la faire dans un journal, si?

  • # Va falloir que je m'y remettes !

    Posté par . Évalué à 3.

    Ça a l'air vraiment prometteur comme projet.
    Depuis 20 ans que je n'ai pas touché à la synthèse logique, il va falloir que je m'y remette.
    pour info, il y a ces types qui développent du hard compatible (Ice40) et une suite équivalente de leur côté :
    eCow-Logic
    A+

    Xavier

  • # La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

    Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 25/07/16 à 10:39.

    Les FPGA sont vraiment intéréssants et je conseille à tout le monde d'y jeter un petit d'oeil par curiosité et pour voir comment ça marche.
    Malheureusement la plupart des FPGAs sont intimement liés à des licences propriétaires.
    La libération de celui-ci est une excellente chose.
    L'idéal serait qu'un FPGA plus utilisé (comme le Spartan 6 ou le Cyclone IV) soit libéré.

    Si quelqu'un pouvait m'en dire plus sur le "comment" de cette libération je veux bien l'entendre.

    Sinon ce n'est pas étonnant que BQ apporte son soutien à ce projet, il me semble qu'il prépare une carte Arduino "liée" à un FPGA Lattice (plus d'infos sur ladite carte ici).

    • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      silverlankaiz, il y a eu quelques tentatives de libération de gros FPGA par le passé. Je pense surtout au projet «debit» et son papier «from the bitstream to the netlist» qui s'était attaqué à la rétro-ingénierie du Spartan3. Mais il y a aussi, dans une certaine mesure, le projet Torc, mais développé par une université qui est financé par les gros du FPGA, du coup tout n'est pas reversé pour pas les froisser.
      J’essaie de les recenser sur une page du front de libération des FPGA.

      De tout les projets que je scrute depuis quelques années maintenant, le projet Icestorm est de très loin le projet le plus abouti. Le projet inclue même l'analyse des timings maintenant, ce qui était son gros point noir au début.

      Il y a une vieille présentation de Sébastien Bourdeauducq sur comment s'y prendre pour faire le reverse engineering d'un fpga aussi.

    • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

      Posté par . Évalué à -7. Dernière modification le 25/07/16 à 14:13.

      Malheureusement la plupart des FPGAs sont intimement liés à des licences propriétaires.
      La libération de celui-ci est une excellente chose.

      Tu sembles croire que le FPGA iCE40 de Lattice est libéré… Si tu disposes des spécifications techniques détaillées jusqu'au schéma détaillé de ce FPGA, publiés sous une licence libre, c'est qu'il est libéré, ou plutôt que les schémas et documentations de conception sont libérés. Ce n'est pas le cas.

      Ensuite, si nous disposions de tels documents et que nous exploitions ce FPGA en s'étant fournis auprès d'un fabriquant hors de contrôle, nous serions exposés à l'implantation malveillante de portes dérobées au niveau matériel par le fabriquant. La libération d'un matériel, au sens de l'obtention des schémas de conception, ne garantit pas en soi la conformité d'un produit manufacturé relativement à ces schémas…

      Ce qui est libre ici, ce sont des logiciels : celui permettant de disposer d'une interface graphique pour programmer ce FPGA, lui même s'appuyant sur un projet logiciel libre ayant nécessité de la rétro-ingénierie pour aboutir et permettant la synthèse, le placement des blocs logiques (constitués de portes logiques), le routage, la génération des données binaires de programmation du FPGA.


      Il est temps de faire quelques rappels salvateurs.

      • Il est avéré aujourd’hui que des portes dérobées sont implantées au coeur de tous les microprocesseurs Intel (et historiquement, depuis de nombreuses années, au coeur du circuit intégré dit "Northbridge", qui est désormais intégré dans les processeurs Intel), permettant éventuellement une surveillance voire une altération de l’information à distance.

      • Concernant le risque d'implantation de portes dérobées sur FPGA, j'ai proposé une réflexion, cf. ce fil de discussion puis celui-là. J'ai également écrit quelques commentaires (avec des pseudos en Kazin0, 1 et 2) sur cette page présentant l'intervention de Frédéric Jouvin (aka Stman) titré « Free, Secure & Open Microprocessor Project », enregistrée lors de l'évènement Pas Sage en Seine 2013 — attention : sur cette dernière page, l'ordre originel des commentaires a été perdu : les deux réponses de Stman ne devraient pas être à la fin ; en lisant les commentaires, il n'est pas sorcier de retrouver l'ordre logique.

      • Dans cette situation, un enjeu majeur est d'obtenir un haut niveau de confiance dans la conformité de la fabrication par rapport à des spécifications ouvertes (et même libres) et auditées.

      • Un tel matériel de confiance peut être qualifié d'authentiquement libre : ses spécifications sont publiques et sous licence libre, jusque dans les moindres détails, visant la résorption de tout risque de malveillance. Cela implique aussi un contrôle remarquable sur la fabrication et un certain contrôle sur la distribution du matériel (pour éviter toute substitution du matériel légitime par du matériel malveillant).

      • Il nous faudra donc assumer l’impératif de multiplier les centres de production industrielle de matériel numérique, à des échelles nationales voire régionales (et à long terme, à des échelles micro-locales, par l’usage de robots du type "makerbot") pour tendre à garantir la conformité. On peut parler de relocalisation de la fabrication opérée sous surveillance communautaire, selon des processus authentiquement démocratiques (tirage au sort d’assesseurs techniques opérant la surveillance, rotation des charges, etc.).

      Nous sommes à ce tournant. De plus en plus, des opérations de financement participatif vont émerger pour amener à des productions d’outils numériques contrôlées par des représentants bien plus légitimes du peuple. Nous allons libérer le matériel des contraintes mafieuses d’insertion de portes dérobées, par l’entremise de spécifications ouvertes, sous licence libre, auditées avec signatures cryptographiques (résistantes y compris aux attaques par ordinateur quantique). Nous allons amener de la diversité dans les schémas de conception, rendant encore plus difficile la généralisation de la surveillance. Nous allons prendre le contrôle d’usines de fabrication de façon contractualisée et superviser la fabrication et la distribution. Parallèlement, il va y avoir relocalisation de la production à des échelles nationales voire régionales, voire à terme micro-locales, avec dans les cahiers des charges des contraintes écologiques, holistiques, de respect des générations futures et de l’harmonie sur la terre

      Annexe : dans ce fil de commentaires (*), j'ai traité notamment de la question de l'obtention de la confiance dans la sûreté du matériel d'un correspondant dans le cadre d'une communication voulue sécurisée, par exemple pour échapper réellement à une surveillance massive.

      (*) si le positionnement obtenu n'est pas correct, la page étant lourde de texte, il suffit de cliquer dans la barre d'adresse du navigateur et de taper sur la touche Entrée.

      • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

        Posté par . Évalué à 0.

        Si "vous", au sens des "nous allons", êtes capable de faire cela c'est que "vous" êtes capables de concevoir et fabriquer des processeurs ou FPGA en France qui sont "compétitifs" en terme de prix ou de vitesse…

        Alors pourquoi s’embêter à "libérer"?

        • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

          Posté par . Évalué à -10.

          Ce « nous » représente l'ensemble des acteurs du logiciel et du matériel libre de la communauté mondiale, acteurs au sens large, incluant les utilisateurs, c'est à dire potentiellement tout le monde. Bien sûr, ne comptons pas François Hollande (*) et ses donneurs d'ordres, qui avec tant d'autres travaillent à perpétuer et à tenter de renforcer la gouvernance oligarchique mafieuse.

          J'inclue également les utilisateurs car il faudra opérer des choix politiques et financer les projets. Tout le monde est donc potentiellement concerné. Par exemple, typiquement, pour la supervision de la fabrication contractualisée avec des fondeurs de composants à priori hors de contrôle, il conviendra d'opérer une proposition de souscription. Cela peut déjà fonctionner en régime capitaliste même si la garantie de conformité obtenue restera moindre qu'avec un contrôle industriel maximisé via relocalisation d'une part et via un contrôle authentiquement démocratique d'autre part.

          La communauté mondiale et même française est capable de faire cela donc elle est capable de concevoir et fabriquer des processeurs ou FPGA en France qui sont "compétitifs" en terme de prix ou de vitesse, alors pourquoi libérer ? Parce que sans libération, cela n'intéressera personne qui soit sérieux, c'est à dire surtout pas moi, ni toutes les consciences éveillées, qui vont croissantes en nombre. J'explique plus en détails ci-dessous.

          1) Quelques décennies après l’arrivée du téléphone satellite puis du téléphone portable, jugés à l'origine par les consommateurs comme des instruments de liberté, la perception a mué et ces outils sont désormais jugés par une part croissante d'humains comme étant devenus des outils d’asservissement et de contrôle, voire de surveillance généralisée et de manipulation (**).

          2) L’innovation est pour partie l’assemblage de fonctions préalablement séparées. Les croisements de technologie, la convergence sus-mentionnée, cela se retrouve dans tous les domaines et tu pourras demain considérer un fauteuil d’handicapé standard comme étant devenu asservissant et instrument de surveillance, du fait de l’intégration de technologies de communication et de divertissement…

          3) Qui sait à quand remonte l’implantation de technologies permettant la géolocalisation ou l’utilisation du micro ou de la caméra à l’insu du propriétaire du téléphone ? Il me semble probable que les oligarches aient très tôt décelé le potentiel de surveillance associé à ces terminaux mobiles, comme il est probable que la perspective de mise en réseau d’automates programmables évolués (des ordinateurs) ait suscité dès l’origine des ambitions de contrôle accru…

          4) Ainsi, dans le monde que nous expérimentons et subissons pour une part croissante (pour l’instant), les outils technologiques de communication peuvent être jugés comme instruments de liberté au départ, puis se transformer en instruments d’asservissement et même de surveillance.

          5) Observe bien que ce processus est fondamentalement lié à l’absence de contrôle de la conception/fabrication des instruments par le peuple, au contrôle accru d’une oligarchie par l’entremise de la concentration capitaliste et des réseaux de pouvoirs et d’influence liés à l’outil financier. Cela est notre actualité sur la terre. C’est dans ces conditions qu’apparaît l’impératif de libérer authentiquement le matériel.

          6) Avec l’expérience, la sensibilité à ce type de dérive s’accroit et le regard critique est aiguisé (moins soumis à l’illusion, plus apte à l’anticipation) lors de l’émergence d’un nouvel instrument lié à une nouvelle convergence de technologies. Mieux que ça, avec l’expérience et l’analyse apparaît l’impératif d’opérer une mutation de la société pour se libérer des entraves du capitalisme et du risque d’asservissement et de surveillance parfaitement généralisée.

          7) Tu peux ainsi comprendre les raisons pour lesquelles il importe de libérer et pourquoi nous le ferons. C'est pour notre bien commun, pour faire cesser et éviter toute dérive oligarchique au détriment d'une quelconque portion du peuple. Bien sûr, in fine, c'est parce que Zin[o|d] requiert du matériel authentiquement libre :) Mais laissons ce volet de côté pour l'heure :o)


          (*) dans son état actuel, mais cette machine à états est probablement reconfigurable, c'est au moins une question d'élévation spirituelle.

          (**) Pour ce qui est de l’asservissement, le téléphone a changé de nature tellement ses capacités ont été décuplées, servant désormais aussi de console de jeu et d’accès à internet presque au même titre qu’un ordinateur de bureau (les usages diffèrent un peu, les interfaces d’entrée étant pour l’instant moins ergonomiques, la puissance inférieure étant parfois limitante, l’écran étant de petite taille). Dans ces nouvelles conditions, on peut comprendre son côté addictif.

          L’évolution en cours amènera une convergence accrue avec l’informatique pratiquée devant un ordinateur classique, du fait de l’évolution des interfaces d’entrée (captation des gestes et des attitudes par analyse d’image, analyse sémantique profonde de la voix amenant une adaptation accrue du comportement du téléphone et des services sur le réseau).

          Pour ce qui est du caractère addictif et asservissant des instruments numériques, la maturation des usages va venir : elle est liée au retour du concret et à l’impératif de renouer avec le sens de la vie — le bonheur de partager le bonheur, la recherche de l’harmonie —, elle est donc liée à l’émancipation spirituelle et la guérison des profondes névroses et d’un certain nombre de psychoses, elles-même particulièrement liées aux dérives oligarchiques (et aux projets de conquête, aux guerres, à la corruption induite).

          • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

            Posté par . Évalué à -10.

            Au point 7), j'aurais pu ajouter ces arguments pour être plus explicite : la libération amènera la capacité d'audit communautaire et la capacité de répliquer l'expérience en produisant des versions alternatives et dérivées, or la diversité importe pour des raisons de sécurité.

            Notons que dans ces conditions, des failles de sécurité dans la conception sont plus facilement identifiables par des groupes malveillants qui garderaient pour eux leurs découvertes, de manière à les exploiter dans le secret. Cette question aura vocation a être traitée par de la preuve formelle de programme couvrant la plus grande surface possible du code (l'architecture des portes logiques peut être considérée comme étant du code).

          • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

            Posté par . Évalué à -1.

            Quelques remarques pragmatiques :
            - si ces "nous", "capables" de concevoir et produire des FPGAs et processeurs "compétitifs et libres" existaient, on aurait déjà depuis 20 ans ces produits sur le marché.
            - si "vos" visions de la liberté étaient si importante pour les utilisateurs, les constructeurs actuels se plieraient à ces exigences d'ouverture depuis bien longtemps.

            Bref, votre discours je l'entend depuis plus de 20 ans et ces 2 décennies ont démontré qu'il est basé sur du vent.

            • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

              Posté par . Évalué à -10.

              Tes questions sont tendancieuses. Voici des réponses éclairées.

              1) Dans ton précédent commentaire dans cette discussion, tu as écrit une phrase au conditionnel finissant par les mots : « "compétitifs" en terme de prix ou de vitesse… ». J'ai répondu que oui, nous avons les moyens de cela. Je vais déchiffrer en quoi, pour permettre à chacun de comprendre, y compris tes autres questions et mes nouvelles réponses.

              J'ai considéré ce « ou » comme étant inclusif : c'est l'un, ou l'autre, ou les deux.

              Or nous avons les moyens de produire des FPGA compétitifs en terme de vitesse, bien que ce ne soit pas un objectif impératif pour ouvrir un marché (mais un facteur favorisant). En effet, avec un financement participatif en mode souscription lié à des objectifs éthiques et authentiquement sécuritaires pour l'avenir de l'humanité, nous sortons pour partie des contraintes capitalistes classiques, en terme de nécessité d'être concurrentiel sur les caractéristiques classiquement significatives. Par contre, nous n'avons pas les moyens d'être concurrentiel en terme de prix, dans une première phase.

              Je développe : nous avons les moyens de produire des FPGA compétitifs en terme de vitesse. C'est une question de décision politique aux niveaux individuels pour aboutir à un financement participatif conséquent. La communauté mondiale pourrait financer y compris la production de FPGA en France et si besoin y compris le coût de construction d'une usine communautaire en France, en assumant l'amortissement sur une assez longue durée, dépendant de l'ampleur du marché et des économies d'échelle réalisées.

              En terme de prix, c'est autre chose :

              • si le coût de conception pourrait être réduit du fait de l'activité pour partie bénévole et s'appuyant sur un existant déjà sous licence libre, par contre l'investissement intellectuel devrait être plus important que l'usage courant, pour tendre à produire un cadre de preuves formelles de code. Ensuite, le coût lié à la supervisation de la production et pour partie de la distribution (je ne rentre pas dans le détail) est nouveau par rapport aux usages et représente un coût.

              • les bas salaires en Chine (que l'oligarchie vise à nous faire atteindre, c'est la direction prise) leur donne une capacité concurrentielle supérieure à nous, notamment dans notre relation de pair à pair avec eux puisque nous n'avons pour l'instant plus le contrôle de nos droits de douane.

              • pour réaliser de grosses économies d'échelle, il faut un très vaste marché. Or la taille du marché initial peut être assez modeste, voire fort modeste, notamment pour des questions d'exposition médiatique limitée d'un tel projet (l'oligarchie serait réticente à communiquer positivement sur un tel projet, de même pour les gros médias alignés sur leurs ordres, car qui finance décide), de pouvoir d'achat plus limité en temps de crise, de confiance difficilement accordable à de nouveaux acteurs (confiance dépendant de la visibilité de l'intégrité morale des acteurs, de leur sérieux, etc.), du niveau d'éducation des masses populaires, du niveau d'endoctrinement résiduel au capitalisme de la séduction, etc.

              2) après l'éclairage porté au point précédent, je vais répondre à tes nouvelles questions.

              si ces "nous", "capables" de concevoir et produire des FPGAs et processeurs "compétitifs et libres" existaient, on aurait déjà depuis 20 ans ces produits sur le marché.

              Nous avons les moyens d'être compétitifs en matière de garantie de conformité par rapport à des spécifications libres. Nous pouvons nous donner les moyens d'être compétitifs en matière de vitesse d'exécution. A long terme, nous pouvons nous donner les moyens d'être compétitifs en terme de prix. De toute façon, le modèle capitaliste classique est voué à disparaître.

              Pourquoi le mode de production que je préconise n'est pas apparu plus tôt ? Parce que jusqu'à rencontrer ses limites, le capitalisme de séduction a séduit. Aujourd'hui, le village planétaire prend conscience que c'est le bordel dans un nombre de quartiers croissant et qu'il y a des mafias dont un grand nombre de puissantes se sont alliées pour perpétuer et renforcer un contrôle avec un objectif hégémonique. Les limites du capitalisme sont de toutes natures : humaines, sanitaires, écologiques, économiques…

              si "vos" visions de la liberté étaient si importante pour les utilisateurs, les constructeurs actuels se plieraient à ces exigences d'ouverture depuis bien longtemps.

              Historiquement, à l'échelle de quelques décennies, les constructeurs ont beaucoup orienté les désirs des consommateurs, en complicité avec l'oligarchie qui a financé, via les campagnes médiatiques et d'autres formes d'ingénierie sociale comme l'éducation et jusqu'au cadre législatif, et leur ont même vendu des produits aux caractéristiques qu'ils cachaient, avec l'obsolescence programmée, avec les portes dérobées au niveau logiciel et matériel. Il se sont même permis de ne pas respecter les lois (vente liée entre matériel et système d'exploitation pour forcer la vente d'un système d'exploitation spécifique…).

              Avec la révolution des usages liée à la capacité donnée à beaucoup de s'exprimer et de partager des idées, de la connaissance, il y a un gros changement. Ce changement est tel que, bien que j'ai fait l'objet d'une cabale et que de façon résiduelle, un égaré du bulbe ait probablement mis en oeuvre un script pour noter négativement chacun de mes commentaires dès leur publication, parce que mes arguments sont solides, ils touchent.

              Bref, votre discours je l'entend depuis plus de 20 ans et ces 2 décennies ont démontré qu'il est basé sur du vent.

              Si tu es honnête et intelligent, tu réviseras ce jugement.

              Ces « nous » existent, en voici une illustration :

              Les petits poissons chassent le gros où comment nous pouvons neutraliser l'oligarchie mafieuse par la force de la vérité

              • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

                Posté par . Évalué à 0.

                Merci cher militant.

                Rendez vous ici l'année prochaine pour constater qu'il n'y a toujours aucun processeur ou FPGA en production ou qui vient de se financer sur un kickstarter…

                Je ne demande qu'à avoir tort.
                2016 c'est pas encore la bonne année pour le libre, l'adoption massive Windows 10 l'a encore démontré.
                2017 c'est l'année des logiciels "non libres" comme Pokemons et pour le hardware, de la NintendoNX!

                • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

                  Posté par . Évalué à -10.

                  • Ce n'est pas à priori déterminant, la perspective (que j'appelle perspective Alpha pour m'y référer plus bas) qu'il n'y ait, l'année prochaine, toujours aucun processeur ou FPGA libres (au sens des spécifications détaillées sous licences libres) en production ou qui vient de se financer sur un kickstater.

                  • Ce n'est pas non plus à priori déterminant, mais c'est bien mieux, la perspective alpha combinée à du contrôle démocratique sur la fabrication et la distribution (cette perspective, je l'appelle perspective béta).

                  • Ce qui est déterminant est que la perspective Béta soit réalisée un jour prochain. Cette perspective Gamma (un jour prochain) est inéluctable dans la mesure où nous ne sommes pas que cons, à l'échelle de la terre, et dans la mesure où l'humanité aura su se préserver de l'anéantissement trop radical du mode de vie actuel, au sein des pseudo-démocraties et ailleurs, du fait de l'ingénierie sociale mise en oeuvre par l'oligarchie.

                  Nous sommes effectivement engagés dans une course contre les dérives oligarchiques. Personne de sérieux ne peut le contredire. C'est pourquoi toute tentative de décrédibiliser la voie de l'émancipation est suspecte. Ceci étant, tu es libre de rester pessimiste pour l'instant. Je t'invite cependant à continuer d'observer l'évolution en cours et à te réjouir de toutes les avancées qui vont dans le sens de l'émancipation. Peut-être, à un moment, tu participeras activement aux travaux, convaincu que c'est une voie enrichissante pour l'humanité, en tous les sens les plus nobles : pour le partage du bonheur.

                  D'autres se sont repliés sur la perspective de la décroissance, mais je considère que Bernard Stiegler a vu juste : je partage cette vidéo que j'ai vu dernièrement (« Je ne crois pas à la décroissance, mais plutôt à une nouvelle révolution industrielle. » - durée 16min07).

                  Dans cette mesure, et puisque Martoni< a proposé cette page, j'insiste : il existe un Front de libération des FPGA (sous titré : « ils sont en captivité depuis trop longtemps, ne les oublions pas »).

                  Bien cordialement,

                  SamWang.

                  • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

                    Posté par . Évalué à -9. Dernière modification le 26/07/16 à 22:04.

                    Un contact occulte a interagi sur une autre plateforme. Je partage avec vous cette discussion :

                    Le problème du "libre" c'est qu'il ne génère pas les fonds nécessaires à son évolution rapide, ni au coût des machines de gravure pour ce qui concerne le matériel.

                    Même le modèle capitalistique avec ses durée de vie des produits de plus en plus réduites (accélération de "l'innovation") commence à buter contre ces limites.

                    Un processeur gravé "gros", consomme beaucoup et se limite donc en terme de domaines d'application à du PC de bureau ou du PC portable, hors le plus gros du marché des processeurs (microcontrôleur / microprocesseur) est dans l'embarqué qui à les deux contraintes principales suivantes : la taille (donc le poids et l'encombrement) et la consommation énergétique (donc taille et poids encore une fois).

                    Le principe de la souscription peut régler le problème des fonds nécessaires, souscription à la hauteur des enjeux, pour couvrir l'ensemble des besoins financiers pour aboutir, selon une planification stratégique détaillée.

                    Ensuite, d'une part le marché de l'embarqué, même s'il est le plus gros, n'est pas le seul. D'autre part, pour commencer, on peut viser par souscription la signature d'un contrat avec un industriel acceptant la supervision de la production par des assesseurs techniques tirés au sort, selon un modèle authentiquement démocratique, sans nécessité de financer l'implantation d'une usine.

                    les seules boites qui réussissent dans le libre sont des boites qui gagnent de la tune, et beaucoup de tunes, avec autre chose. Si Android, qui est "gratuit" c'est imposé en si peu de temps, c'est parce que derrière il y a Google, qui ne gagne pas sa vie en vendant du soft mais des services et surtout de l'espace publicitaire payant. C'est son coeur de business et tous les outils "gratuits" qu'ils développent servent principalement pour optimiser la publicité ciblée… donc à augmenter le rendement de leur modèle économique. Les grosses boites sont en train de rentrer de plus en plus dans le libre, mais elles le peuvent car ce n'est pas ce qui les fait vivre.

                    Google mutera avec la mutation du modèle capitaliste ou il disparaitra. Google n'est qu'un artéfact dans la vaste histoire du monde. Les autres boites ? Pareil. La mutation a déjà commencé. Google est largement infiltré par la conscience des enjeux véritables concernant l'avenir du monde. Nos réseaux sont vastes, puissant et parfois occultes. Ce qui est occulte est destiné à être révélé, car la vérité libère. Google va vivre sa mue, car tel est notre souhait.

                    • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

                      Posté par . Évalué à -9.

                      J'ai oublié une phrase à la fin de la dernière citation à laquelle j'ai répondu. La voici :

                      elle [les grosses boites] ont les moyens de payer des centaines de developpeurs presque à perte car elles calculent que ça va développer leur business non libre et qui rapporte.

                  • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

                    Posté par . Évalué à -9.

                    A la relecture de mon code (au commentaire parent de celui-ci), j'ai vu des petits bugs et un bug essentiel que je corrige ci-dessous. En effet, j'ai appelé perspective Alpha une perspective négative alors que je souhaitais envisager la perspective strictement opposée — la perspective positive — et de même pour les deux autres. La correction essentielle est dans le premier paragraphe. J'y mets quelques mots significatifs en police Télétype pour présenter le changement essentiel (les corrections secondaires ne sont pas mises en évidence) ; celui-ci induit un changement de sens des perspectives énoncées au 2e et 3e paragraphes puisqu'elles s'appuient sur la définition de la première.

                    Ce n'est pas à priori déterminant que soit réalisée la perspective (que j'appelle perspective Alpha pour m'y référer plus bas), l'année prochaine, d'un quelconque processeur ou FPGA libres (au sens des spécifications détaillées sous licences libres) en production ou qui vient de se financer sur un kickstater.

                    Ce n'est pas non plus à priori déterminant, mais c'est bien mieux, que soit réalisée la perspective Alpha combinée à du contrôle démocratique sur la fabrication et la distribution (cette perspective, je l'appelle perspective Bêta).

                    Ce qui est déterminant est que la perspective Bêta soit réalisée un jour prochain. Cette perspective Gamma (un jour prochain) est inéluctable dans la mesure où nous ne sommes pas que cons, à l'échelle de la terre, et dans la mesure où l'humanité aura su se préserver de l'anéantissement trop radical du mode de vie actuel, au sein des pseudo-démocraties et ailleurs, du fait de l'ingénierie sociale mise en oeuvre par l'oligarchie.

      • [^] # Re: La "libération" de ce FPGA est une excellente chose

        Posté par . Évalué à -10.

        Par pédagogie, j'explicite en résumé la problématique discutée ci-dessus :

        L'enjeu est d'importance, puisqu'il s'agit de se soustraire au maximum à tout risque d'implantation de portes dérobées au niveau matériel.

        Il est question de la faisabilité :

        • d'une libération véritable des spécifications détaillées de processeurs ou de FPGA (en gros, un processeur entièrement reconfigurable) — le principe de produire ces specs sous licence libre est acquis ;
        • et surtout d'une fabrication et d'une distribution supervisées (communautairement, par des assesseurs techniques, selon un mode de fonctionnement démocratique authentique), cela déjà dans le contexte actuel du capitalisme, que ce soit :
          • par une souscription menant à une signature de contrat avec un industriel acceptant la supervision — c'est déjà un pas, même si la profondeur du contrôle supervisé est nécessairement limitée dans un tel cas ;
          • ou par une souscription bien plus massive menant au financement d'une nouvelle usine (relocalisée, par exemple en France) sous contrôle communautaire selon un mode authentiquement démocratique.
  • # Commentaire supprimé

    Posté par . Évalué à 0. Dernière modification le 28/07/16 à 14:42.

    Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

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