Mémoriser, lire, écrire et vivre à l'ère d'Internet

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Tags : aucun
19
5
fév.
2009
Internet
Cette dépêche est clairement hors-sujet mais dans la mesure où les fidèles de DLFP sont souvent aux avant-postes de l'usage d'Internet et des nouvelles technologies, il m'a paru intéressant de compiler ici quatre traductions récentes du Framablog qui interrogent voire interpellent nos perceptions, capacités et comportements à l'aube de ce nouveau millénaire.

  • Mémoriser : Traduction de Education 2.0: Never Memorize Again?, il s'agit de se demander si cela a encore un sens d'apprendre par cœur des informations que l'on peut trouver d'un simple clic sur la Toile. Et alors ne vaut-il pas mieux orienter l'apprentissage sur l'optimisation de nos recherches ?
  • Lire : Traduction de Is Google Making Us Stupid?, ce dense et fort commenté article revisite certaines mutations technologiques en partant du constat qu'il nous est devenu plus difficile de nous concentrer sur la lecture « calme et profonde » d'un livre ou d'un document d'une certaine longueur. Arriverez-vous à le parcourir jusqu'à la fin ?
  • Écrire : Traduction de Writing in the age of distraction, l'auteur Cory Doctorow nous livre ses trucs et astuces pour achever jusqu'à son terme la rédaction de votre travail alors que tout est fait pour vous en distraire.
  • Vivre : Traduction de Technology is Great, but Are We Forgetting to Live?, cet article pose la question de la pertinence d'enregistrer systématiquement sur des machines de plus en plus perfectionnées et connectées les moments forts de nos vies, quitte à peut-être finir par en oublier l'essentiel.


NdM : et pour replacer cette dépêche dans la charte du site : à votre avis quelle est la place du libre et quel rôle a-t-il à jouer dans tout cela ?
  • # Vidéo de michel serres

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Je vous conseille une vidéo très très très intéressante de Michel Serres enregistrée lors des 40 ans de l'INRIA (http://inria.fr) :
    http://interstices.info/jcms/c_33030/les-nouvelles-technolog(...)

    Christophe - https://guides-serveur.ovh

    • [^] # Re: Vidéo de michel serres

      Posté par . Évalué à 2.

      à l'heure où les fâcheux parlent de régulation du net, le passage de Michel Serre sur l'émergence du droit et des lois (minutes 26-27 environs) me redonne un peu le sourire.
  • # oui mais

    Posté par . Évalué à 10.


    Memorization is a waste of time when Google is only a a few clicks away. That's what Don Tapscott, author of the bestselling books Wikinomics and Growing Up Digital, believes. Tapscott, considered by many to be a leading commentator on our Internet age, believes the age of learning through the memorization of facts and figures is coming to an end. Instead, students should be taught to think creatively and better understand the knowledge that's available online.


    alors en gros :
    "La mémorisation est une perte de temps car l'information est accessible en quelques cliques sur Google. Pour Don Tapscott, l'époque de l'apprentissage par coeur touche à sa fin..."

    je me base en partie sur ces articles :
    - http://www.ecrans.fr/A-qui-a-profite-le-bug-de-Google-A,6348(...)
    - http://www.ecrans.fr/Google-tombe-Internet-vacille,6318.html

    C'est marrant mais le bug de Google devrait nous enseigner le contraire car :
    - 90% des recherches sur le web se font via Google
    - Google génère une pourcentage énorme des visites pour un site Web : 30Gb/s de traffic en moins pendant le bug. Si on multiplie par la durée de la panne... les chiffres sont... démesurés!

    Quand Google ne marche plus comme il faut : 70% des personnes qui ont mené une recherche abandonnent. Ils ne pensent même pas à saisir l'adresse (c'est plus rapide de taper liberation dans la barre d'adresse que l'adresse complète) personnellement je fais pareil. Je tape "wikipedia airbus" et hop j'arrive sur ce que je cherche. Avec la panne de Google il m'a fallu quelques secondes pour comprendre de quoi il en retournait.

    Le problème c'est que sans réflexe "d'informaticien" et bien on passe à côté et l'information n'est plus accessible et on n'est plus capable de répondre à son gamin qui demande "c'est quoi un RAT (sur les airbus hein!)?" et on se voit forcé de lui répondre "fiston, tu veux pas revenir dans une petite heure :-) ?" Vilaine dépendance...

    Bon le but n'est pas d'accumuler tout le savoir du monde et de devenir un Pic de la Mirandole mais plutôt de réussir à se détacher quand il le faut du réflexe "c'est sur Internet" et de ne pas chercher plus loin (bon, l'article de libération ne dit pas ce que les gens ont fait après avoir abandonné leur recherche sur Internet)

    La remarque de tapscott "Kids should learn about history to understand the world and why things are the way they are. But they don't need to know all the dates. It is enough that they know about the Battle of Hastings, without having to memorize that it was in 1066. They can look that up and position it in history with a click on Google" (pas besoin de mémoriser les dates, un clique sur Google suffit pour les retrouver) est pleine de bon sens. Mais le problème c'est que dès que l'on se débranche du système on se retrouve tout nu... Internet n'a pas tout changé. Cela fait un moment qu'on externalise notre savoir (bibliothèques, érudit)... mais les moteurs de recherche ont tendance à nous transformer (AMHA) en opérateur de saisie de "mots clés"

    Mémoriser dépasse (encore AMHA) le cadre du libre. Ici, il est plus question de notre dépendance face auX grands organisateurs de savoir.

    c'était ma contribution sur la partie Mémoriser
    • [^] # Re: oui mais

      Posté par . Évalué à 10.

      Je ne suis pas complètement d'accord avec le fait que mémoriser soit une perte de temps.
      Petite anecdote que l'on m'a conté : en Ontario (au Canada), on ne fait plus apprendre aux enfants leurs tables de multiplication par cœur, de peur que ça ne les traumatise … Quand vient l'heure d'apprendre à faire des divisions, je te raconte pas la galère que c'est pour les enfants, qui n'ont pas les automatismes de chercher les chiffres qui vont bien dans les tables qu'ils ignorent.
      Bien sûr, on va me dire que ça ne sert à rien de savoir faire des opérations, on a des machines pour ça.
      Cependant, l'intérêt de savoir faire une division à la main, ce n'est pas tant le fait de savoir trouver combien il y a de pommes de 142g dans un sac de 42,42 kg que d'aborder le premier algorithme de sa vie. Ça apporte une manière de raisonner (peu importe d'ailleurs que l'enfant ne fasse plus jamais d'algorithmique de sa vie après ça) que je trouve importante.
      Mais l'ignorance des tables de multiplication rend l'exercice tellement fastidieux que les enfants sont vite dégoûtés des mathématiques, puis des sciences par la suite, je pense.

      Ça me fait penser à Idiocracy, cette façon de penser : http://www.imdb.com/title/tt0387808/
      • [^] # Re: oui mais

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        C'est marrant car tout cela rejoint une réflexion que je me suis fait dans le premier billet de mon blog en 2004 :

        http://ploum.frimouvy.org/?3-les-connaissances-sont-elles-de(...)

        Et je trouve ça toujours d'actualité.

        Là où j'ai évolué, c'est que je me rends compte que pour recherche une information, il faut connaître et comprendre le milieu dans lequel s'insère la requête. Il faut avoir une connaissance générale et globale du sujet. En gros, c'est exactement le principe des examens à cahier ouvert. L'information est là mais il y en a trop pour l'aborder de manière frontale en aussi peu de temps.
        • [^] # Re: oui mais

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          Le problème de l'information sur le net, c'est que pour la plupart des gens l'usage se limite à savoir où chercher (dans google, dans wikipedia).
          Dans ton blog, quand tu dis
          le système scolaire gave les élèves d'une information inutile, la connaissance à l'état pur ! Or ce qu'il faut actuellement est la capacité à trouver l'information
          tu oublies que le but n'est pas "la connaissance à l'état pur" mais un souvenir suffisant pour permettre de retrouver l'information: savoir où et quoi chercher.

          "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

          • [^] # Re: oui mais

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            ... mais un souvenir suffisant pour permettre de retrouver l'information: savoir où et quoi chercher.

            Il faut être plus complet : où, quoi, comment, avec quoi ... puis analyser la pertinence des réponses.
            • [^] # Re: oui mais

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Le problème dans ce cas c'est le "souvenir suffisant" dont je parle!

              A vrai dire, il y aurait bien un moyen pour juger de la pertinence des réponses: une sorte d'analyse du vocabulaire, de la syntaxe, et de la grammaire.
              Les rhéteurs grecs enseignaient comment tenir des beaux discours sur n'importe quel sujet (relisez Platon). On devrait donc pouvoir prendre à rebours cette technique et en quelques sorte démonter le discours pour juger de sa pertinence. Malheureusement, ce savoir pratique n'est pas enseigné!

              "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

      • [^] # Re: oui mais

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Petite anecdote que l'on m'a conté : en Ontario (au Canada), on ne fait plus apprendre aux enfants leurs tables de multiplication par cœur, de peur que ça ne les traumatise …

        Je suis très étonné que les enfants d'Ontario n'apprennent pas les tables de multiplications et je n'ai trouvé aucune référence sur le sujet dans google.

        Peut être pensais-tu à http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie_Steiner-Waldorf ?
        • [^] # Re: oui mais

          Posté par . Évalué à 3.

          C'est une cousine à moi qui vit là-bas et dont la fille va à l'école primaire qui me l'a dit. Elle faisait faire ses devoirs à la petite quand j'y suis passé, et les divisions, c'était ardu.
          Et non, ce n'est pas une école Waldorf.
      • [^] # Re: oui mais

        Posté par . Évalué à 6.

        Le fait de mémoriser est pour moi une action structurante. C'est placer parmi ce qu'on est de nouvelles informations, et donc nécessite de les mettre en relation, en cohérence, ce qui est la base de l'intelligence (inter-ligere, lier ensemble), la capacité à mettre en relation des informations connexes.

        Pour moi donc, faire l'économie de la mémorisation, c'est aussi faire l'économie de l'intelligence.
        • [^] # Re: oui mais

          Posté par . Évalué à 3.

          Il y a toujours mémorisation mais pas de la même chose. Les exemples parlent des dates historiques...

          Par contre, que les gamins apprennent comment fonctionne google et qu'il existe d'autre moteur de recherche peut être salutaire.

          "La première sécurité est la liberté"

          • [^] # Re: oui mais

            Posté par . Évalué à 4.

            En fait, ce qui fait peur, c'est que le cerveau des êtres humains commence à être remplacé par les serveurs de Google.

            Nous devenons peu à peu des androïdes décérébrés nourris à la purée d'information 'easy to find made in Google inc' . Vous ne trouvez pas ça choquant ?

            Ou alors ... Je ne suis pas certain de ce que je dis, mais bon, c'est vrai que il faut tout de même relativiser l'intérêt des nouvelles technologies, prendre conscience qu'internet n'est qu'un outil, un moyen, pas une fin.
            • [^] # Re: oui mais

              Posté par . Évalué à 4.

              allez pouf, je rajoute une couche : Wikipedia.
            • [^] # Re: oui mais

              Posté par . Évalué à 2.

              Disons qu'avoir l'information ne sert pas à grand chose si c'est pour ne rien en faire derrière.

              Avoir de l'information facilement n'implique pas forcément d'être décérébré automatiquement, d'ailleurs faute de cerveau l'interprétation et son utlisation "au mieux" serait problématique.

              Un des trucs ultra important dans tout ça, parce que quoi que tu fasse tu peux pas lutter contre ce phénomène, c'est d'apprendre à BIEN se servir de l'outil, c'est à dire recouper les sources, ne pas tout prendre pour argent comptant, essayer d'analyser, ...
  • # merci

    Posté par . Évalué à 6.

    Excellente idée que cette compilation d'articles.
    Je suis de bonne humeur pour le reste de la journée.
    Leur lecture m'a donné soudainement envie d'éteindre mon ordinateur (ce que je vais m'empresser de faire avant que mon clavier ne se blo
  • # mémoire vs. métier

    Posté par . Évalué à 10.

    Le problème est moins de perdre la mémoire (cf. l'excellente conférence de Michel Serres postée plus haut) que de perdre les savoir-faire. En déléguant sans cesse un nombre croissant d'actes techniques à des dispositifs externes, on prend le risque de perdre nos savoir-faire (il y a des vidéos à ce sujet de Bernard Stiegler, où il lie d'ailleurs la perte des savoir-faire à la perte des savoir-vivre, qui sont deux moments orchestrés par le capitalisme pour récupérer à son profit l'énergie libidinale des individus (ce sont les mots de Stiegler)).

    Or pour moi (et, je pense, pas mal d'informaticiens), le logiciel libre, c'est avant tout la résurgence du (ou des) métier(s) (*), bien plus qu'une histoire de libertés. Quelle que soient la licence et les conditions juridiques, ce qui est important c'est de se retrouver entre pairs et de travailler ensemble sur une matière qui nous tient à coeur, en étant maître de nos propres pratiques et de notre organisation. Ce n'est pas le cas dans l'organisation (industrielle) du travail informatique tel que la plupart des entreprises cherchent à l'imposer, et, s'il n'y avait à disposition que le modèle de production que l'on trouve par exemple dans les SSII, programmer serait insupportable.

    (*) (il faut bien voir que les métiers ont disparu presque partout, des agriculteurs prisonniers de Monsanto & co jusqu'aux boulangers qui en achetant telle ou telle farine se voient aussi imposer des règles d'utilisation draconiennes)
    • [^] # Re: mémoire vs. métier

      Posté par . Évalué à 3.

      Donc pour toi, le logiciel Libre porterait une remise en cause de la division taylorienne du travail dans la mesure où l'acteur aurait accès au processus productif complet (qu'il y participe ou qu'il ait accès au résultat)?

      Je ne sais pas si j'ai bien compris ton point de vu, mais c'est très intéressant. Si le taylorisme est l'appropriation du « savoir » par la « Méthode », pour ne laisser que le « faire » à l'ouvrier, pouvons nous conclure que le Logiciel Libre (ou ta philosophie du Logiciel Libre) porte la « critique artiste » (critique de l'aliénation, du productivisme...) de 68?
      (désolé si je divague trop)
      • [^] # Re: mémoire vs. métier

        Posté par . Évalué à 3.

        Pour ceux qui ne l'auraient jamais lu, je vous conseille vivement l'article "fondateur" du taylorisme, "The Principles of Scientific Management ", qui décrit bien la considération qu'il a envers les travailleurs :
        http://www.eldritchpress.org/fwt/t2.html (lien direct vers la partie intéressante)(désolé c'est en anglais, trouvé sur WP : http://en.wikipedia.org/wiki/Taylorism )
        Certains pourront trouver ce texte choquant (l'accent "benêt" du travailleur hollandais et le ton condescendant qu'il emploi), mais c'est bien les bases de ce scientifique que se construit la travail aujourd'hui.
    • [^] # Re: mémoire vs. métier

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      >>> En déléguant sans cesse un nombre croissant d'actes techniques à des dispositifs externes, on prend le risque de perdre nos savoir-faire

      Ben oui mais c'est un peu inévitable depuis qu'on ne vit plus en hordes errantes non ?
      Moi je t'annonce que j'ai complètement perdu mon savoir faire d'allumage de feu avec deux bouts de bois, que je ne suis plus très sûr de ma technique de lancer de javelot pour chasser le mammouth et que j'ai délégué à un dispositif externe nommé "godasses" le soin de me protéger la plante des pieds.
      • [^] # Re: mémoire vs. métier

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Reste des actes essentiels qu'on finit par ne plus savoir faire.
        Par exemple: manger - à force de fast-food et de plats cuisinés, un nombre croissant de gens ne savent pas cuire des pâtes, ou pire encore, ne savent pas ce qu'ils mangent (de la merde cancérigène).
        On pourrait parler des vitamines ajoutées partout dans les aliments industriels, de l'excès de sel, des graisses hydrogénées, etc. et si j'étais Philip K. Dick, j'ajouterai les somnifères pour l'esprit qu'on nous balance à notre insu (mais ça finira bien par arriver).
        Entendu: "oui d'accord il y a un risque à manger des plats tous prêts, mais qu'est-ce qu'on peut manger d'autre?"

        Me vient à l'esprit, ce n'est sans doute pas par hasard, un parallèle avec le logiciel privateur / le logiciel libre.

        "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

        • [^] # Re: mémoire vs. métier

          Posté par . Évalué à 1.

          et si j'étais Philip K. Dick, j'ajouterai les somnifères pour l'esprit qu'on nous balance à notre insu (mais ça finira bien par arriver).

          c'est pas le role de la télévision ?
        • [^] # Re: mémoire vs. métier

          Posté par (page perso) . Évalué à 8.

          nous sommes, à fortiori dans les pays occidentaux, asservis à nos outils. malgré nous ? rarement. volontairement ? souvent !

          comme évoqué précedemment, la cuisine est un exemple. n'y-a-t-il pas eu rupture de la transmission orale ? quelque qu'en soient les raisons nous n'apprenons plus la cuisine. nous réchauffons. bien sûr certains s'intéressent encore à l'art culinaire. mais beaucoup réchauffent. et sont bien incapables de préparer le moindre plat. d'ailleurs pour cela, faudrait-il qu'ils apprennent déjà la base : reconnaître et sélectionner les ingrédients.

          précisément nous déléguons. et oublions d'apprendre ou d'entretenir nos compétences. et nos outils évoluent :
          bien loin la navigation astronomique. dépassée la carte routière, bonjour le gps. dépassée l'encyclopédie papier, bonjour wikipedia. dépassé le cadran solaire, bonjour la montre radio-pilotée.

          nous ne sommes plus que des techniciens, pointus quant à l'utlisation d'un outil mais incapable de le reproduire ou réparer.

          le travail de chacun ne s'apprécie que dans le résultat commun. car nous sommes hyperspécialisés. ne plus mémoriser, ne savoir se référer irrémédiablement qu'à l'extérieur, n'être qu'un utilisateur : n'est-ce pas disparaître ? perdre sa spécificité, se diluer dans la masse ? être dans un état latent d'assistance ?

          T'as le bonjour de JavaScript !

        • [^] # Re: mémoire vs. métier

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          Sur l'alimentation, en plus des énormité sur la qualité de la bouffe, il y'a un vrai problème d'ignorance grave et de très mauvaises habitudes.
          Les gens arrivent très facilement à s'envoyer 2 cannettes de coca d'affilé... c'est en gros 8 sucres. Y'en a qui s'enfilent facilement 1,5l dans la journée...

          Je suis pas sûr que certaines personnes réalisent vraiment qu'ils s'envoient quotidiennement :
          - 1 litre de café (très bon pour les nerfs)
          - 30 carrés de sucre ( ou du bon aspartame bien cancérigène).
          - 10 g de sel industriel
          - un bon grand verre de 33 cl d'huile (miam c'est de la bonne en plus)
          - trop de fausses-vitamines industrielles

          La liste est encore longue... et c'est une alimentation que certains ont depuis des années.
          Tous ces produits raffinés, transformés, enrichis. c'est plus de "nourriture", on s'en rend même plus compte. On se croirait dans le film Soleil Vert ou dans Idiocracy.
          Non seulement les gens bouffent de la merde, mais ils en mangent beaucoup trop, et en plus ils adorent ça.
      • [^] # Re: mémoire vs. métier

        Posté par . Évalué à 2.

        Certes, à toute époque, il y a des savoir-faire qui deviennent inutiles ou obsolètes et sombrent dans l'oubli, et d'autres qui apparaissent. Ceci dit, normalement, les avancées techniques outillent l'homme, c'est-à-dire qu'elles lui ouvrent de nouvelles possibilités.

        La différence aujourd'hui c'est la disparition générale des métiers et des savoir-faire : ceux qui sont oubliés ne sont pas remplacés par d'autres au sein de la population (cf. la discussion plus bas sur la cuisine : la cuisine familiale traditionnelle n'est pas remplacée par une façon différente de faire la cuisine, mais par une dépendance à l'égard de produits fabriqués en amont par l'industrie; et, dans la dite industrie, très peu d'opérateurs ont un métier, ils ne font qu'activer et contrôler des processus dans un cycle de production).
        • [^] # Re: mémoire vs. métier

          Posté par . Évalué à 1.

          Et quand y'aura plus d'énergie gratuite pour faire la bouffe, heu... Bein on crèvera de faim !
  • # Sur la question de la place du libre

    Posté par . Évalué à 4.

    Je procrastine aussi bien avec Word qu'avec OpenOffice...
    Mais pour me soigner je peux adopter les trucs de Cory Doctorow http://fr.wikipedia.org/wiki/Cory_Doctorow :
    ...Les programmeurs se servent d’un éditeur de texte, comme vi, Emacs, TextPad, BBEdit, Gedit, et bien d’autres encore. Il s’agit là des outils les plus puissants, vénérables et fiables de l’histoire du logiciel (car ils sont au cœur de tous les autres logiciels), et ils ne comportent quasi aucune fonctionnalité susceptible de vous distraire
    ...même (et surtout) pour écrire un bouquin.
  • # Bien tenté

    Posté par (page perso) . Évalué à -3.

    > les fidèles de DLFP sont souvent aux avant-postes de l'usage d'Internet et des nouvelles technologies,

    Bien tenté, mais le Java lead architect Pierre Tramo, à côté du radiateur du fond, vient de casser ta tentative de nous convaincre.
    Java, c'est pas une nouvelle technologie, c'est une *mauvaise* technologie…
  • # "RTFM", "STFW" !!

    Posté par . Évalué à 3.

    Le logiciel libre demande à ceux qui le découvrent deux habitudes nouvelles:

    - RTFM ! Apprendre à lire même quand c'est long (et même quand c'est en anglais). C'est la plus grande difficulté du grand public, et ça ne va pas en s'arrangeant. Pour s'approprier l'usage d'un logiciel libre, il faut commencer par être capable de lire. Qui n'est jamais tombé sur une question du genre "je fais comment avec wget pour limiter la bande passante" alors que la réponse est dans le manuel?
    Donc le logiciel libre induit, de ce point de vue, une vraie cassure par rapport au logiciel propriétaire.

    - STFW! Passer de l'appris par coeur, à la recherche intelligente, est la deuxième démarche que nécessite la découverte du logiciel libre. Ne serait ce que pour savoir ce que c'est.. j'en ai eu l'exemple aberrant après avoir demandé un "format ouvert" pour les pièces jointes. On m'a demandé "c'est quoi un format ouvert".. la personne qui posait la question est professeur, pour information.
    Là encore, toute une éducation à faire pour apprendre à chercher l'information.

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

    • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

      Posté par . Évalué à 3.

      Et vous croyez vraiment que c'est au grand public de s'adapter et de consacrer des années à apprendre l'anglais technique ou plutôt le jargon des informaticiens, et de passer des heures à lire vos fucking manuels et à searcher le fucking web ?!!!

      Vous ne croyez pas plutôt que c'est aux informaticiens de se bouger et d'adapter leurs logiciels à la demande du public ?!
      • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

        Posté par . Évalué à 6.

        Le grand public se "bouge bien le cul" et lit bien ce foutu manuel d'une dizaines de pages quand il s'agit de faire fonctionner sa machine à laver.
        Laquelle est destinée à: Laver, rincer, essorer.
        Et présente les dangers suivants: s'électrocuter, inonder la maison, rétrécir la laine. Le danger "électrocution" étant considérablement réduit par les normes actuelles sur les installations électriques.

        Faudrait qu'on m'explique pourquoi on ne devrait pas lire une seule ligne quand il s'agit de faire fonctionner un micro-ordinateur.
        Lequel sert souvent à: Lire des courriels, en envoyer, accéder à des textes, images, vidéos, sons, jeux, traiter ces informations, créer des documents, les recevoir et les envoyer, gérer son compte bancaire, faire des achats, envoyer des messages instantanées, et plus si affinités..
        Et qui présente les dangers suivants: divulgation et/ou perte d'informations importantes à caractère personnel ou pprofessionel, participation volontaire ou non à un acte de malveillance (botnets) où à des actes illégaux (relais de spam, infraction aux droits d'auteurs)..

        Alors, si j'ai bien compris, pour faire peu de choses avec une machine simple qui présente peu de risques, il faut lire un manuel de 10 pages, mais quand il s'agit de faire beaucoup de choses avec une machine complexe qui présente de nombreux risques, c'est à la machine de s'adapter. Ah bon.

        Il serait temps d'en finir avec le mythe de "l'abruti qui veut le rester", c'est à dire le quidam moyen qui ne veut rien apprendre, rien comprendre et tout faire avec son micro-ordinateur, et si possible pour pas cher. Cette illusion a été créée de toutes pièces par l'industrie de l'informatique afin de vendre un maximum de produits (logiciels et matériels) à un maximum de clients, en leur faisant croire que eux aussi, sans démarrer leur cerveau, ils pourront faire des choses merveilleuses avec leur PC.

        THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

        • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

          Posté par . Évalué à -1.

          Qu'il s'agisse de machines à laver ou de logiciels, il en existe de plus intuitifs que d'autres. Si des logiciels propriétaires sont capables de se mettre au niveau d'un utilisateur d'intelligence moyenne, francophone exclusif, et n'ayant pas des heures à consacrer à faire des recherches pour résoudre je ne sais quel problème technique... si des logiciels propriétaires en sont capables disais-je, c'est que c'est faisable, et je ne vois pas pourquoi des logiciels libres, au prétexte qu'ils ont une licence libre, en seraient eux incapables !

          Que pour faire des opérations complexes il soit nécessaire de s'impliquer plus, d'accord, mais à objectif d'utilisation égal (et vous ne devriez pas mépriser ce que le quidam moyen fait avec son pc), je ne vois pas pourquoi un logiciel libre devrait nécessiter des lectures et des recherches qu'un logiciel propriétaire ne nécessite pas. Je ne vois tout simplement pas le rapport entre la licence propriétaire ou libre d'un logiciel et le caractère plus ou moins exigeant de celui-ci envers la patience de l'utilisateur. Il n'y a aucun rapport logique entre les deux !

          P.s. : puisque vous parlez de wget, je viens de regarder son manuel et de constater qu'il fait 1600 lignes, en anglais évidemment. J'ai autre chose à faire que de lire 1600 lignes en anglais pour comprendre une ligne de commande parmi d'autres qu'on m'a indiqué de taper pour résoudre un problème qui est lui-même souvent dû à une insuffisance logicielle.
          • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

            Posté par . Évalué à 3.

            Si tu peux me dire comment l'utilisateur lambda limite la vitesse de téléchargement d'un fichier en particulier, ou aspire un site Web entier, en choisissant le "User Agent", avec Internet Explorer 7, je serais ravi de te lire.

            Premier point: lire le manuel n'est nécessaire que pour une utilisation poussée.

            Ceci dit, les manuels en anglais, autant c'est tout à fait normal pour des applications poussées (du genre installer un serveur DNS), autant c'est en effet un problème pour des choses simples. Une application graphique pas complètement gratuite, ça fait tâche et ça effraie, à juste titre, le pékin moyen qui ne parle pas ou mal anglais et veut avoir une utilisation simple d'un logiciel "simple" pour un besoin simple.

            Deuxième point: en effet, le logiciel libre présente souvent le défaut d'être écrit pour un public un minimum averti.
            La principale différence, de ce point de vue précis, entre "propriétaire" et "libre", est tout simplement qu'un éditeur de soft propriétaire destiné au grand public va systématiquement payer des développeurs pour affiner l'interface. C'est le point le plus important. Que ça soit pas respectueux des standards, limité artificiellement, plein de bugs, le grand public s'en fout, il achète à condition que tout soit dans sa langue maternelle et avec plein de boutons cliquables faciles à trouver.
            A contrario, les softs libres n'ont en général pas le budget qui permet de payer du monde à se faire chier (et c'est la partie la plus chiante) à traduire, à mettre pleins de petits boutons et d'aide contextuelle..

            Seul moyen de réduire ce fossé: contribuer. Traduire et développer les trucs chiants du point de vue développeur et sympathiques du point de vue utilisateur.

            THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

          • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

            Posté par . Évalué à 2.

            Sauf les plus grands, beaucoup de logiciels libres sont développés sur du temps libre, souvent plus par passion technique que par altruisme et goût des études ergonomiques.
            Dans ces conditions, n'exigez pas des développeurs de soigner l'accessibilité, la cohérence, les tests, de traduire les documentations, etc. : tout cela représente une quantité énorme de travail, souvent hors de portée (et de volonté) de la communauté.
            Les logiciels propriétaires n'ont pas les même moyens humains et financiers : si le manuel n'est pas traduit, si le logiciel est insuffisant, trop compliqué, bogué, le produit ne se vendra pas (du moins en théorie).
            Le logiciel libre est conçu par des techniciens, et c'est vrai, pas toujours orienté vers ses utilisateurs. Mais "à cheval donné, on ne regarde pas les dents". Si vous n'aimez pas les documentations en anglais, il n'y a pas d'autre solution que de les traduire vous-même.

            Concernant les pages de man, je les trouve comme tout le monde, indigestes : les options sont placées toutes au même niveau, classées par ordre alphabétique. On doit donc tout lire pour savoir lesquelles employer (alors qu'en général les deux ou trois principales suffisent). Il faut prendre ces pages comme une sorte d'antiquité de référence, pas comme des "how-to". Il vaut mieux connaître déjà la commande avant de lire une page de man... De toute façon, taper "man wget", c'est déjà connaître wget.
            • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

              Posté par . Évalué à 2.

              C'est déjà plus honnête de dire que c'est lié à un manque d'argent, que de mettre en cause le comportement de l'utilisateur.
        • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

          Posté par . Évalué à 1.

          - Tu a une voiture? Tu connais sur le bout des doigts ses constituants et discute sur des forums des limitations du calculateur électronique d'injection et de la vitesse de décrochage du train arrière suivant la rugosité et l'humidité sur la route, l'état des pneus, la vitesse et l'angle de courbure?

          - Tu as une cocotte minute? Tu sais à partir de quelle pression précise les soupapes de sécurité sautent et bien sûr tu maîtrise totalement le processus de transfert de chaleur entre ta plaque électrique et la cocotte pour calculer quand cette pression pourrait être atteinte.

          Ou alors tu veux juste que la cocotte minute ait une sécurité fiable et que la voiture accélère quand tu appuies sur l'accélérateur.

          C'est toujours difficile d'admettre que les non spécialistes de ta discipline se tamponnent des détails techniques et veulent juste que ça marche. Tout le monde ne peut/veut pas devenir technicien en informatique.
          • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

            Posté par . Évalué à 1.

            « Tu a une voiture? (...) Tu as une cocotte minute? »

            Ras-le-bol de ce genre de comparaisons à la con : un ordinateur est d'un fonctionnement et d'utilisation extrêmement plus complexe qu'une voiture ou une cocotte minute. L'informatique n'est pas simple et nécessite un apprentissage sérieux. Même pour une utilisation basique.
            • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

              Posté par . Évalué à 3.

              un ordinateur est d'un fonctionnement et d'utilisation extrêmement plus complexe qu'une voiture

              Que non! Les voitures sont devenues extrêmement compliquée, tout comme les ordinateurs!
              Par contre, une chose est certaine: un ordinateur est RESTE d'une utilisation extrêmement compliquée!
              Je ne dis pas que c'est parce que les développeurs sont des tanches, mais c'est comme ça!

              Ma grand-mère de plus de 80ans peut conduire une voiture dotée de l'airbag, ABS, ESP, avec une boite à gant réfrigérée, une boite de vitesse robotisée, un système d'injection électronique, l'injection directe diesel ou essence, etc. etc. et elle ne le sait même pas! Et elle s'en fout complètement!!

              Par contre, elle a abandonné l'utilisation des ordinateurs après une initiation destinée aux personnes âgées parce que c'était vraiment trop compliqué à appréhender (et on passe sur la sensibilisation à la sécurité, les formats ouverts et tout le reste).

              PS: Pour ceux qui s'inquiètent, elle SAIT encore conduire, mais ne le fait plus sauf rares occasions sur trajets très courts parce qu'elle se sent tout de même moins alerte que les "petits jeunes".
              • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

                Posté par . Évalué à 5.

                C'est vrai qu'il ne faut pas passer de permis pour conduire... Le code de la route est acquis à la naissance ! Faut pas tout confondre, on ne demande pas aux quidams de savoir ce qu'est une fréquence de bus, un jeu d'instructions, la différence entre de la DDR et de la SDRAM et que sais-je encore mais il y a un minimum. Une bonne partie des non-informaticiens ne sait pas ce qu'est un navigateur, n'a absolument aucune idée de ce que représente un fichier ni comment ils sont rangés sur le disque, ne fait pas la différence entre un contenu en ligne et en local (je pense aux webmails/lecteurs de courriers)... Combien de fois j'ai déplombé une bécane parce qu'il n'y avait plus de place sur le disque du fait des 350 films de 700Mo qui étaient en téléchargement sur la mule (oh les méchants pirates !!). Alors bon voilà même planter un clou n'est pas si facile et mérite un minimum d'apprentissage donc je vois pas pourquoi seul l'informatique devrait être totalement intuitif !
                • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

                  Posté par . Évalué à 3.

                  Faut voir ce qu'on entend par "formation" et "apprentissage".

                  Essayez un peu de former des complets néophytes, qui n'ont jamais (ou presque) touché un ordinateur de leur vie, vous allez comprendre ce que je veux dire par "manque d'intuitivité". Vous allez vous rendre compte que le clic droit, le menu édition, tout ça ce sont des automatismes qui déroutent totalement les débutants ("ah! les boutons de la souris ils ont rien à voir avec un truc à gauche ou à droite?? alors la molette en haut et en bas, ça devrait pas être ça non plus??").

                  Bref, une fois qu'on aura des interfaces VRAIMENT intuitives, on pourra reparler des sujets "délicats": protection des données, de la vie privée, sécurité, sensibilité au libre, tout ça. En attendant, la cible est déjà en train de se battre avec son menu démarrer qui claque ses documents et applications dans des sous-menus, alors qu'y a pas 5minutes, on venait de voir que les documents sont dans "Mes Documents" et que les programmes se lancent tout seul quand on choisit le bon document, et là tout le monde râle parce que "c'est le bordel! comment on sait où on trouve quoi?!"
        • [^] # Re: "RTFM", "STFW" !!

          Posté par . Évalué à 6.

          Il serait temps d'en finir avec le mythe de "l'abruti qui veut le rester", c'est à dire le quidam moyen qui ne veut rien apprendre, rien comprendre et tout faire avec son micro-ordinateur, et si possible pour pas cher. Cette illusion a été créée de toutes pièces par l'industrie de l'informatique afin de vendre un maximum de produits (logiciels et matériels) à un maximum de clients, en leur faisant croire que eux aussi, sans démarrer leur cerveau, ils pourront faire des choses merveilleuses avec leur PC.

          C'est réducteur comme discours. Atteindre ce genre de but c'est probablement utopique, mais quelque part cd'est l'essence même de l'informatique, c'est le fantasme du chercheur en IA ...

          Des tas de gens travaillent pour ça, des gens envoient des mails, regardent des vidéos, font des recherches sur le net sans comprendre se qui se passe, vont sur Internet quand ils lancent leur navigateurs, regardent leur mail et font pas la différence entre un webmail et un client lourd, font des calculs d'itinéraires, enfin plus exactement ne les font pas, sans avoir la moindre idée de comment ça se passe.

          L'utopie c'est de leur apprendre les rouages de "comment ça marche" en détail alors que la tendance de l'informatique c'est plutôt l'inverse et décharger de plus en plus de trucs sur la machine. Et c'est l'essence même de l'informatique de faire faire le maximum de choses automatiquement par la machine.


          Les interfacent proposent en premier ce que l'utilisateur utilise le plus, elles l'assistent, et elles sont là pour ça.

          Ça n'a rien d'une illusion vendue par des commerciaux, c'est une réalité.

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