Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla

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déc.
2003
Communauté
En avril 2002, le monde apprenait l'existence de Mark Shuttleworth, un jeune milliardaire sud africain.
Moyennant un billet fort cher, il avait réussi à devenir le second touriste de l'espace à embarquer à bord d'un Soyouz. Il avait participé à de nombreuses expériences scientifiques à bord de la station spatiale internationale (ISS).

Et voilà que Mark est un grand fan de l'Open Source et surtout de Mozilla et de Python dont il est un fervent utilisateur. Il a d'ailleurs créé une fondation pour promouvoir le développement des maths, des sciences et des technologies pour l'éducation et l'Open Source.

Suivant de quelques jours l'initiative de la Gnome Fondation, il a donc décidé d'offrir des récompenses ("bounties") à ceux qui implémenteraient les fonctionnalités qu'il souhaite voir dans ses logiciels préférés. Une merveilleuse nouvelle, assurement.

C'est quoi qu'il faut coder pour gagner un séjour dans ISS ?
  • # mouais...

    Posté par . Évalué à 1.

    il a donc décidé d'offrir des récompenses ("bounties") à ceux qui implémenteraient les fonctionnalités qu'il souhaite voir dans ses logiciels préférés

    on dirait un caprice...

    Une merveilleuse nouvelle, assurement.

    je ne sais pas... c'est bien de pouvoir vivre de ses créations mais ça commence à devenir du merceneriat.
    • [^] # Re: mouais...

      Posté par . Évalué à 2.

      Mécenat? C'est tres bien.
    • [^] # Re: mouais...

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Tu confondrais pas mécénat et mercenariat ?
      • [^] # Re: mouais...

        Posté par . Évalué à 2.

        Il a pas écrit mécénat mais merceneriat, mot inconnu de moi, mais dont le sens saute aux yeux.
        Une horde de développeurs codant de bounty en bounty, tels les chasseurs de primes courant les récompenses.

        Le libéralisme c'est ça; j'ai du fric et j'offre une récompense, le premier qui m'apporte l'objet de mes désirs l'emporte. Le deuxième? Il n'a rien.

        Bon là apparemment c'est pas tout à fait ça, on peut s'inscrire et recevoir une avance pour faire le travail. En plus le type a l'air cool et sympa.

        Ce qui est un peu choquant c'est la manière dont c'est fait; il est milliardaire et il en met plein la vue.
        Donner de l'argent à l'équipe Mozilla, voir employer quelqu'un et le mettre à disposition de l'équipe de Mozilla, et discuter dans les ML de ses désirs aurait été plus discret.

        Surtout employer quelqu'un; ça offre de meilleures garantie sociales pour l'employé, une meilleure cohésion de la société en général.

        ça, plus l'effet d'annonce déjà évoqué laisse un drôle de goût de liberalisme sauvage.
    • [^] # Re: mouais...

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      mais ça commence à devenir du merceneriat.
      l'optimiste lira mécénat
    • [^] # Re: mouais...

      Posté par . Évalué à 10.

      Je pense que c'est au contraire exactement l'esprit Open Source... Une personne physique ou une entreprise a besoin d'une fonctionnalité et offre un salaire (ou une récompense) pour faire ce travail. Comme n'importe qui peut accèder au code, n'importe qui peut se porter volontaire ou faire le travail... Évidemment, ceux qui connaissent bien le code de ce logiciel (les auteurs originaux par exemple) ont un avantage indéniable sur les autres, mais ils ne peuvent bloquer les tentatives des autres (au contraire des logiciels à sources fermées).

      En fait, tout vient du fait que les systèmes économiques des logiciels à sources fermées et celui des logiciels à sources ouvertes sont totallement différent.

      Avec les logiciels à sources fermées, on vend le logiciel comme un produit manufacturé (comme une voiture, un tableau, ou autre). Le problème, c'est que même si le développement de ce logiciel coûte cher (du moins c'est ce que l'on suppose), la fabrication (lire la "duplication") de ce logiciel ne coûte quasiment rien. Les bénéfices, lorsqu'il s'agit d'un logiciel très grand public, sont donc vraiment monstrueux et très souvent en défaveur du client.

      Avec un logiciel à source ouverte, on vend son travail. C'est à dire que ce que le client paye, c'est le temps que va passer un développeur (ou une équipe de développeurs) pour réaliser le logiciel. À la fin, le client a son logiciel (ou sa fonctionnalité) et les sources qui vont avec. Le programmeur, lui, a été payé durant le moment où il a travaillé pour ce client. La seule capitalisation que peut faire ici le programmeur est l'expérience qu'il possède du logiciel qu'il a codé (on viendra préferablement le chercher pour lui demander de coder quelque chose pour ce logiciel, ou pour le maintenir car il n'a pas besoin de découvrir le logiciel en question).

      On remarque tout de suite que dans le modèle économique des logiciels ouverts, offrir de l'argent pour un travail est tout à fait pertinent et, en prime, bénéficie à tout le monde (je veux une fonctionnalité précise, mais au final tout le monde pourra l'utiliser). On peut imaginer, donc, des groupes d'interet se former autours de projets commun. Par exemple, une bonne suite de logiciels bureautique (cf Open Office), ou un serveur web efficace (cf Apache avec des financements d'IBM qui l'utilise sur ses serveurs), etc.

      Donc, je pense qu'au contraire, Mark Shuttleworth a tout à fait compris le principe de l'Open Source...
      • [^] # Re: mouais...

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        oui mais ça c'est majoritairement de la théorie pour l'instant (malheureusement), pourquoi? car les moeurs n'évoluent pas aussi vite que l'informatique dans ce monde.
        J'ai aussi penser à ce mode de fonctionnement pour essayer de vivre du libre, le problème c'est que les gens (=les entreprises) ne sont pas "prets spychologiquements" à lacher de l'argent et s'aperçevoir que tous le monde peut en profiter après; ils se sentent floués alors bien meme que l'on a répondu à leur besion!
        D'autre part (en sortant un peu du sujet), on ne peut appliquer l'esprit open-source/libre pour tous développements innovants (ce qui est mon cas) car il faut créer le besoin, et non plus assouvir un besoin, donc si tu met le code à disposition et bien tu n'as plus de client ou peu par rapport à une méthode proprio (et oui ils utilisent/installent ton logiciel comme un grand); donc pour moi innovation logiciel en license libre + rénumération = impossible! :(

        Aussi j'ai beau tourner la chose dans tous les sens, mais il me semble assez dur de gagner de l'argent uniquement en faisant du libre (je parle du développement , pas du service/conseils....) _pour_ ce système économique (culturel?) actuel :(
        • [^] # Re: mouais...

          Posté par . Évalué à 2.

          Théorie ???

          Je pense que tu devrais sortir un peu de ta coquille ! :)

          Tout d'abord, il faut rappeller que cette économie (logiciel + sources contre argent) existait bien avant l'Open Source. C'était le modèle de base des entreprises SSII (services informatiques).

          Ensuite, on commence à compter en terme de milliards d'euros le chiffre d'affaire généré autours des logiciels libres de nos jours. Je peux donner les exemples suivants:

          - IBM paye un certains nombre de développeurs sur le noyau Linux et sur Apache. En contre partie, IBM dégage un bénéfice assez conséquent en vendant des serveur Web professionnels qui font tourner le couple Linux+Apache. IBM a à la fois l'avantage de ne payer que quelques développeurs (et non une équipe complète qui développerait un OS propriétaire) tout en bénéficiant de toutes les améliorations apportées par les autres partenaires (Oracle par exemple, mais la liste est longue), mais IBM peut aussi décider de focaliser l'attention de ses développeurs sur une fonctionnalité précise qui lui fait défaut dans sa gamme de produits (il garde donc un certain contrôle (non-bloquant) sur le développement de ces logiciels qui est à la mesure du nombre de développeurs investit dans le projet).

          - RedHat/Mandrake/Suse payent eux aussi un certains nombre de développeurs du noyau ou des desktops (Gnome par exemple). En contre partie, ils dégagent du bénéfice non pas avec la vente de leur distribution, mais avec les services qui vont autours (maintenance, patchs de sécurité, hot-line, etc). Le fait d'avoir, comme IBM, un certains poids sur l'orientation des développements des principaux éléments d'une distribution leur permet d'améliorer leur produit (et éventuellement leurs services... car moins de bugs ---> moins de travail pour eux).

          - Oracle paye aussi un certains nombre de développeurs kernel (même si Linus n'arrete pas de critiquer leur code sur la LKM :). Le bénéfice d'Oracle est aussi de pouvoir avoir un logiciel de base de données qui sache tirer parti un maximum du noyau sur lequel il tourne (et éventuellement d'intégrer dans le noyau des améliorations qui permettront a ses logiciels de tourner plus efficacement).

          - Sun Microsystem finance une grande partie du projet Open Office. Dans ce cas, le modèle de développement varie légèrement car il y a une version totalement Open Source et une version qui contient un certain nombre de modification qui est vendue par Sun. Comme dans les cas précédent, Sun, avec une équipe de développement réduite, peut se permettre d'avancer beaucoup plus vite car ils bénéficient de l'aide de la communauté Open Source, mais aussi d'autres entreprises qui veulent développer des fonctionnalités particulières pour leurs besoins propres.

          - Apple, enfin, avec MacOS X qui finance une grande partie des développeurs FreeBSD plus certains projets annexes... L'intêret d'Apple est très similaire à celui d'IBM, mais l'approche est légérement différente.


          Bref, tu comprendras que je suis étonné que tu me dises que tout ceci est une "théorie" alors que les faits sont là (et en espèce sonnante et trébuchante !!! :).
          • [^] # Re: mouais...

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Oui merci de toutes ces précisions mais je les connaissait déjà :)
            non je crois que tu m'as pas tous à fait compris (je m'exprime souvent mal par rapport aux idées que je veux exprimé). Je parlais de "théorie" pour la vente de développement libre qui réponds à un besoin d'un client ce n'est pas la meme chose; car les exemples que tu cites (et que je ne conteste pas du tout car il sont vrai et bien réel et c'est tant mieux) sont des implications de sociétés dans des développements libre ou open source _pour_ leur produits logiciels proprios ou matériels (=serveur ibm/sun), ils ont compris que contribuer au libre permettais de _réduire_ leur cout pour la vente de leur autres produits (qui sont moins libre _eux_), suis-je clair ou c'est pire :)

            sinon je suis convaincu que l'on peut faire de l'argent avec du libre:
            - du services: conseils, formation, maintenance applicatives(MAJ, corrections)...
            - développement à façon (ici c'est le "thème de cette article") mais de très moindre mesures (d'où le terme "théorie")
            - d'autre???

            D'autre part je persiste à dire que créer un besoin sur un nouveau logiciel, de le rendre libre et d'essayer d'en vivre , tu m'explique comment faire quend on _débute_?
            Néanmoins pour ce cas on peut avoir des stratégies commerciales pour y arriver : "offrir" le logiciel et faire payer les ajouts, maintenance avec un politique de double license(si nécessaire) mais cela n'est possible que pour une société qui a les reins solides car on peut pas dire que ce soit ma meilleur façon de rentabiliser à court et moyen terme.
            pour mon cas c'est impossible "on" (moi et mon collègue) somme trop petit et en phase de "décollage" pour se le permettre, seule des questions purement économique m'en empeche (oui il faut pourvoir vivre!)
            voila
            • [^] # Re: mouais...

              Posté par . Évalué à 1.

              > Je parlais de "théorie" pour la vente de développement libre qui réponds à un besoin
              > d'un client ce n'est pas la meme chose;

              Ok, j'avais effectivement mal compris... Donc, tu voulais dire que les logiciels qui s'addressent à des particuliers ont du mal à trouver leur place dans l'économie du libre...

              Et bien, oui c'est vrai... mais la question ici serait: "Est-ce que ce ne serait pas justement la limite du monde libre ?". Je pense sincérement qu'il n'y a pas de modèle économique valable en Open Source pour ce genre de logiciels (et je pense que c'est aussi ton avis).

              J'ai même une théorie qui dit que lorsqu'on se place à un niveau micro-économique (c'est à dire au niveau d'une économie de type "individus" et pas de type "entreprises" ou "communauté") l'argent n'a plus vraiment court dans le monde du libre. On crée une économie de troc: "Tu me fournis du code, je te fais ton site web ou je fais la hot-line sur les news.". L'argent n'a pas vraiment court à ce niveau économique (on le remplace par d'autres valeurs).

              Bref, je suis d'accord avec toi. :)
              • [^] # Re: mouais...

                Posté par . Évalué à 1.

                Juste pour ajouter que lancer un logiciel libre au début se fait à perte (forcément). Mais, il s'agit d'une prise de risque (Le projet est-il intéressant ? Sera-t-on rejoint par d'autres entreprises plus tard ? ...). Sur un très grand nombre de projets libres, seuls un tout petit nombre atteint le stade d'Apache, Linux, gcc, ou autre... Pourtant, à chaque fois, ils ont été commencé par des développeurs dans leur coin qui on su faire ce qu'il fallait (et qui ont certainement eut une part de chance aussi).
            • [^] # Re: mouais...

              Posté par . Évalué à 1.

              « créer un besoin sur un nouveau logiciel, de le rendre libre »

              Ta phrase semble complètement contradictoire avec le but des logiciels libre...

              Par contre gagner de l'argent sur du service ça peut vouloir dire sur du développement, dans le cas où le service est justement de développer un logiciel. Mais il faut qu'il y ait la notion de "rendre" service, et non de créer le besoin du service...

              Si tu as besoin de rentabiliser ton logiciel et qu'un seul client n'est pas suffisant, il faut se rapprocher des initiatives comme opensourcexpert (voir news de qqs jours) et regrouper les clients. Ca m'est arrivé il n'y a pas longtemps avec des pressings, j'ai réalisé un petit développement pour un magasin en lui spécifiant qu'il aurait accès au source et qu'il pourrait le diffuser, il s'est arrangé avec ses collègues pour partager la facture. J'ai eu le contrat car mon concurent proposait évidement des licences payantes et un code fermé...

              Quand le besoin est là il n'y a aucun problème, sinon c'est du vol...
              • [^] # Re: mouais...

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Ta phrase semble complètement contradictoire avec le but des logiciels libre...
                A y repenser tu as raison, ce n'est pas dans les objectifs des LL (fait par des utilisateurs et pour les besoins des utilisateurs); néanmoins ce n'est pas impossible (voir des grands projets comme Mozilla qui ne font pas que suivre l'évolution des standards W3C en proposant plus tous en respectant ces derniers :) )
      • [^] # Re: mouais...

        Posté par . Évalué à 1.

        Si je te suis, l'esprit OS (Open Source, pas ouvrier spécialisé), c'est le capitalisme du XIXe siècle (donc avant l'Etat-providence) dans toute sa splendeur, adapté au XXIe siècle.
        Tout le monde est indépendant et peut vendre sa force de travail (intellectuelle) au détenteur du capital.
        En paraphrasant Marx (Karl, pas Groucho) : le développeur n'a que sa force de travail à vendre, tant qu'il est compétitif (et qu'il sait se former tout seul sur son temps libre) tout va bien pour lui, le jour où il n'est plus au top tant pis on prend quelqu'un d'autre.

        Finalement, le client est le grand gagnant (il diminue ses coûts), le détenteur du capital s'y retrouve (il fait fructifier son argent), mais le travailleur moyen bascule dans la précarité, tel un OS (ouvrier spécialisé, pas Operating System) des temps modernes.

        Je ne dis pas que c'est mal... mais ce n'est donc pas très nouveau.
        • [^] # Re: mouais...

          Posté par . Évalué à 2.

          > Je ne dis pas que c'est mal... mais ce n'est donc pas très nouveau.

          Comme tu dis, c'était déjà comme ça avant (des entreprises comme Microsoft ne prennent pas forcément des pincettes avec leurs travailleurs), mais là la différence c'est que le client est protégé et qu'on peut avoir des circuits parallèles dans lesquels l'économie est basée sur d'autres valeurs que l'argent.

          Cependant, ta comparaison du système économique de l'Open Source avec le capitalisme est discutable sur plusieurs points (mais je ne vais pas développer ici), tout comme la comparaison au système économique communautaire mis en place par le régime soviétique (collectivisation forcée des moyens de productions).

          Je pense vraiment que l'Open Source ouvre une voie différente qui est orthogonale aux mouvement qui ont déjà existé auparavant (cependant, je ne clame pas que l'Open Source est la panacée!!! Ce système a ses limitations, notamment en ce qui concerne son domaine d'application).

          Pour en revenir au problème du développeur/travailleur, je pense que croire que le modèle de l'Open Source est faite pour protéger le codeur est une mauvaise hypothèse. Le modèle de l'Open Source protège... le code (et par conséquent le logiciel).

          Le problème de la protection du développeur/travailleur n'est pas géré par le modèle de l'Open Source... À toi de voir si un syndicat ou un système prise de participation (à travers des actions de la société) est le meilleurs moyen... :)
    • [^] # Re: mouais...

      Posté par . Évalué à 2.

      Namesys et Reiser font la même chose pour reiserfs (à l'envers)
      Et je crois que la fsf a payé cygnus du temps d'egcs.
    • [^] # Re: mouais...

      Posté par . Évalué à 1.

      Si cette personne souhaite des fonctionnalités particulieres, peut etre que d'autre, par exemple le grand publique, serait content de pouvoir en profiter ...
      Tant que le projet initial n'est pas dénaturer voir dégradé, je pense que c'est une bonne nouvelle .
      • [^] # Re: mouais...

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Tant que le projet initial n'est pas dénaturer voir dégradé, je pense que c'est une bonne nouvelle.

        De toute facons ce sont les mainteneurs du projet qui decideront si le patch doit etre integre ou non. S'ils n'en veulent pas, alors ca restera a l'etat de patch ou de fork, et chacun peut quand meme en profiter.

        Ca ne peut pas nuire.
  • # Re: Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla

    Posté par . Évalué à 6.

    "apprenait son existence" -> mouais, l'était quand même connu le bonhomme. Il a fondé Thawte, et il s'est fait de l'argent de poche avec.
    Pour faire joujou dans la navette :)

    Donc l'info il connait un peu aussi, et c'est très bien qu'il supporte le libre.
    • [^] # Re: Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla

      Posté par (page perso) . Évalué à -3.

      c'est très bien qu'il supporte le libre.

      Je pense que c'est simplement un type qui a compris que la seul façon de « contrer » MS c'est le libre !

      Si quelques gros financiers comprenaient ça en europe ce serait intéressant !
      • [^] # Re: Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla

        Posté par . Évalué à 2.

        ok mais l'interet pour lui, c'est quoi ?
        à mon avis il fait ça plus par amour du libre (ou du moins de python et mozilla) que par haine envers Microsoft
        • [^] # Re: Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          ok mais l'interet pour lui, c'est quoi ?

          ???

          D'après moi, si tu veux le bien de : ton pays, ton économie et finalement _ton_ bien : tu n'as RIEN à gagner à l'hégémonie de MS.

          il fait ça plus par amour du libre

          Tant mieux. Ce n'est pas contradictoire.

          Manifestement ce type est très impliqué dans le développement économique et social de son pays.

          Le libre est un oportunité rationnelle.

          haine envers Microsoft

          Je n'ai pas parlé de haine vis-à-vis de MS.

          Quand je parle de « contrer » ce n'est pas émotionnel, c'est juste économique/social/logique.
      • [^] # Re: Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        * Le projet Gnu a ete monte quand Microsoft etait une PME, au debut des annees 80.
        * Le developpement du noyau Linux a commence au debut des annees 90, quand Apple, Amstrad, Amiga et Atari existaient et avaient une part de marche raisonnable ; on etait loin du monopole.

        Les logiciels libre ne sont pas un mouvement de rebellion contre Microsoft, c'est simplement "autre chose". Ensuite que Microsoft voue une haine sans nom aux logiciels libres, et que beaucoup d'utilisateurs de Linux sont en colere contre Microsoft pour diverses raisons, c'est un autre probleme.
  • # Re: Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla

    Posté par . Évalué à -2.

    Un milliardaire chez Microsoft, un milliardaire chez l'open source : un partout match nul...
    Enfin presque, il a quand meme un peu moins de zeros sur son compte en banque ;o)
  • # Le futur de gnome

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Après avoir regarder les bounties de gnome, je trouve l'idée très interressante: ca va accélérer le développement, et il y a vraiment de bonnes idées qui sont proposées:
    - intégrer Evolution dans le petit calendrier de l'horloge dans la barre des tâches (ben oui, le calendrier actuel, il sert pas à grand chose...)
    - le drag&drop de fichier dans Evolution, Gaim, Mozilla sur un user...
    - une fonction "Send To" dans nautilus

    cela donnerai un environnement plus plaisant, complet, "intégrer", plus convivial...
    non ? Surtout pour un novice...
  • # Re: Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla

    Posté par (page perso) . Évalué à -2.

    offrir des récompenses ("bounties") à ceux qui implémenteraient les fonctionnalités qu'il souhaite

    Heu, ça m'ennuie qu'il prenne la main sur mozilla parce qu'il a du pognon. Mozilla doit rester libre, il ne faut pas qu'il puisse donner des directives pour des fonctionnalités.

    Christophe - https://guides-serveur.ovh

  • # Re: Mark Shuttleworth offre des récompenses pour développer Mozilla

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    J'ai posté un article sur mon blog en lisant cette nouvelle sur Slashdot:
    http://gr8k.fasmz.org/templeet/a/blog/news,20031203230758.html(...)
    En creusant dans les commentaires sur /., j'ai trouvé un article qui pose les principes du 'code pour recompense' dans le cadre d'un 'Open Code Market':
    http://www.firstmonday.dk/issues/issue8_11/munoz/index.html(...)

    Ces initiatives peuvent certes augmenter de façon considérable le nombre de lignes de code ouvert, voir même motiver de nouveaux business models autour du libre ... Par contre je reste sceptique quant à la maîtrise des fonctionnalités demandés par la communauté. En dernier ressort, et c'est une condition nécessaire dans le système GNOME, il faut que le code soit accepté dans la branche principal du projet. Les responsables du projets sont donc l'élément clé. Mais qui empechera un 'bounty' posé sur une fonctionnalité que le projet n'a pas voulu accepter dans son 'mainstream' ?
  • # sympa le milliardaire

    Posté par . Évalué à 1.

    moi je vais lui demander de sponsoriser les gens qui essaient de developper un systeme Linux embarqué sur des AP du commerce. Cela permettra normalement de batir un réseau informatique alternatif ; voir http://reseaucitoyen.be/(...) (systemes embarqués, AODV ...)
  • # Il propose des bounty pour tout projet python.

    Posté par . Évalué à 5.

    Apparemment il aime se servir de python et voudrait le voir dans toutes les applis comme langage de script par défaut pour que les utilisateurs n'en ait qu'un à apprendre.
    Par exemple, il est prét à soutenir des projets blender en python. J'ai écrit à Ton, le développeur de blender, pour le mettre au courant au cas où (vraiment au cas où il aurait vécu dans une caverne puisque la news venait de passer sur slashdot).
    Et bien non seulement il était au courant mais Mark Shuttleworth était passé à un meeting blender pour le rencontrer. Donc je pense que le bonhomme est sérieux dans son intention et qu'il est vraiment en train de la mettre en oeuvre..

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