Propositions du PiratPartiet Suédois sur la réforme du droit d'auteur

Posté par . Édité par Benoît Sibaud, Xavier Claude et Nÿco. Modéré par Nils Ratusznik. Licence CC by-sa
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27
4
mai
2012
Internet

Les meneurs du Parti Pirate Suédois, l'eurodéputé Christian Engström et Rick Falkvinge, viennent de publier un livret détaillé expliquant leur position par rapport au droit d'auteur.

Je republie ici le chapitre 2, intitulé « Proposition constructive pour une réforme du droit d'auteur », que vous trouverez dans le corps de la dépêche. Ceux volontaires pour traduire le reste du livre sont les bienvenus sur le pad dédié.

Rappel : le Parti Pirate ne veut pas abolir le droit d'auteur, il veut le réformer. Il s'agit de garder le droit d'auteur pour les usages commerciaux, mais de rendre tous les usages et copies non-commerciaux libres.

  • Pourquoi ?
  • Comment ?
    • Pas de changement sur le droit moral
    • Partage non-commercial gratuit
    • 20 ans de monopole commercial
    • Enregistrement après 5 ans
    • Utilisation gratuite d'extraits
    • Bannissement des MTP (ou DRM)
  • Et après ?
  • Un choix de société

Sommaire

Pourquoi ?

Cette réforme est urgente, puisque les tentatives de renforcer l'interdiction actuelle du partage non-commercial de la culture entre les citoyens menace les droits fondamentaux, comme le droit au secret de la communication, celui de la liberté d'expression et même celui à un procès juste.

Le partage de fichiers, c'est quand deux individus s'envoient des uns et des zéros. La seule manière de limiter le partage de fichiers, c'est de surveiller ces suites binaires et donc toutes les communications privées des uns et des autres. Il n'existe pas de possibilité de séparer les données protégées des données privées. Il faut ouvrir tous les contenus pour les examiner. Le secret postal, le droit de communiquer en privé avec son avocat ou à l'intimité lors des flirts par webcam disparaît, tout comme la protection des sources pour les journalistes.

Nous ne sommes pas prêts à abandonner nos droits fondamentaux pour renforcer le droit d'auteur. Le droit à la vie privée est plus important que le droit des grandes sociétés à continuer à gagner leur vie comme avant, parce que ce dernier droit n'existe pas.

Le droit d'auteur actuel empêche ou restreint aussi de nombreuses performances culturelles nouvelles et excitantes, comme le remix sur MySpace ou Youtube, ou le remplissage de Wikipédia avec des images et de la musique.

Les lois sur le droit d'auteur doivent être réformées ou abolies tout de suite. Le Parti Pirate défend la réforme présentée ci-dessous.

Comment ?

Nous voulons rendre les usages et la diffusion non-commerciaux libres, ainsi que réduire la durée de protection. Mais nous voulons garder l'exclusivité commerciale pour permettre aux modèles économiques actuellement viables de le rester.

Notre proposition peut être résumée en six points :

1) Pas de changement sur le droit moral

Personne ne devrait être autorisé à déclarer qu'il est Paul Mc Cartney s'il ne l'est pas. Ce devrait être illégal. « Rendre à César ce qui est à César » est une maxime qui met tout le monde d'accord.

2) Partage non-commercial gratuit

Jusqu'il y a 20 ans, le droit d'auteur concernait à peine le commun des mortels. Les régulations visaient les acteurs commerciaux, comme les labels ou maisons d'éditions.

Les citoyens qui voulaient copier un poème et l'envoyer à leur amoureux ou enregistrer une chanson sur une cassette et la donner à un ami n'avaient pas à s'inquiéter des poursuites judiciaires.

Mais aujourd'hui, le droit d'auteur a évolué de telle sorte qu'il impose de graves restrictions sur la vie quotidienne des individus. Alors que la technologie a rendu le partage de plus en plus simple, la législation a évolué dans le sens inverse, vers une criminalisation croissante de ce partage.

Nous voulons que le droit d'auteur redevienne ce pourquoi il a été conçu, et rendre clair qu'il ne doit réguler que les échanges commerciaux. Copier ou utiliser un travail protégé sans but lucratif ne devrait jamais être interdit. Le pair à pair est, entre autres, une bonne raison pour cette légalisation.

3) 20 ans de monopole commercial

L'essentiel de l'industrie du divertissement actuelle est bâti sur l'exclusivité commerciale des travaux protégés. Nous voulons sauvegarder cette activité. Mais les durées d'exclusivité actuelle sont absurdes. Aucun investisseur ne voudrait attendre un retour sur investissement aussi long.

Nous voulons réduire la durée de protection pour qu'elle devienne raisonnable du point de vue de l'investisseur comme de la société en général, et proposons une durée de 20 ans à partir de la date de publication.

4) Enregistrement après 5 ans

Les œuvres orphelines sont un vrai problème. Bien souvent il est difficile de localiser le propriétaire d'une œuvre mais celui-ci se manifeste quand l'œuvre dérivée est publiée. De plus, la majorité des œuvres orphelines ont peu ou aucune valeur commerciale, mais il est quand même impossible de les diffuser sans risquer des poursuites.

La protection du droit d'auteur devrait être accordée automatiquement dès la publication comme aujourd'hui, mais si les propriétaires veulent continuer à jouir de leurs droits après les cinq premières années de publication, ils devraient se manifester de sorte qu'ils soient facilement trouvables. Ainsi le problème se résoudra de lui-même.

5) Utilisation gratuite d'extraits

La législation très restrictive d'aujourd'hui est un obstacle majeur pour les musiciens et cinématographes. Nous voulons changer la situation en introduisant des exceptions claires de droit au remix ou à la parodie, de même que de droits de citation pour les matériaux audiovisuels qui se calquent sur la législation existante pour les textes.

6) Bannissement des MTP (ou DRM)

Les MTP ou Mesures Techniques de Protection, plus connues sous le sigle anglais DRM pour Digital Rights Management, visent à restreindre les usages possibles des consommateurs d'œuvres «achetées» légalement et sur lesquelles ils devraient donc pouvoir exercer tous leurs droits.

Il devrait être systématiquement légal de passer outre les MTP et nous devrions bannir les MTP qui empêchent des usages légaux. Les grandes multinationales ne devraient pas avoir le droit d'écrire leurs propres lois d'utilisation des fichiers.

Et après ?

Ces propositions sont pour l'essentiel issues de celles du PiratePartiet suédois et de la position sur le droit des Verts et de l'Alliance Libre Européenne au Parlement Européen, adoptées en septembre 2011.

Elles s'inscrivent dans la droite ligne des propositions de Lawrence Lessig dans Culture Libre ou de Yochai Benkler dans La richesse des réseaux. Elles ont été discutées par des universitaires et la communauté des internautes depuis plus de 10 ans.

La première question qui surgit toujours dans les discussions est : « et comment allons-nous payer les artistes si nous rendons le partage légal ? »

Exactement parlant, répondre au comment de la chose n'est pas notre travail comme politiques. C'est le travail des entrepreneurs, dans l'industrie de la culture comme dans toute autre. Mais nous sommes certains que le secteur de la culture s'en sortira dans l'ensemble, puisque une décennie de partage illégal ne l'a pas abattue. Il n'y a pas de conflit entre le partage de fichiers et l'émergence de nouvelles productions culturelles, c'est même le contraire. Notre proposition nous paraît être la meilleure possible pour les artistes, que ce soit pour leur travail ou pour les retombées économiques de celles-ci.

Un choix de société

La question est plus large que celle des revenus des artistes. Il s'agit d'un choix de société.

Internet est la meilleure chose qui soit arrivée à l'humanité depuis l'invention de la presse, et de loin. The Pirate Bay, Wikipédia et le printemps arabe ont montré que les populations utilisent Internet pour diffuser leurs cultures, leurs connaissances, leurs revendications politiques. Nous n'en sommes qu'au début.

Mais pour le moment, alors que les opportunités sont fantastiques, le droit d'auteur se met en travers de la voie du progrès, de l'innovation et de la créativité, et menace les droits fondamentaux, à l'inclusion de ceux au secret de la correspondance, à un juste procès et à la proportionnalité des peines.

Nous avons besoin de changer la direction que prend la législation sur le droit d'auteur pour protéger nos droits fondamentaux. Aucun modèle économique ne vaut mieux que nos droits civiques.

Il est urgent de réformer le droit d'auteur.

  • # Rendons à César

    Posté par . Évalué à -4.

    Rendre à César ce qui est à César

    Les billets de banque appartiennent à l'État. Rendons lui tous ces papiers.

  • # Partage non-commercial gratuit

    Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 04/05/12 à 08:19.

    Partage non-commercial gratuit

    Et Mega-upload, c'est commercial ou pas?
    La pub sur le lien de téléchargement ou dans le logiciel de P2P, c'est commercial ou pas?
    L'achat du logiciel P2P, commercial ou pas?

    Et si c'est possible d'avoir gratuit légalement, comment un auteur peut être finalement rémunéré, le reste du discours est incohérent ("Nous voulons sauvegarder cette activité") puisque comme il y a une version gratuite facilement disponible, il va y avoir très peu de monde pour "sauvegarder cette activité"… L'activité sauvegardée sera celle des éditeur de logiciels P2P (ou hébergeur de fichier).

    Les citoyens qui voulaient copier un poème et l'envoyer à leur amoureux ou enregistrer une chanson sur une cassette et la donner à un ami n'avaient pas à s'inquiéter des poursuites judiciaires.

    C'est juste pas du tout le même volume, la technologie permettant à tout le monde aujourd’hui d'avoir quelques milliards d'amis. Et c'était toléré (du fait du nombre d'amis restreint), pas autorisé. De plus, même aujourd'hui, tu peux copier un poème et l'envoyer à leur amoureux ou enregistrer une chanson sur une cassette et la donner à un ami sans t'inquiéter des poursuites judiciaires non plus, cette phrase est juste un mensonge à vouloir faire peur, HADOPI concernant les échanges "de masse" (avec des inconnus).

    répondre au comment de la chose n'est pas notre travail comme politiques.

    Un peu facile de botter en touche… Ils veulent de la publicité partout (modèle d'autres domaines qui ont le problèmes de ne pas pouvoir vendre), admettons, mais alors il ne faut pas demander à protéger la vie privée (il faut bien cibler la pub pour qu'elel soit rentable), ce ne serait alors pas le travail des politiques aussi de protéger la vie privée, bizarrement leur position sur la vie privée est moins "c'est pas notre rôle"…

    Bref, la, monde de bisounours. Dommage, car toutes les autres propositions sont correctes…

    • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

      Posté par . Évalué à 3.

      Je suis assez d'accord sur l'usage du terme "non-commercial", il a été bannis des licences libre, ce n'est pas pour rien. C'est trop flou à moins de le prendre au sens strict. Ce qui interdit les site web avec pub, les logiciels de partage payant, etc…

      "La première sécurité est la liberté"

      • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

        Posté par . Évalué à 1.

        […] terme "non-commercial" […] trop flou à moins de le prendre au sens strict. Ce qui interdit les site web avec pub, les logiciels de partage payant, etc…

        Il n'est pas exclu que la jurisprudence parvienne à préciser la notion de "partage non-commercial". Un hébergement d'oeuvres par exemple, serait qualifié de non-commercial s'il n'impose aucun péage pour y accéder, ni aucune publicité.

        Je regrette par contre que la proposition du mécénat global ne soit pas mentionnée comme une piste possible de co-financement de la création. De même, les oeuvres libres (LAL, CC by-sa), qui ont une utilité publique plus importante, auraient pu être articulées dans une réforme de fond. Même si pour l'instant, je ne vois pas encore comment…

        • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Un hébergement d'oeuvres par exemple, serait qualifié de non-commercial s'il n'impose aucun péage pour y accéder, ni aucune publicité.

          Il reste à confirmer que "avec publicité" est commercial, car on peut dire que :
          - c'est l'information vers l'URL à télécharger qui est commercial, le lien lui même n'a pas de commercial. Donc le site n'est pas sujet à la licence de l'oeuvre, et l'ouvre est bien sans commercial.
          - Tu peux utiliser adblock, donc possible d'avoir non commercial.

          Bref, ce genre de séparation est en pratique impossible, et tu auras 36 façons de contourner la chose, avec 36 décisions de justices incohérentes, le foutoir.

          Note : même problème avec les CC -NC, juste que personne n'a eu encore un intérêt financier à référencer des oeuvres -NC toutes pourries.

    • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

      Posté par . Évalué à 2.

      Partage non-commercial gratuit

      Et Mega-upload, c'est commercial ou pas?

      oui

      La pub sur le lien de téléchargement ou dans le logiciel de P2P, c'est commercial ou pas?

      oui (au moins sur le lien)

      L'achat du logiciel P2P, commercial ou pas?

      l'achat d'un outil c'est commercial mais ça n'a rien a voir avec l'usage

      Et si c'est possible d'avoir gratuit légalement, comment un auteur peut être finalement rémunéré, le reste du discours est incohérent ("Nous voulons sauvegarder cette activité") puisque comme il y a une version gratuite facilement disponible, il va y avoir très peu de monde pour "sauvegarder cette activité"… L'activité sauvegardée sera celle des éditeur de logiciels P2P (ou hébergeur de fichier).

      Je pense que l'objectif est de protéger l'auteur d'une utilisation commerciale de son oeuvre (il ne fait pas d'argent sur les échanges gratuit, mais personne d'autre n'en fait et n'a le droit d'en faire sans son autorisation).
      Quand à la rémunération de l'auteur c'est vrai que ça pose problème et je ne vois pas de solutions simples. La licence globale peut être une piste, l'ajout de valeur ajouté au dessus de son oeuvre peut en être une autre (mais je comprends que ce soit mal pris des artistes, leur intérêt c'est leur art, pas la valeur ajouté).
      Malheureusement la technologie d'aujourd'hui permet d'échanger énormément d'information en peu de temps et de façon incontrôlé (et incontrôlable). Soit on fait un retour en arrière sur la technologie et les usages qui en ont découlé, soit on cherche une solution pour intégrer ces usages et une rémunération de l'auteur…

      • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        (il ne fait pas d'argent sur les échanges gratuit, mais personne d'autre n'en fait et n'a le droit d'en faire sans son autorisation).

        Raté : dans ta réponse, l'auteur du logiciel de P2P se fait un max de fric (argent argent…) et l'auteur n'a rien du tout. l'auteur du logiciel fera tout pour avoir le fric, laissant l'auteur crever.

        C'est un monde que tu veux? OK, mais pas moi. Dire qu'il n'y a pas d'argent dans les échanges gratuit est méconnaître les échanges gratuit (et µTorrent payant)

        • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

          Posté par . Évalué à 4.

          En même temps, le fabricant de photocopieur se fait un max de fric, mais pas les auteurs.

          "La première sécurité est la liberté"

          • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            En même temps, le fabricant de photocopieur se fait un max de fric, mais pas les auteurs.

            …Et copier un bouquin protégé (refus de l'auteur de la copie gratuite) est interdit.
            La, ce qui est demander par le PP, c'est que copier un bouquin soit autorisé (ce qui ferait exploser le nombre de ventes de photocopieurs, qui s'en mettraient plein les poches mais pas les auteurs)

            Aujourd’hui, les photocopieurs et les logiciels de P2P sont utiles (oeuvres avec droit de copie) sans pour autant qu'on interdise aux auteurs d'interdire la copie, et je ne vois pas pourquoi on interdirait aux auteurs d'interdire la copie (dans les deux cas).

            Tu veux qu'une personne puisse copier un bouquin et le rediffuser gratos avec la photocopieuse (un achat unique), pourquoi pas, mais ce n'est pas ma vision, un achat doit être fait pour que l'auteur soit rémunéré (par contre, l'achat doit être possible, et la c'est plus dur)

            • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              …Et copier un bouquin protégé (refus de l'auteur de la copie gratuite) est interdit.

              Négatif, c'est autorisé pour son usage personnel à partir d'une source licite. Par exemple : emprunter un bouquin à un ami ou à la bibliothèque du quartier, puis le photocopier intégralement. Pour les plus joueurs, le faire copier puis relier par un imprimeur.

              • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

                Posté par . Évalué à 2.

                C'est pour cela qu'il existe la taxe pour le droit à la copie privé.

                Il "suffirait" d'étendre le principe et de reprendre le contrôle de la distribution de l'argent pour qu'une majorité d'artiste touchent de l'argent, et que tout n'aille pas dans les mêmes poches.

                "La première sécurité est la liberté"

              • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Négatif, c'est autorisé pour son usage personnel à partir d'une source licite.

                Pareil pour les oeuvres vidéo et audio (tu as les mêmes droits que pour un livre). A croire que finalement, ce n'est pas trop mal fait et que du coup le PP suédois va trop loin sur ce point… ;-)

                • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

                  Posté par . Évalué à 2.

                  A remarquer que le terme "licite" a été ajouté très récemment. Et cela pose problème, car une copie peut devenir illégal selon ce que l'on peut dire sur la source.

                  "La première sécurité est la liberté"

            • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

              Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 04/05/12 à 21:46.

              …Et copier un bouquin protégé (refus de l'auteur de la copie gratuite) est interdit.

              Et tout le monde s'en fout allègrement.

              Une loi, ça doit être applicable. Sinon c'est une mauvaise loi.

              Et c'est pareil pour le "piratage", ça continuera tant que vous n'aurez pas compris que vous n'y pouvez rien.

        • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Je suis d'accord sur le constat, mais absolument sur les conclusions.

          C'est à dire que je suis rebuté par l'idée d'une société qui encourage à s'épanouir au dépend des autres.

          Maintenant si on indexe les revenus des citoyens, avec des revenus minimum et maximum d'insertion, on a plus ce genre de problématique. Ceux qui dispose des plus hauts revenues peuvent encore continuer à l'augmenter, mais sans modifier le taux qui le différencie des revenues les plus bas.

          On vois bien que les personnes qui ont des revenues extrêmes (bas ou haut) sont incapables de s'intégrer convenablement dans la société et ont des comportement nuisibles à l'épanouissement d'une société sereine.

      • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Je pense que l'objectif est de protéger l'auteur d'une utilisation commerciale de son oeuvre

        L’objectif n’est pas de protéger l’auteur. Les démarches commerciales ne constituent pas une menace pour l’auteur[1]. Il ne risque pas de perdre un bras ou de subir des dégâts létaux ou mortels suite à une transaction financière sur laquelle on ne lui confère aucun privilège de prélèvement.

        Ce qui menace éventuellement les auteurs et les citoyens en général, c’est une gestion des ressources qui ne garantie pas à tous l’accès aux ressources nécessaires à leurs besoins vitaux.

        C’est à dire précisément des politiques qui, comme le droit d’« auteur », prônent la primauté de privilèges d’exclusivité individuels sur l’accessibilité universelle à un minimum vitale de ressources.

        Malheureusement la technologie d'aujourd'hui permet d'échanger énormément d'information en peu de temps et de façon incontrôlé (et incontrôlable).

        C'est comme si, suite à la mise au point d’un restructurateur quantique de matière portatif (capable de s'auto-reproduire), tu disais « Malheureusement la technologie d'aujourd'hui permet à tous de facilement accéder aux mets les plus fins et d'obtenir tous les objets nécessaire au bien être ».

    • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      J’en profite pour signaler que j’ai mis à jour l'article le libre et la gratuité, suite aux remarques qu’on m’a fait.

      Une version wikifié est également disponible pour ceux qui voudrait le modifier.

    • [^] # Re: Partage non-commercial gratuit

      Posté par . Évalué à 2.

      HADOPI concernant les échanges "de masse" (avec des inconnus).

      Ce ne sont pas des échanges à proprement parler. C'est de la publication. On oublie un peu vite qu'il n'y a pas que le Web pour publier une information. Il n'y a absolument aucune différence entre copier un DivX dans /var/www et le copier dans ~/.aMule/Incoming. Dans les deux cas, l'ordinateur qui héberge le fichier va le servir à n'importe qui en faisant la demande via le bon protocole, modulo des questions de gestion de priorité.

      D'ailleurs, Trident (la boîte privée qui envoie des @IP à HADOPI) n'espionne personne, comme on a pu le lire. Ils se contentent de prendre connaissance d'une information publique, à savoir l'association entre une @IP et la publication d'un fichier. Le bot Google fait la même chose sur le Web, sans être non plus un espion. "Partager" un fichier en P2P c'est le publier, et l'information selon laquelle on publie ce fichier est elle-même immédiatement publique.

      THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

  • # mouais...

    Posté par . Évalué à 7.

    Il y a quand même des choses que je ne comprend pas… Sur ce site, vous faites l'apologie de tout ce qui est open source et de la liberté qui va avec( pour 20000 bonnes raisons), et on a régulierement des questions/rappels sur les régles et sur tout ce qui est license.
    Si tu veux te faire de l'argent avec ton projet, prend telle license, si tu veux que personne ne puisse se faire de l'argent prend telle license. Si tu veux que tout le monde puisse faire ce qu'il veut avec ton produit, prend telle license… Bref il y en a pour tout le monde, et cela convient à tout le monde ou presque.

    Mais dés qu'on parle soit disant de culture, vous voulez de nouvelles règles et surtout du tout gratuit.

    Quand je regarde autour de moi au travail( ingénieur) ou dans mes amis, bizarrement pratiquement personne n'achete régulierement des films où de la musique. Mais tout ce qui est copie, ca y va à fond… Pourtant a la fnac hier, j'ai acheté des bluray Marvell a 10€, des CD à 5€. on ne peut pas dire que cela soit franchement cher, ou au dessus de leur moyen. Bien sur nous ne sommes pas dans l'instantané, si tu veux le dernier truc à la mode, il faut payer,cela me semble logique, sinon tu attends un an.

    Il faut arreter un peu de dire que les regles se sont durcit, avant quand on copiait des films, de la musique ou de jeux c'etait de maniere artisanale. Quand tu copiais quelque chose, tu ne faisais profiter qu'un nombre limité de personnes de ta copies, maintenant en quelques clics tu touches beaucoup plus de personnes.

    Il y a assez de moyens pour un artiste de partager sa musique ou ses films ( et pas celle des autres) légalement et gratuitement s'il le veut.

    Bref, en ce moment dés que je lis des articles sur le Parti Pirate, j'ai l'impression de lire des revendications de gamins mécontents, car il sont en pleine crise d'adolescence et le monde leur semble injuste, ils ne peuvent pas faire tout ce qu'il veulent.

    • [^] # Re: mouais...

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Bien sur nous ne sommes pas dans l'instantané,

      Je pense que le problème est plutôt la : le manque de capacité à répondre au besoin avec de nouvelles formes de distribution. On peut adapter sans rendre la chose "gratuite".

      Bref, en ce moment dés que je lis des articles sur le Parti Pirate, j'ai l'impression de lire des revendications de gamins mécontents, car il sont en pleine crise d'adolescence et le monde leur semble injuste, ils ne peuvent pas faire tout ce qu'il veulent.

      C'est très très dépendant de avec qui tu causes. En dehors des gamins, le PP aborde pas mal d’autres sujets assez sérieux. Je pense qu'avec le temps, ils prendront conscience de la réalité et adapteront leur discours (les verts allemands venant de mouvements anti-guerre ont bien voté l'envoi de troupes militaires en dehors de l'Allemagne pour la première fois depuis la fin de la 2ème guerre mondiale). Pour le moment, malgré quelques stupidité (de mon point de vue en tous cas : liberté de copier incohérent avec le reste, ou liberté de fumer dans les bars qui va contre ma liberté de ne pas subir la fumée etc), j'en suis encore à leur laisser une chance pour faire bouger les choses sur des points plus acceptables.

    • [^] # Re: mouais...

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      Quand je regarde autour de moi au travail( ingénieur) ou dans mes amis, bizarrement pratiquement personne n'achete régulierement des films où de la musique.

      Tu poses de mauvaises questions. Demande-leur plutôt combien ils dépensent tous les mois en produits ou en services culturels. Cela inclut les places de concert et de cinéma par exemple.

      Pourtant a la fnac hier, j'ai acheté des bluray Marvell a 10€, des CD à 5€. on ne peut pas dire que cela soit franchement cher, ou au dessus de leur moyen.

      Mais il faut se déplacer à la Fnac. Franchement, à l'heure de l'Internet, c'est un peu dépassé les galettes en plastique. Il est plus simple, et de loin, de télécharger des contrefaçons. Et plus compliqué, et de loin, d'acheter et de télécharger légalement des copies verrouillées ou dégradées de ces œuvres.

      Il faut arreter un peu de dire que les regles se sont durcit, avant quand on copiait des films, de la musique ou de jeux c'etait de maniere artisanale. Quand tu copiais quelque chose, tu ne faisais profiter qu'un nombre limité de personnes de ta copies, maintenant en quelques clics tu touches beaucoup plus de personnes.

      Et ça, c'est censé être mal ? Je me trompe peut-être, mais il me semble que le système du droit d'auteur a pour objectif de favoriser la création et la diffusion de la culture (les deux, création et diffusion, parce qu'une œuvre non diffusée ne sert strictement à rien). Nous avons aujourd'hui des moyens techniques d'une efficacité redoutable pour diffuser la culture ; si le système de droit d'auteur se retourne contre eux, c'est signe qu'il est dépassé et commence à nuire à son objectif d'origine.

      • [^] # Re: mouais...

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        (les deux, création et diffusion, parce qu'une œuvre non diffusée ne sert strictement à rien).

        Et l'oeuvre non crée ne sert strictement à rien non plus.
        Ici, la proposition est de diffuser un max du vide (la législation proposée permettant de diffuser à très grande échelle certes, mais sans faire attention à la façon de financer et donc au final sans permettre la création).

        Il faut trouver un juste équilibre, et aujourd'hui l'équilibre n'est plus, certes, mais la proposition d'autoriser la contrefaçon "non marchant" (qui comme je l'ai déjà n'est pas facile à séparer du commercial qui contournera la règle) est un non-équilibre opposé, pas mieux.

        • [^] # Re: mouais...

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          (la législation proposée permettant de diffuser à très grande échelle certes, mais sans faire attention à la façon de financer et donc au final sans permettre la création)

          Ça c'est à prouver. Il y a plein de gens qui créent sans en vivre, à vrai dire peu de gens vivent de leur création artistique.

      • [^] # Re: mouais...

        Posté par . Évalué à 0.

        Tu poses de mauvaises questions. Demande-leur plutôt combien ils dépensent tous les mois en produits ou en services culturels. Cela inclut les places de concert et de cinéma par exemple.

        Je ne vois en quoi je pose mal la question, je n'ai pas fait un état des lieux exhaustif de leurs dépenses, c'était juste un exemple (je n'ai pas parlé de musée non plus). L'objectif était juste de montrer qu'il est possible d'accéder à la "culture" sans se ruiner.
        Mais si vous considérez qu'à partir du moment ou on a payé sa place de ciné, on a le droit d'avoir accès au film en HD chez soi, en VO et en VF, ainsi que la BO, ainsi que le droits de le diffuser, nous ne sommes alors pas du même avis.

        Mais il faut se déplacer à la Fnac. Franchement, à l'heure de l'Internet, c'est un peu dépassé les galettes en plastique. Il est plus simple, et de loin, de télécharger des contrefaçons. Et plus compliqué, et de loin, d'acheter et de télécharger légalement des copies verrouillées ou dégradées de ces œuvres.

        Je ne comprend pas. Tu tentes d'opposer un comportement sois disant dépassé à la facilité.
        Sois tu t'adresses à des personnes "high-tech" dans ce cas, je ne vois pas ce qu'il y a de difficile de visionner des oeuvre légalement à un budget raisonnable. Mais dans ce cas, la notion de possession physique est aussi dépassé, tu demandes juste un accès au contenu,dis moi ce qui te semble compliqué sur les sites légaux et sur les chaînes a la demande.
        Sois tu t'adresses à des personnes pas à la pointe du progres, ou qui n'aiment pas le dématérialisé, et dans ce cas les magasins physiques conviennent très bien, il me semble.

        Et ça, c'est censé être mal ? Je me trompe peut-être, mais il me semble que le système du droit d'auteur a pour objectif de favoriser la création et la diffusion de la culture (les deux, création et diffusion, parce qu'une œuvre non diffusée ne sert strictement à rien). Nous avons aujourd'hui des moyens techniques d'une efficacité redoutable pour diffuser la culture ; si le système de droit d'auteur se retourne contre eux, c'est signe qu'il est dépassé et commence à nuire à son objectif d'origine.

        -En quoi le système de droits d'auteur se retourne contre l'auteur?
        Ici on m'a toujours expliqué que l'auteur d'un truc en fait ce qu'il veut, et s'il décide que cela ne soit pas diffusé gratuitement, il en a le droit.
        Certain groupes diffusent certain de leurs albums gratuitement, libre à eux de le faire. Mais pourquoi vouloir imposer aux artistes de ne se faire un revenu que sur les concerts et pas sur leur album.
        -En quoi le système de droits d'auteur se retourne contre la diffusion de la culture?
        Il y a tellement de moyen d'avoir accès à la culture de manière légale, que je ne pense pas qu'il soit nécessaire de contourner les lois pour y accéder.

        • [^] # Re: mouais...

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Je ne vois en quoi je pose mal la question, je n'ai pas fait un état des lieux exhaustif de leurs dépenses, c'était juste un exemple (je n'ai pas parlé de musée non plus). L'objectif était juste de montrer qu'il est possible d'accéder à la "culture" sans se ruiner.

          Dans ce cas je n'ai rien compris à ce que tu disais je crois. Oui, accéder à la culture ce n'est pas ruineux, mais ça ne justifie pas l'arsenal législatif que toute la clique des majors essaie de déployer sans se soucier des libertés fondamentales.

          Mais si vous considérez qu'à partir du moment ou on a payé sa place de ciné, on a le droit d'avoir accès au film en HD chez soi, en VO et en VF, ainsi que la BO, ainsi que le droits de le diffuser, nous ne sommes alors pas du même avis.

          En effet, on ne doit pas être du même avis. Je ne vois absolument pas pourquoi je devrais payer plusieurs fois pour une même œuvre, et je suis partisan des offres comme celles des cinémas Utopia, où il a été proposé de repartir avec une copie du flim à l'issue de la séance.

          Sois tu t'adresses à des personnes "high-tech" dans ce cas, je ne vois pas ce qu'il y a de difficile de visionner des oeuvre légalement à un budget raisonnable. Mais dans ce cas, la notion de possession physique est aussi dépassé, tu demandes juste un accès au contenu,dis moi ce qui te semble compliqué sur les sites légaux et sur les chaînes a la demande.

          Ah bon, je n'étais pas au courant. Tu as un exemple de tel site légal ? Attention, ça doit être au moins aussi simple à utiliser que The Pirate Bay, pour qui que ce soit.

          Sois tu t'adresses à des personnes pas à la pointe du progres, ou qui n'aiment pas le dématérialisé, et dans ce cas les magasins physiques conviennent très bien, il me semble.

          Bien sûr, mais il est normal que leurs ventes diminuent lorsqu'ils sont partiellement remplacés par une nouvelle concurrence.

        • [^] # Re: mouais...

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Tu sembles confondre gratuit et partageable, c'est fort dommage. Bizarrement quand on confond gratuit et libre, sur ce site, on a droit à une levée immédiate de boucliers. Quand il s'agit de culture, j'ai l'impression que les libristes oublient tous les principes qu'ils appliquent au logiciel.

          Certain groupes diffusent certain de leurs albums gratuitement, libre à eux de le faire.

          Les groupes qui diffusent gratuitement ne m'intéressent pas, sur la base de ce seul critère. Disons que je me sentirais moins lésé si je payais 20€ pour une copie d'un album de musique que j'ai le droit de partager s'il me plaît, que si je téléchargeais gratuitement et légalement une copie d'un album de musique que je ne peux pas multiplier et partager.

          Le Partageable, dans son principe, place tous les individus à égalité en ce qui concerne la copie et l'échange des œuvres. Le Gratuit n'est qu'une autre manière de réduire le public à des eyeballs passifs, consommateurs avares et/ou fauchés, qui ne réclament qu'un peu de confort, mais pas d'égalité.

          Mais pourquoi vouloir imposer aux artistes de ne se faire un revenu que sur les concerts et pas sur leur album.

          Ce n'est pas déjà le cas ? Il me semblait que l'argent des disques physiques revenait quasi-intégralement aux moines copistes.

          Il y a tellement de moyen d'avoir accès à la culture de manière légale, que je ne pense pas qu'il soit nécessaire de contourner les lois pour y accéder.

          Cela dépend de ce qu'on appelle culture. Par définition, la culture, c'est un ensemble de références communes partagées entre individus au sein d'une société. On remarquera que l'idée de partage s'inscrit dans la définition même de la culture.
          Mais alors concrètement, qu'est-ce qu'on peut appeler "culture" ?
          Si on se fie uniquement au principe, alors les œuvres sous licence partageable et celles dans le domaine public seront de la culture, tout le reste n'en sera pas.
          Mais si on se fie à notre observation de la société, on dira qu'une œuvre est d'autant plus culturelle qu'elle est partagée massivement. Ainsi les gros blockbusters créés non pas par la population, mais par des personnes voulant se placer au-dessus du reste de la population, strictement copyrightés mais massivement partagés, sont davantage de la culture que les œuvres sous licence libre dont personne ne prend la peine de faire un torrent parce que "osef, y'a déjà un lien gratuit sur le site", et qui n'ont pas d'article sur Wikipedia parce que comme "marginales, pas assez connues, ne mérite pas un article".

      • [^] # Re: mouais...

        Posté par . Évalué à 0.

        Mais il faut se déplacer à la Fnac. Franchement, à l'heure de l'Internet, c'est un peu dépassé les galettes en plastique. Il est plus simple, et de loin, de télécharger des contrefaçons. Et plus compliqué, et de loin, d'acheter et de télécharger légalement des copies verrouillées ou dégradées de ces œuvres.

        Bien dit, surtout si on habite à la campagne avec un salaire moyen européen. Ou en Afrique, avec un salaire moyen africain.

        Nous nous interdisons la liberté de coopérer à une nouvelle bibliothèque universelle d'Alexandrie. Mais avons-nous bien pesé le pour et le contre des différentes alternatives qui s'offrent à nous ?

    • [^] # Re: mouais...

      Posté par . Évalué à 5.

      si tu veux le dernier truc à la mode, il faut payer,cela me semble logique, sinon tu attends un an.

      C'est l'inverse, en fait. Par exemple, aujourd'hui tout de suite, si je veux regarder Avengers 2012 en VOSTFR, et en bonne qualité, ce n'est pas possible. Le circuit pirate ne propose que des screeners de mauvaise qualité.
      Et il n'est pas dispo légalement, à part au cinéma.

      C'est donc maintenant qu'il faut vendre des copies de ce film, sans DRM, avec sous-titres et plusieurs langues, en bonne qualité, alors qu'il y a une vraie demande et aucune offre pirate. Pas dans 6 mois, quand une version piratée sera dispo partout et que les gens qui veulent voir ou revoir ce film chez eux auront tous (de guerre lasse) téléchargée la version piratée alors que le DVD sera enfin à la FNAC.

      Il serait temps de réviser le stupide calendrier des médias. Quand un épisode de série sort aux USA, au bout de quelques heures elle circule sur Internet, en 2 ou 3 jours elle est correctement sous-titrée, bénévolement, dans une dizaine de langues. Les gens qui font ça le font sur le temps libre pour (généralement) pas une thune. C'est aux imbéciles qui gèrent les majors de se bouger un peu, et de faire ce travail, et de le faire correctement. C'est à dire pas en proposant des vidéos en 640x480, uniquement en VF, avec DRM, en s'asseyant sur des délais délirants de plusieurs mois ou années.

      THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

      • [^] # Re: mouais...

        Posté par . Évalué à 3.

        Il serait temps de réviser le stupide calendrier des médias. Quand un épisode de série sort aux USA, au bout de quelques heures elle circule sur Internet, en 2 ou 3 jours elle est correctement sous-titrée, bénévolement, dans une dizaine de langues.

        Tu fais tout simplement le même constat que d'autres ont fait avant: le zonage des DVD est une absurdité. Et il est même possible que tout ce patacaisse autour du renforcement des restrictions sur la copie soit parti de là. AMHA.

    • [^] # Re: mouais...

      Posté par . Évalué à 4.

      Pourtant a la fnac hier, j'ai acheté des bluray Marvell a 10€

      Pour regarder de temps en temps des blu ray, il y a 2 trucs qui insupportent : les bandes annonces obligatoire et l'écran disant que je doit le regarder tout seul dans mon coin.

      C'est quoi la prochaine étape ? une coupure pub en plein milieu du film ?

      Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

  • # Oui à une réforme, mais n'importe quoi

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    Je pense aussi qu'il faut réformer le droit d'auteur mais je ne suis pas du tout le PP pour le partage non-commercial. C'est la porte ouverte à l'excès. Par contre, c'est parfois utile d'avoir des points sur lesquels on peut lâcher du leste lors de négociations.

    Par contre, je les suis tout à fait dans la durée bien plus limitée de ces droits. Pour le bannissement des DRM, je suis pour à titre personnel mais je ne suis pas encore convaincu que c'est le rôle d'une autorité législative d'interdire ça.

    « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

    • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Pour le bannissement des DRM, je suis pour à titre personnel mais je ne suis pas encore convaincu que c'est le rôle d'une autorité législative d'interdire ça.

      C'est le rôle de l'Etat de protéger les plus "faibles" : on pourrait aussi dire "va te faire foutre" aux handicapés moteur, ben non on oblige les constructeur à adapter les constructions à tous. Sans faire exactement le même rapprochement, ben l'Etat doit obliger les fournisseur de DRM à permettre à tous de lire les oeuvres. Donc aux linuxiens aussi, en libre aussi. Donc l'Etat doit interdire les DRM non lisibles en libre comme il interdit les bâtiments non accessibles aux fauteuils roulants. Après, du coup, les DRM sont plus très efficaces certes ;-).

      • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Ce qui me fait peur, ce sont les dérives qui peuvent apparaître car il est très difficile de bien écrire une loi et ce n'est même pas toujours possible. Tu prend l'exemple des handicapés moteur, j'ai entendu un pays où la loi oblige de permettre la circulation des personnes en chaise roulante dans les bâtiments mais qui ne parle pas de l'accès aux bâtiment, du coup, il y a des marche à l'entrée mais après tu te débrouille très bien en ascenseur. Ce qui a pour conséquence que plus personne ne fait d'effort pour améliorer l’accessibilité vu qu'ils respectent la loi sur l’accessibilité.

        Mais on pourrait aussi imaginer une dérive dans l'autre sens, je pense par exemple à l'interdiction de diffuser des formats soumis à des brevets car ça pourrait limiter la diffusion (bon, il n'y a pas de brevet logiciel mais c'est juste un exemple).

        Du coup, je me dis qu'il vaut parfois mieux ne rien faire.

        « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

        • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Tu ne peux pas « ne rien faire ». Tu peux être passif et laisser faire.

          On vois bien d'ailleurs que du coté des contrôlo-maniaques, qui usent entre autres du droit d'auteur comme moyen de contrôle à travers les œuvres publiés, on n'hésite pas de passer des lois qui n'arrange qu'eux, en mettant en place des moyens coûteux pour le contribuable à qui il nuit.

          • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Tu ne peux pas « ne rien faire ». Tu peux être passif et laisser faire.

            Je ne saisis pas la différence.

            « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

        Posté par . Évalué à 3.

        C'est le rôle de l'Etat de protéger les plus "faibles" : on pourrait aussi dire "va te faire foutre" aux handicapés moteur, ben non on oblige les constructeur à adapter les constructions à tous.

        Hum, toi tu n'as pas regardé l'état de la France par rapport à d'autre pays, c'est plutôt du "va te faire foutre" justement..

        Et pour le reste, bof, tu choisis d'utiliser Linux donc pourquoi ce serait à d'autre d'en supporter les conséquences (s'il y en a)?

        • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

          Posté par . Évalué à 4.

          Et pour le reste, bof, tu choisis d'utiliser Linux donc pourquoi ce serait à d'autre d'en supporter les conséquences (s'il y en a)?

          Ben, les autres choisissent d'utiliser Windows, ou Mac OS, ou BSD.. pourquoi, d'un point de vue légal, "Linux" serait davantage un choix, qu'un autre OS ?

          La seule question peut se poser sur l'intéropérabilité, ou pas, du support de l'oeuvre. Que ce soit au niveau codecs ou DRM. Et, en soi, le fait de réserver l'accès à une oeuvre, aux clients d'un seul éditeur de logiciel, pourrait effectivement être interdit, justement au nom d'une politique culturelle volontariste.

          En tout cas, je trouverais parfaitement normal que les faux-culs qui touchent des subventions publiques, au nom de l' "exception culturelle française" et de belles valeurs de "culture pour tous", se voient couper immédiatement les fonds s'ils décident de réserver leurs oeuvres aux seuls clients de deux éditeurs d'OS américains. Pas que j'ai quelque chose contre les américains, mais une telle restriction va frontalement à l'encontre de toute volonté politique de démocratiser la culture.

          THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

    • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

      Posté par . Évalué à 3.

      "Par contre, je les suis tout à fait dans la durée bien plus limitée de ces droits."

      Je trouve que la proposition de Laurence Lessig était mieux : garder la protection actuelle contre paiement d'une somme annuel symbolique. Cela évite ainsi que Disney face changer la loi à chaque fois que Mickey risque de passer dans le domaine publique.

      Seul les 2% des œuvres sont encore exploité 20 ans après leur 1er diffusion, le reste devrait passer dans le domaine publique. Dans le cas contraire, ils vont disparaitre. C'est le cas de pas mal des 1er films ou enregistrement audio.

      "La première sécurité est la liberté"

      • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Je trouve que la proposition de Laurence Lessig était mieux : garder la protection actuelle contre paiement d'une somme annuel symbolique.

        Ça revient à avantager ceux qui ont beaucoup d'argent par rapport aux autres car ils peuvent protéger plus d’œuvres.

        « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

        • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

          Posté par . Évalué à 2.

          D'où le montant symbolique de 1€. Si une œuvre ne génère même pas de quoi payer cela par an, elle peut parfaitement aller dans le domaine publique. La seul raison de cette protection juridique est le monopole d'exploitation pour faire de l'argent. A quoi sert de bloquer des œuvres sans les exploiter à part faire de la pénurie organisée ?

          On parle de loi pour éditeur pas d'une loi pour les particuliers, cet argument ne tient pas.

          "La première sécurité est la liberté"

          • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Je ne vois pas du tout l'intérêt alors, les studios payeront cette somme pour toutes leurs œuvres parce que c'est dans leur modèle économique d'organiser la pénurie d’œuvres anciennes pour vendre des nouvelles.

            On parle de loi pour éditeur pas d'une loi pour les particuliers, cet argument ne tient pas.

            Si les particuliers pouvaient aussi protéger leurs œuvres, ça ne serait pas un mal non plus.

            « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

            • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

              Posté par . Évalué à 2.

              Il y a bien plus d’œuvres dont on ne connait pas les propriétaires que l'inverse. Les gros éditeurs payeront pour leur oeuvres mais ce n'est pas la majorité.

              Les particuliers seraient soumis au même régime.

              "La première sécurité est la liberté"

              • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                La proposition ne résout que le problème des œuvres orphelines en fait. C'est logique dans la situation actuelle mais il y a combien d’œuvres orphelines qui ont moins de 20 ans (proportionnellement au œuvres connues)?

                « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

    • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Pour le bannissement des DRM, je suis pour à titre personnel mais je ne suis pas encore convaincu que c'est le rôle d'une autorité législative d'interdire ça.

      Je ne comprends pas bien ce que ça veut dire "bannir les DRM". Interdire les marchands de copies de vendre des fichiers DRMisés ou bien obliger les marchands de copies à vendre aussi des copies interopérables ?
      Et dans les deux cas je ne comprends pas l'objectif. Si il y a des gens pour acheter des copies DRMisées, c'est qu'il y a un marché, non ? Quel intérêt de l'interdire ?

      • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Si il y a des gens pour acheter des copies DRMisées, c'est qu'il y a un marché, non ?

        Il y a plein de choses illégales pour lesquelles il existe un marché. Le législateur ne se bas pas sur la possibilité d'un marché ou non avant de décider si une activité doit être légale ou pas.

        (ceci étant dit indépendamment de mon avis sur les menottes numériques qui sont une plaie)

        • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Il y a plein de choses illégales pour lesquelles il existe un marché. Le législateur ne se bas pas sur la possibilité d'un marché ou non avant de décider si une activité doit être légale ou pas.

          Justement, j'ai l'impression qu'on considère comme acquis que tous les partis politiques sont d'accord avec ce principe, et en font usage. Parce qu'avec ta réponse, on entre dans un autre débat, celui de la légalisation de certaines choses : faut-il interdire la vente libres des armes ? (je pense que oui, les armes sont a priori utilisées contre autrui) Faut-il interdire la vente libre de drogue ? (je pense que non, a priori, on utilise la drogue contre soi-même, à l'exception peut-être de celles qui se fument, et où on en fait malheureusement profiter son entourage).
          Bien sûr quand je m'oppose à l'interdiction de vente d'un produit, je pars du principe que les êtres humains sont responsables, et qu'ils sont dotés de libre arbitre. C'est peut-être faux parfois (publicité, propagande…) mais sans ce principe, il n'y a pas de démocratie.

          (ceci étant dit indépendamment de mon avis sur les menottes numériques qui sont une plaie)

          Désolé d'insister, mais tu ne réponds pas à la question : pourquoi les menottes numériques sont-elles une plaie ?

          • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Désolé d'insister, mais tu ne réponds pas à la question : pourquoi les menottes numériques sont-elles une plaie ?

            Elles portent atteintes au respect de la vie privée, au droit de lire, au droit d'usage, à la pérennité des œuvres, à la copie privée, à la concurrence, à l'interopérabilité, etc.

      • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Regarde la justification de Zentram, le but est de protéger ceux qui ne peuvent pas faire le choix. Voire de protéger ceux qui font le choix sans en mesurer les conséquences.

        « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

        • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Je suis d'accord avec ce que dit Zenitram sur les handicapés, parce que ça concerne le monde physique. On ne peut pas dire à une personne à mobilité réduite qui ne peut pas entrer dans un restaurant de parcourir 400m de plus parce qu'il y a un autre restaurant qui lui laisse entrer tout le monde. De même on ne peut pas lui dire : "si tu ne peux pas monter dans le tramway, déplace-toi par tes propres moyens ou fais du stop". Le monde physique a des contraintes d'espace, de distance, qui peuvent constituer des contraintes lourdes pour certaines personnes, donc il est nécessaire de réguler.

          En revanche, dans le monde numérique, on n'a pas ces contraintes : quand un service ne nous plaît pas, son concurrent est à portée de clic.

          le but est de protéger ceux qui ne peuvent pas faire le choix

          J'ai du mal à imaginer un cas de figure où on n'a pas le choix d'utiliser des DRM. Tu peux me donner un exemple ?

          Voire de protéger ceux qui font le choix sans en mesurer les conséquences.

          Ceci me semble très dangereux. C'est le début de la négation du libre arbitre de l'individu.

          • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

            Posté par (page perso) . Évalué à 4.

            Le monde physique a des contraintes d'espace, de distance, qui peuvent constituer des contraintes lourdes pour certaines personnes, donc il est nécessaire de réguler.

            Donc, ce n'est pas génant pour le travail, ils n'ont qu'a trouver un travail avec des bureaux qui les accueillent? Et je suppose que tu es contre les lois contre la discrimination raciale (les noirs peuvent faire 400 mètres pour trouver un restaurant qui veut bien les accueillir).

            J'ai du mal à imaginer un cas de figure où on n'a pas le choix d'utiliser des DRM. Tu peux me donner un exemple ?

            Acheter un film qui a eu un minimum de notoriété. On peut bien sûr se passer de regarder des films mais ça veut dire se passer d'une partie de la culture à cause des DRM.

            Ceci me semble très dangereux. C'est le début de la négation du libre arbitre de l'individu.

            Libre arbitre != omniscience. On ne peut pas demander aux gens de toujours mesurer les conséquences de leurs actes parce qu'ils ne comprennent pas le domaine. Il y a plein de gens qui ne comprennnent pas les DRM et lorsqu'ils sont confronté au problème (ils n'arrivent pas à le mettre sur un autre ordinateur), ils ne comprennnent pas que c'est parce qu'ils ont payé 2€ de moins lors de l'achat. Ou alors, ils ne voient pas la différence lors de l'achat.

            Il y a aussi ceux qui ne comprennent pas qu'en achetant avec des DRM, ils favorisent le marché des DRM et "empêchent" ceux qui n'en veulent pas d'en obtenir.

            « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

            • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Donc, ce n'est pas génant pour le travail, ils n'ont qu'a trouver un travail avec des bureaux qui les accueillent? Et je suppose que tu es contre les lois contre la discrimination raciale (les noirs peuvent faire 400 mètres pour trouver un restaurant qui veut bien les accueillir).

              Comme je disais, il y a des contraintes d'espace. On ne peut pas appliquer les règles de l'immatériel ("pas bon service, changer service, si aucun service n'est bon, do-it-yourself") au monde matériel. En tout cas pas aussi facilement. Cela dit, dans un monde où on aurait le droit de révéler que quelqu'un est raciste sans craindre de procès en diffamation, un restaurateur discriminatoire se ferait vite une belle réputation de facho qui le pousserait à revoir ses contrats (mais on serait encore limité physiquement, donc il faudrait toujours un minimum de régulation).

              Acheter un film qui a eu un minimum de notoriété. On peut bien sûr se passer de regarder des films mais ça veut dire se passer d'une partie de la culture à cause des DRM.

              "Passe-toi d'une bonne partie de la culture", c'est ce qu'on m'a dit lorsque j'ai dit que je n'acceptais pas qu'on m'empêche, par contrat, de partager les œuvres que j'aime.

              C'est marrant que l'interdiction de lire un contenu te fasse bondir, mais pas celle de copier ou de partager. Comme si le "droit de lecture" était intrinsèquement différent du "droit de copie", et supérieur à celui-ci.

              Je ne comprends pas comment on peut dire "je refuse qu'on méprise ma liberté logicielle (je veux que les programmes que j'utilise soient libres)" et en même temps "j'accepte qu'on méprise ma liberté culturelle (je veux bien être interdit de partager les contenus culturels)". J'ai l'impression que beaucoup de libristes militent à fond pour se sentir libres au niveau du code, et avoir la possibilité d'appartenir à une communauté, mais que quand on parle de culture, ils acceptent sans problème d'être considérés comme de simples consommateurs, passifs, dotés d'un seul droit de réception.

              Libre arbitre != omniscience. On ne peut pas demander aux gens de toujours mesurer les conséquences de leurs actes parce qu'ils ne comprennent pas le domaine. Il y a plein de gens qui ne comprennnent pas les DRM et lorsqu'ils sont confronté au problème (ils n'arrivent pas à le mettre sur un autre ordinateur), ils ne comprennnent pas que c'est parce qu'ils ont payé 2€ de moins lors de l'achat. Ou alors, ils ne voient pas la différence lors de l'achat.

              Très intéressant, mais comment sépares-tu libre arbitre et omniscience ? Où places-tu la limite ?
              Et surtout comment se fait-il qu'un parti jeune, qui a grandi avec le Net et par le Net peut-il placer la limite aussi bas, sachant qu'Internet décuple nos facultés d'être constamment au courant du moindre truc ?
              Et plutôt que d'interdire la pratique d'un commerçant sous prétexte que les consommateurs (je pèse mes mots) ne sont pas informés (ou ne prennent pas la peine de s'informer avant de donner leur argent, suivant de quel point de vue on se place), pourquoi ne pas obliger les commerçants à écrire cet aspect du contrat en gros sur les publicités ?

              C'est comme le débat autour de la neutralité du Net. Obliger les FAI à proposer un Internet neutre est à mon avis la dernière chose à faire. Autoriser les FAI à faire du Net non-neutre et interdire la publicité mensongère (remplacer "Internet" sur les publicités par "Intercrapwebz by zi Agrume" ou n'importe quel autre terme marketeux qui passe bien), ça me paraît déjà plus respectueux des libertés individuelles. Autoriser les FAI à faire du Net non-neutre, de la publicité mensongère mais leur interdire de mentir dans les contrats (oui, y'a un FAI qui ment dans ses contrats, je vous laisse deviner lequel), ça me paraît acceptable également, surtout si on garde en tête qu'avec Internet désormais tout se sait.

              Mais vouloir imposer la liberté à celui qui n'en a pas envie est quelque chose dont j'ai une tendance naturelle à me méfier. C'est ce type de raisonnement qui conduit à des lois comme l'interdiction de la burqa et toutes ces conneries.

              Il y a aussi ceux qui ne comprennent pas qu'en achetant avec des DRM, ils favorisent le marché des DRM et "empêchent" ceux qui n'en veulent pas d'en obtenir.

              De ce point de vue, je pense que la non-interdiction des DRM serait justement bien meilleure pour la société.
              Regarde ma réponse plus haut : si on considère que ce qui est grave, ce n'est pas l'interdiction de lire, mais l'interdiction de partager, hé bien le fait que des œuvres non-partageables soient lisibles par tous les consommateurs sans scrupules conduira à une dominance de la culture propriétaire sur la culture partageable. La société se construira donc autour d'une culture qui discrimine ceux qui pensent que la liberté de partager est essentielle.
              À l'inverse, si les œuvres non-partageables deviennent illisibles, on a là une occasion de donner à la culture partageable ce qui a fait la force du logiciel libre : un argument facile à comprendre, y compris pour le consommateur abruti. L'argument du logiciel libre, c'est "on trouvera toujours une copie qu'on pourra exécuter gratuitement son son ordinateur" : ça, n'importe qui peut le comprendre : y'a pas à payer, je clique, ça marche. L'argument n°1 de la culture partageable, ça devrait être "on trouvera toujours une copie qu'on peut lire". Et le jour où toute la culture propriétaire sera truffée de DRM et que le consommateur en aura marre, il jettera les produits d'Hollywood à la poubelle et se tournera vers la culture partageable.

              • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                pourquoi ne pas obliger les commerçants à écrire cet aspect du contrat en gros sur les publicités

                C'est aussi une possibilité, c'est pour ça que je ne suis pas sûr d'être pour une interdiction des DRM. Mais tu peux informer autant que tu veux, il y a toujours des conséquences que tu ne mesure pas si tu ne connais pas si tu ne connais pas le domaine. Par exemple, je connais plusieurs fumeurs qui auraient préférés que la cigarette soient interdite plutôt qu'ils commencent à fumer, mais ils s'en sont rendu compte trop tard.

                De plus, imposer légalement quelque chose, c'est aussi avoir plus de garantis sur le futur quand ce sera une autre majorité au pouvoir qui ne dira pas "on réglemente là où il n'y a pas de loi" mais "on casse une loi précédente pour mettre la notre plus restrictive" et ce n'est pas vu de la même façon de la part de l'opinion publique.

                « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

                • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

                  Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                  Par exemple, je connais plusieurs fumeurs qui auraient préférés que la cigarette soient interdite plutôt qu'ils commencent à fumer, mais ils s'en sont rendu compte trop tard.

                  Des personnes majeures et vaccinées, en pleine possession de leurs facultés intellectuelles ? Qui ont eu les multiples séances de prévention des dangers de la cigarette à l'école primaire et au collège ? Je dirais, tant pis pour elles. Enfin, tant pis pour moi, en fait, puisque c'est moi qui subit leur fumée maintenant, et je ne l'ai pas choisi. L'État devrait interdire la consommation de cigarette en public, non pas pour protéger les individus d'eux-mêmes (on n'avancera jamais si on considère les citoyens comme d'éternels enfants) mais pour empêcher les individus de nuire à autrui.

                  • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    (on n'avancera jamais si on considère les citoyens comme d'éternels enfants)

                    Le problème est de savoir s'il est humainement possible de toujours imaginer les conséquences de tout ce qu'on fait. Par exemple, je ne crois pas que ce soit possible pour la cigarette (soit c'est sur-estimé, soit sous-estimé).

                    « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

              • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

                Posté par . Évalué à 2.

                "Autoriser les FAI à faire du Net non-neutre "
                
                

                C'est impossible à faire même avec la bonne pub. Orange dispose de 49.9% du marché. Et certain client n'ose pas changer d'opérateur de peur que France Telecom ne se déplace plus en cas de panne sur la ligne physique.

                Le gens ne peuvent pas tout connaître. C'est pour cela qu'il ya des normes : électrique, d'isolation, de sécurité. Et on ne demande pas de faire de la pub contre autorisation. Il y aurait simplement mensonge par omission ou de la novlang ("internet y orange").

                "La première sécurité est la liberté"

                • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  C'est impossible à faire même avec la bonne pub. Orange dispose de 49.9% du marché. Et certain client n'ose pas changer d'opérateur de peur que France Telecom ne se déplace plus en cas de panne sur la ligne physique.

                  IMHO le problème vient là de France Télécom, pas des offres du marché. L'infrastructure physique est forcément limitée par les contraintes spatiales et environnementales. On ne peut pas laisser une entreprise monopoliser tout ou plusieurs entreprises pourrir l'environnement en mettant des câbles n'importe où. Une gestion publique de l'infrastructure, avec un service égal pour chaque citoyen, qu'il habite en IDF ou au fond du Cantal, est à mon avis une chose nécessaire. (Tout en laissant la liberté de créer sur ce réseau autant de FAI, associatifs ou commerciaux, qu'on veut).

                  • [^] # Re: Oui à une réforme, mais n'importe quoi

                    Posté par . Évalué à 2.

                    FT était publique, on a eu la locomotive free à partir du moment où le privé à eu son mot à dire. Je trouve que la règle de dégroupage a montré son efficacité.

                    "La première sécurité est la liberté"

  • # Droit à la copie privé étendu ?

    Posté par . Évalué à 3.

    « et comment allons-nous payer les artistes si nous rendons le partage légal ? »

    Cela ne revient pas simplement à étendre le droit à la copie privé et à sa compensation ? Cela a le mérite d'être simple. Il suffit de faire sauter le passage sur le "cercle familial".

    Par contre, cela impose une remise à plat complet de la redistribution.

    "La première sécurité est la liberté"

    • [^] # Re: Droit à la copie privé étendu ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

      Et les taxes sur les supports numériques elles servent à quoi ?

      Faut pas se moquer du monde en interdisant le partage d'une part et en taxant tout les usages même ceux qui n'ont rien à voir d'autre part !

      que cette taxe ne soit pas suffisante pour rémunérer les artistes, c'est une chose mais il ne faut pas que ce soit injuste non plus. Si au moins ça profitait à tous les artistes et pas seulement les multinationnales…

  • # le fondement des arguments

    Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 04/05/12 à 11:38.

    Actuellement, cet argumentaire que j'entends et comprend parfaitement, ne me semble pas assez convaincant.

    Par exemple la question des MTP/DRM
    >
    > " 6) Bannissement des MTP (ou DRM)

    Les MTP ou Mesures Techniques de Protection, plus connues sous le sigle anglais DRM pour Digital Rights Management, visent à restreindre les usages possibles des consommateurs d'œuvres «achetées» légalement et sur lesquelles ils devraient donc pouvoir exercer tous leurs droits.
    
    Il devrait être systématiquement légal de passer outre les MTP et nous devrions bannir les MTP qui empêchent des usages légaux. Les grandes multinationales ne devraient pas avoir le droit d'écrire leurs propres lois d'utilisation des fichiers. " 
    
    

    Je serais plutot en faveur de la mesure , et de la direction, mais pas pour les memes motivations.

    De mon point de vue, le problème fondamental des DRM se situe dans le fait de donner un accès illimité à son espace personnel à un tiers, en l'occurence la personne physique et morale qui fait usage du DRM. Ce tiers aura tout les droits, car il deviendra de facto administrateur de l'ordinateur de l'usager. L'utilisateur perd l'entièreté de la maitrise de son outil, de son espace privé, et de son accès à l'information (penser à toute les restrictions que peuvent faire les admin sys ). Et l'on donne cet accès de manière généralisé sous couvert de protection de droit d'auteur , ou de propriété intellectuelle. La mesure est disproportionné et parfaitement incompatible avec le respect de la vie privé.
    Certain voudrait alors dire qu'il est possible de juste restreindre à certaines partie de l'ordinateur. Cela rendra ipso facto le système de DRM inéfficace. Pour donner une pleine effectivité au système de DRM , celui-ci doit etre absolue. Non seulement les droits admins doivent etre acquis, mais aussi créer une procédure qui lie tout les niveaux de l'ordinateur à la manière d'une chaine. Depuis le Bios jusqu'au moindre fichier. C'est en cela qu'une mesure technique tel que des DRM est inacceptable.

    Je ne rentre pas dans les autres points de discussions, mais cela n'est simplement pas assez construit, seul des lieux communs sont invoqués. Dès lors, le message manque à la fois de conviction et de construction.

    Le point positif c'est que la volonté est là. Le parti étant encore jeune, laissons lui le temps de faire ses preuves.

    • [^] # Re: le fondement des arguments

      Posté par . Évalué à 3.

      Sur certaine puce ARM, il y a mode supplémentaire ("trustmode" sic!) au dessus du mode noyau qui gère des "applications sécurisées". C'est bien séparer du reste de l'os, mais cela revient à filer un compte "root" à ces applications.

      "La première sécurité est la liberté"

    • [^] # Re: le fondement des arguments

      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

      De mon point de vue, le problème fondamental des DRM se situe dans le fait de donner un accès illimité à son espace personnel à un tiers, en l'occurence la personne physique et morale qui fait usage du DRM. Ce tiers aura tout les droits, car il deviendra de facto administrateur de l'ordinateur de l'usager. L'utilisateur perd l'entièreté de la maitrise de son outil, de son espace privé, et de son accès à l'information (penser à toute les restrictions que peuvent faire les admin sys ).

      Est-ce qu'il faudrait interdire aussi iOS, Android, Windows, MacOS et autres logiciels plus ou moins verrouillés pourvus de backdoors ?

      Si ces trucs-la restreignent des millions d'utilisateurs, c'est qu'il y a des millions d'utilisateurs pour les acheter. Les guignols avec leurs iTrucs sont pour la plupart très contents de leur boîte noire qui brille et qui les surveille en permanence. Et je les soupçonne d'être très contents aussi de payer pour des DRM. Pourquoi vouloir les en priver ?

      • [^] # Re: le fondement des arguments

        Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 04/05/12 à 13:39.

        Parce que la liberté contractuel n'est pas au dessus des libertés publics.

        D'une part nous ne savons pas si les utilisateurs sont si content que cela (aucun chiffre objectivé) , mais le phénomène du desimlockage et du jailbreak en tout cas ne soutiennent pas ce point de vue.

        D'autre part quid des personnes qui ne souhaitent pas une atteinte à leur vie privé ?

        • [^] # Re: le fondement des arguments

          Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 04/05/12 à 13:51.

          Finalement , le principe est le respect de la vie privé ( (protéger par la constitution (en belgique art 22) , et par des instruments internationaux tels que le pacte de new york sur les droits civils et politique (art 17)) , son atteinte est l'exception.

          L'exception est à la base restreinte dans des limites légales, dont le droit commercial n'en fait pas partie.

          Hors, dans ce genre de cas, diffuser ce genre de technologie au public, revient à généraliser l'exception , c'est à dire à en faire un principe. Ce faisant à violer ces garanties fondamentales.

          • [^] # Re: le fondement des arguments

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Hors, dans ce genre de cas, diffuser ce genre de technologie au public, revient à généraliser l'exception , c'est à dire à en faire un principe. Ce faisant à violer ces garanties fondamentales.

            Je ne comprends pas… Skype, RealPlayer et Windows portent clairement atteinte à la vie privée des utilisateurs, il faudrait interdire leur diffusion ?

            • [^] # Re: le fondement des arguments

              Posté par . Évalué à 2.

              Aucun de ces logiciels ne nécessitent de système de DRM pour fonctionné en tant que tel.

              La diffusion de la fonctionnalité d'un logiciel est indépendant de son système sous jacent de déséquilibre sur le plan du respect du droit des utilisateurs. On peut le voir lorsque le logiciel est clairement malveillant (c'est à dire qu'il n'y a aucune fonctionnalité dont peuvent bénéficier les utilisateurs lambda -)

              Par exemple les spywares sont tout autant diffusé, cela n'est pas une raison pour les approuver.

              Pour faire un raccourcie , le système de DRM a des éléments de ressemblance avec un cheval de Troie , il se greffe au logiciel normal, et en détourne les droits.

        • [^] # Re: le fondement des arguments

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          D'une part nous ne savons pas si les utilisateurs sont si content que cela (aucun chiffre objectivé)

          Si ça marche, c'est que les gens en sont contents non ?

          mais le phénomène du desimlockage et du jailbreak en tout cas ne soutiennent pas ce point de vue.

          Je pense plutôt qu'il y a une différence de mentalité entre les gens qui rédigent les contrats et les gens qui les signent. Toi, tu te diras peut-être : "le marché propose un iPhone tout verrouillé et un Androphone moins verrouillé, j'achète donc l'Androphone". La plupart des gens réfléchiront ainsi : "le marché propose un iPhone tout verrouillé, un iPhone jailbreaké moins verrouillé et un Androphone moins verrouillé, l'iPhone jailbreaké et l'Androphone sont équivalents sur ce critère, j'achète donc soit un iPhone jailbreaké soit un iPhone neuf et j'en fait un iPhone jailbreaké".

          Si les gens étaient contre les pratiques de verrouillage des entreprises, ils prendraient le produit le moins verrouillé, dans le respect du contrat. Au lieu de ça ils prennent les produits verrouillés et contournent les barrières : donc les produits verrouillés ne leur font pas peur, et ils sont prêts à les acheter.

          D'autre part quid des personnes qui ne souhaitent pas une atteinte à leur vie privé ?

          Ben… ils n'utilisent pas de DRM et refusent les logiciels propriétaires ?

          • [^] # Re: le fondement des arguments

            Posté par . Évalué à 2.

            Si ça marche, c'est que les gens en sont contents non ?
            
            
            1. Je ne peux pas déduire que du fait que le système de DRM est fonctionnelle, leurs utilisateurs en sont satisfait (en l'absence d'objectivation ).

            2. A supposer qu'il le soit, je souhaiterais avoir une explication sur le succès des phénomène de contournement des dits système (jailbreak etc… )

              Je pense plutôt qu'il y a une différence de mentalité entre les gens qui rédigent les contrats et les gens qui les signent. Toi, tu te diras peut-être : "le marché propose un iPhone tout verrouillé et un Androphone moins verrouillé, j'achète donc l'Androphone". La plupart des gens réfléchiront ainsi : "le marché propose un iPhone tout verrouillé, un iPhone jailbreaké moins verrouillé et un Androphone moins verrouillé, l'iPhone jailbreaké et l'Androphone sont équivalents sur ce critère, j'achète donc soit un iPhone jailbreaké soit un iPhone neuf et j'en fait un iPhone jailbreaké".
              

              Si les gens étaient contre les pratiques de verrouillage des entreprises, ils prendraient le produit le moins verrouillé, dans le respect du contrat. Au lieu de ça ils prennent les produits verrouillés et contournent les barrières : donc les produits verrouillés ne leur font pas peur, et ils sont prêts à les acheter.

            • [^] # Re: le fondement des arguments

              Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 05/05/12 à 13:41.

              oups mauvaise manip .

                  Je pense plutôt qu'il y a une différence de mentalité entre les gens qui rédigent les contrats et les gens qui les signent. Toi, tu te diras peut-être : "le marché propose un iPhone tout verrouillé et un Androphone moins verrouillé, j'achète donc l'Androphone". La plupart des gens réfléchiront ainsi : "le marché propose un iPhone tout verrouillé, un iPhone jailbreaké moins verrouillé et un Androphone moins verrouillé, l'iPhone jailbreaké et l'Androphone sont équivalents sur ce critère, j'achète donc soit un iPhone jailbreaké soit un iPhone neuf et j'en fait un iPhone jailbreaké".
              
              Si les gens étaient contre les pratiques de verrouillage des entreprises, ils prendraient le produit le moins verrouillé, dans le respect du contrat. Au lieu de ça ils prennent les produits verrouillés et contournent les barrières : donc les produits verrouillés ne leur font pas peur, et ils sont prêts à les acheter.
              
              

              Ton hypothèse pose comme supposé que les gens ont toutes les informations et qu'ils peuvent choisir en connaissance de cause. Pour cela, il devrait connaitre précisément sur quoi il s'engage lorsqu'il achète leur produit et signe leur contrat, en outre il devrait savoir toute les implication de la configuration technique sous-jacente d'un produit. Ce qui dans les faits ne se vérifie pas .

              Il y a in fine, un large déséquilibre entre les entreprises et les particuliers. Ce déséquilibre se situe à tous les niveau, mais est particulièrement prononcé au niveau de la connaissance technique et juridique. Du fait de ce déséquilibre en défaveur d'une des parties (en l'occurence le consommateur ) ; il existe des lois à l'échelle européenne protégeant le consommateur. Notamment celles interdisant les clause abusives, et ne leur en donnant aucune portée juridique (voir Lois sur les pratique du marché - abrégé LPMC )lorsqu'un litige survient.

              Ben… ils n'utilisent pas de DRM et refusent les logiciels propriétaires ?
              
              

              Sauf que la généralisation de ce système, si cela continue empechera d'avoir un vrai système libre. (voir le consortium derrière les DRM, ceux-ci est composé des acteurs ayant la majeur partie des parts du marchés dans leurs secteurs (Intel, amd, … )
              Il y a des campagne de sensibilisation au DRM ,Pour que dans le futur il soit encore possible de choisir des ordinateurs libres de DRM. Et oui , nous dépendons totalement des constructeurs de matériel.

              • [^] # Re: le fondement des arguments

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Je ne peux pas déduire que du fait que le système de DRM est fonctionnelle, leurs utilisateurs en sont satisfait (en l'absence d'objectivation ).

                T'as pas compris. :-)
                Quand je disais "ça marche", je ne voulais pas dire techniquement, mais en terme de marché (c'est-à-dire : y'a des clients, et ils en redemandent). Ces deux trucs-là n'ont rien à voir, on peut avoir des trucs qui ne marchent pas techniquement mais qui marchent commercialement : regarde Windows.
                :p

                Ton hypothèse pose comme supposé que les gens ont toutes les informations et qu'ils peuvent choisir en connaissance de cause. Pour cela, il devrait connaitre précisément sur quoi il s'engage lorsqu'il achète leur produit et signe leur contrat, en outre il devrait savoir toute les implication de la configuration technique sous-jacente d'un produit. Ce qui dans les faits ne se vérifie pas.

                Il y a in fine, un large déséquilibre entre les entreprises et les particuliers. Ce déséquilibre se situe à tous les niveau, mais est particulièrement prononcé au niveau de la connaissance technique et juridique.

                Cela revient à dire que les contrats sont illisibles, que les gens ne les lisent pas avant de les accepter, et qu'ils ont raison sinon ils s'arracheraient les cheveux sur le moindre truc. Mais dans ce cas, on a du souci à se faire, parce que ça veut dire que les contrats ne servent plus à rien (pourtant c'est la base du fonctionnement de notre société) et qu'on peut refuser de lire ce qui est illisible pour le commun des mortels (y compris la loi ?).
                Et si, au lieu d'interdire les pratiques décrites dans ces contrats, on obligeait simplement les vendeurs à écrire des versions plus lisibles (et non-mensongères) de leurs contrats ? Pourquoi déresponsabiliser l'individu en laissant l'État s'occuper de tout ? Pourquoi privilégier un peuple abruti doté d'un État fort sur un peuple éclairé et responsable doté d'un État faible ?

                Ce déséquilibre se situe à tous les niveau, mais est particulièrement prononcé au niveau de la connaissance technique et juridique. Du fait de ce déséquilibre en défaveur d'une des parties (en l'occurence le consommateur ) ; il existe des lois à l'échelle européenne protégeant le consommateur. Notamment celles interdisant les clause abusives, et ne leur en donnant aucune portée juridique (voir Lois sur les pratique du marché - abrégé LPMC )lorsqu'un litige survient.

                Je ne suis pas contre cette pratique quand il s'agit de protéger des libertés critiques des individus (par exemple interdire les faux médicaments et les substances dangereuses dans la nourriture, pour éviter qu'on puisse trop facilement mourir d'une cochonnerie). Mais la liberté d'accéder à de la culture propriétaire est-elle une liberté critique ?

                Sauf que la généralisation de ce système, si cela continue empechera d'avoir un vrai système libre. (voir le consortium derrière les DRM, ceux-ci est composé des acteurs ayant la majeur partie des parts du marchés dans leurs secteurs (Intel, amd, … )
                Il y a des campagne de sensibilisation au DRM ,Pour que dans le futur il soit encore possible de choisir des ordinateurs libres de DRM. Et oui , nous dépendons totalement des constructeurs de matériel.

                Justement, le problème, ce n'est pas que ces constructeurs font de mauvais choix, c'est que nous en sommes dépendants. Ça fait longtemps que je le répète : il faut mettre le paquet sur l'OpenHardware. Sinon on fait quoi ? On laisse Intel et AMD faire usage de pratiques mafieuses, et on attend que le gouvernement veuille bien interdire ces pratiques ? Mais si nous dépendons éternellement de points de centralisation massifs nous ne serons jamais libres…

                • [^] # Re: le fondement des arguments

                  Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 05/05/12 à 23:12.

                  T'as pas compris. :-)
                  Quand je disais "ça marche", je ne voulais pas dire techniquement, mais en terme de marché (c'est-à-dire : y'a des clients, et ils en redemandent). Ces deux trucs-là n'ont rien à voir, on peut avoir des trucs qui ne marchent pas techniquement mais qui marchent commercialement : regarde Windows.
                  :p
                  
                  

                  Enfin c'était assez imprécis. Donc si je comprend bien l'affirmation :
                  1. Il y a des consommateurs qui sont satisfait d'utiliser le système de DRM (indépendamment de l'accès au application ).
                  2. ceux-ci souhaitent continuer à utiliser un système de ce type ?

                  Dans ce cas il faudrait pouvoir prouver qu'ils sont satisfait d'utiliser un système de ce type , et que la satisfaction ne découle pas de la facilité d'accès à un environnement de logiciels répondant à leur besoin (car cela est indépendant d'un système de controle. Le "market" est une sorte de dépot payant, le fait d'avoir accès à un dépot payant ou gratuit, n'implique pas que l'on soit satisfait que ce dépot repose sur du DRM ). Ensuite , on revient à la meme question , il faut objectiver la perceptions. Meme chose pour le 2.

                  Que des personnes utilisent windows , c'est une chose, qu'ils en soit satisfait , c'est une autre, et qu'il soit satisfait que windows à inclus des DRM c'est encore autre chose.

                  Ensuite, Cela ne répond pas à la question du jailbreak.

                  Cela revient à dire que les contrats sont illisibles, que les gens ne les lisent pas avant de les accepter, et qu'ils ont raison sinon ils s'arracheraient les cheveux sur le moindre truc. Mais dans ce cas, on a du souci à se faire, parce que ça veut dire que les contrats ne servent plus à rien (pourtant c'est la base du fonctionnement de notre société) et qu'on peut refuser de lire ce qui est illisible pour le commun des mortels (y compris la loi ?).
                  
                  

                  Il y a de la confusion. Que le consommateur moyen trouve le contrat illisble , c'est parce qu'il manque de connaissance juridique (ce n'est pas du tout un reproche , juste un constat - De meme le consommateur moyen manque de connaissance technique - )

                  Il n'y a pas dans ce constat une implication sur le fait d'approuver ni de désapprouver cet état de fait. Et encore moins une généralisation des effets négatives de celle-ci sur l'ensemble de la société et des rapports de droit qui la composent.

                  Et si, au lieu d'interdire les pratiques décrites dans ces contrats, on obligeait simplement les vendeurs à écrire des versions plus lisibles (et non-mensongères) de leurs contrats ? Pourquoi déresponsabiliser l'individu en laissant l'État s'occuper de tout ? Pourquoi privilégier un peuple abruti doté d'un État fort sur un peuple éclairé et responsable doté d'un État faible ?
                  
                  

                  Il y a des lois qui oblige à rédiger les contrats de manière accessible au consommateur, de plus celles-ci ont prévue un mécanisme de présomption contre le vendeur dans le cas ou une clause est flou. En clair si un contrat possède des clauses flous et qu'un litige arrive devant le juge pour utilisations abusives de celle-ci, la clause s'interprétera en défaveur du vendeur (lois LPMC )

                  Il n'y a pas d'implication quant à la philosophie politique de l'état, lorsqu'on évoque les contrats (je ne dis pas qu'il n'en existe pas , je dis qu'ici ce n'est pas la question ). Au demeurant, je serais en faveur de ta thèse, mais ce n'est pas le sujet.

                  Je ne suis pas contre cette pratique quand il s'agit de protéger des libertés critiques des individus (par exemple interdire les faux médicaments et les substances dangereuses dans la nourriture, pour éviter qu'on puisse trop facilement mourir d'une cochonnerie). Mais la liberté d'accéder à de la culture propriétaire est-elle une liberté critique ?
                  
                  

                  C'est une directive qui interdit les clauses abusives dans les pratiques du marché.
                  C'est simplement factuelle (personnellement je ne comprend pas ton raisonnement, la question ici porte sur l'ensemble des contrats que le consommateur peut conclure, je ne pense pas qu'interdire les clauses abusives dépende du type de domaine. )

                  Justement, le problème, ce n'est pas que ces constructeurs font de mauvais choix, c'est que nous en sommes dépendants. Ça fait longtemps que je le répète : il faut mettre le paquet sur l'OpenHardware. Sinon on fait quoi ? On laisse Intel et AMD faire usage de pratiques mafieuses, et on attend que le gouvernement veuille bien interdire ces pratiques ? Mais si nous dépendons éternellement de points de centralisation massifs nous ne serons jamais libres…
                  
                  

                  Je suis d'accord sur le fond, mais pas sur la méthode.

                  Doit on :

                  1. Attendre que tous les ordinateurs actuels et dans un futur récent soient soumis au régime des DRM , sans rien y faire ?

                  2. Attendre l'arrivée d'une véritable industrie axé sur l'openHardware , capable de concurrencer les acteurs actuels du marché , pour pouvoir reprendre le controle de nos libertés ?

                  • [^] # Re: le fondement des arguments

                    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                    Dans ce cas il faudrait pouvoir prouver qu'ils sont satisfait d'utiliser un système de ce type , et que la satisfaction ne découle pas de la facilité d'accès à un environnement de logiciels répondant à leur besoin (car cela est indépendant d'un système de controle. Le "market" est une sorte de dépot payant, le fait d'avoir accès à un dépot payant ou gratuit, n'implique pas que l'on soit satisfait que ce dépot repose sur du DRM ).

                    Moi ce que je vois, c'est que l'utilisateur lambda qui a dépensé 600$ pour un iTruc 3ème génération hyper-verrouillé est prêt à faire la queue pendant des heures devant les portes du MachinStore pour dépenser 600$ de plus pour l'iTruc 4ème génération encore plus verrouillé. Alors que juste à côté il y a des smartphones 3 fois moins chers, offrant cent fois plus de possibilités et de contrôle sur l'appareil, mais qui brillent mois et sans pomme croquée derrière. Tu ne me feras pas croire que le consommateur lambda est une victime.
                    L'utilisateur d'iTruc considère tout simplement que le statut social que lui confère la petite boîte noire qui brille est plus important que la liberté d'accéder directement à ses données. Et il est prêt à payer très cher pour ça. Tant qu'il n'empêche pas les autres d'être libres, où est le problème ?

                    Ensuite, Cela ne répond pas à la question du jailbreak.

                    Je pense que si. Les utilisateurs intègrent tout simplement l'option du jailbreak dans leur choix au moment de l'achat. Ils ne voient pas le fait de faire une petite manip en deux clics comme une contrainte particulièrement lourde. Si vraiment ça les embêtait, ils n'achèteraient tout simplement pas ces produits.

                    Que des personnes utilisent windows , c'est une chose, qu'ils en soit satisfait , c'est une autre, et qu'il soit satisfait que windows à inclus des DRM c'est encore autre chose.

                    Je crois que je commence à comprendre ta pensée… J'ai l'impression que tu considères les DRM comme une restriction tellement immorale qu'il faudrait l'interdire, mais que d'autres restrictions (secret du code source, licences non-libres…) ne sont pas suffisamment immorales pour être interdites. Je ne comprends pas cette philosophie. Pourquoi sacraliser ainsi le "droit d'accès passif" aux fichiers ? Pourquoi considérer cette liberté comme bien supérieure aux autres libertés numériques ?

                    Il y a des lois qui oblige à rédiger les contrats de manière accessible au consommateur, de plus celles-ci ont prévue un mécanisme de présomption contre le vendeur dans le cas ou une clause est flou. En clair si un contrat possède des clauses flous et qu'un litige arrive devant le juge pour utilisations abusives de celle-ci, la clause s'interprétera en défaveur du vendeur (lois LPMC )

                    Il y a mieux. Les licences Creative Commons, par exemple, sont présentes sous deux formes : une forme longue parfaitement valide juridiquement, et une forme courte avec des phrases simples et de grosses icônes pour sots et malcomprenants.
                    Il y a la concurrence aussi : la simplicité du contrat d'abonnement free mobile a été l'un des arguments marketing mis en avant par Xavier Niel pour son offre. Les consommateurs consciencieux auront tendance à privilégier l'opérateur qui ne les oblige pas à s'arracher les cheveux sur 20 pages de contrat avant de souscrire.
                    Mais l'idéal, à mon avis, se situe entre les deux. Et il existe déjà, même si ce n'est pas automatique. Si tu ne comprends rien à un contrat, tu peux très bien essayer d'en trouver un résumé sur le Net (par exemple il est très facile de se faire une idée de ce à quoi on s'engage en acceptant la GPL, sans en lire le texte officiel), ou demander sur un forum "à quoi je m'engage en choisissant tel contrat ?". La communauté est souvent en mesure de répondre (mais pas toujours, je reconnais).

                    Doit on :
                    Attendre que tous les ordinateurs actuels et dans un futur récent soient soumis au régime des DRM , sans rien y faire ?
                    Attendre l'arrivée d'une véritable industrie axé sur l'openHardware , capable de concurrencer les acteurs actuels du marché , pour pouvoir reprendre le controle de nos libertés ?

                    Les deux ne sont pas incompatibles. Attention, attendre ça ne veut pas dire rester passif. Je doute qu'il y ait beaucoup de libristes aujourd'hui qui choisissent leur matériel sur un autre critère que "ça juste marche". Si les consommateurs décidaient, avant chaque achat de matos, de se renseigner sur les specs, les technologies utilisées, les entreprises et les groupes d'entreprises qui sont derrière, et les pratiques de ces dernières, et d'éviter d'acheter et d'utiliser le matériel construit par les entreprises qui pactisent avec Microsoft, qui cautionnent HDMI, qui tivoïsent et/ou briquent les appareils arbitrairement, qui imposent des DRM et autres joyeusetés, l'industrie du hardware réfléchirait bien plus longtemps avant de se tourner vers un verrouillage total, et l'OpenHardware décollerait beaucoup plus vite.

                    • [^] # Re: le fondement des arguments

                      Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 07/05/12 à 22:23.

                      Est il possible que tu essayes de rester sur le sujet lorsque tu réponds ? Pas juste invoqué des observations subjectives à tous vas.

                      Moi ce que je vois, c'est que l'utilisateur lambda qui a dépensé 600$ pour un iTruc 3ème génération hyper-verrouillé est prêt à faire la queue pendant des heures devant les portes du MachinStore pour dépenser 600$ de plus pour l'iTruc 4ème génération encore plus verrouillé. Alors que juste à côté il y a des smartphones 3 fois moins chers, offrant cent fois plus de possibilités et de contrôle sur l'appareil, mais qui brillent mois et sans pomme croquée derrière. Tu ne me feras pas croire que le consommateur lambda est une victime.
                      L'utilisateur d'iTruc considère tout simplement que le statut social que lui confère la petite boîte noire qui brille est plus important que la liberté d'accéder directement à ses données. Et il est prêt à payer très cher pour ça. Tant qu'il n'empêche pas les autres d'être libres, où est le problème ?
                      
                      

                      Tout le monde n'a pas d'iphone, il existe une part de marché substantiel pour android par exemple. Quoiqu'il en soit ce que je disais c'est simplement que tu bases tes conclusions sur des observations subjectives (surement juste), or celle-ci n'ont pas vocation à aller au delà des observations que tu as faites en tant que sujet. Passer en généralisation , nécessite d'objectiver les observations, sinon on est tous dans le relativisme absolue, et il est dès lors difficile de fondé un jugement rationnellement.

                      Je pense que si. Les utilisateurs intègrent tout simplement l'option du jailbreak dans leur choix au moment de l'achat. Ils ne voient pas le fait de faire une petite manip en deux clics comme une contrainte particulièrement lourde. Si vraiment ça les embêtait, ils n'achèteraient tout simplement pas ces produits.
                      
                      

                      Le succès du contournement des mécanismes de type DRM, ne peut pas plaider en faveur de l'affirmation : les utilisateurs sont satisfaits d'utiliser un système de DRM (indépendamment des applications ) (qui est l'affirmation qui a été soutenu dans le post précédent) . C'est simplement contradictoire.

                      Je crois que je commence à comprendre ta pensée… J'ai l'impression que tu considères les DRM comme une restriction tellement immorale qu'il faudrait l'interdire, mais que d'autres restrictions (secret du code source, licences non-libres…) ne sont pas suffisamment immorales pour être interdites. Je ne comprends pas cette philosophie. Pourquoi sacraliser ainsi le "droit d'accès passif" aux fichiers ? Pourquoi considérer cette liberté comme bien supérieure aux autres libertés numériques ?
                      
                      

                      Le problème est bien là, le jugement que tu portes n'est pas assez précis, il est basé sur des impressions, ce qui en fait des imprécisions. Je n'ai pas parler de moralité mais de constitutionnalité. Je ne me suis pas prononcé sur la question des licences non libres, ni sur le secret du code source , ce n'est pas le sujet du débat, et cela signifie simplement que ce n'est pas le sujet du débat (et non une interprétation moraliste de ce fait)
                      Mon but est une analyses juridiques, et non morales dans le cadre qui nous concerne,étant donné que nous sommes parties du post sur les réformes juridiques que le partie pirate souhaite entammer.

                      Il y a mieux. Les licences Creative Commons, par exemple, sont présentes sous deux formes : une forme longue parfaitement valide juridiquement, et une forme courte avec des phrases simples et de grosses icônes pour sots et malcomprenants.
                      Il y a la concurrence aussi : la simplicité du contrat d'abonnement free mobile a été l'un des arguments marketing mis en avant par Xavier Niel pour son offre. Les consommateurs consciencieux auront tendance à privilégier l'opérateur qui ne les oblige pas à s'arracher les cheveux sur 20 pages de contrat avant de souscrire.
                      Mais l'idéal, à mon avis, se situe entre les deux. Et il existe déjà, même si ce n'est pas automatique. Si tu ne comprends rien à un contrat, tu peux très bien essayer d'en trouver un résumé sur le Net (par exemple il est très facile de se faire une idée de ce à quoi on s'engage en acceptant la GPL, sans en lire le texte officiel), ou demander sur un forum "à quoi je m'engage en choisissant tel contrat ?". La communauté est souvent en mesure de répondre (mais pas toujours, je reconnais).
                      
                      

                      Si je comprends ta pensé, tu proposes pour réduire le déséquilibre , de mettre une forme simplifié du contrat pour les consommateurs ? Je pense que l'on peut déjà trouver des explication de contrat faite par des organismes de protection du consommateur (test achat etc … ). Cela ne dispense pas l'interdiction de clauses abusives, je ne vois pas en quoi l'un remplace l'autre.

                      Les deux ne sont pas incompatibles. Attention, attendre ça ne veut pas dire rester passif. Je doute qu'il y ait beaucoup de libristes aujourd'hui qui choisissent leur matériel sur un autre critère que "ça juste marche". Si les consommateurs décidaient, avant chaque achat de matos, de se renseigner sur les specs, les technologies utilisées, les entreprises et les groupes d'entreprises qui sont derrière, et les pratiques de ces dernières, et d'éviter d'acheter et d'utiliser le matériel construit par les entreprises qui pactisent avec Microsoft, qui cautionnent HDMI, qui tivoïsent et/ou briquent les appareils arbitrairement, qui imposent des DRM et autres joyeusetés, l'industrie du hardware réfléchirait bien plus longtemps avant de se tourner vers un verrouillage total, et l'OpenHardware décollerait beaucoup plus vite.
                      
                      

                      Comment est-on sensé arrivé à cet état de fait ?

                      • [^] # Re: le fondement des arguments

                        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                        Passer en généralisation , nécessite d'objectiver les observations, sinon on est tous dans le relativisme absolue, et il est dès lors difficile de fondé un jugement rationnellement.

                        N'est-ce pas le cas de tout le monde ? Je suppose que comme moi, sur la toile (dans les commentaires de Numerama, PCinpact, Torrentfreak, par exemple), tu vois tout le monde râler contre les DRM, mais si ça se trouve, la majorité silencieuse s'en fout complètement.

                        Le succès du contournement des mécanismes de type DRM, ne peut pas plaider en faveur de l'affirmation : les utilisateurs sont satisfaits d'utiliser un système de DRM (indépendamment des applications ) (qui est l'affirmation qui a été soutenu dans le post précédent) . C'est simplement contradictoire.

                        Il y a deux sortes d'individus : ceux qui n'aiment pas les DRM, et ceux qui n'ont rien contre les DRM.
                        Ceux qui n'ont rien contre les DRM achètent des contenus sous DRM, et ne les contournent pas.
                        Ceux qui n'aiment pas les DRM se répartissent en deux sous-catégories :
                        - Il y a ceux qui achètent des contenus sans DRM.
                        - Il y a ceux qui achètent des contenus avec DRM, se torchent avec le contrat et contournent les DRM.

                        Si un jour quelqu'un qui aimait les DRM n'aime plus les DRM, il passera de la première grande catégorie à la seconde, faisant perdre un client à certains vendeurs et en faisant gagner un à d'autres.

                        Si ce modèle décrit bien la réalité, personne ne souffre des DRM, je ne ne vois pas où est le problème.

                        Mon but est une analyses juridiques, et non morales dans le cadre qui nous concerne,étant donné que nous sommes parties du post sur les réformes juridiques que le partie pirate souhaite entammer.

                        Ok, je comprends mieux ce que tu voulais dire. Effectivement je parlais de morale, indépendamment de ce que dit la loi. Je n'y connais rien de ce côté. Il y a une loi avec laquelle les DRM sont en contradiction ?

                        Je pense que l'on peut déjà trouver des explication de contrat faite par des organismes de protection du consommateur (test achat etc … ).

                        En effet. C'est pas au top à mon avis, mais effectivement, on n'a pas forcément besoin de l'État pour ça (un wiki ou une base de données libre et collaborative serait cool).

                        Cela ne dispense pas l'interdiction de clauses abusives, je ne vois pas en quoi l'un remplace l'autre.

                        Il y a une petite différence quand même. On n'interdit pas d'écrire des clauses abusives, on dit juste qu'elles n'ont pas de valeur. Il y a des gens qui attachent bien plus d'importance à un contrat libre entre deux parties qu'à une règle imposée par l'État et qui vont refuser un contrat justement à cause d'une clause abusive, quand bien même elle n'aurait aucune valeur.
                        D'un point de vue militant, on peut dire qu'avoir sous les yeux les clauses abusives qu'une entreprise veut nous imposer permet de se dire "Ce sont des connards, je ne veux pas de leur produit", et de boycotter en conséquence.

                        Comment est-on sensé arrivé à cet état de fait ?

                        AMD a montré son attachement aux BIOS libres en contribuant à Coreboot. Ça veut dire que les utilisateurs de logiciels libres constituent une "masse critique" que certaines entreprises sont prêtes à prendre en compte. Ce n'est pas parce qu'on n'est que 1% que notre poids sur le marché est nul.
                        C'est une bonne chose, ça veut dire que AMD a vu parmi sa clientèle des gens qui étaient près à considérer les offres des entreprises qui font un geste en faveur du logiciel libre. Peut-être que si ces mêmes utilisateurs étaient encore plus consciencieux dans leurs achats qu'il ne le sont maintenant, d'autres entreprises rejoindraient AMD dans le camp des "FLOSS-friendly".

                        • [^] # Re: le fondement des arguments

                          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                          Il y a une loi avec laquelle les DRM sont en contradiction ?

                          Je me réponds. Tu dis

                          Non seulement les droits admins doivent etre acquis, mais aussi créer une procédure qui lie tout les niveaux de l'ordinateur à la manière d'une chaine.

                          Qu'est-ce qui définit ça dans la loi ?

                          Si je ne m'abuse, le système des DRM, c'est juste des fichiers chiffrés, déchiffrés via un logiciel propriétaire qui récupère la clé sans que l'utilisateur sache comment, et qui va utiliser la clé selon comment le propriétaire des droits/restrictions l'a demandé (tu me dis si je me trompe).
                          Moi ce que je vois, c'est juste une technologie pour restreindre l'accès à un fichier. Imaginons que je veuille chiffrer mes échanges avec certaines personnes, mais que comme je n'ai pas confiance en leurs capacités en matière de sécurité, je décide, avec leur accord, d'écrire un logiciel proprio qui me permettrait de leur donner accès aux infos que je leur envoie uniquement quand je le veux. Ce serait interdit aussi alors ?

                        • [^] # Re: le fondement des arguments

                          Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 08/05/12 à 00:39.

                          N'est-ce pas le cas de tout le monde ? Je suppose que comme moi, sur la toile (dans les commentaires de Numerama, PCinpact, Torrentfreak, par exemple), tu vois tout le monde râler contre les DRM, mais si ça se trouve, la majorité silencieuse s'en fout complètement.
                          
                          

                          La généralisation portait sur les affirmations suivantes :

                          1. Il y a des consommateurs qui sont satisfait d'utiliser le système de DRM (indépendamment de l'accès au application ).
                          2. ceux-ci souhaitent continuer à utiliser un système de ce type ?
                              Le succès du contournement des mécanismes de type DRM, ne peut pas plaider en faveur de l'affirmation : les utilisateurs sont satisfaits d'utiliser un système de DRM (indépendamment des applications ) (qui est l'affirmation qui a été soutenu dans le post précédent) . C'est simplement contradictoire.    
                          

                          cela fait référence au meme paragraphe précédent, cfr. le post contenant le phrase originel.

                          Il y a une petite différence quand même. On n'interdit pas d'écrire des clauses abusives, on dit juste qu'elles n'ont pas de valeur. Il y a des gens qui attachent bien plus d'importance à un contrat libre entre deux parties qu'à une règle imposée par l'État et qui vont refuser un contrat justement à cause d'une clause abusive, quand bien même elle n'aurait aucune valeur.
                          
                          
                          1. La directive européenne du 25 octobre 2011 sur le droit des consommateurs, transposé en droit belge , interdit les clauses abusives. Leurs sanctions est la nullité. ( voir http://economie.fgov.be/fr/consommateurs/Pratiques_commerce/Contracten/Clauses_abusives/ ) Etant une directive européenne , elle devrait etre transposé aussi en France avec des effets identiques.

                          2. Le contrat n'est pas au dessus de la loi.

                          3. Attaché de la valeur à ce qui n'en a pas , c'est simplement mal mesuré la portée de ses actes juridiques.

                            AMD a montré son attachement aux BIOS libres en contribuant à Coreboot. Ça veut dire que les utilisateurs de logiciels libres constituent une "masse critique" que certaines entreprises sont prêtes à prendre en compte. Ce n'est pas parce qu'on n'est que 1% que notre poids sur le marché est nul.

                          J'ignorais qu'AMD avait contribué à Coreboot. Néanmoins, je ne peut pas en déduire de cette contribution (dont il faut mesurer la portée réel ),
                          - qu'il y a une "masse critique" d'utilisateurs de logiciel libre.

                          - Que les entreprises du meme secteur qu' AMD sont pret a s'opposer au mécanisme de DRM.

                          C'est une bonne chose, ça veut dire que AMD a vu parmi sa clientèle des gens qui étaient près à considérer les offres des entreprises qui font un geste en faveur du logiciel libre. Peut-être que si ces mêmes utilisateurs étaient encore plus consciencieux dans leurs achats qu'il ne le sont maintenant, d'autres entreprises rejoindraient AMD dans le camp des "FLOSS-friendly".
                          
                          

                          C'est une supposition, comme n'importe quel autre supposition. Cela ne répond pas à la question de manière fondamental à savoir :

                          Si les consommateurs décidaient, avant chaque achat de matos, de se renseigner sur les specs, les technologies utilisées, les entreprises et les groupes d'entreprises qui sont derrière, et les pratiques de ces dernières, et d'éviter d'acheter et d'utiliser le matériel construit par les entreprises qui pactisent avec Microsoft, qui cautionnent HDMI, qui tivoïsent et/ou briquent les appareils arbitrairement, qui imposent des DRM et autres joyeusetés, l'industrie du hardware réfléchirait bien plus longtemps avant de se tourner vers un verrouillage total, et l'OpenHardware décollerait beaucoup plus vite.
                          
                          

                          D'une part tu es passé des consommateurs au libristes, ce qui limite fortement la part de marché, d'autre part , l'hypothèse postule que si les consommateurs devenaient plus informé, alors ils choisiraient en connaissance de cause, et donc (grace à la masse) , il pourrait sanctionné par une sorte de boycott les produits soumis à un système verrouillé.

                          Les questions sont dès lors:
                          1. comment informé mieux les consommateurs (et pas seulement les libristes ) ?
                          2. s'assurer que ceux-ci vont traduire cela en actes d'achat envers une direction plutot qu'une autre.

                          Non seulement les droits admins doivent etre acquis, mais aussi créer une procédure qui lie tout les niveaux de l'ordinateur à la manière d'une chaine.
                          
                          Qu'est-ce qui définit ça dans la loi ?
                          
                          

                          Il y a un mélange des contextes :
                          1. Le post original n'a pas dit que la loi définit cela.
                          2.C'est un constat, sur l'extention du fonctionnement des DRM (qui en fait se mute en "'informatique de confiance" et dont les drm seront une partie clés )

                          A propos de l'informatique de confiance référence de wikipedia :
                          >
                          L’informatique de confiance est un projet de grandes sociétés d'informatique, incluant plusieurs technologies, suscitant de très vifs débats notamment sur la préservation des libertés individuelles et de la vie privée de l'utilisateur.

                              Le principe de base consiste à assigner une signature à chaque objet informatique (logiciel, document), et à déléguer à un tiers de confiance la tâche de vérifier si l’objet manipulé est autorisé à être utilisé sur le système informatique local.
                          
                          Tout élément non signé ou dont la signature n’est pas listée chez le tiers de confiance sera rejeté. Cette technique permet donc de centraliser le contrôle effectué sur les applications utilisées. Cela inclut le projet NGSCB (également connu sous le nom de Palladium) de Microsoft, qui est intégré à Windows Vista, bien qu'il soit très critiqué.
                          
                          Ces technologies sont développées selon les grandes sociétés du Trusted Computing Group (en français : « Plateforme pour une informatique de confiance ») pour améliorer la lutte contre les virus et la sécurité informatique en général, et des responsables de grandes sociétés ont ouvertement affiché leur volonté d'instaurer des systèmes de gestion numérique des droits (DRM) sur l'ensemble des ordinateurs mondiaux. Également, du point de vue des entreprises membres du Trusted Computing Group, la sécurité informatique inclut la lutte contre la copie illégale.
                          
                          

                          A propos de NGSCB :

                              Le Next-Generation Secure Computing Base (NGSCB, littéralement : Base d'information sécurisée de nouvelle génération) ou ordinateur sécurisé de la prochaine génération fait partie de la nouvelle architecture de Microsoft pour l'informatique de confiance. Ce projet était connu sous le nom de Palladium, le nom fut changé en 2003, selon Microsoft en raison de l'existence d'un éditeur du même nom. Le changement de nom pourrait être dû à la mauvaise publicité dont souffrait la dénomination Palladium.
                          
                          NGSCB utilise extensivement le processeur cryptographique surnommé puce Fritz du nom du Sénateur américain Ernest « Fritz » Hollings qui a soutenu nombre d'articles de la loi américaine favorisant ce projet.
                          
                          Sous NGSCB, le cœur du système d'exploitation Microsoft Windows travaillera dans un environnement maîtrisé dit « de confiance ». Les principes de base sont d'inclure la cryptographie au sein même du système d'exploitation afin de sécuriser les transactions entre les processus, entre les processus et la mémoire vive, entre les processus et le disque dur, et entre les processus et les périphériques d'entrée/sortie (clavier, souris, moniteur...). La gestion des clefs est déléguée à une autorité externe.
                          
                          

                          Ce principe permettrait entre autres :

                          de s'assurer que des fichiers enregistrés par une certaine application, ne puissent être lus ou modifiés que par cette même application ou par une autre application autorisée. Ce système est appelé Sealed storage (ou « stockage scellé ») par Microsoft ;
                          de protéger le système contre l'exécution de code non autorisé. Notamment des virus, mais aussi toute application qui ne serait pas expressément autorisée par l'utilisateur ou l'administrateur.
                          
                          
                              Ok, je comprends mieux ce que tu voulais dire. Effectivement je parlais de morale, indépendamment de ce que dit la loi. Je n'y connais rien de ce côté. Il y a une loi avec laquelle les DRM sont en contradiction ?
                          

                          La constitution et les instruments internationaux qui ont été mentionné plus haut.

                          • [^] # Re: le fondement des arguments

                            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                            Le contrat n'est pas au dessus de la loi.

                            Juridiquement. On est d'accord là-dessus.

                            Attaché de la valeur à ce qui n'en a pas , c'est simplement mal mesuré la portée de ses actes juridiques.

                            Refuser un contrat à cause d'une clause abusive immorale n'est pas un acte juridique, c'est un acte moral. Ça te choque qu'on puisse honorer un contrat sans valeur juridique, pour des raisons morales ? Donner son crédit à l'auteur d'une œuvre dans le domaine public, par exemple, alors qu'on n'y est pas obligé (dans les pays où il n'y a pas de droit moral), tu trouves ça idiot ?

                            Les questions sont dès lors:
                            1. comment informé mieux les consommateurs (et pas seulement les libristes ) ?

                            Depuis que j'utilise Internet, en deux-trois clics j'ai l'info que je cherche. Je suis en faveur d'un accès à Internet pour tous. Je ne connais pas de meilleur moyen d'accéder à l'info.

                            1. s'assurer que ceux-ci vont traduire cela en actes d'achat envers une direction plutot qu'une autre.

                            Le bon sens ?… Si tu veux pas d'un truc, tu payes pas pour ça. Si ?

                            Pour le reste : tu agites le grand épouvantail du Trusted Computing only. Tu crois vraiment que d'ici que tous les ordinateurs vendus dans le monde, par tous les fabricants qui existent, jusqu'au moindre Lemote Yeeloong, soient soumis au Trusted Computing, on n'aura pas réussi à créer une alternative en OpenHardware ?

                            Un marché libéral, c'est "Pas bon produit/service, changer produit/service, si aucun bon produit/service, Do-It-Yourself". Qu'est-ce qui te gêne dans le fait d'appliquer cette philosophie au marché informatique ?

                            • [^] # Re: le fondement des arguments

                              Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 08/05/12 à 01:38.

                              Attaché de la valeur à ce qui n'en a pas , c'est simplement mal mesuré la portée de ses actes juridiques.
                              
                              Refuser un contrat à cause d'une clause abusive immorale n'est pas un acte juridique, c'est un acte moral. Ça te choque qu'on puisse honorer un contrat sans valeur juridique, pour des raisons morales ? Donner son crédit à l'auteur d'une œuvre dans le domaine public, par exemple, alors qu'on n'y est pas obligé (dans les pays où il n'y a pas de droit moral), tu trouves ça idiot ?
                              
                              

                              Je dis simplement que ne pas pouvoir différencier une clause qui n'a aucune valeur d'une clause qui en a , c'est mal mesuré la portée de celle-ci. Je ne fais pas un jugement moral sur les motifs qui ont poussé à refusé la clause abusive.

                              Non, je ne trouve pas le fait que tu invoques idiot, et je trouve cela très juste d'un point de vue moral , et très utile d'un point de vue pratique et historique. Mais là n'a jamais été la question.

                              Depuis que j'utilise Internet, en deux-trois clics j'ai l'info que je cherche. Je suis en faveur d'un accès à Internet pour tous. Je ne connais pas de meilleur moyen d'accéder à l'info.
                              
                              

                              Ok, donc tu considères que si les consommateurs avaient accès à l'information via internet, cela est suffisant ?

                              Actuellement c'est le cas , et on en revient au campagne contre les drm. la boucle est bouclé alors. (Je ne suis pas sur pour ma part que cela suffise , mais je ne me prononcerai pas dessus ).

                              Le bon sens ?… Si tu veux pas d'un truc, tu payes pas pour ça. Si ?
                              
                              

                              Si je comprends ta conclusion, les consommateurs feront de facto le meilleur choix , qui sera le choix d'un matériel libre en connaissance de cause, étant donné que l'info est sur internet.*

                              Pour le reste : tu agites le grand épouvantail du Trusted Computing only. Tu crois vraiment que d'ici que tous les ordinateurs vendus dans le monde, par tous les fabricants qui existent, jusqu'au moindre Lemote Yeeloong, soient soumis au Trusted Computing, on n'aura pas réussi à créer une alternative en OpenHardware ?
                              
                              

                              Aucun élément ne m'indiquer que cela se passera effectivement de la manière dont tu le décris.
                              Il nous faudra savoir :

                              1. quel est le poids de l'openhardware aujourdh'ui
                              2. Combien de temps est-ce que l'industrie de l'openhardware à besoin pour atteindre une part de marché significative.

                                Un marché libéral, c'est "Pas bon produit/service, changer produit/service, si aucun bon produit/service, Do-It-Yourself". Qu'est-ce qui te gêne dans le fait d'appliquer cette philosophie au marché informatique ?

                              3. Je ne me suis pas prononcé sur le marché libéral. Mais bon je vais faire un petit exercice puisqu'on y est (je crois que j'ai tord de faire du HS , et que je vais encore relancer la machine dans tous les sens )

                              4. La doctrine du marché libéral efficient ne se limite pas à la question de la qualité du produit, mais à l'efficience du marché , avec des acteurs qui grace au cumul de leurs intérets individuels, permettent d'atteindre un équilibre pur et parfait , entre l'offre et la demande, de tel sorte que si cela ne correspond plus , les uns et les autres doivent s'ajuster en termes de stock et de prix . Ce qui dans les faits n'est jamais vérifié et encore moin de manière durable. (voir théorie sur les rétroactions positives en économie sections mathématique sociales) .

                              5. C'est la raison pour laquelle il y a des lois anti-concurrentiel, pour sanctionner l'abus de position dominante (mais pas la position dominante en tant que telle ). Or , selon la théorie , cela ne devrait jamais exister.
                                Ces meme lois ont été mis en place paradoxalement par les promoteurs du neo-libéralisme.

                              6. Le DIY ne fait pas partie de la théorie libéral.

                              • Cela serait idéal , dans un monde ou la théorie du marché efficient était effective, et ou l'équilibre pur et parfait entre l'offre et la demande était constamment atteint. (en lien avec le dernier paragraphe, ci dessus )
                              • [^] # Re: le fondement des arguments

                                Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 08/05/12 à 01:56.

                                si je comprends ta conclusion, les consommateurs feront de facto le meilleur choix , qui sera le choix d'un matériel libre en connaissance de cause, étant donné que l'info est sur internet.

                                Je suis d'avis que la quasi-totalité des utilisateurs de Windows n'a pas les mêmes exigences que nous en terme de libertés.
                                Après il reste un petit souci : le temps d'adaptation. Pour accéder à l'info sur Internet il faut déjà avoir du matériel…il y a un petit cercle vicieux au point de départ. :-) Je pense que face à cela c'est l'éducation qui peut nous aider.

                                Le DIY ne fait pas partie de la théorie libéral.

                                Disons que ceux qui ont écrit les théories libérales n'ont pas imaginé le Do-It-Yourself. Pourtant, si on ne peut pas se retrousser les manches et répondre nous-mêmes à nos besoins parce que toutes les offres sont mauvaises, où est la liberté ?

                                • [^] # Re: le fondement des arguments

                                  Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 08/05/12 à 02:05.

                                  Je suis d'avis que la quasi-totalité des utilisateurs de Windows n'a pas les mêmes exigences que nous en terme de libertés.
                                  Après il reste un petit souci : le temps d'adaptation. Pour accéder à l'info sur Internet il faut déjà avoir du matériel…il y a un petit cercle vicieux au point de départ. :-) Je pense que face à cela c'est l'éducation qui peut nous aider.
                                  
                                  

                                  C'est intéressant que tu mettes enfin le doigt dessus, la vitesse de transmission de l'information (diffusion, compréhension, action basé dessus … ) n'est pas uniforme dans l'ensemble de la société. Cela change tout ;)

                                  Dès lors la question est de savoir quels sont les mécanismes qui vont permettre d'accélerer ce processus.

                                  Disons que ceux qui ont écrit les théories libérales n'ont pas imaginé le Do-It-Yourself. Pourtant, si on ne peut pas se retrousser les manches et répondre nous-mêmes à nos besoins parce que toutes les offres sont mauvaises, où est la liberté ?
                                  
                                  

                                  Non le DIY fait plutot partie des théories anarchistes ou libertaires, mais surement pas libéral. La liberté n'a pas la meme consonnance partout meme si c'est le meme mot.

                    • [^] # Re: le fondement des arguments

                      Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 07/05/12 à 22:59.

                      Que des personnes utilisent windows , c'est une chose, qu'ils en soit satisfait , c'est une autre, et qu'il soit satisfait que windows à inclus des DRM c'est encore autre chose. 
                      
                      

                      Lorsque je dis cela, je n'ai pas posé de jugement de valeur quant aux licences non libres, ou au secret du code source (que je n'ai meme pas évoqué ) . je n'ai ni approuvé, ni désapprouvé le fait , je le constate.

                      En outre, c'était juste un exemple illustratif du propos précédent, il faut le recontextualisé:

                      Je n'ai fais que répéter (commence à me lasser)

                      1. que chacune de ces questions est différente.
                      2. Elles nécessite d'etre objectivité.

                      Avant de posé un jugement de valeur, il serait utile de s'assurer que les observations sur laquelle elles sont basés soient vrai.

  • # Pourquoi tant de troll?

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Je trouvais la conversation un peu trollesque et je viens de me souvenir qu'on était vendredi ".
    Faute de savoir si le PP Suédois est trop extrémiste ou pas, ils ont l’avantage de faire des propositions dans un domaine ou les choses vont (je trouve) très mal.
    Après, je trouve dommage qu'on parle si souvent du PP suédois et du PP allemand et si peu du PP fr…

    • [^] # Re: Pourquoi tant de troll?

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Après, je trouve dommage qu'on parle si souvent du PP suédois et du PP allemand et si peu du PP fr

      Les PP suédois et allemands sont bien plus gros, organisés et matures que le PP fr, ça me semble donc normal.

      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Pourquoi tant de troll?

        Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 04/05/12 à 14:18.

        On est quelques petites centaines (200/400 au plus) dans le PP-FR parce que l'organisation n'est pas assez fluide, bordélique justement, alors qu'en Allemagne ils en sont à 30 000 et 10 000 en Suède.

        Mais c'est pas les mêmes techniques. En Allemagne c'est un moulin le parti pirate. Tout le monde et n'importe qui s'en réclame, des nazistes aux chrétiens intégristes en passant par les communistes, ça fait de grandes batailles internes, et des résolutions nationales au bout de deux mois de polémique pour régler le bordel.

        En France, où la parole de ceux qui ont le droit de s'exprimer comme pirates est assez bien verrouillée (et rarement transmise par le PP-FR), évidemment, ça attire moins les foules.

        S'ajoute à ça que les publics ne sont pas sensibilisés pareil, que les configurations politiques sont différentes (les libéraux ayant perdu leur légitimité en Allemagne, et il y a de la proportionnelle et des parlements régionaux), que le mouvement allemand ne s'est pas autant déchiré que celui français (par laxisme face au bordel justement : que le meilleur gagne, on verra bien après).

        On va bien voir si les législatives font connaître le bouzin de toute manière.

  • # Une licence libre est commerciale

    Posté par . Évalué à 0.

    Bonjour,

    Je désapprouve ce texte qui s'inscrit dans la même logique
    que celle des lobbies du divertissement qui s'acheminent vers
    un droit d'auteur à deux vitesses.

    "Nous voulons rendre les usages et la diffusion non-commerciaux
    libres, ainsi que réduire la durée de protection. Mais nous voulons
    garder l'exclusivité commerciale pour permettre aux modèles économiques
    actuellement viables de le rester.".

    Réduire la durée de protection, entièrement d'accord.
    Il faut savoir que les lobbies des éditeurs qui ont été aux
    côtés des lobbies du divertissement très influents, y compris
    au sein du Front de gauche, durant cette campagne présidentielle
    sont maintenant en train de s'attaquer à la durée au Canada
    (55 ans après la mort de l'auteur), ainsi que le projet de loi
    sur l'exception pédagogique dans ce pays.

    Antoine Gallimard dénonce le projet de loi C-11
    http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/348481/antoine-gallimard-denonce-le-projet-de-loi-c-11

    Domaine public : Gallimard échoue à faire bloquer 727 URL canadiennes
    http://www.pcinpact.com/news/64425-gallimard-blocage-domaine-public-canada.htm

    Pour autant, pourquoi le Parti Pirate Suédois fixe-t-il son objectif
    sur 20 ans ?
    Jean Zay, alors ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts de 1936
    à 1939 ne proposait-il pas de réduire à 10 ans après la mort
    de l'auteur ?

    Mais surtout la proposition du Parti Pirate Suédois en séparant
    redistribution commerciale de non commerciale nie l'existence
    de toutes les licences libres logicielles et culturelles qui
    incorporent au minimum, pour les licences des oeuvres non
    logicielles, au minimum une redistribution commerciale.

    Cette approche est d'autant plus nuisible qu'elle légitime
    indirectement l'idéologie marchand/non marchand à propos des
    oeuvres de l'esprit qui ne peuvent en aucun cas être associées
    à des "bien tangibles", des "marchandises".

    De plus, cet article ne propose aucun changement du droit
    moral qui se révèle un handicap pour les productions d'oeuvres
    collaboratives

    Charlie

    • [^] # Re: Une licence libre est commerciale

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Les retour chariot au milieu des phrases, c'est pénible au possible et ça nuit à la visibilité du message.

      Pour autant, pourquoi le Parti Pirate Suédois fixe-t-il son objectif
      sur 20 ans ?
      Jean Zay, alors ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts de 1936
      à 1939 ne proposait-il pas de réduire à 10 ans après la mort
      de l'auteur ?

      Sauf qu'on ne parle plus de la mort de l'auteur dans la proposition du parti pirate suédois.

      « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Une licence libre est commerciale

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Ça reste supérieur aux premières lois en la matières : la première véritable législation protectrice des intérêts des auteurs est la « Loi de la Reine Anne » du 10 avril 1710. L'auteur jouit à cette époque d'un monopole de 14 ans, renouvelable une fois sur la reproduction de ses créations. (droit d'auteur)

        Évolution de la durée du droit d'auteur en France depuis 1791

        • [^] # Re: Une licence libre est commerciale

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          De toute façon, si on veut réformer le droit d'auteur dans le sens du PP, pour moi, on ne peut pas vouloir faire une seule réforme. Il faut en faire une première et voire ce que ça donne (pendant quelques années) et la réformer en conséquence. En plus ça peut permettre à tout le monde de s'adapter.

          Par exemple, je serais plutôt pour réduire d'abord à 50 ans après la publication de voir ce que ça donne et de réduire à 20 ans après et peut-être continuer.

          « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

          • [^] # Re: Une licence libre est commerciale

            Posté par . Évalué à 2.

            Par exemple, je serais plutôt pour réduire d'abord à 50 ans après la publication de voir ce que ça donne et de réduire à 20 ans après et peut-être continuer.

            C'est quoi que t'entends par « voir ce que ça donne » ? Quel est le délai que tu accordes pour cela ?

            • [^] # Re: Une licence libre est commerciale

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              C'est quoi que t'entends par « voir ce que ça donne » ?

              Se rendre compte des dérive que ça a engendrer et de voir comment les corriger.

              Quel est le délai que tu accordes pour cela ?

              Je dirais au moins 5 ans mais l'intérêt, c'est qu'il n'y a pas d'urgence (ou du moins, je n'en ai pas l'impression). Donc, même si on est 5 ans avec un système pas suffisant, ce n'est pas dramatique.

              « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

  • # trolldi

    Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 04/05/12 à 19:05.

    Sinon, un bon point de départ est de plus éduqué les gens avec de meilleurs cours, professeurs, en gros un plus gros budget dans l'enseignement et moins de connerie qui vise à créer des inégalités sur le sujet…

    Et alors les gens deviendront moins cons, plus concernés et on pourra commencer à parler de points encore bien utopistes.

    Parce que donner une navette spatial à un singe ne sert pas à grand chose. Si ce n'est à faire tomber la statue de la liberté.

    La réalité, c'est ce qui continue d'exister quand on cesse d'y croire - Philip K. Dick

    • [^] # Re: trolldi

      Posté par . Évalué à 1.

      huhu un plus gros budget a l'enseignement….
      Ton analogie est bonne, c'est pas en jetant des billets a des singes qu'on va en faire des professeurs….

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