Journal Prudh'ommes => conciliation

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10
9
avr.
2009
Lut cher journal,

Comme je te l'avais déjà écris, j'ai eu des problèmes dans mon entreprise.
J'utilise le passé car j'ai démissionné après que le climat entre mon patron et moi soit proprement devenu exécrable (mais pas avec les autres collègues. Il faut rester positif ;)).
En effet, visiblement il n'appréciait guère que je souhaite faire ma thèse, et m'engueulait quand j'ai pas pu faire un projet parce qu'il m'en a imposé un autre, etc...

Bon mes récriminations prennent à peu près 82 pages, pièces (copie de mail, ...) et demande comprises ;) donc je vais pas les développer ici (ça pourrait être marrant).
voui, 82 pages (recto) c'est le dossier que j'ai envoyé au prud'hommes, avec une seule demande : que l'entreprise reconnaisse que je ne pouvais plus travailler dans des bonnes conditions de LEUR fait, et donc de modifier la démission (acte de ma part) en un licenciement sans cause réelle ni sérieuse (acte de leur part).
Je ne demandais RIEN d'autres, pas de dommage et intérêts, pas de remboursement sur les RAR, bref rien d'autres

Aujourd'hui c'était la conciliation avec les prudh'ommes.
La conciliation c'est on fait venir les deux parties, et les deux essaient de se mettre d'accord. Enfin essayer est un bien grand mots.
Les parties en présence c'est donc moi (représenté par moi) et mon employeur (représenté seulement par une avocate).
Dès le début ils m'ont prévenu qu'ils ne voulaient pas s'attaquer au fond de la demande, mais juste essayer de concilier les deux parties.

Comment c'est passé ma conciliation :
Une des personnes m'a demandé d'expliquer en 2 mots le pourquoi du comment.
Et la intervention de l'avocate (personne pas agressive par ailleurs, plus agréable de discuter avec quelqu'un comme ça qu'avec mon patron ;)) avant que j'ai pu dire un mot pour dire 'qu'elle ne comprenait pas que la demande n'était pas chiffré'.
Les deux personnes du conseil des prudh'ommes ont expliqué qu'une demande n'avait pas forcément besoin d'être chiffré.
Donc je décris en 2 mots que j'étais engagé pour une thèse, qu'a la fin je ne pouvais plus faire ma thèse, et que les relations avec mon patron sont devenus "non diplomatiques", ce qui m'a poussé à démissionner.

La l'avocate fait remarquer que je ne renie pas le fait de démissionner et que mon patron a remis un certificat de travail itou.
La je fait remarquer que lorsque j'ai quitté l'entreprise, les propos étaient particulièrement virulent, ce qui m'a fait déposé une main courante, et qu'il a fallu que j'envoie une lettre RAR pour avoir les différents documents. Que ce n'était donc pas du tout un acte volontaire de sa part histoire de recadrer un peu l'histoire du "gentil patron".

Les représentants des prud'hommes disent "donc il ne semble pas y avoir de conciliation possible".
"Il serait bien que vos demandes soient mieux structurées et chiffrées".
Je réponds que ma demande est simple juste que l'entreprise reconnaisse son rôle dans ma démission, et que je ne suis pas intéressé par des dommages et intérêts et c'est pour ça que je n'ai rien chiffré. Je peux mettre un dommage et intérêt d'un euro symbolique si ils le souhaitaient.

Bien entendu, ils m'ont indiqué que ce n'était pas à eux de dire ce que devait être dans mes demandes (ce qui est logique), et m'ont conseillé de me faire accompagner.

Il faut donc que j'envoie un dossier à la partie défenderesse avant septembre 2009, et elle est censé me répondre avant novembre 2009, pour un jugement en février 2010.


Donc je sais ce que tu es en train de dire cher journal "mais bon sang, il a fini de m'ennuyer avec ses histoires de cons lui", mais je m'étonne simplement que même pour un acte simple il faut un formalisme rigoureux et "rentrer dans les cases" (la demande tiens sur une ligne, pourquoi vouloir en rajouter ? Pourquoi vouloir à tout prix "chiffrer" la demande ? Si on est pas intéressé par l'argent, c'est pas bien ?
Pourquoi devoir se faire accompagner pour une demande simple? Le juge est incapable de comprendre que je souhaite modifier ma démission en licenciement (prise d'acte de rupture).
)

Finalement je me dis que j'aurais peut être mieux fait de faire droit qu'informaticien, je pense qu'il n'y aura jamais de pénurie.
  • # La demande chiffrée

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    La demande de demande chiffrée vient peut-être du fait que si toi tu ne chiffre pas, cela veut implicitement dire que tu laisse le soin à quelqu'un d'autre (juge?) de le faire parce que tu ne sais pas ce que tu veux.

    « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

    • [^] # Re: La demande chiffrée

      Posté par . Évalué à 1.

      de base je ne veux pas de sous sous.
      Je veux juste qu'ils convertissent demission->licenciement, mais pas de sous, et je l'ai dis lors de la conciliation.
      C'est pour ça que je comprend pas trop pourquoi ils tiennent tellement à ce que je demande de sous.
      Je verrais ça avec quelqu'un de plus compétent que moi sur ce domaine .
      • [^] # Re: La demande chiffrée

        Posté par . Évalué à 9.

        Je ne vois pas comment une conversion démission-->licenciement pourrait être possible.

        Tu as démissionné, soit. C'est ton droit. Mais c'est un acte volontaire. Si tu estimes que ce qu'on te faisait subir au boulot n'était pas normal et de la faute de ton patron, il fallait aller aux prud'hommes sans démissionner à l'époque et obtenir que la situation s'améliore. Mais en aucun cas c'est à toi de déclarer que ton choix est celui de quelqu'un d'autre.

        La ça fait un peu le gusse qui se barre, se rend compte que quand il démissionne il n'a pas droit au chômage et du coup tente par une pirouette artistico-judiciaire d'obtenir un licenciement pour avoir une indémnité.
        • [^] # Re: La demande chiffrée

          Posté par . Évalué à 4.

          La ça fait un peu le gusse qui se barre, se rend compte que quand il démissionne il n'a pas droit au chômage et du coup tente par une pirouette artistico-judiciaire d'obtenir un licenciement pour avoir une indémnité.
          C'est pour ça que j'ai pas voulu demandé de dommages et intérêts ;)

          Sinon c'est possible ça s'appelle une "prise d'acte de rupture".
          • [^] # Re: La demande chiffrée

            Posté par . Évalué à 5.

            reste que je trouve la manière un peu bizarre.

            N'es-tu pas d'accord que s'il y avait un problème, tu aurais du faire intervenir les prud'hommes alors que tu étais déjà employé ? Selon moi quand on démissionne, c'est qu'on veut passer à autre chose donc que c'est trop tard pour se plaindre.
            • [^] # Re: La demande chiffrée

              Posté par . Évalué à 4.

              N'es-tu pas d'accord que s'il y avait un problème, tu aurais du faire intervenir les prud'hommes alors que tu étais déjà employé ?
              Es tu d'accord pour rester dans une entreprise où le patron d'engueule, te traite d'incapable, ait des propos agressif à ton encontre, et ce que ce soit par mail ou devant des collègues.
              Maintenant tu me dis "il faut que tu attende ~ 1 ans que ton affaire soit jugé dans un climat délétère, en train de faire un boulot que tu ne veux pas, en étant largement sous payés".

              Je te répondrais : désolé ma santé psychique et physique (oui j'avais du mal à dormir, marrant hein, je devais faire des astreintes non payés aussi, etc...) vaut bien plus qu'attendre que les prud'hommes prennent le temps de statuer sur le fond.
      • [^] # Re: La demande chiffrée

        Posté par . Évalué à 3.

        une demission, hormis le preavis, tu ne dois rien et l'employeur ne te doit que les congés payés non pris => solde de tout compte.

        un licensiement, meme sans motif particulier
        l'employeur te doit :
        - les congés payés non pris
        - une prime de licensiement d'au moins 1/5 de salaire mensuel de reference par année d'ancienneté (texte de loi du 28 juin 2008)

        le salaire mensuel de reference = (1/12) x somme de (tes salaires brutes mensuels + primes eventuelles - heures supp)


        donc il faut chiffrer ou noter noir sur blanc que tu ne souhaites pas recuperer ces sommes.

        et comme dit dans les autres posts, les prud'hommes ne sont pas la pour decider à ta place, mais pour "arbitrer"...
        • [^] # Re: La demande chiffrée

          Posté par . Évalué à 2.

          et comme dit dans les autres posts, les prud'hommes ne sont pas la pour decider à ta place, mais pour "arbitrer"...
          Je leur demandais pas de décider à ma place, je pensais que si je ne demandais pas de dommages et intérêts, c'était parce que je n'en voulais pas, pas que j'en souhaitais.
      • [^] # Re: La demande chiffrée

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Si il faut absolument chiffrer ta demande, fait-le. D'une part ça refroidira peut-être ton ancien patron de refaire la même chose avec quelqu'un d'autre, et d'autre part, si tu ne veux pas de cet argent, tu en fais don à une association caritative ou une ONG dès que tu le touche.
    • [^] # Re: La demande chiffrée

      Posté par . Évalué à 4.

      Dans certains cas[1] (tous ?) le juge ne peut pas chiffrer à la place du demandeur, ni même aller au-delà de la demande (il peut aller en deçà s'il considère qu'elle est excessive).
      D'où (je suppose) la demande qui lui est faite de chiffrer (même 1€ symbolique).


      1 http://maitre-eolas.fr/2004/09/07/214-vade-mecum-dune-audien(...) (recherchez "vélo" dans l'article).
    • [^] # Re: La demande chiffrée

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      C'est pire que ca... Au niveau prud'homme, si tu ne chiffres pas, ca veut dire avant tout que ta demande n'est pas du tout serieuse.

      En fait, il faut donner forcement un chiffre et en donner un tres gros quand on ne sait pas (genre 1 Million d'€). Comme ca, le juge voit bien que tu ne sais pas et c'est lui qui fixe le montant en fonction de ce qui se pratique generalement.
      Le fait de chiffrer est important car les prud'hommes ne traitent quasiment qu'avec ca. Le "principe" qui est derriere reste "derriere" meme si pour briaeros007 c'est le plus important.

      Je me souviens avoir lu un excellent billet de Maitre Eolas sur les prud'hommes je crois... a retrouver.
  • # Facile

    Posté par . Évalué à 10.

    Demande 3+2i euros.

    Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

    • [^] # Re: Facile

      Posté par . Évalué à 1.

      bonne idée !
      • [^] # Re: Facile

        Posté par . Évalué à 6.

        42 € est la réponse.

        Nan, sérieux, tu peux te faire aider gracieusement par un syndicaliste. Il y a des associations qui le fond bénévolement.
        Pour info, il m'est arrivé une histoire similaire en 1999. J'ai été licencié pour faute grave. Le licenciement a été requalifié sans cause réelle et sérieuse. J'avais demandé pour ça un mois de salaire (j'étais dans la boite depuis 6 mois...), que j'ai eu, en plus du reste (indemnités de licenciement, frais de procédure etc...)
  • # Petite question

    Posté par . Évalué à 5.

    Est-ce judicieux de citer le nom de l'entreprise ?
    • [^] # Re: Petite question

      Posté par . Évalué à 2.

      Non pas du tout. Je voulais pas du tout la citer.
      Hop vais faire une demande aux modo et voir si elle passe. Merci de me l'avoir fait remarquer ;)
    • [^] # Re: Petite question

      Posté par . Évalué à 4.

      Oui, parce que si avant on savait que c'était juste une boite avec un site bourré de flash, on sait aussi qu'ils méchant et sacrifie des bébés chats...!
  • # La justice est comme ça

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    La conciliation n'est pas là pour juger, elle n'en a pas la compétence. D'ailleurs, ce ne sont pas des juges (pas plus qu'au conseil des prud'hommes d'ailleurs). La commission est juste là pour voir si vous arrivez à vous mettre d'accord à l'amiable pour éviter de déclencher une vraie procédure. Des fois, chacun accepte de faire un effort, on signe une transaction et tout le monde repart sans se battre. Visiblement ça n'a pas été le cas avec toi.

    Ton erreur a probablement d'être un noob dans ce genre de procédures. Tu aurais dû établir un dossier de quelques pages seulement avec un bref exposé de la situation telle que tu l'appréhendes, et ce que tu réclames. Et AVANT LA CONCILIATION contacter l'autre partie pour leur résumer un peu tout ça et voir s'il y avait moyen d'arriver à un accord. Au risque de me répéter, la commission de conciliation n'est pas là pour permettre de juger ou de négocier, elle n'est là que pour constater la présence ou l'absence d'un accord amiable.

    Donc ton affaire va être présentée aux prud'hommes. Là, il n'y a pas de question à se poser, tu as besoin d'un avocat. La justice est très formaliste et un dossier présenté par un non juriste n'a aucune chance, même quand le bon droit est pourtant de son côté (et dans ton cas c'est pas évident) : mal présentées et argumentées, les pièces ne seront tout simplement pas prises en compte. Tu as peut-être droit à une aide juridique dans le cadre d'une assurance dont tu es titulaire, renseigne-toi. Ou bien paye toi un vrai avocat en droit social, si tu gagnes le coût sera supporté par ton employeur (article 700 toussa)

    A mon avis c'est pas évident que tu gagnes, les juges renâclent à prononcer ce genre d'auto-licenciement sauf s'il y a des faits objectifs extrêmement graves (violences physiques, harcèlement sexuel prouvé, etc). Surtout si ta lettre de démission ne dit explicitement que tu démisionnes "à contre-coeur", "contraint et forcé vu les circonstances" du fait "que les relations actuelles rendent impossible la poursuite du travail", et ce genre de formules.

    La justice en France c'est lent, c'est vieillot, ça s'habille encore en robe d'hermine et ça parle un langage désuet. C'est inhumain, ça n'a pas de coeur, ça broie les individus sans aucun sentiment.
    Ca n'a rien à voir avec ce qu'on te montre à la télé (les plaidoiries d'assises avec des coups de théâtre et les avocats qui arrachent des larmes au jurys), en fait la plupart des jugements sont faits sur dossier : les juges lisent les conclusions, chacun peut préciser ou compléter cela pendant l'audience, et ensuite les juges se réunissent et délibèrent au vu des dossiers et des notes qu'ils ont pris en audience.

    Pour ma part, cela fait 3 ans que je me bats avec un ex-employeur qui m'a licencié, je suis passé par la commission de conciliation, le tribunal des prud'hommes, la cour d'appel, la cour de cassation, et dans quelques moi je lui déchirerai l'anus une bonne fois pour toutes au renvoi en appel :-) Heureusement j'ai un bon avocat, je me rends compte que je n'aurais jamais eu une chance sans lui.

    Courage !
    • [^] # Re: La justice est comme ça

      Posté par . Évalué à 1.

      Des fois, chacun accepte de faire un effort, on signe une transaction et tout le monde repart sans se battre. Visiblement ça n'a pas été le cas avec toi.
      en même temps faire un effort sur une demande unique qui est forcément "booléenne", je suis pas sur que ça ait beaucoup d'effet /o\.

      Tu aurais dû établir un dossier de quelques pages seulement avec un bref exposé de la situation telle que tu l'appréhendes, et ce que tu réclames.
      Dans le dossier que j'ai envoyé il y a une lettre indiquant ma demande (page simple).
      Un exposé de pourquoi je demande ça (2,5 pages).

      Puis ensuite le dossier proprement dits avec les pièces itou.

      Et AVANT LA CONCILIATION contacter l'autre partie pour leur résumer un peu tout ça et voir s'il y avait moyen d'arriver à un accord.
      Ils m'ont dit qu'il pouvait y avoir conciliation (presque) jusqu'au jour du jugement. Donc quand je leur enverrai le dossier, si l'avocate souhaite faire une autre conciliation, je reste ouvert ;)

      elle n'est là que pour constater la présence ou l'absence d'un accord amiable.
      Oki, donc il faut arriver avant un accord à l'amiable. Merci.

      Là, il n'y a pas de question à se poser, tu as besoin d'un avocat. La justice est très formaliste et un dossier présenté par un non juriste n'a aucune chance, même quand le bon droit est pourtant de son côté (et dans ton cas c'est pas évident) : mal présentées et argumentées, les pièces ne seront tout simplement pas prises en compte. Tu as peut-être droit à une aide juridique dans le cadre d'une assurance dont tu es titulaire, renseigne-toi. Ou bien paye toi un vrai avocat en droit social, si tu gagnes le coût sera supporté par ton employeur (article 700 toussa)
      Et si je perds je devrais sortir 2k€ alors que je demande aucun dommage et intérêts. Un peu beaucoup très con la "justice". Justice ... du moment que tu peux payer. Faut qu'on m'explique la justice dans ce cas, c'est encore pire que ce que je pensais.

      Surtout si ta lettre de démission ne dit explicitement que tu démisionnes "à contre-coeur", "contraint et forcé vu les circonstances" du fait "que les relations actuelles rendent impossible la poursuite du travail", et ce genre de formules.
      T'inquiète pas pour ma lettre de démission, elle est très précise (sourire sadique).

      Si tu veux, je pourrais te l'envoyer une fois caviardé (mais la flemme de le faire).


      Pour ma part, cela fait 3 ans que je me bats avec un ex-employeur qui m'a licencié, je suis passé par la commission de conciliation, le tribunal des prud'hommes, la cour d'appel, la cour de cassation, et dans quelques moi je lui déchirerai l'anus une bonne fois pour toutes au renvoi en appel :-) Heureusement j'ai un bon avocat, je me rends compte que je n'aurais jamais eu une chance sans lui.
      Ouch, je n'aurais pas ta patience (en même temps j'ai pas eu ton cas). Bonne chance.
      • [^] # Re: La justice est comme ça

        Posté par . Évalué à 4.

        la justice a un prix en france

        genre quand jétais au collège on m'a brulé aec une cigarette (pas volontraire y parait mais les 2 gus qui m'enpéchais de passer l'avait l'air ) enfin bref j vous passe les détail. J'ai porté plainte ( surtout pour évité qu'on accuse mes parent à tord ... résultat, après exament medical pour attester de la brulure:

        1: j ai été ouvertement reconu comme myto par la DIRECTION DE MON COLLEGE qui m'a pris a part dans leur bureau avec des c'est as bien dementrir sans demander ma version.

        2: jolie lettre de l'administration disans en résumé que si on débousait pas 1000Frs (l'affaire date un peu ) ben ca en restais la.


        Je dit pas que la chose valait de la prison ( fo pas déconner il m'ont pas torturé non plus) mais être directement considérer comme un menteur par le collège et l histoire d'aligné des sous direct sinon on fait rien ca m'est rester en travers de la gorge

        alors la justice actuel : be faut un miminum 'argent pour que vous regarde ( mais bon comme elle est aveugle :p )
    • [^] # Re: La justice est comme ça

      Posté par . Évalué à 1.

      "aide juridique dans le cadre d'une assurance dont tu es titulaire"

      Assurance ou banque, c'est quelquefois par défaut dans les contrats.

      "article 700 toussa"

      Article 700 du code civil : c'est le perdant qui paie les frais d'avocat.
      Note que briaeros devrait vraiment prendre un avocat : si il n'obtient pas gain de cause, il risque devoir payer également l'avocat de son ex-employeur !

      dino partouzeur : merci pour ton post, y a les mêmes idées que dans celui que j'aurais écrit :-) (paresseux je suis)
      • [^] # Re: La justice est comme ça

        Posté par . Évalué à 3.

        Article 700 du code civil : c'est le perdant qui paie les frais d'avocat.
        Note que briaeros devrait vraiment prendre un avocat : si il n'obtient pas gain de cause, il risque devoir payer également l'avocat de son ex-employeur !

        Voui c'est ce que je suis en train de voir /o\.

        L'ennui c'est que prendre un avocat : quel intérêt de dépenser 2k€ si c'est pour perdre 6k€ :P

        Si je prend un avocat et que le juge ne statue pas en ma faveur -> c'est pour ma pomme (et c'est cher). Et visiblement y'a un certain nombre d'avocat qui défendent mal lorsqu'on regarde sur le net /o\.

        Si je prend un avocat, et que le juge statue en ma faveur -> il fera sans doute appel, donc re frais d'avocat, etc...

        Ce que je trouve impressionnant avec l'article 700, c'est que le perdant doit payer pour les choix du gagnant.
        Vu que dans le combat employeur vs employé, l'employeur fait passer ça en frais pro et n'a même pas à sortir les sous de sa poche, ça me semble légèrement biaisé dès le départ.
        • [^] # Re: La justice est comme ça

          Posté par . Évalué à 2.

          Si je prend un avocat et que le juge ne statue pas en ma faveur -> c'est pour ma pomme (et c'est cher). Et visiblement y'a un certain nombre d'avocat qui défendent mal lorsqu'on regarde sur le net /o\.
          C'est pour ça que au USA, les avocat prennent un pourcentage de ce qu'il te font gagner... d'où les sommes excessives demandées.
          • [^] # Re: La justice est comme ça

            Posté par (page perso) . Évalué à 6.

            et c'est pour ça heureusement que c'est interdit en Farnce
            • [^] # Re: La justice est comme ça

              Posté par . Évalué à 3.

              C'est bien dommage d'ailleurs, parce que ce systeme il permet justement aux gens sans argent d'avoir un avocat qui veut bien prendre leur cas.

              Le fait que les sommes demandees soient enorme n'a pas grand-chose a voir, c'est a la loi de definir les limites, pas aux avocats.
              • [^] # Re: La justice est comme ça

                Posté par . Évalué à 2.

                a noter que certains etats (peut etre meme au niveau federal d'ailleurs?) interdisent aux avocats de faire de la pub a ce niveau pour justement eviter les proces al a con juste pour gagner des sous.
                Genre la pub: super promo, si vous gagnez je prend 10% sinon c'est gratos.
        • [^] # Re: La justice est comme ça

          Posté par . Évalué à 3.

          Et merde, j'avais ecrit un poste, j'ai tout perdu.
          Bref, je le refait un peu plus court.

          C'est normal que le perdant paye pour les frais d'avocat du gagnant.
          Sinon, ca veut dire que la justice n'est rendue qu'a ceux qui peuvent se la payer.

          En clair:
          On t'attaque, tu gagnes, ya pas de raison que tu doives payer pour te defendre, vu que tu etais dans ton bon droit.
          Tu attaques, tu gagnes, ya pas de raison non plus vu que t'etais dans ton bon droit et que faire respecter tes droits devrait etre gratuit.

          l'employeur fait passer ça en frais pro et n'a même pas à sortir les sous de sa poche
          Comment ca?
          Il faut bien qu'il paye son avocat, que ca soit la boite qui paye ou ton boss de sa poche perso (si c'est une petite boite, c'est probablement la meme chose au final et si c'est une grande, il va se faire dechirer par sa hierarchie), les sous sont payes...
          • [^] # Re: La justice est comme ça

            Posté par . Évalué à 3.

            mode un peu mauvaise foi ;)
            C'est normal que le perdant paye pour les frais d'avocat du gagnant.
            Sinon, ca veut dire que la justice n'est rendue qu'a ceux qui peuvent se la payer.

            Donc moi je peux pas prendre d'avocat pour me représenter (coute super cher), mais c'est normal que je doive assumer les _choix_ de l'autre ?

            On t'attaque, tu gagnes, ya pas de raison que tu doives payer pour te defendre, vu que tu etais dans ton bon droit.
            Y'a pas de raison non plus que tu prenne un avocat. L'avocat est pas obligatoire au prud'hommes.

            Tu attaques, tu gagnes, ya pas de raison non plus vu que t'etais dans ton bon droit et que faire respecter tes droits devrait etre gratuit.
            Sauf quand on t'explique qu'il faut prendre quelqu'un parce que vu que tu n'es pas representé par quelqu'un, ben tu ne connais pas la structure et le formalisme demandé (et indiqué nulle part dans la loi).
            (en réalité c'est plus ça qui m'énerve : qu'on soit finalement forcé de prendre un avocat/conseilleur syndical).

            Enfin, c'est vrai pour deux particulier, mais beaucoup moins pour un particulier vs entreprise :
            L'entreprise : qu'elle gagne ou perde, c'est l'entreprise qui paie, pas le gérant.
            Le particulier, qu'il gagne ou perde, c'est de sa poche.
            Le cout et les conséquences pour chaque partie n'est pas du tout le même.


            Bref pour conclure :
            La théorie je la comprend tout a fait et je suis 100% pour.
            Maintenant en pratique (entreprise vs particulier, obligation officieuse de prendre un spécialiste, non obligation de ma part pour qu'il prenne un avocat, non demande de dommage et intérêt (donc cout minimum pour l'entreprise possible, cad moins cher que les RAR qu'ils m'ont envoyés pour me demander de faire des rapports 1 à 2 mois après avoir acté que je ne faisais plus partie de l'entreprise)) fait que c'est moins que "100 % pour" ;) .

            A décharge de la justice, l'article 700 du CPC indique que les frais d'avocats sont statué par le juge suivant (entre autre) un principe d'équité et de la situation économique (ie en théorie un rmiste n'aura pas a acquitter le tarifs du ténors des bareau qu'a pris son entreprise même si il a été reconnu perdant).
            Maintenant faut voir comment c'est goupillé tout ça
            • [^] # Re: La justice est comme ça

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              Normalement, au niveau des prud'hommes, tu as un avocat gratuit, en demandant au syndicat de ton choix (pas le besoin de prendre ta carte) de t'aider.

              Si tu n'as toujours pas contacté de syndicat, je te conseille vivement de le faire, c'est leur métier, ils le connaissent très bien, et ça leur tiens beaucoup à coeur ;-)

              « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker

  • # Un conseil (gratuit)

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    En cas de litige avec un employeur, compte tenu de tes compétences en informatique, prend conseil auprès d'un professionnel compétent en droit: avocat, responsable syndical etc.... Je n'ai pas lu l'intégralité de ton journal, mais je pense que c'était aussi touchant de naïveté que mon projet d'écrire un cms tout seul. (note que j'ai réussi à faire quelque chose qui marchait, mais ce n'était juste pas une bonne idée face à SPIP ou autres...).
    Si j'ai bien compris tu veux que l'on te rende justice...tu vas beaucoup souffrir.
    • [^] # Re: Un conseil (gratuit)

      Posté par . Évalué à 2.

      Si j'ai bien compris tu veux que l'on te rende justice...tu vas beaucoup souffrir.
      Je sais que j'ai pris la bonne décision pour moi quand j'ai quitté la boite.
      Ensuite si la justice ne souhaite pas reconnaître ce (que j'estime) qu'a fait mon entreprise, c'est son problème. Disons que je ne me prendrais pas la tête. Je n'attends pas grand chose d'elle.
      elle juge ok. Cool
      Elle juge pas ok. Pas grave, j'aurais essayé.


      Je vais effectivement essayer de me rapprocher de gens qui s'y connaissent un peu mieux que moi dans le droit - pas très dur- et voir après ;)
  • # .

    Posté par . Évalué à 8.

    En droit, c'est comme en informatique : vaut mieux laisser faire les professionnels.

    "Le juge est incapable de modifier ma démission en licenciement". C'est peut être toi qui est incapable de comprendre que ce que tu demandes n'a pas de sens du point de vue juridique : tu as démissionné, c'est un fait. Par contre tu peux faire établir que le climat de travail était très mauvais. Et une façon d'établir cette vérité, c'est de demander des dommages.
    Rends toi service, consulte un spécialiste : tu causeras de la morale sur linuxfr et lui s'occupera du droit.
    • [^] # Re: .

      Posté par . Évalué à 6.

      C'est peut être toi qui est incapable de comprendre que ce que tu demandes n'a pas de sens du point de vue juridique : tu as démissionné, c'est un fait. Par contre tu peux faire établir que le climat de travail était très mauvais. Et une façon d'établir cette vérité, c'est de demander des dommages.
      Rends toi service, consulte un spécialiste : tu causeras de la morale sur linuxfr et lui s'occupera du droit.


      Je me suis un peu renseigné quand même ;)
      Cette procédure s'appelle 'prise d'acte de rupture' et elle a visiblement un fondement juridique :
      http://www.netpme.fr/travail-entreprise/297-prise-d-acte-de-(...)

      Ensuite comme tu dis, c'est un problème de spécialiste, et c'est bien ce que je trouve regrettable : le droit est devenu tellement compliqué que l'on est obligé de se remettre à un spécialiste pour faire valoir ses droits. C'est un peu comme si chaque fois que je lancais OOo, je devais demander à un ingénieur système de le faire (et de le payer en conséquence) /o\
      • [^] # Re: .

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Si on tient vraiment à prolonger ta comparaison, la justice c'est plutôt le bugzilla du droit.

        Au quotidien, le droit s'applique naturellement (les gens s'arrêtent aux feux, les contrats sont respectés, les gens travaillent et sont payés, etc.). Et quand ça rate, tu ouvres un ticket en justice, qui doit respecter certaines contraintes, notamment de forme, pour être considérée sérieusement par les juges (le risque, c'est de voir rejeté un mauvais ticket qui décrivait un vrai bug).
        • [^] # Re: .

          Posté par . Évalué à 6.

          sauf que dans un bugzilla,(d'habitude) les contraintes sont édictées de façon clair et simple, et demandent pas 4 ans d'études pour les connaître /o\
    • [^] # Re: .

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Dire qu'une démission est en fait un licenciement sans cause réelle et sérieuse est tout à fait possible et fait partie du pouvoir de requalification du juge.
      Après, je suis sceptique quant au succès, en l'espèce, de la requalification. Une démission, pour être régulière doit procéder d'une intention sérieuse et sans équivoque. Or, ici, le choix semble avoir été mûri, et le harcèlement et la contrainte ne sont pas présents.
      Pour l'histoire des €, il n'est pas nécéssaire d'en demander, puisque la demande a déjà au moins un objet, la requalification. Ensuite, libre à l'auteur du journal de faire du bénévolat pour monter son dossier ...
      • [^] # Re: .

        Posté par . Évalué à 3.

        Or, ici, le choix semble avoir été mûri, et le harcèlement et la contrainte ne sont pas présents.
        Bon ben alors copier coller d'une partie de ma lettre de démission,

        Et j'ai 2.5 pages qui décrive en pronfondeur les causes de mon départ, des emails pour les journées de plus de 12heures effectués, des emails de client "satisfait" de mon travail (donc pas si incapable que ça), un email où mon directeur de thèse me certifie qu'il est normal que je travaille de 8h du matin à 2h du (lendemain) matin , ...

        Monsieur,
        Vu que vous m'avez indiqué de vive voix le 26/11/2008 dans votre bureau que "vous supportiez très 
        mal que l'on vous rappelle la loi parce que vous la connaissez", je n'aurais donc pas l'outrecuidance 
        de vous indiquer la correspondance de chaque article cité.
        Vu la définition d'objectifs avec des délais physiquement impossible à tenir (cf les objectifs de Mr 
        ****** définis le lundi 24/11/2008 pour réalisation le 27/11/2008),
        Vu l'assignation de la responsabilité d'objectifs non atteint sur ma personne alors que vous avez 
        volontairement restreint les moyens en temps et en matériel, et malgré des remarques/demandes sur 
        ces points de ma part (cf la « plateforme type enthrone » à mettre en place, et votre intervention sur 
        ma responsabilité, effectué le 26/11/2008 , d'abord devant Mr ****** et Mr *****, puis dans votre bureau, cf les demandes de matériel (machines type PC) , de logiciel 
        (PEVQ), ou de respect d'un planning déjà convenu (projet de test de charge sur ****** alors que 
        je vous avais transmis mon planning d'article pour ma thèse) ),
        Vu la mise en doute répété et sans raison valable de mes compétences professionnelles, et sans 
        mettre ces mises en doute par écrit, mais en modifiant, suite à ces remarques, et de façon 
        significative, la façon de travailler, (cf réunion devant Mr ****** et Mr *****, puis dans votre 
        bureau le 26/11/2008 et la réunion dans le bureau de Mr ******* le 27/11/2008, où vous 
        m'indiquiez entre autre que j'étais incapable de gérer un projet, et que dorénavant vous demandiez 
        d'être mis au courant de toutes les informations (Et quand je vous ais indiqué, devant Mr *****
        et Mr *******  que vous risquiez d'avoir un nombre important d'e­mail, vous m'aviez indiqué que 
        c'est a moi de savoir quel(s) information(s) vous envoyer) etc...)
        Vu le non respect manifeste des articles L3121­7, L3121­8 et L3121­10  du Code du Travail français 
        (cf les astreintes à domicile le 7/11/2008 et le 10/11/2008, effectué sur votre demande orale express 
        le 14/11/2008),
        Vu le non respect manifeste et répété, malgré rappel à la loi, des articles L3121­34, D3131­1 et 
        suivant du Code du Travail français (cf le travail effectué le 3 et 4/11/2008, le 6 et 7/11/2008 et le 12 
        et 13/11/2008, ainsi que votre remarque, devant Mr ******* le 5/11/2008 sur le fait que 
        je ne « t 'avais pas prévenu que je ne revenais pas »[dans l'après midi] le 4/11/2008),
        Vu la difficulté à appliquer l'article L3121­25 du Code du Travail français (cf la discussion avec 
        ****** le 14/11/2008),
        Vu l'impossibilité à appliquer l'article L3121­10.
        Vu la mauvaise foi quant à la négociation salariale, et la mission à réaliser, entre vous, l'ANR , et 
        moi (cf le fait que j'ai appris seulement récemment l'obligation d'avoir un salaire minimum de 23484 
        € lors d'une bourse CIFRE, alors que vous m'aviez annoncé que l'ajout de 1500€ sur un salaire initial 
        (sans réel négociation) de 22000€ provenait de mon « bon travail lors du stage », cf (entre autre)
        • la réunion de photobox où vous m'avez affirmé, devant Mr ******, que l'entreprise 
        pouvait réallouer à sa guise le temps de son employé pour son usage propre
        • la discussion avec Mr ***** du 24/11/2008
        • la discussion avec vous dans votre bureau du 26/11/2008
        • la réunion avec Mr ******* et vous même le 27/11/2008)
        Vu que cette mauvaise foi me fait soupçonner un non respect manifeste envers l'ANR de l'article 
        314­1 du Code Pénal français,
        (tel que l'interprète la Cour de cassation, Chambre criminelle, 9 janvier 2008 ; n° de pourvoi 07­
        83425)
        J'ai le regret, monsieur, de vous remettre ma démission.
        Cette démission, remise par courrier recommandé avec accusé réception et confirmant ma volonté 
        de démissionner est valide légalement à compter du jour de la première présentation.
        Cette démission, suite au contrat de travail signé, et à la convention afférente, sera effective au bout 
        de un(1) mois de préavis à compter de la date de première présentation, c'est à dire normalement le 
        02/01/2009 au soir (si la lettre à été présentée le 03/12/2008).
        Je vous remercie de mettre à ma disposition, au plus tard au dernier jour ouvré avant cette date, les 
        documents de fin de contrat à savoir le dernier bulletin de paie, le certificat de travail, l'attestation 
        Assedic ainsi que le solde de tout compte. 
        Je reste à votre disposition pour discuter les modalités de mon départ.
        • [^] # moé

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Des connards de ce genre tu vas en rencontrer pas mal dans ta vie professionnelle, donc bon là c'est plus à toi que tu prends la tête qu'à lui qui envoi juste une avocate ...

          Je pense qu'il vaut mieux soit démissionner en ayant bien signé un contrat avant ailleurs, soit de se faire virer, ce qui est en général pas bien difficile.

          Mais bon là ça fait un peu jeunot naif qui débarque dans le monde "pro", et qui croit en plus qu'un jugement au prud'hommes provoquera une remise en question de son ancien employeur :)
  • # Avant d'aller plus loin

    Posté par . Évalué à 5.

    La question fondamentale à laquelle tu ne réponds pas est "pourquoi". Les tribunaux se moquent de façon générale des questions de morale et des égos froissés.
    Donc pourquoi te lances tu dans cette démarche ?
    - Parceque ca nuit à ta réputation auprès d'autres employeurs ?
    - Parceque tu as besoin de bouffer et que tu veux percevoir le chomage/les assedics ?
    - Parceque tu as pris un an de retard sur ta thèse et que tu as besoin d'un papier pour conserver ta place/ta bourse/ton tuteur ?
    etc.

    Tu dis que tu ne fais pas çà pour l'argent soit, mais ta démarche elle va couter de l'argent aux défendants et à l'Etat. Donc si tu fais juste ca pour avoir un papier qui dit "le 12 février 2010 il a été prouvé que c'était Briaeros007 qui avait raison !" tu vas pas être déçu du voyage.

    De plus ta volonté de ne pas dire ce que tu veux a totalement bloqué la conciliation : tu arrives en disant aux prud'hommes "je ne veux rien qu'un papier", l'avocat se demande immédiatement ce que tu vas en faire. Elle étudie alors le pire scénario, à savoir qu'une fois ce papier obtenu tu vas intenter un procès, en pénal cette fois, pour harcèlement psychologique. Donc elle demande un chiffre (qui doit forcément être motivé et donc lui permettre de savoir ce que tu cherches à avoir "en vrai").

    Mon conseil est de mettre un maximum d'ordre dans tes souhaits, et de les mettre par écrit. Ensuite prend un avocat et recontacte à travers lui l'avocat de ton entreprise pour une conciliation hors du cycle prudhommial (normalement vu tes demandes il y a 90% de chances pour que ca passe). Après si tu t'engages à ne pas trop casser les pieds (ie tu ne vas pas au procès en penal) ils devraient prendre sans problèmes à leur charge les frais d'avocats et de courrier (ca va faire 2000€ à tout casser, ce qui est lourd pour un particulier, mais pas grand chose pour une entreprise)

    De toutes les façons il te faut un avocat.
    • [^] # Re: Avant d'aller plus loin

      Posté par . Évalué à 2.

      Tu dis que tu ne fais pas çà pour l'argent soit, mais ta démarche elle va couter de l'argent aux défendants et à l'Etat. Donc si tu fais juste ca pour avoir un papier qui dit "le 12 février 2010 il a été prouvé que c'était Briaeros007 qui avait raison !" tu vas pas être déçu du voyage.


      - Pourquoi je fais ça, peut être pour une histoire d'égo (oui j'aime pas qu'on puisse me traiter comme de la merde, sorry) ,
      - Peut être aussi pour indiquer à la CIFRE que cette société ne devrais pas recevoir d'autres thésard et quelqu'un ne se retrouve pas dans la même panade que moi,
      - Peut être aussi parce que cette entreprise ne RESPECTE PAS le droit du travail, et que je trouve impressionnant qu'on s'en tape comme de l'an quarante ?

      Dans la société actuelle, il faut forcément être vénal pour faire quelque chose ? Je comprend pourquoi je l'aime pas cette société :P

      Que ça coute à l'état de l'argent ? Mais où était l'état pour faire respecter le droit du travail ? sous prétexte que ca coute de l'argent à l'état il ne faut surtout pas dénoncer les atteintes aux droits ?

      Que ça coute à l'entreprise de l'argent ? Mais où elle était pour me payer mes heures sups et embaucher quelqu'un d'autre quand il était légalement impossible de travailler (plus de 10h d'affilés sans repos quotidien, etc..).

      De plus ta volonté de ne pas dire ce que tu veux a totalement bloqué la conciliation :
      C'est pas comme si l'avocate m'avait une proposition non plus. elle a dis "Je ne comprend pas, la demande est pas chiffrée", pas "on pourrait partir sur une base X, et un accord que l'affaire s'arrête là".

      tu arrives en disant aux prud'hommes "je ne veux rien qu'un papier", l'avocat se demande immédiatement ce que tu vas en faire. Elle étudie alors le pire scénario, à savoir qu'une fois ce papier obtenu tu vas intenter un procès, en pénal cette fois, pour harcèlement psychologique. Donc elle demande un chiffre (qui doit forcément être motivé et donc lui permettre de savoir ce que tu cherches à avoir "en vrai").
      Dans ce cas elle ferait mieux de me le demander directement plutôt que d'avoir des pensées aussi détournée.
      (je sais je suis trop technique)
      Si je voulais vraiment les attaquer au pénal, je me serais fait arrêté (j'avais toutes les autres conditions remplis, au moins un mail agressif, un comportement aggressif en face d'un collègue, des horaires de mails montrant que je travaillais de nuit sans rémunération supplémentaires, ...)
      Il me manquait plus que l'arrêt de travail (et d'un point de vue psychologique je le méritais tout à fait amha
      Tu sais ce que j'ai dis dans le métro quand j'ai enfin quitté l'entreprise, et après avoir déposé une main courante parce que mon patron m'avait une fois de plus engeulé sans raison "Le cauchemar est enfin terminé".
      Je pense que ça résume assez bien la situation psychologique dans laquelle j'étais ;)
      ).


      Mon conseil est de mettre un maximum d'ordre dans tes souhaits, et de les mettre par écrit. Ensuite prend un avocat et recontacte à travers lui l'avocat de ton entreprise pour une conciliation hors du cycle prudhommial (normalement vu tes demandes il y a 90% de chances pour que ca passe). Après si tu t'engages à ne pas trop casser les pieds (ie tu ne vas pas au procès en penal) ils devraient prendre sans problèmes à leur charge les frais d'avocats et de courrier (ca va faire 2000€ à tout casser, ce qui est lourd pour un particulier, mais pas grand chose pour une entreprise)

      Pas con, pas con. Faut juste être prêt à payer un avocat, et ca reste cher.
      Mais pas con du tout comme idée.
      • [^] # Re: Avant d'aller plus loin

        Posté par . Évalué à 3.

        il faut forcément être vénal pour faire quelque chose ?

        Non c'est juste que l'argent c'est le maître étalon pour tout, maquement tu peux comparer le prix d'un ordinateur avec le coût d'un préjudice ...

        Dans le cas ou le préjudice est reconnu, il est chiffré mécaniquement, y compris si c'est une somme symbolique.
      • [^] # Re: Avant d'aller plus loin

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        quand il était légalement impossible de travailler (plus de 10h d'affilés sans repos quotidien, etc..).
        Ca me rappelles des mauvais souvenirs :) Je suis parti aussi mais avec le recul je pense que c'était une erreur : j'aurais du faire une grève du zèle.

        A mon avis (mais c'est trop tard dans ton cas) c'est la meilleure manière de faire dans ces cas là : s'en tenir aux horaires contractuels et aux objectifs de sa lettre de mission. Tout ce qu'on demande en plus : "désolé mais je ne suis pas payé pour ça".
        Du coup c'est au patron de se poser la question de la meilleure rentabilité entre une conciliation à l'amiable et un conflit juridique.
  • # Précision

    Posté par . Évalué à 1.

    Je ne vois pas comment tu pourrais demander à ce que ton employeur soit reconnu en partie responsable de ta démission car ce ne serait plus alors une démission (la démission a une définition très précise).
    Si tu veux qu'il soit reconnu de quelque chose, il faut demander à ce que soit requalifier ta démission. Ce qui entrainera alors des indemnités supplémentaires pour toi.
    • [^] # Re: Précision

      Posté par . Évalué à 2.

      si tu prèfère je demandait la requalification de la démission en licenciement sans cause réelle ni sérieuse, mais sans demander d'indemnitées supplémentaires ;)

      Visiblement ils veulent que je demande des indemnitées. quand y'en a les patrons rales, et quand y'en a pas , leurs avocats ralent...
      • [^] # Re: Précision

        Posté par . Évalué à 3.

        d'ailleurs a ce propos, tu peux ecrire un truc du genre:

        suite a la requete de maitre machin representant la partie adverse voici mes requetes:

        48 000 euros pour compenser machin truc etc ...
      • [^] # Re: Précision

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Prise d'acte de rupture : rien à voir avec la requalification d'une démission en licenciement. Quand deux parties s'engagent par contrat à des obligations réciproques, l'une d'elle peut considérer que le contrat a été implicitement rompu quand l'autre partie a manqué à l'un ou plusieurs de ses engagements. Mais pour autant, elle ne peut décider d'elle-même que le contrat est rompu, il lui faut demander en justice que cette rupture soit avalisée, c'est dans le Code Civil.

        La Cour de Cassation a tout de même admis que le contrat de travail, entraînant une dépendance financière excessive d'une partie envers l'autre, méritait une exception.

        Pour prendre acte de la rupture du contrat de travail aux torts exclusifs de l'employeur il faut lui envoyer un courrier en RAR dans lesquels ces torts sont énoncés avec pour conclusion qu'ils rendent impossible la poursuite de la situation contractuelle.

        Pour toucher le chômage, le passage par la case Prud'hommes est ensuite obligatoire, car ce sont les Prud'hommes qui décideront si la prise d'acte de rupture était fondée sur des motifs réellement graves et sérieux, et si en conséquence elle produit les effets d'une démission ou d'un licenciement.

        L'intérêt de la prise d'acte de rupture est qu'elle rompt immédiatement le contrat de travail et libère pour la recherche d'un autre emploi.

        On peut aussi demander la résolution judiciaire du contrat de travail, comme de tout contrat, mais alors le contrat n'est pas immédiatement rompu, et la procédure est toujours longue.

        La requalification : le Conseil de Prud'hommes peut considérer, au vu des pièces du dossier, que le salarié a été poussé à la démission par des manquements de l'employeur à ses obligations, et que ces manquements produisent l'effet d'un licenciement.
        Dans ce cas, le licenciement est non seulement sans cause réelle et sérieuse, mais également sans respect de la procédure.

        Je peux en parler, puisqu'une grande partie du temps que je passe sous Linux est consacré à des dossiers pour les Prud'hommes en tant que bénévole pour le service juridique de la CGT.

        Devant les Prud'hommes, on peut se présenter seul, ou se faire assister ou représenter par le conjoint, un avocat, ou un représentant syndical. La plus mauvaise solution est la première : la règle de l'unicité de l'instance -- à moins d'éléments nouveaux on ne peut présenter qu'une demande pour la même relation de travail -- oblige à tout éplucher et c'est une affaire de spécialistes.

        Impossible de saisir les Prud'hommes pour une requalification et d'y revenir ensuite pour le paiement des heures supplémentaires, une seule instance et puis après plus rien.

        Un avocat : attention, je n'ai été débouté que sur deux dossiers depuis que je monte des dossiers, mais pour ceux que j'ai gagnés je ne sais toujours pas quel mérite m'en revient et quel mérite en revient à l'avocat de la partie adverse.

        Beaucoup d'avocats enfoncent leur client, soit en disant devant le Conseil de Prud'hommes ce que le client a envie d'entendre mais qui ne devrait surtout pas être dit devant un tribunal, soit en refusant de concilier quand il vaudrait mieux concilier ou en poussant à des appels et cassations perdus d'avance.
        Une affaire, pour un avocat, ça peut être un placement à rentabiliser.

        Dans le département où j'habite je conseillerais plutôt de s'adresser à la CGT, mais je ne puis assurer que ce soit transposable dans tous les autres. Et les avocats honnêtes ça existe aussi, j'en connais.

        En gros, quand on va aux Prud'hommes, il vaut mieux au préalable se renseigner sur le syndicat ou le professionnel à qui va être confiée l'affaire. D'autres y arrivent par leurs propres moyens, mais ça demande d'avoir un peu bûché le droit.

        Quant au Bureau de Conciliation son rôle ne s'arrête pas à tenter de concilier les parties, il doit aussi mettre l'affaire en état d'être jugée. Ce pour quoi il peut exiger la production de tout document pouvant servir de preuve, mais la demande doit en être faite sur la saisine.

        Enfin, la procédure devant les Prud'hommes est orale. Rien ne peut être retenu de ce qui n'aura pas été évoqué à l'instance. Certains Conseils admettent les conclusions écrites au titre de pièces du dossier.

        Chiffrer les demandes : une plaie d'argent fera sûrement davantage réfléchir l'employeur qu'une condamnation toute symbolique.
        Les chiffres aideront également le Conseil à rendre un jugement.

        Voilà, il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet et pas mal d'anecdotes, mais avec ça il y a déjà de quoi gaver le public.
        • [^] # Re: Précision

          Posté par . Évalué à 1.

          Merci bien pour toutes ces précisions ;)

          Devant les Prud'hommes, on peut se présenter seul, ou se faire assister ou représenter par le conjoint, un avocat, ou un représentant syndical. La plus mauvaise solution est la première : la règle de l'unicité de l'instance -- à moins d'éléments nouveaux on ne peut présenter qu'une demande pour la même relation de travail -- oblige à tout éplucher et c'est une affaire de spécialistes.
          Pas par le père en tout cas /o\ :P

          sinon, ils m'ont effectivement conseiller de me faire "aider".

          Dans le département où j'habite je conseillerais plutôt de s'adresser à la CGT,
          Elle est à perpète les oies de chez moi.
          Remarque ça me fera faire de la moto, mais bon...


          Et les avocats honnêtes ça existe aussi, j'en connais.
          Voui, mais c'est cher, et vu mes inputs en terme de salaire pour l'instant ... Et ensuite faut les connaîtres les honnêtes


          Voilà, il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet et pas mal d'anecdotes, mais avec ça il y a déjà de quoi gaver le public.
          Ca risque pas de me gaver moi :P
      • [^] # Re: Précision

        Posté par . Évalué à 2.


        si tu prèfère je demandait la requalification de la démission en licenciement sans cause réelle ni sérieuse, mais sans demander d'indemnitées supplémentaires ;)

        Si tu ne demandes pas réparation d'un préjudice, alors je te conseillerais de ne pas encombrer les tribunaux.
        • [^] # Re: Précision

          Posté par . Évalué à 2.

          ahlala vénalité quand tu nous tiens ;)

          Celui qui "encombre" les tribunaux, c'est mon employeur qui a pas respecté le code du travail. Ce qui m'étonne (enfin plus vraiment), c'est que tout le monde s'en foute comme de l'an quarante, tant que tu veux pas avoir "ta part du gateau".
          • [^] # Re: Précision

            Posté par . Évalué à 2.

            ben mets toi a leur place aussi...
            Ils ont des cas a juger a plus savoir quoi en faire, et tu debarques direct de bisounours land en leur demandant de dire kikaraison, mais juste pour l'honneur.

            T'es pas sur linuxfr et ils ont autre chose a faire que d'arbitrer un troll, si tu demandes rien en contrepartie, ben circulez ya rien a voir.
            Si tu ne demandes rien, ya rien a te donner et rien a juger.

            T'es pas le seul a bosser jusqu'a 2h00 du tinma tu sais, les juges sont aussi debordes.
      • [^] # Re: Précision

        Posté par . Évalué à 1.

        Visiblement ils veulent que je demande des indemnitées. quand y'en a les patrons rales, et quand y'en a pas , leurs avocats ralent...

        Non, pas du tout.
        On te demande de dire ce que tu veux.

        Si tu ne veux pas d'indemnites, tu dit que tu veux 0 euro (ou 1 euro symbolique si ca te chante) d'indemnite.
        On te demande juste d'arriver a la conciliation avec des revendications.

        La conciliation est la pour concilier, pas pour juger.
        Tu expose tes griefs, tu dit ce que tu veux en contrepartie et a partir de la on discute.
        Si tu ne dit pas ce que tu veux, comment veux tu concilier quoi que ce soit?
        Si les 2 parties se mettent d'accord a l'amiable, tout le monde est content et on rentre a la maison.
        Si elles sont d'accord pour etre en desaccord, tu pousses l'affaire plus loin.

        C'est procedurier et chiant, peut etre, mais si tu veux une justice aveugle, ca aide d'avoir une procedure stricte.
  • # Ton labo

    Posté par . Évalué à 8.

    Pourrais-tu m'expliquer stp pourquoi tu n'es pas allé t'installer dans ton labo tranquillement à faire du travail correspondant à ton sujet, à faire un petit workshop en Italie après avoir porté l'affaire au prud'hommes et SANS DÉMISSIONNER. Sans déconner tu es masochiste ou quoi. Tu as subi un harcèlement un traitement incompatible avec ton statut et en plus tu donnes le bâton pour te faire battre en démissionnant. Je t'avais conseillé de te rapprocher de ton labo, as tu tenté cette approche ?
    Je dois avouer que je ne comprends pas du tout ton mode de raisonnement. J'espère que tu auras la patience de m'éclairer car tu m'as vraiment l'air de t'être fait ballader dans toute cette histoire.

    En tout cas bon courage à toi.


    PS : tu as travailler sans compter je ne comprends pas pourquoi tu n'aspires pas à des indemnités méritées ?
    • [^] # Re: Ton labo

      Posté par . Évalué à 4.

      Je pense que c'est une question de force de caractère...
      Peut être, surement même, que son patron a beaucoup joué sur le mentale.

      Personnellement, il m'arrive parfois de bosser plus de 24h (record 36h) d'affilé, c'est rare, entre 1 à 4 fois par an. Mais c'est de mon plein gré. Et je le fais parce que c'est le €jackpot€ et que je suis en de très bon termes avec ma hiérarchie. Les compensations ne sont pas que financière.

      Mais par contre, il m'est déjà arrivé dans la boite ou j'étais avant de dire f#ck, le climat n'était pas le même.

      Je ne comprend pas comment on peut faire des heures sup sans contre-partie. Il faut être clair dès le début, c'est tout.
      • [^] # Re: Ton labo

        Posté par . Évalué à 3.

        Je ne comprend pas comment on peut faire des heures sup sans contre-partie. Il faut être clair dès le début, c'est tout.
        Facile à dire quand tu as un peu de "bidoche". Quant c'est ton premier emploi et que ton patron t'embobine sur le fait que c'est normal, que c'est une petite structure, toussa...
        • [^] # Re: Ton labo

          Posté par . Évalué à 4.

          On a tous eu un premier boulot :)

          Je pense que c'est une question de caractère et d'environnement.

          Peut être que tu a été placé dans un environnement de faiblesse et tout ça, ensuite, c'est la spirale.

          Je ne voulais en aucun cas de critiquer, si tu étais le seul à qui ça arrivais, on pourrais dire que... ba t'es con ! Mais ça arrive à énormément de gens en France (et peut être moi à l'avenir) !

          Ce que je pense, c'est que même si tu adore ton boulot et qu'avec ta hierarchie ça va, il faut quand même penser QU'A SA POMME !

          Le truc de : ouaaais c'est une petite structure, c'est chaud la, il FAUT le faire, mais à l'oeil cousin...!

          Tout de suite, premier reflexe :
          Il y a t'il des gens dans la boite qui touchent plus que toi ?
          Je dirais oui la plupart du temps ! Si c'est si chaud que ça, pense au train de vie des mecs très bien payé de ta boite. Tout de suite, tu te dis que c'est pas si chaud que ça...

          Deuxième réflexe :
          Quelle est le crétin qui t'a mis dans cette situation ?
          Si c'est toi... Bon, ba t'es con :)
          Si c'est un crétin de technico/commercial : Tu va le voir et tu gueule !
          Et tu fais pas ! Il a vendu ça comme un crétin sans penser que les gens bossant la nuit aime être payé ? C'est une erreur, qui se verra sanctionné par sa hierarchie (qui est peut etre la tienne aussi) au même titre que tu te fera sanctionner si tu fais un ifdown sur la seul interface réseau d'un server client qui se situe en Tchetchenie et que tu administre par ssh.
          Si c'est ton patron : Pense au premier reflexe, il faisait partie de ces gens mieux payé ! Parfois trois ou quatre fois ton salaire ! Si il n'a pas prévu de te payer, dis que tu accepterais volontier qu'il te delaisse une partie de son salaire.
          Si c'est un gentil collègue qui expérimentait la commande dropdb dbclient -U postgres -W, c'est le seul cas qui peut valoir le coup, mais ponctuellement, si c'est trop souvent, il faut lui révoquer ces droits...!

          Troisième reflexe :
          Ne te laisse pas baiser !
          Jamais jamais jamais jamais ! Et à chaque fois que tu te fais baiser, baise le baiseur ! ça calme les ardeurs des méchants collègues vite fait. Mais surtout, ne laisse pas passer UN SEUL viol ! C'est tres important ! Apres, ça devient la solution de facilité de te violer pour tes collègues !

          Et les réflexes si dessus n'empêchent en aucun cas de ne pas s'investir dans son boulot ! Au contraire, c'est en suivant les suivants que tu va monter dans la boite !

          Approuvé par ton humble serviteur !
    • [^] # Re: Ton labo

      Posté par . Évalué à 2.

      Pourrais-tu m'expliquer stp pourquoi tu n'es pas allé t'installer dans ton labo tranquillement à faire du travail correspondant à ton sujet, à faire un petit workshop en Italie après avoir porté l'affaire au prud'hommes et SANS DÉMISSIONNER. Sans déconner tu es masochiste ou quoi. Tu as subi un harcèlement un traitement incompatible avec ton statut et en plus tu donnes le bâton pour te faire battre en démissionnant. Je t'avais conseillé de te rapprocher de ton labo, as tu tenté cette approche ?

      Parce que mon directeur de thèse et mon patron se connaissent bien, et que mon directeur de thèse est au petit soin avec mon patron (cf réunion dans son bureau pour m'expliquer qu'il faut que je continue à faire les deux facettes et thèse et avant vente etc...)

      Directeur de thèse qui n'hésitait pas à dévaloriser les autres thésards quand ça l'amusait. (et quand je l'ai dis à ce thésard, il m'a répondu "non mais je le sais, il le fait avec tout le monde. T'inquiète pas il le feras aussi avec toi".)

      Quant à la démission : au départ je ne souhaitais pas démissionner tant que j'avais pas trouver d'autre contrat. Mais désolé, à la fin je ne pouvais tout simplement PAS SUPPORTER de me faire insulter et engeuler sur des choses qui n'était pas de mon ressort, ou alors complètement de la faute de mon patron. Problème de caractère, de psychologie, ou autre, je ne sais pas, mais voilà quoi.

      Et je ne regrette absolument pas d'avoir démissionner.


      PS : tu as travailler sans compter je ne comprends pas pourquoi tu n'aspires pas à des indemnités méritées ?
      Parce que je n'ai pas envie de me prendre la tête sur "ce que j'ai le droit, ce que je peux demander", sans compter que si je demande des indemnité ca peut aussi etre compris comme "il a démissionner, mais il c'est rendu compte qu'il aurait pas du donc maintenant il demande des sous".
      • [^] # Re: Ton labo

        Posté par . Évalué à 4.

        "il a démissionner, mais il c'est rendu compte qu'il aurait pas du donc maintenant il demande des sous".

        Et alors ?

        tout le monde fait des erreurs et objectivement une "punition" est tout de même justifiée pour ton ex Boss

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