Journal #WhatWouldTimblDo : nouvelle campagne de la FSF contre les DRM sur le Web

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23
11
nov.
2016

Cette semaine, M. Tim Berners-Lee est appelé à se prononcer sur l’adoption des DRM dans HTML 5. La FSF a donc lancé une pétition pour convaincre l’actuel président de la W3C de dire enfin non.


Petit historique…

Tim Berners-Lee, surnommé Timbl, est le principal inventeur du Web, ainsi que le fondateur et président du World Wide Web Consortium (W3C), organisme de standardisation du Web.

Le W3C regroupe plusieurs centaines d’entreprises partenaires. Parmi elles, Apple, Google, Microsoft et Netflix proposent en 2013, le développement des Encrypted Media Extensions (EME), un système de menottes numériques pour le Web. Tim Berners-Lee et son équipe acceptent cette proposition, suscitant de vives critiques du grand public comme de professionnels.

… et gros remous.

Fondamentalement opposée aux DRM, la Free Software Fondation (FSF) dispose d’un portail d’informations militantes dans ce sens : Defective by Design (« défectueux par défaut »).

Dans un récent billet, un employé de la FSF tente d’expliquer l’indulgence de Tim Berners-Lee vis-à-vis du projet EME ; et pourquoi il faut plutôt s’en inquiéter :

Berners-Lee semble espérer que les grands diffuseurs adopteront EME et l’utiliseront pour rendre les DRM moins coûteux et moins rigides lors du streaming de vidéos, puis finiront par laisser tranquille le Web libre. Mais l’histoire nous prouve exactement le contraire. Pour maintenir l’utilisateur sous contrôle, les DRM exigent d’être déployés sur toute nouvelle plateforme, tout nouveau format. Leurs propriétaires n’ont aucune raison de ne pas utiliser leur immense pouvoir et leur argent pour en injecter davantage, ailleurs dans le Web. Ainsi, on parle à demi-mot d’ajouter des DRM dans les standards pour textes et pour images ; ce que la ratification des EME stimulerait. (1)

Dès le lancement du groupe de travail EME en 2013, Tim Berneers-Lee et son équipe affichaient déjà un certain malaise. En octobre 2016, Timbl se lavait les mains de la décision d’étendre ou non le temps de développement du standard EME. Ces velléités encouragent aujourd’hui la FSF à interpeller l’inventeur du Web, cependant que le standard est proposé à la mise en œuvre.

La FSF en action.

  • Une pétition, signée par 26 organisations et plus de 34000 personnes à cette heure ;
  • La campagne #WhatWouldTimblDo (« Ce que ferait Timbl ») sur les réseaux sociaux.

Notes.

(1) Traduction personnelle de :

Berners-Lee seems to be hoping that the big media companies will accept EME and use it to make DRM cheaper and easier for streaming video, then leave the free Web alone. But history shows us the exact opposite. DRM has to keep spreading to new platforms and formats to maintain control over users, and its owners have no reason not to use their massive power and money to continue integrating it into more elements of the Web. Indeed, there are murmurs about adding DRM to text and image standards, which would be energized by the ratification of EME.

  • # Je suis quand même curieux...

    Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 11/11/16 à 15:14.

    de ce que la FSF espère comme résultat. Bien que directeur du W3C, cet organisme reste un consortium et Berners-Lee n'a tout simplement pas le pouvoir de s'opposer à une décision d'un comité prise en conformité avec les statuts et règles en vigueur.

    Oui, bien sûr, d'un point de vue relations publiques, ne pas avoir le créateur du web de son côté, ce n'est pas génial, mais fort surmontable, compte tenu que les personnes chez qui cette situation créerait un sentiment de malaise sont les mêmes que celles qui sont déjà fortement opposées à Microsoft, Apple et les autres qui veulent imposer des DRMs.

    Et même à la limite, si Berners-Lee mettait son poing sur la table et refusait le passage en W3C Recommendation de l'EME (en supposant que ce soit possible, ce dont, encore une fois, je doute) : le pouvoir ne résiste pas dans les spécifications, mais dans les implémentations. Avec plus de 80% de parts de marchés, si Microsoft, Apple et Google s'entendent sur une mise en oeuvre entre eux, alors ce sera ça qui deviendra un standard de facto, que le W3C le veuille ou non! Apparté : on se demandait dans un précédent journal à quoi pouvait bien servir Firefox maintenant que d'autres navigateurs libres existent; eh bien, précisément à ça.

    Ceci étant, sur le site de la pétition, la FSF parle beaucoup plus du W3C que de TBL, ce qui me semble une bonne chose.

    • [^] # Re: Je suis quand même curieux...

      Posté par . Évalué à -5.

      le pouvoir ne résiste pas dans les spécifications, mais dans les implémentations

      Tu voulais certainement exprimer « le pouvoir ne réside pas dans les spécifications, mais dans les implémentations ».

  • # Menottes numériques

    Posté par . Évalué à -10.

    un système de menottes numériques pour le Web

    non. C'est un moyen d'empêcher la copie sauvage de fichiers numériques. Parce que certaines personnes vivent de leur art et que tout le monde ne peut pas se permettre de jeter sur le web public ses vidéos nulles, ses photos moches et ses mix pourris sous licence CC.

    Que le libriste se batte pour le code ouvert, ok. Le code c'est un outil technique, tout le monde gagne à ce qu'il soit ouvert.

    Que le libriste se batte pour de l'art libre, j'aimerais alors qu'il me propose une méthode pour remplir le frigo des artistes et financer leur matos. Et pas les dons volontaires, s'il vous plaît (soyons sérieux, l'internaute est un porc qui consomme et se casse dans 95 % des cas).

    Les DRM ne sont pas des menottes mais un moyen offert aux créatifs pour garder le contrôle de la diffusion de leur travail.

    Comme photographe, une photo me revient entre 7 et 125 €/unité. Quand je retrouve mes photos publiées sur Tumblr sans mention de crédits ni lien vers mon site, je viens littéralement de me faire déposséder de mon travail.

    Quand j'écris des scripts ou des plugins (pour mes besoins), je suis ravi des les publier sous GPL 3. Mais l'art, c'est différent : c'est personnel, il y a souvent de vraies personnes dedans, et je ne tiens pas à ce que ça soit utilisé n'importe où n'importe comment.

    Donc s'il vous plaît, les caricatures simplistes, ça va 5 min. Je sais bien qu'en pratique, ça va profiter aux majors de la production plus qu'aux artistes, sauf que la mode actuelle chez les créatifs est au freelance avec de plus en plus d'auto production/auto édition/auto promotion/auto financement. Les labels musicaux et éditeurs ne publient que des gens déjà connus (sinon à compte d'auteur), les magazines ne paient plus de photographes (et ne vendent presque plus), etc.

    Aujourd'hui la survie des artistes, c'est YouTube, SoundCloud, Facebook, 500px, Instagram, etc. Donc les DRM, ça sert à éviter que jackiebogoss57 ne se prenne pour Vogue UK et joue à l'aspirateur de contenu pour pas cher.

    • [^] # Re: Menottes numériques

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Que le libriste se batte pour de l'art libre, j'aimerais alors qu'il me propose une méthode pour remplir le frigo des artistes et financer leur matos. Et pas les dons volontaires, s'il vous plaît (soyons sérieux, l'internaute est un porc qui consomme et se casse dans 95 % des cas).

      Quelle est la différence avec le développeur ? Le développeur lui a le droit de ne pas remplir son frigo ? Il n'a pas besoin de matos ?
      Ou alors le développeur il est mignon il a un vrai taff et fait du libre à côté. Mais dans ce cas pourquoi l'artiste ne ferait-il pas pareil ?

      Quand j'écris des scripts ou des plugins (pour mes besoins), je suis ravi des les publier sous GPL 3. Mais l'art, c'est différent : c'est personnel, il y a souvent de vraies personnes dedans, et je ne tiens pas à ce que ça soit utilisé n'importe où n'importe comment.

      Ha oui, ok, compris. L'art c'est différent, c'est personnel.

      soyons sérieux

      Ouai, justement, soyons sérieux.

      • [^] # Re: Menottes numériques

        Posté par . Évalué à -7.

        Quelle est la différence avec le développeur ? Le développeur lui a le droit de ne pas remplir son frigo ? Il n'a pas besoin de matos ?

        C'est pas ce que j'ai dit. Le code libre peut bénéficier d'un travail collaboratif, que ça soit pour le développement ou le debugging. Ça rend la rémunération plus complexe à collecter et à distribuer. L'art c'est à 90 % individuel, donc la rémunération est « simple ». Ensuite le code est utilitaire et répond à un besoin technique (exception faite des jeux), alors que l'art ne sert à rien. Les perspectives de ROI ne sont pas les mêmes à court terme.

        Ou alors le développeur il est mignon il a un vrai taff et fait du libre à côté. Mais dans ce cas pourquoi l'artiste ne ferait-il pas pareil ?

        Surprise, c'est déjà ce qu'il fait.

        • [^] # Re: Menottes numériques

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          qu'il me propose une méthode pour remplir le frigo des artistes et financer leur matos. Et pas les dons volontaires

          le développeur il est mignon il a un vrai taff et fait du libre à côté. Mais dans ce cas pourquoi l'artiste ne ferait-il pas pareil ?

          Surprise, c'est déjà ce qu'il fait.

          Donc dans ce cas il n'a pas de différences

          Ensuite le code est utilitaire et répond à un besoin technique (exception faite des jeux), alors que l'art ne sert à rien

          Vu que ça sert à rien pourquoi on payerait pour ça alors que le code est utile et a donc de la valeur lui ?

          • [^] # Re: Menottes numériques

            Posté par . Évalué à -10.

            Vu que ça sert à rien pourquoi on payerait pour ça alors que le code est utile et a donc de la valeur lui ?

            CQFD. C'est précisément ce type de raisonnement qui nous met dedans, et c'est celui de 80 % des internautes-consommateurs. Ça n'est pas parce que ça ne sert à rien que ça n'a pas de valeur. Sinon vide tes étagères et tes DD de toute musique, film, littérature, image, bibelot, décoration etc.

            • [^] # Re: Menottes numériques

              Posté par (page perso) . Évalué à 10.

              C'est précisément ce type de raisonnement qui nous met dedans

              Ha mais c'est juste ce qui sort de ton raisonnement hein ;-) C'est toi qui parle d'utilitaire ou inutile.

              Mais au final, et c'est le point le plus important, ça n'explique toujours pas vraiment pourquoi on mettrait des DRM pour de l'art et pas pour du code.
              Ok tu dis que le code peut être fait à plusieurs, ben l'art aussi.

              L'art est plus souvent fait en solo donc DRM parce qu'on peut identifier ? Ok donc si je fais du code de manière personnelle et sans collaboration externe il n'y a donc aucun problème à mettre un DRM dans mon code ? C'est bien ça la logique ?

              • [^] # Re: Menottes numériques

                Posté par (page perso) . Évalué à 8.

                L'art est plus souvent fait en solo

                Il suffit de regarder un générique de film pour savoir que l'art, bien plus que le code, ne se fait pas bien souvent en solo (pareil pour un album, une pièce de théâtre… Et même la photo).

                Encore une chose identique entre code et art, n'en déplaise à aurelienpierre.

                (et j'avoue ne pas comprendre pourquoi il parle que l'art ne sert à rien, il s'auto-insulte, évidement qu'on ne va pas filer des sous pour le plaisir de dépenser dans ce qui ne sert à rien, mais comme l'art sert… Ha part contre, il y a beaucoup de pseudo-artistes qui râlent qu'on ne dépensent rien pour eux, mais eux en effet ne servent à rien, la différence n'a rien à voir avec art/code, car autant en art ou en code on a des gens qui font des trucs inutiles. Ha zut, encore une chose identique entre art et code ;-) )

              • [^] # Re: Menottes numériques

                Posté par . Évalué à -6.

                Quand je dis que l'art ne sert à rien, c'est qu'il ne répond à aucun besoin primaire, et c'est du second degré. C'est aussi ce que pensent beaucoup au premier degré. Je n'ai pas dit qu'il ne présentait pas d'intérêt.

                Maintenant la différence fondamentale entre ton/mon/notre code et une photo ou une vidéo par exemple, c'est que le code est une recette de cuisine qui répond à un besoin et possède une ou plusieurs fonctions. L'image (par exemple), c'est une matrice de pixels, donc un produit final. Pas une pile de calques, pas un tuto pour la produire, pas un procédé.

                Mais je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas ou qu'on ne devait pas mettre de DRM sur du code (même si techniquement, voilà…). Les gens font ce qu'ils veulent. Ce que j'ai dit c'est que je ne conçois pas la publication sous licence libre d'art. Exemple limite Godwin : que Marine Le Pen fasse tourner mes scripts sur son ordi, je m'en cogne, mais qu'elle se serve des mes photos pour promouvoir son message politique abject, là je serais fâché. D'autant plus que comme portraitiste, mes modèles ont aussi leur mot à dire.

                Je considère donc utopique de vouloir réserver le même traitement à l'art et au logiciel, et donc les DRM me semblent un compromis intéressant pour garder un contrôle sur les contenus numériques publiés. Je suis le premier à râler après, sauf que je ne vois pas de meilleure solution.

                Alors après, que des dév de mauvais poil y voient une attaque artistes vs. codeurs, faut pas pousser. Je gagne ma vie comme ingénieur, à développer du code de calcul scientifique et de simulation pour la thermodynamique, à base de logiciels libres. J'ai un pied dans chaque milieu, détendez vous.

                Mais reste que pour moi, le code est une solution technique à un problème technique. C'est un objet neutre et sans charge émotionnelle. L'art est une forme de communication, guidé par une opinion et chargé émotionnellement. Par exemple, je ne pourrais pas versionner une photo aussi froidement que je commit du code.

                • [^] # Re: Menottes numériques

                  Posté par (page perso) . Évalué à -1.

                  L'image (par exemple), c'est une matrice de pixels, donc un produit final. Pas une pile de calques, pas un tuto pour la produire, pas un procédé.

                  Et pourtant il y a plein de tuto sur comment faire de la photo, ho comme c'est bizarre tu te le cache carrément, comme si ta façon de faire des photos vient juste de Dieu directement. Comme le code.

                  que Marine Le Pen fasse tourner mes scripts sur son ordi, je m'en cogne, mais qu'elle se serve des mes photos pour promouvoir son message politique abject, là je serais fâché.

                  que Marine Le Pen se serve des mes photos pour promouvoir son message politique abjectf, je m'en cogne, mais qu'elle fasse tourner mes scripts sur son ordi, là je serais fâché.
                  Donc militons pour les DRM sur le code et rien sur l'art.
                  Donc militons pour proprio sur le code et libre sur l'art.
                  Tu vas me soutenir car c'est moi qui pense ça!

                  Quoi? tu n'es pas d'accord? Mais de quel droit ton opinion est supérieures à la mienne?
                  Tu ne vois même pas que tu t'enfonce tout seul dans le ridicule, tu montres que tu ne réfléchis pas du tout au sujet, tu es juste dans l'émotionnel, tout centré sur toi-même.

                  Alors après, que des dév de mauvais poil

                  Oui, on a l'habitude :
                  les noirs sont de mauvais poils car veulent être considéré comme les blancs
                  les femmes sont de mauvais poils car veulent être considéré comme les hommes
                  Tu ne vois pas de lien avec toi?
                  tu as exactement le même comportement, tu penses que les (pseudo-)artistes sont supérieurs au codeurs.

                  Tu n'attaques pas les femmes, tu n'attaques pas les noirs, mais l'idée est exactement la même : tu trouves des gens inférieurs à toi.

                  Tu veux jouer à ça? Demande-toi pourquoi tu ne gagnes pas ta vie avec l'art? Peut-être que la réponse est que comme pas mal de codeurs qui se plaignent de ne pas gagner de sous de leur code, ton art est (au premier degré) simplement nul donc inutile. Alors arrêtes d'insulter les autres, redescend de ton piédestal.

                  le "monde de l'art" a toujours ce problème de se considérer supérieur, et tu en est un grand exemple.
                  Et dire qu'il suffit que les gens aient envie d'acheter pour que ça se vende, rien à voir avec les DRM…


                  Bon, je crois qu'on va s'arrêter la, de toutes façon tu as démontré que tu ne veux pas réfléchir sur le sujet, tout en mélangeant tout (libre et DRM par exemple) et te croyant supérieur aux autres sans jamais se remettre en question (et ne surtout pas réfléchir aux réponses qui te sont données, et surtout croire que tes propres oeuvres sont utiles au premier degré alors que c'est aux autre de le dire). A partir de la, le seul espoir est de trouver des artistes n'ayant pas les chevilles enflées pour que le libre (tu as parlé de libre, donc j'en parle mais la base le journal est sur les DRM hein donc rien à voir ;-) ) avant dans l'art. L'art a 20 ans de retard sur le code, ça avance lentement (dans 10 ans il aura peut-être 29 ans de retard :(, mais ne perdons pas espoir).

                • [^] # Re: Menottes numériques

                  Posté par . Évalué à 4.

                  Exemple limite Godwin : que Marine Le Pen fasse tourner mes scripts sur son ordi, je m'en cogne, mais qu'elle se serve des mes photos pour promouvoir son message politique abject, là je serais fâché. D'autant plus que comme portraitiste, mes modèles ont aussi leur mot à dire.

                  La loi interdit, par défaut, l'utilisation d'un œuvre sans l'accord de son auteur. Donc si une fasciste utilise tes œuvres, tu peux te défendre (et gagner facilement) devant la justice. La loi protège tes œuvres.

                  Par contre, utiliser une mesure technique de protection :

                  1. te protège plus mal que la loi (jeankevin trouvera vite un moyen de contourner la mtp)
                  2. ne se substitue pas à la loi
                  3. casse les pieds de tout le monde et en particulier des utilisateur·ices·s légitimes de ton travail (ie: c·elle·eux ceux qui te paient).
                  4. est comme tu le dis une porte ouverte supplémentaire à la dépossession des droits d'exploitation des œuvres par des producteur·ice·s/éditeur·ice·s/distributeur·ice·s qui apposeraient ces mtp sur les œuvres des artistes qu'il·elle·s « accompagnent ».

                  etc.

                  • [^] # [HS] Massacre de la lecture, insulte au lecteur

                    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                    casse les pieds de tout le monde et en particulier des utilisateur·ices·s légitimes de ton travail

                    Un peu comme ceux ceux qui mettent des "·" partout.
                    Pitié, les féministes allemands précurseurs de cette connerie ont arrêté depuis des années ce jeu, on peut arrêter ça aussi en français?

                    Comme les DRM, ta façon d'écrire casse les pieds à tout le monde sans aucune valeur ajoutée.
                    (en fait ce n'est pas si HS : DRM ou "·", ce sont des fantasmes quand à leur bienfaits, et ça fait bien plus de mal aux personnes légitimes qu'aux autres).

                    • [^] # Re: [HS] Massacre de la lecture, insulte au lecteur

                      Posté par . Évalué à -4.

                      Ne décrédibilise pas bêtement ton message : tu viens d'écrire à aurelienpierre qu'il « mélange tout (libre et DRM) » et toi tu te décrédibilise juste après en mélangeant DRM et typographie.

                      Pète un coup et passe ton chemin.

            • [^] # Re: Menottes numériques

              Posté par (page perso) . Évalué à 10.

              Je pense que c'était une démonstration par l'absurde en reprenant tes termes. C'est toi qui as dit que ça ne servait à rien. Il n'a fait que te mettre en défaut sur le coup.
              Je ne pense absolument pas que l'art ne serve à rien (bien au contraire, c'est de première important d'après moi, bien plus — ou au moins aussi important — que le logiciel qui n'est souvent qu'utilitaire justement). J'imagine que CrEv non plus ne pense pas cela (ensuite j'en sais rien, je le connais pas). Et bien entendu toi non plus. Or pourtant tu as dit "l'art ne sert à rien", exactement avec ces mots. Tu as donc raison en disant que ce raisonnement est un problème, sauf que c'est toi-même qui participe à créer ce raisonnement dont tu te plains.

              Perso je pense que c'est justement parce que l'art est si important pour l'humanité qu'il devrait être libre. Et non cela n'a rien à voir avec la rémunération. On peut tout à fait rémunérer très bien des artistes sans "enfermer" leur art (tout comme à l'opposé on peut mettre des gros DRMs partout, générer de gros revenus tout en laissant des broutilles aux auteurs). D'ailleurs ce n'est que relativement récemment qu'on a commencé à limiter les usages des œuvres (18ème siècle d'après Wikipédia). Mais le fait est que ce n'est pas le droit d'auteur qui nourrit les artistes à travers le monde. Le droit d'auteur (ou encore le "copyright" pour les pays sous common law) sert surtout à nourrir des intermédiaires (lesquels n'existeraient en général même pas si le droit d'auteur n'existait pas, c'est un système auto-renouvelé) dans les faits. Pour le gros des artistes, les droits d'auteur représente au mieux un petit bonus pour aller au restau quelques fois en plus dans l'année, pas plus (et dans la grosse majorité des cas, juste rien). Seuls les 1 ou 2% des très gros artistes (ceux pour lesquels justement le salaire de base est déjà largement suffisant pour qu'ils vivent la belle vie) touchent vraiment des sommes conséquences en droit d'auteur.

              Tu le dis toi-même, les artistes en général trouvent un travail (si possible lié à leur art). Beaucoup de photographes par exemple gagnent principalement leur vie avec de la photographie d'évènements (mariages, etc.), ce qui n'empêche pas beaucoup d'entre eux de continuer à exposer et espérer vendre des œuvres (plus ou moins avec succès) à côté. Mais ceux qui vivent essentiellement de cela sont extrêmement rares.
              Tous les musiciens que je connais sont en général professeurs et interprètes dans les quelques rares groupes ou entreprises qui peuvent payer (pas toujours reluisant d'ailleurs, j'ai connu beaucoup d'artistes, danseurs ou musiciens notamment, qui bossaient au parc Disneyland par exemple…). Ça ne les empêche pas de jouer très régulièrement dans leur groupe perso ou lancer divers projets, et bien sûr, ils touchent un peu mais pas de quoi vivre s'ils ne faisaient que ça.

              Pourtant ça fait des années que le droit d'auteur est une machine bien rôdée qui brassent des sommes astronomiques annuellement. On ne peut pas dire qu'on est encore au 18ème siècle, au début du système et pas organisé. En France notamment, la SACEM se targue d'être l'un des organismes de répartition de droits parmi les plus efficaces au monde (et c'est vrai d'ailleurs). Pourtant si tu connais des musiciens adhérentes SACEM, qui font cela à plein temps, demande leur combien ils touchent dans l'année en droits d'auteur.
              Donc le fait est que le droit d'auteur est un système qui brasse certes beaucoup d'argent, et qui en fait vivre beaucoup… mais pas parmi les artistes pour la plupart!

              En tous cas, je fais partie de gens qui essaient de faire de l'art libre, car on veut croire que l'art et la connaissance peuvent être libres, appréciés, utilisables et utilisés par tous, pour tous, et ce tout en arrivant à avoir des artistes qui en vivent.
              Oui les raisons sont différentes. Elles sont moins utilitaires. Il n'y a pas de question de savoir le code qui tourne sur son ordi. Par contre je crois que les copies d'œuvres devraient pouvoir être partagées et copiées. Même étudiées, plutôt que faire des cultes du secret pour tout.

              Ah oui, et je voudrais revenir sur ton affirmation:

              Et pas les dons volontaires, s'il vous plaît (soyons sérieux, l'internaute est un porc qui consomme et se casse dans 95 % des cas).

              C'est sincèrement ce que tu penses, en tant qu'artiste sur ton audience? Déjà d'une c'est super triste, de deux, ça me donnerait pas envie de payer un artiste en particulier si je savais que c'est ce qu'il pense de moi, ça c'est sûr.
              Alors certes, en faisant de l'Art Libre sur ZeMarmot (cf. lien précédent que je redonne), on fait un peu un saut de foi. D'ailleurs à l'heure actuelle, c'est pas extra et on se pose très régulièrement des questions sur notre choix. Il n'y a aucune honte à le dire. Mais on veut y croire. Peut-être à un moment devrons-nous abandonner et serons nous un peu dégrisés comme tu sembles l'être (je touche du bois pour que cela n'arrive pas: toctoc). Mais à l'heure actuelle, franchement on veut croire que les artistes peuvent être des gens qui font ce qu'ils aiment sans être hautain envers le public d'une part, et que le public peut vouloir choisir à qui il donne son argent.

              Le fait est que les gens donnent leur argent massivement pour les arts, sans arrêt. Pas toujours directement (achat de CD/DVD), mais aussi beaucoup indirectement, avec des redevances (télé notamment, etc.), mais aussi encore plus indirectement car les commerçants payent aussi sans arrêts d'autres redevances (par exemple pour diffuser de la musique dans les boutiques), donc ce sont des frais forcément répercutés dans le prix qu'on a payé (pour un service ou un produit). Sauf que nous n'avons aucune marge de manœuvre sur les destinataires réels (quand c'est des artistes, cela va donc par défaut aux gros blockbusters et aux tops du hit-parade). C'est aussi la raison pour laquelle je ne suis pas persuadé non plus par d'une nouvelle redevance que certains libristes promeuvent: la licence globale. Sur le papier, cela a l'air intéressant, mais l'histoire nous a montré trop bien que cela impliquera des frais de fonctionnement qui ponctionneront la majeure partie des revenus, et surtout qu'il est simplement impossible d'être réaliste dans la répartition. La seule chose de sûre est ce qui a le plus de succès, mais le reste (90%? Plus?) de l'appréciation artistique et ludique est un énorme brouillard. Passé ce petit top-100 supra-médiatisé, c'est extrêmement dur de savoir qui crée beaucoup, joue beaucoup, a du succès ou non…

              Tout ça pour dire que si, je crois énormément au don volontaire. Pourquoi? Parce que je pense que c'est la seule méthode réellement fiable pour appliquer une forme de "droits d'auteur" réaliste. Plutôt que de forcer les gens à donner une somme qui rentre dans une énorme machine incontrôlable et totalement "boîte noire", il faudrait qu'ils prennent en main la direction de la création artistique (et ludique) en choisissant ceux qu'ils souhaitent soutenir. Et si bien sûr que c'est possible. Les gens achètent déjà des CDs, DVDs des créateurs qu'ils apprécient, ils achètent louent en VOD, etc. Cela se voit de plus en plus ces dernières années avec le crowdfunding. Donc bien sûr que c'est possible de choisir et de donner pour ceux qu'on apprécie.

              Perso je veux croire que cela puisse être le futur le plus sain pour un droit d'auteur réellement juste et sans gaspillage (dans de la grosse machinerie d'organismes intermédiaires à qui on donne le pouvoir de choisir à notre place où va notre argent). Et c'est pour cela que je n'ai pas du tout ta vision noire et désapprobatrice du public ou des donations.

              Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

              • [^] # Re: Menottes numériques

                Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                Je pense que c'était une démonstration par l'absurde en reprenant tes termes.
                Je ne pense absolument pas que l'art ne serve à rien. J'imagine que CrEv non plus ne pense pas cela

                C'est bien ça :-)

              • [^] # Re: Menottes numériques

                Posté par . Évalué à -6.

                Je vis au Canada où il n'y a pas de vrai équivalent à la SACEM. Ici, c'est chacun pour soi et Dieu pour tous. Tout le monde est freelance ou presque, à part quelques « vieux » qui bossent dans des agences/boîtes de prod etc. Les compagnies de media (on va résumer par ce titre les éditeurs, magazines, boîtes de production, agences photo, etc.) ne veulent pas prendre de risque financier à lancer qqn de pas connu, et ne signent que des noms déjà installés. Ça veut dire que les futures étoiles doivent faire leur trou elles-mêmes en attendant d'être peut-être repérés.

                Donc défendre le droit d'auteur, fût-il périmé, revient de plus en plus à défendre les auteurs et de moins en moins les majors, parce qu'on est en train de couper les intermédiaires entre les artistes et le public, notamment grâce aux plateformes d'autopublication (Lulu et Blurb pour le livre, SoundCloud et Bandcamp pour la musique, Youtube et Viméo pour un peu tout le monde, Patreon pour le mécénat, les stocks et micro stocks pour la photo, etc.).

                Ces gens là doivent être musicien-ingé son-organisateur de concert-community managers, acteur-agent-présentateur-monteur-community manager, photographe-retoucheur-commercial-imprimeur-community manager etc. En un mot, des professions autrefois séparées dans des boîtes plus ou moins grosses sont exercées aujourd'hui par une même personne à son compte.

                Le don volontaire n'est envisageable qu'à partir d'une masse critique importante d'abonnés, ce qui suppose de faire quelque chose d'assez grand public et pas trop underground. On est bien d'accord que même sur des sites à gros trafic, le ratio donateurs/lecteurs est infime. La seule option possible me paraît le micro-paiment : tu veux voir ? Tu paies, mais juste l'équivalent d'un café ou d'une bière. Ça marche même pour de petits volumes d'abonnés et ça redonne une valeur symbolique aux yeux du public/client.

                C'est sincèrement ce que tu penses, en tant qu'artiste sur ton audience?

                Quand tu fais du nu et que tu dois dealer avec 80 % de pervers qui viennent juste se rincer l'œil d'une seule main, ça rend pas optimiste.

                • [^] # Re: Menottes numériques

                  Posté par . Évalué à 7.

                  Le don volontaire n'est envisageable qu'à partir d'une masse critique importante d'abonnés, ce qui suppose de faire quelque chose d'assez grand public et pas trop underground.

                  Vraiment ? Tu crois que les gens suffisamment motivés pour tomber sur un truc underground et l'écouter sont les moins prêts à payer ?
                  À mon avis c'est plutôt l'inverse, c'est eux qui savent ce qu'est un petit artiste, qui s'intéressent plus à la musique, et qui sont aussi prêts à le rémunérer. Ils sont peu certes, mais si tu leur mets des DRMs c'est franchement pas sympa.

                  C'est plus ta musique est grand-public que jean-beauf va la télécharger pour pas paraître ringard, parce que ça passe à la radio en boucle ou parce que tous ses collègues en parlent au boulot.

                • [^] # Re: Menottes numériques

                  Posté par (page perso) . Évalué à 10.

                  Je vis au Canada où il n'y a pas de vrai équivalent à la SACEM. Ici, c'est chacun pour soi et Dieu pour tous. […] Ça veut dire que les futures étoiles doivent faire leur trou elles-mêmes en attendant d'être peut-être repérés.

                  Ce que je dis est justement que même avec un organisme de répartition (et même l'un des meilleurs au monde, car la SACEM est effectivement très efficace car ils ont un pouvoir assez important en France avec une implantation historique et un monopole de fait reconnu par des tribunaux; historiquement c'est d'ailleurs l'une des plus anciennes sociétés de répartition de droits), c'est pareil.
                  Ces organismes de répartition de droits n'ont pour vrais bénéficiaires que quelques stars et tous les gens qui travaillent dans cet organisme. Mais sûrement pas les artistes dans leur ensemble. Et c'est vrai partout dans le monde, mes exemples ne sont sûrement pas faits pour parler d'un seul cas national.

                  […] les futures étoiles […]

                  Au passage, je note ton utilisation du terme "futur étoile". Cela est très symptomatique du problème du droit d'auteur et pourquoi les artistes n'osent pas se mettre contre le système et essayer de le faire sauter, alors même qu'ils vivent quotidiennement le fait que c'est une arnaque. Le problème est que l'on fait miroiter des gros sous aux gens justement au cas où ils deviennent des étoiles. Je le disais: les seuls qui ont des droits d'auteurs un peu intéressants sont ceux qui sont dans le hit parade (et ont donc déjà des revenus divers importants pour concerts, avances, etc. suffisamment conséquents pour vivre bien). On fait donc espérer aux gens que si un jour ils sont riches et célèbres, ben grâce aux droits d'auteur, ils seront encore plus riches. Or pour cela, ils doivent donc absolument protéger le système, dès maintenant quand ils ne sont pas encore riches.
                  La logique ne tient pas du fait que par définition, pour être intéressant, il ne peut y avoir qu'une infime portion de riches artistes (1 %? 2 %?). S'il y en avait plus, ben soudainement les richesses seraient bien mieux réparties et par conséquent le haut du panier ne toucherait plus une part totalement disproportionnée. Et bien sûr, ça veut dire que la plupart des gens ne seront jamais dans ce haut du panier. C'est juste totalement absurde de vouloir défendre ce système absolument contre-productif.
                  En un sens, les petits artistes acceptent donc de toucher des clopinettes maintenant et de se faire écraser car ils se disent que dans le futur, ce sera peut-être eux en haut qui pourra écraser les nouveaux petits artistes.

                  Ainsi, oui, tu as tout à fait raison: ce système de droits d'auteurs — tel qu'il est actuellement — est fait entièrement pour les étoiles actuelles et les futures étoiles. Absolument pas pour la grosse majorité des artistes. C'est donc un choix de mot très intéressant que tu as fait et qui démontre tout le problème d'un système fait par et pour des "étoiles".
                  Perso ce n'est pas ma vision de ce que devrait être un bon système de droits d'auteur. L'intérêt des arts ne réside absolument pas dans ce hit parade.

                  Donc défendre le droit d'auteur, fût-il périmé, revient de plus en plus à défendre les auteurs et de moins en moins les majors

                  Mais puisqu'on dit que les auteurs touchent quasi rien du système de droit d'auteur actuel! Les majors, comme l'ensemble des intermédiaires sont ceux qui touchent beaucoup. Tu défends le système = tu défends les majors et le droit de te faire rançonner dans les grandes largeurs. Rien d'autre.

                  couper les intermédiaires entre les artistes et le public, notamment grâce aux plateformes d'autopublication (Lulu et Blurb pour le livre, SoundCloud et Bandcamp pour la musique, Youtube et Viméo pour un peu tout le monde, Patreon pour le mécénat, les stocks et micro stocks pour la photo, etc.).

                  Ce sont aussi des intermédiaires. Certes de nouveaux intermédiaires, et on va donc avoir tendance à les mettre en opposition aux intermédiaires plus historiques (les sociétés de redistribution de droits, ainsi que les majors…) mais au final ils font la même chose. Simplement ils utilisent des moyens modernes alors que les majors traditionnels sont souvent des vieux dinosaures qui comprennent rien à la technologie et n'arrivent donc pas à la suivre. Mais en un sens, on peut dire que ce sont les majors du futur (voire du présent. Je pense que des boîtes comme Google — c'est à dire Youtube — sont déjà bien parties pour être considérées des majors de l'industrie de la vidéo et même audiovisuelle en général; Youtube se met même à produire et a dorénavant une plateforme payant à-la-Netflix).
                  Franchement tous ces systèmes à abonnement, c'est simplement un nouveau type de redevance (privée cette fois). Ils sont un peu plus efficaces que les SACEMs et co. car ils arrivent effectivement plus facilement à voir les vraies répartitions (plus facile avec des vues informatiques). Mais au final, c'est pareil, seuls les gros touchent. Les estimations Youtube, c'est genre 1$ pour 1000 vues. C'est pas avec ça que tu vas devenir riche. Le truc, encore une fois, c'est qu'il y a une ou 2 exceptions de personnes qui ont vraiment vraiment beaucoup de vues. Or encore une fois, ces quelques cas font rêver les millions de "youtubeurs" qui s'imaginent tous à leur place. Ça rappelle quelque chose? Ah oui, c'est pareil que la SACEM qui fait miroiter les quelques artistes en tẽte… la seule différence est que c'est basé sur la pub (et c'est pas un bon point, mais alors pas du tout!).

                  Note que j'utilise certains de ces services (mais aucun dans un but de rémunération. Je n'active pas ces trucs sur Youtube par exemple, et refuse de soumettre les gens à de la publicité s'ils regardent une vidéo que j'ai faite), parfois par paresse, car ils sont effectivement efficaces en tant que plateforme (pas en tant que société de redistribution de droits par contre, je le répète), et malheureusement malgré tous leurs problèmes, ils ont mieux pigé certains détails importants que les vieux majors et donnent plus de libertés (c'est triste de dire ça, mais bon… les contrats SACEM par exemple, c'est un peu vendre son âme au diable). Mais ils n'en reste pas moins que ce sont des intermédiaires aussi, majors en devenir, et qu'il faut y faire tout aussi attention.

                  Ces gens là doivent être musicien-ingé son-organisateur de concert-community managers, acteur-agent-présentateur-monteur-community manager, photographe-retoucheur-commercial-imprimeur-community manager etc. En un mot, des professions autrefois séparées dans des boîtes plus ou moins grosses sont exercées aujourd'hui par une même personne à son compte.

                  Tu vois, tu donnes toi-même des exemples du fait que personne ne vit du droit d'auteur à l'heure actuelle. Ce système est un leurre, un mensonge… Le défendre, c'est juste perpétuer le mensonge.

                  Le don volontaire n'est envisageable qu'à partir d'une masse critique importante d'abonnés, ce qui suppose de faire quelque chose d'assez grand public et pas trop underground.

                  J'ai tendance à penser comme Octabrain plus bas. Les trucs underground arrivent souvent à mieux marcher dans un style indépendant. Justement quand on arrête de chercher à être une "étoile", et qu'on se dit juste qu'on veut vivre de sa musique et donc qu'on fait son truc dans son milieu de prédilection. Dans ces cas là, certains arrivent alors à s'en sortir pas trop mal. Encore une fois, pas grâce aux droits d'auteurs hein. Mais en faisant beaucoup de concerts, en vendant des CDs (en direct, donc pas avec les droits d'auteurs là non plus), aussi souvent en donnant des cours (je connais beaucoup de musiciens très populaires dans leur milieu qui donnent des cours de leur instrument et leur popularité leur permet d'avoir beaucoup d'élèves et des tarifs corrects pour en vivre), etc.

                  C'est sincèrement ce que tu penses, en tant qu'artiste sur ton audience?

                  Quand tu fais du nu et que tu dois dealer avec 80 % de pervers qui viennent juste se rincer l'œil d'une seule main, ça rend pas optimiste.

                  Ben en même temps, tu donnes le bâton pour te faire battre. Si tu veux pas dealer avec ces "pervers", t'es pas obligé de le faire. Si t'es si peu heureux de ton business, pourquoi tu t'obstines? Si c'est pour ensuite cracher sur ton audience, y a un problème plus profond.

                  Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

                • [^] # Re: Menottes numériques

                  Posté par . Évalué à 8.

                  Ces gens là doivent être musicien-ingé son-organisateur de concert-community managers, acteur-agent-présentateur-monteur-community manager, photographe-retoucheur-commercial-imprimeur-community manager etc. En un mot, des professions autrefois séparées dans des boîtes plus ou moins grosses sont exercées aujourd'hui par une même personne à son compte.

                  Marrant, mais plus haut tu expliquais que l'art, c'est avant tout individuel. Apparemment pas depuis bien longtemps.

                  Ça doit être un choc, d'ailleurs, pour un artiste, de se libérer des frais des intermédiaires pour se rendre compte que ça servait aussi à payer pour toutes ces activités!

                  Le don volontaire n'est envisageable qu'à partir d'une masse critique importante d'abonnés, ce qui suppose de faire quelque chose d'assez grand public et pas trop underground.

                  On parle de marchés, là? Effectivement, il faut plaire à beaucoup de gens ou alors à moins de gens mais plus susceptibles de donner pour vivre de son art. Il n'y a pas de place pour tout le monde, loin de là!

                  On est bien d'accord que même sur des sites à gros trafic, le ratio donateurs/lecteurs est infime.

                  Certainement. Mais ça dépend pas mal du public visé aussi.

                  La seule option possible me paraît le micro-paiment : tu veux voir ? Tu paies, mais juste l'équivalent d'un café ou d'une bière. Ça marche même pour de petits volumes d'abonnés et ça redonne une valeur symbolique aux yeux du public/client.

                  Le plus extraordinaire, c'est que tu peux faire ça sans DRM. C'est juste que tu ne contrôles plus les diffusions. Faut être convaincu que la personne qui a payé te manque assez de respect pour tout remettre gratuitement à disposition sur un site concurrent du tiens. Y'en a qui n'ont vraiment rien à faire de leur vie…

                  Quand tu fais du nu et que tu dois dealer avec 80 % de pervers qui viennent juste se rincer l'œil d'une seule main, ça rend pas optimiste.

                  Et donc je comprends pas: tu veux qu'ils dégagent ou qu'ils paient? Parce que d'un point de vue financier, on s'en carre l'oignon s'ils n'apprécient pas l'art. Avant d'accéder au micropaiement il faut certifier qu'on est là pour apprécier l'art? S'ils veulent faire un don pour se rincer l'oeil encore plus, tu vas refuser?

                • [^] # Re: Menottes numériques

                  Posté par . Évalué à 7.

                  L'Art de Demander - Conférence TED d'Amanda Palmer

                  Amanda Palmer est une artiste qui a décidé de donner sa musique. Dans sa conférence TED, elle examine la nouvelle relation entre l'artiste et ses fans. Elle pousse même son exploration très loin et nous dit : « ne faites pas payer les gens pour la musique, laissez-les le faire ! »

                  Sa musique est donc en ligne gratuitement mais comment faire pour gagner sa vie dans ce cas ?

                  Amanda va faire ce qu'elle a toujours fait : demander.

                  Dans un entretien passionnant qui commence à l'époque où elle était artiste de rue elle va nous dévoiler la manière dont elle s'y est prise pour lever plus 1,2 million de dollars auprès de sa communauté (alors qu'elle n'avait demandé que 100 000 dollars au départ).

                  Grâce à son public, la chanteuse a récolté plus d'un millions de dollars, elle a fait la une des journaux, partager des expériences inoubliables avec ses fans, etc. Amanda revient sur ce parcours incroyable et nous partage son expérience dans « l'art de demander ».

                  Elle aussi a fait du nu (mannequin) à l'époque mais je ne crois pas que ça l'ait rendue si pessimiste ;-)

    • [^] # Re: Menottes numériques

      Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 11/11/16 à 17:08.

      Wow, un dinosaure pro-DRM. Je savais pas que ça existait encore.

      Allez, encore des p'tits contre-arguments pour la route (bien que je me doute que ce sera pas écouté) :

      • Les DRMs, ça fout en l'air la pérennité du contenu (exemple : une DRM reposant sur Flash, alors qu'il est à l'état de mort-vivant)

      • Les DRMs limitent de manière artificielle l'acheteur dans son utilisant du contenu. Le cas le plus courant, est qu'on peut lire le contenu que sur le périphérique sur lequel on l'a acheté. Exemple : Jeu PS3 acheté sur le Store. Backup/Restauration sur une nouvelle PS3/PS4 impossible !)

      • En général les DRMs ne font chier que les honnêtes acheteurs, pas les auteurs de contrefaçons (trop drôle le jeu qui me fait perdre automatiquement alors que je l'ai acheté 100% légalement !).

      • Les DRMs, c'est du code propriétaire qui ne fait que son boulot dans le meilleur des cas, ou qui se foire en te prenant pour un pirate (dans beaucoup de cas (*)), ou qui t'espionne (exemple : rootkit Sony)

      • Les DRMs, ça refroidit plein d'acheteurs potentiels (d'où l'essor de GOG pour les jeux par exemple)

      • Même, l'absence de DRM est aujourd'hui un argument vendeur (exemple : le Kickstarter pour Tesla Effect avec en gros "No DRMs !" dans la promo faite pour qu'on donne nos sous à l'époque. Promesse tenue)

      Bref, les DRMs ça pue et c'est has been.

      "Quand certains râlent contre systemd, d'autres s'attaquent aux vrais problèmes." (merci Sinma !)

      • [^] # Re: Menottes numériques

        Posté par . Évalué à -7.

        Les DRMs, ça fout en l'air la pérennité du contenu (exemple : une DRM reposant sur Flash, alors qu'il est à l'état de mort-vivant)

        D'où l'intérêt de les standardiser dans HTML…

        • [^] # Re: Menottes numériques

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Tout à fait, et c'est ce qui expliquerait l'indulgence du W3C, selon la FSF. Le problème, comme le montre crûment >xcomcmdr, c'est que cet éventuel bénéfice n'est que le moindre défaut des DRM (que j'ai appelés « menottes numériques », un peu facilement en effet).

          Je partage votre dépit face au piratage ; précisément, pour ma part, face à un aspect du piratage, pleinement consumériste et tout à fait méprisant envers les travailleuses/rs — quelque soit leur « secteur ».

          Or, il me semble que ce sont les pratiques davantage que la technique qu'il faut transformer ; pratiques de consommation mais aussi de diffusion. La révolution qu'est le Web ne peut littéralement pas vivre avec les règles de l'Ancien Régime.

          P.s. : À propos de nos inquiétudes vis-à-vis du piratage, je me permets de citer cet extrait de Roses à crédit d'Elsa Triolet :

          — Quand même, vous devez avoir des déboires… Si les acheteurs ne risquent pas grand-chose quand ils ne payent pas… Il y a tant de gens malhonnêtes.
          — C'est ce qui vous trompe, Monsieur, il n'y en a pas tant que ça. Les gens, dans l'ensemble, sont honnêtes, et nous ne pouvons exister que parce que les gens sont honnêtes !

          Debug the Web together.

        • [^] # Re: Menottes numériques

          Posté par (page perso) . Évalué à 7.

          Ça n'aidera pas. Un DRM, même basé sur une norme, inclut une partie secrète. Le jour où le fournisseur du module de déchiffrement cessera de le fournir, tous les contenus qui l'utilisaient deviendront illisibles.

    • [^] # Re: Menottes numériques

      Posté par (page perso) . Évalué à 10. Dernière modification le 11/11/16 à 17:57.

      Mais l'art, c'est différent

      A le fantasme "ce qui fait vivre les autre c'est bon met en libre, ce qui me fait vivre le libre c'est horrible".
      Ce n'est pas différent, c'est exactement pareil (oui auto-promo, mais voila j'ai écrit un journal sur le sujet, avec la même haine de pseudo-libristes pour qui le libre c'est juste les miette mais le gagne pain pas question, alors je recycle c'est plus écolo).
      Dire "c'est différent" c'est pour étonnamment récupérer du fric pour soit, ça t'"arrange".

      y a souvent de vraies personnes dedans

      Tandis que celui qui code n'est pas une vraie personne.
      Soit tu as dis une énorme connerie, tu t'en rends compte et t'excuse, soit tu es juste ignoble à considérer les gens "pas artistes" comme des "fausses personnes" juste parce qu'elles ne font pas comme toi.

      Comme photographe, une photo me revient entre 7 et 125 €/unité.

      Depuis qu'on a inventé le numérique, une photo revient à environ 0€/unité. C'est ta prestation qui coûte, et ça c'est exactement pareil pour un codeur.

      Quand j'écris des scripts ou des plugins (pour mes besoins), je suis ravi des les publier sous GPL 3.

      Résumons par : ce que tu ne sais pas vendre, OK en libre ça passe, mais si tu peux vendre "comme avant" (à l'ancienne, sans changer de modèle économique car tu en a appris un et un seul), tu vas te battre contre le libre. Le libre est gadget pour toi, pour d'autre il est important.

      Que le libriste se batte pour le code ouvert, ok. Le code c'est un outil technique, tout le monde gagne à ce qu'il soit ouvert.

      Je vais te choquer : tout le monde gagne à ce que l'art soit libre, pour exactement les mêmes raisons que tu pourras trouver pour le logiciel libre. Et il y a des modèles économiques possible pour l'art libre autant que pour le logiciel libre (rappel : il y a 20 ans, on disait que le logiciel libre c'était pour les gamins, impossible d'en vivre. Tout discours a simplement 20 ans de retard)

      Donc s'il vous plaît, les caricatures simplistes, ça va 5 min.

      Je te retourne le compliment.


      Note que je suis pour (si si alors que ce qui me connaissent savent que je fût militant antiDRM, et suis toujours dans la même idée même si moins actif) que le W3C standardise le DRM, un standard est mieux que d'être dehors avec des logiciels proprios aux format de transfert inconnus (ce qu'a du mal à comprendre la FSF et ceux qui critiquent Mozilla, surtout en disant "menottes" ou "on enlève x", ça enlève rien du tout, on avait rien avant), mais tes arguments sont dignes dans anti-logiciel libres : de la peur, une incapacité de changer de modèle, une accusation des autres plutôt que de se remettre en question. Tu devrais te poser et réfléchir.

      Juste pour info : les plus emmerdé avec les DRM, ce sont ceux qui t'achètent quelque chose. Le dernier Bluray que j'ai acheté, ça m'a assez calmé pour me dire "plus jamais"… Si tu veux tuer ton business à long terme, continue comme ça, aime les DRM et diffuse sous DRM, et bye bye.

      Et un rappel : l'art et à 99% une copie des autres dans le passé, tu es le premier contrefacteur car tu fais de l'art basé sur ce que tu as vu avant (pas de DRM contre tes yeux, horreur!). Assigne-toi en justice, sale pirate!

    • [^] # Re: Menottes numériques

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Les DRM ne sont pas des menottes mais un moyen offert aux créatifs pour garder le contrôle de la diffusion de leur travail.

      Je ne saurais dire pour ce qui est de la photographie, mais, en tout cas, dans le monde des romans auto-publiés, c'est assez rare que les auteurs qui ont du succès utilisent des DRMs et ce probablement plus pour des raisons pragmatiques qu'autre chose : le lecteur qui achète ton livre est précieux, il faut le chérir et lui rendre la chose la plus agréable possible et sans entraves ; c'est lui qui achètera tes prochaines productions et lui qui en parlera. Qu'il y en ait certains qui divulguent après gratuitement l'ouvrage par d'autres biais peut uniquement être bénéfique : ceux qui ont l'habitude de payer pour un roman continueront à le faire, tandis que ceux qui n'en ont pas l'habitude ne le feront pas de toute façon, en particulier pour un auteur auto-publié pas très connu ; par contre, ils peuvent faire connaître le livre à d'autres, apportant potentiellement de nouveaux acheteurs.

      Après, franchir le pas et carrément mettre le livre sous licence libre, c'est une autre histoire, c'est très peu testé, donc pas facile à dire. Ma courte expérience me dit que ça ne change pas beaucoup les choses, je pense, mais c'est à voir : je suis en train de tester les approches libre et non-libre (mais sans DRMs !) pour comparer, je reviens dans quelques années pour vous raconter :)

    • [^] # Re: Menottes numériques

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      C'est un moyen d'empêcher la copie sauvage de fichiers numériques.

      Pour info, c'est aussi un moyen d'empêcher la copie légitime de fichiers numériques, par exemple transfert sur sa tablette. Si aussi un moyen de ne ne plus jamais vendre mais louer (d'ailleurs si tu dis vendre une oeuvre mais que tu lui met un DRM au cul, tu mens à ton acheteur car en pratique tu lui coupe l'accès dès le jour où tu ne paye plus pour le serveur central, et toi seul décide).

      Est-on clair que tu ne souhaites pas vendre ton art mais seulement le louer (à durée plus ou moins définie)?

      Ne me dit pas que tu n'y as pas réfléchi, hein, tu hurles si on se bât contre les DRM donc tu sais un minimum sur les limites techniques et tu es prêt à les assumer (genre "fuck à ton lecteur qui sait lire des images mais pas avec DRM", "fuck toi qui veut acheter, je ne veux pas vendre mais je te loues seulement" etc).

      Note que comme aucun DRM ne résiste longtemps, les seuls qui souffrent sont ceux qui t'ont filé de la thune (le referont-ils?), les autres sont tranquilles. Et les seuls heureux hors celui qui lit sans DRM sont ceux qui ont vachement peur du piratage et à qui on a vendu les DRM (qui ne changent rien au piratage, mais au moins ils ont essayé donc sont heureux d'avoir essayé)

      Rappel de circonstance :
      dvd-legal-illegal-pirate-consommateur

      • [^] # Re: Menottes numériques

        Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 13/11/16 à 06:26.

        Rappel de circonstance, on est en 2016, plus en 2006 quand ce graphique a été fait:
        - j'allume la pomme télé
        - je choisit le dessin animé sur Netflix
        - j'appuie sur play
        - et pourtant, c'est plein ras la gueule de drm

        Pas de DVD à la con, pas de bande annonce, pas de disque de 4To à gérer, et j'ai pas à traîner sur des sites douteux pleins de pubs et de scams pour commettre un acte illégale.

        Mode zenitram:
        Tu confonds les drms et leur implementation, tu te décrédibilise vraiment à mentir et a confondre tout et n'importe quoi.

        Mode moi:
        Foutez la paix au gens. Si machin veut distribuer sous drm, ca le regarde. Il a ses raisons. Elles sont pas valables à tes yeux, peut être, n'empêche que c'est sa création, et il fait ce qu'il veut.
        Il ne te doit rien, si t'es pas content, passe ton machin, et arrête de nous les briser.

        Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

        • [^] # Re: Menottes numériques

          Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 13/11/16 à 08:03.

          Rappel de circonstance, on est en 2016, plus en 2006 quand ce graphique a été fait

          Je suis d'accord, c'est plus simple de nos jours même si c'est encore parfois chiant et que parfois on est encore la, et que les gens considèrent de plus en plus l'achat comme inutile (tu parles d'entités qui font de la location dans le cadre d'un forfait mensuel, avec les DRM il n'y a plus d'achat possible)
          Mais le sujet n'est pas que la, l'auteur se la pète aussi à considérer l'art comme supérieur au code, le libre c'est cool pour le code mais pour l'art oh que non hein, et à se considérer comme dépossédé (de quoi? Mystère) si il retrouve une copie (copier ne dépossède rien de l'auteur qui a toujours sa version) ailleurs.

          Pas de DVD à la con, pas de bande annonce, pas de disque de 4To à gérer, et j'ai pas à traîner sur des sites douteux pleins de pubs et de scams pour commettre un acte illégale.

          Tu es en retard sur comment marche la chose de nos jours.

          Si machin veut distribuer sous drm, ca le regarde (…) c'est sa création, et il fait ce qu'il veut.

          Si machin veut casser des DRM, ça le regarde. (…) c'est son achat, et il fait ce qu'il veut.
          Tiens, ça marche aussi comme "argument".

          Encore heureux que les deux phrase sont fausses : il y a aussi la loi pour limiter les désiratats d'un acheteur ou d'un… Auteur.

          Il a ses raisons.

          Et j'ai les miennes pour ne pas accepter.
          Encore heureux que les raisons d'une personne ne soient pas un argument suffisant pour le laisser faire ce qu'il veut.
          Ton argument sur la simplicité est correct, mais ensuite tu pars dans un délire à balancer qu'il suffit d'être auteur pour pouvoir dire genre "bon, la OK je vends en échange que vous amputiez le bras" (tu hurles sur l'exemple à la con? tu trouveras dans le monde bien un auteur sadique et un acheteur prêt à tout, c'est pour ça qu'on a des lois qui limitent les "j'ai mes raisons, je fais ce que je veux dans les clauses")

          arrête de nous les briser.

          Tu en fais une affaire personnelle (oui, parfois je regarde quad même les noms de l'auteur qui me répond), c'est quand même assez amusant que je te fasse réagir si émotionnellement, on dirait un amour refoulé :).

          Si on joue à "arrête de nous les briser", pourquoi ne demandes-tu pas que l'auteur du commentaire initial arrête des nous les briser à demander des DRM?
          Si on joue à "arrête de nous les briser", pourquoi ne demandes-tu pas que l'auteur du commentaire initial arrête des nous les briser à vouloir limiter par la technique ou le droit la diffusion?
          Si on joue à "arrête de nous les briser", pourquoi ne demandes-tu pas que l'état arrête de nous les briser à condamner les gens qui cassent les DRM, alors qu'ils n'emmerdent personne? Foutez la paix au gens. Si machin veut casser du drm, ca le regarde. Il a ses raisons. Elles sont pas valables à tes yeux, peut être, n'empêche que c'est sa achat, et il fait ce qu'il veut.
          Laisse nous libre et arrête de nous les briser!
          Enfin, c'est ton argument, hein, personnellement j'ai développé plus que ça et sans phrase générique bidon.

          Note que "je ne te dois rien, arrête de nous les briser" pour une demande de droits, c'est une réponse classique d'un homme blanc riche à qui on demanderai par exemple d'arrêter de discriminer les noirs ou les femmes dans son entreprise et de ne pas laisser crever les pauvres dans la rue. C'est une argument que tu juges valide (tu l'utilises), personnellement ça me fait plus penser à de l'égoïsme d'homme blanc riche.

          • [^] # Re: Menottes numériques

            Posté par . Évalué à 3.

            Si machin veut casser des DRM, ça le regarde. (…) c'est son achat, et il fait ce qu'il veut.
            Tiens, ça marche aussi comme "argument".

            Justement, non, c'est pas legal.
            Après si tu par "il fait ce qu'il veut" tu veux dire "il enfreint la loi s'il veut", oui, effectivement, mais je vois pas trop ou tu veux en venir du coup.

            bon, la OK je vends en échange que vous amputiez le bras"

            Ouais, bon on va arrêter la, hein, on a attends le point zenitram.

            Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

    • [^] # Re: Menottes numériques

      Posté par . Évalué à 5.

      Et pas les dons volontaires, s'il vous plaît (soyons sérieux, l'internaute est un porc qui consomme et se casse dans 95 % des cas).

      Tu parles des gens qui ont téléchargé par curiosité car c'était gratuit mais qui si c'était payant auraient juste passé leur chemin ?

      Si tu parles pas des gens qui auraient payés si ça n'avait pas été gratuits, tu vis en faisant de la musique pour un public que tu qualifies de "porcs", sympa pour ton public…

    • [^] # Re: Menottes numériques

      Posté par (page perso) . Évalué à 6. Dernière modification le 14/11/16 à 13:47.

      Parce que tu imagines une seule seconde que les DRM empêchent la contrefaçon ? Ha, cette blague… Les réseaux de contrefaçon regorgent d'œuvres ripées depuis des supports DRMisés, et surprise, ces contrefaçons sont même de meilleure qualité, et plus faciles à utiliser que les copies licites, puisqu'elles ont été déplombées et ne souffrent donc pas de ce défaut !

      C'est amusant que tu prennes ton exemple de photographe, parce qu'autant déplomber un DVD ou un Blu-ray, ce n'est pas trivial et ça demande un logiciel fait pour cela, autant déplomber une photo, c'est aussi facile que d'appuyer sur Impr. Écran. Les DRM ne vont pas t'aider, j'en ai peur.

      Au fait : http://www.commitstrip.com/fr/2016/06/03/right-click-not-allowed/ .

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