Agir avant le 12 septembre pour sauver Internet du filtrage généralisé des contenus

Posté par . Édité par Davy Defaud et Pierre Jarillon. Modéré par ZeroHeure. Licence CC by-sa.
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5
sept.
2018
Justice

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Mercredi 12 septembre 2018 se tiendra un vote déterminant pour la défense d’un Internet libre et ouvert, neutre et acentré : le Parlement européen réuni en formation plénière va amender et voter la proposition de révision de la directive droit d’auteur de la Commission européenne dont l’article 13 imposerait aux plates‐formes de partage le filtrage des contenus mis en ligne par leurs utilisateurs et utilisatrices. Une mesure liberticide que les parlementaires doivent absolument rejeter. Il est donc fondamental de se mobiliser pour garantir ce vote de rejet.

Comment ? C’est dans la suite de l’article…

Le 5 juillet 2018, à l’issue d’une mobilisation internationale incroyable, le Parlement européen réuni en séance plénière a rejeté le mandat de négociation interinstitutionnelle donné au rapporteur Voss par la commission « affaires légales », ou JURI, sur la base de son rapport voté en juin. Rapport qui reprenait dans les grandes lignes les dispositions liberticides de la proposition initiale. C’est grâce à cette première victoire que le texte est à nouveau soumis au vote des parlementaires ce mercredi 12 septembre et que nous pouvons obtenir le rejet de l’article 13. Nous devons pour cela rester mobilisés pour amplifier le rapport de force favorable initié en juillet.

L’April a d’ailleurs fait un point sur cette directive dans son émission « Libre à vous ! » du mardi 4 septembre – mensuelle diffusée sur cause-commune.fr ou en FM sur 93,1 MHz en Île‐de‐France.

Comment agir

L’action la plus efficace reste de contacter les parlementaires pour les appeler à rejeter l’article 13. Le site de la campagne Save Your Internet a fait peau neuve et propose des outils pour faciliter la démarche. On trouvera ainsi une chronologie avec des liens vers de la documentation pertinente et une visualisation par pays et par groupe politique de la position de chaque parlementaire sur le sujet (basée sur leur vote du 5 juillet).

Les informations pour contacter les parlementaires sont disponibles sur le site du Parlement.

Il vaut généralement mieux envoyer directement un courriel plutôt que de passer par les outils de génération de message. Cela limite l’effet de pourriel qui peut être contre‐productif et qui a d’ailleurs été largement utilisé en amont du vote du 5 juillet par les défenseurs de la directive pour essayer de décrédibiliser la mobilisation citoyenne comme une manipulation des « GAFAM » (loupé).

L’important n’est pas de détailler un argumentaire expert, les parlementaires en ont reçu de toute sorte. Un message personnel, illustrant l’engagement et l’inquiétude d’une personne identifiable, a un impact réel. D’autant plus lorsqu’il se cumule à un appel téléphonique. Ne serait‐ce que pour « accuser réception » d’un courriel.

Un autre aspect important et à ne pas négliger d’une telle campagne est de construire une large mobilisation en ligne. Certains mots clefs sont régulièrement utilisés sur les réseaux sociaux (Mastodon ou Twitter notamment) : #saveyourinternet, #fixcopyright, #censorshipmachines et #deleteArt13. Ils permettent d’améliorer la visibilité d’une mobilisation sur le réseau concerné.
On pourra ainsi pousser le billet de la Wikimedia Foundation contre l’article 13, paru ce mardi 4 septembre.

  • # Les réactions?...

    Posté par . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 12/09/18 à 16:38.

    … ben les parlementaires s'assoient dessus!

    Et, ce commentant, je contreviens d'emblée à la proposition de réglementation! Vive l'information libre!

    En soulignant, bien sûr, que la "P"resse cherche à se faire rémunérer pour le simple racontage de faits, publics de réputation ou renommée, qui se sont déjà produits et pour lesquels ils n'apportent absolument aucune valeur ajoutée! Ah les porcs…

    [Fait ch…]

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