Logiciel libre et innovation technique

Posté par  . Modéré par Fabien Penso.
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15
avr.
2001
GNU
Ce texte a été écrit dans le cadre d'un DEA de philo, "Logiciel libre et innovation technique". Il défend l'idée que les logiciels libres ne sont pas seulement les fruits d'une nouvelle idéologie ou d'un nouveau modèle économique, mais qu'ils sont porteurs d'une réelle innovation technique, tant dans les procédés d'écriture que dans la manière de s'en servir.

S'adressant à un public étranger au monde du libre, la part historique et descriptive y est assez importante. A découvrir !

Aller plus loin

  • # c'est long

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

    cela aurait été bien sympathique de découper ce document en plusieurs pages, car là, revenir à la table des matières est un supplice pour ma roulette.

    Bon, je vais le lire maintenant :)
  • # "Innovation technique"

    Posté par  . Évalué à 1.

    En tant qu'innovation technique, je vais pouvoir la faire breveter aux Etats Unis ;D
  • # .

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

    La philosophie étant une matière rangée dans la catégorie de celles qui ont un penchant littéraire notable, je pense qu'il serait très malvenu d'oublier de franciser la ponctuation de ce texte.
    Les puces, par exemple. Pire, les double-points (:) sans espaces avec les mots les précédents.

    Il y'a très très peu de notes et pas de bibliographie : surprenant pour un mémoire de 3ème cycle universitaire.
    Je trouve le contenu plus qu'orienté, celà dit peut-etre est-ce courament admis comme pratique, en philo.

    Sinon, personnellement, je trouve la structure du plan plutot alambiquée (et bien souvent déséquilibré).
    Par exemple, définir les logiciels libres puis bien après donner une chronologie de l'apparition des logiciels libres. De meme, cette partie "logiciel libre" parle plus de logiciels en général que de logiciels libres en particulier, comme s'il s'agit d'une extension du l'introduction. Et sur un plan moins méthologique, il aurait été bon d'expliquer le pourquoi de l'aspect viral de la GPL (c'est une protection des auteurs, pas une simple restriction !).
    Sinon, faut le savoir que c'est un travail de philosophe... (« la philosophie en miette » ?). Ah si, ça parle de Bergson à la fin !

    De meme, je trouve que c'est un panorama très complaisant, exit pas mal de choses moins reluisantes...


    aspect plus technique :
    - "3.3.1 CVS: Current Version System"
    Bizarre, j'avais toujours compris Concurrent Version System, et freshmeat ne me donne pas tort... ( http://freshmeat.net/search/?q=cvs(...) )
    - le CSS2 ( http://www.w3.org(...) ) permet d'afficher le texte en "justifié".
    • [^] # Re: . errata -1

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -1.

      s/methologique/méthodologique/g
      ...
    • [^] # Suite :

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

      « Les quelques réussites prometteuses de cette nouvelle approche économique de l'informatique ( La société VA-Linux a fait son entrée en bourse au Nasdaq le 9 décembre 1999: en une journée, une hausse record de 698%.) viennent solidement alimenter ce discours, montrant ses capacités d'anticipation. »

      Les déboires actuelles et fluctuations de la bourses forcent à diminuer ce genre d'optimisme trop prononcé, ou plutot à chercher d'autre valeurs significatives de progrès que celles de la bourse.
      (si je peux me permettre un avis personnel, sans doute un des plus grands fléau de notre temps)


      « Les sites www.mozilla.org et www.gnome.org, rendant compte de deux immenses projets, illustrent parfaitement cet esprit. Le site ne se contentera jamais d'être une vitrine promotionnelle, un lieu d'information, mais il aura aussi un rôle de coordination et de sollicitation des efforts de développement. »

      GNOME.org autre chose qu'une vitrine promotionnelle ? Effectivement, la vitrine de GNOME se trouve à ximian.com .
      Le site de GNOME n'est pas mis-à-jour sauf exceptionnellement. Est tout sauf pratique. (à quand un dacode sur news.gnome.org au lieu de la mouise actuelle en permanence en panne et dont le manque de fonctionnalité justifie de la censure pure et dure ?).
      A voir : la page interview à GNOME.org, voir les dernières en date..
      A voir : la page télécharger GNOME, qui favorise l'amalgame GNOME / Ximian. (le site de GNOME est apparement pas le meilleurs lieu pour télécharger GNOME !)
      • [^] # Re: Suite :

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

        « Les sites www.mozilla.org et www.gnome.org, rendant compte de deux immenses projets, illustrent parfaitement cet esprit. Le site ne se contentera jamais d'être une vitrine promotionnelle, un lieu d'information, mais il aura aussi un rôle de coordination et de sollicitation des efforts de développement. »

        -->> le propos est cohérent mais le portrait dressé trop reluisant. C'est ce que je voulais signaler.

        Je pense qu'une partie supplémentaire sur les problèmes rencontrés dans l'innovation et le travail collectif aurait été tout à fait interessante (et probablement plus novatrice).
        Exemple en vrac de problèmes :
        - fractionnement des projets libres (pourquoi est-ce connectiva qui songe à faire un apt-get pou RPM ?) (pourquoi, hormis les beaux discours, les red-carpet et autres ne sont pas communautaire ?)
        - mentalité du « va faire toi meme », qu'on pourrait appeller « la démission des auteurs ». Cette pensée qui fait croire à beaucoup de developpeur que le fait de coder en GPL les rends au dessus de toutes critiques, remarques.
        • [^] # un dernier truc pour ce soir :

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

          à propos de l'idée de GNOME.org, centre d'activités des developpeurs de GNOME, il serait bon d'observer minutieusement ces deux pages :

          http://mail.gnome.org/mailman/listinfo(...)
          http://mail.ximian.com/mailman/listinfo(...)

          Habiles et malins, vous aurez constaté que gal, gtkhtml, gnome-print, gnome-vfs font partie des éléments de gnome quasi-obligatoires...
          Ca ne signifie pas énormement de choses mais en terme d'éparpillement pour des raisons non évidentes, c'est un exemple tout à fait notable.
          • [^] # test

            Posté par  . Évalué à -1.

            juste pour savoir s'il y avait un bug de DaCode identifiant tout le monde comme yeupou dans ce thread... ;-)
            hop -1
  • # inexactitudes...

    Posté par  . Évalué à 0.

    dites, je me trompe ou s'est encore un bonhomme qui ne connait pas trop son sujet et qui a baratine?
    • [^] # Re: inexactitudes...

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

      tout a fait dakor
      • [^] # Re: inexactitudes...

        Posté par  . Évalué à 1.

        faudrait voir a pas non plus exagerer...
        C'est plus facile de tirer dans les pattes de qqun qui ecrit quelquechose de consistant, que de fournir une critique detaillee et constructive...
        • [^] # Re: inexactitudes...

          Posté par  . Évalué à 0.

          bon c vrai que c plus facile de critiquer, mais faut pas non plus rester muets et laisser entendre que tout ce que dit le philosophe est bon.
    • [^] # Re: inexactitudes...

      Posté par  . Évalué à 0.

      Ce truc est bourré d'approximations, d'inexactitudes, de coquilles et de fautes d'orthographe... Le gus ne domine pas du tout le sujet et a visiblement repompé à partir de sources diverses sans vraiment comprendre.
      DEA de philo ? le niveau baisse.
      • [^] # Re: inexactitudes...

        Posté par  . Évalué à 1.

        oui, ben c'est bien gentil de dire tout ca ici, mais tu vois, l'auteur, il a diffuse son texte dans un but d'amelioration, et ce dernier ne se veut surement pas comme un dernier trait.
        Alors ceux qui ont quelque chose a dire, vous pouvez lui mailer, ce sera bien plus efficace !

        Aussi je compte sur la bonne volonté de personnes compétentes
        pour me signaler mes erreurs et rectifier mes points de vue; pour
        corriger mes préjugés et combler mon manque d'information,
        lorsque cela se revèle décisif pour un argument que je développe. Il
        ne s'agit pas de faire proliférer des 'modules' qui s'intégreraient au
        noyau du dossier, mais de corriger quelques 'bugs' dans mon
        approche du problème.

        Merci!
        Je remercie d'avance tous ceux qui pourraient m'aider, et m'engage
        à répondre à toute personne qui m'apporterait ses lumières et
        compétences.
  • # Bravo à l'auteur

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

    Bravo, dans ce texte, on retrouve le recul qui manque à beaucoup sur cette page de commentaire.

    Bonne continuation à l'auteur.
  • # Auteur à la hauteur?

    Posté par  . Évalué à 1.

    Je suis l'auteur du devoir ici commenté, sans être l'auteur de l'annonce qui a été faite à son sujet. Les remarques ci-dessus m'amènent à intervenir, mais je tiens d'abord à remercier les intervenants - quand bien même il ne me remercient pas de leur avoir fait perdre du temps en lisant ce "truc" ;-)

    0) Je viens de mettre le site à jour. Pour éviter les remarques sur les fautes d'orthographe et sur le manque de sérieux d'un document sans bibliographie ni notes, je recommande vivement les formats ps/pdf/lyx qui sont complets.

    1) Un mot sur "philosoph[i]e": il va de soi que ce devoir n'a aucune prétention philosophique. Disons pour faire court et pour éviter les classifications hasardeuses que c'est une "réflexion" sur la technique, réflexion alimentée par le modèle de développement des logiciels libres. D'autre part, il ne s'agit pas de mon DEA, mais d'un module auxiliaire de celui-ci, pour lequel on demande généralement une mini-dissertation.

    2) Un mot sur mes "compétences": comme je l'annonce sur le site, je ne suis pas programmeur - sans être un handicappé des scripts: je n'ai donc pas d'expérience directe du développement sous GPL, je n'en connais que ce qu'on a pu m'en dire et ce que j'ai pu en lire. J'ai conscience que ce manque de pratique rend beaucoup moins crédible mon travail, mais je l'ai justement mis à disposition sur le web afin de recueillir des témoignages autour de cette pratique. Cependant, proposant une notion de la technique qui comprenne le rôle actif de l'utilisateur dans l'élaboration du logiciel, je ne pense pas que mon point de vue puisse être complètement annulé par cette aveu de faiblesse.

    3) Au sujet des empreints à d'autres documents: je ne prétend pas à l'originalité absolue. Je mentionne toujours mes sources réelles et mes sources d'inspiration (dans les formats complets). Je rappelle de plus que ce devoir s'adresse *aussi* à un public qui n'est pas supposé familier du logiciel libre: celui des universitaires réfléchissant sur la technique. Les redondances avec d'autres documents sont donc fâcheuses mais inévitables.

    4) La bourse: en mentionnant le taux record de VA-Linux, je ne prétend pas engager qui que ce soit à acheter... je ne possède moi-même aucune action ;) Je voulais simplement signaler que les logiciels libres correspondaient aussi à une réalité économique, et que cette réalité était porteuse d'espoirs. Je ne prend pas la bourse pour une garantie, de quelque ordre que ce soit. Mais le fait que des espoirs soient aujourd'hui déçus ne dit rien quand aux causes de cette déception.

    5) Etat des lieux trop reluisant: J'accepte volontiers cette critique. Je dois me mettre à jour sur ce point... disons aussi que je voulais communiquer un peu de mon enthousiasme aux lecteurs réels (profs) et potentiels. J'ai au moins réussi pour la première partie.

    6) Objet général Plusieurs remarques me reprennent sur le fait que je ne sais pas exactement de quoi je parle quand je parle de logiciel libre. Tout à fait d'accord pour avouer que je ne connais pas tous les tenants et aboutissants du problème, ni l'écheveau des signes de reconnaissance de la communauté du libre. Néanmoins je me permets de préciser que mon objet premier n'était pas de comprendre le logiciel libre à la lumière de deux/trois notions sociologiques concernant la technique, mais à l'inverse de comprendre les nouveaux modèles de sociologie de la technique relativement à ce qui se passe dans le monde des logiciels libres. C'est d'abord une réflexion sur la technique, et le moyen de comprendre que le mode de développement des logiciels libres est un terrain très fertile pour mettre à l'épreuve ou inventer les modèles qui nous permettent de comprendre l'innovation technique. C'est aussi par rapport à cet objectif premier de mon devoir que j'attends des réactions.

    7) Pour les remarques constructives: D'accord pour réfléchir au problème de l'innovation et du travail collectif. On m'a aussi suggéré de creuser la notion de "contrôle" du logiciel, contrôle élargi par l'ouverture des sources.

    Voici pour les remarques.
    J'espère qu'elles pourront dissiper quelques malentendus de lecture. Je ne prétend en tous cas donner aucune leçon, ni produire un chef d'oeuvre; j'espère simplement que cette réflexion sur la technique en suscitera d'autres. Je reste ouvert à toutes les critiques, et je vous remercie déjà pour m'avoir apporté, en ce matin de pâques, d'autres sons de cloches...
    • [^] # Re: Auteur à la hauteur?

      Posté par  . Évalué à 1.

      T'inquietes...
      continue, c'est tres bien ce que tu fais.

      Tu sais, Bastien, t'arriveras jamais a satisfaire tout le monde. Ce qui est important, c'est de donner le meilleur de soi-meme.

      Je te ferai mes remarques quand je l'aurai lu entierement.

      Et en tous cas, je salue l'initiative.

      Continue !
      • [^] # Re: Auteur à la hauteur?

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

        « Tu sais, Bastien, t'arriveras jamais a satisfaire tout le monde. Ce qui est important, c'est de donner le meilleur de soi-meme. »

        Lieu commun généreux.
        Cela dit, l'auteur dans sa démarche se trouve tout à fait respectable

        « T'inquietes...
        continue, c'est tres bien ce que tu fais. »

        Le but n'est pas de cirer des pompes aveuglement, ça ne fait pas avancer la recherche. Souligner les points qui semblent peu stables, c'est aussi aider le chercheur.


        Pour ma part, je suis globalement satisfait des réponses de l'auteur.

        J'aimerais encore souligner le fait que les résultats boursiers se placent pas nécessairement dans une perspective positive pour les utilisateurs. J'aimerais aussi rappeller que la bourse subit des revers actuellement, les actions des actif du libre en bourse n'y échappent pas. J'aimerais aussi signaler que la presse en général à des problèmes, propose des plans de licenciement, que le phénomène fr.linuxtoday n'est pas à mettre sur le compte d'un particularisme du milieu du logiciel libre. La réalité économique de la bourse n'est pas forcement celle de l'avenir, pas forcement celle dans laquelle doit s'inscrire le logiciel libre. Donc un témoignage d'enthousiasme des actionnaires, oui, mais rien de plus.

        Il serait vraiment bon de se pencher sur les problèmes de l'apparition du logiciel libre et ses caractères novateurs.
        Quels types de structure ? Si on se penche sur GNOME, par exemple, personnellement je n'y vois qu'une forme d'oligarchie. Une famille dont le statut repose sur une mythologie du passé (quand on voit comment est codé GMC... je ne suis pas developpeur, pourtant j'ai pu y observer des choses qui m'ont tout de meme parues vraiment effarante. Qui est l'auteur à votre avis ...?) qui tiens tout les rennes du pouvoir (Ximian, fondation GNOME). Qui à comme argument face aux critiques « reprennez les sources et faites votre oligarchie à vous » (quel intéret pour la communauté ?). Qui se donne de institutions aux aspects démocratiques comme la fondation gnome (de loin, car le vote non secret .. hum) visant à englober une aristocratie de l'informatique plus ancienne (Sun et consort). On ne voit aucun - presque - choix de la part des utilisateurs : qui à choisi Nautilus ? pourquoi balsa n'a t-il jamais été distribué avant qu'Evolution soit utilisable ?
        Le « prend le source et fait toi meme » est l'élement clé des oligarches et autocrates.
        Que diriez-vous si lorsque vous auriez une supplique à soumettre au maire de votre ville, celui-ci vous repondait « va faire ta ville, rien ne t'empeche ». Bien sur, le maire à été élu. Mais en choisissant un logiciel libre, on l'élis en quelque sorte. Si les électeurs ne peuvent pas tout attendre, ils s'attendent néanmoins à ce leur profit soit pris en ligne de compte. Pas de subir ce que les oligarches ont prévu pour eux (comme Nautilus...).
        Sinon, en poussant le raisonnement à son paroxisme, quelle différence entre Ximian et MS, tout deux proposent un environnement prédéfini sans alternative venant d'eux ?
        On peut dire « personne ne t'empeche d'installer window maker » mais on peut aussi dire « personne ne t'empeche d'installer GNU/Linux ».
        L'argument « le source est disponible, c'est donc *libre* » est biaisé, car ça signifie *libre* pour les developpeurs, ceux qui ne font que ça.

        Alors, quelle liberté ? Un bon sujet à creuser, non ?
        GNU/Linux est sorti du néant... Il y'a un vide pratique et bien souvent philosophique, au niveau des institutions.
        RMS parle de libertés mais pourtant il n'ose se prononcer vis-à-vis de l'autocratie et l'oligarchie, qui sont certes des formes de libertés, mais des libertés entre les mains d'une élite.
        MDI semble s'etre embarqué dans le logiciel libre sans avoir mesuré un seul instant l'aspect novateur de la chose - la possibilité de créer quelque chose de vraiment nouveau. Quel recul à-t-il.
        Eazel et Ximian semblent voués à se planter écomiquement : qui voudrait payer pour mettre à jour des paquets (Ximian promoteurs de apt-get ?). Les individuels ne veulent pas payer pour télécharger, les industries ne s'amusent pas à mettre à jour tout les matins le dernier bonobo ultra instable.

        Alors, quels sont les cadres ? Moi je ne vois qu'un vide propice à tout les dérapages.
        Et là, je serais pas contre le fait que quelqu'un se penche sur la question dans le cadre d'une recherche de 3° cycle.
        Et un niveau important de connaissances en codage n'est pas nécessairement exigé.

        Bon, mon texte part un peu dans tout les sens, alors je m'arrete là. Néanmoins, y'a des questions qu'on pourrait se poser, et ces questions sont plus d'ordre philosophique que techniques :
        - le logiciel libre : quelles formes d'institutions (+ les conséquences pour l'innovation et intrinsèquement pour les utilisateurs)
        - le logiciel libre : quelles philosophies (des penseurs comme RMS, mais aussi des developpeurs pur et dur).
        • [^] # Re: Auteur à la hauteur?

          Posté par  . Évalué à 1.

          Encore merci pour ces éléments de réflexion. L'idée de se pencher sur le problème des institutions favorisant (ou non) l'innovation me paraît très intéressante.

          Pour être moi-même attentif à toutes les tentatives de récupération, toutes les hypocrisies de ce qui se cache derrière le mot trop beau de "libre", je suis sensible au danger que tu soulignes bien des "oligarchies". Ce sont bien elles qui ont intérêt à nous bercer de l'illusion de l'auto-organisation, de l'émergence spontanée d'un univers idéal de développement et d'utilisation... toutes sortes de ritournelles pseudo-libertaires qui n'ont que peu à voir avec la liberté effective.

          Exemples de "points noirs":
          - L'hégémonie de certaines distributions renoue avec une forme de standardisation désagréable.
          - La volonté de gagner le grand public avec de belles interfaces graphiques éloigne bien souvent l'utilisateur du comportement actif et intelligent que je lui attribue de manière optimiste: au lieu d'être quelqu'un qui va chercher à comprendre un logiciel pour s'en servir au mieux, il deviendra vite une sorte d'"agitateur frénétique de mulot".
          - Je prends les récentes initiatives de Red hat rendant payant le système de mise à jour comme une sorte d'affront fait au monde du libre.

          Bref: je suis conscient de la complaisance que j'ai un peu eu envers mon enthousiasme pour le libre, et je sais que tout n'est pas rose.

          Mais dans le cadre grossier d'une opposition entre la logique propriétaire et la logique du libre, je ne pouvais pas entrer dans toutes les nuances de cette *liberté* effective: je m'exposais certes au réchauffement de quelques clichés enthousiastes sur GNU/Linux, mais je devais aller au plus pressant... Dans la poursuite de cette réflexion, toutes tes remarques devraient trouver leur juste place.
          • [^] # Re: Auteur à la hauteur?

            Posté par  . Évalué à 1.

            Je me permet juste deux courtes remarques sur ce que tu viens de dire

            > L'hégémonie de certaines distributions...
            L'"hégemonie" de RedHat a tout de meme comme effet positif de permettre par exemple aux boites commerciales de fournir plus facilement des packages binaires x86. (en supposant que ces boites n'auraient de toute facon jamais donné leur sources).

            > ...forme de standardisation désagréable
            A mon avis, une standardisation est une bonne chose tant que les informations nécessaires sont disponibles publiquement. Je n'ai pas connaissance de programmes spécifiques au point de nécessiter telle ou telle distrib.

            > La volonté de gagner le grand public avec de belles interfaces graphiques...

            Le pire, c'est que les interfaces sous Linux par exemple sont carrément plus conviviales et plus belles que celle de MSWin. (J'utilise personellement Gnome + Sawfish qui est véritablement pratique, focus, depth, placement des fenetres etc.).
            Et au passage, l'argument que j'entend souvent "Win s'est imposé car il avait une interface conviviale" est absolument faux si l'on remarque que MS-DOS en son temps était déjà en monopole vis à vis d'Apple.
            Mais de toute facon, chacun est conscient qu'avoir une interface conviviale n'est pas aussi important que de le faire croire.
            • [^] # Re: Auteur à la hauteur?

              Posté par  . Évalué à 0.

              Il faudrait rajouter qqch de plus clair sur ce qui peut motiver a developper le libre :
              - Le partage du cout (ou du risque)
              - + de beta testeurs
              - creation par les utilisateurs et non par le département marketing (Qui oserait vendre aujourd'hui emacs ou vim ?)

              Je suis sûr qu'il y en a d'autres. Mais je n'arrive pas a trouver comment une start up qui lance un produit GPL peut gagner de l'argent avec. (avec des plugin pas libre à coté ? avec les installs et du services ?)

              Certaines boites de jeux livrent leur moteur en GPL mais les images et autres sons leur appartiennent. Ca cela doit pouvoir marcher !

              nicO
        • [^] # À propos de GNOME...

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

          Je trouve effectivement problématique que le projet Gnome soit officiellement dirigé par des gestionnaires et non des programmeurs.

          C'est d'autant plus dommageable que les librairies Gnome sont du très bon code et ont permis l'écriture de nombreux excellents logiciels (je ne parle évidemment pas de Nautilus...).

          Cela dit, cette prise de contrôle n'est peut-être pas une fatalité, comme tu sembles le croire. Il suffit de regarder comment Debian a géré le problème Gnome ces derniers mois : les logiciels Eazel sont disponibles mais leur utilisation n'est pas obligatoire. Quant aux paquets Ximian, ils sont sur une arborescence séparée... J'espère juste que leur politique ne changera pas dans les temps à venir.

          Cela dit, je trouve que la seule chose qui manque à Gnome est un bon gestionnaire de fichiers. Donc s'il finit par exister un jour, quelqu'un finira bien par diffuser une distribution homogène de Gnome basée dessus, et surtout sur galeon, balsa, gnumeric... (et si personne ne le fait, je le ferai)

          Bon allez, un volontaire pour écrire un gfm qui respecte les standards ?
          • [^] # Re: À propos de GNOME...

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

            J'ai lu beaucoup de codeurs disant que gtk+ est une bonne librairie mais que la librairie gnome est elle merdique à de nombreux égards...
            Il faudrait peut-etre pas amalgamer les deux.
            Je pense que des developpeurs d'applis en gtk ou qt pourrait sans doute nous donner un avis très interessant sur la question.

            A propos du gfm.. MC est un très bon logiciel. Son frontal graphique, GMC, ne lui arrive pas à la cheville. Ce serait un bon point de départ.
            Pour ce qui est d'une diffusion de gnome version dissidente, sans nautilus et ce genre de blagues, la question est très interressante. Mais elle se heurte à un problème de taille : le panel gnome et d'une manière générale tout gnome commence à s'appuyer (sur des raisons discutables) sur les éléments du nouveau gnome qu'on désirerait éviter. D'où une probable difficulté à maintenir un gnome dissident à moindre cout (temps).

            Mais l'idée est très interessante.
            Un gnome ne réinventant pas la poudre à chaque click, utilisant les outils GNU déjà existant, ça en vaudrait la peine !
        • [^] # Re: Auteur à la hauteur?

          Posté par  . Évalué à -1.

          Un castrateur donneur de leçon ("Lieu commun généreux.") mais donneur de bons points ("Cela dit, l'auteur dans sa démarche se trouve tout à fait respectable").

          Belle démarche. Vraiment merci.
  • # Une autre piste... <I>L'age de l'accès</I>

    Posté par  . Évalué à 0.

    Je viens de lire un article de L'Expansion du 12 au 26 octobre (je faisais du rangement;p).Il est intitulé "D'ici 25 ans, la propriété sera une idée démodée".

    C'est l'interview de Jeremy Rifkin à propos de son livre "L'age de l'accès".

    On peut voir sa vision de facon très négative : il faudra payé pour tout (cf. http://www.construire.ch/SOMMAIRE/0037/37entre.htm(...) ). Mais je pense que les logiciels libres ont tout a fait leur place dans une telle société (en gros, il n'y plus de "marché" mais seulement un droit d'accés(la vente de voiture devient du leasing) mais on peut toujours redistribué ainsi des produits libres).

    http://www.monde-diplomatique.fr/2001/01/ROBIN/14681.html(...)
    Sur google, il y a plein de réponse.

    Je suis sur qu'un devoir de philo trouvera de quoi faire un lien.

    nicO

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