• # Pardon, je ne me peux pas m'empêcher…

    Posté par  . Évalué à 10 (+11/-2). Dernière modification le 30/04/21 à 14:52.

    Comme c'est trolldi aujourd'hui, je me permets de mettre cette couverture de BD en dessous pour illustrer l'état d'esprit d'un certain milieu français après cette annonce plutôt bien calculée pour rallier une bonne partie des électeurs républicains.

    • [^] # Re: Pardon, je ne me peux pas m'empêcher…

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

      Ça me fait penser à une situation d'il y a quelques années où je me trouvais dans le 16ème au milieu d'une manif de dentistes (on va dire une dizaine, voire moins), et là, y'a un cliché de mémé bourgeoise qui se met à crier « oh non, pas les communistes !».

  • # Les Américains n'aiment pas ceux qui réussissent

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5 (+4/-1).

    Et en plus ils tournent communistes, c'est la seule explication rationnelle possible.

    Designeuse de masques pour sphéniscidés.

  • # Une image du ruisselement

    Posté par  . Évalué à 10 (+19/-0).

    Bien que cela n'en soit pas le propos premier, cette image (très connue) illustre parfaitement la théorie du ruisselement :

    Titre de l'image

  • # D'accord avec le principe de base mais ....

    Posté par  . Évalué à 4 (+7/-4). Dernière modification le 30/04/21 à 15:28.

    … comparons les taux d'imposition entre les deux pays qui n'est absolument pas le même. LA on compare a nouveau des choux et des carrottes.

    Je ne suis pas convaicu qu'augmenter les taux d'imposition est une bonne solution, car celui-ci est déjà très élevé en France. PAr contre les baisser d'une façon ou d'une autre serait également une erreur.

    Pour ma part je pense qu'il faudrait travailler plus sur les détournements d'impots, légaux ou non (fraude dans ce cas) et récupérer l'argent à ce niveau. Par exemple, on critique beaucoup les GAFAM qui ne paient pas leurs impoits en France, mais s'ils ne le font pas c'est tout simplement parce qu'ils en ont le droit. Et on critique les GAFAM, mais les grosses sociétés françaises ne se privent pas non plus de le faire. Tant qu'augmenter les taux se feront sans agir sur ces sujets, ça ne servira pas à grand chose. Il faut agir en France et en Europe.

  • # Ruissellement vers le haut

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6 (+6/-1).

    Il semblerait que le ruissellement fonctionne, mais à l’envers. La pandémie a accéléré l’enrichissement des riches et l’appauvrissement des pauvres (pas déclenché, seulement accéléré : ce ruissellement existait déjà avant la pandémie).

    Ah vous voulez des sources ? Est-ce une demande raisonnable pour un vendredi ?..

  • # « Ruissellement »

    Posté par  . Évalué à 7 (+5/-0). Dernière modification le 01/05/21 à 08:38.

    Le terme « ruissellement » n’est pas si inapproprié, à la réflexion : l’eau aussi ruisselle vers l’endroit où il y en a déjà le plus.

    Concernant l’argent, il y a plusieurs mécanismes pour cela, comme la marge, les intérêts, les loyers… Mais le principe de base est que les riches n’investissent que s’ils peuvent espérer un retour sur investissement, c’est à dire récupérer plus que ce qu’ils investissent. Et plus on monte en richesse, moins on dépense ce qu’on gagne.

    D’un autre côté, les plus pauvres dépensent tout ce qu’ils gagnent simplement pour vivre, sans échapper aux mécanismes précédents.

    L’augmentation des inégalités est la conséquence naturelle du capitalisme, en l’absence de mécanismes de redistribution (impôts progressifs, aides sociales, services publics…).

    La théorie du ruissellement qui marcherait dans l’autre sens (même mal déguisée sous le terme « premiers de cordées »), n’est rien d’autre qu’un mensonge de la part de ceux qui ne servent que les plus riches, ceux‐là mêmes qui font de leur mieux pour détruire les mécanismes de redistribution.

    Frаnсе : 106277, Allеmаgnе : 84789. Масrоn : 21488.

    • [^] # Re: « Ruissellement »

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1 (+0/-2). Dernière modification le 01/05/21 à 09:50.

      Mais le principe de base est que les riches n’investissent que s’ils peuvent espérer un retour sur investissement, c’est à dire récupérer plus que ce qu’ils investissent. Et plus on monte en richesse, moins on dépense ce qu’on gagne.

      D’un autre côté, les plus pauvres dépensent tout ce qu’ils gagnent simplement pour vivre, sans échapper aux mécanismes précédents.

      Certes, mais ce n'est pas le seul principe « de base ». Le rendement du capital en est un autre, par exemple. Et là il n'est même pas question d'investir puisqu'il peut être hérité
      https://libre-ouvert.tuxfamily.org/index.php?article191/quand-totalitarisme-rime-avec-capitalisme (2è moitié)

    • [^] # Re: « Ruissellement »

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+3/-2).

      La théorie du ruissellement

      La théorie du ruissellement n'existe pas non? C'est comme la théorie du genre, il me semble: une invention idiote que l'on attribue à ses adversaires pour les dénoncer, faire du buzz…

      Incubez l'excellence sur https://linuxfr.org/board/

    • [^] # Re: « Ruissellement »

      Posté par  . Évalué à 5 (+5/-1).

      Le principe de base actuellement c'est surtout que c'est l'Etat, les régions, les départements, la Caisse des Dépôts et Consignations, la BPI… qui prennent les plus gros risques en finançant la recherche fondamentale, les crédits impôts recherche, les subventions et aides par dizaines de milliards aux entreprises privées, les infrastructures, la police, la justice, la préservation des connaissances montées dans le domaine public etc… mais attenttion surtout jamais jamais jamais en fonds propres (= en devenant co-propriétaire des entreprises financées), ça serait bien sûr de la mauvaise gestion, le public étant nul de ce point de vue, il n'est bon qu'à donner de l'argent sans contrepartie autre que d'attendre le fameux "ruissellement".

      Les "business angels" eux investissent en fonds propres le delta uniquement, en gérant le risque sur des dizaines ou des centaines de projets en parallèle. Mais cette part de financement privé que l'on peut qualifier d'"investissement" ne concerne que le marché primaire du capital des entreprises dans leur jeune temps. Une fois sur les rails, en grande partie grâce aux investissements publics donc, l'entreprise continue de se développer essentiellement grâce au travail de ses salariés (et toujours grâce aux infrastructures publiques), aux prêts publics et privés, mais finalement très peu grâce à de nouvelles émissions d'actions. Autrement dit l'augmentation de la valeur de l'entreprise qui se traduit dans le prix des actions se crée principalement sans ses actionnaires.

      De plus, la plupart des actionnaires des grandes entreprises ont en fait acheté leurs actions sur le marché secondaire des capitaux. Autrement dit ils n'ont donné aucun argent à l'entreprise, ils ont juste racheté les actions à quelqu'un qui lui-même les avait rachetées à un autre auparavant… Ils n'ont donc pas apporté d'argent à l'entreprise, n'ont pas "investi", ne sont pas solidaires des dettes de l'entreprise (bancaires ou vis-à-vis des fournisseurs) ou du paiement des salaires en cas de difficultés financières. Ils ne prennent de "risque" qu'à la hauteur du prix des actions achetées.

      Parler d'investissement privé est souvent une énorme arnaque intellectuelle qui amalgame plein de choses.

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