Lamentable article. En gros l'auteur explique que des ignorants (dont lui-même visiblement) ont tendance à vouloir circonscrire le sens des mots du langage courant à une signification simpliste — niveau cartoon bas de gamme — et que la lecture de textes plus évolués que des commentaires Youtube n'est pas compatible avec cette habitude. Cela pouvant aboutir à des quiproquos (pour qui ne sait pas employer un dictionnaire). Rien de bien surprenant. Personnellement, trois exemples de définitions éhontément étriquées présentées comme standard m'ont suffit à me convaincre que cet article ne vaut pas tripette. Passez votre chemin si vous n'êtes plus collégien.
Pour moi le problème est double. D'une part les acceptions présentées comme usuelles sont excessivement appauvries ; largement en-deçà de l'usage courant. D'autre part celles présentées comme du jargon ampoulé de spécialistes ergotants dans leur tour d'Ivoire, ne dépassent nullement les acceptions triviales, et les usages de tout un chacun. La présentation me semble donc fallacieuse, et même choquante dans la mesure où l'auteur se pose en spécialiste.
Oui, j'ai arrêté au paragraphe sur la théorie. Quand on parle de « théorie de l'évolution », il n'y aucune ambiguïté possible, on est dans le domaine de la science et non d'opinions personnelles.
C'est du brassage de vent digne d'un étudiant de première année qui se gargarise de mots « savants ».
Je pense que tu n'as pas compris le but de l'article.
Le but de l'article c'est de montrer que le vocabulaire scientifique qui utilise des termes courants et polysémiques est clair pour les scientifiques du domaine mais pour ceux en dehors cela peut induire des confusions sur la compréhension du sujet.
Et cela se vérifie nettement en pratique, la théorie de l'évolution par exemple reste relativement mal comprise par l'ensemble de la population.
Et cela se vérifie nettement en pratique, la théorie de l'évolution par exemple reste relativement mal comprise par l'ensemble de la population.
Et la physique quantique aussi, alors et il en est de même pour la physique des cantique :D
Tout comme le fonctionnement d'un paquet de truc. Cela n'est nullement lié au vocabulaire employé, mais au fait que le bagage scientifique pour comprendre (je dis pas lire), n'est pas communément acquis.
Sur un autre domaine que les sciences, et nettement plus impacté, c'est le juridique, où les termes sont redéfinis par la loi et les gens te recrachent des morceaux de textes, sans avoir regardé la définition. (note bien même les procureurs se font avoir https://linuxfr.org/users/fearan/journaux/c-est-une-arme-redoutable )
Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent
Cela n'est nullement lié au vocabulaire employé, mais au fait que le bagage scientifique pour comprendre (je dis pas lire), n'est pas communément acquis.
Je pense que si le vocabulaire impacte aussi la compréhension fine de ces sujets, dont celui-ci.
Les exemples mis en avant le montrent, et personnellement j'ai pu le constater.
Après évidemment si tu as le bagage scientifique nécessaire pour comprendre le sujet le risque de confusion devient très faible malgré tout. Mais justement, l'article cible les personnes qui n'ont pas ce bagage et qui n'ont entendu parlé de la théorie de l'évolution que via les médias généralistes ou des articles de vulgarisations très sommaires ce qui représente probablement la majeure partie de la population (à mon époque la théorie de l'évolution c'était en 1ère SVT).
Et la théorie de la relativité, c'est pas triste non plus.
Le problème étant que lorsque on n'est pas soi-même physicien et qu'on n'a juste compris que quelques trucs au sujet de la théorie en question grâce à la vulgarisation, on se trouve sacrément dans la mouise quand il faut expliquer à quelqu'un qu'en accélérant à 0,92c on peut se rendre à une étoile situé à 11,9 années lumières en 5,1 ans.
J'ai eu le cas suite au film, Projet Dernière Chance, avec des discussions comme quoi c'était nul ce film à cause de ce genre d'incohérence. Dans le bouquin Andy Weir prend le temps d'expliquer le truc, mais dans le film….
Quand on parle de « théorie de l'évolution », il n'y aucune ambiguïté possible
Je peux attester que la confusion est bien possible. J’ai le souvenir de conversations avec un ami, cultivé et ayant fait quelques années d’études à l’université et pourtant adepte des explications créationnistes, qui m’assurait que la « théorie de l’évolution » n’était « qu’une théorie », et que l’expression signifiait en réalité « hypothèse de l’évolution ». Ce cas n’est peut-être pas si isolé (l’article rappelle que la proportion des créationnistes dans la population n’est pas insignifiante).
Je trouve quant à moi l’article intéressant sur le fond. Pour nommer les phénomènes qu’ils découvrent, les scientifiques, faute de pouvoir inventer entièrement leur langage, utilisent les approximations de la langue commune et des métaphores (ce sont des poètes : ils essayent de nommer ce qui n’a pas encore été nommé !). Le problème des métaphores c’est qu’elles conduisent parfois à supposer trop de ressemblances entre les deux phénomènes comparés. Pour prendre un exemple encore tiré de la biologie : on dit parfois que l’adn est un code (code génétique). Ce n’est qu’une métaphore. Le « code » dans la plupart des sens renvoie à une écriture et à des scripteurs (l’écriture des codes de lois, l’écriture de symboles…). Si on se laisse trop séduire par la métaphore il pourrait donc être tentant d’imaginer que le « code génétique » a été écrit par quelqu’un (l’adn comme écriture de Dieu, on en revient au même point).
Note incidente : je me demande si quand nous entendons un mot notre cerveau ne convoque pas de façon plus ou moins inconsciente l’ensemble des sens que nous connaissons de ce mot (par exemple, quand j’entends parler des « saveurs » des leptons, une partie de moi-même ne peut pas s’empêcher de penser à des parfums de pistache ou de vanille).
Aussi, pour ajouter un peu de perspective : en France 60 % de la population actuelle n’a pas de diplôme de l’enseignement supérieur. Certains faits scientifiques qui nous paraissent évidents ne le sont peut-être pas la majorité des Français.
# Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 1 (+4/-6).
Lamentable article. En gros l'auteur explique que des ignorants (dont lui-même visiblement) ont tendance à vouloir circonscrire le sens des mots du langage courant à une signification simpliste — niveau cartoon bas de gamme — et que la lecture de textes plus évolués que des commentaires Youtube n'est pas compatible avec cette habitude. Cela pouvant aboutir à des quiproquos (pour qui ne sait pas employer un dictionnaire). Rien de bien surprenant. Personnellement, trois exemples de définitions éhontément étriquées présentées comme standard m'ont suffit à me convaincre que cet article ne vaut pas tripette. Passez votre chemin si vous n'êtes plus collégien.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par dovik (site web personnel) . Évalué à 9 (+7/-0).
Je ne vois pas le soucis : Un ignorant qui écrit pour des ignorants. Et des collégiens. Qui apprécieront certainement.
Ou alors, il s'agit d'un texte sur la vulgarisation qui tente de ne pas tomber dans le piège qu'il décrit.
Personnellement, j'ai trouvé ce rappel intéressant. Et j'ai apprécié les explications autour qui vont au delà du sujet de base.
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par BAud (site web personnel) . Évalué à -1 (+0/-3). Dernière modification le 21 juillet 2026 à 00:04.
c'est un peu le souci, outre que le texte n'est pas justifié (problème de mise en page ?)
les mots mis en exergue (au-delà des 300 voire 3000 mots du vocabulaire courant) :
univocité
polysémique
unicité et variété
lexique spécialisé
méthodologie discursive
acide désoxyribonucléique, tétrapode, xylème, ostéichtyen et autres syncrétismes gréco-latins
univoque
intentionnalité
anthropomorphisme
produit contingent
Le mythe du progrès sous-tend
efficacité fonctionnelle
aboutissement d’un dessein
produits contingents
en dépit de
hiérarchies implicites
imaginaire finaliste
biais épistémologiques
confusion terminologique
représentation erronée
continuum linéaire
nécessités narratives
il y a du bruit dans la transmissiontrouver la contrepètrie
séquences d’ARN ribosomal
rang évolutif
bon, ok, j'ai explosé mon Business Loto
tant ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ que moi (pourtant adeptes de la synchise) ne tenons la distance pour tant de termes abscons o_O et vous ?
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par kantien . Évalué à 8 (+6/-0). Dernière modification le 21 juillet 2026 à 09:01.
C'est pourtant simple : il dénonce l'interprétation téléologique de la théorie de l'évolution.
Blague à part, je n'ai pas compris que ce qui dérangeait Pierre-Matthieu dans cet article.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 4 (+2/-1).
Pour moi le problème est double. D'une part les acceptions présentées comme usuelles sont excessivement appauvries ; largement en-deçà de l'usage courant. D'autre part celles présentées comme du jargon ampoulé de spécialistes ergotants dans leur tour d'Ivoire, ne dépassent nullement les acceptions triviales, et les usages de tout un chacun. La présentation me semble donc fallacieuse, et même choquante dans la mesure où l'auteur se pose en spécialiste.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par Voltairine . Évalué à 0 (+0/-2).
Oui, j'ai arrêté au paragraphe sur la théorie. Quand on parle de « théorie de l'évolution », il n'y aucune ambiguïté possible, on est dans le domaine de la science et non d'opinions personnelles.
C'est du brassage de vent digne d'un étudiant de première année qui se gargarise de mots « savants ».
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par Renault (site web personnel) . Évalué à 10 (+7/-0).
Je pense que tu n'as pas compris le but de l'article.
Le but de l'article c'est de montrer que le vocabulaire scientifique qui utilise des termes courants et polysémiques est clair pour les scientifiques du domaine mais pour ceux en dehors cela peut induire des confusions sur la compréhension du sujet.
Et cela se vérifie nettement en pratique, la théorie de l'évolution par exemple reste relativement mal comprise par l'ensemble de la population.
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 6 (+3/-0).
C'est valable pour le droit également dont le vocabulaire est précis.
Je n’ai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par fearan . Évalué à 4 (+2/-1).
Et la physique quantique aussi, alors et il en est de même pour la physique des cantique :D
Tout comme le fonctionnement d'un paquet de truc. Cela n'est nullement lié au vocabulaire employé, mais au fait que le bagage scientifique pour comprendre (je dis pas lire), n'est pas communément acquis.
Sur un autre domaine que les sciences, et nettement plus impacté, c'est le juridique, où les termes sont redéfinis par la loi et les gens te recrachent des morceaux de textes, sans avoir regardé la définition. (note bien même les procureurs se font avoir https://linuxfr.org/users/fearan/journaux/c-est-une-arme-redoutable )
Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par Renault (site web personnel) . Évalué à 7 (+4/-0).
Je pense que si le vocabulaire impacte aussi la compréhension fine de ces sujets, dont celui-ci.
Les exemples mis en avant le montrent, et personnellement j'ai pu le constater.
Après évidemment si tu as le bagage scientifique nécessaire pour comprendre le sujet le risque de confusion devient très faible malgré tout. Mais justement, l'article cible les personnes qui n'ont pas ce bagage et qui n'ont entendu parlé de la théorie de l'évolution que via les médias généralistes ou des articles de vulgarisations très sommaires ce qui représente probablement la majeure partie de la population (à mon époque la théorie de l'évolution c'était en 1ère SVT).
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par Big Pete . Évalué à 7 (+5/-0).
Et la théorie de la relativité, c'est pas triste non plus.
Le problème étant que lorsque on n'est pas soi-même physicien et qu'on n'a juste compris que quelques trucs au sujet de la théorie en question grâce à la vulgarisation, on se trouve sacrément dans la mouise quand il faut expliquer à quelqu'un qu'en accélérant à 0,92c on peut se rendre à une étoile situé à 11,9 années lumières en 5,1 ans.
J'ai eu le cas suite au film, Projet Dernière Chance, avec des discussions comme quoi c'était nul ce film à cause de ce genre d'incohérence. Dans le bouquin Andy Weir prend le temps d'expliquer le truc, mais dans le film….
En gros, faut un tableau blanc et faire ça :
la source (très bien la source) : https://www.thescienceof.org/p/project-hail-mary-neighborhood-tau-ceti-erid-real-science
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Dictionnaire, mon bon dictionnaire
Posté par serol (site web personnel) . Évalué à 7 (+6/-0).
Je peux attester que la confusion est bien possible. J’ai le souvenir de conversations avec un ami, cultivé et ayant fait quelques années d’études à l’université et pourtant adepte des explications créationnistes, qui m’assurait que la « théorie de l’évolution » n’était « qu’une théorie », et que l’expression signifiait en réalité « hypothèse de l’évolution ». Ce cas n’est peut-être pas si isolé (l’article rappelle que la proportion des créationnistes dans la population n’est pas insignifiante).
Je trouve quant à moi l’article intéressant sur le fond. Pour nommer les phénomènes qu’ils découvrent, les scientifiques, faute de pouvoir inventer entièrement leur langage, utilisent les approximations de la langue commune et des métaphores (ce sont des poètes : ils essayent de nommer ce qui n’a pas encore été nommé !). Le problème des métaphores c’est qu’elles conduisent parfois à supposer trop de ressemblances entre les deux phénomènes comparés. Pour prendre un exemple encore tiré de la biologie : on dit parfois que l’adn est un code (code génétique). Ce n’est qu’une métaphore. Le « code » dans la plupart des sens renvoie à une écriture et à des scripteurs (l’écriture des codes de lois, l’écriture de symboles…). Si on se laisse trop séduire par la métaphore il pourrait donc être tentant d’imaginer que le « code génétique » a été écrit par quelqu’un (l’adn comme écriture de Dieu, on en revient au même point).
Note incidente : je me demande si quand nous entendons un mot notre cerveau ne convoque pas de façon plus ou moins inconsciente l’ensemble des sens que nous connaissons de ce mot (par exemple, quand j’entends parler des « saveurs » des leptons, une partie de moi-même ne peut pas s’empêcher de penser à des parfums de pistache ou de vanille).
Aussi, pour ajouter un peu de perspective : en France 60 % de la population actuelle n’a pas de diplôme de l’enseignement supérieur. Certains faits scientifiques qui nous paraissent évidents ne le sont peut-être pas la majorité des Français.
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