• # question rhétorique ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4 (+2/-0).

    « voler un/une voleur/voleuse, est-ce du vol ? »
    En vrai, la plupart des termes définissent une action ou un sujet sans tenir compte de la cible… Mais le procédé est intéressant car il fait boguer/rire la plupart des esprits.
    « soigner un/une soignant/soignante, est-ce du soin ? »
    « coiffer un/une coiffeur/coiffeuse, est-ce de la coiffure ? »

    “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

    • [^] # Re: question rhétorique ?

      Posté par  (Mastodon) . Évalué à 2 (+1/-0). Dernière modification le 24 avril 2026 à 11:34.

      Ça cache plutôt la question de philosophie de la morale "voler un voleur, est-ce mal ?".
      Ça va illustrer la controverse entre morale déontologiste et conséquentialiste.
      Pour les adepte de la première, on juge l'action qui est faite, qui est de nature mauvaise, on regarde le verbe "voler", sans prendre en compte le complément. Pour les seconds, le jugement est sur la conséquence de l'action. Et là, on devient tout de suite plus nuancé…

      Bon, l'utilisation de la formule est plutôt utilisée pour faire un bon mot, je m'emballe peut-être un peu ^

  • # C'est du recel non ?

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).

    Le recel, d'après Bellanger avocat¹, c'est :

    Le recel consiste à détenir, utiliser ou transmettre un bien provenant d’un crime ou d’un délit en connaissance de cause. Il s’agit d’une infraction autonome, distincte de l’infraction d’origine. Les sanctions peuvent aller jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 € d’amende

    Donc, utiliser les LLM, est-ce du recel ?

    ¹ Je ne connais pas cette entreprise, c'est juste le premier lien qui apparait.

    • [^] # Re: C'est du recel non ?

      Posté par  . Évalué à 3 (+0/-0).

      Mouais, je ne suis même pas sûr que le délit de recel de contrefaçon existe réellement pour le droit d'auteur… Pour le droit des marques oui (tu peux être poursuivi pour avoir acheté sciemment un faux article de marque), mais pour un fichier téléchargé? C'est pas pour rien que les majors de la culture ont toujours poursuivi les uploaders pour contrefaçon, mais à ma connaissance, pas les simples utilisateurs pour recel. Imaginer des poursuites pour recel de contrefaçon via un LLM nécessite de prouver que tu savais que tu accédais à du matériel contrefait, alors que la jurisprudence n'a même pas établi que c'était le cas…

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