Journal « Beeeh » : une histoire de mouton.

Posté par  .
Étiquettes : aucune
-2
10
jan.
2010
Salut à toi lecteur.
Derrière ce titre ne se cache pas le dernier « Block-Buster » Hollywoodiens mais une attitude qui m'exaspère au plus au point et que j'ai nommé… le « Moutonisme ». Les symptômes? Ils sont très larges : ils peuvent aller du simple fait de suivre un quelqu'un à changer totalement d'avis car quelqu'un a dit le contraire.
Dans ce journal je vais tenter d'éviter le troll de masse en évitant des exemples touchant une majorité de personne en examinant quelques expérience de j'ai vécu très récemment (< 10 jours). Pour ne pas subire la foudre de ces connaissances si ils tombent un jour sur ce journal, les noms seront changés (oui je sais que ça ne sert à rien). Je tiens aussi à préciser que je ne suis pas en « caïde » ni quelqu'un de physiquement (musculairement) impressionnant.
Je tiens à vous prévenir que ça sera peut être inintéressant et surement long, si vous êtes prêt, commençons.

- Cas 0 : une sortie entre amis.
Mise en situation :
Il était tard ce soir là et j'étais avec amis à côté d'un parc. Je nommerais ces amis Jean et Vincent. Jean propose de rentrer dans le parc, pour faire « 2 ou 3 conneries ». Nous étions juste devant un grillage assez bas et Vincent saute de l'autre côté. Jean ayant un briquet avec lui et la végétation étant sèche j'imaginais ce qu'il entendait par « faire des conneries ». Je dis donc à Jean que je ferais le tour du parc et que je les rejoindrais de l'autre côté. J'ai eu droit à la réflexion typique : « Ohhhh il a peurr », que je trouve particulièrement puérile et qui me fait plus rire qu'autre chose, elle sera analysée après cette mise en situation. Je ne bronche pas et annonce que mon choix est arrêté. Jean me regarde, et part rejoindre Vincent de l'autre côté. Alors qu'il était à califourchon sur le grillage il émet un cri strident, prend peur et revient vers moi, soit disant il y a une lumière dans le parc (c'était en fait un lampadaire de l'autre côté du parc). Vincent, se sentant seul revient aussi à l'extérieur. Et nous avons fait le tour du parc.

Analyse :
On remarque que Vincent a été plus que passif dans cette histoire, mais la volonté de faire des bêtises devait être trop forte (à nous trois la moyenne d'âge devait être d'un tout petit peu moins de 15 ans).
Allons au plus intéressant : on remarque que Jean essaye de prendre les rênes du groupe (notion fondamentale dans notre société, tout marche par groupe, j'y reviendrais). Devant mon refus, il utilise un stratagème connu : attaquer l'amour propre de la personne. La plupart du temps cela marche, très bien même. Mais ici cette technique a échoué. Sa tentative de prise de contrôle totale du groupe ayant échouée, on peut se dire que Jean scindera le groupe en 2 ou annulera sa tentative pour ne pas laisser son ami tout seul. Dans le second cas il aurait perdu une partie de sa fierté personnelle, il trouva donc une échappatoire intéressante : simuler la peur, ce sentiment primitif qui sauve (parfois) des vies. En trouvant un argument à sa peur (une lumière suspecte dans le parc) il se désengage totalement et protège ainsi sa fierté personnelle de tout affront. Mais avant tout ça, il y a aussi l'idée de moutonisme pré-cité : un membre du groupe ne veut pas suivre? On essaye de le forcer en attaquant sa fierté personnelle ou son amour propre. Il ne veut toujours pas? Il faut sauver les meubles et ne pas perdre la face.

- Cas 1 : un cours de physique.
Mise en situation :
Je suis en binôme avec Charles, les tables sont en « L », la partie basse du étant collé au mur. Nous étions sur l'ordinateur pour effectuer quelques tests, les ordinateurs étant justement sur la partie basse du « L ». Après une batterie de test, mon binôme me demande l'autorisation (!) de retourner à sa place. Étonné, je lui dis qu'il peut, mais que je ne bougerais pas car on aura peut être encore besoin du matériel informatique et aussi car j'ai plus de place à cet endroit là. Il ne bouge presque pas alors qu'il n'a même pas la place pour écrire. Vérification faite, nous n'avons plus besoin du PC. Je me décale légèrement vers la droite (dans le coin du « L ») et il se décide à retourner à sa place.

Analyse :
Dans ce petit exemple on remarque que Charles demande une autorisation pour faire un mouvement de 50 cm qui lui aurait permis de se mettre à l'aise et qu'une fois l'autorisation accordée il ne bouge pas. Pourquoi? On peut en déduire que mon opposition à tout mouvement de ma part l'a bloqué, tel un appel foireux sur un mutex. On retrouve ici un autre principe du moutonisme : j'ai le droit de la faire, si je veux être à l'aise je dois le faire, mais comme celui en face ne le fait pas alors je ne le fais pas. La notion de groupe est ici aussi sous jacente, si le groupe ne le fait pas, je ne le fais pas car je serais une exception et je pourrais être rejeté du groupe. Mon mouvement, tel un unlock sur un mutex, a été perçu comme un signal : le groupe l'a fait, je peux le faire.

- Cas 2 :
Mise en situation :
Un professeur est absent, c'était la dernière heure de cours. Tout le monde se retrouve en face des grilles du Lycée. Je me dirige avec Henri à son domicile lorsque soudain l'envie nous prend d'aller en salle informatique pour faire des recherches (un tetrinet). On recroise notre classe qui était encore devant le lycée, et nous rentrons dans notre établissement. Au bout de 50 mètres je me retourne et voit notre classe au grand complet en train de nous suivre. Au bout de 100 mètres? Idem. On commence à rigoler avec Henri lorsque une personne de notre classe nous rejoint et nous demande ce que nous allons faire. Une fois la réponse émise, elle retourne dans son groupe, qui fait ensuite demi-tour.

Analyse :
Encore une autre face du moutonisme : le groupe étant passif devant les grilles, lorsqu'ils ont vu 2 personnes revenir sur leurs pas et pénétrer dans le lycée, ils y ont vu une possibilité de divertissement, d'amusement, d'activité. Tel un moustique se dirigeant vers la funeste lumière ou tel l'âne marchant après la carotte, ils nous ont suivis, sans chercher la véritable raison de notre retour. Ce n'est donc qu'au bout d'un certain temps qu'ils se sont posé cette question et qu'ensuite ils ont fait demi tour.
Un groupe peut être attiré par une minorité, tant que cette minorité représente le fantasme du groupe (fantasme n'est pas toujours relié a une notion de sexualité). Une fois la désilution de ce fantasme confirmée, le groupe se désintéresse totalement de cette minorité.

##En conclusion##
Le « moutonisme » est fortement relié à la notion de groupe et de fierté personnelle qui en découle. Les groupes sont la base de notre société. On dit notre société égoïste, mais cet égoïsme est à placé non pas au niveau individuel mais au niveau des groupes. Ces groupes apporte une pression sur les personnes : le groupe ne fait pas ça, alors je ne le fais pas. Mais ces groupes sont plus ou moins facilement manipulable : soit on peut s'opposer au groupe en montrant que l'on est sûr de soit et que rien ne nous fera changer d'avis, même des attaques, soit en faisant miroiter à un groupe l'accomplissement d'un fantasme, d'une réussite. On peut retrouver ces deux procédés, surtout le dernier, dans les publicités et la politique.
Face à ces groupes, que faire? Ne pas les suivre, au risques d'être exclu de la société. Mais il vaut mieux être libre que suiveur. Il est aussi à noter que certains suiveurs se croivent libre de choisir, alors que c'est faux : les meneurs sont là pour leur donner leurs avis, leurs idées, leurs pensées. Je vous vois faire des rapprochement entre ce que j'ai dis et de nombreux évènements. C'est normal.
Mais les groupes ne sont pas si cruel que ça, il peut arriver que des gens partagent les mêmes idéaux que vous, les mêmes passions, les mêmes idées. Et là il ne faut pas essayer de s'en éloigner, au contraire. C'est de là que sorte les groupes les plus unis, ceux qui font le plus de choses, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Mais il faut garder à l'esprit que ces groupes sont instables, et qu'il faut prévoir un gilet de sauvetage en cas de problème…

Les groupes peuvent ainsi être de bonnes ou de mauvaises choses. Ils amènent la plupart du temps la notion de Meneur/Suiveur, ce qui fait que ces groupes sont plus manipulable, moins apte à réfléchir par eux même. D'autres groupes n'ont pas de meneurs, sont instables, mais plus libre et moins manipulable.

C'est ainsi que se fini ma réflexion.

C'est à vous maintenant : Les groupes, le moutonisme, qu'en pensez vous?

PS: Ça me fait un bon entraînement au bépo ça.
PS2: J'ai essayer de pas faire trop de fautes, excusez moi pour toutes celles qui restent.
  • # Cas 3

    Posté par  . Évalué à 5.

    PS: Ça me fait un bon entraînement au bépo ça.

    :-)
    • [^] # Re: Cas 3

      Posté par  . Évalué à 7.

      Pff, cette bande de mouton qui passe au bépo pour éviter de faire comme tous les moutons qui sont en azerty..

      Osez une disposition originale, optez pour le ZYXWVU, le clavier alphabétique inversé!

      THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

  • # Et toi, tu te situe comment là dedans ?

    Posté par  . Évalué à 2.

    Comment tu analyse ton propre rapport au groupe ?
    • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10.

      Manifestement comme un mec qui a du mal à trouver des chaussettes suffisamment larges pour ses chevilles...
      • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?f

        Posté par  . Évalué à -5.

        Je me situe comment? Comme quelqu'un qui fait une réflexion qui gênera sûrement certaines personnes et qui est surtout très objective étant donné que j'utilise des exemples issus de mon vécu.
        Si cette réflexion ne te plais pas, libre à toi de la démonter, en argumentant.
        Ta réponse me fait penser à la réplique de Jean dans le cas 0, on attaque, sans rien derrière. :)
        • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?f

          Posté par  . Évalué à 8.

          Eh bien, si c'est tiré de ton vécu, ce n'est justement pas très objectif, et même complètement subjectif.
        • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?f

          Posté par  . Évalué à 2.

          Tu bottes en touche, c'était pas la question. Comment tu te sens dans un groupe ?
          • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?

            Posté par  . Évalué à 2.

            Ça dépend du groupe, un groupe avec lequel je partage une passion, une idée? Je m'y sens bien.
            Un groupe au sens large du terme? Je n'ai qu'une envie, en sortir. Sûrement à cause de diverses fréquentations.
            Je n'aime pas me sentir brider, sentir quelqu'un penser à ma place, j'aime être libre, ne pas subir la pression environnante. J'aime à dire que je m'en fous de ce que pensent les autres de moi, même si je sais que c'est utopiste car que ce soit consciemment ou inconsciemment on prend note.
            • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?

              Posté par  . Évalué à 1.

              Alt-x doctor
              Quand tu dis "Sûrement à cause de diverses fréquentations", tu veux dire quoi ?

              crtl-x ctrl-c

              Sinon tu sais qu'un groupe avec les membres duquel tu as des points communs est un groupe au sens large ? Sinon je dirai que t'as eu des mauvaises expériences et que t'en est venu à trouver un bouc émissaires à ces problèmes : les groupes ...
              • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?

                Posté par  . Évalué à 3.

                Je veux dire par là des comportements que je trouve plus que stupide.

                Un groupe avec lequel je partage des points communs n'est pas un groupe au sens large, c'est un groupe d'intérêt.[1]

                Un groupe au sens large étant un « ensemble de personne (ou d'animaux) » d'après wiktionnary.[2]

                [1] : [http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_d%27int%C3%A9r%(...)]
                [2] : [http://fr.wiktionary.org/wiki/groupe]
                • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?

                  Posté par  . Évalué à 0.

                  Ce serait triste si tu n'appartenais pas à un ou des groupes d'amis ...
                • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?

                  Posté par  . Évalué à 7.

                  Pour être un peu plus constructif, je trouve que tes définitions sont pas très bonnes. Si tu refuses en général d'appartenir à un ensemble de personne, tu n'iras pas très loin, ne serait-ce que parce que tu appartiens à l'ensemble des personnes de sexe masculin, etc.

                  Tu appartiens aussi à ton groupe familial, par exemple.

                  La définition donnée ici est à mon avis bien meilleure : http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_cont(...)

                  Ta définition est bien trop large par rapport à celle là, tu oublies un peu les relations entre les personnes du groupe.


                  D'autre part, tu postules à partir de quelques expériences négatives que les groupes ont forcément un effet néfaste, et qu'en quelque sorte on abolit tout esprit critique en faisant parti d'un groupe ... Tu n'envisage pas du tout que le groupe puisse avoir des effets positifs d'une part, et qu'un individu puisse garder son individualité à l'intérieur du groupe. Je pense que c'est complètement faux, et qu'au contraire, le dialogue avec les autres et l'échange d'idée, le partage des tâches, peuvent avoir des effets extrêmement positifs.


                  Enfin sur la division entre les groupes en général et les groupes d'intérêts, il ne t'es pas interdit de choisir les groupes auxquels tu désires appartenir, la place que tu souhaites y tenir. Donc la distinction me semble un peu arbitraire et artificielle. Un groupe d'intérêt, sociologiquement, c'est un groupe amha. Il respecte les conditions remplies dans ce groupe. Donc pour moi, c'est juste un moyen de t'en sortir d'une pensée un peu manichéennes "les groupes, c'est mal, sauf ceux que j'aime bien" ...

                  Ce que tu critiques principalement, on dirait, c'est le "suivisme", le fait qu'il y ait une personne qui prenne les décisions (consciemment ou non) et que les autres suivent ... C'est plus l'organisation du groupe que son existence même.
                  • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?

                    Posté par  . Évalué à 1.

                    moi, je me suis arrêté là : "à nous trois la moyenne d'âge devait être d'un tout petit peu moins de 15 ans" ==> crise de l'adolescence.

                    4 patés de blabla sur une analyse de l'effet de groupe : t'es en avance sur le bac de philo ?
                  • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?f

                    Posté par  . Évalué à 1.

                    J'avoue que ma définition de groupe n'est pas très bonne.
                    Je tiens compte dans un petit paragraphe que les groupes peuvent aussi être de bonnes choses, il n'était ni très explicite ni très complet, mais l'idée était quand même là.
                    Ma réflexion a un peu (énormément?) dérivé et ça a destructuré pas mal de chose, mais je dénonce quand même les groupes dans le sens où leur organisation, leur structure, est un pilier fondamentale d'un groupe. On laisse 10 personnes ensembles, il y a 99% de chance que dans les jours qui suivent une hiérarchie de type 1 chef, 5/6 moutons, 1/2 personnes semi-pensantes, 1/2 personnes voulant être indépendantes et qui seront tolérés pendant un certain temps avant d'être chassé, apparaisse.
                    • [^] # Re: Et toi, tu te situe comment là dedans ?f

                      Posté par  . Évalué à 2.

                      Trop simple. Ta vue est trop simple.
                      J'ai personnellement bien aimé tes exemples, ils illustrent en effet quelque chose. Est-ce mal d'être un mouton comme tu dis? Je n'en suis pas sur. Est-ce être un mouton que de se conformer à la loi? Quelle soit écrite ou tacite ne change pas énormément la donne, quelque soit le type les deux évoluent...

                      Au lieu de dénigrer tu devrais te servir de ton analyse pour ton propre savoir, peut-être même en sourire et, qui sait? L'accepter.

                      reprenons tes exemples:
                      - Cas 0:
                      Ben y'a eu un gars qui a voulu faire le meneur pour faire une connerie, c'est normal à tout âge et c'est encore plus normal vers 15 ans. un autre gars, toi, a décidé qu'il ne voulait pas faire ce genre de connerie. Du coup tout le groupe a suivi. Vu que là on parle de feu c'est certainement pas plus mal, d'un autre coté tu ne savais pas ce qu'il voulait faire, tu as juste deviné qu'il voulait faire ça... Peut-être que tu avais raison, peut-etre pas. Mais en tous les cas moi je ne vois que trois gars qui étaient ensemble et ont pris une décision ensemble.

                      - Cas 1:
                      En gros le mec a été super poli/gentil et voulait rester avec toi car vous étiez en binôme et tu te plains. clap clap...
                      OK il l'a probablement fait d'une manière inconsciente et qui prete à sourire mais je ne vois rien de mal la dedans.

                      - Cas 2:
                      Celui là est plus intéressant et complexe je trouve. Vu que je suis de nature à trouver le positif des gens je dirais que c'est un superbe exemple ce que tu nous as raconté. J'aimerai que ça arrive plus souvent. l éducation est quelque chose d'important et ces gens l"ont bien compris, ou leurs parents leur ont bien mis la pression (probablement un peu des deux, ou encore plus probablement le deuxième). ils sèchent assez les cours comme déjà et rentrer chez eux plus tôt que prévu auraient pu créer des problèmes donc ils attendaient, pour voir s'ils avaient vraiment le droit de partir.

                      Quoi qu'il en soit arrête d'être aigri mais continue de voir le monde autour de toi, comme tu l'as fait pour ce cas précis. Et, bon dieu, arrête de râler. les comportements, souvent bizarres, de nos compagnons, collègues, amis, voisins, etc, nous paraitront toujours étrangers, par définition. Enfin, perso, même les miens me paraissent venir de la lune... C'est pas pour ça que j'en ai fait un journal
  • # Pas dérangé, sauf…

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6.

    Le moutonisme ne me dérange pas plus que ça dans la plupart des cas, où il s'agit juste de s'appuyer sur les choix de quelqu'un d'autre plutôt que de choisir soi-même. Quand il s'agit de choix qui ont peu de conséquences, comme changer de place dans une salle de TD, ça n'a aucune espèce d'importance.

    Je trouve ton premier exemple plus intéressant, non pour le moutonisme, mais pour la glissement entre faiblesse et virilité. Les conneries que Jean propose de faire ne témoignent d'aucune espèce de force, il n'y a aucun risque (des plantes, ça ne se défend pas), et ça ne crée rien d'intéressant, ça n'empêche aucune destruction. De même, suivre Jean là-dedans, c'est de la pure faiblesse, la faiblesse de ne pas écouter sa volonté et son intelligence pour résister à ce moutonisme d'autant plus idiot qu'il pousse à aller faire des conneries.

    Bref, bravo pour ta réaction : tu es doué de volonté et tu as la force de l'utiliser.
  • # Quelques souvenirs de mes cours de fac...

    Posté par  . Évalué à 3.

    Ce que tu exposes relève de la psycho-sociale.

    Un bon point de départ :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_sociale
    http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_cont(...)
  • # Vive les moutons

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

    D'un autre côté, ne pourrais t-on pas dire que la propension humaine à être un mouton est fondamentale à notre espèce. Je m'explique; la base de la société humaine étant le groupe (l'homme est un animal social), chacun préfère une situation où il suit un groupe qui ne
    partage pas son point de vu, plutôt que d'être cohérent avec lui même, mais tout seul...

    Prenons un exemple plus concret, le développement de logiciel libre : si à chaque différent la communauté forke, aucun projet libre ne pourrais être viable. Tu vas me répondre, oui mais on peut s'opposer au fork sous la seule influence de la logique et dans ce cas là, être mouton n'est pas nécessaire. De deux choses l'une:

    — tout d'abord l'homme n'est pas un animal qui ne fonctionne que sous l'influence de la raison; et heureusement ! Nous ne sommes pas des machines. Sans cette attirance vers le groupe, chaque homme s'opposerait à la raison et ferai cavalier seul en suivant ses bas instincts. La sélection naturel nous à gentiment débarrassé de ces égoïstes inopportuns, qui préfèrent leur nombril au groupe.

    — ensuite, lorsque l'homme fait un choix, il prend cause de manière déraisonné pour ce choix [1]. Ainsi le choix entre gnome et Kde ou emacs et Vi, pour la plupart d'entre nous ne s'est pas fait sur des critère parfaitement objectif et les raisons réelles du choix ne sont pas toujours très pertinente. Mais pourtant on est tous prêt à défendre notre choix bec et ongles. Et ce comportement à deux heureuses conséquences: premièrement les trolls du vendredi mais surtout, cela nous évite du perdre du temps à changer d'avis aussi fréquemment qu'un politicien.

    Pour conclure, même si la tendance moutonnière de notre espèce à de nombreux effets indésirables, elle est nécessaire àmha à la fondation de toutes société humaine.


    [1] Pour plus de détail, je vous conseille le livre «Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens».
    • [^] # Re: Vive les moutons

      Posté par  . Évalué à 2.

      Le suivisme n'est-il pas un vestige de l'instinct de survie en meute? (ou troupeau, ou tout autre mot approprié).

      Imaginez que quelques gazelles commencent à détaler et que les autres regardent bêtement... et une d'elle va se faire bouffer par le lion que les premières ont repéré...
      On voit le même comportement chez les chevaux: quand un est effrayé par quelque chose, tous les autres deviennent nerveux (bon, OK, sauf quand c'est un poulain au milieu de "vieux").

      Et si on y repense, on n'a pas toujours été au sommet de la chaine alimentaire, et on avait bien des jambes pour courir...

      Donc peut-on légitimement critiquer une attitude qui a sauvé la branche qui a amené notre espèce pendant des millénaires?

      (et sinon tu penses quoi du groupe des linuxfriens?)
  • # Cas 3

    Posté par  . Évalué à 8.

    en BTS, matière physique appliqué, le prof nous explique pendant 4h la transformé de fourrier. Ainsi que la décomposition du signal en cos voir sin

    a la fin il demande si tous le monde a compris. J'atttend un peu, personne ne bronche. Je me lance car a l'epoque je ne comprenais pas comment un signal carré pouvais être une suite de somme de cos et sin. Je lui explique mon problème de compréhension. Et là Oh ! 12 élèves leve le doigts et confirme que ce carré en cos c'est un problème pour eux.

    je me dis que si je n'avais rien dis 12 eleves auraient été comme moi, dans le brouillards

    et souvent j'entendais les élèves dire en sortant de cours : 'tain j'ai rien compris ! c'est nul ! alors que yaka posé une question au bon moment.

    analyse : heu je ne sais pas, la timidité je pense, la peur de se démarquer des autres en osant parler au professeur. Ou puisque personne ne pose de question je n'en poserai pas.

    par la suite je posais souvent des questions trés facile au prof dans les cours math, phy, histoire d'amorcer la pompe a question pertinente d'eleves qui n'avait réellement pas compris un point.
    • [^] # Re: Cas 3

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

      Fourier, un seul R. :-)
    • [^] # Re: Cas 3

      Posté par  . Évalué à 6.

      C'est typiquement ce qui me soûle quand je donne un TD...

      Peut-être qu'infiltrer un agent dans mon groupe d'étudiants pour poser de fausses questions et amorcer la pompe pourrait être une stratégie ;-).
      • [^] # Re: Cas 3

        Posté par  . Évalué à 2.

        disclaimer: Je ne suis pas prof...
        Au boulot ce que je fais c'est de demander à quelqu'un de m'expliquer ce que je viens de dire en quelques phrases. en gros de refaire le "cours".
        Ça marcherait ça en milieu scolaire?

        J'avoue que je fais la même chose quand quelqu'un m'explique quelque chose, je répète ce qu'il m'a expliqué (en plus court bien sur) comme ça je sais si j'ai bien compris.
    • [^] # Re: Cas 3

      Posté par  . Évalué à 3.

      Et vous n'avez pas des élèves qui passent leur temps à râler sur celui/ceux qui posent des questions ? J'ai un vague souvenir d'une époque où la moindre question soulevait des "Pfffff, tais toi" et autres réflexions du genre, tout ça parce qu'ils préféraient suivre le cours sans se poser de question et passer plus de temps en blocus à essayer de comprendre.

      Mais je dois avouer qu'à côté de ça, nous sommes un groupe très soudés prêt à s'entraider dès que c'est nécessaire.
    • [^] # Re: Cas 3

      Posté par  . Évalué à 2.

      Ça viens aussi d'un apprentissage qui fait que l'on finis un cours en ayant compris la moitié au mieux et on se dit que ça viendras en le revoyant (ce qui est souvent vrai par ailleurs). Le seul problème c'est qu'il faut faire l'effort de revoir.

      Il y a aussi qu'après un long cours (disons 3h mais d'après certains c'est à partir de 45 minutes que ça marche) les élèves/étudiants ont du mal à se concentrer et qu'il est peut productif de leur réexpliquer.

      Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

  • # L'homme est un animal social

    Posté par  . Évalué à 2.

    • [^] # Re: L'homme est un animal social

      Posté par  . Évalué à 3.

      La pression du groupe est effectivement tout ce qui structure une société, et ceux qui gouvernent, que cela soit les politiciens, les financiers, les religieux, les fabricants de claviers azerty ou les commerçants, savent l'exploiter pour renforcer leurs pouvoirs.

      Je suis d'accord avec tes conclusions, même si le développement était un peu long et confus. Le cas 1 est pas super intéressant, il aurait pu être plus synthétisé, le cas 0 est étrange, pourquoi tu ne leur à pas dit carrément que tu n'avais pas envie de participer à leurs conneries ? Tu aurais d'ailleurs pu tester leur force de caractères en essayant de les convaincre de ne pas y aller, par exemple en disant "seuls les individus faibles s'attaquent à des arbustes morts".

      Quelques expériences amusantes :

      http://www.kookyoo.net/blog/psykopat/la-pression-du-groupe-0(...)

      ou plus inquiétantes :
      http://www.dailymotion.com/video/x738r9_asch-experience-trad(...)

      Enfin,
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram que l'on trouve présentée dans le film "I comme Icare".

      Pour finir sur une note plus encourageante, les pages plus haut sur la dynamique de groupe, montrent que cela permet également de rendre les individus plus performants et les pousse à se dépasser, cette fois-ci d'une façon positive.

      Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

  • # PLOP

    Posté par  . Évalué à 3.

    \_o<~ coin ! coin !
  • # problème de DNS

    Posté par  . Évalué à 4.

    linuxfr.org semble renvoyé sur skyblog.com. C'était ca le fameux bug des DNS ?

    Vous voulez pas la jouer soft ? Je suis pas contraignant... vous voulez la jouer hard ? On va la jouer hard

    • [^] # Re: problème de DNS

      Posté par  . Évalué à 7.

      Autant ton commentaire m'a fait sourire, autant je le trouve un peu exagéré (pour ne pas dire trollesque..).

      Essaie de trouver sur sky un seul post qui apporte la moindre réflexion par rapport à une observation OU dans un français presque correcte OU avec des tournures de phrases relativement bien léchées ...

      Par contre, trouver des commentaires de gens qui se foutent de la gueule d'autres, ça, tu pourras en trouver... devrais-je en conclure que la redirection se passe dans le sens inverse et que tu as posté au mauvais endroit avec ton nouveau vieux macbook que tu as acheté pour faire comme les apple fanboys ?

      Bref, tout ça pour dire que malgré le score actuel de ce post, j'applaudis l'initiative d'apport de contenu.
      • [^] # Re: problème de DNS

        Posté par  . Évalué à 6.

        Ca tombe bien, je l'ai écrit justement pour faire sourire.

        Par contre enfoncer des portes ouvertes, MÊME avec un français presque correct et MÊME avec des tournures de phrases relativement bien léchées, ça ne mérite pas de lancer un débat. Un troll éventuellement, et personnellement je me contentais d'un trait d'humour.

        Pour le reste, tu peux attaquer ma mère, mon chien, l'Aveyron, mais pas mon macbook, c'est dans le règlement.

        Vous voulez pas la jouer soft ? Je suis pas contraignant... vous voulez la jouer hard ? On va la jouer hard

        • [^] # Re: problème de DNS

          Posté par  . Évalué à 2.

          Désolé pour l'attaque, ce n'était pas le but, j'étais assez énervé au moment où je suis tombé sur ton message... tu as pris pour le reste :)

          Par contre, ne pas saisir l'occasion pour attaquer un macbook...
  • # Encore !

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 0.

    Encore un journal qui dénonce grave !?
    Ça devient lassant…
  • # et pour manger

    Posté par  . Évalué à 3.

    bon, tu critiques le moutonnage, très bien. Mais au quotidien, si tu ne veux pas te casser le cerveau à chaque pas, tu as quand même intérêt la plupart du temps à penser que si les autres bougent, ce n'est pas purement arbitraire. À paris par exemple, prend les transports en commun en calculant rationnellement tes trajectoires dans la foule, et pas en suivant les mouvements de groupe, ou en te demandant précisément pourquoi la personne devant fait un pas de côté ou va moins vite, tu vas 1 te fatiguer pour rien 2 ralentir les autres parce que tes réactions si bien maîtrisées auront le risque d'être imprévisibles pour les autres.

    Et puis, quand tu arrives dans un nouvel endroit, pour trouver le restaurant ou la cantine, je n'ai jamais rien vu d'aussi pratique que suivre la masse. Pareil pour tes salles de cours.
  • # Des moutons?!? Où ça?

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

    Apparemment, les réseaux sociaux [http://www.01net.com/editorial/510911/quand-la-couleur-des-s(...)] permettent d'accélérer le phénomène. Au moins, je saurais quoi répondre quand on me demandera pourquoi je n'y suis pas encore.

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n’en sommes pas responsables.