Journal Les états d'âme d'OpenAcadémie, épisode 3 : le big-bang des stagiaires

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19
août
2021

Sommaire

Rappel des forces en présence

Les épisodes premier et deuxième vous ont appris que des intendants un peu fadas ont décidé d'automatiser des pans particulièrement sordides de leur travail, qu'ils ont été félicités par leur ministère avant de se faire planter par les informaticiens du ministère, pour avoir eu le culot d'avoir cherché dans l'interministériel (au SGMAP) l'aide qu'ils n'auraient jamais eu.

A ce stade, OpenAcadémie n'a aucune ressource. Les bons conseils des coaches à l'incubateur des startups d'État, des bouts de code un peu moins mauvais réalisés par un stagiaire d'Etalab en 2016, et à part ça il n'y avait que la détermination de ses fondateurs.

Il nous fallait notamment des compétences plus importantes en programmation, mais Etalab ne comprenait aucune personne disposée à nous aider à travailler avec MS Access. Refaire le coup du stagiaire ? Problème : pour espérer un minimum de production utilisable, il faut nécessairement envisager un stage long, d'une douzaine de semaines sinon plus. Le législateur, dans sa grande sagesse, a disposé que les stages de plus de huit semaines ne peuvent plus être gratuits. Il nous fallait donc une force de frappe financière à hauteur de… 2 200 €. Le running-gag des années qui vous seront décrites ici : où trouver une aussi forte somme ?

2017 : une oreille dans la hiérarchie académique et on met en route la machine infernale

Ndoyi et l'intendant zonard sont des fonctionnaires de tous les bons coups, participant aux groupes de travail, au dispositif académique de formation, bons élèves aux séminaires etc. Révoltés, mais inclus quand même. De bonnes relations avaient été tissées avec "le 9e étage" du rectorat, et le prix national Impulsions, s'il n'avait certainement pas intéressé le ministère, a été perçu là-haut comme une reconnaissance de l'esprit pionnier de l'académie de Créteil.

En travaillant au corps la hiérarchie, nous avons proposé une action gagnant-gagnant-gagnant-gagnant. L'idée était que le rectorat finance le stage d'un étudiant en informatique de l'académie de Créteil elle-même. L'étudiant en question allait pouvoir développer des applications utiles aux 530 établissements publics de l'académie, et au-delà ; la démarche OpenAcadémie, confortée par ce coup de pouce local, continuerait à porter l'étendard cristolien et illustrer le projet académique : Réussite, Équité, Solidarité.

Le secrétaire général a mis tout son poids dans la balance, et, au moment où l'on n'y croyait plus, nous avons obtenu le feu vert. La proviseure de l'intendant zonard a accepté que le stage se fasse dans ses murs, en échange de développements répondant à ses demandes précises sur la confection des dossiers d'inscription au lycée. Il fallait alors trouver le stagiaire : nos recherches se sont d'abord orientées vers des MIAGE (master d'informatique appliquée à la gestion des entreprises), tant cela semblait tomber sous le sens. Mais les écoles contactées n'ont tout simplement jamais répondu ! On s'est donc tournés vers les IUT, et celui de Fontainebleau a immédiatement transmis notre offre à ses étudiants.

Cette année et les suivantes, il s'est toujours trouvé plusieurs étudiants de 2e année de ce DUT Informatique pour postuler à ce stage. Un mot pour tous les candidats que nous n'avons pas retenus : vous aussi vous auriez été super, on en est sûrs ! Et un grand merci à leurs profs, en particulier Mme Laleau, qui leur enseigne le SQL.

Bref, pour la première année, c'est Romain qui a été retenu pour un stage du 1er avril au 13 juillet. La première qualité qui lui était demandée, c'était… d'être pédagogue, pour patiemment enseigner au zonard comment avancer un peu moins mal dans la réalisation de ses projets. Romain y a excellé, et aussi a n'a pas ménagé ses efforts pour l'amélioration des morceaux de logiciels existants.

Lors de cette session d'été 2017, GemaSCO (manuels scolaires) est passé en version 1.8 en répondant à de nombreuses demandes des utilisateurs ; MobiliSCO (voyages pédagogiques) atteint une version 5.7 qui rencontre un important succès parmi les collègues ; la nouveauté de l'année est TrombinoSCO, qui produit facilement des cartes de lycéen (pilotage de l'imprimante à badges). Mais surtout Romain a débloqué énormément de choses chez l'intendant zonard, qui se met à coder de plus en plus régulièrement, des choses de moins en moins mauvaises.

2018 : deuxième stagiaire, la force brute contre les problèmes de code

Le secrétariat général de l'académie de Créteil a maintenu son effort, mais cette année-là en impliquant la DSI. Il a fallu partager le temps de travail d'Axel avec le rectorat, sachant que le projet qu'il menait là-bas n'a été suivi par personne, c'était une impasse, du temps perdu. Malgré cela, ce deuxième étudiant a travaillé dur, très dur sur les MachinSCO, et il a souvent trouvé le moyen de faire marcher ce qui nous avait résisté depuis des années.

Grâce à Axel, MobiliSCO en version 6.0 est enfin capable de dialoguer avec le système d'information comptable (au prix d'une pénible rétroingénierie), GemaSCO en version 2.0 commence à s'affranchir de ses erreurs de jeunesse, TrombinoSCO continue à évoluer. Axel pose les bases des logiciels des années suivantes en construisant le premier prototype de EffeSCO (fonds sociaux).

2019 : troisième stagiaire, OpenAcadémie se sent pousser des ailes

Le financement de cette troisième saison était compromis, trop de changements de personnel à Créteil, nous n'étions plus entendus. Au moment où tout semblait perdu, le coup de pouce qui change tout : le stage a été pris en charge par une entreprise dirigée par l'un de nos soutiens au SGMAP, à fonds perdus. Il faut le formuler clairement : des logiciels libres utilisés par les agents du ministère de l'Éducation (90 milliards de budget) ont été développés grâce au soutien financier désintéressé d'une entreprise privée.

Bref, ce petit miracle nous a permis de travailler avec Majdi. A ce stade l'intendant zonard devenait de plus en plus capable de programmer le travail du stagiaire développeur, et cela s'est vu dans les résultats : énormément de code. On entre dans une phase où toute bonne idée trouvée dans le cadre du travail sur l'un des produits se trouve dans la foulée intégrée dans l'ensemble de la gamme. Majdi s'est distingué par une excellente intégration à l'établissement où travaillait l'IZ, il y est même resté comme assistant d'éducation !

2020 : encore une entreprise pour financer le stagiaire, en plus notre copain coronavirus nous en offre un deuxième

On commençait à sérieusement envisager un financement participatif pour dégotter ces satanés 2200 €, parce que vraiment ça n'intéresse personne dans notre administration. Nouveau miracle : une SSLL ayant travaillé pour le MEN avec Ndoyi sur un projet avorté avait des scrupules et trouvait avoir été un peu trop bien payée par le ministère. OpenAcadémie lui a fourni l'occasion d'alléger sa conscience en même temps que son compte en banque : encore une fois, c'est la générosité désintéressée d'un acteur privé qui fournit la miette que l'administration refuse de fournir pour soutenir les bénévoles en son sein. Bref.

Nicolas avait été recruté, mais avant que le stage ne commence, crise sanitaire, confinement et fermeture totale de tout, oups. Comment faire d'une catastrophe un atout ? D'autres étudiants de la même formation n'arrivaient plus à trouver de stage, et ils avaient été autorisés à faire un stage plus court de huit semaines, donc gratuit : là tout de suite ça rentrait dans nos prix ! Nicolas a coopté Guénaël, avec lequel il savait pouvoir bien s'entendre. Ensuite le confinement supposait du télétravail ? Pas de problème pour ce boulot-là, mieux : l'intendant zonard a été très disponible, puisque personne ne l'enquiquinait avec le graffiti du 2e étage ou la fuite d'eau dans le labo de sciences.

Avec trois personnes fortement disponibles pendant deux mois, ça a dépoté. En intervenant sur une base de code déjà fonctionnelle et propre, Nicolas et Guénaël ont pu se concentrer sur quelques empoisonnements qui demeuraient : ils les ont tous méthodiquement éradiqués.

Lors de cette saison, TrombinoSCO atteint une version 2.0 en ayant épuisé les demandes des utilisateurs, MobiliSCO voit son interface entièrement refondue, GemaSCO en version 3.0 ne connaît plus le moindre cahot. Ils reprennent le travail sur EffeSCO qui n'avançait plus depuis un an, et lancent la construction de CédiSCO, l'application qui gère toute la procédure des conseils de discipline, qui sortira après des tests poussés à l'automne suivant.

2021 : un établissement avec des moyens et encore une doublette de stagiaires

Cette année 2021, votre serviteur est allé zoner dans un autre établissement, un gros avec des moyens inhabituels. Dès les entretiens préalables à la mutation, il avait annoncé la couleur : il passe du temps à faire du développement, et il a besoin d'une aide deux ou trois mois par an. Ca a marché, et son nouveau lycée a pu se faire taxer pour financer le stage, dispositif pas forcément pérenne mais qui a des chances de pouvoir être reconduit. Jean-Philipp, stagiaire recruté dans un premier temps, a comme l'année précédente demandé si l'on pouvait accueillir l'un de ses camarades de promo en panne de stage, Maxence. Les jeunes gens n'auront pas eu la meilleure fournée pour l'encadrement, car on est moins disponible en arrivant sur un nouveau poste, mais nous avons limité la casse.

Outre la mise à jour de l'existant, les réalisations de 2021 c'est surtout l'extension de la gamme, en terminant des prototypes entamés entre deux stages ou des projets de longue date. Ainsi apparaissent les petits outils RibSCO (vérification des données bancaires), PrépaSCO (génération automatique de certificats d'équivalence universitaire) ; enfin EffeSCO sort du bois.

Synthèse après cinq saisons : forces et faiblesses

On arrive à plus d'un an de temps de travail cumulé par les sept stagiaires en cinq ans. Ca se voit : les MachinSCO sont plus nombreux, complets, satisfaisants pour l'essentiel de ceux qui s'y essaient, très soignés, et faciles à maintenir.

Mieux, l'intendant zonard a acquis une nette autonomie pour continuer le développement entre deux stages. Le temps manque toujours, mais on en pique un peu sur la journée de travail, car dans le fond une intendance qui utilise tous les MachinSCO à la fois dégage des disponibilités.

Le nombre d'utilisateurs croît, sans exploser quand même : il semble difficile de dépasser 10 % des 7800 établissements scolaires publics de France, en l'absence de tout relais par l'institution. Parmi ces utilisateurs, un certain nombre ont compris qu'il est important de participer, et font remonter des remarques, critiques et demandes, voire participent aux beta-tests.

La face sombre de ce rapport d'étape, c'est que l'intendant zonard est parti en avant dans le travail de développement, et qu'en se retournant, il n'y a plus personne derrière pour vraiment participer au code. On a donc atteint un facteur d'autobus maximal, tout ce qu'il convenait d'éviter.

Parallèlement, la DINUM ayant succédé au SGMAP envoie des signaux négatifs, qui cumulés à la crise sanitaire nous font risquer de totalement sortir de son orbite. Bref, le roman de la "startup d'Etat" tourne carrément à l'aventure personnelle. Mais on se garde le 4e épisode pour discuter des perspectives. ;)

  • # merci…

    Posté par  . Évalué à 7 (+6/-0).

    …nos deux loustics persévérants, Romain, Axel, SGMAP, Majdi, Nicolas, Guénaël, Jean-Philipp, Maxence, les beta-testers et le rectorat. C'est fastidieux mais ça avance.

    • [^] # Re: merci…

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7 (+7/-1).

      Hem, cette liste met en lumière un manque criant d'élément féminin. Le problème est en amont : à l'IUT, ils ont rarement plus de trois étudiantes sur une promo de 80. Je n'ai eu qu'une candidature féminine, une brillante jeune fille qui a décroché un stage bien plus intéressant que celui que je propose.

      Un mot sur ce point : il n'était pas évident de proposer d'accueillir un étudiant en informatique pour qu'il soit encadré par quelqu'un n'y connaissant pas grand chose. L'intérêt du stage réside principalement dans le fait de se frotter aux demandes concrètes des utilisateurs, pas toujours bien formulées. Pour rattraper un peu le fait de ne pas travailler "dans le milieu" informatique, il y avait la possibilité d'un strapontin à Etalab, ce qui selon mon ressenti personnel devrait représenter un kif proche de celui des labos de recherche de l'Ooggle. Hélas les jeunes stagiaires ont souvent été pusillanimes et, au lieu d'aller se créer des relations à la DINUM, ils ont sagement travaillé depuis la maison ou dans mon bureau.

      Et puis un indice de réussite qui compte : les sept jeunes gens passés par OpenAcadémie ont tous eu des notes bonnes à très bonnes à leur soutenance de stage, puis ont continué leurs études dans ce qu'ils souhaitaient, et les nouvelles quand j'en ai sont bonnes.

      Intendant, donc méchant, mais libre !

  • # stagiaire...

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 21/08/21 à 00:12.

    C'est tout de même un peu la loterie de compter sur des stagiaires pour améliorer la situation :/ Félicitations à toi pour l'accompagnement que tu leur a proposé.

    En école, c'est mon stage ouvrier qui a rapporté le plus (genre un SMIC), les autres stages j'étais payé au lance-pierre avec des tickets restau ou un accès à la cantine pour 1 franc par jour (le TRU était à 11 francs à l'époque ; oui, j'ai aussi tenu le bar de mon école, vu que je voulais manger correctement au moins le midi). Bref, le minimum, minimorum :/

    Pourquoi ne pas se rapprocher d'autres académies ? Genre celle de Versailles (bon, Créteil c'est à l'Est, mais ce n'est pas à l'Ouest d'optimiser les initiatives :p humour inside) qui sait promouvoir le logiciel libre et rencontre les mêmes genres de souci que toi (et sans doute les mêmes défaillogiciels).

    cf. http://www.ac-versailles.fr/cid111424/messagerie-de-l-academie-de-versailles.html (sympa est utilisé et il y a d'autres pages mettant en avant les logiciels libres, cela est laissé à titre d'exercice de les retrouver :p)

    Tu tomberas peut-être sur Dino (quand nous rouvrirons le premier-samedi à La Villette, tu pourras même le rencontrer IRL) pour aider et trouver des bons plans.

    Merci pour tes retours, cela paiera dans la durée, je n'en doute pas, même si serait sympathique que ce travail soit reconnu à la hauteur des réalisations obtenues.

    Question subsidiaire : Il n'y a pas d'URL vers un gitlab de ce que vous développez ?

    • [^] # Re: stagiaire...

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6 (+5/-0).

      Merci BAud, ces encouragements me vont droit au cœur. Alors pour réagir ou répondre aux éléments que tu abordes :

      • on est partis de tellement bas que presque n'importe quel gamin de vingt ans ayant 18 mois de cours d'informatique derrière lui pouvait tout changer pour nous en treize semaines. On n'a pas pris n'importe qui non plus, mais des gens visiblement motivés par la collaboration, le libre, le service public, l'éducation.

      • la gratification des stages est stabilisée en ce moment à 3.90 € de l'heure. Ce n'est pas un salaire et il y a zéro charge. Donc en gros 12 semaines * 35 heures * 3.90 €, en comptant aussi le remboursement des transports en commun, ça approche 2k€.

      • détail que je n'ai pas donné dans mon nal, au début mon petit doigt me disait que le stagiaire produisait autant la dernière semaine que la somme de toutes les semaines précédentes… donc il fallait le stage le plus long possible, jusqu'au 13 juillet à 18 heures. Depuis ça s'est détendu, plus ça va plus j'arrive à driver les jeunes pour qu'ils produisent des petites choses dès la première semaine. Cela permet d'arrêter les stages plus tôt en juin, pour qu'ils puissent soutenir avant la fermeture de l'IUT, avoir leur diplôme tout de suite, et se mettre en chasse dans de meilleures conditions pour la poursuite d'études. Et cela fait aussi consommer un peu moins de sous.

      • OpenAcadémie est une démarche nationale, on a des ambassadeurs dans un certain nombre d'académies, et naturellement nous avons eu des contacts avec la DANE de Versailles, qui effectivement a une posture très intéressante vue de ce site. Mais pour avoir des sous, il n'y a vraiment que "le dernier étage" qui puisse le faire.

      • la seule reconnaissance qui nous importe, c'est que les logiciels soient utilisés. Dans mon précédent lycée (l'actuel est en cours de conversion), j'estime que la généralisation de mes outils avait permis d'économiser de l'ordre d'un poste et des poussières. Donc on pouvait faire plein de choses mieux et plus loin que les autres, au bénéfice des élèves et notamment de ceux ayant le plus besoin de nous. Si tous les lycées et collèges de France s'y mettaient, quel coup de fouet pour les gamins, les profs, ça donne des ailes ! Donc oui c'est odieux de voir que le ministère ne veut surtout pas en parler, voire savonne la planche. Mais je n'attends aucune récompense, je suis déjà tellement content de voir mon intendance mieux fonctionner avec mes collègues détendus et fiers de leur boulot…

      • pour le dépôt des sources, eh bien il n'aurait pas vraiment lieu d'être, puisqu'une application Access est assez largement du "no-code". Il y a bien des modules de VBA accrochés à certains objets, mais sans l'objet tel qu'il se présente dans l'environnement Access, ils n'ont aucun sens. Donc qui veut accéder à nos "sources" doit tout simplement télécharger nos applis et les ouvrir ! Tout est directement accessible, même si récemment on a choisi de le cacher par défaut. Seule l'appli de gestion des aides sociales impose un mot de passe, "dada" par défaut, pour accéder aux objets et au VBA.

      Dans ce dispositif, on n'accède pas vraiment aux versions successives etc. Mais franchement, ce n'est pas super intéressant. Je m'efforce de commenter un maximum le VBA, et de le faire commenter par les stagiaires. Si par exemple on a trouvé un bout de code sur un site, il y a l'URL en commentaire. Si l'on a changé de stratégie pour un comportement donné, souvent on laisse l'ancien code en commentaire, pour le cas où il y ait quelque chose de bon à y retrouver pour une autre occasion.

      Intendant, donc méchant, mais libre !

  • # Impressionnant et désolant

    Posté par  . Évalué à 10 (+10/-0).

    Je ne peux qu'être admiratif devant le travail et la ténacité face à l'adversité, et en même temps absolument effaré par le manque de soutient de la hiérarchie.

    Ça me refait penser à une vieille citation très mal passée à l'époque sur la nécessité de "dégraisser le mammouth".

    Mais en même temps, j'avais déjà cette impression que le MEN travaille plus souvent contre les enseignants que pour eux, alors je ne suis malheureusement pas si surpris.

    J'imagine en plus que votre travail réalisé avec si peu de moyens doit régulièrement fâcher un certain nombres de personnes censées rendre les mêmes services avec une belle enveloppe budgétaire.

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