jben a écrit 860 commentaires

  • [^] # Re: Alternance sombre/clair

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 2 (+0/-0).

    c'est l'alternance rapide […] entre le sombre […] et le clair […] qui est insupportable.

    Ça c'est un autre problème. Le problème c'est que dans un sens l'œil n'est pas prêt à recevoir autant de lumière, et la pupille met un peu de temps à se resserrer (même si c'est très rapide), et dans l'autre sens pas assez de lumière arrive dans une pupille ressérée, et elle met encore plus de temps à ce desserrer.

    Mais ce n'est pas le problème ici. Ce n'est pas un problème d'être insupportable, c'est un problème d'accessibilité pour les astigmates mal corrigés, mais aussi comme cela a été pointé dans le commentaires pour les myopes, les hypermétropes et les presbytes.

  • [^] # Re: Très intéressant, merci

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 4 (+2/-0).

    Au hasard, SNCF Connect. Ils ont mis quelques avant de proposer un changement de thème dans l'appli. Initialement il n'y avait que le thème sombre [source]. Sachant qu'au début ils renvoyaient chier les utilisateurs avec une réponse du style « le thème sombre c'est mieux pour vous ». Ils ont finalement plié. J'en parle dans une footnote.

  • [^] # Re: Bizarre

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 2 (+0/-0).

    L'explication ne serait elle tout simplement pas celle la ?

    C'est exactement ce phénomène, avec explication de la forme de la tache de diffusion, et du lien entre luminosité et taille de la pupille, avec des exemples sur du texte.

  • [^] # Re: Ton troll il est tout pourri

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 2 (+0/-0).

    Je suis d'accord. Je n'ai jamais réussi à vraiment troller. C'est triste, même sur le fait que ça soit un bon troll, nous sommes d'accord sur la base d'arguments, ce n'est pas un bon troll.

    Je te renvoi donc la balle, tu aurais pu faire un bon troll sur le fait que ça ne soit pas un bon troll ;-).

  • [^] # Re: Généralisons

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 3 (+1/-0).

    C'est un truc que j'ai constaté assez récemment. Je suis passé à des lunettes qui foncent automagiquement en fonction de la lumière. Je trouve ça handicapant. Principalement en extérieur par temps couvert où elles foncent beaucoup trop alors qu'il y a peu de luminosité (alors pourtant qu'elles sont sensés être très peu foncées). Bilan, j'utilise l'autre paire de lunette, où le flou n'est pas aggravé.

  • [^] # Re: Terminal

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 3 (+1/-0).

    Globalement, j'apprécie plutôt les thèmes clairs. Pourtant, pour les terminaux – ok, les émulateurs de terminaux – je n'ai jamais pu supporter les thèmes clairs. Peut-être parce que le fond sombre est tellement ancré que tout y est plus ou moins adapté ?

    C'est ce que je pensais aussi… Puis vers 2008 (diantre, ça me fait vieillir), je suis passé aux terminaux avec un fond clair. J'ai mis un peu de temps, je trouvais ça moche et absurde. Je me suis forcé (principalement car je pouvais avoir plus de colonnes en gardant la même lisibilité), puis le retour en arrière est impossible maintenant.

  • [^] # Re: Très intéressant, merci

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 6 (+4/-0).

    Ce qui fait du bien après avoir subi une forme de dogmatisme en faveur des thèmes sombres et avoir craint que cela ne devienne la norme.

    C'est justement ce qui motive ce journal. C'est le dogmatisme autour du thème sombre dans le débat public. Avec des arguments faux, la lisibilité, le confort visuel, autrefois la consommation (depuis les écrans OLED, c'est vrai que le sombre consomme moins, mais ces arguments ont été avancés bien avant l'apparition de ces écrans).

    Je n'ai rien contre ceux qui préfèrent utiliser le mode sombre, ou ceux qui y sont obligés (certains cas de photophobie par exemple comme cela a été évoqué). J'ai quelque chose contre ceux qui veulent m'obliger à utiliser un mode sombre parce qu'ils pensent que c'est bien pour moi.

    Après sur le choix des couleurs dans un thème clair, j'avoue que je suis assez indifférent, certains y passent du temps, certains préfèrent des fonds pastels, d'autres non… Pour ma part, tant que c'est clair et qu'il y a assez de lumière, ça me va, le reste, je m'en cogne (à titre personnel, je comprends que ça soit important pour certains).

  • [^] # Re: Généralisons

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 3 (+1/-0).

    C'est ce que je commençais à indiquer à la fin:

    Dans le cas d’une myopie, l’image ne se forme pas sur la rétine et aucune accommodation n’est possible dans le cas de la vision de loin. La tache de diffusion est circulaire et proportionnelle à l’ouverture de la pupille. Ainsi, en vision de loin, les mêmes conclusions s’appliquent, le fond clair diminue la diffusion. Ainsi dans le cas des présentations (qui sont faites pour être vues de loin), l’argument du fond clair est double, pour les astigmates et pour les myopes.

    Mais tu as raison, c'est généralisable aux différents défauts d’accommodation. Il se trouve que je suis astigmate, et je parle de ce qui me concerne, même la luminosité est bénéfique dans tous ces cas.

  • [^] # Re: Bizarre

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 3 (+1/-0).

    Toutes mes excuses si mon message a pu paraître condescendant. Ce n'était pas mon intention, bien au contraire. Je me permet de rappeler certains éléments lexicaux employés pour souligner que mon intention n'était pas agressive : pour qualifier votre travail « magnifique, très crédible », quant à la position de supériorité méprisante que vous m'imputez elle s'introduit par « bête » et une clause liminaire miroir de la vôtre « pas non plus médecin ou ophtalmologue. » Désolé pour l'équivoque.

    L'intégralité du message ne m'a pas paru condescendante, mais cette phrase oui. C'est pour cela que je l'ai indiqué, de telle manière à bien prendre en compte que ce n'était qu'une réponse. Le message initial n'étant pas condescendant (je n'ai aucune raison de le remettre en doute), il faut donc ignorer ma réponse sur ce point.

    Quand je fais les schémas optiques (géométriques, niveau collège/lycée), ou des expériences avec un lentille et une source je n'arrive pas vraiment à être certain.

    Il faut faire le schémas en utilisant les rayons extrèmes (ceux qui sont au bord de la pupille). Plus les rayons extrèmes sont loin, plus le cone (dans un cas avec stigmatisme, le conoïde de Sturm dans un cas astigmate) sera avec un angle important, et donc plus la tache sera vaste.

  • [^] # Re: Bizarre

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 2 (+0/-0).

    J'avoue un peu trop utiliser l'adjectif astigmate au lieu de parler de l'astigmatisme du système. Mais au moins ça reste français. Tandis que utiliser l'adjectif non existant stigmate pour parler du stigmatisme est carrément une faute. Mes excuses pour cela.

  • [^] # Re: Correction optique

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 3 (+1/-0).

    Je suis corrigé. Mais une partie de mon astigmatisme est irregulier. Et cette partie n'est pas corrigée (pour ça il n'y a que les lentilles dures, je ne supporte déjà pas les souples…).

    Mais oui, les schémas sont dans un cas non corrigé avec un fort astigmatisme comme l'a relevé Glangos.

  • [^] # Re: Merci ! (et petite coquille)

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 2 (+0/-0).

    Note : deux illustrations manquent (erreur 404 sur les images) : « Accommodation et mot vélocipède » et « Ouverture pupille et lecture »

    Trop grosses, et je pense que le cache a refusé de les mettre en cache. J'ai réduit la taille, je suppose qu'il faut attendre.

  • [^] # Re: Bizarre

    Posté par  . En réponse au journal Je hais les thèmes sombres, et je peux l'expliquer. Évalué à 4 (+2/-0).

    Sur le premier point, je suis moi-même choqué par le résultat de ma recherche rapide : les substantifs astigmatisme et stigmatisme existent, l'adjectif astigmate existe, mais l'adjectif stigmate semble ne pas exister. Bon tant pis.

    — Une question bête : Comment de fait-il que changer le diamètre de la pupille modifie la longueur focale de votre lentille (cornée, cristallin) ? Je ne suis pas non plus médecin ou ophtalmologue, mais à partir de là votre explication me semble carrément incongrue. Le (magnifique) schéma que vous faites est parfaitement incompatible avec l'explication que vous en donnez : si vous modifiez l'ouverture d'un diaphragme devant une lentille astigmate, la taille de l'image ne changera absolument pas !

    Changer le diamètre de la pupille ne change pas la longueur focale. Si on regarde bien le schéma que vous pointez, la lentille est astigmate, il n'y a pas de focalisation en un seul point. Mais on a presque un point à un endroit (c'est ce qu'on nomme cercle de diffusion minimale), et on voit bien qu'il ne bouge pas sur l'axe seul le diamètre change.

    Vous n'obtiendrez qu'une modification de la luminosité.

    Si l'image est en un seul point, oui. Mais si on a une tache de diffusion, c'est la taille de cette tache qui augmente. Si vous voulez vous en convaincre, sortez un reflex, virer l'autofocus, faites mal le focus sur un objet lumineux, ça fait une tache, puis changez l'ouverture du diaphragme.

    Comme par ailleurs, l'effet que vous mentionner me paraît, lui, très crédible, il me semble que vous devriez en discuter avec quelqu'un ayant des connaissances sur les yeux un peu supérieures aux nôtres : il pourrait vous permettre d'affermir votre discours.

    Vu la condescendance générale du message, je vais rentrer dans le jeu. Largement supérieures aux vôtres, je suis d'accord. Pour information, j'ai déjà eu des avis de quelqu'un qui fait de l'optique et par un médecin (je n'ai pas d'ophtalmo dans mon cercle de connaissance). Nos désaccords (légers) sont sur les points de pédagogie, et l'explication des simplifications effectuées.

  • [^] # Re: Inédit pour les métiers qualifiés

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 1.

    Alors quand je vois ce qu'elle est capable de faire avec des trucs plutôt réservés aux experts (genre faire du monkey patching pour aller modifier un objet d'une classe tierces et lui transformer ses descripteurs (des setters dans l'exemple)), je me dis qu'on est pas loin.

    Est-ce vraiment ça de l'expertise Python ? J'ai vu des exemples plus probants, mais vu aussi des cas triviaux où ça ne fonctionnait pas par ailleurs. La résilience ce n'est pas encore ça.

    Non ce n'est pas ça de l'expertise, mais c'est un élément nécessaire à l'expertise (condition nécessaire non suffisante). Ce que je relève c'est l'évolution. Il y a deux ans, l'IA gen était incapable de faire ce genre de truc. Maintenant oui sans problèmes.

    Ce n'est pas rien ni un détail.
    De nombreux experts en fait font déjà plus ou moins ce travail. Ils ne passent pas leur temps à coder mais à diriger techniquement une équipe, à architecture la solution, à arbitrer entre coûts, fonctionnement, maintenance, faisabilité technique, à arbitrer entre des besoins ou désirs contradictoires, etc.

    Donc tu enlève l'équipe que tu remplace par du LLM. Tu ne garde que l'architecte. Ça me fait peur, mais ça marche. Reste le problème de comment tu obtiens cet architecte si il n'est pas passé par l'étape précédente. Pour l'instant ça va, mais dans 5-10 ans…

    D'ailleurs ce problème est par exemple très visible dans des entreprises qui ont une équipe non renouvelée depuis très longtemps et qui ne se maintient pas à jour techniquement. "On a a toujours fait comme ça", "les tests unitaires c'est quoi ?", "les gestionnaires de versions c'est un dépôt FTP avec des archives", etc.

    Ou dans les universités ou écoles d'ingénieurs… On a des gens qui n'ont pas évolué ou très peu, et qui sont déconnectés des avancés du domaine. Ce n'est pas la totalité, mais c'est triste à dire, ce n'est pas une minorité. On a même aussi le coté monoculture avec les écoles d'ingénieurs qui recrutent en enseignant-chercheur leur propres anciens étudiants (et immédiatement après hein, si ils étaient parti 5-10 ans ailleurs entre les deux, ça mélangerait un peu la culture). Bon, je retourne déprimer dans mon coin.

  • [^] # Re: Inédit pour les métiers qualifiés

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 3.

    je m'intéresse à ce point. Et je crois que c'est un grand mensonge de l'IA (les LLM). On te fait croire qu'elle s'améliore, comme un sportif qui irait de plus en plus vite. Or, c'est faux. L'IA ne fait que régurgiter ce qu'on lui a donné à manger, en version étiolée/modifiée. Mais en raisonnement créatif pur, c'est le néant.

    La difficulté, c'est de définir ce qu'est un raisonnement créatif pur. Il n'y a pas de définition formelle universelle. Mais je pense que pour l'usage couramment accepté de ce terme, que l'IA générative pourra se rapprocher suffisament de la créativité qu'il sera impossible de la distinguer de la créativité d'un humain, c'est même probablement déja le cas dans certains domaines. Croire que la créativité pourra être préservée est à mon avis une illusion.

    Je suis surpris qu'une IA n'ait pas encore résolu un problème de maths (genre problème du millénaire), ou que P=NP, ou genre de trucs.

    Pas encore… Mais quand on voit les avancés obtenus avec les processus itératifs (ce qui est nommé « raisonnement »), et la conjonction avec des systèmes formels de preuves, je pense que ça va arriver un jour. Quand je ne sais pas, mais c'est je pense la prochaine révolution (et là, ce ne sera pas une évolution, mais bien une révolution).

    Coder une boucle en python, elle sait faire (mieux que la moyenne des gens). Etre expert en python, c'en est (très) loin.

    Alors quand je vois ce qu'elle est capable de faire avec des trucs plutôt réservés aux experts (genre faire du monkey patching pour aller modifier un objet d'une classe tierces et lui transformer ses descripteurs (des setters dans l'exemple)), je me dis qu'on est pas loin. Croire l'expertise préservée, c'est une douce illusion. Ce qui est clair, c'est qu'on aura toujours besoin d'experts pour la guider et la relire. Mais à part ça…

    Je pense que les experts sont au contraire très préservés.

    Pour l'instant, oui. Après, avec le fonctionnement actuel on aura a minima besoin d'experts pour la guider et la contrôler, mais à part ce cas d'usage, pour ma part, je ne suis pas certains qu'ils soient si préservés que cela même si ils le sont pour l'instant.

    Moi mon problème c'est sur la formation de ces experts, qui le sont devenus en faisant les choses eux-mêmes, au cours du temps. Ce que j'ai peur, c'est que le vivier d'experts se tarisse, et qu'on n'arrive plus à renouveller la population d'experts, justement à cause de l'IA générative.

  • [^] # Re: Mon petit retour sur le sujet

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 3.

    Un bon programme d'enseignement devrait comporter une partie "sans IA".

    C'est aussi ce que je pense.

    En fait il y a deux problèmes liés à l'IA générative:

    • le rendu et l'évaluation des étudiants. C'est difficile de savoir ce qu'ils ont fait eux-mêmes ou non. Mais est-ce le vrai problème ? Je ne le pense pas, soit ils sont capable de bien utiliser les outils, soit il faut changer notre mode d'évaluation. Ce problème qui semble inquiéter beaucoup de collègue m'inquiéte assez peu, c'est juste un changement de pratique et de ce que l'on évalue.

    • le processus de reflexion et la compréhension des concepts. Sans même parler de l'évaluation. L'utilisation de l'IA générative (de manière non raisonnée, une utilisation raisonnée pour échanger avec elle sur des concepts et se tester est plutôt une bonne utilisation) me pose beaucoup plus de problèmes. C'est sur les compétences intrinsèques des étudiants que le problème se pose, en cassant tout le processus reflexif dans la formation. Et pour ça, je n'ai pas de solutions et je suis un peu démuni.

    On le faisait déjà dans notre secteur (certains programmes font commencer par de l'électronique puis de l'assembleur et enfin seulement des langages de haut niveau).

    On le fait aussi pour d'autres domaines comme le calcul (on apprends à compter de tête avant de se servir d'une calculatrice).

    Oui mais comment faire quand l'essentiel du travail des étudiants se fait chez eux sans notre contrôle ? On ne va quand même pas les enfermer dans un camp de travail, sans communication avec l'extérieur, pendant 1 an. Pour faire cela, il faudrait de sérieuses modifications législatives et constitutionnelles.

  • [^] # Re: Mon petit retour sur le sujet

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 8.

    Et je réponds à moi-même pour un second retour, sur la partie enseignement. Je fait ma charge d'enseignement dans une école d'ingénieur qui a une branche informatique.

    Je trouve que c'est une catastrophe pour les étudiants. Même les meilleurs étudiants sont incapables de travailler sans IA générative. Et comme je pense que pour bien utiliser l'IA générative il faut avoir un niveau de compétences supérieure à celui nécessaire pour juste coder, et que bien entendu, les étudiants ne l'ont pas en début de formation, cela implique que les étudiants font des trucs, qui marchent, et ils n'ont pas compris ce qu'ils font.

    Je peux même convoquer un exemple qui m'a marqué fortement : un étudiant (très bon, dans le top 5%), lors d'un projet de laboratoire (un tout petit morceau d'un sujet de recherche sur lequel un étudiant est assez autonome), je ne comprends pas les courbes qu'il montre, il faut les distinguer suivant un critère, je lui demande de refaire la figure (en live durant la réunion, juste la figure, pas tout le reste de l'algo de traitement de données), il le fait, je vois qu'il utilise l'IA gen à outrance (je n'avais pas mesuré à quel point). Ok, ça marche. Je lui demande de changer les couleurs pour distinguer deux conditions. Et là… catastrophe, le wifi saute. Il était incapable de changer les couleurs de courbes tracés avec matplotlib. Et ce qui me fait peur, c'est que c'était un des meilleurs étudiants.

    Bref, coté pro, ça me parait bien si on sait utiliser l'IA gen avec le recul et la parcimonie nécessaire, et qu'on a le niveau de compétences nécessaires. Mais coté formation, j'avoue être complètement démuni (heureusement, je fais l'essentiel de mon service d'enseignement en math/stat, et on est moins concerné par cette problèmatique).

  • # Mon petit retour sur le sujet

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 10.

    Je me suis fait un peu la même réflexion. (Attention, je ne suis pas un dev, je suis un enseignant-chercheur en statistiques computationnelles, je fais un peu de dev pour ma recherche, et pas mal pour des projets perso).

    L'IA générative, c'est diablement efficace, mais j'en ai retenu plusieurs choses :
    - je ne veux pas de suggestions, c'est moi qui doit décider quand j'ai besoin d'elle, et pas à elle de me proposer des trucs, je sais où je vais, pas elle. Les suggestions me perturbent.
    - je dois avoir un niveau de compétences largement supérieur à celui nécessaire pour uniquement coder ce que je demande. Je dois être en mesure d'apprécier le choix de l'approche effectuée, et les implications précises du code fourni. Si je ne suis pas à l'aise avec l'approche proposée, il vaut mieux le faire moi-même.

    Récemment, j'ai été confronté à un problème (je suis aussi viticulteur au passage), une histoire de traçabilité phytosanitaire non conforme (j'avais bien en traçabilité toutes les infos demandées, mais pas avec l'outil certifié, et donc mon registre n'était pas certifié). J'ai dù coder dans l'urgence un outil pour resaisir de manière efficace l'ensemble des infos avec un export vers l'outil qui certifie les bilans IFT), j'ai fait cela en moins de 2 jours, avec l'IA générative. Efficacité stupéfiante, il fallait être extrêmement précis, savoir quoi faire, mais la vitesse était bluffante. À la fin, j'avais mon registre certifié, parfait pour l'audit de l'organisme certificateur (les certifications environnementales… quelle horreur administrative), tout allait bien. Je me suis posé la question de quelle satisfaction je retirais de ce dev: aucune.

    Maintenant, je ne l'utilise principalement que pour deux taches:
    - le refactoring, car il est diablement efficace, et que ce n'est pas quelque chose qui me fait plaisir à faire.
    - la documentation, soit en génération d'un premier jet (et c'est vraiment bluffant), soit en passe finale pour homogénéiser la doc, et vérifier la cohérence avec les signatures et entre fonctions.

    En conséquence, je partage à 100% cet avis.

  • [^] # Re: c'est une incompréhension totale de l'histoire du logiciel libre

    Posté par  . En réponse au journal Faut-il interdir LinuxFR aux -18 ans ?. Évalué à 5. Dernière modification le 11 juin 2025 à 12:04.

    En proba/stat, ça a un sens précis et il y a un lien très précis entre l'orthogonalité et l'indépendance.

    Prenons l'ensemble des variables aléatoires (d'espérance nulle, sinon ça marche aussi, mais il faut réfléchir avec des classes d'équivalence).

    La fonction covariance \operatorname{cov}(X,Y) est une forme symétrique, bilinéaire, définie, positive, autrement dit c'est un produit scalaire. Des variables aléatoires ayant une covariance nulle sont donc orthogonale (au sens du produit scalaire).

    Et l'orthogonalité (a.k.a. cov=0) est une condition nécessaire (et non suffisante sauf dans certains cas bien précis) à l'indépendance entre variable aléatoire.

    Pour beaucoup de résultats en stat, on suppose l'indépendance des variables aléatoires, mais souvent on a besoin que de l'orthogonalité.

    Bref, en proba/stat, l'orthogonalité est une propriété un poil plus faible que l'indépendance. C'est d'ailleurs pour cela qu'on utilise des notations:

    • X\perp Y veut dire: X est orthogonal à Y (aka \operatorname{cov}(X,Y)=0)
    • X\perp\!\!\!\perp Y veut dire: X est indépendant de Y.

    (et on a bien sur X\perp\!\!\!\perp Y\;\Longrightarrow\;X\perp Y)

  • [^] # Re: Avocat du diable

    Posté par  . En réponse au journal La cryptographie asymétrique expliquée par un sénateur. Évalué à 3.

    Merci.

    L'effet n'a pas l'air d'être très fort, mais il a l'air d'être bien présent. Dans un sens, c'est rassurant que l'effet existe, mais c'est malheureusement inquiétant qu'il ne soit pas plus fort. Je vais la dire en détail, je l'avais vu passer, elle avait plein de problème cette étude qui ont été soulevés quand elle est sortie, et les chiffres absolus ne sont pas vraiment exploitables, mais les différences entre sous-populations le sont, et c'est ce qui nous intéresse ici.
    Je vais regarder en détail.

  • [^] # Re: Avocat du diable

    Posté par  . En réponse au journal La cryptographie asymétrique expliquée par un sénateur. Évalué à 10.

    Ça, si, c'est vrai. Il y a moins de complotistes parmi les gens qui ont une culture scientifique, et moins de risques d'être embrigadés dans un mouvement sectaire ou religieux. C'est évidemment une question de probabilités, ça n'est pas une protection absolue.

    Si tu as une source de cette affirmation, je suis preneur.

    Pour ma part, je cotoie deux types de personnes, des enseignants-chercheurs et chercheurs dans des labos de recherche, et des acteurs du monde agricole (aucun lien entre les deux, c'est juste que je suis double actif). J'observe des croyances en des morceaux de théories complotistes (complot vaccinal par exemple), des croyances ésothériques (biodynamie…), des croyances religieuses, des croyances en des pseudo-sciences (sophrologie, homéopathie…), et cela dans les deux populations. La manière dont est recolté mon échantillon (il est centré autour de moi) ne permet pas de faire une conclusion statistique robuste, mais en tout cas, je ne suis pas certain que la proportion soit différente entre les populations.

    Tout ce que je peux dire, c'est que je n'ai croisé aucun scientifique adhérant à des théories farfelues sur son domaine d'expertise, et uniquement là dessus. Donc je suis preneur d'une source sérieuse sur ce point.

  • [^] # Re: suivi du sujet et analyses

    Posté par  . En réponse au journal Xz (liblzma) compromis. Évalué à 1.

    Mouais, mais il faut aussi lire le reste de l'article… J'ai l'impression que l'auteur n'a rien compris du tout au problème. (Ça pourrait être de la vulga, et pour faire de la vulga, il faut assumer d'être techniquement incorrect, mais là, ce n'est même pas de la vulga, pour plagier Me Eolas, je ne me torcherais pas avec de peur de salir mon caca.)

    Si j'étalonne mon confiance-mètre sur ce que je connais, et que j'en déduis la confiance à accorder à cet article, l'aiguille reste aimantée au zéro.

  • [^] # Re: Debian?!?

    Posté par  . En réponse au journal Xz (liblzma) compromis. Évalué à 2.

    Je dirais plutôt le choix des mainteneurs de distribs de patcher openssh (je ne critique pas le choix, j'explique ce que j'ai compris). Par exemple pour débiane (je suis un français (c'est à dire chauvin), je prononce et j'écris à la française), ça semble être ça.

  • [^] # Re: Et ?

    Posté par  . En réponse au journal Vraiment toujours pas convaincu par l'Hydroxychloroquine ?. Évalué à 9.

    Le vocabulaire consacré parle d'échappement vaccinal.

    Et encore une fois, quand on ne sait pas, on ferait mieux de se taire. Pourtant c'est assez simple à comprendre. Un virus à ARN (c'est aussi le cas pour les virus à ADN, mais à un facteur plus faible) mute potentiellement à chaque réplication, donc à chaque fois "qu'il se reproduit dans l'organisme" (formulation imagée), une partie des mutations rend le virus inapte à se propager (pour diverses raisons), et donc ne sont pas sélectionnées (remarquons que les mutations qui font devenir un virus trop mortel rapidement sont dans ce cas, un virus qui tue trop rapidement son hôte a une probabilité d'être propagée très faible), une partie des mutations sont sélectionnées. La logique à l'ordre 1 est très simple, plus un virus diffuse, plus un virus se réplique, plus des mutations apparaissent, plus des mutations sont conservées plus un échappement vaccinale risque apparaître.

    Après à l'ordre 2 il y a d'autres phénomènes, mais vu le niveau des deux-trois interlocuteurs ici, développer ne m’apparaît pas nécessaire. Je pense qu'à partir du moment où une information est contradictoire avec celles lues dans France-Soir, le processus de résolution de dissonance cognitive les conduits à considérer que je ne suis qu'un suppôt de big pharma aux ordres.

  • [^] # Re: Et ?

    Posté par  . En réponse au journal Vraiment toujours pas convaincu par l'Hydroxychloroquine ?. Évalué à 10.

    En fait si tout le monde est vacciné, le virus n'aura plus d'espace ou se développer et va donc muter plus facilement

    Quand on ne comprend pas de quoi on parle, le mieux est de se taire.