jben a écrit 847 commentaires

  • [^] # Re: Inédit pour les métiers qualifiés

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 1 (+0/-1).

    Alors quand je vois ce qu'elle est capable de faire avec des trucs plutôt réservés aux experts (genre faire du monkey patching pour aller modifier un objet d'une classe tierces et lui transformer ses descripteurs (des setters dans l'exemple)), je me dis qu'on est pas loin.

    Est-ce vraiment ça de l'expertise Python ? J'ai vu des exemples plus probants, mais vu aussi des cas triviaux où ça ne fonctionnait pas par ailleurs. La résilience ce n'est pas encore ça.

    Non ce n'est pas ça de l'expertise, mais c'est un élément nécessaire à l'expertise (condition nécessaire non suffisante). Ce que je relève c'est l'évolution. Il y a deux ans, l'IA gen était incapable de faire ce genre de truc. Maintenant oui sans problèmes.

    Ce n'est pas rien ni un détail.
    De nombreux experts en fait font déjà plus ou moins ce travail. Ils ne passent pas leur temps à coder mais à diriger techniquement une équipe, à architecture la solution, à arbitrer entre coûts, fonctionnement, maintenance, faisabilité technique, à arbitrer entre des besoins ou désirs contradictoires, etc.

    Donc tu enlève l'équipe que tu remplace par du LLM. Tu ne garde que l'architecte. Ça me fait peur, mais ça marche. Reste le problème de comment tu obtiens cet architecte si il n'est pas passé par l'étape précédente. Pour l'instant ça va, mais dans 5-10 ans…

    D'ailleurs ce problème est par exemple très visible dans des entreprises qui ont une équipe non renouvelée depuis très longtemps et qui ne se maintient pas à jour techniquement. "On a a toujours fait comme ça", "les tests unitaires c'est quoi ?", "les gestionnaires de versions c'est un dépôt FTP avec des archives", etc.

    Ou dans les universités ou écoles d'ingénieurs… On a des gens qui n'ont pas évolué ou très peu, et qui sont déconnectés des avancés du domaine. Ce n'est pas la totalité, mais c'est triste à dire, ce n'est pas une minorité. On a même aussi le coté monoculture avec les écoles d'ingénieurs qui recrutent en enseignant-chercheur leur propres anciens étudiants (et immédiatement après hein, si ils étaient parti 5-10 ans ailleurs entre les deux, ça mélangerait un peu la culture). Bon, je retourne déprimer dans mon coin.

  • [^] # Re: Inédit pour les métiers qualifiés

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 3 (+1/-0).

    je m'intéresse à ce point. Et je crois que c'est un grand mensonge de l'IA (les LLM). On te fait croire qu'elle s'améliore, comme un sportif qui irait de plus en plus vite. Or, c'est faux. L'IA ne fait que régurgiter ce qu'on lui a donné à manger, en version étiolée/modifiée. Mais en raisonnement créatif pur, c'est le néant.

    La difficulté, c'est de définir ce qu'est un raisonnement créatif pur. Il n'y a pas de définition formelle universelle. Mais je pense que pour l'usage couramment accepté de ce terme, que l'IA générative pourra se rapprocher suffisament de la créativité qu'il sera impossible de la distinguer de la créativité d'un humain, c'est même probablement déja le cas dans certains domaines. Croire que la créativité pourra être préservée est à mon avis une illusion.

    Je suis surpris qu'une IA n'ait pas encore résolu un problème de maths (genre problème du millénaire), ou que P=NP, ou genre de trucs.

    Pas encore… Mais quand on voit les avancés obtenus avec les processus itératifs (ce qui est nommé « raisonnement »), et la conjonction avec des systèmes formels de preuves, je pense que ça va arriver un jour. Quand je ne sais pas, mais c'est je pense la prochaine révolution (et là, ce ne sera pas une évolution, mais bien une révolution).

    Coder une boucle en python, elle sait faire (mieux que la moyenne des gens). Etre expert en python, c'en est (très) loin.

    Alors quand je vois ce qu'elle est capable de faire avec des trucs plutôt réservés aux experts (genre faire du monkey patching pour aller modifier un objet d'une classe tierces et lui transformer ses descripteurs (des setters dans l'exemple)), je me dis qu'on est pas loin. Croire l'expertise préservée, c'est une douce illusion. Ce qui est clair, c'est qu'on aura toujours besoin d'experts pour la guider et la relire. Mais à part ça…

    Je pense que les experts sont au contraire très préservés.

    Pour l'instant, oui. Après, avec le fonctionnement actuel on aura a minima besoin d'experts pour la guider et la contrôler, mais à part ce cas d'usage, pour ma part, je ne suis pas certains qu'ils soient si préservés que cela même si ils le sont pour l'instant.

    Moi mon problème c'est sur la formation de ces experts, qui le sont devenus en faisant les choses eux-mêmes, au cours du temps. Ce que j'ai peur, c'est que le vivier d'experts se tarisse, et qu'on n'arrive plus à renouveller la population d'experts, justement à cause de l'IA générative.

  • [^] # Re: Mon petit retour sur le sujet

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 3 (+1/-0).

    Un bon programme d'enseignement devrait comporter une partie "sans IA".

    C'est aussi ce que je pense.

    En fait il y a deux problèmes liés à l'IA générative:

    • le rendu et l'évaluation des étudiants. C'est difficile de savoir ce qu'ils ont fait eux-mêmes ou non. Mais est-ce le vrai problème ? Je ne le pense pas, soit ils sont capable de bien utiliser les outils, soit il faut changer notre mode d'évaluation. Ce problème qui semble inquiéter beaucoup de collègue m'inquiéte assez peu, c'est juste un changement de pratique et de ce que l'on évalue.

    • le processus de reflexion et la compréhension des concepts. Sans même parler de l'évaluation. L'utilisation de l'IA générative (de manière non raisonnée, une utilisation raisonnée pour échanger avec elle sur des concepts et se tester est plutôt une bonne utilisation) me pose beaucoup plus de problèmes. C'est sur les compétences intrinsèques des étudiants que le problème se pose, en cassant tout le processus reflexif dans la formation. Et pour ça, je n'ai pas de solutions et je suis un peu démuni.

    On le faisait déjà dans notre secteur (certains programmes font commencer par de l'électronique puis de l'assembleur et enfin seulement des langages de haut niveau).

    On le fait aussi pour d'autres domaines comme le calcul (on apprends à compter de tête avant de se servir d'une calculatrice).

    Oui mais comment faire quand l'essentiel du travail des étudiants se fait chez eux sans notre contrôle ? On ne va quand même pas les enfermer dans un camp de travail, sans communication avec l'extérieur, pendant 1 an. Pour faire cela, il faudrait de sérieuses modifications législatives et constitutionnelles.

  • [^] # Re: Mon petit retour sur le sujet

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 8 (+6/-0).

    Et je réponds à moi-même pour un second retour, sur la partie enseignement. Je fait ma charge d'enseignement dans une école d'ingénieur qui a une branche informatique.

    Je trouve que c'est une catastrophe pour les étudiants. Même les meilleurs étudiants sont incapables de travailler sans IA générative. Et comme je pense que pour bien utiliser l'IA générative il faut avoir un niveau de compétences supérieure à celui nécessaire pour juste coder, et que bien entendu, les étudiants ne l'ont pas en début de formation, cela implique que les étudiants font des trucs, qui marchent, et ils n'ont pas compris ce qu'ils font.

    Je peux même convoquer un exemple qui m'a marqué fortement : un étudiant (très bon, dans le top 5%), lors d'un projet de laboratoire (un tout petit morceau d'un sujet de recherche sur lequel un étudiant est assez autonome), je ne comprends pas les courbes qu'il montre, il faut les distinguer suivant un critère, je lui demande de refaire la figure (en live durant la réunion, juste la figure, pas tout le reste de l'algo de traitement de données), il le fait, je vois qu'il utilise l'IA gen à outrance (je n'avais pas mesuré à quel point). Ok, ça marche. Je lui demande de changer les couleurs pour distinguer deux conditions. Et là… catastrophe, le wifi saute. Il était incapable de changer les couleurs de courbes tracés avec matplotlib. Et ce qui me fait peur, c'est que c'était un des meilleurs étudiants.

    Bref, coté pro, ça me parait bien si on sait utiliser l'IA gen avec le recul et la parcimonie nécessaire, et qu'on a le niveau de compétences nécessaires. Mais coté formation, j'avoue être complètement démuni (heureusement, je fais l'essentiel de mon service d'enseignement en math/stat, et on est moins concerné par cette problèmatique).

  • # Mon petit retour sur le sujet

    Posté par  . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 10 (+9/-0).

    Je me suis fait un peu la même réflexion. (Attention, je ne suis pas un dev, je suis un enseignant-chercheur en statistiques computationnelles, je fais un peu de dev pour ma recherche, et pas mal pour des projets perso).

    L'IA générative, c'est diablement efficace, mais j'en ai retenu plusieurs choses :
    - je ne veux pas de suggestions, c'est moi qui doit décider quand j'ai besoin d'elle, et pas à elle de me proposer des trucs, je sais où je vais, pas elle. Les suggestions me perturbent.
    - je dois avoir un niveau de compétences largement supérieur à celui nécessaire pour uniquement coder ce que je demande. Je dois être en mesure d'apprécier le choix de l'approche effectuée, et les implications précises du code fourni. Si je ne suis pas à l'aise avec l'approche proposée, il vaut mieux le faire moi-même.

    Récemment, j'ai été confronté à un problème (je suis aussi viticulteur au passage), une histoire de traçabilité phytosanitaire non conforme (j'avais bien en traçabilité toutes les infos demandées, mais pas avec l'outil certifié, et donc mon registre n'était pas certifié). J'ai dù coder dans l'urgence un outil pour resaisir de manière efficace l'ensemble des infos avec un export vers l'outil qui certifie les bilans IFT), j'ai fait cela en moins de 2 jours, avec l'IA générative. Efficacité stupéfiante, il fallait être extrêmement précis, savoir quoi faire, mais la vitesse était bluffante. À la fin, j'avais mon registre certifié, parfait pour l'audit de l'organisme certificateur (les certifications environnementales… quelle horreur administrative), tout allait bien. Je me suis posé la question de quelle satisfaction je retirais de ce dev: aucune.

    Maintenant, je ne l'utilise principalement que pour deux taches:
    - le refactoring, car il est diablement efficace, et que ce n'est pas quelque chose qui me fait plaisir à faire.
    - la documentation, soit en génération d'un premier jet (et c'est vraiment bluffant), soit en passe finale pour homogénéiser la doc, et vérifier la cohérence avec les signatures et entre fonctions.

    En conséquence, je partage à 100% cet avis.

  • [^] # Re: c'est une incompréhension totale de l'histoire du logiciel libre

    Posté par  . En réponse au journal Faut-il interdir LinuxFR aux -18 ans ?. Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 11 juin 2025 à 12:04.

    En proba/stat, ça a un sens précis et il y a un lien très précis entre l'orthogonalité et l'indépendance.

    Prenons l'ensemble des variables aléatoires (d'espérance nulle, sinon ça marche aussi, mais il faut réfléchir avec des classes d'équivalence).

    La fonction covariance \operatorname{cov}(X,Y) est une forme symétrique, bilinéaire, définie, positive, autrement dit c'est un produit scalaire. Des variables aléatoires ayant une covariance nulle sont donc orthogonale (au sens du produit scalaire).

    Et l'orthogonalité (a.k.a. cov=0) est une condition nécessaire (et non suffisante sauf dans certains cas bien précis) à l'indépendance entre variable aléatoire.

    Pour beaucoup de résultats en stat, on suppose l'indépendance des variables aléatoires, mais souvent on a besoin que de l'orthogonalité.

    Bref, en proba/stat, l'orthogonalité est une propriété un poil plus faible que l'indépendance. C'est d'ailleurs pour cela qu'on utilise des notations:

    • X\perp Y veut dire: X est orthogonal à Y (aka \operatorname{cov}(X,Y)=0)
    • X\perp\!\!\!\perp Y veut dire: X est indépendant de Y.

    (et on a bien sur X\perp\!\!\!\perp Y\;\Longrightarrow\;X\perp Y)

  • [^] # Re: Avocat du diable

    Posté par  . En réponse au journal La cryptographie asymétrique expliquée par un sénateur . Évalué à 3.

    Merci.

    L'effet n'a pas l'air d'être très fort, mais il a l'air d'être bien présent. Dans un sens, c'est rassurant que l'effet existe, mais c'est malheureusement inquiétant qu'il ne soit pas plus fort. Je vais la dire en détail, je l'avais vu passer, elle avait plein de problème cette étude qui ont été soulevés quand elle est sortie, et les chiffres absolus ne sont pas vraiment exploitables, mais les différences entre sous-populations le sont, et c'est ce qui nous intéresse ici.
    Je vais regarder en détail.

  • [^] # Re: Avocat du diable

    Posté par  . En réponse au journal La cryptographie asymétrique expliquée par un sénateur . Évalué à 10.

    Ça, si, c'est vrai. Il y a moins de complotistes parmi les gens qui ont une culture scientifique, et moins de risques d'être embrigadés dans un mouvement sectaire ou religieux. C'est évidemment une question de probabilités, ça n'est pas une protection absolue.

    Si tu as une source de cette affirmation, je suis preneur.

    Pour ma part, je cotoie deux types de personnes, des enseignants-chercheurs et chercheurs dans des labos de recherche, et des acteurs du monde agricole (aucun lien entre les deux, c'est juste que je suis double actif). J'observe des croyances en des morceaux de théories complotistes (complot vaccinal par exemple), des croyances ésothériques (biodynamie…), des croyances religieuses, des croyances en des pseudo-sciences (sophrologie, homéopathie…), et cela dans les deux populations. La manière dont est recolté mon échantillon (il est centré autour de moi) ne permet pas de faire une conclusion statistique robuste, mais en tout cas, je ne suis pas certain que la proportion soit différente entre les populations.

    Tout ce que je peux dire, c'est que je n'ai croisé aucun scientifique adhérant à des théories farfelues sur son domaine d'expertise, et uniquement là dessus. Donc je suis preneur d'une source sérieuse sur ce point.

  • [^] # Re: suivi du sujet et analyses

    Posté par  . En réponse au journal Xz (liblzma) compromis. Évalué à 1.

    Mouais, mais il faut aussi lire le reste de l'article… J'ai l'impression que l'auteur n'a rien compris du tout au problème. (Ça pourrait être de la vulga, et pour faire de la vulga, il faut assumer d'être techniquement incorrect, mais là, ce n'est même pas de la vulga, pour plagier Me Eolas, je ne me torcherais pas avec de peur de salir mon caca.)

    Si j'étalonne mon confiance-mètre sur ce que je connais, et que j'en déduis la confiance à accorder à cet article, l'aiguille reste aimantée au zéro.

  • [^] # Re: Debian?!?

    Posté par  . En réponse au journal Xz (liblzma) compromis. Évalué à 2.

    Je dirais plutôt le choix des mainteneurs de distribs de patcher openssh (je ne critique pas le choix, j'explique ce que j'ai compris). Par exemple pour débiane (je suis un français (c'est à dire chauvin), je prononce et j'écris à la française), ça semble être ça.

  • [^] # Re: Et ?

    Posté par  . En réponse au journal Vraiment toujours pas convaincu par l'Hydroxychloroquine ?. Évalué à 9.

    Le vocabulaire consacré parle d'échappement vaccinal.

    Et encore une fois, quand on ne sait pas, on ferait mieux de se taire. Pourtant c'est assez simple à comprendre. Un virus à ARN (c'est aussi le cas pour les virus à ADN, mais à un facteur plus faible) mute potentiellement à chaque réplication, donc à chaque fois "qu'il se reproduit dans l'organisme" (formulation imagée), une partie des mutations rend le virus inapte à se propager (pour diverses raisons), et donc ne sont pas sélectionnées (remarquons que les mutations qui font devenir un virus trop mortel rapidement sont dans ce cas, un virus qui tue trop rapidement son hôte a une probabilité d'être propagée très faible), une partie des mutations sont sélectionnées. La logique à l'ordre 1 est très simple, plus un virus diffuse, plus un virus se réplique, plus des mutations apparaissent, plus des mutations sont conservées plus un échappement vaccinale risque apparaître.

    Après à l'ordre 2 il y a d'autres phénomènes, mais vu le niveau des deux-trois interlocuteurs ici, développer ne m’apparaît pas nécessaire. Je pense qu'à partir du moment où une information est contradictoire avec celles lues dans France-Soir, le processus de résolution de dissonance cognitive les conduits à considérer que je ne suis qu'un suppôt de big pharma aux ordres.

  • [^] # Re: Et ?

    Posté par  . En réponse au journal Vraiment toujours pas convaincu par l'Hydroxychloroquine ?. Évalué à 10.

    En fait si tout le monde est vacciné, le virus n'aura plus d'espace ou se développer et va donc muter plus facilement

    Quand on ne comprend pas de quoi on parle, le mieux est de se taire.

  • [^] # Re: Les sociétés savantes du secteur n'approuvent pas

    Posté par  . En réponse au journal Vraiment toujours pas convaincu par l'Hydroxychloroquine ?. Évalué à 9.

    Encore raté.

    Tu parles du jury d'une cour d'assise. Pour être précis, l'instruction donnée au jurés est la suivante (article 353 du code de procédure pénale):

    Sous réserve de l'exigence de motivation de la décision, la loi ne demande pas compte à chacun des juges et jurés composant la cour d'assises des moyens par lesquels ils se sont convaincus, elle ne leur prescrit pas de règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance d'une preuve ; elle leur prescrit de s'interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement et de chercher, dans la sincérité de leur conscience, quelle impression ont faite, sur leur raison, les preuves rapportées contre l'accusé, et les moyens de sa défense. La loi ne leur fait que cette seule question, qui renferme toute la mesure de leurs devoirs : " Avez-vous une intime conviction ? "

    Donc oui c'est une intime conviction, mais cette intime conviction doit être construite sur la base de preuves. C'est juste que la loi ne défini pas de protocole d'évaluation d'une preuve (cela ouvrirait le cas à beaucoup de dérives), et dit que chaque preuve doit être évalué individuellement par chaque juré sans qu'il n'ait à rendre compte des moyen d'évaluation d'icelle.

    Bref, tu as fait un mélange entre un hors-sujet et des fausses informations. Habituel de ta part.

  • [^] # Re: la bonne nouvelle

    Posté par  . En réponse au journal Vraiment toujours pas convaincu par l'Hydroxychloroquine ?. Évalué à 4.

    Le record du site étant de -470 à cette heure, il est probable qu'il ne l'atteigne pas. Mais il va dépasser les -100, clairement. Enfin j'espère.

  • [^] # Re: Et ?

    Posté par  . En réponse au journal Vraiment toujours pas convaincu par l'Hydroxychloroquine ?. Évalué à 10. Dernière modification le 31 mai 2023 à 13:21.

    Un commentaire qui a l'air modéré et réfléchit, mais clairement encore plus dangereux.

    Les vaccins sont clairement pas inoffensif et notamment celui contre le Covid19 à clairement une incidence sur le coeur. Mais comme tout médicament, tout médicament est un peu toxique, le problème est que là il à été donné à des millions (milliards) de personnes plus ou moins de force.

    Hop, un morceau de vérité générale (pas inoffensif), avec un morceau emportant une conviction (celui contre le Covid19 à clairement une incidence sur le coeur) alors qu'aucune source n'est indiquée. Ensuite une affirmation présentée comme une vérité (le problème est que là il à été donné à des millions (milliards) de personnes plus ou moins de force). En quoi a t'il été donné de force ? Est-ce un problème si c'est le cas ? Doit-on donner le droit à la société de se protéger contre les dérives de ces éléments ?

    Mais il n'y a pas de traitement simple contre le Covid19 et l'hydroxyclhorokine à sans doute des bienfaits mais relativement faible et beaucoup d’effet secondaire. Elle n'est certainement à bannir mais très loin non plus d'être la panacée.

    sans doute des bienfaits mais relativement faible Ah bon ? Aucun résultat probant de méta-analyse ne confirme ce point. Ensuite Elle n'est certainement à bannir, ben si justement. Si elle n'a pas d'effet démontré, l'utiliser dans des protocoles de soins n'est pas quelque chose d'acceptable. (Attention, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas l'utiliser dans des protocoles de recherche, il faut clairement distinguer les deux. Et c'est justement un des nombreux problèmes de Didier Raoult, la confusion entre protocole de soin et protocole de recherche).

    On aurait bien moins perturbé la psychologie des gens à ne pas les confiner et laisser une certaine saturation des hôpitaux, les gens aurait alors été libre de se confiner, et bien mieux sensibilisés.

    Des éléments sérieux à l'appui de cette opinion ?

  • [^] # Re: Code uploadé

    Posté par  . En réponse au journal Elo LVGsports - Système de classement elo pour doubles (badminton, tennis, etc..). Évalué à 3. Dernière modification le 01 décembre 2022 à 21:23.

    Je ne peux pas décider pour toi.

    En gros, pour rapidement :

    • Licences non contaminantes (ce que je préfère pour ma part): MIT, BSD-2 et similaires : ceci est mon nom, ceci est mon code, donné pour vous. Amen. Je vous autorise à tout faire tant que vous ne séparez pas les deux et tant que vous ne m['accusez pas d'avoir rendu vos enfants nazis à cause de mon code.
    • Licences contaminantes (ce que je n'aime pas pour mes projets, mais je n'ai aucun obstacle à contribuer dans des projets sous cette licence): GPLv2, GPL-v3 et similaires : ce qui précède et en plus je vous oblige (warning: troll, c'est étrange pour quelqu'un qui se dit libre) à redistribuer sous la même licence.

    Suivant ce que tu choisis:

    • une licence non contaminante, tu dois la mettre dans le fichier LICENCE (éventuellement .md, .rst…), et la remettre en entier (mais elle est courte) sous forme de commentaire en début de chaque fichier avec une ligne d'attribution à toi (la première ligne). La logique est que quelqu'un peut réutiliser des petits bouts dans un code hétérogène sous des licences variés (car la licence n'est pas contaminante), il faut donc mettre la licence au plus près du code.
    • une licence contaminante, tu dois la mettre dans le fichier LICENCE (éventuellement .md, .rst…), et tu dois mettre un commentaire au début de chaque fichier indiquant le nom de la licence (et non le contenu) et indiquant d'aller dans le fichier licence (il y a plein d'exemple de ce petit bout de texte sur le net). La logique est que comme le code ne peut pas être intégré dans un projet en patchwork de licence, alors ça ne sert à rien d'avoir l'intégralité de la licence au plus près du code.
  • [^] # Re: Code uploadé

    Posté par  . En réponse au journal Elo LVGsports - Système de classement elo pour doubles (badminton, tennis, etc..). Évalué à 5. Dernière modification le 30 novembre 2022 à 22:25.

    Elo LVGsports is a libre and open source elo double match ranking system

    Je ne vois pas la licence. Ni dans le dépot (habituellement sous forme de fichier LICENSE, LICENSE.md, LICENSE.rst…) ni dans le code, ni dans le README.

    Aucun droit n'est donc cédé à l'utilisateur. Je ne doute pas de ta volonté de faire un libre, mais dans ce cas, tu dois céder via une licence des droits à l'utilisateur.

    Quand au choix de la licence, je n'ai pas envie de rentrer dans le troll de vraiment libre versus GPL. À moins que je sois déjà dedans…

    Édit: bien entendu, ce message s'adresse à celui qui a mergé la MR (donc l'auteur du journal) et non pas l'auteur de la MR (et donc du commentaire auquel je répond).

  • [^] # Re: Le bout de papier inutile.

    Posté par  . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 8.

    En fait toute action ou parole qui affiche un vote (que ça soit celui réel ou supposé) à l'intérieur du bureau de vote est interdite.

    Un exemple passé est assez informatif, en 2002 (ça ne nous rajeuni pas), il y a eu un choc lorsque le FN est arrivé au second tour, et les différents partis de gauche avait dit « votez Chirac, avec des gants si il le faut, mais votez Chirac ». C'était bien entendu une image, mais beaucoup de gens ont eu la bonne idée de vouloir le faire en vrai.

    La consigne a été donnée de prévenir les électeurs que venir ostensiblement voter avec des gants correspondait à afficher son vote pour Chirac (et si ça se trouve, autre chose a été fait dans l'isoloir), et consigne a été donné au accesseurs de surveiller ce point (mais j'étais trop jeune à l'époque pour voter ou être accesseur).

  • [^] # Re: Le bout de papier inutile.

    Posté par  . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 7. Dernière modification le 12 avril 2022 à 21:06.

    Je l'ai déjà appliqué. En fait si la personne refuse, on en prend une autre, mais administrativement c'est bien une réquisition, et on a marqué au PV que c'était en application de l'article….

    Concernant la durée, en fait, on a réquisitionné de nouvelles personnes tout au long de la journée, suivant combien de temps les gens étaient volontaires pour rester (entre une et deux heures généralement).

  • [^] # Re: Le bout de papier inutile.

    Posté par  . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 2.

    Oui, enfin être membre d’un bureau de vote ça veut dire être présent de 7h du matin (une heure avant l’ouverture, le temps d’installer le bureau, vérifier la liste d’émargement, la liste des procurations, etc.) jusqu’à 10h du soir au moins (le temps de dépouiller, faire toutes les vérifications nécessaires, remplir le procès-verbal, et le faire valider par l’échelon supérieur de la chaîne — perso dimanche lundi je suis sorti du site de vote à 0h30…).

    Concernant ce point, ça dépend surtout de l'efficience des services administratifs de la commune. Lorsque j'ai été membre du bureau en 2017 sur plusieurs scrutins, il suffisait d'arriver à 7h45 (mais j'arrivais à 7h30 car je suis parano) avec un debrief par téléphone la veille avec les services administratifs pour s'assurer que tout est bon, et à 22h, c'était bouclé. En 2012, par contre, dans une autre commune, j'ai de bien plus mauvais souvenirs.

  • [^] # Re: Le bout de papier inutile.

    Posté par  . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 9. Dernière modification le 12 avril 2022 à 16:57.

    Je précise « différents » depuis qu'en 2017 un électeur m'a regardé dans les yeux, dit « d'accord » et a prit deux bulletins identiques.

  • [^] # Re: Le bout de papier inutile.

    Posté par  . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 5.

    Ce n'est pas conforme à ce que devrait faire un accesseur. Pour avoir eu la visite de la commission électorale dans un des bureaux, ils nous ont rappeller qu'il faut s'assurer qu'il ne rompe pas le secret du vote, c'est à dire lui dire avant.

    À ce poste, la bonne procédure c'est « voici votre enveloppe, je vous laisse prendre au moins deux bulletins différents pour préserver le secret du vote ou aucun si vous êtes venu avec votre bulletin, puis vous rendre à l'isoloir, c'est obligatoire ». Pour avoir répéter cette phrase des centaines de fois, je la connais…

  • [^] # Re: Le bout de papier inutile.

    Posté par  . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 3.

    Dans les gros bureaux de votes (~1200 électeurs), sur la période de pointe (11h-12h, les gens viennent en masse), on fait un vote tous les 10 secondes. Un check rapide à l'entrée devient le goulot d'étranglement du bureau. Ce n'est pas viable avec l'organisation actuelle.

  • [^] # Re: Le bout de papier inutile.

    Posté par  . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 8.

    Il y a déjà des ordinateurs dans tous les sites de vote, hein. Ils ne sont pas forcément visibles mais ils sont là. Tu crois qu’une fois les PVs établis on les transmet à l’échelon supérieur (préfecture/consulat) par coursier à cheval ?

    Oh que non… J'ai été accesseur dans une commune de ~40000 habitants, donc il y avait plein de bureaux de votes. Tous les PV étaient centralisés au "bureau 1" avant d'être transmis (j'ignore si c'est par voie électronique ou si c'était à pied jusqu'à la sous-prefecture à 500m), mais en tout cas, il n'y avait pas une transmission par bureau.

    Alors oui, j'avoue, la signature du maire (quel enfer pour les petites communes où le maire signe tout !), et le coup de tampon, c'est du folklore, mais s'il vous plait, n'oubliez pas le numéro.

    Maintenant, je suis dans une commune de ~120 électeurs, donc bon, si on met 5 minutes par electeur, ça passe sans problème. On a même le temps de se faire un café dans le bureau et de le boire sans qu'aucun électeur ne passe.

  • [^] # Re: Le bout de papier inutile.

    Posté par  . En réponse au journal Un scrutin vital. Évalué à 10.

    Pour régulièrement être accesseur (non affilié à un parti politique), je peux dire à quoi ça sert : retrouver quelqu'un dans la liste. Qui n'est pas complètement dans l'ordre alphabétique (à cause des mises-à-jour). Le seul intérêt de la carte d'électeur c'est ce numéro.

    En pratique quand un électeur n'a pas sa carte, il y a deux cas de figures :

    • dans les petits bureaux de votes, l'accesseur en charge de la liste d'émargement cherche dans la liste, ça peut prendre un peu de temps, mais ce n'est pas grave, c'est un petit bureau, il n'y a pas de queue. Il n'y a pas lieu de délivrer un autre papier.

    • dans les grands bureaux de votes, il y a une personne chargée de gérer ces problèmes, et c'est cette personne qui cherche dans la liste (et des fois la mairie a même prévue une liste particulière par ordre alpha avec une correspondance), et on note le numéro sur un papier qu'on donne à l'electeur. Pour les bureaux où j'ai accessé, c'était à chaque fois un post-it avec uniquement le nom et le numéro qu'on donnait à l'electeur (en lui disant que si il pouvait le conserver pour le deuxième tour, ça nous éviterai une nouvelle recherche), et l'electeur partait suivre le processus normal avec ce papier.

    La carte d'électeur, en fait, ce n'est qu'un moyen de fluidifier les opérations de vote, il ne faut pas y voir cette fois une étape administrative juste pour le plaisir.