Non, en France les maths, ce n'est plus pour personne ou presque. Le niveau de mathématiques s’effondre inéluctablement grâce aux désinvestissement massif dans l'éducation. Les chiffres commentés dans l'article sont les joyaux d'une politique alliant un bras nihiliste et un bras élitiste ou exceptionnaliste : hors ce dernier, prétendre que le but ultime soit d'obtenir un bout de papier avec une mention « scientifique » après avoir usé ses culottes suffisamment longtemps sur les bancs de la filière idoine. Avant de se féliciter sérieusement il faudra, a minima, attendre une augmentation des résultats en science et en mathématique des petits français — et spécifiquement ici des petites françaises — dans des études un peu plus sérieuses comme Pisa. Là, tout ce que ça dit, c'est que la propagande alliée au j'menfoutisme des décideurs et de leurs larbins ça fonctionne. Pas de quoi écrire un article.
La baisse de niveau est récente (depuis 2000) et modérée par rapport aux gains obtenus depuis les années 70.
Par contre il est clair que le niveau d'exigence pour l'obtention des diplômes en France a été volontairement abaissé depuis 30 ans. C'est un choix politique qui découle de la volonté d'amener 80% d'un classe d'âge au BAC
Posté par Maderios .
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Dernière modification le 31 décembre 2025 à 14:34.
La baisse de niveau est récente
On parle spécifiquement ici de l'attrait de la filière maths/sciences pour les femmes et non du niveau général des élèves. C'est un problème de femmes qui se dévalorisent, une des conséquences de l'idéologie patriarcale qui écrase les velléités féminines.
100% d'accord (avec toi pas forcément avec l'article 😉). Ma réaction, certes un peu HS, concernait la remarque de ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ sur la baisse du niveau.
En ce qui me concerne j'interrogerais également ce lieu commun que les « femmes se dévaloriseraient. » Est-ce bien avéré ? Ou font-elles des choix de formation plus pertinents, moins naïfs, que ceux des hommes ?
Les nombreuses déclarations (1) de femmes qui approuvent et justifient l'idéologie du patriarcat le prouvent, c'est tout. Se poser cette question, c'est mettre en doute le fait que nos sociétés, basées sur le patriarcat, sont misogynes et que cette misogynie est intégrée par les femmes.
(1) Cf réaction de Catherine Deneuve contre le mouvement #MeToo, elle revendiquait le droit d'être "importunée".
Si on a lu l'article ainsi que mon commentaire (qui parle de misogynie des sociétés), aucun malentendu n'est possible.
Extrait de mon commentaire : "Se poser cette question, c'est mettre en doute le fait que nos sociétés, basées sur le patriarcat, sont misogynes et que cette misogynie est intégrée par les femmes."
Début de l'article cité: "La discrimination, ça vient de l'extérieur - pensent beaucoup de gens. Pourtant, nous intériorisons tous et toutes la misogynie."
Mon intervention précédente est certainement très mal formulée car je suis incapable de déterminer la moindre corrélation entre mon propos et votre réponse. Permettez-moi de reformuler, et interroger votre réaction :
Quel lien précis entre misogynie, C. Deneuve, et l'aveuglement nécessaire à la plupart pour entreprendre des études scientifiques dans le contexte actuel ? C'est-à-dire dans le contexte où les jeunes pas trop naïfs se savent — pour l'immense majorité — très mal formés dans le primaire et le secondaire ; connaissent les difficultés quasi insurmontables et le taux d'échec très élevé des études scientifiques ; et pour ceux qui s'informent un peu n'ignorent pas que même surmonter ces difficultés importantes les conduira à tout sauf à une carrière aisée ou fructueuse (tant à titre personnel que collectif) ? Qui, excepté par misogynie et sadisme voudrait piéger plus de femmes dans ce secteur ? Pour ce qui me concerne et probablement à tort — mais les URL que vous indiquez ne me détrompent nullement — j'envisage plutôt la plus forte concentration d'hommes dans les secteurs scientifiques comme une conséquence naturelle des différences entre hommes et femmes. Vous savez, celles que l'on mesure par exemple sur les pyramides des âges : plus de garçons naissent, car — du moins c'est l'explication qui en est le plus couramment donnée — ceux-ci sont moins réfléchis, plus téméraires et partant plus susceptibles de se planter fatalement. Par exemple avec un mauvais choix d'études.
Prends l'exemple des professeurs du secondaire de lettres (français) et de physique-chimie. La durée d'étude est la même, le salaire est le même, les conditions d'exercice du métier sont les mêmes. Pourtant, il y a environ 80% de femmes chez les professeurs de lettres, et 40% de femmes chez les professeurs de physique-chimie.
Dans cet exemple, on voit bien qu'un supposé plus grand goût du risque des hommes n'explique pas grand chose.
Encore une fois, l'explication est sans doute plutôt à rechercher dans les représentations communes qui circulent au sein des sociétés : quelles activités, facultés, préférences sont considérées comme plutôt masculines, et lesquelles sont considérées comme plutôt féminines.
Prenez l'exemple des professeurs du secondaire de lettres (français) et de physique-chimie. La durée d'étude est la même, le salaire est le même, les taux de réussite dans les études différent sensiblement, les conditions d'exercice du métier sont les mêmes.
En considérant que les femmes feraient des choix d'étude plus raisonnés que les hommes (même en négligeant toutes les autres différences entre ces deux sexes et ces deux genres) on pourrait s'attendre à trouver plus de femmes enseignant les lettres que les sciences.
Remarquons toutefois que cette observation ne valide nullement l'hypothèse énoncée, elle se contente de ne pas la contredire. Comme vous le remarquez, une foule de facteurs relevant en particulier du genre social et de la biologie interviennent et pourraient conduire à un résultat fort similaire ou fort différent, pour moult autres raisons.
les taux de réussite dans les études différent sensiblement
Je te serais reconnaissant de préciser un peu ce point. Il me semble que tu connais ces sujets d’expérience directe et j’apprécierais d’avoir ton éclairage là-dessus (je préfère apprendre plutôt que polémiquer).
Les consignes ministérielles c'est un taux de réussite d'au moins 70% chaque année, ce qui doit aboutir à ~35% sur 3 ans, ça semble coller avec les chiffres que vous avez trouvé.
Pour les lettres avant de vous répondre, j'avais rapidement trouvé des chiffres similaires aux vôtres. Mon expérience en fac de science, ce sont de nos jours des taux de réussite en première année qui vont plutôt de ⅓, là où les collègues baissent un peu les bras sur les fondamentaux1, à ¼. Et encore les programmes ont-ils été consciencieusement sabrés pour tenir en 500 heures par an. Je conclus de vos chiffres que soit je travail dans une zone sinistrée, soit la situation est bien pire que je ne le pensais au niveau national2. Dans tous les cas je m'explique assez bien le désamour pour l'enseignement des sciences de quiconque aurait quelque saines préoccupations d'avenir, même si ça ne se joue pas uniquement au niveau du taux de réussite : difficulté terribles comme je le proposais précédemment, ou diplôme en papier mouchoir pour pleurer sur la qualité de la formation et se retrouver en porte-à-faux face à des adolescents pas forcément intéressés…
Pour le tutoiement, pas de problème. Moi j'utilise le vouvoiement pour marquer cette distance qui transparaît régulièrement dans les échanges ; et souligner l'importance d'une rédaction soutenue, ne nous connaissant pas, nos implicites n'étant pas ceux des autres. D'ailleurs n'hésitez pas à me faire remarquer si ce qui est écrit ci-avant n'est pas limpide.
Exemple : ça vous paraît raisonnable une licence de chimie qui fasse l'impasse sur non seulement la mécanique quantique, mais aussi les mathématiques et la mécanique de base qui permettront éventuellement de l'acquérir ? Ça fera sûrement de bons techniciens en chimie, mais probablement un peu bancals sur la théorie des liaisons chimiques. ↩
Vous rappelez-vous de ces articles qui faisaient état voici bien dix ans d'une admissibilité à l'écrit du CAPES de mathématiques descendant aux alentours de 2/20 ? On peut décider collectivement d'abandonner les fondamentaux disciplinaires. Mais à un moment ça se paye. Rien que parce que ça finit par se savoir et que de moins en moins de gens entreprennent ce genre de pseudo-carrière. Dans les lettres persanes Montesquieu dénonçait ces enseignants parisiens au talent considérable « [d']enseigner ce qu’[ils] ignore[nt]. » Visiblement l'épidémie est en marche. ↩
Quel lien précis entre misogynie, C. Deneuve, et l'aveuglement nécessaire à la plupart pour entreprendre des études scientifiques dans le contexte actuel ?
Le lien est pourtant flagrant : la misogynie, consciente ou refoulée, qui se manifeste sous sa forme la plus visible, la discrimination des femmes, imprègne nos sociétés dans tous les secteurs, partout, l'éducation, la culture, les sciences, l'informatique, la politique, etc. C'est un fait prouvé, documenté mais visiblement, cela ne dérange guère la gent masculine puisque le déni de réalité continue à l'emporter.
Reformulons pour notre compréhension : Dans le contexte actuel où il semble révéler de la folie (ou de l’inconscience ?) de se lancer dans des études scientifiques, c’est parce que les gars sont misogynes refoulés qu’ils empruntent une voie visiblement suicidaire. C’est tout bon ?
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
Poser la question c'est faire preuve d'une grande ignorance ou d'une encore plus grande mauvaise foi.
Je déteste ce genre d'introductions à une réponse pour une question parfaitement légitime. Il y a des milliards de choses parfaitement documentées et que beaucoup de monde ignore.
On pourrait remplir des bibliothèques entières avec des choses "basiques" que j'ignore… et d'ailleurs c'est le cas.
Ce n'est pas parce que TU t'intéresse particulièrement à un sujet (et que donc tu connais les choses basiques sur le sujet) que tu dois croire que tout le monde sait les choses basiques sur le sujet.
Et non, le sujet qui t'intéresse TOI (ici, la misogynie) n'est pas spécialement un sujet qui intéresse tout le monde. Et non, le sujet qui t'intéresse TOI n'est pas tellement plus important que tous les autres sujets du monde, que tu serais en droit de supposer que c'est un sujet sur lequel tout le monde devrait savoir les bases.
Tout au contraire, tu devrais être content que quelqu'un qui, manifestement, ignore les bases d'un sujet qui te tient à cœur te pose une question pertinente; et saluer l'ouverture d'esprit.
C'est des sujets marronniers qui reviennent régulièrement, souvent avec les mêmes interlocuteurs … Et force est de constater que quelque argumentée et étayée que soit la discussion, les positions évoluent peu …
quelque argumentée et étayée que soit la discussion, les positions évoluent peu
Concernant la prise de conscience de la nécessité de lutter contre les méfaits du patriarcat, elles ont évolué sur le long terme (+- 50 ans) mais trop lentement. Il y a eu récemment des accélérations soudaines, par exemple la révolution MeToo.
Il y a des milliards de choses parfaitement documentées et que beaucoup de monde ignore.
OK, tu ranges la misogynie et la discrimination des femmes dans la catégorie "milliards de sujets ignorés". Es tu certain de vivre sur la planète Terre?
OK, tu ranges la misogynie et la discrimination des femmes dans la catégorie "milliards de sujets ignorés". Es tu certain de vivre sur la planète Terre?
Littéralement "milliard", non ;)
Je rappelle cependant que mon message était une réaction au ton de la réponse de Voltairine et parlait spécifiquement de la question :
ce lieu commun que les «femmes se dévaloriseraient.» Est-ce bien avéré ?
Il me semble parfaitement légitime de vivre plusieurs dizaines d'années sans connaître la réponse à cette question. Cela ne signifie pas qu'on ignore complètement la discrimination des femmes. Cela signifie juste qu'on ne s'y intéresse pas assez de près pour aller à ce niveau de détail.
Même si connaître la réponse à cette question devrait être un bagage aussi évident pour tout le monde que 2+2=4, si quelqu'un pose la question, la bonne réaction est de répondre «bonne question! La réponse est XXXX, et voici quelque sources pour approfondir : […]», et garder pour soi la partie «non mais ne pas savoir ça c'est de l'ignorance crasse ».
Sauf que l'on ne peu pas à la fois prétendre que c'est un lieu commun et n'avoir aucune idée sur la question. La forme interrogative était ici purement rhétorique (et c'est avéré par la suite de ses commentaires).
C'est bizarre la part des femmes est plus importante dans les métiers scientifiques dans les pays avec un patriarcat très fort comme l'Inde, le Maghreb, l'Amérique du sud. Comment expliques-tu ça ?
Posté par Voltairine .
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Dernière modification le 02 janvier 2026 à 11:23.
C'est vrai que c'est mieux dans bien des pays du monde qu'en Europe, du moins pour la proportion d'étudiantes en sciences et cela peut sembler paradoxal.
Pour l'Inde il y plus de femmes dans les filières d'étude mais moins dans les métiers que dans le reste du monde.
les femmes ne représentaient que 14% des chercheurs en sciences et ingénierie en Inde, contre une moyenne mondiale de 28%.
les indiennes représentent en 2023 43% des effectifs des filières en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM), contre 32% en France et 27% en Allemagne.
Il y a de nombreuses explications a cela et l'artcile donne quelques pistes.
Pour le Maghreb et l'Amérique du Sud, ce ne sont pas des pays, difficile donc de donner des statistiques globales là dessus.
Cependant on a des chiffres pour le Maroc, par exemple, qui sont proches de ceux de l'Inde :
Ce constat se confirme au Maroc où les femmes chercheuses ne représentent que29% de l'ensemble alors qu'elles constituent 46% des étudiants en sciences. "
Je rappelle tout de même que la discussion portait sur l'éducation en France et concernant les biais et les injonctions inconscientes dans notre société, l'expérience (citée plus haut) de l'épreuve de géométrie et de dessin et assez parlante. Il serait inintéressant d'en connaître les résultats sur d'autres populations.
« femmes se dévaloriseraient. » Est-ce bien avéré ?
Moi aussi j'ai tiqué, mais pas surpris. C'est bien sûr une manière de faire retomber la responsabilité sur les femmes, de ne surtout pas interroger les comportements misogynes, ou dire la réalité factuelle de la société. Au final ça dit en creux que c'est un peu de leur faute puisqu'elles l'ont intériorisé (et c'est du coup un grand classique de phénomène sexiste que de réattribuer la responsabilité).
C'est pas ici - sur Linuxfr - que tu auras une réponse sérieuse à ta question étant donné l'ambiance qui y règne et j'inclus les féministes en carton-pâtes qui versent plus dans la police des mœurs que dans la lutte effective des droits des femmes.
A fortiori celles qui restent n'ont pas d'autres choix que de ne pas faire trop de vagues. Et les mécanismes peuvent passer pour non sexistes : le système de notation par une communauté composée à 99% d'hommes et le 《 karma 》 s'est déjà chargé de faire le tri parmi des féministes un peu plus… sérieuses… disons.
Pour te donner un exemple de petit signaux misogyne, c'est le folklore local de la "Mme Michu"… Ce genre d'images c'est un exemple, c'est constant, et les ±jeunes filles comprennent très bien tous ces signaux qui ont pour unique but des les dissuader d'exercer tel ou tel métier. Si ce n'est pas suffisant elles subiront harcèlement voire agression sexuelles durant leur carrière. En passant par tout ce qui vol/récupération du travail de la collègue par un homme. Certaines finiront par abandonner, d'autres comprendront qu'ils faudra pas trop en demander.
Bref il y a des stratégies actives, conscientes ou pas on s'en tape (tout le monde est adulte et responsable de ses actes, "not all men" est un autre classique de la déresponsabilisation).
Pour ce qui est de l'école, par exemple, il y a des travaux BEAUCOUP plus sérieux que des sondages bidons sur le "ressenti" d'élèves. Ce que j'ai lu ne concernait les femmes qu'à la marge (c'était principalement sur les (petits-)enfants d'immigrés). Mais globalement ça va être l'attitude des parents (d'abord), des profs, des garçons dans les classes. Le degré d'attention porté par les adultes, les temps de parole accordés en classe (et en-dehors) : un exemple de phénomène parfaitement mesurable et objectivable. Collège-lycée c'est aussi une période où on va commencer à exiger des jeunes filles des tâches domestiques par exemple (donc moins de temps et de cerveau disponible pour les devoirs). Un autre exemple est le manque de modèle dans l'entourage PROCHE (les bios sur des femmes-génies genre Marie-Curie comme tarte à la crème, ça marche bien parce que contre-productif - ça ne ferait que souligner l'exceptionnalité du destin).
Non, c'est une conséquence de l'idéologie féministe qui les conforte dans l'idée qu'être une femme, c'est déjà bien suffisant.
Il y a des tas de contre-exemples à tes délires :
Pas énormément plus de femmes dans les pays très égalitaires en maths.
Plus de femmes quand le niveau PISA est plus élevé.
Il y a plus d'avocates jeunes que d'avocats désormais. C'est parce qu'elles ont été écrasées par les publicités pour les sous-vêtements ?
Pareil pour les médecins. Mais c'est peut-être parce qu'on les oblige aussi ?
Arrêtez avec vos idéologies débiles, nébuleuses, qui blâment tout et n'importe quoi sans jamais trouver de solut·i·o·n·s correctes ou allez sur Reddit où ça résonne bien (c'est fait pour). Vous avez eu votre chance, mais aujourd'hui, c'est fini. Le problème est l'investissement, point. Ça corrigera tout.
Dans ce cas là, tu es en phase avec Trump qui a lancé une chasse obscurantiste qu'il nomme "anti-woke" (sic).
Pour résumer, tu confonds idéologie avec "faits".
Indépendamment du fond de tes propos, pourrais tu faire l'effort de les énoncer avec moins de mépris et moins d'insultes ?
Et sur le fond, sur quoi appuies tu ton opinion sur l'idéologie féministe ? Je la trouve tellement lunaire et loin de la réalité qu'elle en devient une sorte de curiosité.
Par ailleurs je ne sais pas ce qu'on entend par idéologie, mais la pensée féministe m'a aidé, pour ma part, à comprendre l'ensemble des processus de domination à l'oeuvre dans la société (au delà du genre). C'est un outil de pensée très puissant.
Posté par serol (site web personnel) .
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Dernière modification le 01 janvier 2026 à 09:09.
J'ai essayé d'interpréter ton message le plus charitablement possible, même s'il n'est pas clair pour moi que tu cherches à entrer en dialogue et pas seulement à te faire moinsser.
Je n'arrive pas à savoir comment s'expliquent, dans ton modèle, les proportions différentes de genre dans les métiers, à niveau d'études comparables. 70 % de femmes chez les pédiatres, 10 % de femmes chez les ingénieurs en électronique : c'est la diffusion de l'idée "être une femme c'est bien suffisant" qui explique cela, ou des différences d' "investissements" (je n'ai pas non plus compris qui devait investir quoi et comment, ça mériterait aussi une clarification) ?
Sinon, plus simplement, on peut sans doute en grande partie expliquer ces différences de répartition par des différences de représentations que se font les personnes : représentations des compétences et des qualités associées à chaque genre et à chaque métier, représentations des disciplines académiques étant plus ou moins adaptées à chaque genre, etc. Le commentaire de Madeiros pointait vers quelque chose de largement documenté : oui, à niveau pourtant égal les petites filles se considèrent moins bonnes en maths que les petits garçons, oui les jeunes femmes délaissent les écoles d'ingénieurs parce qu'elles estiment majoritairement ces études et les métiers auxquels elles mènent comme "pas faits pour elles".
Si l'on souhaite changer la répartition genrée de certains métiers, il faut donc travailler à changer les représentations sur les aspects genrés des métiers, des disciplines, des compétences, des qualités, etc. ("Investir" dans les changements de représentation, en quelque sorte).
Bien sûr, on peut aussi souhaiter que cette répartition genrée ne change pas (pour des raisons de fidélité à un usage ou à une tradition, des raisons religieuses, des raisons d'avantages matériels et symboliques que confèrent aux hommes l'inégale répartition des hommes et des femmes dans les différents métiers), mais dans ce cas il vaudrait peut-être mieux le dire clairement.
À la relecture, il est certain que les intentions et les arguments de mon message n’étaient pas entièrement clairs.
Je voulais seulement suggérer que les répartitions genrées des métiers sont essentiellement le fruit de représentations collectives. Et que, si l’on tenait à modifier cette répartition genrée, il faudrait agir pour changer ces représentations, et non pas uniquement élever le niveau général d’études.
ce serait très juste si les mathématiques était une pizza, pas assez de tomate ? on en rajoute. Le cuistot est mal payé ? POUF on le paye plus et la pizza deviendra meilleur, forcement !
les mathématique sont une sciences qui n'est pas évident a connaitre et encore moins à maitrisé. ** Pour 100% de la population **
j'avais était assez loin en math dans ma filière et les équation différentiel du second ordre sont un bon exemple, je demande régulièrement autour d'un café si les collègues en ont fait, ce qui est assez rare, sauf ceux ayant fait une prepa (que je n'ai pas fait :) ). Cela permet en outre de résoudre l’équation mais d'apprendre que pour résoudre un pb pas évident, il faut passer par plusieurs étape compliqué :). J'adore cette approche, peut être que les solutions apportées sont meilleur quand elle sont compliquées.
du coup tes solutions ne me paraissent pas approprié pour résoudre qqchose comme : le niveau baisse en math, mettons de l'argent. avec de la volonté politique le niveau va monter \o/
a Singapour, en korée et en chine, c'est plus le travail des élèves qui fait monter le niveau plutôt que du pognon. A notre époque je ne connais AUCUN parents en France qui accepteraient de faire travailler jusqu'a 21h ses enfants tous les jours, sur des math entre le ce1 et cm2
Ca donne vraiment quelquechose de positif de faire travailler les enfants jusqu'à 21h ? Ou est que ca sert juste a faire illusion sur quelques tests à un âge précis et produire des générations de névrosés ?
Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.
du coup avec mes filles c'est ce que j'ai fait cp -> 6 eme math tous les jours 17h jusqu'à 20h, samedi matin et dimanche matin. c'est très laborieux mais au cp j'avais été convoqué car mes filles ne savait toujours pas compté jusqu'a 3. de la j'ai commencé à travaillé avec elle :)
a force de faire des division et multiplication à 15 chiffres, les table de multiplication jusqu a 20x20 car c'est long et cela nécessite de la méthode même si c'est simple.
du coup vers la 5 eme il y a eu un déclic chez elles et depuis elles ont toujours été forte en math, maintenant elles font des proba dont je n'arrive pas à lire les équations.
bref en travaillant jusqu’à 20h ça marche, c'est un bon investissement. Pas sans larme ni colère of course
et cela ne ma rien couté a part des cahiers et des stylos et pas mal de temps
Ce que j'en dit c'est que se féliciter que la proportion entre olive et chorizo s'accroisse, ça pourrait se défendre si c'était parce qu'on trouvait plus d'olives, mais si c'est plutôt parce qu'il y a moins de chorizo et qu'en même temps les deux ingrédients se trouvent sensiblement plus mal préparés, voire carrément non comestibles…
Posté par Lutin .
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Dernière modification le 02 janvier 2026 à 12:22.
Il y a moins de femmes que d'hommes dans les filières scientifiques. Mais je n'arrive pas à voir en quoi c'est un problème qu'il faudrait résoudre (pas plus qu'il ne faudrait renforcer ce fait), j'y vois surtout un mépris à peine déguisé envers les métiers non scientifiques.
On pourrait objecter que c'est parce que ce sont des métiers qui paient bien. Mais ce n'est plus le même problème, et si on payait mieux les aides-soignants et les bibliothécaires et moins les ingénieurs qui conçoivent des objets connectés, des sites web plein de pub et des SUV ?
Il y a par exemple l'histoire de la recherche en médecine. Des problèmes médicaux spécifiques des femmes ont été longtemps négligés voire carrément niés parce qu'il y avait peu de femmes dans la profession (et pas mal de médecins misogynes). Ça participe à tout un tas de conséquences … par exemple évoquées par ces émissions sur France Culture.
Les ingénieurs sont des professions amenées à prendre des responsabilités également, et avoir un peu de diversité dans les fonctions de directions n'est peut être pas un mal pour prendre en compte des choses qu'un univers un peu trop masculin pourrait négliger de la même manière … l'argument se décline probablement dans d'autres filières.
La discrimination des femmes se manifeste également sous la forme de la pathologisation et même de la négation de leurs corps par une médecine faite par les hommes.
"En 2016, lorsque que j’ai créé un modèle d’organe bulbo-clitoridien imprimable en 3D, puis lorsque je me suis penchée sur l’histoire de sa connaissance afin de l’évoquer dans une conférence, j’ai constaté non seulement que peu d’informations fiables étaient disponibles en ligne, mais que de nombreuses informations inexactes circulaient à son sujet…" https://odilefillod.wixsite.com/clitoris/a-propos
En médecine négliger les spécificités (utérus, ovaires, clitoris, etc.), les prévalences différentes (cancer du sein (« Entre 0.5% et 1% des cancers du sein surviennent chez l'homme »), daltonisme (« En France, la proportion de daltoniens est d'environ 8 % chez les hommes et de 0,4 % chez les femmes ; 15 % des femmes sont cependant vectrices »)), les différences hormonales, etc.
En design mobilier ou vestimentaire, négliger les différences de corpulence / mensurations.
En histoire, éviter de se dire que les femmes restaient dans la grotte et que l'homme était le pourvoyeur du foyer.
En urbanisme, penser à mettre des toilettes publiques parce que les hommes s'en foutent et urinent contre n'importe quel mur…
En cinéma/littérature/théâtre/…, penser à avoir des femmes qui se parlent entre elles. ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Test_de_Bechdel )
bref dans tous les domaines, un changement du sex-ratio (vers l'équilibre ou accentuant le déséquilibre) a des conséquences sur ce qui est produit et ce qui n'est pas produit.
Et sans même parler de misogynie / sexisme / machisme, il semble plus facile de penser à des problématiques familières qu'à celles qui ne le sont pas ou le sont moins, donc sans réel effort conscient de lutte contre ces impensés (ou sans rééquilibrage indirect via le sex-ratio), on a des oublis ayant des effets sur la moitié de la planète.
Et c'est bien évidemment vrai pour des populations encore plus minoritaires autour de la validité, des différences physiques marquées (nanisme par exemple), des personnes utilisatrices de GNU/Linux ou des personnes ayant allergies/intolérances alimentaires. Dis autrement c'est plus facile de penser à tout à plusieurs que seul·e, et une personne non concernée par un sujet donné n'est pas forcément la plus à même d'avoir un avis éclairé dessus.
et une personne non concernée par un sujet donné n'est pas forcément la plus à même d'avoir un avis éclairé dessus.
Même s'ils ne l'admettent pas, tous les gens sont concernés par les discriminations, a fortiori quand ces discriminations concernent la moitié de l'humanité, les femmes, seules sapiens capables de mettre au monde des enfants. Posséder ce genre de monopole est un pouvoir redoutable, d'où peut-être un sentiment d'infériorité chez les sapiens masculins qui les (a) conduit à vouloir dominer les femmes.
En matière de connaissance des rapports humains, un avis n'a pas besoin d'être "éclairé" (c'est quoi?) pour qu'il soit digne d'être entendu. Le vécu et le ressenti de chacun.e sont aussi intéressants que les démarches intellectuelles de telle ou tel "spécialiste".
# Contre information
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 10 (+10/-0).
Non, en France les maths, ce n'est plus pour personne ou presque. Le niveau de mathématiques s’effondre inéluctablement grâce aux désinvestissement massif dans l'éducation. Les chiffres commentés dans l'article sont les joyaux d'une politique alliant un bras nihiliste et un bras élitiste ou exceptionnaliste : hors ce dernier, prétendre que le but ultime soit d'obtenir un bout de papier avec une mention « scientifique » après avoir usé ses culottes suffisamment longtemps sur les bancs de la filière idoine. Avant de se féliciter sérieusement il faudra, a minima, attendre une augmentation des résultats en science et en mathématique des petits français — et spécifiquement ici des petites françaises — dans des études un peu plus sérieuses comme Pisa. Là, tout ce que ça dit, c'est que la propagande alliée au j'menfoutisme des décideurs et de leurs larbins ça fonctionne. Pas de quoi écrire un article.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Contre information
Posté par Voltairine . Évalué à 6 (+4/-0).
Pour essayer de relativiser :
https://theconversation.com/maths-lecture-le-niveau-des-eleves-baisse-t-il-vraiment-198432
La baisse de niveau est récente (depuis 2000) et modérée par rapport aux gains obtenus depuis les années 70.
Par contre il est clair que le niveau d'exigence pour l'obtention des diplômes en France a été volontairement abaissé depuis 30 ans. C'est un choix politique qui découle de la volonté d'amener 80% d'un classe d'âge au BAC
[^] # Re: Contre information
Posté par Maderios . Évalué à 4 (+7/-5). Dernière modification le 31 décembre 2025 à 14:34.
On parle spécifiquement ici de l'attrait de la filière maths/sciences pour les femmes et non du niveau général des élèves. C'est un problème de femmes qui se dévalorisent, une des conséquences de l'idéologie patriarcale qui écrase les velléités féminines.
[^] # Re: Contre information
Posté par Voltairine . Évalué à 2 (+0/-0).
100% d'accord (avec toi pas forcément avec l'article 😉). Ma réaction, certes un peu HS, concernait la remarque de ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ sur la baisse du niveau.
[^] # Re: Contre information
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 5 (+3/-0).
En ce qui me concerne j'interrogerais également ce lieu commun que les « femmes se dévaloriseraient. » Est-ce bien avéré ? Ou font-elles des choix de formation plus pertinents, moins naïfs, que ceux des hommes ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Contre information
Posté par Maderios . Évalué à 3 (+4/-3).
Les nombreuses déclarations (1) de femmes qui approuvent et justifient l'idéologie du patriarcat le prouvent, c'est tout. Se poser cette question, c'est mettre en doute le fait que nos sociétés, basées sur le patriarcat, sont misogynes et que cette misogynie est intégrée par les femmes.
(1) Cf réaction de Catherine Deneuve contre le mouvement #MeToo, elle revendiquait le droit d'être "importunée".
Éléments de réponse ici
"Misogynie intériorisée, la haine des femmes est en nous"
https://www.goethe.de/ins/ca/fr/kul/ges/22556586.html
[^] # Re: Contre information
Posté par antistress (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-1). Dernière modification le 01 janvier 2026 à 03:36.
par la population, dont les femmes.
(C'est la même chose que ce que tu dis, avec lequel je suis d'accord, c'est juste pour éviter un éventuel malentendu)
[^] # Re: Contre information
Posté par Maderios . Évalué à 2 (+0/-0).
Si on a lu l'article ainsi que mon commentaire (qui parle de misogynie des sociétés), aucun malentendu n'est possible.
Extrait de mon commentaire : "Se poser cette question, c'est mettre en doute le fait que nos sociétés, basées sur le patriarcat, sont misogynes et que cette misogynie est intégrée par les femmes."
Début de l'article cité: "La discrimination, ça vient de l'extérieur - pensent beaucoup de gens. Pourtant, nous intériorisons tous et toutes la misogynie."
[^] # Re: Contre information
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 4 (+3/-1).
Mon intervention précédente est certainement très mal formulée car je suis incapable de déterminer la moindre corrélation entre mon propos et votre réponse. Permettez-moi de reformuler, et interroger votre réaction :
Quel lien précis entre misogynie, C. Deneuve, et l'aveuglement nécessaire à la plupart pour entreprendre des études scientifiques dans le contexte actuel ? C'est-à-dire dans le contexte où les jeunes pas trop naïfs se savent — pour l'immense majorité — très mal formés dans le primaire et le secondaire ; connaissent les difficultés quasi insurmontables et le taux d'échec très élevé des études scientifiques ; et pour ceux qui s'informent un peu n'ignorent pas que même surmonter ces difficultés importantes les conduira à tout sauf à une carrière aisée ou fructueuse (tant à titre personnel que collectif) ? Qui, excepté par misogynie et sadisme voudrait piéger plus de femmes dans ce secteur ? Pour ce qui me concerne et probablement à tort — mais les URL que vous indiquez ne me détrompent nullement — j'envisage plutôt la plus forte concentration d'hommes dans les secteurs scientifiques comme une conséquence naturelle des différences entre hommes et femmes. Vous savez, celles que l'on mesure par exemple sur les pyramides des âges : plus de garçons naissent, car — du moins c'est l'explication qui en est le plus couramment donnée — ceux-ci sont moins réfléchis, plus téméraires et partant plus susceptibles de se planter fatalement. Par exemple avec un mauvais choix d'études.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Contre information
Posté par serol (site web personnel) . Évalué à 6 (+5/-0).
Prends l'exemple des professeurs du secondaire de lettres (français) et de physique-chimie. La durée d'étude est la même, le salaire est le même, les conditions d'exercice du métier sont les mêmes. Pourtant, il y a environ 80% de femmes chez les professeurs de lettres, et 40% de femmes chez les professeurs de physique-chimie.
Dans cet exemple, on voit bien qu'un supposé plus grand goût du risque des hommes n'explique pas grand chose.
Encore une fois, l'explication est sans doute plutôt à rechercher dans les représentations communes qui circulent au sein des sociétés : quelles activités, facultés, préférences sont considérées comme plutôt masculines, et lesquelles sont considérées comme plutôt féminines.
[^] # Re: Contre information
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 1 (+1/-2).
Prenez l'exemple des professeurs du secondaire de lettres (français) et de physique-chimie. La durée d'étude est la même, le salaire est le même, les taux de réussite dans les études différent sensiblement, les conditions d'exercice du métier sont les mêmes.
En considérant que les femmes feraient des choix d'étude plus raisonnés que les hommes (même en négligeant toutes les autres différences entre ces deux sexes et ces deux genres) on pourrait s'attendre à trouver plus de femmes enseignant les lettres que les sciences.
Remarquons toutefois que cette observation ne valide nullement l'hypothèse énoncée, elle se contente de ne pas la contredire. Comme vous le remarquez, une foule de facteurs relevant en particulier du genre social et de la biologie interviennent et pourraient conduire à un résultat fort similaire ou fort différent, pour moult autres raisons.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Contre information
Posté par serol (site web personnel) . Évalué à 3 (+2/-0).
Je te serais reconnaissant de préciser un peu ce point. Il me semble que tu connais ces sujets d’expérience directe et j’apprécierais d’avoir ton éclairage là-dessus (je préfère apprendre plutôt que polémiquer).
Les chiffres nationaux indiquent une réussite de la licence en trois ans ou quatre ans de 44,3 % pour les parcours « science-santé », et de 47 % pour les parcours « arts-lettres-langues-SHS ».
https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/parcours-et-reussite-en-licence-les-resultats-de-la-session-2022-93570
Concernant le CAPES, le pourcentage admis/présent pour les lettres modernes est de 54,20% et celui de physique-chimie de 48,81%.
https://www.devenirenseignant.gouv.fr/les-donnees-statistiques-des-concours-du-capes-de-la-session-2024-1384
Les écarts de réussite ne sont donc pas spectaculaires il me semble.
Ps : le tutoiement m'est plus naturel, mais je peux aussi te vouvoyer si cela a de l'importance pour vous.
[^] # Re: Contre information
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
Les consignes ministérielles c'est un taux de réussite d'au moins 70% chaque année, ce qui doit aboutir à ~35% sur 3 ans, ça semble coller avec les chiffres que vous avez trouvé.
Pour les lettres avant de vous répondre, j'avais rapidement trouvé des chiffres similaires aux vôtres. Mon expérience en fac de science, ce sont de nos jours des taux de réussite en première année qui vont plutôt de ⅓, là où les collègues baissent un peu les bras sur les fondamentaux1, à ¼. Et encore les programmes ont-ils été consciencieusement sabrés pour tenir en 500 heures par an. Je conclus de vos chiffres que soit je travail dans une zone sinistrée, soit la situation est bien pire que je ne le pensais au niveau national2. Dans tous les cas je m'explique assez bien le désamour pour l'enseignement des sciences de quiconque aurait quelque saines préoccupations d'avenir, même si ça ne se joue pas uniquement au niveau du taux de réussite : difficulté terribles comme je le proposais précédemment, ou diplôme en papier mouchoir pour pleurer sur la qualité de la formation et se retrouver en porte-à-faux face à des adolescents pas forcément intéressés…
Pour le tutoiement, pas de problème. Moi j'utilise le vouvoiement pour marquer cette distance qui transparaît régulièrement dans les échanges ; et souligner l'importance d'une rédaction soutenue, ne nous connaissant pas, nos implicites n'étant pas ceux des autres. D'ailleurs n'hésitez pas à me faire remarquer si ce qui est écrit ci-avant n'est pas limpide.
Exemple : ça vous paraît raisonnable une licence de chimie qui fasse l'impasse sur non seulement la mécanique quantique, mais aussi les mathématiques et la mécanique de base qui permettront éventuellement de l'acquérir ? Ça fera sûrement de bons techniciens en chimie, mais probablement un peu bancals sur la théorie des liaisons chimiques. ↩
Vous rappelez-vous de ces articles qui faisaient état voici bien dix ans d'une admissibilité à l'écrit du CAPES de mathématiques descendant aux alentours de 2/20 ? On peut décider collectivement d'abandonner les fondamentaux disciplinaires. Mais à un moment ça se paye. Rien que parce que ça finit par se savoir et que de moins en moins de gens entreprennent ce genre de pseudo-carrière. Dans les lettres persanes Montesquieu dénonçait ces enseignants parisiens au talent considérable « [d']enseigner ce qu’[ils] ignore[nt]. » Visiblement l'épidémie est en marche. ↩
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Contre information
Posté par Maderios . Évalué à 2 (+1/-1).
Le lien est pourtant flagrant : la misogynie, consciente ou refoulée, qui se manifeste sous sa forme la plus visible, la discrimination des femmes, imprègne nos sociétés dans tous les secteurs, partout, l'éducation, la culture, les sciences, l'informatique, la politique, etc. C'est un fait prouvé, documenté mais visiblement, cela ne dérange guère la gent masculine puisque le déni de réalité continue à l'emporter.
[^] # Re: Contre information
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 2 (+3/-3).
Reformulons pour notre compréhension : Dans le contexte actuel où il semble révéler de la folie (ou de l’inconscience ?) de se lancer dans des études scientifiques, c’est parce que les gars sont misogynes refoulés qu’ils empruntent une voie visiblement suicidaire. C’est tout bon ?
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
[^] # Re: Contre information
Posté par Voltairine . Évalué à 5 (+3/-0).
Poser la question c'est faire preuve d'une grande ignorance ou d'une encore plus grande mauvaise foi.
C'est factuel et c'est archi-documenté :
https://www.jean-jaures.org/publication/le-ressenti-a-t-il-un-genre-decryptage-de-la-sous-representation-des-femmes-en-sciences/
https://www.vie-publique.fr/en-bref/300433-sous-representation-des-femmes-dans-les-sciences-comment-y-remedier
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2024/06/26/la-sous-representation-des-femmes-dans-les-filieres-scientifiques-trouve-sa-source-des-l-ecole-primaire_6243791_1650684.html (paywall)
[^] # Re: Contre information
Posté par LaurentClaessens (site web personnel) . Évalué à 8 (+9/-3).
Je déteste ce genre d'introductions à une réponse pour une question parfaitement légitime. Il y a des milliards de choses parfaitement documentées et que beaucoup de monde ignore.
On pourrait remplir des bibliothèques entières avec des choses "basiques" que j'ignore… et d'ailleurs c'est le cas.
Ce n'est pas parce que TU t'intéresse particulièrement à un sujet (et que donc tu connais les choses basiques sur le sujet) que tu dois croire que tout le monde sait les choses basiques sur le sujet.
Et non, le sujet qui t'intéresse TOI (ici, la misogynie) n'est pas spécialement un sujet qui intéresse tout le monde. Et non, le sujet qui t'intéresse TOI n'est pas tellement plus important que tous les autres sujets du monde, que tu serais en droit de supposer que c'est un sujet sur lequel tout le monde devrait savoir les bases.
Tout au contraire, tu devrais être content que quelqu'un qui, manifestement, ignore les bases d'un sujet qui te tient à cœur te pose une question pertinente; et saluer l'ouverture d'esprit.
[^] # Re: Contre information
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
C'est des sujets marronniers qui reviennent régulièrement, souvent avec les mêmes interlocuteurs … Et force est de constater que quelque argumentée et étayée que soit la discussion, les positions évoluent peu …
[^] # Re: Contre information
Posté par Maderios . Évalué à 3 (+1/-0).
Concernant la prise de conscience de la nécessité de lutter contre les méfaits du patriarcat, elles ont évolué sur le long terme (+- 50 ans) mais trop lentement. Il y a eu récemment des accélérations soudaines, par exemple la révolution MeToo.
[^] # Re: Contre information
Posté par Maderios . Évalué à 3 (+1/-0).
OK, tu ranges la misogynie et la discrimination des femmes dans la catégorie "milliards de sujets ignorés". Es tu certain de vivre sur la planète Terre?
[^] # Re: Contre information
Posté par LaurentClaessens (site web personnel) . Évalué à 3 (+4/-3). Dernière modification le 01 janvier 2026 à 22:21.
Littéralement "milliard", non ;)
Je rappelle cependant que mon message était une réaction au ton de la réponse de Voltairine et parlait spécifiquement de la question :
Il me semble parfaitement légitime de vivre plusieurs dizaines d'années sans connaître la réponse à cette question. Cela ne signifie pas qu'on ignore complètement la discrimination des femmes. Cela signifie juste qu'on ne s'y intéresse pas assez de près pour aller à ce niveau de détail.
Même si connaître la réponse à cette question devrait être un bagage aussi évident pour tout le monde que 2+2=4, si quelqu'un pose la question, la bonne réaction est de répondre «bonne question! La réponse est XXXX, et voici quelque sources pour approfondir : […]», et garder pour soi la partie «non mais ne pas savoir ça c'est de l'ignorance crasse ».
[^] # Re: Contre information
Posté par Voltairine . Évalué à 3 (+1/-0).
Sauf que l'on ne peu pas à la fois prétendre que c'est un lieu commun et n'avoir aucune idée sur la question. La forme interrogative était ici purement rhétorique (et c'est avéré par la suite de ses commentaires).
[^] # Re: Contre information
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 1 (+1/-2).
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Contre information
Posté par MrBidon . Évalué à 3 (+2/-0).
C'est bizarre la part des femmes est plus importante dans les métiers scientifiques dans les pays avec un patriarcat très fort comme l'Inde, le Maghreb, l'Amérique du sud. Comment expliques-tu ça ?
[^] # Re: Contre information
Posté par Voltairine . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 02 janvier 2026 à 11:23.
C'est vrai que c'est mieux dans bien des pays du monde qu'en Europe, du moins pour la proportion d'étudiantes en sciences et cela peut sembler paradoxal.
Pour l'Inde il y plus de femmes dans les filières d'étude mais moins dans les métiers que dans le reste du monde.
https://agencevu.com/serie/sciences-en-inde-un-univers-au-feminin-2023/
Il y a de nombreuses explications a cela et l'artcile donne quelques pistes.
Pour le Maghreb et l'Amérique du Sud, ce ne sont pas des pays, difficile donc de donner des statistiques globales là dessus.
Cependant on a des chiffres pour le Maroc, par exemple, qui sont proches de ceux de l'Inde :
https://lobservateur.info/article/109951/maroc/inegalites-les-femmes-scientifiques-ne-sont-pas-epargnees
cf. aussi https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000388805_fre
Je rappelle tout de même que la discussion portait sur l'éducation en France et concernant les biais et les injonctions inconscientes dans notre société, l'expérience (citée plus haut) de l'épreuve de géométrie et de dessin et assez parlante. Il serait inintéressant d'en connaître les résultats sur d'autres populations.
[^] # Re: Contre information
Posté par Nicolas (site web personnel) . Évalué à 0 (+2/-2).
Moi aussi j'ai tiqué, mais pas surpris. C'est bien sûr une manière de faire retomber la responsabilité sur les femmes, de ne surtout pas interroger les comportements misogynes, ou dire la réalité factuelle de la société. Au final ça dit en creux que c'est un peu de leur faute puisqu'elles l'ont intériorisé (et c'est du coup un grand classique de phénomène sexiste que de réattribuer la responsabilité).
C'est pas ici - sur Linuxfr - que tu auras une réponse sérieuse à ta question étant donné l'ambiance qui y règne et j'inclus les féministes en carton-pâtes qui versent plus dans la police des mœurs que dans la lutte effective des droits des femmes.
A fortiori celles qui restent n'ont pas d'autres choix que de ne pas faire trop de vagues. Et les mécanismes peuvent passer pour non sexistes : le système de notation par une communauté composée à 99% d'hommes et le 《 karma 》 s'est déjà chargé de faire le tri parmi des féministes un peu plus… sérieuses… disons.
Pour te donner un exemple de petit signaux misogyne, c'est le folklore local de la "Mme Michu"… Ce genre d'images c'est un exemple, c'est constant, et les ±jeunes filles comprennent très bien tous ces signaux qui ont pour unique but des les dissuader d'exercer tel ou tel métier. Si ce n'est pas suffisant elles subiront harcèlement voire agression sexuelles durant leur carrière. En passant par tout ce qui vol/récupération du travail de la collègue par un homme. Certaines finiront par abandonner, d'autres comprendront qu'ils faudra pas trop en demander.
Bref il y a des stratégies actives, conscientes ou pas on s'en tape (tout le monde est adulte et responsable de ses actes, "not all men" est un autre classique de la déresponsabilisation).
Pour ce qui est de l'école, par exemple, il y a des travaux BEAUCOUP plus sérieux que des sondages bidons sur le "ressenti" d'élèves. Ce que j'ai lu ne concernait les femmes qu'à la marge (c'était principalement sur les (petits-)enfants d'immigrés). Mais globalement ça va être l'attitude des parents (d'abord), des profs, des garçons dans les classes. Le degré d'attention porté par les adultes, les temps de parole accordés en classe (et en-dehors) : un exemple de phénomène parfaitement mesurable et objectivable. Collège-lycée c'est aussi une période où on va commencer à exiger des jeunes filles des tâches domestiques par exemple (donc moins de temps et de cerveau disponible pour les devoirs). Un autre exemple est le manque de modèle dans l'entourage PROCHE (les bios sur des femmes-génies genre Marie-Curie comme tarte à la crème, ça marche bien parce que contre-productif - ça ne ferait que souligner l'exceptionnalité du destin).
[^] # Re: Contre information
Posté par Tanouky . Évalué à -7 (+7/-15).
Non, c'est une conséquence de l'idéologie féministe qui les conforte dans l'idée qu'être une femme, c'est déjà bien suffisant.
Il y a des tas de contre-exemples à tes délires :
Arrêtez avec vos idéologies débiles, nébuleuses, qui blâment tout et n'importe quoi sans jamais trouver de solut·i·o·n·s correctes ou allez sur Reddit où ça résonne bien (c'est fait pour). Vous avez eu votre chance, mais aujourd'hui, c'est fini. Le problème est l'investissement, point. Ça corrigera tout.
[^] # Re: Contre information
Posté par Maderios . Évalué à 1 (+3/-4).
Dans ce cas là, tu es en phase avec Trump qui a lancé une chasse obscurantiste qu'il nomme "anti-woke" (sic).
Pour résumer, tu confonds idéologie avec "faits".
[^] # Re: Contre information
Posté par Barnabé . Évalué à 2 (+4/-3).
Indépendamment du fond de tes propos, pourrais tu faire l'effort de les énoncer avec moins de mépris et moins d'insultes ?
Et sur le fond, sur quoi appuies tu ton opinion sur l'idéologie féministe ? Je la trouve tellement lunaire et loin de la réalité qu'elle en devient une sorte de curiosité.
[^] # Re: Contre information
Posté par antistress (site web personnel) . Évalué à 4 (+2/-1).
Par ailleurs je ne sais pas ce qu'on entend par idéologie, mais la pensée féministe m'a aidé, pour ma part, à comprendre l'ensemble des processus de domination à l'oeuvre dans la société (au delà du genre). C'est un outil de pensée très puissant.
[^] # Re: Contre information
Posté par serol (site web personnel) . Évalué à 4 (+3/-0). Dernière modification le 01 janvier 2026 à 09:09.
J'ai essayé d'interpréter ton message le plus charitablement possible, même s'il n'est pas clair pour moi que tu cherches à entrer en dialogue et pas seulement à te faire moinsser.
Je n'arrive pas à savoir comment s'expliquent, dans ton modèle, les proportions différentes de genre dans les métiers, à niveau d'études comparables. 70 % de femmes chez les pédiatres, 10 % de femmes chez les ingénieurs en électronique : c'est la diffusion de l'idée "être une femme c'est bien suffisant" qui explique cela, ou des différences d' "investissements" (je n'ai pas non plus compris qui devait investir quoi et comment, ça mériterait aussi une clarification) ?
Sinon, plus simplement, on peut sans doute en grande partie expliquer ces différences de répartition par des différences de représentations que se font les personnes : représentations des compétences et des qualités associées à chaque genre et à chaque métier, représentations des disciplines académiques étant plus ou moins adaptées à chaque genre, etc. Le commentaire de Madeiros pointait vers quelque chose de largement documenté : oui, à niveau pourtant égal les petites filles se considèrent moins bonnes en maths que les petits garçons, oui les jeunes femmes délaissent les écoles d'ingénieurs parce qu'elles estiment majoritairement ces études et les métiers auxquels elles mènent comme "pas faits pour elles".
Si l'on souhaite changer la répartition genrée de certains métiers, il faut donc travailler à changer les représentations sur les aspects genrés des métiers, des disciplines, des compétences, des qualités, etc. ("Investir" dans les changements de représentation, en quelque sorte).
Bien sûr, on peut aussi souhaiter que cette répartition genrée ne change pas (pour des raisons de fidélité à un usage ou à une tradition, des raisons religieuses, des raisons d'avantages matériels et symboliques que confèrent aux hommes l'inégale répartition des hommes et des femmes dans les différents métiers), mais dans ce cas il vaudrait peut-être mieux le dire clairement.
[^] # Re: Contre information
Posté par Lutin . Évalué à 4 (+3/-1).
Un ingénieur en électronique est plus utile pour la société qu'une pédiatre ?
[^] # Re: Contre information
Posté par serol (site web personnel) . Évalué à 2 (+1/-0).
À la relecture, il est certain que les intentions et les arguments de mon message n’étaient pas entièrement clairs.
Je voulais seulement suggérer que les répartitions genrées des métiers sont essentiellement le fruit de représentations collectives. Et que, si l’on tenait à modifier cette répartition genrée, il faudrait agir pour changer ces représentations, et non pas uniquement élever le niveau général d’études.
[^] # Re: Contre information
Posté par ChocolatineFlying . Évalué à 3 (+6/-4).
ce serait très juste si les mathématiques était une pizza, pas assez de tomate ? on en rajoute. Le cuistot est mal payé ? POUF on le paye plus et la pizza deviendra meilleur, forcement !
les mathématique sont une sciences qui n'est pas évident a connaitre et encore moins à maitrisé. ** Pour 100% de la population **
j'avais était assez loin en math dans ma filière et les équation différentiel du second ordre sont un bon exemple, je demande régulièrement autour d'un café si les collègues en ont fait, ce qui est assez rare, sauf ceux ayant fait une prepa (que je n'ai pas fait :) ). Cela permet en outre de résoudre l’équation mais d'apprendre que pour résoudre un pb pas évident, il faut passer par plusieurs étape compliqué :). J'adore cette approche, peut être que les solutions apportées sont meilleur quand elle sont compliquées.
du coup tes solutions ne me paraissent pas approprié pour résoudre qqchose comme : le niveau baisse en math, mettons de l'argent. avec de la volonté politique le niveau va monter \o/
a Singapour, en korée et en chine, c'est plus le travail des élèves qui fait monter le niveau plutôt que du pognon. A notre époque je ne connais AUCUN parents en France qui accepteraient de faire travailler jusqu'a 21h ses enfants tous les jours, sur des math entre le ce1 et cm2
[^] # Re: Contre information
Posté par devnewton 🍺 (site web personnel) . Évalué à 9 (+6/-0).
Ca donne vraiment quelquechose de positif de faire travailler les enfants jusqu'à 21h ? Ou est que ca sert juste a faire illusion sur quelques tests à un âge précis et produire des générations de névrosés ?
Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.
[^] # Re: Contre information
Posté par ChocolatineFlying . Évalué à 1 (+1/-1).
du coup avec mes filles c'est ce que j'ai fait cp -> 6 eme math tous les jours 17h jusqu'à 20h, samedi matin et dimanche matin. c'est très laborieux mais au cp j'avais été convoqué car mes filles ne savait toujours pas compté jusqu'a 3. de la j'ai commencé à travaillé avec elle :)
a force de faire des division et multiplication à 15 chiffres, les table de multiplication jusqu a 20x20 car c'est long et cela nécessite de la méthode même si c'est simple.
du coup vers la 5 eme il y a eu un déclic chez elles et depuis elles ont toujours été forte en math, maintenant elles font des proba dont je n'arrive pas à lire les équations.
bref en travaillant jusqu’à 20h ça marche, c'est un bon investissement. Pas sans larme ni colère of course
et cela ne ma rien couté a part des cahiers et des stylos et pas mal de temps
[^] # Re: Contre information
Posté par Pol' uX (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
Monsieur, votre fille ne maîtrise que la table des 0 et celle des 1. Elle ne pourra jamais rien faire de sérieux en se limitant à ça. :)
Adhérer à l'April, ça vous tente ?
[^] # Re: Contre information
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 2 (+1/-1).
Ce que j'en dit c'est que se féliciter que la proportion entre olive et chorizo s'accroisse, ça pourrait se défendre si c'était parce qu'on trouvait plus d'olives, mais si c'est plutôt parce qu'il y a moins de chorizo et qu'en même temps les deux ingrédients se trouvent sensiblement plus mal préparés, voire carrément non comestibles…
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# Problème ?
Posté par Lutin . Évalué à 4 (+3/-1). Dernière modification le 02 janvier 2026 à 12:22.
Il y a moins de femmes que d'hommes dans les filières scientifiques. Mais je n'arrive pas à voir en quoi c'est un problème qu'il faudrait résoudre (pas plus qu'il ne faudrait renforcer ce fait), j'y vois surtout un mépris à peine déguisé envers les métiers non scientifiques.
On pourrait objecter que c'est parce que ce sont des métiers qui paient bien. Mais ce n'est plus le même problème, et si on payait mieux les aides-soignants et les bibliothécaires et moins les ingénieurs qui conçoivent des objets connectés, des sites web plein de pub et des SUV ?
[^] # Re: Problème ?
Posté par thoasm . Évalué à 6 (+3/-0).
Il y a par exemple l'histoire de la recherche en médecine. Des problèmes médicaux spécifiques des femmes ont été longtemps négligés voire carrément niés parce qu'il y avait peu de femmes dans la profession (et pas mal de médecins misogynes). Ça participe à tout un tas de conséquences … par exemple évoquées par ces émissions sur France Culture.
Les ingénieurs sont des professions amenées à prendre des responsabilités également, et avoir un peu de diversité dans les fonctions de directions n'est peut être pas un mal pour prendre en compte des choses qu'un univers un peu trop masculin pourrait négliger de la même manière … l'argument se décline probablement dans d'autres filières.
[^] # Re: Problème ?
Posté par Lutin . Évalué à 4 (+2/-0).
Bon point pour la médecine, je n’avais pas pensé à ce cas en particulier.
[^] # Re: Problème ?
Posté par Maderios . Évalué à 2 (+0/-0).
La discrimination des femmes se manifeste également sous la forme de la pathologisation et même de la négation de leurs corps par une médecine faite par les hommes.
L'anatomie (réelle) des femmes n'a été "découverte" et étudiée que récemment:
Odile Fillod:
[^] # Re: Problème ?
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Un meilleur lien sur la série de chroniques que j'ai lié, https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-sante-des-femmes-comment-la-medecine-repare-ses-biais qui aborde la notion d'hystérie, de traumatismes, d'expression/sensibilité à la douleur, et de physiologie différente (l'infarctus se manifeste différemment) …
[^] # Re: Problème ?
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . Évalué à 6 (+3/-0). Dernière modification le 02 janvier 2026 à 14:48.
En médecine négliger les spécificités (utérus, ovaires, clitoris, etc.), les prévalences différentes (cancer du sein (« Entre 0.5% et 1% des cancers du sein surviennent chez l'homme »), daltonisme (« En France, la proportion de daltoniens est d'environ 8 % chez les hommes et de 0,4 % chez les femmes ; 15 % des femmes sont cependant vectrices »)), les différences hormonales, etc.
En design mobilier ou vestimentaire, négliger les différences de corpulence / mensurations.
En histoire, éviter de se dire que les femmes restaient dans la grotte et que l'homme était le pourvoyeur du foyer.
En urbanisme, penser à mettre des toilettes publiques parce que les hommes s'en foutent et urinent contre n'importe quel mur…
En cinéma/littérature/théâtre/…, penser à avoir des femmes qui se parlent entre elles. ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Test_de_Bechdel )
bref dans tous les domaines, un changement du sex-ratio (vers l'équilibre ou accentuant le déséquilibre) a des conséquences sur ce qui est produit et ce qui n'est pas produit.
Et sans même parler de misogynie / sexisme / machisme, il semble plus facile de penser à des problématiques familières qu'à celles qui ne le sont pas ou le sont moins, donc sans réel effort conscient de lutte contre ces impensés (ou sans rééquilibrage indirect via le sex-ratio), on a des oublis ayant des effets sur la moitié de la planète.
Et c'est bien évidemment vrai pour des populations encore plus minoritaires autour de la validité, des différences physiques marquées (nanisme par exemple), des personnes utilisatrices de GNU/Linux ou des personnes ayant allergies/intolérances alimentaires. Dis autrement c'est plus facile de penser à tout à plusieurs que seul·e, et une personne non concernée par un sujet donné n'est pas forcément la plus à même d'avoir un avis éclairé dessus.
[^] # Re: Problème ?
Posté par Maderios . Évalué à 2 (+1/-1).
Même s'ils ne l'admettent pas, tous les gens sont concernés par les discriminations, a fortiori quand ces discriminations concernent la moitié de l'humanité, les femmes, seules sapiens capables de mettre au monde des enfants. Posséder ce genre de monopole est un pouvoir redoutable, d'où peut-être un sentiment d'infériorité chez les sapiens masculins qui les (a) conduit à vouloir dominer les femmes.
En matière de connaissance des rapports humains, un avis n'a pas besoin d'être "éclairé" (c'est quoi?) pour qu'il soit digne d'être entendu. Le vécu et le ressenti de chacun.e sont aussi intéressants que les démarches intellectuelles de telle ou tel "spécialiste".
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