Journal Le Droit d'Instruire, par l'incroyable N. B.

-5
18
juil.
2026

Salut les moules,

je viens de tomber tout à fait fortuitement sur une actualité à priori banale.
En effet, c'est assez récurrent en cette période ou les résultats d'examens/concours tombent et, ou chaque année, on peut lire ces histoires de jeunes précoces à la FAC, au concours de Polytechnique, au BAC, ou ici en l’occurrence, au Brevet des Collèges pour une fille de 9 ans et quelques.

Et qui a fait l'école à la maison depuis le COVID-19. De mon expérience et, à la louche, je dirais que ce genre de cas ne se produit que lorsque le/la jeune a été scolarisé(e) à la maison.

Connaissant le papa (pas personnellement, hein ! Et si, vous, vous ne le connaissez pas, lisez cette petite présentation), je dirais que c'est presque naturel …
Comme de monter https://le-droit-dinstruire.fr pour défendre cette approche de l'éducation de sa progéniture.

De quoi s'agit-il ?
:

Pourquoi l'instruction en famille
Nous avons fait le choix de l'IEF pour offrir à nos enfants la meilleure instruction possible. Ce n'est pas un choix contre l'école — c'est un choix pour nos enfants.

Et donc NB, sa compagne, assistés par l'IA, ont compilé et analysé le droit et la jurisprudence.

Des trucs à dire, à améliorer: c'est par ici https://github.com/nbald/le-droit-dinstruire.fr ou ci dessous dans les commentaires.

  • # Instruction à domicile

    Posté par  . Évalué à 10 (+33/-11).

    … ou comment éduquer ses enfants pour eux… mais aussi pour soi et entre soi, en critiquant le système mais sans rien faire pour le changer, c’est exactement la politique des plus riches (écoles privées sélectionnées, précepteurs…).

    Idem pour la justice (on se paye les meilleurs juristes), la santé (la meilleure complémentaire santé et les relations pour accéder aux meilleurs spécialistes), l’énergie (la meilleure chaudière écolo, le meilleur logement avec la meilleur isolation), etc.

    L’École ne va pas bien, la justice ne va pas bien, la santé ne va pas bien, etc. Toutes ces organisations, qui devraient être de la meilleure qualité et au service de tous, ne vont pas bien et les raisons en sont bien connues : des choix sont faits, par le plus petit nombre et au détriment du plus grand nombre.

    Bref, rien de neuf. Chacun s’occupant de soi, ce n’est pas comme ça qu’on va améliorer les choses AMHA.

    • [^] # Re: Instruction à domicile

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+14/-5).

      … ou comment éduquer ses enfants pour eux… mais aussi pour soi et entre soi, en critiquant le système mais sans rien faire pour le changer, c’est exactement la politique des plus riches (écoles privées sélectionnées, précepteurs…).

      Et on fait comment au juste, en tant que parents, pour changer le mammouth ? Par exemple, si on constate que l'école, et surtout le collège et le lycée publics, participent activement à la surexposition des enfants aux écrans ? Si battre contre un mammouth, c'est une tâche harassante.

      Heureusement qu'il est possible d'éduquer les enfants dans des systèmes alternatifs, parce que justement, ce sont les seules alternatives au système d'État. Si celui-ci déraille sur tel ou tel point, il est possible de faire autrement, et l'Éducation Nationale peut s'en inspirer par la suite.

      En matière de financement, je rappelle aussi qu'un enfant scolarisé dans le privé sous contrat coûte moins cher à l'État que dans le public. Et scolarisé dans le hors contrat, encore moins.

      • [^] # Re: Instruction à domicile

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+19/-5).

        Et on fait comment au juste, en tant que parents, pour changer le mammouth ?

        La solution à un service public qui ne nous donne pas entière satisfaction est-elle dans la construction d'une alternative ? On doit aussi pouvoir créer une justice parallèle, une milice privée, etc. ?

        En matière de financement, je rappelle aussi qu'un enfant scolarisé dans le privé sous contrat coûte moins cher à l'État que dans le public. Et scolarisé dans le hors contrat, encore moins.

        Et donc ça pose des soucis d'accessibilité et d'égalité. Puis on peut aussi souligner les dérivés qui existent avec ces systèmes et le manque de contrôles à leur égard.

        Personnellement je ne suis pas contre l'enseignement à la maison, ou même des établissements privés dans l'absolu, mais résumer l'ÉN à un score PISA comme le fait l'auteur du site en question, et que la réponse c'est d'enseigner à la maison alors qu'il y a largement moyen de compléter l'ÉN à la maison (c'est ce que font beaucoup de personnes) sans pour autant retirer les côtés positifs de l'école public aussi pour les enfants comme la sociabilisation, de rencontrer des gens d'autres horizons. La mixité sociale, c'est important aussi.

        J'ai quand même l'impression de lire un culte à la performance concernant l'éducation et une mauvaise compréhension des difficultés de l'ÉN qui est plus un soucis de moyen que de méthode.

        • [^] # Re: Instruction à domicile

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5 (+12/-10).

          La solution à un service public qui ne nous donne pas entière satisfaction est-elle dans la construction d'une alternative ? On doit aussi pouvoir créer une justice parallèle, une milice privée, etc. ?

          Ça n'est pas comparable : la police et la justice sont indiscutablement des domaines régaliens. Pas l'éducation des enfants, à moins d'être dans un régime totalitaire où on cherche à prendre en main le destin de tous les citoyens.

          L'éducation des enfants est un service public, certes, tout comme l'hôpital public. Ça n'implique pas que ce soit obligatoire. Qu'il soit obligatoire d'instruire et d'éduquer les enfants, c'est admis, mais ça n'implique pas non plus que ce soit obligatoirement dans le service public.

          Par ailleurs, la monoculture a rarement de bons effets. À une époque, l'apprentissage de la lecture dans l'enseignement public se faisait officiellement avec une méthode qui s'appelle la méthode globale, dont on a par la suite découvert qu'elle avait eu des conséquences assez néfastes. Comment aurait-on pu se rendre compte d'une telle erreur s'il n'y avait aucune alternative à l'enseignement public ? Actuellement, on est en passe de se rendre compte que l'infomatisation de l'enseignement dégrade son efficacité. Mais comment s'en rendrait-on compte s'il n'y avait pas d'écoles garanties sans écran ? Et ça, des écoles sans écrans, une chose est certaine, ce n'est pas dans le public qu'on en trouvera.

          Même chose pour l'éducation en non mixité ou en mixité partielle, ce n'est pas dans le public qu'on risque d'expérimenter ça. Ou le port d'un uniforme : aujourd'hui, on l'expérimente dans certains établissements publics, mais ce sont des écoles privées qui ont été pionnières là-dessus.

          Après, je suis d'accord que recourir à l'enseignement à la maison pour élever son enfant afin d'en faire un futur prix Nobel, c'est très discutable.

          Pour autant, je trouve scandaleux que la France interdise dois quelques années l'enseignement à la maison sauf raison spécifique. Qu'on contrôle que les enfants scolarisés ainsi sont bien instruits, c'est tout à fait normal, mais l'interdire me semble une restriction tout à fait injustifiée. La seule justification que j'y vois me semble carrément indéfendable : comme c'est trop efficace, il faut empêcher ceux qui en ont les moyens de le faire.

          • [^] # Re: Instruction à domicile

            Posté par  . Évalué à 10 (+12/-1).

            À une époque, l'apprentissage de la lecture dans l'enseignement public se faisait officiellement avec une méthode qui s'appelle la méthode globale,

            Je ne crois pas qu'elle ait été vraiment appliquée. Il me semble qu'au mieux elle ait été mixte.

            Comment aurait-on pu se rendre compte d'une telle erreur s'il n'y avait aucune alternative à l'enseignement public ?

            Donc tu penses qu'on a appliqué la méthode globale dans le public mais qu'on s'est rendu compte que c'était une connerie parce qu'on a vu que ceux du privé (et pas le privé sous contrat du coup) qui ne l'appliquaient pas savaient mieux lire ? Ça me parait bien douteux.

          • [^] # Re: Instruction à domicile

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+16/-1).

            Ça n'est pas comparable : la police et la justice sont indiscutablement des domaines régaliens. Pas l'éducation des enfants, à moins d'être dans un régime totalitaire où on cherche à prendre en main le destin de tous les citoyens.

            Je pense que ça se discute, en tout cas assimiler le fait d'avoir un enseignement public unique à un régime totalitaire me semble bien ridicule. Le contenu de l'enseignement compte plus que la manière de le dispenser dans le cadre du régime totalitaire.

            L'éducation des enfants est un service public, certes, tout comme l'hôpital public. Ça n'implique pas que ce soit obligatoire. Qu'il soit obligatoire d'instruire et d'éduquer les enfants, c'est admis, mais ça n'implique pas non plus que ce soit obligatoirement dans le service public.

            C'est un choix politique, il y a de bonnes raisons de le faire ainsi aussi, tout comme il y a aussi des raisons de ne pas le faire. Cela ne me semble pas si évident.

            Par ailleurs, la monoculture a rarement de bons effets. À une époque, l'apprentissage de la lecture dans l'enseignement public se faisait officiellement avec une méthode qui s'appelle la méthode globale, dont on a par la suite découvert qu'elle avait eu des conséquences assez néfastes. Comment aurait-on pu se rendre compte d'une telle erreur s'il n'y avait aucune alternative à l'enseignement public ? Actuellement, on est en passe de se rendre compte que l'infomatisation de l'enseignement dégrade son efficacité. Mais comment s'en rendrait-on compte s'il n'y avait pas d'écoles garanties sans écran ? Et ça, des écoles sans écrans, une chose est certaine, ce n'est pas dans le public qu'on en trouvera.

            Alors je peux t'annoncer qu'il y a des remèdes à cela sans recourir à des établissements privés ou l'enseignement à la maison. Mais déjà je suis peu convaincu que ces méthodes alternatives permettent de faire avancer le débat public car il faudrait des recherches scientifiques qui comparent et isolent les variables pour s'assurer de la réussite ou non d'une méthode. En particulier dans l'école à la maison cela devient difficile car les pratiques diffèrent de famille en famille et que les contrôles ne permettent pas d'évaluer avec rigueur l'application des méthodes.

            Ensuite rien n'empêche l'école publique de :

            • De varier les styles d'enseignement et de laisser une certaine liberté aux établissements et enseignants ;
            • D'avoir des publics cibles ou des formations différentes tout comme on a des filières générales, techniques ou professionnelles et différentes sections en leur sein ;
            • D'avoir des écoles expérimentales pour évaluer d'autres manières d'enseigner :
            • D'évaluer ce qui se fait à l'étranger (chose qu'on fait relativement rarement dans beaucoup de domaines, pourtant ça permettrait d'avoir de bonnes idées aussi sans réinventer la roue).

            De la même façon qu'on a des options qui diffèrent entre les établissements publics, dans le supérieur on a dans le public du DUT, du BTS, de l'université, des grandes école, etc. Voir en école public = éducation figée unique me semble pas conforme en ce qui est possible de faire.

            La seule justification que j'y vois me semble carrément indéfendable : comme c'est trop efficace, il faut empêcher ceux qui en ont les moyens de le faire.

            Et tu as des preuves que c'est si efficace ?

            Il faudrait aussi séparer les variables, si par exemple ceux qui font l'école à la maison sont surtout des gens fortunés qui ont déjà en moyenne de meilleures performances lorsque leurs enfants suivent une scolarité à l'école publique, tu auras du mal à conclure.

            • [^] # Re: Instruction à domicile

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 0 (+4/-7).

              Je pense que ça se discute, en tout cas assimiler le fait d'avoir un enseignement public unique à un régime totalitaire me semble bien ridicule.

              Bien sûr, ça ne suffit pas, et le contenu de l'enseignement est tout aussi important. Mais le fait d'interdire aux parents de soustraire leurs enfants au système éducatif d'État est quand même un élément de dérive totalitaire.

              Je dirais la même chose si les radios et télévisions libres étaient interdites pour ne laisser que Radio France et France télévision, même si leur programme est impeccable.

              • [^] # Re: Instruction à domicile

                Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7 (+5/-1).

                Bien sûr, ça ne suffit pas, et le contenu de l'enseignement est tout aussi important. Mais le fait d'interdire aux parents de soustraire leurs enfants au système éducatif d'État est quand même un élément de dérive totalitaire.

                Sauf que ce n'est pas interdit, et ça me semble en un sens normal de s'assurer que cela se fasse dans de bonnes conditions. Les établissements privés ne sont pas interdits non plus (et pas en voie de l'être).

                Donc bon le lien avec un régime totalitaire me semble bien exagéré.

                • [^] # Re: Instruction à domicile

                  Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2 (+4/-5).

                  Actuellement, on en est loin, mais ça ne va pas dans le bon sens. Depuis quelques années, l'instruction à la maison n'est autorisée qu'à condition de le justifier par une bonne raison.

                  • [^] # Re: Instruction à domicile

                    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7 (+7/-3).

                    Et tu trouves que c'est une dérive autoritaire ?

                    Alors que ça ne pourrait être finalement qu'une mesure qui permet de trouver un équilibre entre besoin d'adapter l'instruction aux besoins des enfants pour lesquelles l'école ne convient pas pour des raisons objectives tout en évitant les dérives d'un enseignement à la maison mal fait ou totalement inadapté (car oui, ça arrive et els contrôles semblent difficiles à éviter cela).

                    Je pense que c'est l'argument de la pente glissante qui me semble bien exagéré à ce stade.

                    • [^] # Re: Instruction à domicile

                      Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+4/-3).

                      De manière générale, une chose qui différencie un régime démocratique d'un régime totalitaire, c'est : "tout est autorisé sauf ce qui est explicitement interdit" vs "tout est interdit sauf ce qui n'est pas explicitement autorisé"

                      Jusqu'il y a quelques années, l'éducation à la maison était libre, elle était juste contrôlée. Aujourd'hui, elle n'est plus permise, sauf autorisation dûment justifiée. Je trouve qu'on passe d'un système à l'autre.

                      • [^] # Re: Instruction à domicile

                        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5 (+3/-1).

                        Il y a des tas de choses dans un pays démocratique qui ne sont pas autorisés par défaut et ça ne pose aucun problème car on considère que ça vaut le coup au niveau de la société de procéder ainsi.

                        Que cela concerne l'éducation des enfants ne me choque pas, les contrôles sont imparfaits et difficiles (des dérives il y en a eu), qu'on doive justifier la démarche avant de la démarrer ne me choque pas dans l'intérêt aussi de l'enfant.

                        Je ne suis pas contre ce genre de dispositifs, car il y a évidemment bien des cas où ça me semble être le mieux pour les familles en question, mais si on commence à le justifier par "mon enfant est trop exceptionnel pour fréquenter l'école" sans preuve médicale, à démarrer cela sans se préparer sérieusement (ce qui arrivait souvent aussi et fait donc perdre 1-2 ans minimum à l'enfant) ou par "le classement PISA baisse, mon enfant sera plus malin avec moi" ce qui me semble douteux, on peut se demander si c'est vraiment dans l'intérêt de l'enfant de faire ça librement par défaut ou si c'est mieux et plus simple d'avoir un contrôle préalable.

                        C'est comme tout en démocratie, il y a un équilibre à trouver et en l’occurrence ici il ne me semble pas déconnant. D'autant qu'ici il semble qu'un juge soit dans la boucle de la décision et pas seulement un personnel administratif ce qui me semble plutôt intéressant dans le respect des droits de chacun.

                    • [^] # Re: Instruction à domicile

                      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6 (+4/-1).

                      Alors que ça ne pourrait être finalement qu'une mesure qui permet de trouver un équilibre entre besoin d'adapter l'instruction aux besoins des enfants pour lesquelles l'école ne convient pas pour des raisons objectives

                      Le sujet n'est pas de permettre l'instruction à domicile comme exception pour les cas où un enfant ne peut pas être scolarisé en collectif, là on est déjà dans une idée de quelque chose d'anormal. Non, c'est une question de liberté d'enseignement : les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et peuvent également se charger de leur instruction ou les confier à l'État ou à des écoles privées sous contrat ou non. L'enseignement collectif est juste une option parmi d'autres, même si pour des raisons pratiques elle est majoritaire, l'État n'a pas la mainmise sur l'instruction des enfants.

                      tout en évitant les dérives d'un enseignement à la maison mal fait ou totalement inadapté (car oui, ça arrive et els contrôles semblent difficiles à éviter cela).

                      Les contrôles peuvent très bien éviter cela. Pour info, le contrôle de l'instruction en famille, ce n'est pas un inspecteur qui a un an pour aller sonner chez toutes les familles concernées, y compris les nomades. Il serait à peu près impossible de contrôler tout le monde dans de telles conditions. C'est dans l'autre sens que ça marche : les familles sont tenues de se rendre au rectorat à telle date pour que les enfants y soient évalués.

                      Donc le contrôle systématique, c'est facile, c'était déjà et c'est toujours en place. Personne ne passe entre les mailles du filet, ou alors c'est que quelqu'un dans l'administration a choisi de le laisser faire.

                      • [^] # Re: Instruction à domicile

                        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4 (+3/-2).

                        Le sujet n'est pas de permettre l'instruction à domicile comme exception pour les cas où un enfant ne peut pas être scolarisé en collectif, là on est déjà dans une idée de quelque chose d'anormal.

                        On peut aussi le voir autrement.

                        L'instruction c'est difficile, ça se prépare et beaucoup de parents ne sont pas armés, déjà que beaucoup d'entre eux sont en difficulté pour gérer le suivi scolaire de leurs enfants (et c'est ce qui explique une partie des difficultés pour les enfants défavorisés ou issus de l'immigration d'aller au bout). On peut considérer que pour le bien être de l'enfant, faciliter le suivi, cela doit se justifier au préalable. Cela peut d'ailleurs entraîner la nécessité des parents de produire des évaluations objectives des problèmes de leurs enfants afin d'assurer un suivi médical aussi.

                        Je pense que le sujet est assez sérieux pour que l'accord ne soit pas automatique personnellement. Mais c'est un point de vue, on peut en discuter, de là à faire le parallèle avec un régime totalitaire alors que ça reste :

                        • Autorisé ;
                        • Un juge est dans la boucle à la fin, c'est mieux qu'un système purement administratif sans recours légal ;
                        • Il y a toujours des écoles privées et on est loin de leur surpression.

                        même si pour des raisons pratiques elle est majoritaire

                        Pas que pour des raisons pratiques, je doute que si on parvenait à généraliser l'instruction à la maison (avoir au moins un parent par foyer qui pourrait le faire à plein temps sans soucis financiers à gérer) qu'on aurait de meilleurs résultats pour les enfants. Bien au contraire.

                        Donc le contrôle systématique, c'est facile, c'était déjà et c'est toujours en place. Personne ne passe entre les mailles du filet, ou alors c'est que quelqu'un dans l'administration a choisi de le laisser faire.

                        Mouais, pourtant dans l'article LinkedIn du père de la fille en question ici il parle du fait que l'école Montessouris où elle était scolarisée avant pratiquait du gros bullshit à tendance new age et c'est pourquoi il l'a retirée de cet établissement pour faire de l'instruction à la maison. On a régulièrement des soucis de décrochage scolaire où malgré l'obligation scolaire les enfants ne viennent plus du tout. J'ai de gros doute qu'ils parviennent à bien suivre tout le monde comme il faut pour l'instruction à la maison si tu veux mon avis.

                        Faire un contrôle préalable permet de limiter le besoin de contrôle car il y a moins de dossiers à gérer à la fin, mais aussi car les parents pour le faire doivent préparer le sujet ce qui limite les risques d'avoir n'importe quoi.

                        • [^] # Re: Instruction à domicile

                          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5 (+4/-2).

                          Actuellement l'instruction en famille n'est pas autorisée par défaut. Elle n'est pas non plus autorisée sur déclaration. Elle n'est pas non plus autorisée sous condition de contrôle préalable (du niveau des parents, du projet pédagogique ou ce qu'on voudra). Elle est autorisée sous condition de raison spécifique, autrement dit interdite sauf raison spécifique. On peut tourner ça comme on veut, ça reste une interdiction de principe.

                          Un contrôle préalable ne me choquerait pas plus que ça.

                          Concernant les écoles hors contrat, je ne serais pas surpris que le contrôle ne soit pas systématique, et je le déplore. Mais pour l'instruction en famille, j'ai des proches qui y ont eu recours, et je peux vous assurer que le contrôle est systématique et qu'on ne peut pas y échapper.

                          • [^] # Re: Instruction à domicile

                            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+3/-3).

                            Et pour ton information, rien n'empêche de compléter l'instruction de l'école à la maison. Ce dont de nombreuses familles font plus ou moins consciemment via l'aide que les parents peuvent apporter, les livres qu'ils laissent à disposition, la transmission intrafamiliale notamment des hobbies, ou encore les activités extra scolaires.

                            C'est d'ailleurs une grande variable qui explique les inégalités scolaires. Cela réduit en grande partie la portée concernant le totalitarisme ou l'impossibilité d'enseigner des choses différentes ou autrement de ce qui est vu à l'école.

        • [^] # Re: Instruction à domicile

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2 (+4/-5).

          J'ai quand même l'impression de lire un culte à la performance concernant l'éducation et une mauvaise compréhension des difficultés de l'ÉN qui est plus un soucis de moyen que de méthode.

          Il y a certainement un problème de moyens, mais aussi de méthode à mon avis. l'État est capable de dépenser des milliers d'euros – par l'intermédiaire de collectivités locales – pour fournir à chaque collégien ou lycéen un ordinateur portable ou une tablette numérique, histoire de s'assurer de bien diminuer l'efficacité de l'enseignement. Ça, c'est un problème de méthode, qui en plus de dégrader l'éducation participe également au problème de budget.

          Je vais essayer de voir ce que coûte la scolarité d'un enfant en hors contrat, histoire d'avoir une idée de ce qui est vraiment nécessaire comme budget pour être efficace.

          • [^] # Re: Instruction à domicile

            Posté par  . Évalué à 10 (+11/-2).

            fournir à chaque collégien ou lycéen un ordinateur portable ou une tablette numérique, histoire de s'assurer de bien diminuer l'efficacité de l'enseignement.

            Alors autant on peut remettre en question l'efficacité de la démarche, mais dire que c'est fait pour diminuer l'efficacité de l'enseignement, faut arrêter de dire n'importe quoi.

            histoire d'avoir une idée de ce qui est vraiment nécessaire comme budget pour être efficace

            Et qui te dit que c'est efficace ?

            • [^] # Re: Instruction à domicile

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+4/-4). Dernière modification le 19 juillet 2026 à 09:29.

              Effectivement, j'admets que je n'ai aucune étude sur le sujet et seulement du ressenti. Plus le fait que manifestement, les résultats de l'éducation se sont largement décrus depuis l'époque où j'étais à l'école, et que c'est un des changements majeurs qui est intervenu entre-temps. Mais ce n'est pas forcément le seul.

              Ceci étant, l'Éducation nationale est aujourd'hui totalement incapable d'expérimenter quoi que ce soit de façon rationnelle, et de laisser la moindre liberté pédagogique aux enseignants et aux établissements. Même pour le privé sous contrat, cette liberté est limitée, et c'est bien normal. Donc, pour expérimenter une école sans écrans, des cours de sport non mixtes ou je ne sais quoi d'innovant, heureusement qu'on a des écoles hors contrat, parce que c'est infaisable ailleurs.

              Ah, autre chose quand même : rien ne dit que l'informatisation massive de l'enseignement est inefficace, mais rien ne dit que c'est efficace. l'État a engagé des dépenses de l'ordre de du milliard d'euros pour modifier quelque chose d'important dans un domaine aussi crucial que l'instruction des enfants, de façon totalement aveugle. Ne renversont pas les choses : c'est déjà un problème suffisant. L'Éducation nationale est bien capable de changement, mais de façon totalement irrationnelle. Encore une fois, heureusement qu'il y a une alternative.

              • [^] # Re: Instruction à domicile

                Posté par  (site web personnel) . Évalué à 8 (+6/-1).

                Effectivement, j'admets que je n'ai aucune étude sur le sujet et seulement du ressenti. Plus le fait que manifestement, les résultats de l'éducation se sont largement décrus depuis l'époque où j'étais à l'école, et que c'est un des changements majeurs qui est intervenu entre-temps. Mais ce n'est pas forcément le seul.

                Car la baisse constatée existe avant la mesure des écrans à l'école d'une part, et d'autres part les études PISA expliquent un peu ce qui distingue la France des autres pays développés : classes plutôt grandes (donc soucis de discipline, difficulté à s'adapter aux élèves), les moyens financiers sont focalisés sur certaines filières et plutôt dans le lycée et supérieur délaissant les classes primaires.

                D'autant que s'il y a une tendance à distribuer des ordinateurs aux élèves il n'y a pas je crois obligation de s'en servir et encore moins en classe.

                Ceci étant, l'Éducation nationale est aujourd'hui totalement incapable d'expérimenter quoi que ce soit de façon rationnelle

                Car les établissements privés ou ceux qui font de l'école à la maison font des études scientifiques de qualité pour s'assurer de la rationalité de leurs méthodes ?

                et de laisser la moindre liberté pédagogique aux enseignants et aux établissements.

                Alors il semble quand même que les établissements et profs ont une grande liberté quand même. Dans les années 2000-2010 tu avais des établissements qui fonctionnaient avec peu de notes par exemple, puis quiconque a eu des profs a pu constaté le grand écart pédagogique entre les enseignants pour le meilleur comme pour le pire. Ou des établissements qui ont tenté l'aventure des tableaux numériques et d'autres pas. Il me semble aussi qu'il y a une volonté mais sans les moyens associés de s'adapter aussi aux élèves et leurs particularité (mais bon, sans former les profs pour cela ou avec des classes trop grandes, c'est un vœu pieux).

                Il semble surtout que le contenu du cours est assez figé avec des éléments à connaître mais que la manière de faire reste très souple. Rien n'empêche donc d'expérimenter dans ce cadre. Cela empêche certaines libertés mais quand même ça ne me semble pas être une limite si forte que cela.

                Et si on veut faire en sorte que l'ÉN soit plus souple, il y a moyen de le faire, ce n'est pas incompatible avec le fait d'offrir un service public universel.

                des cours de sport non mixtes

                Je ne sais pas pourquoi tu insistes sur ce point, tu as des éléments que c'est une bonne chose ?

                • [^] # Re: Instruction à domicile

                  Posté par  (site web personnel) . Évalué à -2 (+3/-8).

                  des cours de sport non mixtes

                  Je ne sais pas pourquoi tu insistes sur ce point, tu as des éléments que c'est une bonne chose ?

                  C'est ce que j'avais au collège (public) à l'époque où j'y étais et ça m'allait très bien. Ensuite, au lycée c'étaient des cours mixtes et je m'en serais bien passé.

                  Les goûts ne sont pas les mêmes, les performances non plus : s'il y a bien un domaine où la mixité est rarement appropriée, c'est bien le sport.

                  • [^] # Re: Instruction à domicile

                    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 9 (+8/-2).

                    Ensuite, au lycée c'étaient des cours mixtes et je m'en serais bien passé.

                    Et quel était le problème ?

                    Les goûts ne sont pas les mêmes

                    Les goûts de quoi ? Des activités sportives ? Ce ne serait pas sexiste si c'est ça le soucis ?

                    les performances non plus

                    Alors à mon époque (bac en 2009) la grille d'évaluation dans la plupart des sports était différente entre filles et garçons.
                    Et une bonne partie de la note était indépendante de la performance brute, la participation, la régularité, son auto évaluation comptait plus.

                    : s'il y a bien un domaine où la mixité est rarement appropriée, c'est bien le sport

                    Je ne partage pas ce point de vue.

                    • [^] # Re: Instruction à domicile

                      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 0 (+4/-7).

                      Les goûts de quoi ? Des activités sportives ? Ce ne serait pas sexiste si c'est ça le soucis ?

                      C'est sexiste de préférer le foot à la danse ? Et, si on doit pratiquer la danse, de n'avoir aucune envie de le faire avec les filles ?

                      Si c'est le cas, quand j'étais collégien puis lycéen il faut croire que j'avais des goûts sexistes en matière de sport, et j'étais loin d'être le seul. Mais ça n'a rien de mal, et l'école n'a pas vocation à servir de camp de redressement des goûts des enfants.

                      Tiens, au lycée notre prof de sport nous a infligé un trimestre de danse africaine. Avec un enseignement inexistant : le concept c'était, en équipes, d'inventer des façons de bouger sur des rythmes afro. Une de mes pires expériences, et avec un barème identique pour les filles et les garçons tant qu'à faire. Quand il s'agissait de faire de la course à pied, là il y avait des barèmes par sexe évidemment.

                      • [^] # Re: Instruction à domicile

                        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7 (+6/-2).

                        C'est sexiste de préférer le foot à la danse ?

                        Non, mais si ce genre de goûts personnels sert à justifier une non mixité du cours de sport ça le devient.

                        Et, si on doit pratiquer la danse, de n'avoir aucune envie de le faire avec les filles ?

                        Tu n'expliques toujours pas quel est le problème fondamental. Quel problème tu as de le faire devant des filles et pas devant des garçons ? Cela pourrait justement être une bonne raison d'insister pour pratiquer ce genre de cours en mixité justement car cela ne devrait pas être un problème.

                        et l'école n'a pas vocation à servir de camp de redressement des goûts des enfants.

                        Le but de l'école est aussi de faire découvrir des choses à des enfants qu'ils ne feraient pas spontanément, que des filles découvrent du foot et des garçons la danse me semble justement être une bonne chose.

                        Tiens, au lycée notre prof de sport nous a infligé un trimestre de danse africaine. Avec un enseignement inexistant : le concept c'était, en équipes, d'inventer des façons de bouger sur des rythmes afro.

                        On peut trouver à redire sur certains cours de sports et surtout sur ce que font les enseignants de cette matière, mais tu montres que l'ÉN n'est pas si rigide que ça finalement.

                        et avec un barème identique pour les filles et les garçons tant qu'à faire

                        Pour la pratique en question, quel critère ferait qu'il faudrait différencier le barème ? Je ne pense pas qu'il y a un critère de performance brute dans ce sport qui pourrait le justifier.

                      • [^] # Re: Instruction à domicile

                        Posté par  . Évalué à 8 (+6/-0).

                        Alors moi, garçon pas spécialement efféminé, ça m’a trés bien été de pouvoir ne pas faire de foot et plutôt aller faire de la natation synchronisée. Étant donné qu’on était trois garçons sur tout le lycée à avoir fait ce choix, je doute que ça eu été possible en non mixitée.

                        Je te remercie de préférer ne pas avoir à danser devant des filles.

                        • [^] # Re: Instruction à domicile

                          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5 (+3/-1).

                          Ah, mais parce que tu as eu le choix. Forcément, si on peut choisir, les choses se posent différemment. Dans ma propre scolarité, le sport scolaire, ça a toujours été des disciplines imposées. Au collège, en regroupant les garçons de deux classes et les filles des deux mêmes classes pour un enseignement séparé sans pouvoir choisir quoi que ce soit. Au lycée, par classe, garçon et filles ensemble, toujours sans le moindre choix. Entre les deux, je préférais encore la façon de faire de mon collège. J'ignorais que des établissement pouvaient proposer un choix de sport, je trouve ça encore mieux évidemment.

                          • [^] # Re: Instruction à domicile

                            Posté par  . Évalué à 6 (+3/-0).

                            J'ignorais que des établissement pouvaient proposer un choix de sport

                            En fait c'est tout le problème; on tape sur le système éducatif globalement sans se soucier de ce qui marche bien ou mal.

                            La seule année où j'ai eu le choix en sport c'était en terminale, et encore c'était par triplet; ce qui peut se comprendre, il fallait au moins un sport collectif dans le lot.

                            Toujours pour parler sport, en 4eme on courait dans les bois, avec le prof qui faisait le parcours en sens inverse, c'était cool, en 3eme on allait sur la piste de stade avec la prof qui ne faisait que nous regarder courir, rebelote en seconde, le prof nous faisait courir en rond sur une piste. Autant dire que la motivation (point essentiel en sport), n'y était plus.

                            Ce qui est certain, c'est qu'en Europe, nos élèves font parti de ceux qui passe le plus de temps devant un/une prof. Il en va de même pour nos profs qui ont aussi un temps devant les élèves très élevé, tout en étant mal payé, et on peut ajouter qu'on a aussi parmi les classe les plus chargée d'Europe. A cela on peut ajouter une administration trop volumineuse, des programmes qui évoluent à chaque ministre sans continuité, des trucs qu'on rajoute…

                            Le pire, c'est que pour éviter d'avoir trop peu d'élève par classe, on fait des double ou triple niveau.

                            Ce qui est amusant, c'est qu'on sait pertinemment que trop d'enfant pour un adulte, ça ne marche pas, et c'est pour cela qu'on met des limites pour l'encadrement des enfant : https://www.jesuisanimateur.fr/reglementation-acm/encadrement-qualifications/taux-encadrement-acm

                            En réduisant le nombre d'élève par classe, on peut aussi réduire ne nombre d'heures de cours, et assurer un meilleur suivi des élèves, mais alors se pose la question de qui fait garderie. Et c'est l'un des problèmes, on considère l'école comme une garderie, un endroit qui va garder les enfants jusqu'à ce que le travailleur rentre de son taf.

                            Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

                      • [^] # Re: Instruction à domicile

                        Posté par  . Évalué à 6 (+5/-0).

                        C'est sexiste de préférer le foot à la danse ?

                        Ce qui est sexiste, sans aucun doute, c’est de prétendre que cette préférence soit genrée. Pour le dire statistiquement (ça te parlera peut-être), en la matière, en termes d’analyse de variance, la variabilité intra est probablement plus grande que la variabilité inter.

                        Venir nous expliquer ici que la mixité serait une manifestation de l’inertie et du retard de l’instruction publique, ça peut laisser pantois. Et, une fois encore, ton expérience personnelle avec la danse africaine n’a ni intérêt ni valeur de représentation.

                  • [^] # Re: Instruction à domicile

                    Posté par  . Évalué à 6 (+4/-0).

                    s'il y a bien un domaine où la mixité est rarement appropriée, c'est bien le sport.

                    Permet moi de te contredire. Mon expérience personnelle prouve le contraire. L'exemple le plus parlant et extrême était certes dans un cadre hors scolaire (mais je retrouvais la même situation à l'école), mais il a le mérite d'évoquer une personne connue de tous. Dans ma jeunesse, j'ai pratiqué le tennis en compétition et, tous les ans, je croisais la route de la même personne sur un tournoi qui faisait partie de notre calendrier : Amélie Mauresmo. Chaque année, on gagnait le tournoi dans notre catégorie, elle chez les filles, moi chez les garçons, et, en attendant la fin des autres finales et la remise des prix, on jouait l'un contre l'autre. Je l'ai battu jusqu'à mes 14 ans, année où nos niveaux se sont égalisés. Mais, à l'époque, elle n'était pas la meilleure joueuse française, c'était Anne Gaëlle Sidot qui a eu une plus petite carrière, mais a tout de même atteint la 24ème place mondiale. Anne Gaëlle, je la croisais plus souvent (nous étions dans la même ligue et avions des entraînements commun) et j'ai arrêté de la dominer à l'âge de 12 ans.

                    Le problème du sport à l'école est moins dans la mixité des genres que dans le mélange de ceux qui aiment ça, qui ont donc une condition physique et une maîtrise de leur corps, avec les « nuls en sport ». ;-)

                    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

                    • [^] # Re: Instruction à domicile

                      Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 0 (+2/-4).

                      Tout ça, c'est une question personnelle…
                      Petit témoignage éminemment personnel : quand j'étais gamin, j'étais renfermé et timide. Ma mère a eu l'idée de me faire faire du judo, vers 8-9 ans. Ceinture blanche puis jaune. J'étais tellement nul qu'un prof a eu l'idée de me faire combattre contre une fille de mon âge. Qui m'a battue. Dire que j'ai mal vécu le regard moqueur des autres est un euphémisme. Fin de ma carrière de judoka…
                      Donc oui, dans certaines expériences, la mixité est bonne, dans certaines expériences elle ne l'est pas.

                      • [^] # Re: Instruction à domicile

                        Posté par  . Évalué à 10 (+8/-1).

                        Dire que j'ai mal vécu le regard moqueur des autres est un euphémisme. Fin de ma carrière de judoka…

                        A 8-9 ans la différence de masse musculaire entre garçon et fille est quasi nul, les changements commencent à la puberté. Y'a peut être plutôt un changement global sur le sexisme à retravailler.

                        Déjà y'avait un problème de sexisme inhérent à ta classe vu que les groupes étaient séparés; t'aurais pu avoir les même soucis si après ta ceinture jaune il t'avait fait participer face à une ceinture blanche.

                        Si les groupes avaient été mixtes dès l'origine, t'aurais pas été le seul garçon a se faire battre par une fille.

                        Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

                      • [^] # Re: Instruction à domicile

                        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+7/-0).

                        Ça s'est mal passé car manifestement il y a encore des idées reçues entre filles et garçons à combattre ce qui ne se résoudra jamais si tu gardes les filles et garçons séparés tout le temps.

                        Et surtout : est-ce que le prof t'a soutenu après cette défaite et a tenté de déconstruire le regard moqueur de tes camarades ?

                        Si le prof n'a rien fait, c'est le principal problème. Pas la mixité en tant que telle.

                        • [^] # Re: Instruction à domicile

                          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 0 (+1/-4).

                          Et quand il y a un problème de harcèlement scolaire entre enfants, le problème c'est l'éducation des harceleurs alors il faut réussir à les redresser mais surtout pas changer la victime de classe ou d'établissement ?

                          • [^] # Re: Instruction à domicile

                            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 8 (+6/-1).

                            C'est à la victime de changer de classe et d'établissement ?

                            Euh, t'es sérieux là ?

                            • [^] # Re: Instruction à domicile

                              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2 (+2/-3).

                              En vrai, ça dépend. Si le harcèlement est le fait de peu d'élèves, on peut les exclure de l'établissement. Mais quand ça a une portée plus large, il est parfois nécessaire d'extraire la victime de l'établissement.

                              De toute façon, en temps que parent, face un cas de harcèlement envers un enfant, si l'administration ne fait rien, obligation de scolarité ou pas, la sécurité de l'enfant exige qu'on le retire d'un établissement où il est en danger.

                        • [^] # Re: Instruction à domicile

                          Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+1/-0).

                          Bien sûr que ce n'est pas la mixité le problème !

                          C'est le regard de l'autre, c'est le regard que j'ai pensé (à tort ou à raison) que l'autre portait.
                          J'ai négligé de préciser que c'était il y a un demi-siècle. Un autre temps…

                          Je voulais surtout pointer que la manière dont un événement est vécu varie d'un individu à l'autre et même d'un moment à l'autre.

                          • [^] # Re: Instruction à domicile

                            Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0).

                            allez pour te rassurer: c'était presque il y a 50 ans aussi, en classe de primaire, on joue au rugby: les filles contre les garçons et on s'est fait écraser. Il y avait une fille notamment, un véritable bulldozer, qui a mis je sais pas combien d’essais après avoir fait valdinguer les gringalets qui tentaient de s'opposer à sa course.
                            "Incroyable, génial", et c'est une bonne copine depuis cette époque !!!

                            "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

                      • [^] # Re: Instruction à domicile

                        Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 20 juillet 2026 à 15:32.

                        J'entends ton expérience mais, à mon sens, elle relève d'une blessure à l'égo (plus difficile à gérer si l'on n'est déjà pas sûr de soi) sur fond de sexisme. On accepte mal de perdre contre quelqu'un que l'on préjuge inférieur à soi-même.

                        Toujours de mon expérience personnelle, au même âge où il m'arrivait de jouer contre ses futures championnes, je jouait régulièrement contre des adultes : en compétition, vers 12 ans, on commence à tenter les tournois séniors. À cet âge, on prend facilement 1 à 2 classement par année et, au tennis, le classement de l'année n est basé sur les résultats de l'année n - 1. Autant te dire qu'il m'est arrivé plus d'une fois de battre des adultes mieux classés que moi. Quand tu es un adulte, que tu vois arriver un môme d'1m50 et 35kg tout mouillé, moins bien classé que toi et que tu ressors perdant, pour certains la douche avait du mal a passé. Heureusement, qu'ils n'avaient pas joué Anne-Gaëlle ou Amélie. :-P

                        Dans le même genre, un été chez mes grands-parents, où je jouait le tournoi local, je regarde le tableau et je vois le nom de Sébastien Grosjean. Je savais qui il était et il devait avoir 15 ans à l'époque. Je suis allé voir ses matchs (j'avais été éliminé depuis longtemps) et les gars de trois classement au-dessus de lui qu'il a sortis n'étaient pas très jouasse. ;-)

                        Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

                        • [^] # Re: Instruction à domicile

                          Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

                          Hum… j’ignore de quand date l’histoire relatée, mais je pense qu’aujourd’hui encore, un garçon de 8 ans qui se fait battre au judo par une fille de son âge, peut facilement se faire huer/chahuter bien plus que s’il perd contre un garçon. Et si le garçon a déjà un problème de confiance en soi, qu’il n’est pas en mesure de répondre fermement, ça peut même dégénérer.

                          Ce n’est pas le sexisme du jeune judoka dans ce cas le problème, mais le sexisme des autres enfants. Et donc quelque chose qui échappe à son contrôle.

                          Je n’ai personnellement rien contre la mixité ; j’ai fait de la danse classique quand mes camarades de classe faisaient faisaient du foot ou du judo. Mais j’entends aussi que ça peut poser un vrai problème.

                          • [^] # Re: Instruction à domicile

                            Posté par  . Évalué à 7 (+4/-0).

                            Hum… j’ignore de quand date l’histoire relatée, mais je pense qu’aujourd’hui encore, un garçon de 8 ans qui se fait battre au judo par une fille de son âge, peut facilement se faire huer/chahuter bien plus que s’il perd contre un garçon.

                            Si tu sépares les groupes et que tu fais que jouer les garçons les plus faibles contre les filles, c'est garanti que des filles vont gagner (voir toutes); l'erreur est de les avoir séparés dès le début cela dénote une inégalité, alors qu'a cet age elle n'existe pas.

                            Rien que le fait de le changer de groupe aurait déjà été sujet à raillerie; un peu comme si le prof l'avait fait jouer dans le groupe des 6-7 ans.

                            Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

                          • [^] # Re: Instruction à domicile

                            Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0).

                            Ce n’est pas le sexisme du jeune judoka dans ce cas le problème, mais le sexisme des autres enfants. Et donc quelque chose qui échappe à son contrôle.

                            Loin de moi l'idée de pointer du doigt un enfant de huit ans, ni même les autres qui se sont moqués de lui. À cet âge, les enfants sont des éponges et reproduisent les biais de l'environnement dans lequel ils évoluent. Là on lui a présenté une fille comme un adversaire à sa portée, s'il perdait contre les autres garçons il devrait s'en sortir face à une fille : c'est là qu'est le problème. On préjuge de la supériorité d'un garçon sur une fille, tout comme mes adversaires adultes préjugeaient de la leur sur la mienne, en mode David contre Goliath. Leur égo d'adulte en a pris un coup, mais pour un gamin de huit ans renfermé et peu confiant, je comprend que l'expérience soit fatale.

                            Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

                      • [^] # Re: Instruction à domicile

                        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 21 juillet 2026 à 11:55.

                        Je trouve cette histoire bien étrange.
                        Tous les clubs de judo que j'ai connus dans ma longue pratique étaient mixtes.

                        • [^] # Re: Instruction à domicile

                          Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+1/-0).

                          1- c'était il y a 50 ans
                          2- oui, le club était mixte. Mais c'était la première fois que j'étais contre une fille. Ou alors c'était la fois de trop, j'avoue ne plus en être certain. Ce dont je suis certain, c'est que les moqueries et la manière dont je les ai vécues ont fait que je n'y suis plus retourné.

                  • [^] # Re: Instruction à domicile

                    Posté par  . Évalué à 7 (+5/-0). Dernière modification le 26 juillet 2026 à 19:19.

                    Juste une remarque : les cours d’éducation physique et sportive ne sont pas des cours de sport et la performance est très loin d’être le paramètre principal.
                    Et pour les « goûts », il y a de tout comme disciplines pratiquées par toutes et tous les élèves y compris parmi les sports les pris genrés

      • [^] # Re: Instruction à domicile

        Posté par  . Évalué à 7 (+6/-0).

        Et on fait comment au juste, en tant que parents, pour changer le mammouth ?

        C'est un peu où je voulais en venir, le problème n'est pas uniquement le "mammouth", il est plus global et concerne l'ensemble des services publics et de ce qui fait qu'on veut vivre dans un société pas trop naze (on pourrait parler de la sécurité sociale, des retraites, des investissements publics, des banques…).

        De mon point de vue, on n'est pas en vraie démocratie. C'est le premier problème à régler. Résoudre ce problème n'est pas insurmontable quand +75% des gens ont envie que ça change et veulent décider de leur avenir commun, il faut juste se renseigner sur les iniatives en cours et y participer, au moins a minima quoi.

        Perso, je ne suis pas contre l'instruction à la maison en soi, il y a des situations où c'est même absolument nécessaire. Le problème pour moi ici, c'est un raisonnement qui me semble limité à "l'Éducation nationale est nulle, je m'occupe donc moi-même de l'éducation de mon enfant car je peux me le permettre". La référence à PISA est aussi très discutable mais ça demanderait une discussion spécifique.

      • [^] # Re: Instruction à domicile

        Posté par  (Mastodon) . Évalué à 10 (+11/-0). Dernière modification le 19 juillet 2026 à 11:31.

        En matière de financement, je rappelle aussi qu'un enfant scolarisé dans le privé sous contrat coûte moins cher à l'État que dans le public. Et scolarisé dans le hors contrat, encore moins.

        C'est faux. La loi oblige les collectivités à financer le privé à hauteur de ce qu'elles mettent dans le public. Et c'est sans compter les subventions supplémentaires accordées par ces collectivités aux établissements privés. Le «privé» n'a de privé que le nom, il est très largement sous perfusion d'argent public.

        Et j'ajoute que la baisse démographique fait augmenter le financement du privé. Parce que les coûts fixes liés aux bâtiments et au personnel (hors profs) restent, par définition, fixes. Tandis que le nombre d'élèves diminuent. Et comme la règle de calcul, c'est de faire la division du coût par le nombre d'élèves, ça augmente mécaniquement les subventions au privé.

        Quant au hors contrat, je vais juste me taire pour la bienséance…

        • [^] # Re: Instruction à domicile

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 19 juillet 2026 à 13:26.

          Merci, ça vaudrait le coup que quelqu'un aille faire calculer le coût par enfant.

          Pour le hors contrat, ce serait subventionné comment ?

          • [^] # Re: Instruction à domicile

            Posté par  (Mastodon) . Évalué à 7 (+5/-1).

            Merci, ça vaudrait le coup que quelqu'un aille faire calculer le coût par enfant.

            Fun fact: personne ne sait comment calculer exactement ce qu'on appelle le «forfait d'externat» et donc ça varie énormément d'une collectivité à l'autre. Ce qui fait dire à l'enseignement catholique qu'il y a un «manque à gagner» d'un milliard d'euros. Et le ministre a récemment refusé d'améliorer les modalités de calcul. On se demande bien pourquoi…

            Pour le hors contrat, ce serait subventionné comment ?

            Le hors contrat, ça ne devrait pas exister. Je veux dire, replaçons le truc globalement : on parle d'entreprises qui viennent en concurrence d'un service public essentiel et qui, en plus, s'abstiennent de toutes les obligations légales du dit service public. Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Donc hors contrat, ça devrait être poubelle. Quant à son financement, actuellement, c'est soit largement subventionné à des hauteurs bien plus importantes que le public équivalent par les collectivités publiques (comme par exemple les «écoles de production», un truc du MEDEF pour sortir des gosses sans qualification mais prêt à l'emploi et qu'on jettera dans quelques années), soit par des milliardaires type Stérin. Donc poubelle.

            Déjà que le «privé» subventionné à 80% par les collectivités, ça m'agace légèrement alors bon, ne poussons pas le bouchon trop loin.

            • [^] # Re: Instruction à domicile

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 1 (+2/-4).

              Le hors contrat, ça ne devrait pas exister.

              Autrement dit, l'État devrait avoir la mainmise sur l'éducation de tous les enfants. Désolé mais ça, c'est une dérive totalitaire. Interdire son financement par des deniers publics en revanche, ça aurait du sens.

              on parle d'entreprises

              D'associations à but non lucratif, en général. Possible qu'il y ait aussi des entreprises à but lucratif, mais ce n'est pas ce dont on parle le plus.

              qui viennent en concurrence d'un service public essentiel

              Comme les hôpitaux privés.

              Mais quoi qu'il en soit, en quoi la concurrence pose-t-elle un problème ? Si des associations peuvent faire mieux que l'État, en tout cas aux yeux des parents qui y scolarisent leur enfants, c'est mal ?

              Si ça retirait quelque chose à l'Éducation nationale, je comprendrais cet argument, mais ce n'est même pas le cas, les parents d'enfants scolarisés dans le hors contrat financent toujours comme tout le monde l'enseignement public.

              et qui, en plus, s'abstiennent de toutes les obligations légales du dit service public.

              Non, le hors contrat, pas plus que l'enseignement en famille, ne dispense pas de toute obligation. C'est contrôlé et l'instruction des enfants est vérifiée.

      • [^] # Re: Instruction à domicile

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+9/-1).

        Et on fait comment au juste, en tant que parents, pour changer le mammouth ? Par exemple, si on constate que l'école, et surtout le collège et le lycée publics, participent activement à la surexposition des enfants aux écrans ? Si battre contre un mammouth, c'est une tâche harassante.

        Pourtant, il y a hélas des précédents, comme les parents qui constatent qu'on parle trop des personnes LGBT à l'école et qui montent un collectif d’extrême droite.

        En matière de financement, je rappelle aussi qu'un enfant scolarisé dans le privé sous contrat coûte moins cher à l'État que dans le public. Et scolarisé dans le hors contrat, encore moins.

        Mais rien n'est gratuit, si ça coûte moins cher à l'État, soit des gens sont moins bien payés (ce qui serait sans doute un peu de l'exploitation, il y a des cas mais je pense que c'est à la marge), soit parce que quelqu'un d'autre paye (les parents), soit parce que l'état fait moins de choses.

        Par exemple, oui, ça coûte presque rien à l'État d'avoir des gamins à la maison, parce que c'est souvent la mère du couple qui s'en occupe gratuitement dans un couple mixte. C'est du travail gratos qui fait que les femmes se retrouvent sans retraite (car non salariée) et coincée avec leur mari. Je suis sur qu'il y a tout un passage sur le sujet dans Le genre du capital que j'ai acheté hier.

        Mais également, je suppose que si l'État ne fait pas de contrôles dans les établissements privés, ça lui coûte moins cher. Et en fait, c'est même un cercle vertueux parce que ça fait tourner la presse 30 ans après sur les scandales, et les agences de comm pour renommer les établissements, et les psys pour gérer les victimes.

        Donc l'argument du coût, ça me semble plus que discutable, et ç'est aussi un peu un raisonnement de droitard sur l'efficacité du privé (alors que c'est surtout une question de contrôle et de pouvoir).

        • [^] # Re: Instruction à domicile

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à -2 (+2/-7).

          C'est du travail gratos qui fait que les femmes se retrouvent sans retraite (car non salariée) et coincée avec leur mari.

          Sans retraite ? Certainement pas, dans un tel cas (école à la maison ou non d'ailleurs), tant que les deux époux sont en vie la foyer touche la retraite de Monsieur, et si celui-ci meurt le premier, sa veuve touche une pension de réversion.

          À moins de ne pas être marié bien sûr, mais être femme au foyer sans être mariée c'est de la folie, une situation extrêmement précaire que je déconseille à quiconque.

          • [^] # Re: Instruction à domicile

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+12/-0).

            En espérant que Monsieur ai un bonne retraite car la pension de réversion ne représente pas l'intégralité de la retraite.
            En espérant également que Monsieur ne soit pas un tyran domestique ou n'ai pas envie d'une nouvelle vie et ne largue Madame…
            En espérant aussi que Madame n'aie pas envie elle aussi de s'épanouir dans une carrière qu'elle aura choisi.

            Bref, le féminisme a encore des combats à mener…

            • [^] # Re: Instruction à domicile

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à -2 (+1/-6).

              En espérant que Monsieur ai un bonne retraite car la pension de réversion ne représente pas l'intégralité de la retraite.

              Évidemment. Une personne, ça mange moins que deux. Et ça s'habille moins, etc.

              D'ailleurs, femme au foyer ou non, le veuvage s'accompagne toujours d'une perte de revenu. Pour une épouse qui a travaillé toute sa vie, lorsque son mari meurt le foyer ne touche plus sa pension de retraite.

              En espérant également que Monsieur ne soit pas un tyran domestique ou n'ai pas envie d'une nouvelle vie et ne largue Madame…

              Le mariage, et surtout le divorce, puisque contrairement à un simple concubinage, la rupture d'un mariage est encadrée par la loi, est là pour garantir les droits en nous d'une séparation. Dans ce genre de cas, ça donne lieu à une pension compensatoire, ou un truc du genre, je ne suis pas sûr du terme exact.

              En espérant aussi que Madame n'aie pas envie elle aussi de s'épanouir dans une carrière qu'elle aura choisi.

              Quel rapport ? Femme au foyer, c'est un travail qui se choisit, et on peut très bien se reconvertir. Je veux bien croire qu'il peut y avoir des connards qui imposent ça à leur épouse sans leur demander leur avis, mais il s'agit de cas anormaux.

              Si, comme je ne sais plus quel ministre de l'époque du président Hollande, vous considérez le travail de femme au foyer comme un problème à résoudre, ce serait gentil de réfléchir à ce que cette idée a d'insultant pour celles qui choisissent ce métier. Et pour ceux et celles qui en font leur activité professionnelle, des assistantes maternelles par exemple.

              • [^] # Re: Instruction à domicile

                Posté par  . Évalué à 8 (+5/-0).

                Je veux bien croire qu'il peut y avoir des connards qui imposent ça à leur épouse sans leur demander leur avis, mais il s'agit de cas anormaux.

                Alors oui cela dénote une relation toxique, mais parfois c'est juste l'éducation qui pousse à cela. (Je le vois bien avec ma belle mère (origine : Versailles 78, je précise pour ceux qui pourraient croire que c'est pas de chez nous))

                Et comme on navigue souvent dans le même milieu, le père d'une amie a poussé sa femme à baisser ses horaire, en lui faisant la gueule chaque fois qu'elle gagnait plus que lui…

                L'autre point qui peut être problématique c'est que c'est généralement un rôle endossé par les femmes, ce qui renforce un stéréotype qui n'est pas forcément souhaitable.

                Et pour changer de milieu le travail, là c'est un collègue qui ne s'imaginait pas une seule seconde que sa femme puisse travailler: son rôle devait être celui de femme au foyer.

                donc pas la norme, certes, mais y'a quand même pour pas mal une grosse part d'imposé que ce soit subconscient, ou par le pourvoyeur de revenus.

                Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

                • [^] # Re: Instruction à domicile

                  Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4 (+3/-2).

                  Et comme on navigue souvent dans le même milieu, le père d'une amie a poussé sa femme à baisser ses horaire, en lui faisant la gueule chaque fois qu'elle gagnait plus que lui…

                  Un connard.

                  L'autre point qui peut être problématique c'est que c'est généralement un rôle endossé par les femmes, ce qui renforce un stéréotype qui n'est pas forcément souhaitable.

                  Tant que c'est librement choisi. Traitons à part le cas des connards.

                  Je vais commencer à le prendre personnellement, parce que mon épouse est dans ce cas, alors autant y aller et expliquer. Pour le contexte, je suis ingénieur, mon épouse a une qualification dans le médico-social et travaillait dans ce domaine, avec une utilité sociale bien supérieure à la mienne et un salaire bien inférieur. Je n'aurais rien contre le fait qu'elle gagne plus que moi (ça nous aurait fait plus d'argent, il faut vraiment être un abruti fini pour trouver ça déplaisant) mais malheureusement ce genre de travail n'est pas valorisé comme il le devrait.

                  À l'arrivée d'un enfant, le salaire de mon épouse n'aurait pas couvert celui d'une garde d'enfant à domicile. Une place en crèche ? Outre le manque criant de places, surtout quand on apprend qu'on va être parents un mois avant d'avoir notre enfant avec nous, pour un enfant tout à peine adopté, c'est juste hors de question, il avait besoin de construire un attachement sécure avec nous. Bref, il fallait que l'un de nous s'occupe de notre enfant. Si j'avais lâché mon travail, vu le salaire de mon épouse il aurait fallu arrêter de manger et de se chauffer. Heureusement, elle était volontaire depuis longtemps pour s'en occuper (forcément, on en avait discuté avant, sinon de toute façon nous n'aurions jamais eu l'agrément pour l'adoption). Et, comme le suggère son orientation professionnelle, s'occuper des autres c'est plus son truc que le mien.

                  C'est stéréotypé, un mari ingénieur et une épouse dans le médico-social qui s'occupe des enfants, n'est-ce pas ? Dans mon entourage, les cas de femme au foyer ne sont pas majoritaires, mais pour celles qui le sont ça ressemble assez au nôtre.

                  Et pour changer de milieu le travail, là c'est un collègue qui ne s'imaginait pas une seule seconde que sa femme puisse travailler: son rôle devait être celui de femme au foyer.

                  Encore un connard.

              • [^] # Re: Instruction à domicile

                Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+2/-0).

                Évidemment. Une personne, ça mange moins que deux. Et ça s'habille moins, etc.

                D'ailleurs, femme au foyer ou non, le veuvage s'accompagne toujours d'une perte de revenu. Pour une épouse qui a travaillé toute sa vie, lorsque son mari meurt le foyer ne touche plus sa pension de retraite.

                Effectivement, mais il y a de nombreux ménages pour lesquels les revenus ne sont déjà pas si élevés. Une perte de 20% peut alors devenir réellement problématique, même pour une personne seule. Il reste des frais incompressibles (loyer, énergie) et des frais supplémentaires qui vont arriver avec l'age.

                Le mariage, et surtout le divorce, puisque contrairement à un simple concubinage, la rupture d'un mariage est encadrée par la loi, est là pour garantir les droits en nous d'une séparation. Dans ce genre de cas, ça donne lieu à une pension compensatoire, ou un truc du genre, je ne suis pas sûr du terme exact.

                Oui aussi vrai, mais la femme continue de dépendre de son mari et de sa situation.

                Quel rapport ? Femme au foyer, c'est un travail qui se choisit, et on peut très bien se reconvertir. Je veux bien croire qu'il peut y avoir des connards qui imposent ça à leur épouse sans leur demander leur avis, mais il s'agit de cas anormaux.

                Parfois c'est un choix délibéré, souvent c'est la seule solution pour qu'un couple puisse élever son ou ses enfants. Tu l'as toi-même bien décrit dans ton post plus loin, alors imagine la situation de couples avec des revenus moins confortables.

                Et pour ce qui est de la reconversion, ce n'est pas non plus si évident après 10 ou 15 ans en dehors du monde du travail,les entreprises prêtes à te donner ta chance ne seront pas si nombreuses. Je suis d'accord, c'est malheureux, mais c'est pourtant la réalité (pour les hommes et pour les femmes d'ailleurs).

                • [^] # Re: Instruction à domicile

                  Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+2/-2). Dernière modification le 20 juillet 2026 à 15:20.

                  Effectivement, mais il y a de nombreux ménages pour lesquels les revenus ne sont déjà pas si élevés. Une perte de 20% peut alors devenir réellement problématique, même pour une personne seule. Il reste des frais incompressibles (loyer, énergie) et des frais supplémentaires qui vont arriver avec l'age.

                  Oui, mais ça n'a rien à voir avec le fait d'avoir été femme au foyer ou non. Dans les deux cas, la mort du mari s'accompagne d'une chute de revenus.

                  Et pour ce qui est de la reconversion, ce n'est pas non plus si évident après 10 ou 15 ans en dehors du monde du travail,les entreprises prêtes à te donner ta chance ne seront pas si nombreuses. Je suis d'accord, c'est malheureux, mais c'est pourtant la réalité (pour les hommes et pour les femmes d'ailleurs).

                  On peut dire ça de n'importe quelle reconversion professionnelle : par définition, quand on change de domaine d'activité, l'expérience passée n'est pas un expérience de travail dans le même domaine. Il peut évidemment y avoir une part d'expérience utile, par exemple pour passer de femme au foyer à assistante maternelle ou institutrice (une part de l'expérience passée hein, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, une expérience de femme au foyer n'est pas un diplôme de professeur).

                  • [^] # Re: Instruction à domicile

                    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+3/-1).

                    Bon j'abandonne, je pense sincèrement que tu es quelqu'un de bien, mais il est évident que nous n'avons pas la même vision du monde. Peut-être est-ce moi qui me trompe en croyant qu'il y a quand même pas mal de connards capables de battre leur femmes, que les femmes sont majoritairement moins bien payées que les hommes et que leur carrière ralenti après un congé parental.

                    • [^] # Re: Instruction à domicile

                      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+0/-0).

                      Peut-être est-ce moi qui me trompe en croyant qu'il y a quand même pas mal de connards capables de battre leur femmes

                      Je n'ai pas de doute sur le fait qu'il y a de tels connards. Et quelques connasses aussi, en proportion inférieure évidemment. Mais ça ne doit pas jeter l'opprobre sur le travail de femme au foyer.

                      que les femmes sont majoritairement moins bien payées que les hommes

                      Ça, c'est un fait, mesurable, et contre lequel il est légitime de lutter.

                      et que leur carrière ralenti après un congé parental.

                      Ça aussi c'est un problème, une des causes majeures de la différence de revenu, et il serait également légitime de lutter contre cela.

                      À mon avis, une ligne « femme au foyer » sur un CV devrait être mieux valorisée par les employeurs, mais avant de réussir à les convaincre…

      • [^] # Re: Instruction à domicile

        Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0).

        Si le privé sous contrat n’était pas perfusé à l’argent public, il n’existerait plus ou de façon tout à fait anecdotique…
        Pour mémoire, les enseignants sont payés par l’état. Difficile d’imaginer reporter cette charge sur la plupart des familles.

        Par ailleurs le choix du privé étant majoritairement un choix de contournement de carte scolaire, il participe à certains des problèmes des établissements publics.

        Alors je ne suis pas contre la possibilité de laisser un choix aux familles mais je préférerais qu’il y ait un peu plus d’équité dans ce système.

    • [^] # Re: Instruction à domicile

      Posté par  . Évalué à -5 (+1/-8).

      As tu regardé le lien que j'ai proposé ?

      pioupiou, meteoparapente, libérer les prévisions de MétéoFrance (ce qui sort du modèle à mailles fines ARPEGE), … donc

      Chacun s’occupant de soi, ce n’est pas comme ça qu’on va améliorer les choses

      c'est n'importe quoi, mais merci d'avoir parlé,

      tandis qu'à ceux (ou celles) qui clickent "inutile" sans s'expliquer: c'est celui qui le dit qui y yeah

      en plus on parle des gosses, mais même pas capable de s'exprimer !

      Pfff, …

      "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

      • [^] # Re: Instruction à domicile

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+10/-1).

        pioupiou, meteoparapente, libérer les prévisions de MétéoFrance (ce qui sort du modèle à mailles fines ARPEGE), … donc

        Et à côté il a pondu ça https://github.com/nbald/StartupNation et résume l'Éducation Nationale en France à un score PISA. Cela fait très individualiste quand même.

        • [^] # Re: Instruction à domicile

          Posté par  . Évalué à -1 (+1/-4).

          tant mieux !

          • c'est du vécu (lire son blog)
          • ça ne se résume pas qu'au score PISA
          • et puis c'était six years ago

          "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

      • [^] # Re: Instruction à domicile

        Posté par  . Évalué à 3 (+2/-0).

        Chacun s’occupant de soi, ce n’est pas comme ça qu’on va améliorer les choses

        c'est n'importe quoi, mais merci d'avoir parlé,

        Pas très cool comme réaction je trouve, pourtant la phrase citée me semble censée. Pourrais-tu développer ton raisonnement ? (question sans aucune ironie)

        • [^] # Re: Instruction à domicile

          Posté par  . Évalué à -1 (+1/-4).

          Chacun s’occupant de soi, ce n’est pas comme ça qu’on va améliorer les choses

          ce n'est pas très cool non plus de juger définitivement cette action sans avoir conscience de tout ce que NB a fait pour "les communs", de l'nrj inouïe qu'il a déployé pour ça et de ne pas le mettre en perspective.

          Par exemple, sur ses propres deniers il a payé une IA pour analyser les textes et la jurisprudence et met le résultat librement dispo pour tout à chacun.
          On pourrait en discuter svp ?

          Certes, il est bacpluszero, donc bon, il y a sans doute une vieille rancœur comme moteur.

          Mais je trouve ça pertinent de se poser ces questions, … contrairement à d'autres (tchao).

          "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

  • # Anecdotique, au mieux

    Posté par  . Évalué à 10 (+23/-2).

    Bien d'accord, jpglinuxfr ! Parce qu'au delà de "l'exploit" (tout à fait anecdotique ceci dit), cette expérience n'est en rien une preuve du bien fondé de ce type d'éducation, qui pourrait amener des dérives bien gores s'il était suivi (suivez mon regard, au delà de l'atlantique par exemple dans certaines communautés)

    J'irai même plus loin : cette enfant, elle a eu quoi comme lien social avec d'autres élèves ? Qu'a t'elle vu des difficultés rencontrées par certaines familles pour mener à bien l'éducation de leurs progéniture ? Quel avis aura t'elle plus tard en ce qui concerne les "laissés pour compte" ? De l'empathie, de la compréhension, vous croyez ?

    L'école publique est tout de même un sacré bon creuset pour l'éducation sociale de nos petits, bien meilleur que ce que des parents, même attentionnés, peuvent donner à percevoir à leur descendance.

    Alors oui, les parents sortent du lot intellectuellement parlant, donc ce n'est pas trop étonnant que leur fille ait des facilités. Mais au delà de l'exploit intellectuel (avec des cours des années 50, siouplait !), je préfère voir des parents s'investir dans l'école de leurs mômes pour animer des activités péri-scolaires voire même du soutien, ce qui à mon sens est bien plus un exploit…

    En attendant, l'éducation nationale (au même titre que la santé par exemple) est le parent pauvre des grandes tendances budgétaires.
    Ceci est hélas bien représentatif de notre société : chacun pour soi, et s'il reste des miettes les autres pourront être servis. C'est, de mon opinion, une des racines de la montée des extrêmes, et pas qu'en France.

    • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

      Posté par  . Évalué à -1 (+0/-3).

      chacun pour soi, et s'il reste des miettes les autres pourront être servis. C'est, de mon opinion, une des racines de la montée des extrêmes, et pas qu'en France.

      quel procès.

      Sinon, d'accord avec le reste ( +/-  ;)

      "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

    • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

      Posté par  . Évalué à 3 (+4/-2).

      Je t'encourage à lire l'article: https://www.linkedin.com/pulse/notre-fille-vient-de-passer-le-brevet-elle-9-ans-%C3%A7a-nest-baldeck-eurle/

      cette enfant, elle a eu quoi comme lien social avec d'autres élèves ? Qu'a t'elle vu des difficultés rencontrées par certaines familles pour mener à bien l'éducation de leurs progéniture ? Quel avis aura t'elle plus tard en ce qui concerne les "laissés pour compte" ? De l'empathie, de la compréhension, vous croyez ?

      Je reprends les mots de la famille: L'école n'a pas le monopole de la socialisation.

      chacun pour soi, et s'il reste des miettes les autres pourront être servis.

      Je n'ai pas l'impression qu'il s'agisse d'une décision purement égoïste de la part des parents. J'y vois plutôt le constat que le système de l'Éducation nationale n'est plus, ou n'est pas toujours, en adéquation avec ce que les parents estiment nécessaire pour l'épanouissement et l'apprentissage de leur enfant.
      Ce constat est d'ailleurs partagé par de nombreux acteurs : des professeurs, des enseignants, des chercheurs, des responsables politiques ou encore différents organismes d'observation. Comme tu le soulignes toi-même, avoir la capacité de faire évoluer le système, ne serait-ce qu'un peu, relève déjà d'un véritable exploit. Ces parents ont donc fait un choix plus en fonction de ce qu'ils pouvaient faire qu'en fonction de ce qu'il voulaient faire.

      • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

        Posté par  . Évalué à 1 (+0/-1).

        Exact merci. J'ai plutôt l'impression que c'est une solution vers laquelle ils se sont orientés pour le bien être de l'enfant qui n'aurait peut être pas eu les conditions idéales à son épanouissement dans une classe "normale".

        "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

        • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6 (+3/-0).

          Sauf qu'il faudrait démontrer que cette alternative est plus adaptée que de fréquenter l'école, ce qui est difficile à faire en vrai sans que l'enfant n'ait une expérience de l'école au préalable.

          • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

            Posté par  . Évalué à 1 (+0/-1).

            Effectivement: autant chercher à savoir qui a inventé l'eau tiède.

            le truc, c'est que je connais et rencontre encore (de temps en temps certes, mais régulièrement) des gens qui sont ou passent par là pour x ou y raisons en tant qu'enfant, ado, adulte, parent en voie de reconversion et même retraité.e grand parent

            "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

    • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2 (+3/-4).

      Mais au delà de l'exploit intellectuel (avec des cours des années 50, siouplait !)

      À part pour l'histoire et la géographie politique puisqu'il s'est passé des trucs depuis, ça pose un problème, d'utiliser des cours des années 50 ? Est-ce une époque connue pour ses mauvais résultats en matière d'instruction ?

      Parce que sinon, ça ressemble à une opposition de principe sans aucun fondement. Comme certains arguments que j'avais pu lire lorsqu'il était question d'introduire un uniforme à l'école : ça se faisait avant donc c'est mal, il ne faut pas le faire. Le genre d'argument parasite qu'on peut éliminer instantanément pour simplifier le débat.

      • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 8 (+6/-1).

        À part pour l'histoire et la géographie politique puisqu'il s'est passé des trucs depuis, ça pose un problème, d'utiliser des cours des années 50 ? Est-ce une époque connue pour ses mauvais résultats en matière d'instruction ?

        Il y a sans doute eu des changements dans l’éducation civique vu que ça a changé (pour la France, on a changé de constitution par exemple).

        Je pense qu'il y a eu des progrès en médecine et en biologie, même si c'est sans doute un peu tôt pour une enfant de 9 ans. Par exemple, je suis sur qu'on a découvert l'importance du clitoris depuis les années 50 (c'est du sarcasme), qu'on a découvert que c'est important de faire de la prévention contre les IST en 3eme et qu'on doit parler des avortements médicamenteux (vu que ça date des années 70, je pense que les années 50 en parlent pas) .

        Je pense que les manuels des années 50 ne devaient pas non plus aborder les dernières trouvailles en matière de physique comme la relativité, les bombes atomiques, etc.

        Mais si on retire la physique, la géographie, l'histoire, la biologie, l'éducation civique, oui, ça doit sans doute passer. Enfin, il reste les maths et le français, je suppose.

        • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

          Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 8 (+5/-0).

          Même pas le français, il y a eu des changements depuis. Ce n'est pas figé. Et dans les manuels des années 1950, on ne parlait, évidemment, pas d'informatique et les femmes étaient quasiment cantonnées au rôle de mère de famille. Les manuels plus récents sont moins sexistes sans en être absents.

          Même la géographie physique a changé et peut être abordée différemment.

          Je n’ai aucun avis sur systemd

          • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5 (+2/-0).

            J'avais plus en tête le coté littérature de l'enseignement du français, car étudier les classiques comme Molière, Georges Sand ou Alexandre Dumas, ça devait se faire dans les années 50 aussi.

            Ensuite, oui, des choses comme Le Grand Meaulnes ou le Petit Prince, c'était peut être pas encore des classiques.

            • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

              Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 7 (+4/-0).

              Il va manquer toute la littérature du début du XXe siècle qui ne commencera à être abordée qu'à partir de 1965 : donc un bon paquet d'auteurs et d'autrices de premier plan incluant tout le mouvement surréaliste. Ce qui fait beaucoup de failles.

              En outre, nos regards sur les littératures antérieures au XXe siècle ont pu évoluer. Sans négliger le fait que l'on n'étudie pas Molière ou Montaigne dans la langue d'origine mais dans des adaptations en français contemporain. Lesquelles ont pu évoluer au cours du temps.

              Il n'y a donc rien à sauver des manuels de 1950 pour enseigner à des enfants contemporains.

              Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7 (+4/-0). Dernière modification le 19 juillet 2026 à 16:37.

        À part pour l'histoire et la géographie politique puisqu'il s'est passé des trucs depuis, ça pose un problème, d'utiliser des cours des années 50 ? Est-ce une époque connue pour ses mauvais résultats en matière d'instruction ?

        Les programmes ont changé depuis, des méthodes ont changé également. Sans compter les connaissances malgré tout (en SVT notamment y'en a eu des découvertes même dans des connaissances pré-supérieur !). Notamment concernant la lignée humaine, le réchauffement climatique et l'effet de serre qui sont maintenant au programme.

        Ce n'est pas en soi un problème mais ça demande de s'assurer que c'est pertinent et à jour.

      • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

        C'était quand le avant où il y aurait eu des uniformes à l'école ?

        • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4 (+1/-0).

          Dans l'enseignement public en France, stricto sensu, jamais si j'ai bien compris. Ça n'a pas empêché certains contradicteurs d'un ministre de l'éducation de sortir ce genre d'argument pour expliquer leur opposition à la mise en place d'uniformes à l'école. En gros, ça sonnait comme ça : l'uniforme à l'école, c'est un truc réactionnaire, ça se faisait il y a des siècles, on ne peut pas revenir comme ça en arrière, ça craint.

          On est d'accord, ce genre d'argument est donc doublement débile. Le fait d'avoir fait quelque chose dans le passé ne donne aucune information sur sa pertinence. Et ça n'avait même pas cours dans le passé.

      • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

        Posté par  . Évalué à 6 (+5/-0).

        À part pour l'histoire et la géographie politique […] ça pose un problème, d'utiliser des cours des années 50 ?

        C’est sérieux ? Poser ainsi la question, c’est ignorer par exemple que les sciences de la vie de 2026 sont assez différentes de celles de 1950. Qu’autant de gens soient, globalement, ignorants des bases du fonctionnement de la biosphère explique probablement l’inanité du discours et de l’action politique face aux enjeux en la matière.

      • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

        Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0).

        À part pour l'histoire et la géographie politique puisqu'il s'est passé des trucs depuis, ça pose un problème, d'utiliser des cours des années 50 ?

        Pour ne parler que de ce que je connais, je suis bien content de ne pas enseigner la physique chimie comme dans les années 50. Et c’est aussi bien mieux pour les enfants.

        La « leçon de choses » comme principe didactique c’est quand même très moyen.

        • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+0/-0).

          C'est bon, n'en jetez plus. Enseigner avec des méthodes et des contenus des années 1950, c'est inapproprié en effet.

          • [^] # Re: Anecdotique, au mieux

            Posté par  . Évalué à 4 (+3/-0).

            Enseigner avec des méthodes et des contenus des années 1950, c'est inapproprié en effet.

            En réalité, pas toujours.

            Les connaissances évoluent dans certaines disciplines. Par ailleurs, l'Éducation nationale (ou plus précisément les décideurs politiques) considère parfois que certaines notions doivent être enseignées tandis que d'autres ne le sont plus. C'est ce qui explique les révisions des programmes scolaires et qui interviennent en général tous les quatre ou cinq ans.

            En revanche, dans les matières dites « fondamentales » (lire, écrire, compter), les savoirs à acquérir restent relativement stables.

            Là où les choses évoluent davantage, c'est dans les méthodes d'apprentissage. L'objectif est d'améliorer leur efficacité afin de favoriser la réussite des élèves. Une partie de cette réussite dépend de la maîtrise de ces méthodes par les enseignants, ce qui suppose un véritable travail de formation continue. Or, sur ce point, l'Éducation nationale accompagne souvent insuffisamment ses enseignants, qui doivent donc, bien souvent, se former par leurs propres moyens.

            Dans le cadre de l'instruction en famille, lorsqu'il s'agit des apprentissages fondamentaux (lire, écrire, compter), des méthodes issues des années 1950 peuvent encore produire de bons résultats, notamment lorsque les parents ont eux-mêmes appris avec ces mêmes approches et sont donc à l'aise pour les transmettre. Il n'est donc pas surprenant que certains élèves obtiennent de très bons résultats dans ce contexte.

  • # j'ai fait le contraire

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7 (+5/-0). Dernière modification le 18 juillet 2026 à 18:50.

    En tant qu'auto-apprenti de l'ordinateur j'ai formé mes parents à l'informatique !

    (bon c'est mon père qui l'a acheté, mais j'ai participé à l'informatisation de son magasin, un CRM/ERP quand ça n'existait qu'aux prémisses)

    le diplôme n'est là que pour valider des acquis…

    • [^] # Re: j'ai fait le contraire

      Posté par  . Évalué à 6 (+4/-0).

      J'ai tendance à dire que le diplôme, c'est un clef qui peut ouvrir des portes mais qui n’empêche pas de sortir vite fait par la fenêtre si ça le fait pas.

      "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

  • # Toujours la même confusion...

    Posté par  . Évalué à 10 (+9/-1).

    … Entre collectif et étatique.

    C'est exactement la même confusion qui fait penser à beaucoup que la Sécu est étatique, alors qu'elle est à la base tout le contraire.

    C'est bizarre, parce que je pense qu'ici, tout le monde sait comment marche Wikipédia. Là non-plus, rien d'étatique, mais là aussi du collectif.

    Je vais droit au but : il est tout a fuit possible de construire et d'administrer des communs sans État, de faire du communisme, et donc d'échapper au résultat désastreux vu en URSS, cette seule référence qui suffirait à disqialifier toute organisation collective.

    Cet épouvantail est bien utile aux dominants actuels pour justifier le maintien d'un système qui pour le coup a su montrer son inefficacité en ce qui concerne l'amélioration des conditions de vie de la majorité des gens.
    Ne nous trompons pas : la progression de la qualité de vie au cours du dernier siécle est essentiellement due à la mise en place d'institutions collectives sous des formes variées : santé, retraite, éducation, etc. Et c'est bien l'étatisation à outrance de ces institution qui est à l'origine de leurs disfonctionnenents.

    « Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »

  • # Risque de dérives

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5 (+4/-2).

    Vu certains commentaires, je me questionne vraiment sur le sujet du risque de dérives autoritaires. En matière de liberté et de réseau, on mentionne souvent le fait que la mise en place de technologies un peu intrusives — genre DPI, interdiction de chiffrement ou backdoors obligatoires — pourraient être détournées de façon assez efficace par des régimes autoritaires.

    Que ce soit clair, je ne pense pas qu'il y ait, aujourd'hui en France, de dérive autoritaire notable. Pour autant, je vois d'un mauvais œil la mise en place de mesures qui, aux mains d'un éventuel régime autoritaire, faciliteraient à l'avance sa tâche. Et à mes yeux, les attaques contre la liberté d'enseignement en font partie.

    Que pensent les commentateurs hostiles à l'enseignement hors contrat ou en famille de ce genre d'argument ? Concernant le réseau d'abord, et concernant l'éducation ensuite ?

    En matière d'éducation, je ne me fais pas d'illusion, si un régime autoritaire venait à s'installer en France, il mettrait rapidement évidemment sous contrôle l'enseignement hors contrat (en faisant de fait un enseignement sous contrat qui ne dit pas son nom) et interdirait pour de bon l'enseignement en famille sans grande difficulté. Mais si c'était déjà interdit, ce serait toujours autant de temps gagné.

    Pas besoin de chercher dans le passé un exemple de dérive d'un système d'enseignement d'État dans le cadre d'un régime totalitaire, il suffit de regarder du côté de la Russie. Des enseignants ont sûrement résisté, mais l'État a largement les moyens de les faire plier ou de purger les récalcitrants.

    • [^] # Re: Risque de dérives

      Posté par  . Évalué à 6 (+6/-1).

      genre DPI, interdiction de chiffrement ou backdoors obligatoires — pourraient être détournées de façon assez efficace par des régimes autoritaires. […] aux mains d'un éventuel régime autoritaire, faciliteraient à l'avance sa tâche. Et à mes yeux, les attaques contre la liberté d'enseignement en font partie.

      Grand écart digne de JCVD !
      OK j'ai tronqué ton message mais il me semble pas avoir été malhonnête dans la manip.
      Pour autant je suis 100% d'accord avec le début et quasi plus du tout avec la fin.
      Qu'est-ce qui t'empêche de compléter l'éducation de tes enfants à la maison exactement comme tu le souhaite ? Rien. IMHO +/- tout le monde le fait à sa manière.

      Les gains de l'enseignement mutualisé obligatoire via une structure publique (et comme dis dans un autre com, pas forcement strictement piloté par l'état), sont entre autre :
      - fournir un enseignement à tous les mômes sans condition de revenu
      - fournir un enseignement de base le plus égalitaire. Primaire et collège tu apprends les bases utiles à tous et ensuite tu peux commencer à te spé.
      - uniformiser un minimum l'enseignement pour éviter de trop grandes disparités avant la spé
      - garder un contrôle souverain sur l'ensemble

      Aujourd'hui notre éduc nat n'est parfaite sur AUCUN de ces sujets, c'est vrai. L'enseignement (100%) à la maison c'est la garantie de mettre tout ces sujets (entre autre) aux chiottes.

      si un régime autoritaire venait à s'installer en France, il mettrait rapidement évidemment sous contrôle l'enseignement hors contrat

      Moi je pense le contraire. Les formes de totalitarismes qui s'annoncent en France sont très favorable à de grandes inégalités. Je crois au contraire qu'elles ouvriraient les portes à un enseignement privé Uberisé de la pire espèce.

      il suffit de regarder du côté de la Russie
      Il y a bien d'autres modèles à base de capitalisme tout aussi dégeu IMHO.

      • [^] # Re: Risque de dérives

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+8/-1).

        Moi je pense le contraire. Les formes de totalitarismes qui s'annoncent en France sont très favorable à de grandes inégalités. Je crois au contraire qu'elles ouvriraient les portes à un enseignement privé Uberisé de la pire espèce.

        En fait, c'est justement un axe des Républicains aux USA, la défense du droit des parents (parental rights). L'idée est fortement enraciné dans une vision patriarcal de la famille et de la société ou le patriarche est maître en son domaine (donc dirige aussi bien les enfants que sa femme), et ou l'état n'a rien à dire sur ce qui arrive dans la maison.

        C'est exactement dans cette optique que Trump a décidé par décret (Executive Order 14242) de réduire autant que possible le ministère de l'éducation (Departement of education), voir de le fermer.

        Donc bon, on peut parler des totalitaristes futurs pourraient faire, mais ç'est bien aussi de voir ce qui se passe dans le présent, et peut être de reconnaître que l'argument de "un gouvernement pourrait faire X" est assez creux vu que visiblement, un gouvernement totalitaire arrive à rester totalitaire avec tout et sans contraire.

        C'est aussi pour ça que les libertés fondamentales ne sont pas absolues, et qu'il faut trouver une balance entre elles. En l’occurrence, les enfants ont des droits, et le plus simple pour les faire respecter, c'est d'avoir des professionnels qui s'en charge et une structure pour les faire respecter.

        C'est comme le droit à la vie, on peut pas te forcer à aller à l’hôpital contre ton gré, mais si tu as la peste bubonique, les autres ont aussi le droit de ne pas la choper et c'est donc raisonnable et proportionné de te confiner chez toi.

        • [^] # Re: Risque de dérives

          Posté par  . Évalué à 1 (+1/-1).

          c'est d'avoir des professionnels qui s'en charge et une structure pour les faire respecter.

          structure sous le contrôle citoyen (le moins indirectement possible).

          Sinon 100% d'accord avec toi.

          • [^] # Re: Risque de dérives

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 8 (+5/-0).

            Bah si des citoyens veulent aller bosser dans l'éducation national, y a toujours des postes ouverts. On se souvient toutes et tous de la grande joie d'avoir ses enfants à la maison pendant la pandémie, et personne n'a jamais poussé pour la réouverture des classes tellement les enfants sont charmants (\s comme on dit sur Reddit ).

        • [^] # Re: Risque de dérives

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à -3 (+0/-6).

          Et côté Russie, ça va dans quel sens pour l'éducation des enfants ?

          • [^] # Re: Risque de dérives

            Posté par  . Évalué à 5 (+5/-1).

            C'est quoi ce focus sur la Russie et précédemment l'URSS ?
            Si on te réponds que leur modèle est nul (d'ailleurs j'en sais rien), la réaction c'est de forcément faire pile l'inverse ?

            • [^] # Re: Risque de dérives

              Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

              Pour moi c’est simple : c’est un homme de paille pour défendre le fasciste en chef États-Uniens. On sait maintenant à quoi s’en tenir concernant les opinions de son auteur.

            • [^] # Re: Risque de dérives

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5 (+2/-0).

              La réponse est sans doute lier à ce qui est dit dans cet article Wikipedia. Bien sur, pour être honnête, il faut aussi regarder un autre article, notamment la partie qui explique qu'en 2016, la Russie était 3eme dans le classement des meilleurs systèmes éducatifs au monde d’après Bloomberg.

              Si l'argument est "un dictateur comme Poutine pourrait faire de la propagande dans les écoles", j'aimerais quand même faire remarquer que ça n'a pas été la priorité pour le régime, vu que Poutine est la depuis 1999, ce qui relativise quand même beaucoup tout l'argument.

              J'ai rien contre le munster, mais je préfère quand même quand les arguments qu'on m'oppose sentent autre chose.

              • [^] # Re: Risque de dérives

                Posté par  . Évalué à 6 (+4/-0).

                Euh, la propagande dans les écoles russes, actuellement, c’est connu et documenté.

                • [^] # Re: Risque de dérives

                  Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4 (+1/-0).

                  Alors je veux bien faire preuve de bonne foi, mais mon premier lien pointe vers la page Wikipedia "Russian propaganda in educational system" (c'est de l'anglais, ça veut dire "Propagande dans le système educatif de la Russie", je voudrais bien dire que je fait ça au cas ou ça coince, mais je suis juste vexé donc je me défoule en étant sarcastique)

                  Et je sais pas ce qui est le plus vexant, que quelqu'un me réponde avec un lien qui va dans le sens exact de ce que j'ai donné comme source sans avoir cliqué sur le premier lien que j'ai donné, ou que 4 personnes estiment que ç'est pertinent de venir répéter ce qui est dit dans le lien que j'ai donné sans avoir cliqué sur celui ci.

                  Mais je vais supposer que je me suis mal expliqué.

                  Mon point est que Poutine est au pouvoir depuis 1999, et qu'à part des trucs nationalistes pas si fondamentalement différent de chez nous ou ailleurs (et non surprenant dans le contexte de l'aprés Perestroïka), il n'y a pas eu l'air d'avoir grand chose avant 2014 (d’après WP), et donc qu'une réforme des programmes en vue de faire de la propagande n'a pas été la priorité.

                  Et si il y a plus de la moitié de la page WP qui parle de ce qui est arrivé après 2022/2023 lors de la suite de l'invasion de l'Ukraine, c'est aussi signe qu'il y a eu plus d'efforts après 2022, donc beaucoup moins avant.

                  D'ailleurs, le lien d'Amnesty International (car j'ai cliqué dessus) ne semble parler que de l’après 2023 (ou en tout cas, ne donne pas d'autres dates sauf si j'ai mal lu), ce qui va dans le sens de ce que j'ai dit.

                  Car la formule "n'a pas été la priorité", c'est exactement ça. Je veux pas dire "ça n'a pas été fait", ou "ça n'arrive pas" mais ça n'a pas été fait tout de suite. Il y a eu 15 ans entre la prise de pouvoir et les premiers efforts (si on compte 2014), et plus que 15 si on ne garde que 2023.

                  Et je mets ça en comparaison avec le régime nazi où les Hitlerjugend sont devenus l'unique groupe pour jeunes garçons 3 ans après l'arrivée des Nazis au pouvoir.

                  On peut comparer avec la Hongrie de Orbán ou j'ai trouvé un article qui parle de propagande pro-russe en 2020, soit 10 ans après sa 2nde arrivée au pouvoir, et 6 ans après son virage illibéral.

                  Dernier exemple, l'Italie fasciste ou visiblement, c'est arrivé tout de suite, et donc ou c'était une priorité.

    • [^] # Re: Risque de dérives

      Posté par  . Évalué à 1 (+0/-0).

      Je réponds juste à l'interrogation, je n'ai pas vraiment d'avis sur la question de l'éducation, pas encore concerné, ma réponse est surtout "technique".

      De ma lecture des choses, un état totalitaire, comme tu le soulignes, pourras tout de suite mettre en oeuvre une politique interdisant l'école à domicile et toute autre forme d'éducation qui n'est pas dans la lignée. Par contre, je ne vois pas pourquoi cela serait long à mettre en oeuvre : On connait les enfants, leur ages. Une petite requetes dans les bases qui vont bien (admettons qu'elles ne soient pas mutualisée) et paf, tu as la liste de tes élèves sensé être a l'école. Ceux qui n'y sont pas seront gentilment rappelé à l'ordre.
      Du coup, le délai d'application me parait "quasi" instantannée.

      A contrario, la vidéo(surveillance/protection/…), la bdd national des "malfaiteurs", … eux sont long à mettre en place.
      Déployer une caméra, faire une corrélation entre les bases, relues et propre, etc, cela demande du temps. Donc un état totalitaire qui voudrait surveiller sa population via caméra devra les déployer (quelques mois mini).
      La base de données enrichie etc, pareil, il faut collecter les infos pour savoir la religion, le parti politique, etc, puisqu'elles sont théoriquement interdite à la collecte (a minima en France). Donc pareil, c'est long

      • [^] # Re: Risque de dérives

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7 (+4/-0).

        J'ajouterais le côté rétroactif.

        Si la France surveille aujourd'hui toutes les communications pour des raisons légitimes, le jour où le pouvoir ne sera plus bienveillant du tout sur certains des échanges (idées politiques, sexualité, religions, etc.), les nouveaux dirigeants pourront exploiter des données déjà acquises pour mettre en oeuvre leur politique. Donc même dans un contexte "sain", le simple fait que ces données existent et sont à disposition peut poser des problèmes quand le contexte change.

        Il n'y a pas une telle rétroactivité dans la discussion actuelle, si le régime change demain pour imposer un programme scolaire déconnant, cela n'affectera pas les cours qui ont eu lieu avant.

  • # C'est quoi le problème svp ?

    Posté par  . Évalué à 2 (+2/-2).

    Je voudrais bien m'endormir moins con ce soir.

    Mon journal est passé de 0 à -4 puis -12 puis -8 puis -10 puis …

    Il y a donc des acharnés du moinssage. Pourquoi donc ?

    Sur près de 100 commentaires, avec des débats plutôt intéressants, aucun ne met mon journal à l'index.

    On pourrait sans doute trouver des arguments ceci ou cela, moi je m'en fous, j'ai les idées larges. On est là pour échanger.

    Mais non … , rien, nada, le néant total

    Sinon, le site https://le-droit-dinstruire.fr est remarquablement bien fait: analyser la Loi mais surtout son interprétation qu'en font le Tribunal Administratif, la Cour Administrative d'Appel ou le Conseil d'Etat, … je me demande bien qui l'a fait (il y en a forcément) et surtout mis à disposition de toutes et tous.

    Pour des parent qui voudraient s'engager dans cette voie avec leur(s) enfant(s), je pense que c'est une ressource de très haute valeur: exhaustive, objective, mais avec du ressenti qui est là pour illustrer et pas pour justifier.
    Du coup, je ne vois pas trop ce qu'il y a à critiquer: c'est de l'information sur un Droit des citoyens (mais dont le périmètre ne fait que s'amenuiser) et qui va finir par s'user si l'on ne s'en sert pas.

    Mais les vrais usés d'aujourd’hui sont les mêmes que les collabos d'avant: je dénonce (quoi en l’occurrence ici ?, ben j'aimerai bien savoir. Explique moi, OUI TOI, vas y crache le morceau) tout en restant bien caché car incapable d'assumer ma position … peut être honteuse finalement ;)

    allez tchao et bonne fin de journée les moules.

    "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

    • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

      Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 5 (+3/-0).

      de 0 à -4 puis -12 puis -8 puis -10 puis …

      Mon doigt a glissé et ça te fait -9 maintenant… Mais je pense que tu ne devrais pas te focaliser sur la note qui va encore varier dans les jours à venir.

      Du coup, je ne vois pas trop ce qu'il y a à critiquer: c'est de l'information sur un Droit des citoyens (mais dont le périmètre ne fait que s'amenuiser) et qui va finir par s'user si l'on ne s'en sert pas.

      en lisant les commentaire, je pense que beaucoup sont contre cette information/ressource et préfèreraient que ça s’use. Tu as peut être là la réponse aux inutilages : ressource trop individualiste et élitiste ou droitard.

      “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

      • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

        Posté par  . Évalué à -1 (+1/-4).

        évidemment non, je ne me focalise pas sur ça, mais j'aime bien cracher sur ces collabos de l'ombre qui utilisent l'anonymat pour véhiculer on ne sait quoi.

        Mais, à priori, rien de bon selon moi, c'est sur.

        "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

        • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

          Posté par  . Évalué à 8 (+6/-0). Dernière modification le 22 juillet 2026 à 18:44.

          Je ne comprends pas en quoi utiliser le système de notation pour pertinenter ou inutiler ferait des utilisateurs des "collabos"… Faut redescendre un peu là. Une partie du lectorat trouve ton post non-pertinent, ils cliquent et poursuivent leur vie. C'est quoi le lien avec la collaboration ? Tu voudrais que chaque vote soit obligatoirement accompagné d'un commentaire pour le justifier ? Faut pas prendre ces points-internet trop à cœur.

          [EDIT] Ah oui et "acharnés du moinssage" : à priori 1 moinssage = un seul utilisateur (sauf les multis mais je pense que c'est rare ici) donc un acharné n'aura malgré tout qu'un seul vote contre ton post. C'est juste qu'ils sont plusieurs à ne pas trouver ça pertinent.

    • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

      Posté par  . Évalué à 8 (+7/-1).

      Sans avoir moinssé moi-même, je dirais :

      De mon expérience et, à la louche, je dirais que ce genre de cas ne se produit que lorsque le/la jeune a été scolarisé(e) à la maison.

      Fake. Ou prouve le. C'est assez facile de trouver des contre-exemples : Des capacités qui pousseront le monde éducatif à lui faire sauter trois classes, le CM2, la 5e et la 3e.

      Ensuite le nom « Le Droit d'Instruire » comme si être scolarisé empêchait aux parents d'instruire leur enfant… Et pour finir ça ressemble à une nouvelle attaque sur un service public essentiel, « l'école laïque, gratuite obligatoire », qui a plus besoin de soutien que de méthodes pour s'en débarrasser. Tant mieux pour eux hein si ça leur a réussi mais c'est difficile à généraliser (et sûrement pas souhaitable). Donc je n'ai pas moinssé mais bon, je ne dirais pas que ce journal est "pertinent".

      • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

        Posté par  . Évalué à -4 (+0/-6).

        Hey faya, mon journal peut finir à -42 je m'en fout.

        Je ne vais pas organiser une soirée pour te prouver que

        De mon expérience et, à la louche, je dirais que ce genre de cas ne se produit que lorsque le/la jeune a été scolarisé(e) à la maison.

        Et que c'est pas du fake du tout.

        Mais au moins tu parles, tandis que les autres sont

        DÉJÀ MORT

        dans leur silence un peu honteux faut croire quand même.

        "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

        • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

          Posté par  . Évalué à 9 (+8/-0). Dernière modification le 22 juillet 2026 à 23:42.

          […] les autres sont
          DÉJÀ MORT

          Moi, j’aurais écrit : « déjà morts » (et en bas de casse), mais c’est peut-être parce que je ne suis allé, jusqu’au terme du possible, qu’à l’école publique. Et j’avoue, c’est vrai, j’ai honte, disons que je m’en cogne un peu, de la progéniture surdouée de ton pote surdoué et de leurs idées sur l’instruction des surdoué·e·s.

          J’aime mieux quand tu nous racontes des histoires d’ascendances et de vol libre, j’y connais rien, et ça me fait rêver.

    • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

      Posté par  . Évalué à 2 (+2/-0).

      Au delà du score obtenu par l'article (en plus ou en moins), je me pose une question : si un article ne m'intéresse pas, pour une raison quelconque (par exemple ça n'est pas dans mon domaine d'intérêt comme le serait un article sur une émission de téléréalité), je le lis en diagonale (ou ne le lis) pas, et je passe à autre chose.

      Le fait de "moinsser" veut dire pour moi que ledit article n'est pas pertinent, ou est mal rédigé, incompréhensible ou pas du tout d'intérêt général. Ce qui n'est visiblement pas le cas de l'article en question, vu le nombre de réactions (pour et contre) qu'il a généré.

      Peut être que les "moinsseurs" ont pensé que mettre un moins reflétait leur désaccord avec le principe d'éducation à la maison ? Auquel cas ils s'y intéressent, et auraient peut être dû faire une réponse dans ce sens ?

      Bon, si une de ces personnes peut éclairer ma lanterne sur ce point, moi qui suis assez nouveau ici, ça sera bienvenu (et ce n'est en rien de l'ironie !)

      • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

        Posté par  . Évalué à 2 (+1/-0).

        Bienvenue !

        La situation est assez "simple".

        Une info a été partagée sous forme d'un journal.

        Comme dit plus haut, certains lecteur de linuxfr ne trouvent pas ce journal pertinent ou bien le trouvent inutile donc ils moinssent (-1) car c'est fait pour ça.

        D'autres le trouvent pertinent donc ils plussoient (+1) car c'est fait pour ça.

        D'autres encore ne se prononcent pas (ce n'est pas obligatoire 😉) ou n'ont même pas lu le journal.

        Linuxfr additionne les +1 et les -1 et tu obtiens le score qui s'affiche pour le journal.

        Parmi les commentaires, tu trouveras des arguments pour dire que l'article est pertinent et d'autres pour dire l'inverse.

        Rien de bien compliqué et on touche les (grandes) limites d'une "discussion" asynchrone sur un forum. Mais est-ce un "problème" ? Je ne sais pas…

        Après, on peut lire d'autres journaux et dépêches et recommencer pendant que la planète Terre continue de tourner tranquille sur elle-même et autour du soleil…

      • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

        Posté par  . Évalué à 3 (+2/-0).

        D'ailleurs, après avoir eu un score très négatif, le score du journal remonte petit à petit vers le zéro, peut-être grâce à des lecteurs qui le découvrent tardivement et l'apprécient.

        En résumé, il faut peut-être lire ce journal une semaine après sa publication pour mieux l'apprécier 😁

        Autre proposition d'explication, les moinsseurs se sont précipités alors que les plussoyeurs ont pris leur temps pour évaluer ce journal.

    • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+7/-0).

      Je n'ai pas noté ce journal, mais je peux dire ce que j'aurais fait différemment en tout cas :

      • le thème est hors des sujets habituels du site, sans même mentionner la licence libre du site (seul le GitHub est pointé).
      • le titre est à mon avis maladroit : les majuscules à "Droit d'Instruire" font mauvaise traduction de l'anglais ou exagération. Le "incroyable" fait attrape-clic, et surtout il qualifie un inconnu "N. B.". Au final on ne sait pas avec le titre de quoi ça parle et qui parle, et on a déjà des suspicions avant de commencer.
      • le contenu est mieux que le titre. Mais il est choisi de ne rien dire du papa, tout en le louant (et en taisant la maman). À un moment soit on dit, soit on tait, soit on fait de l'attrape-clic.
      • ah, de l'IA, un drapeau rouge de plus ? Surtout que les précautions mentionnées sur le site ( https://le-droit-dinstruire.fr/a-propos/ ) ne sont pas reportées dans le journal
      • au final, un contenu sur des gens passionnés par un sujet, écrit par un auteur visiblement impliqué (émotionnellement), à voir la réaction sur la note. Reste à savoir si le sujet est intéressant (l'instruction des jeunes me semble un sujet intéressant) et s'il est bien traité (on sait qu'il y a un prisme sur le "à domicile", mais je ne saurais juger le fond, faute d'avoir réellement parcouru le site et de connaissances du domaine)
      • on a une présentation du site, mais au final rien sur son contenu réel (un résumé ? Des grandes lignes ? Des points saillants ?), et aucun avis de l'auteur du journal (le même qui exige de façon outrancière des explications sur les avis des autres)
      • [^] # Un titre incroyable

        Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 26 juillet 2026 à 00:07.

        Le "incroyable" fait attrape-clic, et surtout il qualifie un inconnu "N. B.".

        Moi, ça m’évoque un hercule de foire ou un prestidigitateur.
        D’un autre côté, en prenant l’adjectif plus littéralement, je me dis que s’il est incroyable, je ne croirai peut-être pas ce qu’il dit, d’autant plus effectivement que je ne le connais pas (Nota Bene ?). Donc ça ne me donne pas envie de suivre les liens.
        Bref, je n’ai ni inutilé le journal, ni suivi ses liens, mais le titre est déjà un peu pourri.

        « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone

        • [^] # Re: Un titre incroyable

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5 (+3/-0).

          je ne le connais pas (Nota Bene ?)

          moi j'ai pensé à une BD en Noir et Blanc ;-)vous le voyez combien c'est énervant d'utiliser des sigles ou acronymes sans les définir auparavant, ni après ?

          Quelle ne fut pas ma déception :/

    • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

      Posté par  . Évalué à 10 (+14/-0).

      Personnellement, je n'ai pas pertinenté ni inutilé, mais je vais quand même donner mon ressenti. Présenter l'éducation a domicile comme solution à l'éducation nationale défaillante, et use solution égoïste (tout le monde ne peut pas se le permettre) et élitiste.

      Cela permet a une classe sociale de continuer à casser l'éducation nationale et la reléguer en garderie tout juste bonne à faire des employés serviles dénués de sens critique. C'est énième une attaque sur un service publique dégradé; ou plutôt que d'améliorer les choses, on continue de les dégrader.

      C'est une solution de nanti pour permettre à une élite de continuer de l'être et chier sur l'égalité des chance.

      Cela ne veut pas dire que l'éducation à domicile est en soit une mauvaise chose, il y'a des fois où c'est une nécessité.

      Du coup, je ne vois pas trop ce qu'il y a à critiquer: c'est de l'information sur un Droit des citoyens (mais dont le périmètre ne fait que s'amenuiser) et qui va finir par s'user si l'on ne s'en sert pas.

      En fait ce droit permet surtout à certaines personne de faire perdurer leur traditions très patriarcale.

      C'est du même acabit que de défendre la construction des héliports pour éviter la congestion routière. Et c'est d'autant plus gratifiant car la personne dit m'voyez je m'occupe bien de mes enfants moi. Sauf que la dégradation du service publique n'est pas une fatalité, 30+ élèves par classe c'est complètement débile, avoir des semaines des cours plus chargées qu'une semaine de 40H n'a pour objectif que de faire garderie.

      Et oui les cours particulier sont nettement plus efficace que les cours collectifs, et encore plus quand tu te retrouve a 30 gamin dans une classe froide en hivers brûlante en fin d'année, dans une chaise inconfortable, avec un sac faisant ton poids, un prof qui attends en début de carrière sa paye pendant 6 mois…

      Oui l'éducation nationale à un soucis, mais ce n'est pas en permettant a quelques privilégiés de contourner le problème qu'on le résoudra.

      Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

    • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

      Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 26 juillet 2026 à 11:15.

      Merci pour les réponses. Je vais essayer de retenir les bonnes remarques.

      • ne pas oublier le [HS] même si quelque part ça parle de Libertés
      • n'utiliser que tréééééééééééééééééés parcimonieusement des majuscules et autres acrobaties typographiques que permettent le markdown (pour noobs) comme le H1 #
      • être moins véhément
      • faire plus attention au titre de l'article

      @benoit : l'aspect émotionnel n'est pas lié à NicoB même si c'est un sacré personnage comme je les aime.

      Quand j'étais gamin, dans mon quartier il y avait un ERPD

      Une école régionale du premier degré (ERPD) est un type d'établissement scolaire français destiné aux enfants de familles exerçant des professions non sédentaires ou de familles dispersées ou en difficultés financières momentanées. (…) Outre les élèves de primaire, l'internat peut aussi héberger leurs frères et sœurs même s'ils sont déjà dans le secondaire.

      (il y avait 12 établissements de ce type avant, il n'en reste que 8 sur le territoire français à présent)

      Parmi mes amis du primaire il y avait donc des enfants de bateliers, de forains, de chauffeurs PL qui roulaient vers Rotterdam, l'Italie la Pologne …

      Mais ils sont peu nombreux ceux que j'ai fréquenté plus tard au collège du quartier: les autres étaient sur le pont (c'était de la petite batellerie familiale sur des péniches au gabarit Freycinet et avant le choc pétrolier), à la caisse du manège ou à son montage.

      Et avec le recul je me dis que c'était beaucoup plus souple ou laxiste qu'aujourd'hui / la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans (ça, ça date de 1959)

      Et donc NB, sa compagne, assistés par l'IA, ont compilé et analysé le droit et la jurisprudence.

      et le tag intelligence_artificielle.


      @fearan : à ce jour, les dispositions sont tellement restrictives que non: ça ne peut plus être un délire de Beatnik, de New Age, de Survivaliste, ou d'un ElonMuskFan qui se prépare à aller vivre sur Mars.

      Depuis 2022 les choses sont devenues beaucoup plus encadrées (ce que je ne savais pas, merci à NicoB et @Tanguy d'en parler) car, en fait, tu peux même finir en prison.

      Actuellement, tout est centré

      1. sur l'enfant, ce qui est une bonne chose mais qui n’empêche pas de voir le n'importe quoi sortir du bois.
      2. Le socle commun: qui fait office de référentiel, et c'est tant mieux. C'est carré on va dire.

      Très bien donc, mais là, manque de bol la fille elle le mastérise dès l'âge de 9 ans. C'est grave docteur, il est ou le pb ? Les parents sont des monstres ?


      @Arthur Accroc

      le titre fait référence à un précédent journal "L'incroyable Nicolas B." qui dresse un portrait du phénomène.

      "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

      • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

        Posté par  . Évalué à 8 (+5/-0).

        Très bien donc, mais là, manque de bol la fille elle le mastérise dès l'âge de 9 ans. C'est grave docteur, il est ou le pb ? Les parents sont des monstres ?

        Visiblement tu es passé complément à côté de mon message (ou de son sens).

        Il n'y a aucun problème à ce qu'un enfant maîtrise le socle commun à un jeune âge; le problème est du fait que l'EN est dans un état déplorable et inefficiente, et que l'on continue à la dégrader.

        Les personne en position de prises de décision n'ont aucun soucis avec cela car ils ont leur propre moyen de passer à coté (privé, privé sous contrat, éducation à domicile). Ce faisant on institutionnalise la reproduction sociale, on enferme le prolétaire dans une situation où il lui est presque impossible de sortir de la classe où il est né.

        Tu te plains (encore une fois dans ton commentaire) de la difficulté de faire de l'enseignement à domicile de par toutes les barrière légales, mais à aucun moment tu ne parle d'améliorer le commun, juste de faciliter l'individualité. Et je suis désolé mais je trouve cela particulièrement égoïste.

        Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

        • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

          Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

          Oui, ok, je suis d'accord avec toi.

          Disons que ce journal n'avait pas pour objectif de parler de la déliquescence de l'EN mais d'un Droit dont le périmètre se réduit.

          Toutefois, ces deux points participent au même tableau: des successions de réformes et de Lois dont l'efficacité est des plus discutable.

          Résultat: (rappel depuis 2022, il faut une autorisation préalable du rectorat pour pouvoir pratiquer l'IEF). Un exemple:

          Le père violent n'a pas signé : l'enfant handicapé perd son IEF

          Situation. Un enfant de 9 ans, reconnu en situation de handicap, instruit en famille depuis 2022 après une scolarisation à distance dès novembre 2020. Ses parents sont séparés et exercent l'autorité parentale en commun. La mère a déposé plainte contre le père pour harcèlement et violences sur conjoint et sur enfant.

          Preuves. Un rapport de psychologue clinicienne du 13 mars 2024 « recommande la poursuite de l'instruction à domicile ». L'enfant présente « une anxiété perturbant son sommeil, son attention » depuis l'annonce d'un retour à l'école.

          Position de l'académie. Le DASEN a rejeté la demande au motif que « la demande n'avait pas été signée par l'autre représentant légal », à savoir le père. Le recteur a confirmé en recours hiérarchique, indiquant que « l'enfant devra être scolarisé dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé ».

          Position du tribunal. Le juge rejette la requête, estimant que « le choix du mode de scolarisation de l'enfant entre dans la catégorie des actes importants en matière d'éducation devant être pris après concertation des deux parents » et qu'« il ne résulte pas de l'instruction que la scolarisation dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé serait nécessairement inadaptée à son état de santé et à ses besoins ».

          Le coût humain. Un enfant handicapé, déjà fragilisé par le conflit parental, voit son cadre d'instruction supprimé parce que son père — contre lequel sa mère a déposé plainte pour violences — refuse de signer. Le tribunal ne se prononce pas sur l'intérêt de l'enfant mais sur une question de forme. Le rapport de la psychologue est écarté en une phrase.

          Je dois dire que je trouve ça désespérant.

          "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

          • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

            Posté par  . Évalué à 5 (+2/-0).

            Je dois dire que je trouve ça désespérant.

            Oui, on s'heurte à la rigidité du droit, qui lui même est un compromis avec une grosse partie de la population qui hurlerait si on leur dépossédait d'une fraction de leur pouvoir de décision sur comment gérer leur progéniture; ici l'avis d'un médecin aurait du (selon moi), prévaloir sur la non signature d'un des parents.

            Mais là on va toucher un domaine hypersensible, où lorsque les parents sont en conflits déposséder l'un ou l'autre de ses 'droits' au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant va alimenter des débats sans fin. Et si tu donne plus de latitude aux juges, tu vas toujours trouver des cas où ça n'a pas marché, et vice versa.

            Ce qui est certain c'est que coté judiciaire, on manque de juges à tous les niveaux, notamment aux affaires familiales.

            Mais sur un autre sujet en prenant un autre cas hypothétique, imagine un binational dont la classe prévoie de faire un voyage linguistique/touristique dans le pays de la seconde nationalité, les parents sont en conflit, doit tu laisser l'un des seuls parent décider ou non de la sortie du territoire?

            Pour rapprocher au cas rapporté ci dessus, en faisant abstraction des besoins spécifique, il peut être normal pour un parent de refuser de voir sa progéniture retiré de l'éducation national vers une solution sur laquelle il n'aurait plus aucune prise et un embrigadement de l'enfant contre lui. - je grossis le trait, mais c'est ce qui peut se passer dans sa tête.

            De plus le résumé du site manque cruellement de détails, comme si l'enfant était sous un régime de garde alternée, ou si les parents sont séparés. Juste que Madame à porté plainte contre Monsieur pour raison de violences, du domiciles, du droit de visite, de mesure d'éloignement éventuel, de la fréquence des violences (un cas isolé ou répété…). De même pour le rapport du/de la psy: c'est une personne mandaté par le tribunal ou par la mère?

            Pour ce genre de cas, en théorie (dans l'ordre)
            1) tu prends la décision avec ton conjoint / conjointe
            2) si ça ne passe pas tu va voir un médiateur familial
            3) enfin tu peux saisir le juge aux affaires familiales (jaf).

            Prendre la décision sans l'autre, c'est se mettre en faute, avec un risque inhérent à être du mauvais coté de la loi, et un risque de tout perdre.

            Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

            • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

              Posté par  . Évalué à 2 (+1/-1).

              Tu as l'intégralité de l'arrêt du Tribunal Administratif ici.

              Dans l'argumentaire de Mme il y avait:

              dans son jugement du 15 mars 2024, le juge aux affaires familiales avait en outre autorisé expressément Mme F à prendre toute mesure relative à la vie courante de l'enfant, mais également toute décision nécessitée par l'urgence, ce qui est à l'évidence le cas au regard de la nécessité d'inscrire l'enfant dans le cadre d'instruction en famille dans les plus brefs délais

              Et parmi les considérations du TA:

              En outre, si le rapport d'une psychologue clinicienne du 13 mars 2024 recommande la poursuite de l'instruction à domicile, il ne résulte pas de l'instruction que la scolarisation A dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé serait nécessairement inadaptée à son état de santé et à ses besoins alors que des dispositifs d'aides et d'accompagnements spécifiques peuvent être mis en place si nécessaire.

              et voilà ! Le TA s'assoit sur la décision des Affaires Familiales puis utilise du conditionnel pour pour enterrer le rapport médical en s'appuyant sur des Droits tout ce qu'il y a de plus théoriques.

              Car si l'inclusion des enfants en situation de handicap dans des classes normales ou spécialisées est louable sur le principe, c'est une évidence que les moyens ne suivent pas derrière (AESH, infirmerie, psychologue scolaire, personnel enseignant formé, places en IME etc).

              Là, il y avait un truc qui fonctionnait et ils ont tout cassé.

              Autre exemple dans ce sens: "Pas d'AESH disponible, IEF refusée quand même (par le réctorat)". Mais cette fois, le TA (le même, celui de Toulouse) a donné raison à la famille.

              "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

              • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                Posté par  (site web personnel) . Évalué à 9 (+6/-0).

                Tu omets volontairement un paragraphe important dans la décision qui change tout :

                Il résulte de l'instruction que, par un jugement du 17 août 2023 devenu définitif, le juge aux affaires familiales a ordonné que l'autorité parentale était exercée en commun par les deux parents, M. E et Mme F. Contrairement à ce que soutient la requérante, le choix du mode de scolarisation de l'enfant entre dans la catégorie des actes importants en matière d'éducation devant être pris après concertation des deux parents et aucune des circonstances invoquées ne justifie qu'une telle décision soit prise sans l'accord de M. E, titulaire de l'autorité parentale.

                Donc l'argumentaire de la mère n'est pas correcte pour justifier de décider de cela sans le père. Ce n'est pas un détail et c'est ce qui rend tout le reste invalide.

                • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                  Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

                  Présenté par Mme

                  dans son jugement du 15 mars 2024, le juge aux affaires familiales …

                  et retenu par le TA

                  par un jugement du 17 août 2023 devenu définitif, le juge aux affaires familiales …

                  Il y a un problème non ?

                  Je comprends que surtout, on ne veut pas lui reconnaitre le caractère urgent de sa demande (càd, poursuivre l'IEF de son enfant) du fait que l'EN ou autre structure va (c'est là quele TA aurait du user justement du conditionnel, genre "devrait normalement en théorie") prendre en charge correctement son enfant.

                  "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

                  • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                    Posté par  . Évalué à 4 (+1/-0). Dernière modification le 27 juillet 2026 à 14:04.

                    J'ai 2 interprétation :

                    Vu la formulation le jugement du 17 août 2023 est probablement parti en appel, appel qui aurai été rendu, je suppose, le 15 mars 2024, l'appel n'ayant pas infirmé le jugement initial, ce dernier est devenu définitif (avec la date initiale donc 17 août).

                    Autre possibilité une autre procédure a été lancée suite à l'échec du 17 août, et Monsieur a fait appel de la décision et ce dernier est suspensif, rendant le précédent jugement seul référence valide.

                    Dans ces 2 cas je ne vois pas de problèmes

                    Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

              • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                Posté par  . Évalué à 5 (+2/-0).

                Il résulte de l'instruction que, par un jugement du 17 août 2023 devenu définitif, le juge aux affaires familiales a ordonné que l'autorité parentale était exercée en commun par les deux parents, M. E et Mme F. Contrairement à ce que soutient la requérante, le choix du mode de scolarisation de l'enfant entre dans la catégorie des actes importants en matière d'éducation devant être pris après concertation des deux parents et aucune des circonstances invoquées ne justifie qu'une telle décision soit prise sans l'accord de M. E, titulaire de l'autorité parentale.

                Il ne parle pas de celui du 15 mars 2024, peut être parce que le malfaisant avait fait appel, et donc ne pouvait pas s'appliquer ou que ce soit justement le définitif du 17 août 2023; en tout cas dans son rendu de décision il ne fait pas part du jugement du 15 mars 2024;

                Attention à ne pas confondre les partie demande du requérant / requérante avec le jugement.

                Car si l'inclusion des enfants en situation de handicap dans des classes normales ou spécialisées est louable sur le principe, c'est une évidence que les moyens ne suivent pas derrière

                Tout à fait, mais il faudrait plus se battre sur la mise en place des moyens plutôt que de faciliter l'enseignement à domicile, cela évitera de sacrifier les enfants de pauvres qui en plus de ne pas avoir une structure adapté, vont perturber leur camarades.

                C'est un peu comme si pour lutter contre le réchauffement climatique on disait au gens qu'il suffit de s'équiper en clim.

                Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

                • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                  Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

                  Mais l'IEF c'est justement décharger la collectivité de cette obligation d'instruire.
                  Avant cette réforme 30000 en bénéficiaient, plus que 20000 aujourd’hui (sur des millions d'enfants scolarisés).

                  => cela répond à un vrai besoin (forains, artistes itinérants, gens du voyage, bateliers, tourdumondistes, pas forcément des Crésus, mais qui vivent selon leurs choix)
                  => et sans doute des milliers d'enfants en situation de handicap qu'il faudra désormais prendre en charge alors que c'est déjà pas terrible.

                  "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

                  • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                    Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

                    Erreur sur les chiffres

                    De 72 000 enfants instruits en famille en 2021, on est passé à 30 644 en 2025 — une chute de 58 %.

                    "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

                  • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4 (+1/-0).

                    Mais l'IEF c'est justement décharger la collectivité de cette obligation d'instruire.

                    Ce n'est pas l'objectif de la mesure.
                    Et pas sûr que le suivi de ces enfants ne soit pas justement plus complexe et plus cher que de les inclure dans les établissements scolaires.

                    => cela répond à un vrai besoin (forains, artistes itinérants, gens du voyage, bateliers, tourdumondistes, pas forcément des Crésus, mais qui vivent selon leurs choix)
                    => et sans doute des milliers d'enfants en situation de handicap qu'il faudra désormais prendre en charge alors que c'est déjà pas terrible.

                    Cela tombe bien cela fait parti des populations qui y ont le droit pour cette raison et cela me semble tout à fait légitime de leur permettre cela.

                    • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                      Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

                      Non, évidemment ce n'est pas l'objectif annoncé, c'est une conséquence.
                      Ensuite, avec un contrôle pédagogique annuel (ad minima), ça coute pas cher.

                      "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

                      • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                        Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0).

                        Pas cher certainement mais les IEN comme les IPR-IA n’arrivent même plus a faire les inspections classiques…

                        • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                          Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

                          dans le texte rien ne dit que ce soit un inspecteur qui doit faire le contrôle. En pratique, je n'en sais rien.
                          Ce contrôle annuel peut aussi se faire dans les locaux du rectorat.

                          Mais oui, effectivement, je comprends bien que c'est pas forcément simple à gérer.

                          "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

                          • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                            Posté par  . Évalué à 7 (+5/-0).

                            Le contrôle pédagogique est du ressort de l’inspection. IEN pour le primaire, IPR-IA pour le secondaire éventuellement IG. Dans la pratique cela peut être délégué à des chargés d’inspection, ou pour les stagiaires à des « maîtres formateurs » pour le primaire ou des formateurs du secondaire.

                            mais tout ça se fait sous la houlette des corps d’inspection.

          • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

            Posté par  . Évalué à 8 (+6/-0).

            Ce « droit » a été effectivement réduit notamment pour lutter contre des dérives sectaires et pour protéger des enfants.
            Ce qui ne me semble pas trop con.

            • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

              Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

              Oui, dérives sectaires, fondamentalisme religieux, complotisme etc. Mais j'ai lu quelque part que les visites menées par les rectorats démontraient que c'est tout à fait marginal (ref needed, je sais, je vais chercher).

              En tout cas, ça démontre que c'est une initiative qui vient de très haut que les Rectorats appliquent avec peut être un peu trop de zèle (De 72 000 enfants instruits en famille en 2021, on est passé à 30 644 en 2025 — une chute de 58 %)

              "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

              • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 7 (+5/-0).

                Paradoxalement, on a vu avec Bête-à-rame et compagnie que certains groupements sectaro-problématiques ne sont jamais contrôlé même quand il y a des dérives avérés. Déso pour le caca-nerveux que je pose juste là.

                “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

                • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

                  Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

                  c'est un peu à coté mais pas complètement …

                  Cela illustre selon moi, que les orientations et les actions qui en résultent sont avant tout des choix politiques (du darmanisme pour la réforme de l'IEF et du copinage avec l'extrême centre du sud ouest en ce qui concerne le cas que tu cites).

                  "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

      • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

        Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 9 (+6/-0).

        Très bien donc, mais là, manque de bol la fille elle le mastérise dès l'âge de 9 ans. C'est grave docteur, il est ou le pb ? Les parents sont des monstres ?

        Moi j'appelle ça la fabrique de chiens savants. Et, oui je trouve ça très problématique. D'abord parce qu'on peut imaginer qu'elle a eu les parents sur le dos pour en arriver là et qu'elle n'a pas eu le temps de faire autre chose (je veux dire ce qu'elle voulait, comme les autres enfants).

        Ensuite parce que ce n'est pas tout d'avoir des compétences scolaires, mais le développement psychologique de l'enfant ça prend du temps, elle n'a donc pas la maturité de ses éventuels condisciples.

        Et aussi parce que, à quoi ça sert de lui faire faire avancer à toute vitesse quand des tas de portes vont, très normalement lui rester fermées à cause de son trop jeune âge.

        Et enfin, un enfant prodige au bout d'un certain temps devient adulte qui fait des choses d'adultes et donc devient plus banal ce qui peut lui poser d'autres problèmes psychologiques.

        En quelque sorte, c'est lui voler une partie de son enfance.

        Je n’ai aucun avis sur systemd

        • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

          Posté par  . Évalué à 2 (+0/-0).

          Extraits

          Oui, Agnès a des facilités. Non, ce n'est pas la future Einstein.

          Émotionnellement, elle a 9 ans. Elle joue aux Legos avec ses copines et regarde des dessins animés. Ce qu'on lui a donné de différent, ce ne sont pas des capacités exceptionnelles. C'est du contenu.

          Agnès n'a jamais été à l'école publique. Quand le Covid est arrivé, la directrice d'école Montessori a estimé que les huiles essentielles et les bonnes ondes suffisaient. On l'a retirée. On a essayé la maison. Ça marchait bien. Elle n'est jamais retournée à l'école.

          Concrètement ? Quelques heures par jour, bien moins qu'à l'école. Du concentré. On est contrôlés chaque année par la mairie et par l'inspection académique. Le reste du temps : patinage, danse, activités créatives, musique, centre de loisirs, colonies de vacances. L'école n'a pas le monopole de la socialisation.

          L'an dernier, en regardant les sujets du brevet, on s'est dit : c'est pas possible. On est certains que notre fille peut le faire. On lui a proposé le challenge. Elle a dit oui. On l'a inscrite en novembre en se disant qu'on verrait en juin. Elle était prête, elle y est allée.

          Alors oui, NB a de gros sabots et aime faire du bruit, mais je ne pense pas que son objectif soit d'élever des chiens savants.

          Mais avec son site, il s'adresse aux parents de 40000 enfants (De 72 000 enfants instruits en famille en 2021, on est passé à 30 644 en 2025 — une chute de 58 %) qui aujourd'hui sont sans doute (j'imagine) un peu désespérés/désabusés en essayant de leur donner une information exhaustive, claire et objective.


          En relayant ici ce truc, je constate que ça passe pas.
          Mon cœur balance entre incrédulité et déception

          "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

          • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

            Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+1/-0).

            En relayant ici ce truc, je constate que ça passe pas.
            Mon cœur balance entre incrédulité et déception

            Nan…! En connaissant (virtuellement par fréquentation du site) certains commentateurs, ce n’est pas un rejet pur et simple comme tu sembles le croire. Une fois que tu acceptes leurs réserves, tu verras qu’ils applaudissent aussi ou hochent la tête positivement.
            De même, si tu décales un peu ton barycentre et sort de l’admiration béat, tu seras d’accord que c’est bien (ou remarquable ?) mais attention à ne pas se prendre le pied dans le tapis tellement l’enfer de l’É.N (et de l’Éàd) est (sont) pavé(s) de bonnes intentions…

            “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

          • [^] # Re: C'est quoi le problème svp ?

            Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 10 (+7/-0).

            Le père raconte sa petite histoire, mais s'il voulait vraiment respecter sa fille, il ne s'épancherait pas dans la presse. Il l'aurait fait passer son brevet si c'était son souhait à elle et il aurait refusé de communiquer à ce sujet et que sa fille soit photographiée et que sa photo soit publiée.

            Donc oui, on est bien dans la fabrique du phénomène de foire. C'est d'ailleurs cet élément que tu as mis en avant, l'aspect phénomène de foire.

            Je n’ai aucun avis sur systemd

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