• # Chiffres de 2014

    Posté par  . Évalué à 1.

    Titre de l'image

    • [^] # Re: Chiffres de 2014

      Posté par  . Évalué à 2.

      A partir de quelle quantité une conso est dite sans risque ? (je n'aime pas trop l'appellation car il y a toujours un risque.)
      C'est le deux par jour et pas tous les jours (10/semaine selon l'article) ?

      Comment a été fait le sondage (j'imagine que c'est déclaratif sur internet ou autre) mais comment était poser les questions (avez vous une conso à risque est différent de combien de verre / semaine vous buvez)

      • [^] # Re: Chiffres de 2014

        Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 2.

        A partir de quelle quantité une conso est dite sans risque ? (je n'aime pas trop l'appellation car il y a toujours un risque.)
        C'est le deux par jour et pas tous les jours (10/semaine selon l'article) ?

        Il s’agit de moyenne et non de valeur absolue, et comme trop souvent elle est donnée sans les autres paramètres (écart-type ou variance, bornes ou au moins étendu, etc.)
        De plus, il manque les autres paramètres pour bien se situer : selon la masse, l’âge, le style de vie et les antécédents médicaux, le curseur ne sera pas au même endroit je pense.

        “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

  • # no future

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10.

    L'avenir pour la plupart des jeunes, ce sont des bullshits jobs, des boulots alimentaires ou le chômage avec au mieux une lutte de tous contre tous pour les ressources (si on survit a la crise climatique).

    Ça donne envie de boire pour oublier.

    Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

    • [^] # Re: no future

      Posté par  . Évalué à 3. Dernière modification le 21 septembre 2023 à 12:17.

      L'avenir pour la plupart des jeunes, ce sont des bullshits jobs
      (…) Ça donne envie de boire pour oublier

      L'alcool consommé à outrance par les jeunes, ce n'est pas nouveau. Pendant "les 30 glorieuses", les années 1960, années d'optimisme, de bas taux de chômage, de renouveau, de transgressions, les jeunes (dont j'étais mais l'alcool ne m'intéressait pas) buvaient autant, sinon plus que maintenant parce que l'information sur les dangers de l'alcool était beaucoup moins présente. Ce qui est nouveau, par contre, c'est la montée de l'alcoolisme chez les jeunes femmes.

      Titre de l'image

      • [^] # Re: no future

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

        Pour les jeunes des années 60, l'avenir c'était l'apocalypse nucléaire ou la société de consommation.

        Notre présent est leur futur, la bière est meilleure c'est sûr.

        Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

        • [^] # Re: no future

          Posté par  . Évalué à 2.

          Pour les jeunes des années 60, l'avenir c'était l'apocalypse nucléaire ou la société de consommation

          J'ai vécu cette époque, ce n'était pas tout à fait cela. Attention aux mythes véhiculés par des journalistes qui pour la plupart, n'étaient pas encore nés. Oui, la menace nucléaire était présente mais la grande majorité des "jeunes" s'en fichaient, ils vivaient l'instant. Quant à la société de consommation, elle était beaucoup moins développée que maintenant mais c'était nouveau. Les "jeunes" de 2023 auraient bien du mal à vivre comme dans les années 1960, où les conditions de vie étaient beaucoup plus spartiates, on y vivait plutôt chichement.

        • [^] # Re: no future

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

          Alors personnellement, j'ai joué à tous les Fallout (1,2 et tactics). Vu à boy and his dog, La Jetée et Le Sang des héros.
          Bah, c'est quand même un peu sympas le monde post-hiver nucléaire.

    • [^] # Re: no future

      Posté par  . Évalué à 8. Dernière modification le 21 septembre 2023 à 17:14.

      Ça donne envie de boire pour oublier.

      Titre de l'image

  • # héritage ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 8.

    « boire pour s’intégrer » …principe de trop nombreuses soirées/journées/semaines d’intégration (avec les bizutages et autres joyeuseté)

    “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

    • [^] # Re: héritage ?

      Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 8.

      Personnellement je serais plutôt d'accord pour pénaliser les attitudes visant à forcer des gens à boire de l'alcool.

      « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

      • [^] # Re: héritage ?

        Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 2.

        Malheureusement, trop de gens ne comprennent pas que même ce qu'elles/ils trouvent bien, à ingérer, pour leur pomme, ne doit pas être imposé aux autres. On a la même problématique quand :
        les gens veulent forcer des végétariens à bouffer de la viande ;
        la chasse à l'islamisme fait qu'on jette la pierre aux gens qui n'aiment pas la charcuterie ou sont intolérant au lactose ;
        c'est mal vu de refuser un verre alcoolisé même quand on a de bonnes raisons ;
        et j'en passe. Paradoxalement, la plupart de ces mêmes personnes le prenne mal quand on les force à faire des choses, mais pas de souci pour harceler les autres ou les exclure quand on n'entre pas dans leurs délires alcooliques et similaires.

        “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

      • [^] # Re: héritage ?

        Posté par  . Évalué à 7.

        je serais plutôt d'accord pour pénaliser les attitudes visant à forcer des gens à boire de l'alcool

        Par exemple les lobbys de l'alcool, dont la filière viticole, très écoutés à l'Élysée, qui ont obtenu que l'on n'augmente pas les taxes sur l'alcool au moment de la recherche de nouveaux financements pour la sécu. Rapport 2021 de l'Observatoire des pratiques des lobbies de l'alcool

        "Le cabinet d’Emmanuel Macron a accueilli dès le début du quinquennat l’ancienne déléguée
        générale de Vin et Société, Audrey Bourolleau, nommée conseillère agriculture, pêche, forêt et
        développement rural. Ainsi, une enquête du journal Le Monde souligne ce conflit d’intérêts, dont
        l’influence s’est par exemple traduite dans les éléments de langage utilisés par Audrey Bourolleau
        et repris par Emmanuel Macron :
        • « Viser les comportements abusifs » et non la « consommation modérée »
        • Eviter les « politiques hygiénistes »"

        Des chiffres déjà cités :
        L'alcool, c'est 49 000 morts par an, un coût social de 118 milliards d'euros

        • [^] # Re: héritage ?

          Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 1.

          Attention quand même que « ne pas forcer à boire » ≠ « entraver la disponibilité et l’accès à l’alcool » qui est pas loin de la prohibition (encore effective dans des états islamiques.)

          “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

          • [^] # Re: héritage ?

            Posté par  . Évalué à 7.

            Entre faire l'apologie de ce qui est pourtant une drogue dure légale, et la prohibition totale, il y a un peu de marge de manoeuvre pourtant.
            Or on apprend le 11 Septembre via la cellule investigation de RadioFrance (oui ça m'a surpris mais ça existe encore) que le ministère de la Santé a supprimé 2 campagnes médiatiques de prévention afin de ne pas déplaire au lobby des alcooliers à l'aube de la coupe du monde de rugby.
            Il est vrai que le problème en France ne date pas d'hier, dans les années 70-80 la tolérance envers l'alcool au volant était énorme.
            Dans les années 70 c'était 1.2g d'alcool par litre de sang le premier seuil légal à ne pas dépasser !!!
            Je me souviens du regard réprobateur des anciens quand on refusait le "petit digestif" en fin de repas de famille…

      • [^] # Re: héritage ?

        Posté par  . Évalué à 2.

        La difficulté ca va être de définir ce que veut dire forcer. Car c'est beaucoup plus souvent de l'incitation que du forçage.
        Exemple : un copain me sert un verre sans me demander et me tend le verre, c'est extrêmemnt dur de dire non. Je me sens forcer mais dans les faits je ne suis pas obligé.

        • [^] # Re: héritage ?

          Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 5.

          Pour moi, l’incitation serait de te proposer un verre d’alcool ; le plus courtois étant juste de te demander ce que t’as envie de boire en t’ayant indiqué ce qui est disponible. Te servir un verre, sachant que ce sera plus difficile alors de refuser, c’est un forçage façon pied dans la porte… On n’est certes pas obligé d’accepter, mais il faut plus de violence pour refuser.

          “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

          • [^] # Re: héritage ?

            Posté par  . Évalué à -1.

            Tu restes quand même libre de dire non. Et si tu as ce genre de problème avec l'alcool il est fort probable que tu sois également quelqu'un qui a plein de choses chez lui, qui ne lui servent à rien, dqui cotise à des assurances et souscrit à des services inutiles, quelqu'un qui se retrouve à faire des heures sup au travail tous les jours, etc …

            Maintenant, quand tu es ado, il est vrai que dans ce genre de situation, dire non peut être compliqué. Mais quand on est adulte et que l'on sait ce que l'on veut (ou ne veut pas), refuser n'est pas aussi difficile.

            • [^] # Re: héritage ?

              Posté par  . Évalué à 2.

              refuser n'est pas aussi difficile

              Qu'en sais tu? Tu n'es pas dans le cerveau de celles et ceux qui craquent.

              • [^] # Re: héritage ?

                Posté par  . Évalué à 0.

                Quand on sait ce que l'on veut, refuser n'est pas difficile. Certes ça l'est un peu plus quand tu as déjà une dépendance, le temps que le corps se défasse de l'addiction, mais une fois cette période passée, a partir du moment ou tu décide de ne plus boire, tu ne bois plus.

                CF de nombreuses personnes qui sont passées par là et qui ont su se libérer de leurs addictions. A chaque fois, quand tu les interroges, elles te disent elle-même que quand elles ont rechuté, c'est parce qu'elles n'avaient pas réellement décidé d'arreter (ou qu'elles sont revenues sur leur décision). Valable au moins pour l'alcool, le tabac, le sucre/malbouffe (qui peuvent mettre dans un état de dépendance) et certaines drogues "soft". Pour les drogues dure, je n'ai pas lu/entendu assez de retour d'expérience.

                • [^] # Re: héritage ?

                  Posté par  . Évalué à 6.

                  Valable au moins pour l'alcool, le tabac, le sucre/malbouffe (qui peuvent mettre dans un état de dépendance) et certaines drogues "soft". Pour les drogues dure, je n'ai pas lu/entendu assez de retour d'expérience.

                  L'alcool est une drogue dure. Un sevrage brutal et non-accompagné peut carrément mener à la mort. Donc "a partir du moment ou tu décide de ne plus boire, tu ne bois plus." c'est du bullshit. Dans "dépendence physique" il y a le mot physique => ce n'est plus seulement une question de volonté, ton corps ne fonctionne pas sans le produit.

                • [^] # Re: héritage ?

                  Posté par  . Évalué à 5.

                  C'est un peu ce que j'explique plus bas. la question de savoir si c'est difficile ou pas d'arrêter n'est pas simple, parce qu'une part importante de la dépendance a quelque chose est un phénomène purement psychologique. Je m'explique. Le fait d'imaginer se passer définitivement de la chose dont on est dépendant créer de l'angoisse. Et c'est cette angoisse qu'il faut surmonter entre autre pour arriver a se débarrasser de la dépendance. C'est un cercle vicieux.

                  Si on essaye d’affronter cette angoisse en l'ignorant, en passant "en force", on a de grande chance d'échouer. Il faut être plus malin, et ça consiste à dédramatiser le fait d'arrêter. Il faut en quelque sorte se rassurer pour éviter de tomber dans le piège de l'angoisse.

                  Je rigole souvent avec ça en récitant la litanie contre la peur du Bene Gesserit dans Dune :

                  Je ne connais pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi.

                  En plus ça en jette un peu, quoi. Mais au final, c'est assez juste. ;-)

                  Bon ça n’enlève pas tout le reste. Les addictions sont des phénomènes complexes et il n'y a pas que des déterminants psychologiques, il y a aussi tout le contexte, l'environnement de la personne dépendante qui joue, sans compter la partie plus physiologique/biochimique de la dépendance dans le cas d'une drogue. Ce qui rend le fait de vouloir faire des généralités sur la question plutôt casse-gueule, à mon avis.

                  Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

    • [^] # Commentaire supprimé

      Posté par  . Évalué à 5.

      Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

      • [^] # Re: héritage ?

        Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4.

        Tu veux plutôt dire « à la perpétuation du système » qu’« au bon fonctionnement de l'entreprise » non ?

        “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

        • [^] # Commentaire supprimé

          Posté par  . Évalué à 5.

          Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

  • # ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

    Posté par  . Évalué à 10.

    Yep, suite a des problème de santé, j'ai du arrêté de picoler, et ben, depuis, ça va beaucoup mieux.

    Ben je peux vous dire que c'est très compliqué de ne pas boire d'alcool dans notre société (du moins en France).

    On dirait que tout est fait pour nous inciter à boire. N'importe qu'elle interaction sociale est conditionné par la sacro-sainte convivialité de l'alcool. Sans compter le plaisir gustatif absolument incontournable.

    On passe pour un fou ou un genre d'acète mystérieux quand on refuse de partager un saint-émilion premier cru classé.

    Quelque fois, j'ai juste envie de dire que je suis musulman pour qu'on me foute la paix et qu'on me laisse tranquille avec ma sobriété alcoolique. Mais bon, je ne peux pas, je suis athée, rationnel et en plus assez honnête intellectuellement. Donc je dis la vérité. J'en veux pas de ta merde, parce que l'alcool est toxique, et que ça a bousillé ma santé.

    Et si ça gâche le moment de convivialité, je m'en cogne. Oui mon avatar est issue d'une marque de whisky écossais. Je sais de quoi je parle.

    Bref. Notre société a un problème avec l'alcool. Je ne suis pas pour l'interdiction, mais il faut le dire et en avoir conscience, n'en déplaise à tout ceux qui font du business avec ça.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

    • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6.

      Yep, suite a des problème de santé, j'ai du arrêté de picoler, et ben, depuis, ça va beaucoup mieux.

      Et bah bravo o/

      Ben je peux vous dire que c'est très compliqué de ne pas boire d'alcool dans notre société (du moins en France).

      Je pense que globalement en Europe c'est difficile et sans doute ailleurs par endroit suivant la culture locale.
      C'est très ancré culturellement et en sortir ce sera difficile.

      On dirait que tout est fait pour nous inciter à boire. N'importe qu'elle interaction sociale est conditionné par la sacro-sainte convivialité de l'alcool. Sans compter le plaisir gustatif absolument incontournable.

      Perso la période la plus difficile je dirais c'est quand j'étais étudiant. Je ne suis pas un grand buveur, je n'aime pas les alcools forts, ni la bière, je bois donc de temps en temps un peu de vin et c'est tout. Donc durant mes études je carburais plutôt au soda.

      Et cela pouvait être un soucis. Les fêtes organisées par l'école c'était surtout de la bière à disposition et tout le monde finissait bien bourré, ça ne me donnait pas envie d'y retourner et tant pis pour l'intégration. Même avec mes amis proches, beaucoup aimaient bien l'alcool, je devais partir à 22-23h car bon discuter avec des gens totalement bourrés ou rattraper leurs bêtises ce n'est pas trop mon plaisir même si ce sont mes amis. Et puis quand tu es seul à ramener des softs et qu'ils tapent dedans tu peux vite te retrouver à finir à l'eau (c'est bien l'eau, mais quand même :P).

      Bon cela s'est amélioré avec l'âge, ils sont plus raisonnables, mais ce n'était pas spécialement plaisant à l'époque. Et évidemment on se fait beaucoup charrier pour ça ce qui est aussi un peu pénible.

      Bref. Notre société a un problème avec l'alcool. Je ne suis pas pour l'interdiction, mais il faut le dire et en avoir conscience, n'en déplaise à tout ceux qui font du business avec ça.

      Je suis d'accord avec ça, après tout je bois aussi de temps en temps mais j'ai conscience du truc et je ne minimise pas son impact. Je pense que ce serait bien que la population le réalise et puisse avoir une consommation qui soit globalement raisonnable, et qu'en gros finir bourré n'arrive plus vraiment.

      • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

        Posté par  . Évalué à 9.

        Aprés, je pourrais écrire un bouquin sur mon expérience d'arrêt de l'alcool, tellement il y aurait de chose a dire. Enfin, bon, disons que c'est un probléme complexe, qui est trés différent d'une personne à l'autre et que le mieux, a partir du moment ou on a conscience qu'on a un probléme avec l'alcool, c'est souvent d'aller voir un spécialiste de la question.

        Perso, j'y suis arrivé tout seul, mais je pas sur que ça soit la méthode la plus simple et la plus efficace.

        Et d'ailleurs, tes félicitations font partie du probléme. :-). Je ne blague pas, elles entretiennent l'idée que c'est très dur d'arrêter de picoler et que donc on mériterait des félicitation quand on y arrive, pour avoir réussi cet exploit !

        Hors une des clé pour y arriver, c'est de hacker sa cervelle pour lui faire croire que c'est facile et simple de ne pas picoler.

        Ouais, parce qu'on est facilement manipulable à ce niveau en fait, alors, tant qu'a faire, autant le faire par soi-même et en pleine conscience :-).

        Donc, ouais, si on veut arrêter de boire, il faut commencer par se persuader que c'est facile.

        Je sais c'est bizarre, mais ça marche. Bizarrement, mais ça marche quand même, a moins d'avoir vraiment atteint un stade très avancé de dépendance alcoolique, ou d'être convaincu qu'on est parfaitement rationnel. Hors comme je le dis souvent avec humour, seul un fou peut être convaincu d'être parfaitement rationnel. ;-)

        Après, les problèmes à gérer sont de tout ordre. Par exemple, on va forcément compenser. C'est comme ça. Perso, je me suis mis au sport. A donf. Je pédale sur mon petit vélo comme un hamster dans sa cage. ça marche. Merci les endorphines. Et d'ailleurs, a ce sujet, une erreur que j'ai commise, c'est la bière au bistrot après le sport.

        C'est le genre de connerie à ne pas faire. Car en arrivant du vélo, on a une montée d'endorphine associé a une sensation de bien être. Et on se dit, puisque je viens de faire 30 bornes de vélo, j'ai bien droit a un petite biére quand même. hein ? Et paf.

        En faisant ça, on associe la montée d'endorphine au effet de l'alcool, qui plus est dans un contexte de convivialité qui chez les humains a des effet sur la production de dopamine. C'est un bon moment certes, mais c'est aussi un cocktail explosif pour la dépendance a l'alcool quand on veut arrêter. Et je me suis vite retrouvé a picoler 2 litre de bière toujours "exceptionnellement", à chaque fois que je rentrais en vélo, et quand on vélotaf ben l'exceptionnel devient quotidien ou presque …

        Bon tout ça il faut en prendre conscience. Et d'ailleurs le Covid et son confinement m'a bien aidé a décrocher aussi. (alors que ça en a fait plonger d'autres). Ouais, j'ai la picole sociale et le comptoir facile. J'ai beaucoup compensé par les jeux vidéo multijoueur d'ailleurs. Je suis devenu un très bon pilote de vaisseau spatial dans Elite Dangerous :).

        Bref, a chacun de faire comme il peut avec ça. Et pour autant, je ne suis pas pour l'interdiction de l'alcool, et j'ai pas spécialement un discours moraliseur a son sujet. Si les gens on envie de boire, au final, ça les regarde et si leur pose pas de probléme, ça ne m'en pose pas non plus. Le souci vient souvent de la pression sociale. Et c'est sujet complexe. Par ce qu'on est à la fois victime et acteur la dedans.

        Jouer sur la morale (bien ou pas bien de boire par exemple) c'est a double tranchant. La culpabilité, ça génère de l'angoisse et des phénomènes de rejet de la pression moralisatrice. Tout en pouvant provoquer une satisfaction par la transgression de l'interdit. Il faut juste arriver à regarder ce probléme en face. Comprendre la physiologie de l'alcool et comprendre en quoi il est toxique. et ensuite arriver à gérer sa consommation. Et si on y arrive pas, le plus simple, c'est encore d'arrêter. Parce que c'est un truc tout a fait dispensable. On vit très bien sans boire. Vraiment. C'est pas du tout une privation.

        Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

        • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

          Posté par  . Évalué à 2.

          Je vais sûrement détonner (pas détoner…) mais l'alcool m'a pas mal aidé :-x
          Je suis plutôt sauvage, pas exactement introverti mais j'ai juste pas souvent envie de discuter avec ceux qui m'entourent, ou pas de ce dont ils auraient envie de parler. Hé bien l'alcool m'a permis de paraître normal ! Arrivé à la fac, je me suis mis à me bourrer tous les week-end comme les autres et ça marchait très bien, désinhibition, je peux parler avec toi de ton tuning de voiture ou de ton ex-copine qui t'emmerde. Martinique, terre de rhum, très très compliqué de l'éviter. Dans la famille comme ailleurs. Bon ça c'était il y a 20 ans, entre temps je suis devenu père, et avec l'âge ma gueule de bois dure 3 jours donc j'ai fortement diminué les doses. Les amis de boisson ont aussi diminué et on peut faire des trucs intéressants genre soirées jeux de société, c'est plus facile à gérer. Par contre dans une fête je suis de nouveau, assis seul sur un banc. Perso ça ne me dérange pas mais ça dérange mon entourage qui ne cesse de me demander pourquoi j'ai l'air triste. Je ne suis pas triste, je suis juste posé, sobre :-)
          Et mes années de biture ont un prix : au-delà de 3 ou 4 verres c'est reparti comme en 40, je ne sais plus m'arrêter. Donc j'ai aussi appris à détecter le seuil de la pente glissante… Tout un programme !

          • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

            Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 2.

            Ces substance aident à la désinhibition …et on peut vouloir en consommer pour cela. Par contre se bourrer est un dépassement de limites ou un avenant au contrat qui ne me parait ni nécessaire ni souhaitable. On se réjouis donc que tu détectes le seuil de la pente glissante… :)

            “It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume

            • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

              Posté par  . Évalué à 1.

              Par contre se bourrer est un dépassement de limites

              Pas besoin de se bourrer pour devenir alcoolique. Certains alcolos ne semblent jamais bourrés parce que leur cerveau accoutumé à l'alcool, encaisse, compense. J'ai connu le cas de musiciens US qui jouaient très bien avec une bonne dose d'alcool dans le sang, donc pas "bourrés". Par contre, leur santé en a pâti plus tard.

          • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

            Posté par  . Évalué à 5.

            Oui, alors effectivement, l'alcool a un effet désinhibiteur, c'est certain. Après, ce n'est pas forcément le meilleur outil pour contrer d'éventuel problèmes lié au fait d'être introverti.

            Si tu veux l'effet désinhibiteur de l'alcool est d'une part global et temporaire. C'est comme si on enlevait temporairement un système naturel de sécurité dans ton cerveau. ça marche donc au cas ou il se déclencherai plus ou moins à tord lors d'interaction sociale. Et ça explique globalement pourquoi on dit que l'alcool est bénéfique à la convivialité.

            Mais ça marche aussi quand il s'agit d'utiliser une motocyclette de grosse cylindrée pour rentrer du bistrot. Si tu vois ce que je veux dire… Et ça marche aussi pour une nana de monter ou pas prendre un dernier verre. Et cet effet désinhibiteur de l'alcool explique aussi assez bien comment une personne peux devenir violente par exemple. Bref, ce n'est absolument pas un effet positif, et ça disparait une fois les effets de l'alcool dissipé, ne résolvant en rien un éventuel problème lié au fait d'être introverti dans ses relations sociales.

            En ce qui me concerne, mais dans ce domaine les expérience individuelle ne sont pas forcément transposable aux autres, j'arrive aujourd'hui très bien a surmonté ce problème sans l'alcool, et même bien mieux, car lors de soirées arrosées, c'est quand même un avantage d'avoir sa cervelle qui fonctionne contrairement aux autres :). Après, il faut travaillé sur sa confiance en soi, et sa perception de soi, mais ça s'est spécifique à chacun.

            J'ai un ami qui avait ce type de problème de façon assez prononcée lié a une surdité partielle acquise depuis l'enfance. Il a réussi a surmonté ça en pratiquant le théâtre d'improvisation. Et sans picoler, parce que pour l'avoir vu picoler a l'occasion, c'était une catastrophe a ce niveau :)

            Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

          • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

            Posté par  . Évalué à 4.

            Martinique, terre de rhum, très très compliqué de l'éviter.

            Quelle terre n'est pas la terre d'un alcool ? Je viens de Provence terre du pastaga et du rosé. Je vis à Grenoble terre de la Chartreuse. Il faut vivre sur un caillou sec pour que personne avant ai eu l'idée de distiller ou fermenter une production locale.

            Hé bien l'alcool m'a permis de paraître normal !

            Je me doute que ça ai était plus confortable, mais est-ce que c'est une bonne chose ? Accepter et assumer ses différences me semble avoir plus de valeur. Je ne blâme pas ceux qui boivent pour se fondre dans la masse, mais je trouve dommage que ça entretienne l'état de fait qu'il est plus confortable de boire pour se faire accepter.

            https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

            • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

              Posté par  . Évalué à 3.

              Accepter et assumer ses différences me semble avoir plus de valeur.

              Comme je l'ai dit c'était il y a 20 ans… Les hormones, les filles, l'instinct grégaire tout ça… Ça ne me pose plus aucun soucis de passer pour le louche de service. Mais à une époque où ça me paraissait important de m'intégrer, l'alcool a aidé. Bon je suis conscient du caractère plutôt dangereux de ce que je raconte parce que ça n'est jamais un bon conseil de dire de boire. Je ne dis pas ça. Ça m'a aussi amené pas mal de déboires (rien d'irréversible, mais j'ai juste eu de la chance) donc je ne suis absolument pas en train de dire que c'est une bonne solution. Juste que je m'en suis personnellement servi comme d'un outil et il a rempli sa fonction.

              On pourrait d'ailleurs élargir le débat aux drogues de manière générale, pourquoi en use-t-on tout autour du globe ? On sait que c'est dangereux et pourtant il n'y a pas une culture sur la planète, à travers les âges, qui n'ait son "outil de déconnexion".

              • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

                Posté par  . Évalué à 2.

                Comme je l'ai dit c'était il y a 20 ans… Les hormones, les filles, l'instinct grégaire tout ça…

                On a tous connu ça, je le sais très bien. Je dis juste que lorsque d'une part que ce n'est pas parce que ça a aidé que c'est bien et d'autres part que ça a des conséquences politiques (ou sociétale ?) puisque ça entretiens un état de fait. De plus à 16~25 ans nous ne sommes pas non plus des personnes irresponsables.

                On pourrait d'ailleurs élargir le débat aux drogues de manière générale, pourquoi en use-t-on tout autour du globe ? On sait que c'est dangereux et pourtant il n'y a pas une culture sur la planète, à travers les âges, qui n'ait son "outil de déconnexion".

                Et toutes les sociétés ont toujours fait la guerre et une partie de la population est toujours morte de maladie, etc. Quelque soit la fatalisme ou « nature de l'Homme », ça n'empêche pas qu'il est possible d'œuvrer à en réduire les effets. L'histoire montre qu'on peut avoir une influence.

                https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

                • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

                  Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 22 septembre 2023 à 17:27.

                  ça n'empêche pas qu'il est possible d'œuvrer à en réduire les effets

                  Bon j'aurais dû me douter que ça partirait comme ça, le sujet est sérieux il faut faire attention à ce que l'on dit. Je n'ai pas dit qu'il ne faut pas lutter contre, je suis pour la luttre contre l'alcoolisme, je vois au quotidien les dégâts que ça fait. Juste que comme on est sur LinuxFR qui n'est fréquenté que par des vieux adultes responsables, j'ai voulu relater mon expérience de trop gros buveur mais qui l'avait sciemment choisi pour obtenir un résultat. Je ne veux surtout pas faire l'apologie de l'alcool.

                  • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

                    Posté par  . Évalué à 2.

                    Oui et c'est globalement ce que dis l'article : on s'alcoolise pour un aspect social. Je dis juste que c'est :

                    • ce choix bien que personnel alimente le phénomène global
                    • qu'il ne faut pas non plus prendre les jeunes pour des jambons, ils savent ce qu'ils font, on parle de personne qui ont connu leur puberté il y a quelques années et qui, même s'ils n'ont pas la sagesse de bouddha, sont en mesure de faire des choix éclairés (comme tu le dis c'est fait sciemment)

                    Juste que comme on est sur LinuxFR qui n'est fréquenté que par des vieux adultes responsables, j'ai voulu relater mon expérience de trop gros buveur mais qui l'avait sciemment choisi pour obtenir un résultat.

                    On a tous nos passifs. Si ce n'est pas l'alcool ça peut être autre chose (malbouffe, soda, boisson énergétiques, stupéfiants…), la question n'est pas de te jeter la pierre. La question n'était pas de te prendre à parti, mais de relever que c'est un cercle vicieux.

                    https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

            • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

              Posté par  . Évalué à 3.

              Quelle terre n'est pas la terre d'un alcool ? Je viens de Provence terre du pastaga et du rosé. Je vis à Grenoble terre de la Chartreuse. Il faut vivre sur un caillou sec pour que personne avant ai eu l'idée de distiller ou fermenter une production locale.

              Quand j’étais étudiant a la Réunion il y a 20 ans de ca, on trouvait le litre de rhum (pas les 70cl, le litre) a 4 ou 5 euros. Si ca peut aider a contextualiser l'ampleur du fléau, j'imagine qu'il est pas bien différent a la Martinique.

    • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

      Posté par  . Évalué à 5.

      Notre société a un problème avec l'alcool

      Tu résumes bien le problème…

      On passe pour un fou ou un genre d'acète mystérieux quand on refuse de partager un saint-émilion premier cru classé.

      Dans le monde des junkies, c'est la même chose qui se passe: est considéré comme "anormal" ou "lâcheur" celui qui ne se défonce pas. Toutes les drogues qui engendrent une dépendance, alcool, tabac, héroïne, cocaïne, etc, sont des rituels sociaux. On parle beaucoup des dégâts des rave-party en France mais bien peu des beuveries "traditionnelles", des "apéro" quotidiens, où l'alcool tue plus que les drogues des rave. Ajouter à cela les violences conjugales, féminicides, autres conséquences de la consommation de la drogue alcool.

    • [^] # Re: ça fait deux ans que j'ai pas touché une goutte d'alcool.

      Posté par  . Évalué à 4.

      Je n'ai jamais bu d'alcool (j'ai goûté, mais c'est tout) et je n'ai pas vécu ça ailleurs qu'à la fac.

      Maintenant la plupart de mes amis ont eux-même pas mal réduit leur consommation.

      Et si ça gâche le moment de convivialité, je m'en cogne.

      Je suis sûr qu'il y a des gens qui trouvaient de vrais moment de partage aux réunions des KKK, c'est pas pour ça que je vais m'habiller en toge. Si tu (pas toi Big Pete) ne sais pas apprécier un moment sans alcool, c'est toi qui a un problème. C'est d'ailleurs vrai même s'il ne s'agissait pas d'un stupéfiant, alors d'autant plus si ça en est un.

      Notre société a un problème avec l'alcool.

      Il faut voir d'où vient notre culture de l'alcool, c'est normal que ce soit très encré.

      La consommation de vin s'écroule, celle des spiritueux se réduit à peine et celle des bières augmente légèrement (c'est ce que je vois ici). Ce qui fait une jolie baisse en quelques décennies.

      Il faut aussi faire attention aux moyennes quand je vois :

      10% des 18-75 ans consomment à eux seuls 58% de l’alcool consommé

      source : Consommation d’alcool en France : où en sont les Français ?

      Pour moi on est dans la bonne direction, mais il faudrait continuer dans les politiques comme la loi Evin. Faut arrêter de rendre cool la bière, aujourd'hui c'est un phénomène où on cache le fait qu'il s'agisse d'un alcool derrière quelques éléments historiques (à Grenoble par exemple on a la bière Mandrin, mais oui vous savais le Robin des bois du Dauphiné) et/ou une hipsterisation (« moi je prends ma bière dans une microbrasserie qui fait sa bière à l'œuf ») par exemple.

      Et en tant que cycliste les bouteilles de bière en verre qui se retrouvent brisées sur le bitume ça me les brises…

      https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

  • # La "campagne" du gouvernement

    Posté par  . Évalué à 1.

    Je cite https://mastodon.top/@paul_denton@mastodon.social:

    "La campagne contre l'alcoolisme, pardon contre "la banalisation de la consommation d'alcool chez les jeunes" (lol) du gouvernement se résume à leur donner des conseils… pour consommer plus d'alcool"

    Titre de l'image

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