Ce qui suit ne reflète pas le point de vue de mon employeur, mais le mien.
On ne va pas se mentir, le monde du "Physical IP" ne fait pas du libre. Les IP sont en général vendues sous des licences restrictives, voire avec des systèmes de restriction avec des jetons (type FlexNet/flexlm). Les logiciels des vendeurs EDA (Cadence, Synopsys, Mentor, …) ont des restrictions par fonctionnalités. Il existe sûrement des exceptions (par exemple le PDK libre SkyWater 130), mais ça reste exceptionnel, et technologiquement le 130nm est ancien.
Par contre, si les produits (ici la technologie SOT et le compiler mémoire) ne sont pas libres, certains des outils que nous mettons en place en interne peuvent le devenir. J'ai commencé à discuter avec ma hiérarchie de la possibilité de libérer certains outils, et il n'y a pas de blocage de principe (ce qui est à mon avis notable par rapport à l'attitude d'autres entreprises de microélectronique). Il y a des difficultés techniques (séparation propre des datas propriétaires, nettoyage du code, …) mais rien d'insurmontable.
Voilà, donc pas de libre-washing, le but d'Antaios n'est pas de faire du libre. Mais j'aimerai bien publier sous licence libre certains outils.
# et le libre dans tout ça ?
Posté par fabien . En réponse au message offre d'emploi chez Antaios. Évalué à 8.
Ce qui suit ne reflète pas le point de vue de mon employeur, mais le mien.
On ne va pas se mentir, le monde du "Physical IP" ne fait pas du libre. Les IP sont en général vendues sous des licences restrictives, voire avec des systèmes de restriction avec des jetons (type FlexNet/flexlm). Les logiciels des vendeurs EDA (Cadence, Synopsys, Mentor, …) ont des restrictions par fonctionnalités. Il existe sûrement des exceptions (par exemple le PDK libre SkyWater 130), mais ça reste exceptionnel, et technologiquement le 130nm est ancien.
Par contre, si les produits (ici la technologie SOT et le compiler mémoire) ne sont pas libres, certains des outils que nous mettons en place en interne peuvent le devenir. J'ai commencé à discuter avec ma hiérarchie de la possibilité de libérer certains outils, et il n'y a pas de blocage de principe (ce qui est à mon avis notable par rapport à l'attitude d'autres entreprises de microélectronique). Il y a des difficultés techniques (séparation propre des datas propriétaires, nettoyage du code, …) mais rien d'insurmontable.
Voilà, donc pas de libre-washing, le but d'Antaios n'est pas de faire du libre. Mais j'aimerai bien publier sous licence libre certains outils.