L'auteur parle de camescope sans mentionner le super8 qui l'a précédé avec ses vidéos muettes et un peu accélérées, ni les lecteurs de bandes magnétiques audio. Quand tes parents t'apprenaient à amorcer la bande et utiliser le AKAI 4000ds avec ses boutons et leviers qui claquaient fermement tu te sentais opérateur de fusée.
Il mentionne peu le vinyl, il parle que les générations suivantes ont pu acheter un single unique en ligne mais on pouvait acheter les 45 tours (2 titres) si on n'était pas intéressé par un album et les CD avec juste quelques chansons ont existés.
Le minitel a surtout collecté la poussière chez nous, il a servit essentiellement pour des inscriptions à des examens/écoles et obtenir les résultats.
L'expérience des video clubs variait grandement selon que tu vivais en ville et pouvait aller chercher une VHS ou un DVD en 5 min ou si tu devais prendre la bagnole.
Il ne les mentionne pas mais je crois que mes parents sont toujours abonnés à un de ces magazines hebdomadaires qui contiennent essentiellement le programme télé pour savoir quand passeront les prochains films/docus intéressants.
L'histoire des doigts sur les photos, ça concernait essentiellement ceux qui utilisaient les appareils photo compacts ou jetables. Ça arrivait peu avec un reflex ou rangefinder.
Et le cas des cassettes dont la bande s'emmêle et que l'on devait rembobiner avec un crayon, j'ai toujours pris ça comme de la légende urbaine parce que ça ne m'arrivait pas. Était-ce parce qu'on avec des lecteurs de qualité par rapport à d'autres familles? En parlant de lecteur de cassette, il n'a pas non plus mentionné les ghettoblaster/boombox.
Concernant les jeux vidéos, s'il pouvait y avoir bien évidemment quelques bugs, j'ai l'impression que les jeux étaient bien plus finis et testés à leur sortie donc c'était rarement très gênant, en tout cas moins que d'attendre le téléchargement de la mise à jour d'une console actuelle ou d'un jeu avant de jouer comme ça peut être le cas maintenant.
Cette variété d'expérience tient surtout à deux facteurs un peu mis de côté dans l'article: la vitesse des progrès technologiques (mon premier ordi savait juste afficher du texte, le deuxième pouvait faire de la 3d…) et le coût (la plupart des appareils cités dans l'article avaient un prix de plusieurs mois de salaires).
Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.
Il y avait des spécificités régionales. Par exemple au niveau des radios FM passer de la campagne ou d'une petite ville a une grande ville, c'était un choc.
Quand j'ai déménagé à 12-13ans en région parisienne, je suis passé á l'époque d'un desert musical où tu avais le choix entre Michel Sardoux ou Pierre Bachelet sur la radio locale, et des trucs plus pop mais hyper mainstream sur NRJ, Fun Radio ou Skyrock à un paysage beaucoup plus varié ou tu pouvais passer par exemple de la musique antillaise sur Paris Créole à la techno sur radio FG en passant par le rock de Oui FM, ou la programmation plus éclectique de Radio Nova ou les programmes anarchistes de radio libertaire. Pour quelqu'un de curieux musicalement comme je l'étais c'était un grand changement!
Ce qui ressort aussi, c'est que la découverte de tous ces objets technologiques était en grande partie due à l'environnement familial, notamment le père, et si ce dernier avait le budget et l'intérêt pour ces objets techniques. Aujourd'hui, la découverte des objets techniques me semble répondre à des problématiques différentes, moins genrés et moins dépendants du capital économique.
Je ne suis né qu'un peu plus tard, mais j'ai connu ces cassettes dont la bande s'emmêle et qu'il faut rembobiner avec un crayon (en fait, j'y arrivais avec mon petit doigt aussi). D'ailleurs, ça me fait penser que mon père aime beaucoup la musique, on n'a jamais eu de lecteur vinyle, uniquement cassettes et CD.
Concernant les jeux vidéos, s'il pouvait y avoir bien évidemment quelques bugs, j'ai l'impression que les jeux étaient bien plus finis et testés à leur sortie donc c'était rarement très gênant, en tout cas moins que d'attendre le téléchargement de la mise à jour d'une console actuelle ou d'un jeu avant de jouer comme ça peut être le cas maintenant.
Hum, c'est vrai que j'ai peu de souvenir de bugs également, mais, comme j'étais jeune et que les jeux Atari ST que j'avais, étaient en anglais pour la plupart, il est fort probable que pour de nombreux bugs, je ne les ai simplement pas compris comme tel.
Il ne les mentionne pas mais je crois que mes parents sont toujours abonnés à un de ces magazines hebdomadaires qui contiennent essentiellement le programme télé pour savoir quand passeront les prochains films/docus intéressants.
Idem, et je pense que c'est en fait assez courant pour les gens qui ont encore une télévision.
Il ne les mentionne pas mais je crois que mes parents sont toujours abonnés à un de ces magazines hebdomadaires qui contiennent essentiellement le programme télé pour savoir quand passeront les prochains films/docus intéressants.
# experiences
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 8 (+5/-0).
C'est marrant comme les expériences varies.
L'auteur parle de camescope sans mentionner le super8 qui l'a précédé avec ses vidéos muettes et un peu accélérées, ni les lecteurs de bandes magnétiques audio. Quand tes parents t'apprenaient à amorcer la bande et utiliser le AKAI 4000ds avec ses boutons et leviers qui claquaient fermement tu te sentais opérateur de fusée.
Il mentionne peu le vinyl, il parle que les générations suivantes ont pu acheter un single unique en ligne mais on pouvait acheter les 45 tours (2 titres) si on n'était pas intéressé par un album et les CD avec juste quelques chansons ont existés.
Le minitel a surtout collecté la poussière chez nous, il a servit essentiellement pour des inscriptions à des examens/écoles et obtenir les résultats.
L'expérience des video clubs variait grandement selon que tu vivais en ville et pouvait aller chercher une VHS ou un DVD en 5 min ou si tu devais prendre la bagnole.
Il ne les mentionne pas mais je crois que mes parents sont toujours abonnés à un de ces magazines hebdomadaires qui contiennent essentiellement le programme télé pour savoir quand passeront les prochains films/docus intéressants.
L'histoire des doigts sur les photos, ça concernait essentiellement ceux qui utilisaient les appareils photo compacts ou jetables. Ça arrivait peu avec un reflex ou rangefinder.
Et le cas des cassettes dont la bande s'emmêle et que l'on devait rembobiner avec un crayon, j'ai toujours pris ça comme de la légende urbaine parce que ça ne m'arrivait pas. Était-ce parce qu'on avec des lecteurs de qualité par rapport à d'autres familles? En parlant de lecteur de cassette, il n'a pas non plus mentionné les ghettoblaster/boombox.
Concernant les jeux vidéos, s'il pouvait y avoir bien évidemment quelques bugs, j'ai l'impression que les jeux étaient bien plus finis et testés à leur sortie donc c'était rarement très gênant, en tout cas moins que d'attendre le téléchargement de la mise à jour d'une console actuelle ou d'un jeu avant de jouer comme ça peut être le cas maintenant.
[^] # Re: experiences
Posté par devnewton 🍺 (site web personnel) . Évalué à 6 (+3/-0).
Cette variété d'expérience tient surtout à deux facteurs un peu mis de côté dans l'article: la vitesse des progrès technologiques (mon premier ordi savait juste afficher du texte, le deuxième pouvait faire de la 3d…) et le coût (la plupart des appareils cités dans l'article avaient un prix de plusieurs mois de salaires).
Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.
[^] # Re: experiences
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 5 (+2/-0).
Il y avait des spécificités régionales. Par exemple au niveau des radios FM passer de la campagne ou d'une petite ville a une grande ville, c'était un choc.
Quand j'ai déménagé à 12-13ans en région parisienne, je suis passé á l'époque d'un desert musical où tu avais le choix entre Michel Sardoux ou Pierre Bachelet sur la radio locale, et des trucs plus pop mais hyper mainstream sur NRJ, Fun Radio ou Skyrock à un paysage beaucoup plus varié ou tu pouvais passer par exemple de la musique antillaise sur Paris Créole à la techno sur radio FG en passant par le rock de Oui FM, ou la programmation plus éclectique de Radio Nova ou les programmes anarchistes de radio libertaire. Pour quelqu'un de curieux musicalement comme je l'étais c'était un grand changement!
[^] # Re: experiences
Posté par lejocelyn (site web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).
Ce qui ressort aussi, c'est que la découverte de tous ces objets technologiques était en grande partie due à l'environnement familial, notamment le père, et si ce dernier avait le budget et l'intérêt pour ces objets techniques. Aujourd'hui, la découverte des objets techniques me semble répondre à des problématiques différentes, moins genrés et moins dépendants du capital économique.
Je ne suis né qu'un peu plus tard, mais j'ai connu ces cassettes dont la bande s'emmêle et qu'il faut rembobiner avec un crayon (en fait, j'y arrivais avec mon petit doigt aussi). D'ailleurs, ça me fait penser que mon père aime beaucoup la musique, on n'a jamais eu de lecteur vinyle, uniquement cassettes et CD.
Hum, c'est vrai que j'ai peu de souvenir de bugs également, mais, comme j'étais jeune et que les jeux Atari ST que j'avais, étaient en anglais pour la plupart, il est fort probable que pour de nombreux bugs, je ne les ai simplement pas compris comme tel.
Idem, et je pense que c'est en fait assez courant pour les gens qui ont encore une télévision.
[^] # Re: experiences
Posté par BAud (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
l'auto-radio de ma voiture avait tendance à bouffer mes bandes aussi ;-) ça apprend à dupliquer ses cassettes à des fins de sauvegarde :p
[^] # Re: experiences
Posté par EdLeH (site web personnel) . Évalué à 4 (+2/-0).
Et surtout il y avait les blagues de télé Z
# Image fort à propos
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . Évalué à 5 (+2/-0). Dernière modification le 11 janvier 2026 à 19:44.
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Exposition Geluck expose Le Chat (Paris, musée Maillol)
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