Il me semble que l'article fasse totalement l'impasse sur les principales cyberattaques subies — à l'insu de leur plein gré — par la France (et l'immense majorité des autres pays). Le prisme des fuites de données n'est-il pas incroyablement réducteur ? À la limite de la malhonnêteté.
En tout cas, selon moi les menaces numéro 1, 2, 3, & 4 (dans le désordre, mais toutes à placer bien avant celle de l'article) seraient plutôt celles des pourvoyeurs de logiciels privateurs et en particulier leur main mise sur la formation (coucou éducation nationale) ; de formats fermés (pour ne pas dire piégés) ; de nuages non maîtrisés par le client ; de matériels faisant tourner des blobs à la main, non des propriétaires putatifs des objets, mais des fabricants ou autres entités potentiellement malveillantes.
C’est du 01.net, il ne faut pas trop se fier à ce media.
Première affirmation de l’article : « La France est le pays le plus piraté du monde ». Quelle est la source de cette statistique ?
Et bien, 01.net et mes recherches sur le Web donne toujours la même source : Surfshark, une société vendant du VPN, de l’antivirus et autres ; société pour laquelle O1.net a déjà fait du publireportage…
Et effectivement cela ne concerne que les fuites de données revendiquées.
De fait, cela ne rend pas très crédibles les critiques à l’encontre du directeur de l’ANSSI.
« La France est le pays le plus piraté du monde ». Quelle est la source de cette statistique ?
Étude :
La France est le pays européen le plus touché par les fuites de données au premier semestre 2025.
Si les États-Unis comptabilisent plus de 2 millions de comptes compromis (pour 342 millions h), la France , avec 1,8 million de comptes piratés (pour 68 millions h), est seconde au rang des nations les plus touchées. https://cybernews.com/fr/actualites/france-plus-fuites-donnees-1er-semestre-2025/
« Une fuite de données c'est pas moins grave si elles sont sorties d'un Postgresql plutôt que d'un Oracle. »
Mes galimatias sont souvent hermétiques ; surtout lorsque je m'accorde quelque licence poétique. Mon message se basait sur une interprétation élargie du terme cyberattaque qui vous est restée absolument absconse, apparemment : non seulement les attaques numériques sur des systèmes informatiques libres ou non libres (le sens courant de ce mot), mais toutes les stratégies numériques qui mettent en danger les libertés fondamentales, la démocratie, et plus généralement le droit commun. Mon intention était de souligner que les fuites plus ou moins massives de données numériques ne paraissent guère qu'un épiphénomène au regard des belligérances qui parsèment et cernent notre environnement informatique.
# Omissions
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 3 (+2/-2).
Il me semble que l'article fasse totalement l'impasse sur les principales cyberattaques subies — à l'insu de leur plein gré — par la France (et l'immense majorité des autres pays). Le prisme des fuites de données n'est-il pas incroyablement réducteur ? À la limite de la malhonnêteté.
En tout cas, selon moi les menaces numéro 1, 2, 3, & 4 (dans le désordre, mais toutes à placer bien avant celle de l'article) seraient plutôt celles des pourvoyeurs de logiciels privateurs et en particulier leur main mise sur la formation (coucou éducation nationale) ; de formats fermés (pour ne pas dire piégés) ; de nuages non maîtrisés par le client ; de matériels faisant tourner des blobs à la main, non des propriétaires putatifs des objets, mais des fabricants ou autres entités potentiellement malveillantes.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Omissions
Posté par Voltairine . Évalué à 6 (+4/-0).
C’est du 01.net, il ne faut pas trop se fier à ce media.
Première affirmation de l’article : « La France est le pays le plus piraté du monde ». Quelle est la source de cette statistique ?
Et bien, 01.net et mes recherches sur le Web donne toujours la même source : Surfshark, une société vendant du VPN, de l’antivirus et autres ; société pour laquelle O1.net a déjà fait du publireportage…
Et effectivement cela ne concerne que les fuites de données revendiquées.
De fait, cela ne rend pas très crédibles les critiques à l’encontre du directeur de l’ANSSI.
[^] # Re: Omissions
Posté par Maderios . Évalué à 4 (+2/-0).
Étude :
[^] # Re: Omissions
Posté par bbo . Évalué à 5 (+3/-0).
"Incroyablement", je ne sais pas mais oui, ça ne parle pas d'autres attaques récurrentes, comme les DDoS.
Tu listes des sujets vraiment très important mais ils ne viennent pas "avant" ou "après" la sécurité des plateformes.
Une fuite de données c'est pas moins grave si elles sont sorties d'un Postgresql plutôt que d'un Oracle.
[^] # Re: Omissions
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 4 (+2/-1).
Mes galimatias sont souvent hermétiques ; surtout lorsque je m'accorde quelque licence poétique. Mon message se basait sur une interprétation élargie du terme cyberattaque qui vous est restée absolument absconse, apparemment : non seulement les attaques numériques sur des systèmes informatiques libres ou non libres (le sens courant de ce mot), mais toutes les stratégies numériques qui mettent en danger les libertés fondamentales, la démocratie, et plus généralement le droit commun. Mon intention était de souligner que les fuites plus ou moins massives de données numériques ne paraissent guère qu'un épiphénomène au regard des belligérances qui parsèment et cernent notre environnement informatique.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
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