SCO en redressement judiciaire

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15
sept.
2007
Justice
Depuis de nombreuses années déjà, les finances de SCO, le chevalier noir de toute la communauté Open Source, étaient au plus mal. Son seul espoir résidait dans les procès intentés contre Novell et IBM, afin d'obtenir la paternité des brevets d'Unix exploités par Linux.

Avec l'arrêt rendu par la cours de l'Utah le 11 août 2007, qui confirme que les droits et copyrights sur UNIX et UnixWare appartiennent bien à Novell, la société avait perdu la confiance des derniers investisseurs restants et voyait le cours de son action chuter de 71.79% pour arriver à 0,44$.

Pourtant, malgré une situation moribonde depuis plusieurs années, la société a semble-t-il encore de l'espoir quant à son avenir. Elle vient en effet de se placer sous la protection du chapitre 11 du code de faillite des États-Unis, qui est l'équivalent américain du redressement judiciaire français.

NdM: Merci à Franck pour la dépêche proposée sur le même sujet et à bersace pour son journal. Cette protection lui accorde un statut particulier, notamment au niveau de ses capitaux et de ses fonds propres. Ils sont en effet protégés vis à vis de ses créanciers. Le but de l'opération est de permette à la société de pouvoir se consacrer à une réorganisation interne avec, à sa disposition, tous ses capitaux et un cours boursier bloqué à sa dernière valeur.

Et c'est bien là où se situe le problème de SCO puisque le jugement rendu par la cour de l'Utah le met par deux fois en situation très inconfortable. La première, comme nous l'avons vu, est qu'il donne le copyright d'UNIX à Novell , tous les espoirs de la société basé sur cette paternité sont donc perdus, et la seconde, moins marquante en apparence, force SCO à reverser à Novell les montants qu'ils ont perçus des licences accordés aux clients, quant à ce logiciel. La somme devant être fixée ultérieurement.

La stratégie de SCO semble donc être de se mettre à l'abri de tout revers financier majeur pouvant survenir très prochainement. Et ils n'ont pas beaucoup d'autre choix. Lorsque l'on sait qu'ils ont conclus, en 2003, un accord de licences de 10 millions de dollars avec Sun Microsystems, ainsi qu’un accord de 16,8 millions de dollars avec Microsoft et qu'ils auraient dû reverser 95% de ces revenus à Novell mais qu'ils n'ont pas respectés leurs obligations, on devine à quel point leur situation est inquiétante.

Les dernières déclarations de SCO font état de 19,85 millions de dollars d’actif et de 12,65 millions de dollars de passif. Une réclamation sur les accords signés avec Sun et Microsoft ajouterait donc 25,46 millions de dollars de passif, ce qui plongerait SCO dans une valeur nette négative... Aïe, l'avenir s'annonce mal pour eux. On comprend alors mieux pourquoi ils cherchent à se protéger à tout prix ; mais ils ne doivent pas oublier que cette protection est limitée dans le temps...
  • # Le malheur des un fait le bonheur des autres

    Posté par . Évalué à 6.

    Si ils deviennt hors course, nombre de menace sur la légalitée de linux tombe avec eux. Ce qui n'est vraiment pas un mal pour la communauté.

    Il me semble que SCO ne fait que tiré profit des différentes licenses qu'ils achètenet. Sachant que les license Unix etait leur plus gros revenue, je doute qu'il survive très longtemps.

    De toute facon ce genre de socièté me révulse particulièrement, ils ne font que exploiter les brevets qu'ils ont en leur posséssion. Rien de créatif ...
    • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

      Posté par . Évalué à 5.

      nombre de menace sur la légalitée de linux tombe avec eux.


      Pas si vite, il reste encore microsoft, mais eux non plus pas plus que sco n'ont encore réussi à montrer le code...

      (dommage http://showusthecode.com/ ne fonctionne plus)

      sinon j'ai du mal à comprendre comment une entreprise comme Sco peut encore réussir à lever de l'argent, il y a encore des gens pour faire de nouvelles installation avec des serveurs sco, ou alors c'est une clientèle captive qu'ils réussissent à entretenir ?

      Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

      • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

        Posté par . Évalué à 4.

        Il y a malheureusement encore pas mal de clients captifs de SCO essentiellement en Angleterre et aux US...
        Ce sont surtout des entreprises dont le coeur de métier n'est pas vraiment l'informatique. Et donc, tant que ça fonctionne, il n'y pas de raison de changer.

        Mais là, avec ces derniers développements, il y a fort à parier que cela motive les derniers récalcitrants aux changement à migrer vers d'autres OS... Quel qu'ils soient d'ailleurs...
        De toute façon il n'y a pas pire sur le marché!
        • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

          Posté par . Évalué à 4.

          Il y a malheureusement encore pas mal de clients captifs de SCO essentiellement en Angleterre et aux US...
          Ce sont surtout des entreprises dont le coeur de métier n'est pas vraiment l'informatique.


          Les cabinets d'avocats ? (bon j'arrete avec ces blagues sur sco/avocats)
        • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Je ne sais pas quels sont les liens exact entre SCO et caldera graphics mais ceux-ci existent.

          Caldera graphics développe un RIP d'impression qui marche très bien pour imprimer des grands formats du type poster A0. En plus, cela tourne sous Linux et est orienté Mandriva (normal, ils sont basé à STRASBOURG).

          Ce RIP étant très bien et sous UNIX en plus, je serais bien ennuyé si SCO fermait caldera graphics. Je ne me fait pas trop de soucis, j'espère que caldera graphics est suffisament indépendant pour s'en sortir en cas de coup dur pour la maison mère.

          A propos de l'article 11, SGI il y a 1 an s'était mis sous cette couverture, de son propre chef pendant quelques mois. Cela permet de se protéger et aussi d'éliminer un certain nombre d'actif qu'il n'est pas possible de supprimer sans cela. Par exemple, cela permet de casser un bail sur un étage entier d'un building qui te coute les yeux de la tête et que tu n'utilises pas forcément.

          Cela étant dis, SGI a aujourd'hui un projet d'entreprise clair (le calcul scientifique) alors que je n'en sais rien pour SCO.
        • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

          Posté par . Évalué à 4.

          De toute façon il n'y a pas pire sur le marché!

          J'ai eu a faire de l'administration de systèmes SCO il y a quelques années de celà (bon, 10 ans quand même), et comparé a du Solaris, de l'AIX ou même une distrib Linux, y a pas à s'en plaindre.... Techniquement, leur unix est un bon système, c'est stable et ça tient la charge. Y a pas à se plaindre.
          • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Y a pas à se plaindre.

            ya 10 ans... :D
          • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

            Posté par . Évalué à 9.

            Mon commentaire n'était pas gratuit:

            Cela fait maintenant quelques années que je maintient un portage des applications de ma boite sur Unixware et Openserver.

            Et à l'usage, ces systèmes sont ce que j'ai vu de pire niveau OS:

            * Sur openserver, quand tu veux changer l'adresse IP de ton serveur, c'est relink du noyau et reboot de la machine!

            * Support de nfs (en tant que client) très très aléatoire. Il m'arrive souvent de ne pas pouvoirs démonter proprement un export nfs depuis un serveur linux. Seule solution, reboot du server. Encore une fois !

            * Coté headers systemes, c'est le bronx le plus total, avec un mélange de c et cplusplus dans les headers de la libc. Je ne vous explique même pas les effets de bords de ce genre de tambouille.

            * Les patchs systèmes: Tout OS a besoins d'être patché de temps en temps pour des raisons X ou Y.
            SCO ne fait pas exception à la règle.
            Mais déjà, rien que pour trouver ceux qu'on veux c'est la mission, tellement c'est le souk sur leur site ftp.
            Ensuite, il arrive fréquemment qu'un innocent petit patch sur un problème de linker par exemple, explose complètement tout le système, et nécessite de revenir en arrière (grâce à une sauvegarde bien sur), et vous refroidisse à tout jamais de vouloir améliorer ces systèmes moisis!
            Résultat, on laisse en l'état, et on contourne les bugs comme on peut.
            Quand je pense que de grosses entreprises fondent leur système informatique sur des serveurs SCO, ça me fait froid dans le dos!

            * Les dernières moutures de leur systemes:
            Et oui, ils ont sortit il y a un an unixware 7.14 et SCO 6.0.0.
            Et bien ces machins sont une arnaque total. Je m'explique:

            En fait, en grattant un peu, on constate rapidement qu'un binaire fait sur Unixware 7.11 fonctionne sur ces deux systèmes...
            Bien vu non ^^
            La raison de cet heureux évènement est tout simple:
            Unixware 7.14 est un 7.11 supportant vaguement les large files et quelques petit détails faussement modernes.
            SCO 6.0.0 est un Unixware 7.14 avec des librairies runtime Openserver 5.
            Et bien sur, ils vous vendent ces machins au prix fort, et comme des nouveautés censées révolutionner le monde... Une pure arnaque je vous dit!

            * Le support des LOCALS est très partiel, et absolument pas conforme aux standards.

            * Une évidence, le non support des outils open source sur SCO les rends, à l'heure actuelle, complètement inutiles pas manque d'appli.

            * Et bien sur, coté bases de données, vous êtes condamnés à utiliser des vieux oracle 8, ou informix 7, car tous les gros fournisseur de bases n'ont pas porté leur produits sur SCO depuis des époques très reculées. Seul reste Mysql et postgres.

            Bref, pratiquant ces horreurs informatiques quotidiennement, je pense être bien placé pour les juger. Et c'est peu de dire que je ne suis pas fan.

            Pourtant, des OS j'en manipule pas mal. Rien n'est jamais parfait, mais SCO réussi l'immense performance de cumuler tout ce qu'il ne faut pas faire.
            Et cerise sur le gâteau, ces OS minables me font suer autant que tous les autres réunis! C'est même pire que Visual Studio 2005, ses manifests à la con et autres Service Pack et vcredist mal branlés.

            Donc pour moi, il n'est que temps d'enterrer cette boîte et de débarrasser le petit monde de l'informatique de cet ersatz d'OS inutile!

            J'ai néanmoins une pensée pour les Développeurs de SCO qui ont du subir le management incongru de leur dirigeants, et qui ne sont sans doute pour rien dans cette histoire.
            • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

              Posté par . Évalué à 7.



              * Sur openserver, quand tu veux changer l'adresse IP de ton serveur, c'est relink du noyau et reboot de la machine!

              * Support de nfs (en tant que client) très très aléatoire. Il m'arrive souvent de ne pas pouvoirs démonter proprement un export nfs depuis un serveur linux. Seule solution, reboot du server. Encore une fois !



              ça me fait vaguement penser à Windows : Enfin vue que c'est Microsoft qui finançait SCo , ils ont du leur autorisé à copier quelque Bug de Windows , histoire de faire partie de la Maison :)
            • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

              Posté par . Évalué à 4.

              * Support de nfs (en tant que client) très très aléatoire. Il m'arrive souvent de ne pas pouvoirs démonter proprement un export nfs depuis un serveur linux. Seule solution, reboot du server. Encore une fois !
              La dessus il ne faut peut-être pas trop accuser SCO : je me souviens d'une époque ou les partages NFS entre machines Solaris, ou autre système proprio et linux ne marchaient pas, et de mémoire c'était bien un problème linux (les autres OS arrivaient bien à communiquer ensemble sans problème).

              Pour le reste, merci de ces indications et de ces arguments, c'est mieux que de lancer une phrase de style "sco c'est le pire de tous" sans argumenter.
              • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

                Posté par . Évalué à 2.

                Oui, je me souvient aussi de déconvenues assez frustrantes avec de très vieux serveur NFS...

                Cependant, mon exemple illustre ce qui se passe actuellement, avec pour fixer les idées, un serveur de fichier Linux Debian etch qui s'intègre parfaitement avec les autres serveur Unix que je pratique (AIX 5L, HP-UX 11, OSF 5.10 et autres Solaris 8, 9 et 10).

                Il n'y a vraiment que les SCO Openserver qui me font des trucs Martiens... Il y a des jours ou je ferais bien appel à Mulder
        • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

          Posté par . Évalué à 1.

          et des liens avec le proprio de Partition Magic ?
          il y a qq années, P.M.8 utilisait un système SCO pour transformer du ntfs vers du fat32 sans toucher les données, le seul à savoir faire cela proprement. (ainsi qu' il me semble, pour toutes opérations "bas niveaux" sur les f.s. sur lesquels P.M.8 intervenait)
          C' est bien le même SCO, non ?
          Ca doit toujours être une source de revenus, non?
          et P.M.8 ça appartiens à qui maintenant ? symantec ? autant dire à M.S ;)

          haaa les affres des affaires :))
          • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

            Posté par . Évalué à 2.

            personne ne dit que Novell est juste le nouvel SCO de M.S ? et que la décision du tribunal n' est peut être pas si fortuite que cela, au regard des accords nouveaux ?

            personne pour dire dire que M.S continue à faire monter puis à lacher ses alliés au grès de ses seuls intérêts ?
            meuh ça voudrait quasiment dire que le tribunal à pris une décision sur le seul critère des intérêts actuels de M.S, et bien loin de ce qui est noté et qui semble soulager ici : sco n' a pas les droits...

            bahh ça doit être mon côté nostradaparano
      • [^] # Comme Sco peut encore réussir à lever de l'argent ?

        Posté par . Évalué à 3.

        C'est tout le mystère de qui est "the PIPE Fairy", la bonne fée qui a financé the SCO Group ?

        C'est marrant que tu mentiones Microsoft dans ton commentaire ;-)
      • [^] # Re: Le malheur des un fait le bonheur des autres

        Posté par . Évalué à 1.

        Un petit tour dans les archives : http://web.archive.org/web/*/http://showusthecode.com
  • # Nombre d'employés

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Selon la FAQ de SCO, l'entreprise employait 190 personnes au 1 février 2005.
    Je n'ai pas réussi à trouver des chiffres plus récents.
    http://ir.sco.com/faq.cfm
  • # Facteurs de risque.

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    C'est un peu ancien, mais intéressant. Dans le rapport du premier trimestre 2007 (16 mars 2007), SCO signalait les facteurs de risque. En voici quelqu'uns :

    - faibles ressources en cash ;
    - risque de ne pas remporter les procès ;
    - frais de justice élevés ;
    - marché Unix en déclin ;
    - difficultés à retenir les employés-clés et licenciements ;
    - le fait d'être rayé du Nasdaq (si 30 jours ouvrables consécutifs sous 1 dollar).

    http://ir.sco.com/secfiling.cfm?filingID=950134-07-5960
  • # Juste un détail

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Le site de sco : http://www.sco.com/

    Quelques balises meta :
    <meta name="keywords" content="me inc, unix, scooffice server, wss, sco unixware, sco openserver, santa, cruz, operation, santa cruz, santa cruz operation, linux, intellectual, property, intellectual property, ip">
    Il y en a qui ne doutent de rien...

    Et le fin du fin pour la fin :
    <meta name="MSSmartTagsPreventParsing" content="TRUE">
    Désactive les en:smart_tags de Microsoft.

    Pour ceux que ça intéresse, les smar tags ont été une tentative de microsoft pour intégrer, lors de la navigation sur internet avec IE ou certains produits office, des liens dynamiquement générés. Liens pointant vers des sites d'intérêt de l'utilisateur bien sûr...

    Bon, on a tout de même une session « SCO Forum 2007 Breakout » : http://www.sco.com/2007tecforum/sessions.html
    Je vous laisse admirer le contenu de la présentation, « Using PostgreSQL on SCO UNIX » ( format ppt )
  • # souscription

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    comme pour Blender....

    en cas de faillite, y'a plus qu'a mettre une souscription en ligne pour qu'ils libèrent le code de linux....







    c'est la porte?... ah... ok.... ------>[]
    • [^] # Re: souscription

      Posté par . Évalué à 3.

      Ils peuvent meme pas, le proccès fait que les droits appartiennent a Novell .... Ils sont cuits ...
      • [^] # Quels droits appartiennent à Novell ?

        Posté par . Évalué à 3.

        Ceux de Linux (pour libérer Linux ;-) ) ? Je ne crois pas.

        Ceux d'UNIX SVR4 ? Pour rappel, le jugement du 10 août 2007 - discuté dans le lien LinuxFr de l'article - disait que les copyrights UNIX de Novell n'avaient pas été transférés à Santa Cruz Operation en 1995 et donc encore moins à Caldera/the SCO Group en 2001. Par contre Novell s'est bien gardé d'élaborer sur ce que sont ces copyrights. Il y a fort à parier qu'il ne restait plus grand chose de valeur après la fin du procès UNIX System Labs contre BSDi par accord secret en 1994.

        SVR4 est aussi un système super sexy et moderne sorti en 1990 pour fonctionner sur 386 et 486.

        Ceux qui ont financé plus de 4 ans d'affaire SCO cherchent toujours à nuire au modèle libre sur le plan juridique, législatif voir à l'ISO. Si la subscription pour libérer Linux et BSD rapporte, pensez à donner à l'APRIL et à la FFII. Merci ;-)
    • [^] # Re: souscription

      Posté par . Évalué à 2.

      Mais quel est l'avenir des softs qu'ils proposaient? Unixware et co? Si légalement ils se retrouvent étant la possession de Novel, par exempls Unixware fera de la concurrence à des solutions qu'ils proposent déjà. Enfin c'est pour dire que Unixware même étant un unice propriétaire, il est intéressant, le plus beau rêve ce serait de voir son code libéré, mais là je suis un peu sur mon nuage à mon avis...
  • # Brevets?

    Posté par . Évalué à 5.

    >Son seul espoir résidait dans les procès intentés contre Novell et IBM, afin d'obtenir la paternité
    > des brevets d'Unix exploités par Linux.

    Y a pas d'histoire de brevets ici. Les brevets liés à Unix, il ne doit plus y en avoir beaucoup qui sont vaillants ces jours-ci.
  • # Cette protection lui accorde un statut particulier,

    Posté par . Évalué à 7.

    Le chapitre 11 suspend aussi automatiquement toute procédure judiciaire en cours en attendant que l'équivalent de l'administrateur judiciaire soit nommé, prenne le contrôle, évalue la viabilité de l'entreprise et les options réalistes.

    Par un énorme hazard de calendrier, the SCO Group se met sous la protection du chapitre 11 le dernier jour ouvré avant que ne débute le procès de 4 jours sans jury SCO contre Novell (prévu de longue date à partir du lundi 17 septembre 2007 8h30).

    Tout ce qui restait au Juge Kimball était de décider quelle partie des licences payées par SUN et MS en 2003 revient à Novell.

    - Tout d'après Novell
    - Rien d'après SCO
    - Au moins un peu a déjà décidé Kimball le 10/08/2007

    Voir aussi article du 1er août 2005 sur Lamlaw (2 ans que l'éventualité d'une faillite de the SCO Group est discutée)
    http://www.lamlaw.com/presite/DOJvsMicrosoft/WrapAndFlow68.h(...)

    Pour ceux que cela intéresse, les commentaires de l'avocat Webster sur Groklaw sont très éclairants...

    http://www.groklaw.net/article.php?story=20070914152904577
    http://www.groklaw.net/article.php?story=20070915093130746

    >>This saga will fizzle out unless the Nazgul can pin the scheme on some
    >>very deep pockets. So if they keep after the SCOnks despite bankruptcy,
    >>they're hunting for bigger game.

    >>Will the Nazgul pursue the PIPE Fairy, the real perpetrators? (*)

    Ce que je traduis par : est-ce que Novell et IBM vont se partager les miettes et passer à autre chose ou est-ce qu'IBM va se retourner contre MS ?

    L'affaire SCO reste quand même le procès de l'histoire d'UNIX et de l'informatique libre. Tout comme Honeywell v. Sperry Rand est le méga procès qui a décidé que l'invention de l'informatique relevait du domaine public.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Honeywell_v._Sperry_Rand

    A+

    Nazgul : les juristes IBM
    the PIPE Fairy : la bonne fée qui a financé the SCO Group
    • [^] # Re: Cette protection lui accorde un statut particulier,

      Posté par . Évalué à 3.

      >Le chapitre 11 suspend aussi automatiquement toute procédure judiciaire en cours

      Toute procédure judiciaire 'civile' pas criminelle, il n'y en a pas pour l'instant mais ça pourrait venir j'espère:
      dans le procès SCO vs Novell, SCO avait dit qu'ils n'avaient pas besoin de mettre les fonds réclamés par Novell sur un compte séparé car ils ne risquaient de faire banqueroute (il y a un ou deux mois, je ne me souviens plus), et maintenant ils demandent la mise en liquidation judiciaire, mmmm ça va chercher dans les combien le faux témoignage devant un juge?
      • [^] # Re: Cette protection lui accorde un statut particulier,

        Posté par . Évalué à 4.

        Rien du tout c'est juste un employe de SCO qui l'a faite la declaration pas l'entreprise elle meme donc cela n'a aucun rapport avec l'entite entreprise comme chacun sait.

        Pfff spece d'inculte!!! :)

        ps: me demande comment ca peut communiquer une "entreprise"...
        • [^] # Re: Cette protection lui accorde un statut particulier,

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          > me demande comment ca peut communiquer une "entreprise"...

          Une entreprise communique par l'intermédiaire d'un représentant légal, appelé "mandataire social" si je me souviens bien. C'est lui et lui seul (ils peuvent être plusieurs) qui a pouvoir à engager la société.
          Même que s'il engage au delà de ce qui est raisonnable, il peut être poursuivi pour "abus de biens sociaux" ou "dépenses dispropotionnées".
          Le gérant peut aussi déléguer ses fonctions, de manière limitée en temps, en espace et/ou en montant. Par exemple, le DRH est délégataire pour tout ce qui touche aux payes sauf pour les dirigeants. Le DSI est délégataire pour tout ce qui touche aux investissements informatiques inférieurs à X¤
  • # J'ai envie de dire...

    Posté par . Évalué à 6.

    J'ai envie de dire "bien fait pour leur gueule", mais ça serait faire un commentaire aussi puéril que mesquin.
    Quoique SCO et la mesquinerie...
  • # SCO n'est pas encore en redressement judiciaire

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    SCO a rempli une demande pour se placer sous la loi de la protection de faillites.
    Un tribubal du Delaware spécialisé sur les faillites doit encore approuvé la demande.
    Le tribunal devrait entendre SCO ce mardi.
    En attendant, l'action n'est pas encore suspendue et a continué à chuter :
    0,22 dollar par action pour une capitalisation boursière de 4,72 millions de dollars (environ 3,42 millions d'euros)

    http://www.groklaw.net/article.php?story=20070915093130746
    http://finance.google.com/finance?client=ig&q=SCOX
  • # c'est la faute a linux

    Posté par . Évalué à 2.

    Vu sur /. j'ai trouve ca tellement risible que je tenais a vous en faire part:

    http://yro.slashdot.org/yro/07/09/18/175259.shtml

    " The slump, McBride said, "has been primarily attributable to significant competition from alternative operating systems, including Linux." McBride listed IBM, Red Hat, Microsoft, and Sun Microsystems as distributors of Linux or other software that is "aggressively taking market share away from Unix.""

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