Expérience(s) de télétravail

Posté par . Édité par Davy Defaud, ZeroHeure, palm123, Xavier Claude, Nils Ratusznik et Pierre Jarillon. Modéré par Yvan Munoz. Licence CC by-sa
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33
1
avr.
2017
Rien à voir

Il y a quelque temps, un appeau à Trõll avait abouti à une discussion intéressante sur le télétravail.

Ce sujet m’avait semblé intéresser plusieurs personnes, et nous semblons de plus en plus nombreux à utiliser cette nouvelle forme de travail. Je vais donc essayer de vous faire partager ma propre expérience et vous êtes libre de la compléter avec la vôtre ou de poser des questions.

Sommaire

Contexte

Cela fait une dizaine d’années que je travaille chez un éditeur de logiciel. Je gère un produit et une petite équipe de développement. Jusque‐là, je télétravaillais deux jours par semaine (principalement pour m’éviter de perdre trop de temps dans les transport en région parisienne). Mais cet été, ma femme a été mutée dans le sud‐ouest. Mon entreprise m’a alors proposé de faire du télétravail à 100 %. Cela fait donc plus de huit mois que je pratique à temps plein à la maison.

De son côté, mon entreprise, après quelques années et des réticences de certains managers, s’est ouverte au télétravail. Tous les salariés ne devant pas être dans les locaux en permanence peuvent travailler deux jours par semaine depuis chez eux s’ils le souhaitent. Nous sommes aussi quelques‐uns à pratiquer le télétravail à temps plein dans différentes branches (commerciaux, consultants, R & D, finance…).

Comment ça marche ?

Il m’a fallu tout d’abord signer un avenant à mon contrat pour autoriser le télétravail. J’ai également dû faire vérifier le réseau électrique de mon habitation (a priori, si je m’électrocute durant mes horaires de bureau, mon employeur est responsable).
Même si je ne suis plus soumis au règlement intérieur, personnellement, j’essaie de m’adapter aux horaires des bureaux dont je dépends. Je commence souvent une demi‐heure avant eux, et termine aussi une demi‐heure avant. J’essaie de prendre le même temps de repas le midi. Cela me permet de maximiser les temps où l’on peut travailler ensemble.

Il m’arrive parfois, quand j’ai beaucoup de choses à faire, d’aller chercher les enfants à l’école, et une fois ceux‐ci à la maison de reprendre le travail durant les devoirs par exemple.

De plus, je ne m’astreins plus à respecter le dress code de l’entreprise à la maison (je suis en short l’été).

Que faut‐il pour que cela fonctionne ?

Ce n’est pas toujours simple de se lancer dans le télétravail. Il y a, à mon avis, pas mal de conditions à remplir pour que cela se passe bien. J’ai essayé d’en faire une liste tout à fait personnelle.

Un espace bien à soi.

Travailler sur un petit bureau dans sa chambre, ça peut fonctionner quand on fait une journée de temps en temps. En revanche, je le déconseille fortement pour du télétravail à temps plein. Je pense qu’avoir une pièce dédiée, isolée est nécessaire. Par exemple, j’avais essayé de travailler dans ma mezzanine dans un premier temps. Même si l’espace était très grand (> 40 m²), c’était souvent trop bruyant quand il y avait quelqu’un en même temps que moi à la maison. J’ai donc préféré m’installer dans une ancienne chambre d’amis beaucoup plus petite, mais plus à l’écart et plus lumineuse.

Cela me permet aussi d’être capable de me déconnecter avec le travail. Une fois ma journée terminée, je ferme la porte du bureau et oublie mon travail pour me consacrer à la famille. Idem pour le week‐end.

Il faut aussi du bon équipement : une très bonne chaise, un bureau suffisamment grand pour avoir son PC et de la place pour écrire. Il faut également des rangements.

Je sais qu’il existe aussi des espaces de « co‐working » qui permettent de louer un bureau dans un espace dédié. Cela permet de voir un peu plus de monde et de partager certains équipements (une bonne bande passante, des photocopieuses, un espace de réunion…). Ne pratiquant pas, je ne peux vous en lister les avantages et inconvénients.

Un état d’esprit

C’est un point très important. Je ne pense pas que tout le monde puisse s’épanouir dans du télétravail. Il faut tout d’abord être très autonome. Vous n’aurez pas en permanence un chef sur votre dos pour vous dire ce qu’il y a faire, et donc vous devrez savoir vous organiser, faire des todo lists, prioriser les tâches… Il faut également être capable de communiquer. Les gens ne vous voyant pas, vous avez parfois besoin de leur rappeler que vous existez, de leur indiquer des avancements.

Il faut aussi être capable de se focaliser sur son travail et ne pas trop procrastiner. Même s’il y a un lave‐vaisselle à ranger à la maison (ou un super jeu qui vient de sortir), durant les horaires de travail, le travail passe avant. En revanche, il ne faut pas faire le contraire et travailler en permanence. Il est vraiment important de faire des pauses. J’ai eu dans les premières semaines quelques soucis de santé parce que j’étais trop concentré sur le travail et j’oubliais d’aller boire. En télétravail, il n’y a pas de collègues pour te proposer de prendre un café et/ou fumer.

De la même façon, une fois que la journée est terminée, il ne faut pas revenir pour aller vérifier ses courriels ou finir ce bout de code presque terminé. Le droit à la déconnexion existe, mais c’est plutôt un devoir envers votre santé mentale et votre famille. Il faut savoir dire stop.

Après, il peut y avoir un risque évident de dé‐sociabilisation. Pendant la journée, vous verrez beaucoup moins de monde que dans un bureau. De mon côté, pour lutter contre cela, j’ai essayé plusieurs pistes :

  • passer énormément de temps au téléphone avec les équipes. Privilégier le téléphone plutôt que le courriel pour certaines communications. Ne pas hésiter à prendre du temps pour demander des nouvelles de la famille, des vacances, etc. ;
  • essayer de sortir le midi pour ne pas rester seul et enfermé toute la semaine. J’essaie de manger un à deux midis avec mes enfants, un midi avec ma femme, des amis, au restaurant…

Une organisation adaptée

Pour que cela fonctionne, il ne faut pas seulement que l’employé soit compatible avec le télétravail, il faut aussi que le poste, mais aussi l’entreprise le soit (et les autres employés).

En effet, on ne peut travailler à distance de la même façon qu’en étant juste à quelques pas. Il est difficile de lister toutes les modifications que cela implique, mais j’ai essayé d’en mettre quelques‐unes :

  • Il faut que tout le monde communique. Quand tu es chez toi, il y a de nombreuses informations que tu ne peux pas obtenir en laissant traîner l’oreille ou en écoutant radio moquette. Il est donc nécessaire que ces informations soient transmises (par la hiérarchie, les RH, le CE…) de façon plus formelle. Un courriel peut suffire dans la majorité des cas, mais il peut être nécessaire d’organiser des audio conférences.
  • Il faut que les gens prennent l’habitude, lorsqu’ils organisent des réunions de prévoir ce qu’il faut pour les télétravailleurs. C’est‐à‐dire qu’il faut souvent :
    • un pont téléphonique ;
    • un ordinateur ou un téléphone dans la salle de réunion ;
    • s'il y a plusieurs personnes dans la salle de réunion, de vrais micros faits pour cela, pas juste un téléphone en haut‐parleur ;
    • si l’on prévoit de présenter quelque chose sur un écran (démo, diapos…), un moyen de montrer ce qu’il y sur l’écran (partage d’écran, par exemple) ;
    • éviter de montrer des choses avec les mains ;
    • ne pas dessiner sur un tableau (sauf si celui‐ci permet de partager le contenu à distance, ça commence à se généraliser) ;
    • que tout le monde ne parle pas en même temps ; il faut vraiment une seule discussion dans la salle pour pouvoir comprendre quelque chose ;
    • ne pas annuler ou décaler un meeting sans prévenir tout le monde ; il n’y a rien de pire que d’attendre inutilement des minutes le début d’une réunion.
  • Si c’est une grosse réunion (un présentateur avec de nombreux auditeurs par exemple), cela nécessite en plus :
    • de ne pas utiliser de pointeur laser, mais plutôt la souris pour montrer quelque chose ;
    • toujours prévoir un pont téléphonique, même si on n’est pas sûr qu’il y aura des télétravailleurs ;
    • lors d’une session de questions‐réponses faire passer un micro à la personne qui pose la question, ou alors que la personne qui répond répète la question.
  • Que les managers apprennent à faire confiance aux télétravailleurs. Pour certains cela peut être difficile de croire que le travail peut avancer même si l’on ne surveille pas en permanence les gens. Mais au final, je me suis aperçu que même les personnes les plus réticentes finissent, à court ou moyen terme, par apprécier de travailler avec des télétravailleurs.
  • De la même façon, il faut que le télétravailleur fasse confiance à son équipe, même s’il peut avoir du mal à croire que le travail peut avancer, même si l’on ne surveille pas en permanence les gens.
  • Ne pas court‐circuiter les télétravailleurs. Même si ton N+1 se trouve à 3 m d’un N-1, il faut qu’il apprenne à passer par toi. Sinon, tu te retrouves vite à ne pas savoir ce que font les gens de ton équipe.
  • S’il n’y a pas eu de choix (urgence, vacances) et que le cas précédent s’est produit, il faut à ce moment‐là avoir des comptes‐rendus écrits.
  • Savoir choisir le bon medium de communication entre les appels téléphoniques, les réunions, la messagerie instantanée, le courriel, faire venir la personne en chair et en os, etc.
  • Il faut aussi que le télétravailleur puisse donner une visibilité sur son état actuel. Dans les bureaux, c’est facile de voir que quelqu’un est en réunion, au téléphone, en pause… C’est beaucoup plus difficile à distance. Les outils de messagerie instantanée fournissent souvent ce type d’information. Il faut donc que le télétravailleur les mettent à jour, et que les gens apprennent à les regarder.
  • Avoir la possibilité de venir dans les locaux quand on en a besoin. Avoir à justifier le moindre déplacement parce qu’il y a un billet ou une nuit d’hôtel à payer par l’entreprise peut être difficile à vivre. Idéalement, le nombre de visites nécessaires ou maximum devrait être contractualisé lors de la signature du télétravail.
  • Ne pas faire venir les télétravailleurs dans les locaux inutilement. Cela peut avoir un impact sur sa vie familiale, et donc faire cela quand il y en a vraiment besoin et en regroupant au maximum les rendez‐vous dans la journée ou la semaine.
  • Il faut que la famille comprenne aussi que ce n’est pas parce qu’on se trouve à la maison, que l’on a beaucoup de temps pour faire des choses.

Des outils adaptés

Comme je viens de l’indiquer, il y a de nombreux outils qui nous facilitent la vie, et qui sont même indispensables en télétravail :

  • De bons outils de communication. Idéalement, ils doivent au moins permettre :
    • de téléphoner ;
    • d’organiser des conférences téléphoniques ;
    • de partager une fenêtre ou un écran ;
    • d’envoyer des textes, images, etc. ;
    • d’avoir accès à l’annuaire de l’entreprise ;
    • de gérer un état de la personne (en réunion, au téléphone, absent…) ;
    • personnellement, je n’ai jamais trouvé la visiophonie utile, mais je ne sais pas si c’est généralisable. Ils en existent plusieurs sur le marché. Personnellement, j’en utilise un depuis de nombreuses années, développé par Microsoft, qui, une fois n’est pas coutume, me convient parfaitement. Je n’ai en revanche jamais eu besoin de tester le client propriétaire sous GNU/Linux.
  • Un bon PC. J’ai eu personnellement le choix entre un PC portable qui permettait de me connecter à mon PC de développement dans les locaux, ou de ramener chez moi mon PC de développement. Je n’ai pas hésité 30 secondes et j’utilise mon PC de développement à la maison. Cela me permet, entre autres, d’être capable de travailler même lors d’une coupure réseau et de profiter d’un vrai écran pour travailler (34”). En revanche, j’ai plusieurs machines virtuelles dessus pour simuler certains équipements et une petite machine virtuelle à disposition dans le réseau de mon entreprise pour certaines actions (copier un fichier d’une machine à l’autre sans saturer ma bande passante, lire certains fichiers sans avoir à les télécharger…).
  • Une bonne bande passante. Le télétravail sur le plateau du Larzac, j’y crois moyennement. Je dirais que 10 Mbit/s me semble un minimum. Il n’y a rien de plus chiant que d’avoir à râler sur ses enfants parce qu’ils utilisent la TV par ADSL alors que tu es en conférence téléphonique. Par exemple, il a donc fallu que je cherche mon nouveau logement avec un site d’éligibilité ADSL/fibre dans la poche. Je n’ai personnellement jamais testé la 4G pour le télétravail.
  • Que l’entreprise possède aussi une bonne bande passante. Les télétravailleurs consomment au final pas mal de bande passante (partage d’écran, téléphonie, téléchargement de fichiers…).
  • En train, un bon kit main libre. Le combiné téléphonique, ça fatigue la main, un casque avec micro ça tient chaud et la qualité peut être mauvaise (micro trop près de la bouche), alors mieux vaut avoir quelque chose de qualité sachant que cela peut être ton principal outil de travail.
  • Un VPN. Même si ce n’est pas une obligation, un VPN est quand même un plus. Cela donne facilement un moyen d’avoir sa machine à l’intérieur du réseau, même si l’on se trouve physiquement à l’extérieur.
  • Une imprimante/photocopieuse. C’est toujours utile. On peut essayer de se faire rembourser les cartouches ou toners et les feuilles de papier.
  • Une bonne machine à café.

Qu’est‐ce que ça apporte à l’entreprise ?

Tout d’abord, je ne pense pas que le télétravail réduise les coûts pour les entreprises. Même si les locaux sont plus petits, il y a de nombreux autres coûts : bande passante, outils et logiciels adaptés, les billets d’avions et hôtel quand les télétravailleurs viennent au siège… En revanche, (mode décideur pressé activé), cela peut aider à mettre en place de la sous‐traitance et de la délocalisation. S’il est possible de travailler avec des gens à 300 km, il est logiquement possible de travailler avec des gens à 3 000 km.

Je me suis aperçu aussi que la productivité des télétravailleurs augmente souvent. Moins de transport veut souvent dire plus de temps de travail, et les gens en télétravail sont souvent moins dérangés par leur environnement (collègues qui discutent, pause café…).

En revanche, cela peut permettre d’améliorer la qualité de vie des employés, et donc profiter à l’entreprise. Cela permet aussi de garder des employés qui auraient démissionné sans cela, ou embaucher des gens qui n’auraient pas accepté sans cette possibilité.

Qu’est‐ce que ça apporte au télétravailleur ?

Je pense que nous avons tous des raisons différentes de vouloir faire du télétravail. Personnellement, c’était principalement pour améliorer notre qualité de vie et pouvoir garder mon poste bien que ma femme était mutée. Pour d’autres, cela peut être dû à des raisons médicales, l’envie de changer de climat, plus de libertés, pour se rapprocher de sa famille…

Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises raisons. Mais en tout cas, il faut que cela soit volontaire et non imposé.

Les inconvénients

Il y a en revanche plusieurs inconvénients. J’ai déjà parlé de la dé‐sociabilisation, et la possible sensation d’être moins au courant de certaines choses. Il y en a d’autres.

Être moins impliqué dans la vie de l’entreprise

Vu que tu es moins dans les locaux, tu vois moins les collègues, tu profites moins du CE, des soirées… De la même façon, il y a peu de chances que tu te syndiques ou que tu deviennes délégué du personnel, pour les mêmes raisons.

L’absence d’évolution

Tout d’abord, j’ai l’impression que certains postes de management semblent incompatibles avec le télétravail. Il peut donc être difficile de postuler à ce type de poste.

J’ai aussi l’impression que pour pouvoir évoluer, la présence dans les locaux semble nécessaire pour rappeler que l’on existe lors du jeu des chaises musicales des réorganisations. Il y a néanmoins de grandes chances que cela soit juste un préjugé de ma part.

Conclusion

Le télétravail, c’est bien, mangez‐en ! Si vous en avez la possibilité et l’envie, foncez. Si vous êtes un DRH ou un manager, il ne faut vraiment pas en avoir peur, vous avez beaucoup de choses (mais peut‐être pas directement de l’argent) à y gagner. Bien sûr, ces propos n’engagent que moi et, si vous avez vécu une autre expérience, même négative, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires. N’hésitez pas non plus à poser vos questions, j’essaierai tant que possible d’y répondre.

Pour ceux qui sont arrivés jusque ici, bravo à vous, parce que j’ai l’impression d’avoir écrit un gros pavé immonde.

  • # Commentaires

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    A noter que du coup il y a déjà eu pas mal de commentaires qui ajoutent des ressentis d'autres personnes, alors n'hésitez pas à jeter un oeil sur les commentaires du journal à l'origine de la dépêche avant de commenter ici.

    • [^] # Re: Commentaires

      Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 03/04/17 à 12:55.

      C'est marrant beaucoup de monde a l’air de voir comme un nirvana le télétravail à 100 %.

      Personnellement, je ne le veux pas et je ne sais pas travailler avec des gens en télétravail complet.

      En principe, j’essaie de faire en sorte que mes collègues deviennent des amis. Ce n’est pas le cas de tous évidemment. Et c’est bien plus facile et bien plus rapide en présentiel. La communication non verbale joue beaucoup. D’ailleurs, ça concerne aussi l’ambiance de travail. Personnellement, je ne suis pas une machine et j’apprécie d’avoir quelqu’un qui fait du bruit ou une blague à côté de moi (toute proportion gardée, évidemment). Avec mes collègues de boulots (qui ne font pas forcément parti de mon équipe), je fais du sport, je sors le soir, je vais au resto, je vais visiter des pays… On apporte les croissants, on se prête des objets du quotidien,…

      Typiquement quelqu’un qui affirme :

      « On évite aussi les discussions avec les collègues qui, ne passant que par le téléphone et le courriel, deviennent plus formelles, bref j’ai l’impression qu’on perd moins de temps qu’à mon précédent emploi (où j’avais dû batailler un peu pour obtenir une pièce – minuscule – pour moi tout seul). »

      N’a juste pas la même conception du travail que la mienne. Notez que je fais la guerre aux réunions à mon boulot, je veux que les communications au boulot soient efficaces, mais ça n’empêche pas d’avoir une vie sociale en entreprise (d’ailleurs d’autres disent qu’ils tentent de l’avoir par téléphone).

      Il faut pas chercher messieurs, avec le téléphone, la visio ou toute la VR que vous souhaitez vous perdrez toujours la communication non verbale, parce que vous resterez dans une communication active et ne verrez pas la communication passive.

      De plus, en supprimant tout esprit d’entreprise comme ça, vous donnez un pouvoir potentiellement incroyable à votre patron qui n’est plus face à un groupe (ou des groupes) de salariés, mais face à des individus. Au moindre problème, vous changez ? Cool et merci pour ceux qui restent. La solidarité dans un monde ultra‐libéral c’est abstrait, n’est‐ce pas ?

      Je réponds à ton commentaire, mais c’est assez général. Vous faites bien ce que vous voulez et si ça vous arrange comme ça, tant mieux. Personnellement, je préfère éviter autant que possible.

      Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

      • [^] # Re: Commentaires

        Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 02/04/17 à 11:38.

        C'est pour les raisons que vous évoquez que pour ma part je ne l'envisage qu'en freelance sur mandat ou alors de maniére ponctuelle et limitée dans le temps avec une entreprise.
        Pour la culture d'entreprise et c'est purement personnel, je m'en fout car je pense et j'ai experimenté la solidarité en entreprise : une pure vue de l'esprit à l'exception de petites entreprises type familiales.

      • [^] # Re: Commentaires

        Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 02/04/17 à 11:53.

        Personnellement je ne le veux pas et je ne sais pas travailler avec des gens en télétravail complet.

        Tu auras noté que personne, il me semble, n'affirme que le télétravail correspond à tout le monde, il y a plutôt une "alarme" sur le sujet.

        Personnellement je ne suis pas une machine et j'apprécie d'avoir quelqu'un qui fait du bruit ou une blague à coté de moi (toute proportion gardée évidement).

        Tu sous-estimes la partie instant messenging, tu n'aimes peut-être pas toi mais perso j'arrive à rire de blague à 1000 ou 10000 km de chez moi (je suis en Europe et ai beaucoup de contact US, ou tout simplement aux 4 coins de France).
        Et tu ne choisis pas tes collègues, tu idéalises beaucoup en imaginant qu'aucun de tes collègues que tu n'as pas choisi sont super sympas.

        On apporte les croissants, on se prête des objets du quotidien,

        Tu (en tous cas beaucoup) font 2 heures de trajet pour ça plutôt que de parler à ses voisins. Je te laisse les croissants vu le "coût" en transport.
        Note qu'il a été aussi dit qu'il peut être important de se voir de temps en temps, pour créer un lien plus fort.

        De plus en supprimant tout esprit d'entreprise comme ça,

        Préjugé : tu peux adhérer à (ou être manipulé avec) un "esprit d'entreprise" dans tous les cas, pas de différence.

        vous donnez un pouvoir potentiellement incroyable à votre patron qui n'est plus face un groupe (ou des groupes) de salariés mais face à des individus.

        Préjugé : les moyens de communication sont nombreux, et peuvent ne pas passer par l'entreprise sans problème (alors qu'en physique, faut faire attention que le patron est pas la). Bref, pareil.

        Au moindre problème vous changez ? Cool et merci pour ceux qui reste.

        C'est pareil sur place (pour les informaticiens sur Paris, c'est très classique, la nouvelle boite ne sera pas bien moins loin), préjugé sur l'idée que le télétravail change l'idée (ce n'est même pas plus facile, vu que pour le moment la majorité des entreprises refusent le télétravail).
        Mais sinon : tu veux que les autres soient forcés à être solidaire? Euh… désolé, mais la liberté c'est aussi la liberté de se barrer, et si d'autres veulent rester pourquoi accuser ceux qui partent? Pour reprendre ton argument, ça permet aussi d'éviter que "ceux qui restent" t'imposent leurs idées (il y a un thread sur le sujet dans le journal), et ce n'est pas plus mal.
        Bref : hors sujet.

        Je réponds à ton commentaire, mais c'est assez général.

        Pas de soucis.

        Vous faites bien ce que vous voulais et si ça vous arrange comme ça tant mieux, personnellement je préfère éviter autant que possible.

        C'est toi choix, pas de soucis, mais s'il te plait évite les préjugés sur ce que tu n'aimes pas : pas la peine d' "avaler" les arguments de ceux qui détestent (parfois sans savoir pourquoi) les personnes ayant "trop" envie de ne pas être sur place, vaut mieux rester objectif.

        Encore une fois, si tu n'aimes pas aucun soucis, juste pas la peine de t'inventer de fausses raisons pour te conforter dans ton choix, fait ton choix objectivement.

        Note que je te dis ça en ayant testé les deux, ce n'est pas comme si je ne connaissais pas le travail sur place avec des collègues (et des fois c'était trop cool on se voyait en dehors du taf, et des fois c'était pire que d'être seul)

        • [^] # Re: Commentaires

          Posté par . Évalué à 7.

          Tu auras noté que personne, il me semble […]

          Et j'ai pris soin de bien montrer qu'il s'agit de mon avis uniquement et d'affirmer que je ne suis pas contre, mais que je ne me vois pas travailler avec (j'ai un peu dérivé sur la fin).

          Et tu ne choisis pas tes collègues, tu idéalises beaucoup en imaginant qu'aucun de tes collègues que tu n'as pas choisi sont super sympas.

          Non j'ai connu de ma courte expérience des personnes avec qui je devais travailler et qui m'était foncièrement insupportable. Réellement. Si je n'avais pas était avec eux, nous aurions totalement cessé de communiqué et tout serait parti en carafe. Être en présentiel permet de garder un minimum de contact là où naturellement tu coupe tout contact.

          Tu (en tous cas beaucoup) font 2 heures de trajet pour ça plutôt que de parler à ses voisins.

          C'est un choix de faire 2h de trajet (c'est pas monsieur « vous avez fait le choix de vivre à la campagne vivez avec » qui ve me sortir ce genre d'argument tout de même). Moi je fais 20 minutes par jour. L'an dernier j'en faisais 40. Je ne vois pas vraiment le rapport avec les voisins en fait…

          De plus en supprimant tout esprit d'entreprise comme ça,

          Préjugé : tu peux adhérer à (ou être manipulé avec) un "esprit d'entreprise" dans tous les cas, pas de différence.

          Non, c'est incroyablement plus difficile. Discute avec les presta de SS2I qui sont continuellement en clientèle. Le contact physique, le fait d'avoir des locaux, le fait d'avoir une vie (une bouilloire, des pauses, des moments pour partager,…) c'est ça qui crée la sensation d'appartenir à une entreprise. Il y a d'autres moyens d'en avoir mais ça demande un effort considérable pour obtenir un résultat tout juste comparable.

          Mais sinon : tu veux que les autres soient forcés à être solidaire?

          J'ai un exemple vécu chez un client. Un collègue qui arrive à son bureau, lis ses mails et fond en larme. Après plusieurs semaines de pression, il est entrain de craquer en lisant le dernier mail assassin de son chef. C'est quelque chose que tu ne vois pas si la personne est en télétravail, tu ne peux pas aller le voir pour le réconforter. En présentiel, tu peux aller essayer de l'aider. Rien ne t'y oblige non plus.

          Note que je te dis ça en ayant testé les deux, ce n'est pas comme si je ne connaissais pas le travail sur place avec des collègues (et des fois c'était trop cool on se voyait en dehors du taf, et des fois c'était pire que d'être seul)

          En fait c'est une solution qui marche très bien dans les bons cas. Tu es dans la force de l'âge, ton employeur (et toute la hiérarchie qui est au dessus de toi) est cordial, tu as une excellente employabilité, tu as une vie sociale hors de ton boulot,… Le problème c'est quand il commence à y avoir un problème, quelqu'un qui commence à faire un burnout, quelqu'un qui pour diverses raisons a un peu plus de mal à communiquer, un nouveau qui a du mal avec trouver sa place,… Que tu t'en foute (si je te parle de solidarité tu monte immédiatement sur tes grands chevaux) c'est ta vie, j'espère juste que personne autour de toi n'en a besoin et que tu n'en aura pas besoin. Mais c'est une réalité, j'ai des amis qui après quelques années dans ce genre de mode de travail se disent que finalement c'est pas si parfait que ça. L'explosion des espaces de coworking est tout aussi révélateur que finalement ce n'est pas si rose de ne pas avoir de collègue.

          Je ne suis pas du tout pour empêcher les gens de faire du 100% de télétravail, j'exprime juste des problématiques, que je vois ou que j'ai vu.

          Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

          • [^] # Re: Commentaires

            Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 02/04/17 à 17:22.

            Je ne vois pas vraiment le rapport avec les voisins en fait…

            Le rapport est qu'on considère les collègues physiques comme important pour le social, mais… On ne parle quasiment jamais de ce qui est plus proche de soit, généralement ces gens bien proches physiquement sont des inconnus.
            C'est une question de société, notre rapport avec ce qui est proche physiquement.

            Discute avec les presta de SS2I qui sont continuellement en clientèle.

            Tu mélanges beaucoup de choses : le télétravail ne veut pas dire "presta en SS2I", c'est plutôt l'inverse (les gens sont avec des collègues, ils travaillent ensemble).
            Bref : hors sujet.

            C'est quelque chose que tu ne vois pas si la personne est en télétravail, tu ne peux pas aller le voir pour le réconforter.

            Et en télétravail c'est d'autres systèmes, les gens peuvent pas mal parler en "peer to peer", et d'inquiète pas le chef en prend pas mal aussi, voir plus car la distance permet aussi d'avoir une personne "proche" mais assez éloignée pour pouvoir parler sans pression (et sans personne d'autre pour entendre par hasard).

            Que tu t'en foute (si je te parle de solidarité tu monte immédiatement sur tes grands chevaux)

            Je ne m'en fous pas, tu as juste utilisé de l'émotionnel, de la pression inconsciente, de la culpabilisation, le tout qui n'a pas grand chose à voir avec le télétravail (ce que tu décris existe tout autant en physique), et oui en effet je n'aime pas cette manipulation. Elle est peut-être inconsciente, dans ce cas fait attention à ne pas te faire manipuler de la sorte.

            Mais c'est une réalité, j'ai des amis qui après quelques années dans ce genre de mode de travail se disent que finalement c'est pas si parfait que ça.

            Le problème est que la tu parles dans le fantasme sur les commentateurs : personne ne dit que c'est parfait, au contraire! Relis-les, les commentateurs parles d'avantages et de risques, et que ce n'est pas fait pour tout le monde justement. Ils mettent juste en avant leur raisons pour l'avoir choisi car ça leur semble plus important que les inconvénients (qu'ils ne cachent pas).
            Tu as rencontré des gens pour qui ce n'est pas fait, ne prend pas leurs histoires pour des généralités, parce que dans ce cas on peut parler de tous les problèmes ds sites physiques et généraliser que ce n'est vraiment pas fait pour beaucoup de monde, ça ne marche pas comme ça.

            j'exprime juste des problématiques,

            Que tu généralises trop vite, et en oubliant les problématiques sur site physique.

            Je ne suis pas du tout pour empêcher les gens de faire du 100% de télétravail

            Et je ne suis pas du tout pour empêcher les gens de faire du 100% de site physique, juste que j'ai du mal avec les préjugés (ex que des gens ne peuvent pas êtres proches émotionnellement si pas proches physiquement) et/ou les généralisations rapides (ex le télétravailleur se fouterait de tout) et/ou les mélanges (ex les SS2I qu'est-ce qu'elles viennent faire la?).

            • [^] # Re: Commentaires

              Posté par . Évalué à 1.

              Que tu généralises trop vite, et en oubliant les problématiques sur site physique.

              Non je les exprime. C'est tout et justement c'est fais c'est pour ça que je ne continue pas la discussion inutile plus loin. Ce sont des choses auxquels à mon avis il faut penser avant de se lancer ne serait-ce que pour éventuellement prendre des contre-mesures.

              Quant à ton argumentaire sur mes arguments sur le pathos, je les comprends, et si j'essaie de le reformuler plus objectivement et sans exemple.

              J'affirme que tu rate une partie non négligeable de la communication non verbale et quasiment toute la communication passive. Ça peut poser des problèmes pour le travail, mais ça ce n'est pas grave car il y a pleins de choses pour s'en rendre compte. Ça peut aussi poser un problème quand quelqu'un flanche (le cas classique du burnout).

              Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

              • [^] # Re: Commentaires

                Posté par (page perso) . Évalué à -1. Dernière modification le 03/04/17 à 08:36.

                Ce sont des choses auxquels à mon avis il faut penser avant de se lancer ne serait-ce que pour éventuellement prendre des contre-mesures.

                Mais… Les gens qui font du télétravail le disent! ils n'arrêtent pas de prévenir! Tu réponds comme si les autres commentaires de télétravailleurs ne parlaient pas des problèmes et contre-mesures! Par contre, désolé mais en tant que télétravailleur j'ai plus compris ce que les autres télétravailleurs dans le journal lié parlent comme risques que ce que toi tu dis.

                (le cas classique du burnout)

                Le burnout, il est vrai (ou pas), a attendu le télétravail pour exister (ou pas), et les gens en présence physique ils détectent tous les cas de burnout super tôt et y remédient direct (ou pas).

                As-tu une démonstration qu'il y aurait plus de burnout en télétravail et que c'est un problème "non détectable car on n'est pas en physique"? Moi j'en n'ai pas, et je suis preneur, en attendant ce n'est pas un argument objectif. Si tu n'as pas de documentation sur le sujet, tu as encore une fois des préjugés et effectivement la discussion est inutile à cause d'une volonté de parler de problèmes qui sont des préjugés et non la réalité, c'est impossible à débattre.

                C'est dommage d'avoir autant de préjugés. Encore une fois, libre à toi de ne pas aimer le télétravail pour raison x ou y, et il y a plein de nouvelles difficultés avec le télétravail, mais pas la peine d'y associer des préjugés (basé sur des expériences d'autres, de comment ils t'ont présenté la chose alors que ce n'est pas forcément la vérité?).

                Ici, je réagis pour dire aux gens : attention, là ce sont surtout des préjugés et/ou une vision très subjective et peut-être déformée ("j'ai des potes, avec tout ce qu'il y a de subjectif dans une discussion avec des potes surtout ceux qui ont pas aimé, qui m'ont dit que"), ne prenez pas ce discours comme général.

      • [^] # Re: Commentaires

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Question rhétorique : prenons les admins de LinuxFr. ils ne sont pas sur le même site, est-ce que ça les condamne à ne pas êtres amis, à ne pas se faire de blague à distance, à ne pas avoir de lien, à ne pas aller boire une bière ensemble?
        Être en télétravail, c'est comme être un des admins de LinuxFr en étant payé pour le faire.

      • [^] # Re: Commentaires

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        D'ailleurs ça concerne aussi l'ambiance de travail. Personnellement je ne suis pas une machine et j'apprécie d'avoir quelqu'un qui fait du bruit ou une blague à coté de moi (toute proportion gardée évidement). Avec mes collègues de boulots (qui ne font pas forcément parti de mon équipe), je fais du sport, je sors le soir, je vais au resto, je vais visiter des pays,… On apporte les croissants, on se prête des objets du quotidien,…

        En télétravail à 100% depuis 2012. Je partage ton point de vue à ce niveau, c'est en effet ce qui me manque le plus.

        • [^] # Re: Commentaires

          Posté par . Évalué à 5.

          Bonjour,

          Je partage l'avis de Zenitram sur le sujet. Ce n'est pas pour tout le monde, et il faut une pointe d’asociabilité pour que cela fonctionne. Par contre, comme il l'a dit (à sa façon), il n'y a pas que le travail pour se faire des amis. En 8 mois ici, je me suis fait beaucoup plus d'amis en dehors du boulot qu'en 8 ans en région parisienne.

          Et je pense qu'il faut aussi distinguer le fait d'être nouveau dans un équipe en télétravail, et le fait de déjà beaucoup connaitre l'équipe et de partir travailler chez soi.
          Dans le deuxième cas, on a déjà apprit à se connaître, on parle plus de sa vie privée, on blague… C'est surement plus facile.

      • [^] # Re: Commentaires

        Posté par . Évalué à 3.

        En principe, j’essaie de faire en sorte que mes collègues deviennent des amis.

        Je pense que c'est là le point notoire de différence entre quelqu'un qui peu faire du télétravail et un pour qui ce sera très dur voir impossible.
        Pour ma part j'ai bossé dans plusieurs boites et à une exception près n'ai jamais gardé le contact avec un ancien collègue, car j'ai une vue de l'amitié qui se base sur la qualité des relations/affinités que j'ai avec une personne et non sur l'opportunisme parce qu'on travail ensemble et que du coup on se voit toute la journée.
        Ce qui permet du coup de décorréler le sentimental de la cordialité et ne m'empêche pas d'avoir de bonnes relations avec mes collègues.
        Par ailleurs toutes mes expériences de télétravail ce sont bien passées, mais elles ont toujours été ponctuelles.

        kentoc'h mervel eget bezan saotred

        • [^] # Re: Commentaires

          Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 04/04/17 à 11:55.

          Tu fais trop de philosophie à partir d'un mot probablement mal utilisé.

          Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

  • # Je plussoie

    Posté par . Évalué à 8. Dernière modification le 01/04/17 à 09:48.

    Cela fait maintenant près de 4 ans que je travaille depuis mon domicile. Je ne suis pas affilié à une entreprise car à je souhaite rester libre. En quelques sorte, c'est mon entreprise mais l'entreprise c'est uniquement pour la façade et se faire connaître.
    Dans mon pays les contraintes administratives sont différentes ce qui me permet de m'en affranchir au maximum.
    Maintenant et c'est évoqué, il faut une sacrée discipline et s'imposer des horaires fixes. L'ensemble des travaux se font de telle heure à telle heure point barre.Les développements à 3 heures du mat c'est terminé. Pour ma part il n'y a pas d'urgence qui nécessite de bousiller sa vie. (une des raisons qui fait que je ne veux plus travailler en entreprise).
    Les déplacements sont extrêmement réduits. C'est tout bon pour la santé et les nerfs.
    Les communications se font par téléphone et pas par mail. Cela fait que je ne traite qu'environ 3 mails importants par jour en moyenne. D'autre part, le contact téléphonique laisse moins de place aux mauvaises interprétations.
    J'ai aussi toujours deux machines, avec la même config de manière à ne pas être bloqué en cas de panne de l'un ou l'autre et deux Synology pour le stockage/sauvegarde et le vpn, + deux disque dur cloné afin de ne pas perdre de temps lors d'une réinstallation de système.
    ça c'est pour l'organisation.
    Et pour le reste, j'émigre l'été sur ma petite terrasse sous mon parasol.
    Encore plusieurs choses : éviter l'isolement social, donner un coup de main à sa femme (évidemment on se fréquente de manière intensive). Perdre dix minutes pour donner un coup de main à la vaisselle, ça fait une pause et ça libère l'esprit et aussi évidemment s'occuper des enfants.
    Discipline aussi sur le café la bière et les excitants en général :-D (c'est très facile d'en abuser).
    J'oubliais évidemment Linux, ça c'est comme une Fein ( https://fein.com/fr_fr/ ), l'outil indispensable qui facilite la vie et dont on ne peut plus se passer quand on bricole. Linux pas besoin de touiller ça tourne toujours (Mint Mate).
    Exit le stress. On devrait appeler cela le : stressxit

  • # Café/clope

    Posté par . Évalué à 10.

    J'ai eu dans les premières semaines quelques soucis de santé parce que j'étais trop concentré sur le travail, et j'oubliais d'aller boire. En télétravail, il n'y a pas de collègues pour te proposer de prendre un café et/ou fumer.

    "Roger, reste pas assis trop longtemps, c'est pas bon pour ta santé, viens plutôt fumer."

  • # Solutions techniques ?

    Posté par . Évalué à 2.

    Il serait intéressant de faire un petit tour d'horizons sur les solutions techniques (libres bien sûr) permettant de télétravailler, notamment pour le VPN :)

    • [^] # Re: Solutions techniques ?

      Posté par . Évalué à 3.

      Pour le VPN, je ne pense pas que ce soit le plus difficile à trouver. OpenVPN et Openswan entre autres sont des références dans le domaine.

      Par contre, pour la partie Communications unifiées, j'ai l'impression que c'est beaucoup moins connu en open source. C'est en gros le système qui gère entre autre la partie VoIP, l'instant messaging, la téléprésence, les conférences, le partage d'écran… C'est l'outil social de base du télétravailleur.

      Il y a souvent un bon outil (et des protocoles normalisés) pour chaque pan de la communication : XMPP/Jabber pour la partie messagerie, Asterisk pour la voix sur IP, apache openmeetings ou les solutions webRTC pour les téléconférences… Mais j'ai du mal à trouver quelque chose d'unifié avec un client unique qui permet de tout faire. Des connaisseurs ?

      • [^] # Re: Solutions techniques ?

        Posté par . Évalué à 2.

        J’ai l’impression que matrix ferait le job pour tout ça. Mais ça n’est pas encore super mature, et je n’ai pas trouvé comment créer un serveur réellement privé (c’est d’ailleurs un peu à l’opposé de la philosophie du truc…).

        Mes commentaires sont en wtfpl. Une licence sur les commentaires, sérieux ? o_0

      • [^] # Re: Solutions techniques ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        J'avais a une époque utilisé bigbluebutton ( http://bigbluebutton.org/ ). Ça fait pas tout, mais ça peut être une brique intéressante qui regroupe déjà plusieurs points (c'est plutôt orienté 'e-learning' au départ, mais en passant tout le monde en "presenter" tout le monde peut prendre la parole et ça devient plus du mode conférence.)

  • # [ un peu HS ] Je n'aime pas trop la "promotion" d'un journal en dépèche.

    Posté par . Évalué à 10.

    Le problème est qu'on perd tout l'historique et la continuité des commentaires qui ont été faits dans le journal (enfin, on perd pas vraiment mais on splitte le suivi des discussions et c'est pas génial). Ya pas un moyen d'emmener les commentaires également lorsqu'un journal est promu en dépèche ?

  • # Mon expérience

    Posté par . Évalué à 5.

    Pour ma part j'ai 10 ans d'expérience en télétravail dans 4 entreprises différentes ! Ce que je dis ensuite n'en ai pas moins subjectif !

    Ce n'est pas que je le recherchais mais c'était d'abord le seul moyen que j'avais trouvé de travailler avec des techno libres. Dernièrement c'est plus pour des motifs perso de localisation.

    Clairement le télé-travail demande un peu d'effort de la part des collègues qui sont dans les locaux. En particulier d'être un peu rationnel sur la gestion de la communication. Dans un milieu très geek beaucoup de communication passe facilement en messagerie instantané ce qui est un avantage dans ce cas, mais le quasi refus de la visio/audio conférence peut lui être handicapant (lenteur de l'expression d'opinions ou de sujets flous à l'écrit). Un plus pour moi est aussi quand le supérieur hiérarchique ou un collègue "perd" régulièrement un peu de temps pour donner des nouvelles générales.

    Perso j'ai toujours eu des moments très régulier de présence physique dans la boite et ça me semble important pour avoir une relation plus mûre avec les personnes, ce qui évite ensuite les énervements ou mauvaises interprétation de la communication écrite.

    Coté présence au travail, la présence obligatoire sur messagerie instantané aide à être rationnel, également le travail en équipe avec des compétences partagées (l'autre peu juger de l'avancement normal de ton travail). Aider les autres est aussi un excellent moyen de se rendre présent et de se faire apprécier.

    Je pense par contre que c'est extrêmement difficile d'être le supérieur hiérarchique d'une personne qui ne serait pas en télétravail en étant sois même en télétravail (très difficile d'avoir un feeling sur l'intégration de la personne à l'équipe).

    Coté débit de connexion, perso, tant qu'une visio conférence passe, pour moi ça suffit. En gros même à 2-3 Mo/s il me semble que je bosse facilement. Par contre la qualité de connexion est importante (très difficile de bosser sans internet). (Je bosse surtout avec des web app et ssh).

    Le VPN est vraiment pratique pour éviter de demander une adaptation spécifique de la sécurité de tous les outils internes (mais bien sûr, ça dépend des outils utilisés).

  • # Organisation avec une partie en télétravail

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Trello vient de publier un article intéressant sur comment ils gèrent le fait d'avoir 65% des personnes en télétravail. C'est assez intéressant entre autre sur la gestion des réunions, je pense au fait de traiter tout de la même manière du moment qu'une personne est à distance, et d'éviter le classique (mais horrible) des personnes à distance et des personnes sur place devant un unique ordinateur.

    6 Rules To Live By When You Work In An Office But Have Remote Team Members

  • # Outils libres pour télétravail

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Les sites appear.in, Framatalk, meet.jit.si ou jitsi.tetaneutral.net proposent de la vidéoconférence directement depuis le navigateur, sans la moindre installation requise.

    J'ai utilisé appear.in pendant 2 ans, puis meet.jit.si depuis quelques mois pour les points téléphoniques matinaux servant de base à une méthode agile.

    Pour le reste des outils utiles à un développeur, le sujet est largement creusé : git (gitlab), jabber, courriel… Travailler à distance c'est comme participer à un projet de logiciel libre.

    Une différence majeure c'est toutefois que dans un projet de logiciel libre tu es porté par ta motivation, alors que pour le télétravail c'est à toi d'apporter et porter ta motivation…

    Il est clair aussi que ça ne concerne pas juste le télétravailleur, mais tout le reste de son environnement, tous ceux qu'il côtoie dans l'entreprise doivent s'adapter à l'absence physique du télétravailleur, et ces choses auparavant naturelles (comme le fait d'être assis à sa place, d'être là pour soutenir moralement un collègue face à un problème) disparaissent, laissant un vide. Il faut les répertorier, les codifier, et embêter les gens à apprendre comment transformer leurs habitudes "naturelles" en méthodes numériques…

    Je ne me sentais pas à l'aise, en début de réunion, quand la cheffe galérait 5, 7 puis 10 minutes à configurer son micro, pour que finalement le PC portable qui devait servir de pont téléphonique s'éteigne pour manque de batterie. Quand enfin la réunion commence, t'as intérêt à avoir les réponses aux questions des gens en face.

    Évidemment, comme les autres, et même quand on a pas l'espace pour, il faut se trouver des petits rituels, des sensations pour quand même quitter le boulot le soir, et donner à sa famille l'attention qu'elle mérite. Parce que justement vider le lave-vaisselle en douce le matin, quand on a du mal à se motiver pour embrayer la journée, ça ne compense rien.

  • # Connexion 4G

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    Perdu en campagne en bout de ligne téléphonique cuivre, j'ai tenté la 4G :
    https://twitter.com/Siltaar/status/828978170200260609

    J'atteins 3Mo/s pour seulement 20% de signal, ce qui est environ 6x supérieur aux connexions ADSL environnantes, et comme déjà indiqué plus haut, largement suffisant pour travailler.

    En ayant fait un petit effort d'aménagement, et en ayant choisi un modem 4G dédié et haut de gamme, j'ai une connexion et des débits stables.

    Avec le printemps, je vois les feuilles des arbres pousser, toutes mimi, vert pâle, et j'ai des envies de napalm quand j'ai l'impression que la qualité de ma connexion diminue. Mais jusqu'ici tout va bien ! (je reste à -112db dans un creux ou ni Free, ni Orange ni l'ARCEP ne pensent que c'est possible d'avoir de la 4G… ça valait un petit bricolage).

    50Go / mois de fair-use, à deux sur la ligne c'était vite parti. Alors on s'est remis à la radio FM (plutôt qu'en streaming), diminuer youtube et allocine, augmenter le cache du navigateur… puis on s'était mis à compter l'usage, le nombre de films téléchargés, les mises à jour (Debian et Android) seulement s'il reste du débit en fin de mois… Bon là ça vient de passer à 100Go, avec en plus les bonnes habitudes prises, y'a de la marge pour l'instant :-)

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