Revue de presse de l’April pour la semaine 3 de l’année 2026

15
19
jan.
2026
Internet

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Numerama] Contrôles CAF: comment fonctionne le nouvel algorithme de data mining?

✍ Amine Baba Aissa, le dimanche 18 janvier 2026.

Alors que le dispositif avait suscité de nombreuses critiques au sein d’associations en France, la CNAF a choisi de ne pas renoncer à son algorithme de contrôle des allocataires et vient de déployer un nouveau modèle de «data mining».​ Cette fois, l’organisme mise sur une communication plus transparente et a décidé

[Mediapart] Wikipédia, les 25 ans d'une utopie réussie devenue le punching-ball de l'extrême droite (€)

✍ Dan Israel, le jeudi 15 janvier 2026.

L’encyclopédie en ligne, gratuite et coopérative, a été lancée le 15 janvier 2001. Avec 65 millions d’articles en 326 langues, son succès a dépassé toutes les attentes, malgré les critiques régulière…"

[Républik IT Le Média] Software Heritage: dix ans de préservation du patrimoine applicatif

✍ Bertrand Lemaire, le mercredi 14 janvier 2026.

Le 28 janvier 2026, Software Heritage fêtera ses dix ans à l’Unesco. Morane Gruenpeter, directrice de la verticale Open-Science, et Bastien Guerry, responsable des partenariats, présentent cette initiative qui vise à préserver le patrimoine applicatif quelque soit le sort des éditeurs ou les feuilles de route de ceux-ci.

[ZDNET] Logiciel libre et souveraineté: la Commission européenne lance un appel à contributions

✍ Thierry Noisette, le lundi 12 janvier 2026.

La Commission propose jusqu’au 3 février aux développeurs, entreprises et communautés open source, administrations et chercheurs de contribuer à la future stratégie européenne d’écosystème numérique ouvert. En identifiant les obstacles à l’adoption de l’open source et en suggérant des mesures concrètes.

Et aussi:

Aller plus loin

  • # Appel à contribution sur les logiciels libres par la Commission Européenne

    Posté par  . Évalué à 3 (+3/-0).

    Je pense qu'il est du devoir de chaque libriste d'envoyer une réponse à l'appel à contribution organisé par la commission européenne.

    Et d'y rappeler qu'il n'y a pas besoin de financement pour mettre en place des mesures de simple bon sens:

    Mettre fin à la vente liée et forcée d'un OS privateur sous controle américain et ce sur chaque PC vendu dans l'espace européen. Tout citoyen européen devrait pouvoir acheter le pc de son choix sans licence Microsoft associée et ce de manière simple et directe.

    Mettre une obligation d'information du consommateur en indiquant le prix de la machine, le prix des logiciels préinstallés y compris l'OS s'il y a une vente liée optionnelle ( cfr 1).

    Rappeler à l'Office Européen des brevets que la convention européenne sur les brevets exclue la brevetabilité des œuvres littéraires, des mathématiques et des logiciels notamment. Les logiciels sont protégés par le droit d'auteur. Révoquer tous les brevets logiciels (invention mise en œuvre par ordinateur la tournure utilisée par l'OEB) illicitement octroyés par l'OEB.

    N'utiliser que des formats de fichiers réellement ouverts et interopérables à l'inverse de docx et autres formats de Microsoft pour toute communication des institutions européennes et n'accepter que des documents dans ces formats.

    Ça c'est la base.

    Allez au boulot chaque lecteur doit envoyer sa version.

    • [^] # Re: Appel à contribution sur les logiciels libres par la Commission Européenne

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

      "Rappeler à l'Office Européen des brevets que la convention européenne sur les brevets exclue la brevetabilité des œuvres littéraires, des mathématiques et des logiciels notamment. Les logiciels sont protégés par le droit d'auteur. Révoquer tous les brevets logiciels (invention mise en œuvre par ordinateur la tournure utilisée par l'OEB) illicitement octroyés par l'OEB."

      Ratifier de toute urgence le brevet unitaire, histoire que la Cour UPC remplie de multinationales devenues juges a temps partiel valide les brevets logiciels via sa jurisprudence, sans possibilité de correction par une Cour supérieure indépendante comme la CJEU.

      Les brevets logiciels en Europe sans débat c'est encore mieux!

      • [^] # Re: Appel à contribution sur les logiciels libres par la Commission Européenne

        Posté par  . Évalué à 2 (+2/-0).

        Tout à fait d'accord avec toi, j'espère que tu insisteras sur ce point dans ta réponse à l'appel à contribution de la Commission Européenne.

        • [^] # Re: Appel à contribution sur les logiciels libres par la Commission Européenne

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

          "j'espère que tu insisteras sur ce point dans ta réponse à l'appel à contribution de la Commission Européenne."

          Je pense que l'étape suivante c'est de saisir un tribunal national, la Commission Européenne et Mr Breton ont déjà menti dans leur réponse à Mr Breyer sur la compatibilité de cette construction avec les traités de l'UE.

          A ce propos, la Cour UPC a refusé de poser la question a la CJEU de sa propre légalité lors de l'affaire Roku en Octobre dernier, alors qu'elle avait l'OBLIGATION de transférer la question.

          A lire sur ce point le très bon article de Dr Stjerna, qui avait déposé plainte en même temps que FFII devant la Cour Constitutionnelle allemande:

          https://www.stjerna.de/files/Unipat-Independence-UPC.pdf

          "It is well known that the CJEU rules on the interpretation of the by way of preliminary rulings (Art. 267(1)(a) TFEU). If such question is referred to a court of a Member State and that court considers the answer to be decisive for the outcome of the case, it may refer the question to the Court of Justice for a ruling (Art. 267(2) TFEU). A referral is at its discretion in this case. However, according to Art. 267(3) TFEU, the court MUST refer the matter to the CJEU in the event of such a decisive question if its decisions cannot be challenged by domestic legal remedies, i.e., if it is the court of last instance."

          Le problème de cette construction est que le dernier mot sur la brevetabilité des logiciels est donnée à cette cour spécialisée, dont les juges sont composés de multinationales (Nokia, Airbus, 3M) qui ont un intérêt à étendre le champ du brevetable aux logiciels.

        • [^] # Re: Appel à contribution sur les logiciels libres par la Commission Européenne

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+0/-0).

          Voici ce que je pense envoyer comme réponse. Est-ce que cela vous paraît déraisonnable ?

          "Although the EU boast to be a fervent open source supporter, it is universally known as a deeply feuded to, mostly US, tech monopolies. Which is nothing short of amazing for an institution that also champions to organize a free market.
          A simple look at the document titled “CALL FOR EVIDENCE FOR AN INITIATIVE (without an impact assessment)” is confounding on this matter : instead of choosing free and open source fonts, the authors choose to acknowledge it institutionnals submission to American monopolies by employing their fonts (Times new roman, Arial…). Granted, this has no real impact. Yet this is a testimony of a culture of submission. Even when NO effort at all is required to get away with the dependency toward those overlords, the cultural choice of every potent person in the EU is not open source tools.

          My first suggestion is therefore to start building a culture of freedom and free software use. The cost is negligible. Just stop using closed-source software everywhere the job can be done with free software. The opposite strategy used by tech giants is very well documented (entrism in schools, every prominent institution…). This hints that, although this first suggestion seems lenient, it is in fact of primary importance. Stop shouting “do what I say, and do not imitate my deeds”; give the good example. Everyone who has tried knows that most (if not all) tasks, especially non-technical ones, can be achieved with free software. The cost of such a change is not zero but negative, since it would imply stopping the payment of licence fees.

          A major source of the culture currently at work in EU institutions is this entrism of US companies. Among the very successful strategies they use is preinstalled software. Enforce the possibility for users to choose the software installed on their devices, and you may start changing this culture. Consider, for instance, the complaints of people against the preinstalled bloatware on their smartphones. Wouldn’t they appreciate being set free? For example, if drivers were mandatorily open source, or if material specifications needed to build the drivers had to be provided for any electronic device entering the EU market. You would break this chain for free, since one of the most stringent problems for free software adopters is devices that are purposely designed to be incompatible with freedom. Make them incompatible with the EU market. You would burn this leveraging tool for (foreign) monopolies.

          The culture I am writing about is so deeply rooted that most people do not feel at odds with one of the most alarming threats emerging: many, if not most, electronic devices are now connected. And they are not connected at their owners’ will, but at their makers’. It is not a felony in the EU if a maker removes some properties of electronic devices owned by EU citizens or institutions. For instance, has anyone forgotten the deletion by Amazon of the novel 1984 from its Kindles? Instead of blindly following the US in laws sanctuarizing makers’ powers and real ownership over that of citizens (especially DMCA 1201, which is mirrored in the EUCD), the EU must become the new haven for digital freedom. Repealing any kind of DRM and anti-circumvention laws would result in a new, spontaneously thriving digital economy in the EU. Conversely, imagine what could happen if cloud providers or manufacturers controlling electronic devices—such as solar cells across the EU—started abusing their position as Amazon did. Nowadays, winning a war against the EU would not even require firing a bullet.

          Presently, US tech companies make trillions by leveraging their monopolies, although most of the software stack is free or open source. Such an opportunity to shake down their jug will likely not happen again. The laws enforcing those monopolies were adopted through a mix of lobbying (which will remain intense) and threats. The EU has historically been pusillanimous by giving way to the latter. The Trump administration is now blatantly abusing the strong position it has thus gained. It is high time to stop indulging. Just walk the hard but free way: repeal the EUCD. Make laws that restore full property rights to citizens. There is no associated cost anymore (tariffs are no longer a threat), except political will. It is also important to stress that monopolies’ most common strategy is to jail users through non-interoperability. Creating laws enforcing interoperability for services offered to EU citizens would blast this lock. Were you to take these steps, the EU free software industry would awaken from its decades of drowsiness.

          Another way to allow a strong free software industry to emerge is to stop developing the non-productive, ever-growing, parasitic industry of intellectual property—most notably patent law. Over the last decades, every possible way to let software patents hang like a sword of Damocles over the heads of aspiring software companies has been used. Today, this continues through the Unified European Patent and the associated Unified Patent Court, a stronghold of big tech lobbyists. Make it clear that no software patent will ever be enforced. This is a sine qua non condition for a European tech industry to exist.

          Once these measures are taken, keep supporting open and free tech development. Continue avoiding the build-up of monopolies and monopsonies in the industry, and you will obtain a strong tech industry in the EU.

          I hope this contribution clearly answers the concern expressed by:
          “However, it has emerged that supporting open-source communities solely through research and innovation programmes is not sufficient for successful upscaling and that it is critical to support emerging developer communities and businesses in scaling up via sustainable support and governance frameworks aiming for community upscaling, industrial deployment, market integration and commercial viability of open-source innovations.”

          The proposal can be summarized as:

          Use free software when possible.

          (Re)create the cultural conditions for free software to thrive (for instance, by prohibiting preinstalled software and electronic devices closed—by any means—to free software drivers).

          Do your job and create the legal conditions for the development of an EU-based free software industry (by repealing laws favoring US monopolies, such as the EUCD and software patent mechanisms)."

          « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

          • [^] # Re: Appel à contribution sur les logiciels libres par la Commission Européenne

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 25 janvier 2026 à 18:48.

            bon déjà l'intro, ça ne le fait pas trop sur les polices de caractères : tu comptes proposer Garamond ? Bitstream ? ya des polices recommandées par l'UE ? (les renvoyer à leurs propres recommandations serait plus constructif et marquerait mieux l'opposition USA/Union Européenne).

            2ème § : le terme "entrism" n'est pas anglais, "entryism" mais pas sûr que cela soit approprié :-) bah, trouver mieux. Évite le terme "negative" — négatif par nature — utiliser "is an economy"

            3ème § : précise que "driver" correspond à des pilotes matériel, « kernel drivers for hardware » par exemple. Pour "material" : plutôt "hardware specifications"

            4ème § : "The culture I am writing about" => précise, vu que tu as distingué 2 cultures au-dessus ; "culture of USA omnipresence" par exemple

            sinon le reste est pas mal : tu retiens principalement l'axe de continuer d'interdire les brevets logiciels, pas de l'utilisation privilégiée du logiciel libre ? ("open-source first"). 'fin c'est ce que je retiens de ce qui peut être pris pour une diatribe :D

            ah oui, tenter de faire des paragraphes moins longs avec une seul idée ou indiquer clairement la transition vers sujet à exprimer dans § suivant (mais ça je puis difficilement aider, ayant le même défaut :/)

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