Revue de presse de l’April pour la semaine 48 de l’année 2020

Posté par  (site Web personnel) . Édité par Davy Defaud. Modéré par Davy Defaud. Licence CC By‑SA.
24
1
déc.
2020
Internet

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Le Monde Informatique] Le CNRS soutient le patrimoine de codes sources Software Heritage

✍ Maryse Gros, le jeudi 26 novembre 2020.

« Software Heritage constitue des archives universelles de code source de logiciels pour permettre leur réutilisation et préserver à long terme la capacité d’accéder aux informations numériques. Le CNRS devient sponsor de platine du projet en lui apportant 100 000 euros par an. »

[ZDNet France] Logiciels libres et communs dans l’éducation : présenter des alternatives aux GAFAM

✍ Thierry Noisette, le jeudi 26 novembre 2020.

« “Quelles alternatives aux GAFAM ?” Après deux rencontres sur ce thème, les États généraux du Numérique libre et des communs pédagogiques lancent un cycle, inauguré le 28 novembre. »

[Clubic.com] GIMP, l’alternative libre à Photoshop, fête ses 25 ans

✍ Guillaume Belfiore, le mardi 24 novembre 2020.

« Parmi les logiciels libres incontournables, GIMP fait figure de référence. L’application de manipulations graphiques fête ses 25 ans et continue sa promesse visant à offrir une alternative à Photoshop. »

[LeMagIT] Les prochains satellites d’Airbus entièrement exploités par l’Open source

✍ Yann Serra, le mardi 24 novembre 2020.

« Airbus Defence & Space Geo a mis en chantier un datacenter basé sur OpenStack, OpenShift, Ansible et autres Ceph pour traiter de manière fiable les 40 To d’images quotidiennes de la constellation Pleiades Neo. »

[ChannelNews] Microsoft va continuer à héberger le Health Data Hub pendant près de deux ans

✍ Dirk Basyn, le mardi 24 novembre 2020.

« Le Health Data Hub restera chez Microsoft un certain temps encore. Craignant de possibles transferts de données de santé personnelles vers les États‑Unis. »

[Le Monde.fr] « Le gouvernement doit rendre disponibles, en ligne, l’ensemble des “cahiers citoyens” en open source » (¤)

Le mardi 24 novembre 2020.

« TRIBUNE. Un demi‑million de citoyens ont participé au grand débat national lancé par le chef de l’État après la crise des ”gilets jaunes”, remplissant quelque 630 000 pages de doléances. Cette cartographie inédite de la France depuis 1789 doit être numérisée afin de pouvoir être consultée, demande un collectif citoyen dans une tribune pour Le Monde ».

[EurActiv] Gaia‑X: A trojan horse for Big Tech in Europe

✍ Stefane Fermigier, Sven Franck, le lundi 23 novembre 2020.

« The EU’s cloud infrastructure initiative, Gaia‑X, poses a great risk of destroying the European ecosystem and hopes of sovereignty after the inclusion of some of the world’s largest tech firms in the project »

Aller plus loin

  • # Les satellites exploitent l'open source depuis longtemps...

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 8. Dernière modification le 04/01/21 à 08:28.

    Bonjour,

    Petit commentaire au sujet de l'article du site LeMagIT : le titre, un peu racoleur, ne reflète pas le contenu de l'article. Celui-ci ne traite pas de l'exploitation des satellites (centre de contrôle, centre de mission), mais de l'exploitation des données qu'ils produisent. Le défi consiste ici à créer une infrastructure économiquement viable et capable de traiter au fil de l'eau un énorme volume de données, données qui nécessitent de lourds traitements (on n'imagine pas toutes les transformations et tous les malaxages que subissent ces pauvres pixels venus de l'espace avant de révéler le déficit en eau de la végétation, la présence d'une zone urbaine ou l'altitude d'un point). Airbus Defence & Space Geo a choisi de bâtir l'infrastructure d'exploitation des données des satellites Pleiades Neo sur des composants open source.

    Pourtant, l'article aurait effectivement pu parler d'Open Source et d'Open Hardware au sujet des satellites eux-mêmes car, si la structure d'accueil et les instruments embarqués sont propriétaires, la plupart des satellites européens sont animés depuis des années par :

    • un processeur Open Hardware de la famille LEON, dont le design est l'œuvre de l'ESA et est adapté au milieu très hostile qu'est l'espace ;
    • Le système d'exploitation temps réel dur Open Source RTEMS.

    Au-delà des satellites, le libre est massivement utilisé dans le milieu spatial. La plupart des projets sont bâtis sur des systèmes GNU/Linux et truffés de composants libres. De facto, on trouve pas mal de composants libres adressant ce milieu. En voici quelques exemples :

    • Orfeo Toolbox, ensemble de bibliothèques C++ (avec un binding Python) de traitement d'image orientées télédétection (i.e. traitement de produits satellitaires et extraction d'informations thématiques de ces produits). Orfeo Toolbox (OTB pour les intimes) est publiée par le CNES (l'agence spatiale française) sous licence Apache v2.0.
    • Orekit, bibliothèque de mécanique spatiale développée en Java (avec binding Python), publiée sous licence Apache 2.0 par l'ESN CS GROUP et devenue une référence dans son domaine. Orekit compte parmi ses contributeurs réguliers des industriels (par ex. Airbus Defence & Space), des laboratoires de recherche (par ex. le Naval Research Laboratory de l'US Navy) et des agences spatiales (par ex. la Swedish Space Corporation).
    • Awesome-EarthObservation-Code référence un nombre impressionnant de composants libres adressant l'observation de la Terre.

    Pour terminer, sachez que sur le modèle du Google Summer of Code, l'ESA organise et finance depuis des années le Summer of Code in Space (SOCIS).

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