Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

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oct.
2003
Justice
Le Syntec Informatique avait, pendant l'été, parlé d'une possible réforme de la convention collective du même nom qui gère notamment le statut de la plupart des SSII (et également éditeurs de logiciels). Cette réforme pourrait notamment inclure une forme de statut d'intermittent de l'informatique.

Aujourd'hui, le Syntec Informatique présente ses 7 propositions pour améliorer la situation des SSII Françaises. 01Net propose une étude des propositions ainsi que les commentaires des organisations syndicales, dont le MUNCI (Mouvement d'Union National des Consultants en Informatique).

Un seul commentaire : c'est effarant.
Un point positif tout de même : la reconnaissance du MUNCI comme entité représentative des salariés des SSII.

NdM: Merci a Brice Favre et Fly_Fly pour leurs liens complémentaires. Quelques extraits :

le contrat dit de "chantier" se cale sur la durée de vie du projet. Il peut notamment conduire au "licenciement de personnes dont le réemploi ne peut plus être assuré lors de l'achèvement des tâches qui leur étaient confiées" . Syntec Informatique souhaiterait l'autoriser "dans le cadre de certaines prestations techniques" . Sans plus de précisions.


"Il faut reconnaître une certaine marge de souplesse aux entreprises, sans multiplier les plans de sauvegarde de l'emploi aux effets dévastateurs et amplificateurs." Deux solutions envisagées : le licenciement "pour inadaptation aux conditions du marché" et le départ volontaire.

Aller plus loin

  • # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

    Posté par  . Évalué à 6.

    intermittent de l'informatique ! autant employer les gens en CDD renouvelable et personelement je ne vois la dedans aucun intérétet pour les informatitiens !
    • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5.

      Dans la pratique, c'est pourtant ça.
      Soit c'est deux CDDs (max. 6 mois). Soit c'est des missions intérimaires.
      Quant aux CDIs, il faut avoir de la bouteille, hein...
      Les débuts d'un informaticien de nos jours ressemblent à ceux d'un artiste...
      • [^] # Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 9.

        Pour ma part, après trois années d'apprentissage, je me suis lancé dans la grande aventure de l'indépendance, et ça marche plutôt pas mal.

        Il faut avoir quelque chose à vendre (mais je pense que les lecteurs ici ont quelque chose à vendre). Pour ma part ce fut du awk (et vi).

        Finalement la vie hors SSII c'est bien aussi.
        • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

          Posté par  . Évalué à 3.

          >Finalement la vie hors SSII c'est bien aussi.

          AMHA il ne faut pas se leurer ... la très (trop ?) grande majorité du marché de l'informatique est sur Paris. Si tu tentes de faire l'indépendant en province, il faut t'acrocher .. Le marché est quand même ultra réduit !!!

          A Paris c'est surement plus facile ....
          • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

            Posté par  . Évalué à 5.

            C'est peut-être un peu réducteur quand même ca....genre sur toulouse l'informatique c a marche bien je pense avec toutes les boites aéronautiques...
            • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

              genre sur toulouse l'informatique c a marche bien

              A vrai dire, pas vraiment, j'ai l'impression. Il y a plus d'un an que je cherche du boulot, et je connais pas mal de gens dans le même cas. Depuis le début du mois, j'ai du répondre à une vingtaine d'annonces, j'ai vu la plupart des agences d'intérim de Toulouse, et rien, nada, quedalle...

              avec toutes les boites aéronautiques...

              Ces boites là, j'ai l'impression, tournent avec un "volant" de personnel spécialisé. Dans la plupart des cas, les compétences demandées sont très spécifiques, et c'est assez dur de rentrer dans ce "volant" si tu n'y connais rien, puisqu'il y a plus de personnel qualifié que de postes disponibles. Enfin, ce n'est qu'une impression...
              • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un rmssstiiiiiiiiiiiiste".

                Posté par  . Évalué à 3.

                En effet, il n'y a pas beaucoup de boulot sur Toulouse. Et d'apres mes renseignements, les recruteurs recoivent beaucoup de CV, plus qu'ils ne peuvent en traiter pour chaque poste qu'ils proposent. Du coup, on recoit même plus de réponses des recruteurs comme quoi la demande n'a pas aboutit.

                Allez, je pense que quand il y aura le RMA, ils nous m'emaucheront sans problêmes, pour 2 euros de l'heure qu'ils nous paieront, ça va bien les arranger. Et puis, comme je suis un gentil garçon, j'irai même travailler pour Pentecôte!
            • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

              Posté par  . Évalué à 2.

              Pour en rajouter, à toulouse il y "avait" deux gros secteurs employant des informaticiens : le spatial et l'aéronautique. Le spatial est en crise, CSSI, une grosse SSII toulousaine, dont un de ces client est le CNES, a mis tout son secteur spatial en chomage partiel. Pour l'aéronautique, airbus avance prudemment et ne maintient uniquement que les projets vitals. Beaucoup d'étude et de recherche ont été stopées ou mises en standby.
              Dans cette ambaince la, je pense que nombre de directions de SSII toulousaine voit d'un bon oeil les propositions du syntech. Pour l'instant chaque boite procede par licenciement individuels ou démission forcé pour diminuer leus éffectifs.
              Il va fallior que les informaticiens s'organisent. Nos patrons sont organisés dans le syntec, nous devons faire de même si nous voulons résister.
          • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 9.

            Il y a quand même un gros problème dans ce propos : Pourquoi concentrer à Paris ce qui peut se faire de n'importe où, de chez soi ou sous-traité en Inde ?
            Je dirais même que dans une ville moyenne, on vit beaucoup mieux qu'à Paris et que les deux heures de trajet que l'on gagne chaque jour peuvent être consacrées à des choses plus intelligentes comme développer un logiciel libre, s'occuper de son LUG, de sa famille ou à faire du sport.
            Comme exemple de mon affirmation, comparez l'actvité de l'ABUL et celle de Parinux : Elle n'est pas proportionnelle à la population.
            La France souffre d'une grave maladie que l'on appelle jacobinisme, je désespère que l'on puisse un jour trouver un antidote.
            • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

              Posté par  . Évalué à 5.

              Sur ce point, il est clair que les entreprises d’informatique te forcent à rester sur Paris au milieu des bouchons, te forcent à habiter dans studio de 25m2 à 35m2 (de véritables cages à lapin) , de subir la pollution,…
              Moi je rêve de travailler près de chez moi, en province à la campagne, dans une charmant petit village. Pourquoi ne pas aménager des parcelles de terrains à la campagne pour accueillir des entreprises de service et établir des connexions très hauts débits dans toutes ces régions ?
              La réponse est simple. Que serait la région parisienne avec 30% de population de moins ?
              Quoi qu’en dise notre gouvernement, çà ne ferais pas plaisir à l’économie locale et certains grand groupe.
              • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

                Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

                Salut,

                Voici un contre-exemple : CGEY (Cap Gemini Ernst & Young) délocalise une partie de ses prestations informatique de Paris vers Clermont-Ferrand, Lille ou Toulouse.
                Et il y en a d'autres :
                -> http://emploi.journaldunet.com/php/publication/publication.php?i=14(...)

                Yann.
              • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

                Posté par  . Évalué à 3.

                Il faut mettre les villes à la campagne!


                ...ok je
                (ooo))
                ----->[] (((o o )) paf le brouillard!
                ((__oo)
              • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

                Posté par  . Évalué à 2.

                pour que ca marche, faudrait peut etre que FT se bouge le cul a installer l'ADSL ailleurs que dans les grandes villes !!!
                • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

                  Posté par  . Évalué à 2.

                  Moi je connais un petit village (une vingtaine de baraques en vieille pierre), en plein cœur des Cévennes, où y'a l'adsl (et même l'eau courante, mais seulement quand y'a pas de grosse limace coincée dans ton captage à la source)... Les gens du villages espèrent que ça pourra devenir ainsi un lieu privilégié pour des travailleurs indépendants qui ont juste besoin de bits et d'eau fraîche (parmis les habitants actuels, y'a juste une traductrice je crois qui est vraiment dans cette sistuation, mais bon, les autres ils ont juste besoin d'eau fraîche).

                  Enfin bon, ça ce sera seulement si ça suffit à satisfaire les véléités de "dévelopement" de la commune, un peu plus bas dans la vallée, à laquelle le hameau est rattaché. Parceque sinon, gare, le projet concurrent repose sur l'installation d'un V.V.F. de 200 bungalos... Arf, quand tu connais le coin, ça te fais mal à l'imagination.

                  Bref, trêve de bucolisme : des coins pépères avec l'adsl y'en a, de plus en plus. Celui là est un cas un peu extrême, mais dans des communes de qlqs centaines d'habitants, quand les mairies poussent un peu au cul FT, ça commence à se faire.
                • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

                  Posté par  . Évalué à 1.

                  faut pas dramatiser non plus, l'ADSL se developpe de plus en plus et FT n'est justement plus le seul operateur a fournir l'ADSL en province (voir LDCOM, free et les autres)
                  Quand à dire que tout le boulot des indeps se trouve sur paris, je ne suis pas tout a fais d'accord, perso je me suis positionne sur le secteur des PME/PMI et je peux vous dire qu'il y a de quoi faire en bretagne par exemple.
                  • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

                    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

                    faut pas dramatiser non plus, l'ADSL se developpe de plus en plus
                    et FT n'est justement plus le seul operateur a fournir l'ADSL en province (voir LDCOM, free et les autres)


                    Jusqu'à preuve du contraire, FT reste propriétaire de la boucle locale.
                    Donc, LDCom ne fait du dégroupage que dans les centres de câblage,
                    quant à Free, Nerim, CI, et autres 9online, ils basent une offre IP loué soit sur la ligne ADSL de FT,
                    soit sur un dégroupage LDCom.
                    Mais on doit toujours payer un abonnement minimal à FT pour l'entretien des lignes téléphoniques et,
                    pour l'instant, il n'y a que FT pour tirer une ligne de téléphone supportant l'ADSL jusque chez toi.

                    --
                    Raphaël SurcouF
            • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

              Posté par  . Évalué à 2.

              Il y a quand même un gros problème dans ce propos : Pourquoi concentrer à Paris ce qui peut se faire de n'importe où, de chez soi ou sous-traité en Inde ?

              La sous traitance en Inde est de plus en plus choisie par les grosses sociétés et sera un bel argument pour que le Syntec démontre la mauvaise position des SSII Françaises :
              http://strategis.ic.gc.ca/SSG/dd71530e.html(...)
              http://www.eetimes.com/sys/news/OEG20020911S0078(...)
              http://news.bbc.co.uk/1/low/business/1496358.stm(...)
              http://www.theage.com.au/cgi-bin/common/popupPrintArticle.pl?path=/(...)

              cf liste des clients de Wipro (et trouver parmi ceux ci ceux qui n'ont pas annoncé de plans sociaux ;-) :
              http://www.wipro.com/customers/customerlist.htm(...)

              Que restera t'il à terme en occident ???
            • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

              Posté par  . Évalué à 4.

              Bon, je me laisse tomber dans le troll :-)

              Je dirais même que dans une ville moyenne, on vit beaucoup mieux qu'à Paris et que les deux heures de trajet que l'on gagne chaque jour peuvent être consacrées à des choses plus intelligentes comme développer un logiciel libre, s'occuper de son LUG, de sa famille ou à faire du sport.
              Comme exemple de mon affirmation, comparez l'actvité de l'ABUL et celle de Parinux : Elle n'est pas proportionnelle à la population.
              La France souffre d'une grave maladie que l'on appelle jacobinisme, je désespère que l'on puisse un jour trouver un antidote.

              Je suis d'accord avec toi sur le jacobinisme plus que forcené qui existe en France. Cela dit ce n'est une raison pour faire de l'anti-parisianisme primaire (ce n'est pas la 1ère fois que tu postes ce genre d'affirmations) !
              J'ai vécu à Paris et je la trouve vraiment très agréable à vivre, ce qui prouve la subjectivité de ce type d'affirmations. Ce qui est moins subjectif, c'est que Paris est de très loin la ville de France la mieux fournie en transports en commun. La différence d'activité entre Abul et Parinux vient d'intiatives ponctuelles et non d'un comportement social à l'échelle d'une région.
              Ce n'est pas parce que nos hommes politiques pensent que seul Paris est digne d'héberger des institutions et que seule la culture de Paris a le droit de vie que tous les Parisiens sont des cons et que cette ville souffre de tous les maux.
              • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

                Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -6.

                > Ce n'est pas parce que nos hommes politiques pensent que seul Paris est digne d'héberger des institutions et que seule la culture de Paris a le droit de vie que tous les Parisiens sont des cons et que cette ville souffre de tous les maux.

                Et pourtant c'est vrai : les parisiens sont tous des cons.

                >"seul Paris est digne d'héberger des institutions" -> Les politiciens
                vivent tous à Paris
                > "tous les Parisiens sont des cons" -> Donc les politiciens sont tous des cons.
                C'est bien ce que je pensais ;-)
              • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

                Posté par  . Évalué à 0.

                e qui est moins subjectif, c'est que Paris est de très loin la ville de France la mieux fournie en transports en commun


                Ah ? et tu tient ça d'ou ? pasqu'elle à des kilomètres de métros en plus que les autres villes ? ben c'est normal, les autres villes sont "sensiblement" plus petites...

                Prenons Lyon, par exemple, il y à un réseau de bus / tramway / métro / train qui marche tu tonnerre, qui LUI, permet aux handicapés d'accéder à ces moyens de transports (planché plats, ascenseurs...)

                Donc en effet, c'est pas subjectif, c'est du FUD :o)

                ça me rappel un collègue (de lyon) passant des entretiens sur Paris... Il était affolé de voir la méconnaissance du Parisien sur le reste de la France. D'ailleurs il s'en est fallu de peu pour qu'il lui dise que l'on avait l'eau courante, et qu'ils étaient en train d'installer l'électricité dans différents quartiers...


                Hop, elle est ou la sortie ? hop hop hop...
                ----[-]----
            • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

              mmm personnellement j'habite paris 20eme dans un 85m2 tout a fait abordable surtout que j'economise coté voiture (que je loue si le besoin se fait sentir) mon lieu de travail est a 30 minutes de chez moi via les transports en commun.
              La vie a paris est agreable ciné shopping balade etc (le pere lachaise est un endroit calme et verdoyant ;p)
              je ne comprend pas le pb qu'ont les gens avec paris ...

              pm
        • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

          Oui, sauf que je suis certain que tous ne savent pas se vendre.
          Franchement, ca doit être galère d'être indépendant :
          Tu cherches une mission, tu trouves pas, tu l'as dans le baba.
          T'as déjà une mission et tu dois refuser celle(s) que l'on te propose.
          Très dur de gérer ses périodes d'intercontrats.
          Sans parler des entreprises qui veulent toujours plus : le cahier des charges s'allonge toujours au fur et à mesure que tu livres des pré-versions.
          Tu dois extremement bien cadrer le projet, sous peine de travailler à perte !
          Et si tu es malade ? Tu fais comment pour expliquer au client que t'as du retard.
          Pour moi, toutes ces qualités de comptable, chef de projet, commercial, ca se trouve pas chez n'importe qui. C'est un métier de ouf. Ca suffit pas d'avoir des compétence d'informaticien à vendre. Passer indépendant au bout de seulement trois ans, et sur compétence de awk en plus. Alors là je suis sur le cul !
          • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

            Posté par  . Évalué à 3.

            Une autre solution intermediare se regrouper en association ou en cooperative (www.scop.coop). Ca combine un peu les avantages des deux systemes (independant et ssii) sans se faire exploiter par des voleurs (les patrons et actionnaires).
            • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

              Posté par  . Évalué à 2.

              hum...

              là franchement, je trouve que t'y vas un peu fort !
              avec deux amis, on a fait notre petite entreprise de services en informatique, et à ce que je sache, même si c'est un peu dur pour nous par moments (faut bien que les premières années se fassent !), on ne se vole pas nous-même.

              ne confonds PAS stp les "grands patrons" qui demandent 2 millions d'euros d' "indemnités" quand ils s'en vont alors qu'ils dévalisent les petits actionnaires (vivendi ? mmh ?), et les patrons de petites PME qui travaillent consciencieusement...
              et très dur, au même titre que les employés "normaux", quitte à être parfois payés moins qu'eux, car ce n'est pas seulement leur gagne-pain, mais également leur patrimoine propre, parfois qu'ils y investissent, et contrairement aux employés "normaux", parfois (souvent !), on doit même passer des nuit pour que tout soit fini en temps et en heure, au grand dam de nos familles respectives...

              la prochaine fois, avant de lâcher un truc de ce genre, regarde un peu mieux autour de toi stp...
              • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

                Posté par  . Évalué à 0.

                Je peux te dire ce que j'ai vu : des patrons de PME qui venaient une fois par semaine dans l'une des boites qu'ils avaient rachete et qui se payait un bon salaire pour ca. La je considere que c'est du vol, et c'est pas seulement Messier qui demande 20Me d'indemnites.

                Le cas que tu me decris est proche d'une association ou d'une scop vous etes tous les deux au capital non ? Mais si vous grossissez et que vous employez 50 personnes (ce que je te souhaites) est ce que vous ne vous paierez pas sur le dos des nouveaux salaries (paiement superieur a la richesse cree par son propre travail). Si tu bosses comme un fou et que tu touches 5me par mois du a ton travail ca ne me gene pas du tout !
          • [^] # Re: Ca tombe bien car "j'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiste".

            Posté par  . Évalué à 2.

            Je fais à peu près ça depuis environ 2 ans.
            Je suis fatigué et j'en ai marre mais bon ... j'ai eu du taf pendant 2 ans et ... j'ai bien bouffé pendant ces 2 mêmes années.
            Quand "y'a pas de boulot" (discours fréquement entendu - trop ? - autour de moi) y'a des missions. Et quand faut manger ben fo y aller.

            Pour ce qui est de cadrer les projets, j'en ai pris l'habitude et ce qui est rajouté est facturé, suffit de le dire d'avance :-)
            Et comme je bosse chez moi, meme quand je suis malade, je taf sous la couette.

            Enfin, tout ça pour dire "qu'informaticien intermitant" ou "intermitant du chômage" c'est pas très différent...
      • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

        Posté par  . Évalué à 2.

        à moins d'avoir de la chance, beaucoup de chance... Ca commence à faire un moment qu'on pratique la notion de technicien jetable.

        Le truc, là, c'est qu'au lieu que la négo se fasse en interne et forcément relativement en faveur du salarié (en dehors du pb du CDD), droit du travail oblige (si on est pas content on peut toujours aller voir les prud'hommes), ça donne un cadre légal béton avec peu de marge pour négocier pour le salarié...

        Bon, c'est qu'une proposition, mais ça ne m'étonnerai guère que ça passe ce genre de choses. Et ça va pas relancer l'emploi... juste peut-être permettre aux entreprises de mieux se porter dans un contexte difficile. Parce que c'est pas parce qu'on aura le droit de virer les gens en intercontrat que y'aura moins de chomeurs, bien au contraire... et les clients des SSII en question ne se porteront pas mieux, donc y'aura pas besoin de plus de main d'oeuvre. Le truc, c'est qu'ils ne seront pas obligés de les payer si ils sont en chômage technique, ils pourront les licencier à la place ;)

        C'est du joli, tiens...
      • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

        Posté par  . Évalué à 2.

        oue, en effet. au bout de 3 boites qui m'ont pris pour un con, j'ai choisi la fonction publique...
  • # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

    Posté par  . Évalué à 2.

    tiens ça me rappelle les offres de certains constructeurs, tu paye que la puissance que t'utilise.

    sauf qu'on n'est pas des machines !
  • # "Intermittent de l'informatique"...

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

    Dire que j'ai utilisé cette expression pour rire de ma situation de ces dernieres années: de mission en CDD,
    je me sentais assez proche des intermittents du spectacle. Du boulot pendant six mois, le temps d'un projet.
    Six (voire plus) d'Assédic. Et de nouveau 3 à 6 mois, le temps d'une migration...

    La prochaine fois qu'ils investissent les plateaux de télé ou qu'ils manifestent,
    agirons-nous aussi ?

    --
    Raphaël SurcouF
    • [^] # Re: "Intermittent de l'informatique"...

      Posté par  . Évalué à 2.

      Bah il "suffit" de couper tout les systèmes d'informations et systèmes informatiques. Ca fait plus mal que raler à la TV, comme moyen d'action. (Mauvais métier, changer de metier)
      • [^] # Re: "Intermittent de l'informatique"...

        Posté par  . Évalué à 1.

        Et si on laissait plutôt les tuyaux ouverts, et qu'on branchait tous nos webcams, en se ballandant devant avec des banderoles de manifestant.
        • [^] # Plus simple et plus efficace que faire un grève

          Posté par  . Évalué à 1.

          Il faut expliquer à nos élues pourquoi les propositions de la Syntex vont à l'encontre de la société comme çà a été fait pour les brevets de logiciels.

          En bref, ce que propose au final la syntec. C'est remplacer les périodes inter-contrat par des périodes aux assedics. Vu le coût du notre profession, je ne pense pas que nos dirigeants acceptes.

          Surtout que la moyenne des missions en informatiques dure au moin 6 mois, juste ce qui faut pour toucher les assedics.
    • [^] # Re: "Intermittent de l'informatique"...

      Posté par  . Évalué à 10.

      Vous savez, il existe des syndicats hein... Ou vous pouvez en monter un et rejoindre une fédération. Libre à vous.
      Une chose est sûre, ce n'est pas en gueulant uniquement sur les forums que la convention du Syntec (qui est ridiculement petite par rapport aux autres conventions, et qui laisse une liberté quasi totale aux employeurs, dixit ma prof de droit du travail) que vous allez changer les choses.
      Sérieusement, les informaticiens sont suffisament nombreux et importants dans les entreprises pour avoir du poids et un pouvoir de contestation. Et qu'on ne vienne pas me parler de : "oui mais on sera pas populaire" ou "manifester c'est illégal et ça sert à rien" !
      S'allier aux autres mouvements pourrait être une autre solution, pour commencer.
      • [^] # Re: "Intermittent de l'informatique"... en (g)reve.

        Posté par  . Évalué à 1.

        "Une chose est sûre, ce n'est pas en gueulant uniquement sur les forums que la convention du Syntec que vous allez changer les choses. "

        Oui, il propose justement autre chose : occuper les plateaux teles, ca me parait une action a impact fort. Y a d'autres actions possibles, la plus simple mais qui a souvent fait preuve de son efficacite la greve et l'occupation des locaux. On essaye ?
      • [^] # Re: "Intermittent de l'informatique"...

        Posté par  . Évalué à 2.

        Vous savez, il existe des syndicats hein.
        Et oui, l'informaticien moyen pense que parcequ'il est cadre ou ingé, il n'a pas besion de se syndiquer. Mais les patrons eux ils savent ce que c'est la lutte des classe. Ils la patriquent tous les jours. Les patrons ils sont organisés dans un syndicat patronal le syntec.
        A nous de faire de même. A nous de nous syndiquer, de nous organiser.
        • [^] # Re: "Intermittent de l'informatique"...

          Posté par  . Évalué à 2.

          je crois surtout que la cause de la non-syndication des informaticiens est a chercher ailleurs.

          Dans la plupart des boites d'info (genre ssii, petits editeurs de logiciels, pme), il est tres tres mal vu de se syndiquer.

          Si on demande qqchose on passe pour une pourriture de communiste ou qq chose comme ca. Rien que demander 1 prime de vacances et ton patron a l'impression que tu veux l'egorger.

          Dans ma boite, la philosophie est simple : on bosse pour enrichir 1 patron, c'est ca boite, il a 1 fort sentiment de propriété sur celle ci. Dans ma précédente boite c'était pareil.
          Je connais qq1 qui a essayé de faire bouger les choses et bien son patron l'a brisé et l'a contraint a démissionner. Ce salarié traine maintenant une réputation de cassecouille mettant en péril les boites alors qu'il revendiquait qq trucs de base. Et comme le monde est petit sa carriere professionnelle en a gravement souffert.
          • [^] # Re: "Intermittent de l'informatique"...

            Posté par  . Évalué à 2.

            je crois surtout que la cause de la non-syndication des informaticiens est a chercher ailleurs.

            Ce que tu dis ressemble a beaucoup de boites, et pas seulement de l'informatique. Il est trés mal vu d'être a la CGT a Airbus, que cela soit au BE ou sur les chaines. La plus part des militants syndicaux on fait une croix sur leur progression professionnelle (je dis la pluspart, car il existe des syndicats maison, genre FO a Airbus, ou il est bien vu d'y être). Par contre beaucoup de jeune ingés pensent qu'en ne disant rien, on peux bien se faire voir, ou même grimper dans la boite. La redescente est dure. Apres quelques années, les progressions de salaire ne sont plus la, surtout quand la conjoncture ne suit plus, et il n'y a pas de place pour tous le monde en haut de l'échelle.
            Alors, se syndiquer, revendiquer des conditions de travail correcte n'est pas forcement un mauvais pari ;). Pas grand chose a perdre au final.
            Les ingés d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'hier (i.e. des cadres). On est juste que des grouillots, il suffirait que l'on en prenne conscience pour que les choses changent :-)
            • [^] # Re: "Intermittent de l'informatique"...

              Posté par  . Évalué à 1.

              "pas grand chose a perdre" : et bien si justement c'est ca le probleme.

              On risque de perdre son job et de flinguer sa carriere professionelle, c'est deja beaucoup nan ?

              Et puis tout le monde n'a pas l'ame d'un héros pour vouloir envisager de prendre ce genre de risque.

              Sinon sur le reste de ton analyse je suis d'accord avec toi. Moi je suis cadre mais à part des portes j'encadre pas grand chose.
    • [^] # Re: "Intermittent de l'informatique"...

      Posté par  . Évalué à 5.

      écrivez des bugs! (mais pas trop quand même)
      c'est s'assurer du boulot pour plus tard :)))
  • # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

    Posté par  . Évalué à 7.

    La proposition du Syntec va avec le mythe du "on manque d'informaticiens" et autre conneries entendues a la teloche (jusque la normal) mais aussi dans la presse specialisée (ce qui est plus grave).
    Il faut bien voir que le marché du travail était jusque la "relativement" favorable aux employés, ce qui fait grave chier les patrons des SSII, justement...
    Retendre le marche du travail est bon moyen de rendre enfin ce marche moins favorable, permettant de foutre la pression du chomage sur des gens qui ne s'inquiétaient pas trop jusque la pour leur avenir professionnel... et donc de diminuer leurs pretentions.
    Il n'est pas impossible que la filiere informatique triomphante soit derriere nous.
    • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

      Posté par  . Évalué à 4.

      Tous les gens qui ont fait une formation en informatique a contre coeur parce qu'il y avait soit disant une penurie de travailleurs doivent l'avoir mauvaise.
    • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

      Posté par  . Évalué à 2.

      Je crois pas que ca soit derrière nous, l'informatique c'est une science encore jeune et depuis ses débuts on a assité à plusieurs cycle d'expension fulgurante puis de récéssion. Ca repartira certainement d'ici une 10 ène d'années, même peut être avant ...
      • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

        Posté par  . Évalué à 1.

        Ce que je dis ce n'est pas que la demande se contracte, mais qu'il est rentable de rendre le marché tendu, par l'adoption de ce genre de m****, par l'entree massive sur le marche de gens "a contre coeur", et par l'importation d'informaticiens.
        La demande, je suis d'accord avec toi, ca devrait aller.
        (troll 1)
        Par contre l'informatique, une science ?
        (troll nil)
        ;-)
      • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

        l'informatique c'est une science encore jeune

        Euh, plus si jeune que ça, quand même, et d'autre part, l'informatique en SSII n'est pas vraiment une science. C'est plutôt de la bonne production "industrielle" de lignes de codes. Il faut produire pour vendre.

        Ca repartira certainement d'ici une 10 ène d'années,

        Et d'ici là, comment on fait pour (sur)vivre ? Tous les mois, il faut sortir un loyer, une pension, des impôts, la bouffe, toussa...
  • # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

    parmi vous y'a beaucoup de monde qui a signé cette convention collective ?
    • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

      Posté par  . Évalué à 4.

      Tu n'as pas le choix de la convention collective. La CC est commune à toute une entreprise. Elle est choisie en fonction de son code d'activité (code APE). Certaines "vieilles" SSII créées avant la Syntec et n'ayant pas revu la Convention Collective en vigueur dans l'entreprise (c'est lourd de changer de CC, il faut faire un avenant à tous les salariés), ont une autre CC. Par exemple celle de "commerce de détail de papetrie, fourniture de bureau et informatique"...
      Il me semble d'ailleurs qu'IBM est toujours avec la CC de la métallurgie (une des meilleures conventions collectives pour les salariés, d'ailleurs). Quelqu'un pour confirmer ?
    • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

      Posté par  . Évalué à 1.

      beaucoup je sais pas, j'en connais plusieurs, tous ceux de la boite où je travaille en fait...

      le choix n'est pas forcément aussi évident que ça...
  • # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

    Posté par  . Évalué à 1.

    Mise à part l'impact dramatique sur les personnels qui sont régis par cette convention, il y dans cette proposition une monstrueuse épée de Damoclès pour tous les corps de métiers... pourquoi ne le faire que pour les informaticiens des SSII ?! :(
  • # et 1 point négatif supplémentaire : le MUNCI

    Posté par  . Évalué à 2.

    Un point positif tout de même : la reconnaissance du MUNCI comme entité représentative des salariés des SSII.
    J'espère qu'il ne s'agit là que de l'opinion de l'auteur et pas du modérateur.

    J'estime personnellement que c'est une catastrophe supplémentaire. Je pense qu'il y a suffisement d'organisations syndicales dites représentatives pour en trouver une dans laquelle se syndiquer pour y développer une branche informatique.

    En plus si c'est pour ajouter un groupuscule corporatiste (en fait un syndicat qui a honte de dire son nom) qui mélange les salades et les choux c'est à dire les salariés et les indépendants (les indépendants seraient-ils des salariés déguisés ?) c'est franchement dommageable.

    Je maintient cette position tant que pour la validation d'un accord la signature d'un syndicat de salariés est suffisante. J'espère qu'arrivera rapidement la réforme qui ne validera un accord que quand il est majoritare (c'est dire signé par des syndicats représentant une majorité de salariés) dans ce cas la création d'un syndicat supplémentaire ne sera qu'anecdotique puisque l'objectif sera d'avoir des coalitions majoritaires.
    • [^] # Re: et 1 point négatif supplémentaire : le MUNCI

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

      Les NdM sont préfixées NdM.
    • [^] # Re: et 1 point négatif supplémentaire : le MUNCI

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

      Connais-tu seulement l'état des organisations syndicales "traditionnelles" dans les SSII et plus spécifiquement pour les consultants (car c'est bien cette population qui est adressée par le MUNCI en premier mais par adoption les salariés des SSII également) ?

      En bref, dans les sociétés de conseils (attention j'ai pas dit SSII) ==> pas de syndicat !! pourquoi ?
      Je vois deux raisons principales :

      - Parce que la population salariale est extrêmement individualiste. Quand la société te vend comme expert XYZ/ingénieur ABC, c'est toi et pas ton collegue de bureau (un bureau ? ou ca un bureau ?) qu'elle vend. Donc, tu développes tes propres compétences et non les compétences de ton groupe/ensemble de collegues au sein de ton activité/département.

      - Parce que les consultants sont des cadres "pauvres" et que ca n'interesse ni les syndicats "travaillistes" ni les syndicats de cadres car l'informatique, c'est trop particulier.

      - Parce qu'il me semble que la plupart des sociétés de conseils sont des petites PME (ou y'a deux foix petites) et qu'elles ne peuvent se permette de laisser trop de temps aux salariés productifs (les consultants et ingénieurs) pour exercer une activité syndicales (Attention, j'ai pas dit qu'elle l'interdisait, j'ai juste dit qu'elle ne laissait pas assez de temps).

      A Noter le Syntec Informatique s'applique également aux éditeurs de logiciels (certes propriétaires généralement, mais les salariés de ces entreprises ont le droit d'être représenté).


      Le MUNCI cherche à représenter ces personnes notamment pour contrer le Syntec patronal. En effet, au sein de la Syntec Informatique, les salariés sont très mal représentés par des syndicats.

      Pour preuve, si tu as des amis/connaissances qui bossent dans une société de conseils/audit (c'est presque pareil pour notre sujet), demande-leur si il y a, ne serait-ce qu'UN syndicat représenté dans sa boite de plus de 50 personnes.

      Enfin, dans plusieurs commentaires, j'ai lu que n'importe quel salarié peut se syndiquer / intégrer le CE / devenir représentant du Personnel. Certes, mais en pratique, tu n'as pas le temps. J'ai notamment discute avec mes collegues représentants et ils sont dégoutés du manque de temps cruel accordés à cette tâche par la direction.

      Tout ca pour dire, que le MUNCI est la pour rassembler une population salariale (mais aussi les indépendants, certes) derrière une association / syndicat qui les représentera correctement (puisqu'aucun autre syndicat ne s'interesse à la question).

      C'est donc un point positif.

      --
      Htam

      PS : Les statuts du MUNCI sont la : http://munci.little-pinguin.net/article24.html(...)
      La charte du MUNCI est la : http://munci.little-pinguin.net/article69.html(...)

      PPS : oui, c'est moi l'auteur de l'article ;o).
      • [^] # Re: et 1 point négatif supplémentaire : le MUNCI

        Posté par  . Évalué à 1.

        Pour ce qui est des CE / représentants du personnel / etc.... , le temps disponible pour s'occuper de ces responsabilités est imposé par la loi, donc l'entreprise n'a pas le choix (10 ou 15 heures par mois, selon la taille de l'entreprise) !

        Maintenant, si le représentant / CE en question ne le sait pas, et que l'entreprise bluffe en disant "je veux bien t'accorder 2 heures par mois", bah forcément....
        • [^] # Re: et 1 point négatif supplémentaire : le MUNCI

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

          10 ou 15 heures par mois, selon la taille de l'entreprise

          Pour un consultant, 10 heures ~ 1/2 journée (ben oui, une journée, ca fait 24 heures, donc si tu bosses 12heures par jour, tu ne travailles qu'à mi-temps... Nan, j'déconne... quoique j'ai rencontré un patron qui ne plaisantait qu'à moitié la dessus...)!!

          Plus sérieusement, ca fait donc une journée par mois (voire 1,5 tout au plus).

          Entre les réunions et les compte-rendus de réunion à faire, c'est pas suffisant pour faire du bon travail en tant que délégué du personnel.

          On pourrait me dire que plus il y a de personnel plus il y a de délégués. Certes, mais le temps imparti est toujours insuffisante.

          --
          Htam
        • [^] # Re: et 1 point négatif supplémentaire : le MUNCI

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

          est imposé par la loi, donc l'entreprise n'a pas le choix (10 ou 15 heures par mois, selon la taille de l'entreprise) !
          Maintenant, si le représentant / CE en question ne le sait pas, et que l'entreprise bluffe en disant "je veux bien t'accorder 2 heures par mois", bah forcément....


          Ou qu'il te réponde tout simplement, pas de problème tu as tout le temps que tu veux pour gérer tout ça, le bureau du CE sera ouvert de 18h à 21h00 tous les soirs.

          Si tu es en mission à l'autre bout de la ville, tu n'as peut être pas envie de faire l'A/R régulièrement.

          Une SSII te facture à la journée, c'est trés dur de dégager du temps sur une possible facturation.
      • [^] # Re: et 1 point négatif supplémentaire : le MUNCI

        Posté par  . Évalué à 1.

        "Certes, mais en pratique, tu n'as pas le temps. J'ai notamment discute avec mes collegues représentants et ils sont dégoutés du manque de temps cruel accordés à cette tâche par la direction."

        Tu n'a pas des obligations légals dans ce domaine ?

        "La première sécurité est la liberté"

  • # armée industrielle de réserve

    Posté par  . Évalué à 4.

    Mais comme pour faire la même quantité de produits, il faut toujours moins d'ouvriers par suite du progrès du machinisme, de l'amélioration de l'agriculture, etc., comme ce perfectionnement, c'est-à-dire cet excédent d'ouvriers, grandit plus rapidement que le capital croissant, qu'advient-il de ce nombre toujours plus grand d'ouvriers ? Ils forment une armée industrielle de réserve qui, pendant les moments d'affaires mauvaises ou médiocres, est payée au-dessous de la valeur de son travail et est occupée irrégulièrement ou encore tombe à l'assistance publique, mais est indispensable à la classe capitaliste pour les moments d'activité particulièrement vive des affaires(...)

    Karl Marx, le Capital
    (traduction trouvée sur le net, pas forcément très fiable)

    L'expression armée industrielle de réserve a été appliquée par d'autres aux chomeurs en général, hors de la problématique de la mécanisation.

    Je suis (presque) désolé de citer Marx, on va encore faire passer les linuxien pour des communistes... ;-)
    • [^] # Re: armée industrielle de réserve

      Posté par  . Évalué à 3.

      en arrêtant de se prendre pour des victimes "communistes" et en se disant juste que karl marx était un économiste comme d'autres.


      Citer Karl Marx ne fait en rien qu'on soit communiste, capitaliste, libéral, autoritaire, ou schtroumpf.

      pas de problème.
    • [^] # Re: armée industrielle de réserve

      Posté par  . Évalué à 1.

      Et l'anarcho-communisme qu'en fais-tu ? Nous ne sommes pas tous des bolcheviks, nous avons une mémoire et la dent dure contre les collectivistes autoritaires.

      Au lieu de focaliser sur Marx et Engels va plutôt sur http://bibliolib.net(...) lire "la révolution inconnue" de Voline entre autres. Tu découvriras ceux dont le système ne parle pas.
      • [^] # Re: armée industrielle de réserve

        Posté par  . Évalué à 1.

        Chut. Ne parle pas de Makhno, de l'Ukraine libertaire et de la revolution espagnole tu risquerais de donner des idees ! Repete apres moi, le communisme c'est pas bien, c'est la dictature, c'est le goulag en Siberie, le capitalisme c'est pas le meilleur systeme mais on n'a rien trouve de mieux depuis des siecles.
    • [^] # Re: armée industrielle de réserve

      Posté par  . Évalué à 5.

      Non, c'est bien, c'était intéressant de citer Marx parce que pour son temps il a été visionnaire ; ce passage décrit en effet précisément la situation salariale des ouvriers & des cadres, du moins en France. Moi j'aimerais juste que les p'tits jeunes qui débutent relisent ce passage avec attention, en oubliant l'auteur du texte parce que beaucoup de sociologues ou d'économistes contemporains pourraient dire la même chose.

      Et puis, tant qu'on est parti, allons un peu plus loin dans la réflexion :

      Non seulement le passage décrit la régulation du marché du travail tel qu'on le vit actuellement, mais notre système économique en a absolument besoin pour fonctionner. De même qu'un frigo a besoin d'une source chaude et d'ue source froide pour fonctionner, nontre système actuel fonctionne grâce à l'existence d'une population de salariés en situation de plein emploi, et d'une population de salariat précaire & de chômeurs.

      Il y a un véritable enjeu, qui est de normaliser et de faire accepter le salariat précaire. De même qu'au 19è siècle il a fallu une révolution culturelle et institutionnelle pour imposer la forme salariale -- non, ça n'est pas tombé du ciel -- de même aujourd'hui il faut une réforme mentale, culturelle & institutionnelle pour imposer le salariat précaire comme l'horizon normal du salariat pour les classes populaires.

      Et c'est bien la raison de la montée de cet état libéral pour les classes aisées et pour les employeurs, et paternaliste pour les classes populaires, notamment pour les fractions précarisées du nouveau prolétariat des services : nous faire rentrer dans le crâne que c'est maintenant l'avénement de la nouvelle économie (mais de quelle nouvelle économie parle-t-on?) et qu'il faut plus d'intermittence, plus d'emplois précaires, enfin pour faire propre disons plus de flexibilité.

      Corollaire immédiat : dans ce cas de figure, le plein emploi n'est absolument pas souhaitable...

      Alors évidemment, et comme le disait une autre personne sur cette page, si les p'tits jeunes se coupent l'herbe sous le pied en crachant sur les syndicats à peine sortis de l'école, sans même connaître leur rôle et leur origine, la situation est pas prêt d'évoluer...

      Oui je sais, mon discours est moralisateur. Je m'en fous.

      Voir à toutes fins utiles:
      De l'état social à l'état pénal
      Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n°24
      • [^] # Re: armée industrielle de réserve

        Posté par  . Évalué à 4.

        Et oui, aujourd'hui la précarité c'est un mal nécessaire d'après nos cher penseurs de la france d'en haut ;)
        Ceux qui pensent que la société doit tourner pour le bien de la population sont catalogués de conservateurs. Ceux qui veulent gérer notre société, comme on gère n'importe quelle societé commerciale, i.e. qui ne recherche que le profit maximal, sont présenté comme des "progressistes", des "modernes".
        Le modernisme pour eux, c'est travailler plus pour moins dans des conditions encore plus précaires. Le monde a l'envers. Plus on avance, et plus on reviens vers les conditions de travail de nos grand parents.

        Pour en revenir a Marx, ce qui a fait sa force c'est qu'il n'était pas seulement un brillant économiste, c'etait aussi un militant politique. Son analyse économique montrait le fonctionnement de la société. Son analyse montrait aussi que la lutte des classes etait le moteur de tout changement. Il en arriva a la conclusion que la seule classe sociale qui avait intéret a changer la société était la classe ouvrière.
        Aujourd'hui, pour certain qui ont peur du mot communsite, mais qui ne peuvent pas nier le travailet l'analyse de Marx, ils parlent de lui seulement comme un économiste. Mais son engagment politique est la conclusion normale de tout son travail.
        Aujourd'hui il est plus que nécessaire de changer la société.
      • [^] # Re: armée industrielle de réserve

        Posté par  . Évalué à 3.

        Alors évidemment, et comme le disait une autre personne sur cette page, si les p'tits jeunes se coupent l'herbe sous le pied en crachant sur les syndicats à peine sortis de l'école, sans même connaître leur rôle et leur origine, la situation est pas prêt d'évoluer...

        il faut peut etre se dire que c'est parce que les jeunes en question sont victimes d'un certain lavage de cerveau fait par les "enseignements" appeles "gestion d'entreprise", qui sont dispenses dans les ecoles d'ingenieurs, souvent par des patrons de boites qui arrondissent leurs fin de mois de la sorte (comme s'ils en avaient besoin)
      • [^] # Re: armée industrielle de réserve

        Posté par  . Évalué à 1.

        Donc en gros, le chomage est impossible à réduire, le volant est nécessaire et évolue en fonction de la conjoncture ?

        Dans ce cas, est-ce qu'il ne vaut pas avoir une gestion de l'emplois comme au US (virer/partir comme on veut) mais avec une bonne protection social (que les entreprises payent) ?

        (d'ailleurs au passage si les charges socials n'étaient pas calculé par personne mais indicé sur le chiffre d'affaire, viré des gens seraient bien moins interrescant (faire un 3% sur chiffre d'affaire moins masse salarial))

        "La première sécurité est la liberté"

        • [^] # Re: armée industrielle de réserve

          Posté par  . Évalué à 2.

          Non non il suffit de lire Proudhon si on est modéré et Kropotkine si on ne l'est pas. Le reste n'est qu'une question de prise de conscience ET de courage (ce qui est rare).
  • # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

    Posté par  . Évalué à 6.

    Je n'ai pas RTFA ce coup-ci, mais de ce que je me souviens de cet été, tout cela m'avait inspiré plusieurs réflexions:

    1- AMHA, de telles mesures sont en contravention directe avec les accords récemments passés sur la formation professionnelle. En effet, les périodes d'intercontrat sont avant tout dédiées à la formation, en SSII. Ceci pose un très grave problème structurel, en pénalisant de facto à long terme nos ingénieurs par rapport à la concurrence internationale, et ce sur tous les aspects du métier (et en particulier le conseil et l'audit: comment conseiller ou auditer des technologies -souvent très complexes, comme pour J2EE par exemple- que l'on ne connait pas ? pour la programmation, c'est un petit peu moins grave, car, si les spécifications sont bien faites, on peut "saucissonner" le projet et confier chaque partie à des programmeurs ayant reçu pour l'occasion une formation limitée - non que j'approuve cette méthode, mais c'est ce qui se produit bien souvent en pratique, en général au détriment de la qualité).

    2- En parlant justement de concurrence internationale, on assiste aujourd'hui à des délocalisations massives dans certains pays (principalement en Inde), de la programmation de logiciel. Vu le niveau de vie dans ces pays, il est extrêmement incertain que l'on arrive avec quelque mesure que ce soit à être compétitifs sur ce créneau. Ces mesures d'assouplissement n'auront donc, si elles sont appliqués, qu'un effet au mieux temporaire, mais auront dégradées les conditions de travail de l'ensemble de la profession, y compris des postes d'ingéniérie non liées à la programmation de logiciel proprement dit (conseil, audit, gestion de projet, plus certains types de programmation non lié à des "gros" logiciels - pensez petits scripts d'admin, etc.), pour lesquelles il n'est pas prouvé que ces mesures aient des effets si positifs que ça (cf. le point numéro 1 notamment).

    3- Au sujet de ces délocalisations massives pour la programmation de logiciels, elles vont contre le sens de l'histoire informatique, qui semble être depuis quelques temps tournée dans la direction du logiciel libre. Le modèle économique d'une informatique fondée sur les LL suppose au contraire une diminution de la programmation de logiciel pur (du moins telle qu'elle est effectuée à l'heure actuelle en entreprise), au profit de l'augmentation des services informatiques au plus près du client (pour adapter les logiciels génériques au besoins). Ce mouvement va également dans le sens de l'accroissement de la qualité des solutions déployées, en particulier parce qu'il favorise une méthode partant des besoins du client et non des logiciels du catalogue du vendeur.

    4- Si les grosses SSII ont des problèmes aujourd'hui, c'est à mon avis avant tout à cause de leur incompétence chronique à gérer correctement de gros projets externalisés par les entreprises. On va vraisemblablement assister dans les années à venir à la réintégration d'une partie des services informatiques au sein des grosses entreprises. Ceci n'engage que moi, mais est lié à des constatations répétées. Peut etre que je n'ai pas eu de chance, et que je ne suis tombé que sur des projets qui merdouillaient gentiment. Auquel cas ma généralisation est impropre, et ce point n'est pas valide. En revanche, ce qui est sûr, c'est que ces grosses SSII ont déjà délocalisé une partie de leurs activités de programmation de logiciels, auquel cas ces mesures n'auront qu'un effet limité sur ces activités.

    5- Si les petites SSII ont des problèmes aujourd'hui, c'est avant tout parce qu'elles sont des PME, et que le système économique français à l'heure actuel est globalement peu favorable à ce type d'entreprises (bureaucratie trop lourde, charges difficiles à supporter lors des creux d'activité, etc.). Ces mesures ne résoudraient pas forcément le problème des creux d'activité, car l'augmentation des contraintes de bureaucratie et de recherche d'informaticiens libres lorsqu'un contrat se présente devraient poser de nouveaux problèmes, qui risquent en fait de dégrader leur compétitivité (notamment en termes de capacité/crédibilité de réponse à un appel d'offre - d'autant plus si il est urgent).

    6- Dans l'ensemble, à long terme, si tous les métiers adoptent ces mesures d'assouplissement, soit on supprimera l'assurance chomage (et auquel cas la baisse énorme du pouvoir d'achat provoquera un crash économique), soit elle fera faillite (ce qui n'est guère mieux), soit l'augmentation afférente des charges notamment patronales annulera le bénéfice de ces mesures (voire pire, dégradera la situation, car on aura introduit un intermédiaire supplémentaire - les Assedic - dans le système économique)

    Quoi qu'il en soit, meme si certaines de mes observations sont fausses, je ne vois vraiment pas comment ces mesures ont la moindre chance d'améliorer les choses à moyen et long terme. Meme à court terme, cela me semble incertain.
    Il s'agit une fois de plus de mesures malthusiennes stupides, qui, à moyen ou long terme, ne résoudront surement pas les problèmes structurels de fond qui se posent dans l'ensemble de l'économie. En plus, c'est une hérésie complète dans le monde de l'informatique, où la révolution des LL apporte un certain nombre de solutions à ces problèmes.
    Bref, comme d'habitude, on nous vend des mesures à court terme, dont en plus on va faire les frais. On se moque de nous.
  • # Quelques idées simples

    Posté par  . Évalué à 5.

    Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, je vous rappelle qu'une SSII, comme toute autre entreprise dans le monde actuel, n'a qu'un seul et unique but: optimiser son résultat net.

    Il y a trois, quatre ans, cela passait par l'embauche d'un maximum de personnes car le marché était porteur.
    Aujourd'hui c'est tout l'inverse et il faut apprendre à vivre avec.

    Quelques idées:

    * La liberté syndicale existe en France. Si vous estimez que les rapports de pouvoir sont déséquilibrés dans votre entreprise, syndiquez-vous ! Il existe des syndicats répondant à une grande diversité d'opinion. Vous avez le choix.

    Je rappelle qu'en France l'entrave à la liberté syndicale est un délit.


    * Participez aux instances représentatives du personnel de votre entreprise. Il ne tient qu'à vous de faire qu'un comité d'entreprise soit autre chose qu'un organisateur de pot !
    Les CE ont énormément de possibilité en ce qui concerne la vie de l'entreprise.
    Vous pouvez aussi agir en devenant délégué du personnel.

    * Sur un plan plus perso, blindez votre capacité à être "employable":
    Elargissez votre champ en apprenant d'autres choses que la technique (management, droit ...). Il y a des dizaines de formations sur ces sujets en France qui sont ouvertes aux ingénieurs.
    Travaillez votre relationnel (carnet d'adresse, associations...)
    • [^] # Re: Quelques idées simples

      Posté par  . Évalué à 1.

      Merci pour tes idées. Mais il ne faut pas croire que ces idées sont applicables à tous, et simplement. La théorie et la pratique n'ont jamais fait bon ménage.

      Si je te prends l'exemple d'une petite entreprise d'informatique de 30 salariés, il n'y a pas forcément de CE (obligatoire seulement au dessus de 50 salariés). Ensuite, il n'est pas aussi simple de suivre des formations quand l'objectif principal et primordial (au risque de fermer définitivement) de l'entreprise est de faire du chiffre coute que coute.
      Enfin, lorsque tu développes des applications, ou administre un réseau ou autre, tu n'es pas forcément en contact avec d'autres entreprises ou clients, ton carnet d'adresse ne se rempli que des adresses des spams que tu reçois.

      Ceci ne remet en aucun cas en cause tes idées qui sont honorables, et qu'il faut s'efforcer de suivre quand on en a les moyens.


      Ensuite j'aimerais attirer votre attention sur un effet 'retour de flamme' de ces propositions.
      Q: Qu'est-ce qu'une SSII ?
      R: une société qui loue des ingénieurs

      Q: Pourquoi fait-on appel à une SSII ?
      R: pour disposer d'un ingénieur pendant un temps déterminé et limité (pas besoin de proposer un CDI puis de virer l'ingénieur à la fin de la mission), sans s'occuper de toute la paperasse.

      Q: Que propose (de façon plus ou moins cachée) la modification syntec ?
      R: de pouvoir virer les ingénieurs en fin de mission tout à fait légalement.

      Donc maintenant, vous savez répondre à la dernière question :

      Q: Quel est donc maintenant mon interêt de faire appel à une SSII ?
      R: Je ne sais plus, vu que maintenant je vais pouvoir embaucher un ingénieur pour une mission donnée, et le virer à la fin de la mission.



      A bon entendeur.
      • [^] # Re: Quelques idées simples

        Posté par  . Évalué à 1.

        >Q: Quel est donc maintenant mon interêt de faire appel à une SSII ?
        >R: Je ne sais plus, vu que maintenant je vais pouvoir embaucher un ingénieur pour une mission donnée, et le virer à la fin de la mission.

        Tu n'as pas tord... mais un bemol quand même : pour le virer, il faudra dépendre du syntec. les entreprises utilisatrices, elles, n'auront pas ces avantages.
        Il sont pas tout à fait con non plus (enfin, si, mais bon...)
      • [^] # Re: Quelques idées simples

        Posté par  . Évalué à 1.

        Je suis d'accord là dessus... encore qu'il faille faire attention... et c'est pas gagné avec notre individualisme légendaire...

        En effet, la valeur ajoutée des SSIIs "loueuses de viande"(cad la très grosse majorité) c'est d'affranchir leurs clients d'avoir à employer des informaticiens.
        Il y aussi une question de pouvoir qu'on aborde rarement: les entreprises sont de plus en plus dépendantes de leurs systèmes d'informations, et il n'est pas question pour elles d'avoir des vrais employés qui auraient tout pouvoir sur ces derniers.

        Qu'offre le contrat de projet? Et bien la même chose que les SSIIs standards, à moindre coût. En effet la marge de la SSII n'est plus justifiée.

        Mais attention, culturellement le modèle SSII est bien ancré dans les moeurs des entreprises françaises. Donc le risque de se voir "louer" alors qu'on est embauché sur un contrat de projet n'est pas négligeable...
        C'est à dire que la SSII serait un intermédiaire qui ne servirait à... rien sinon prélever sa dîme au passage vis-à-vis de l'entreprise cliente. Si le contrat de projet passe(probable), il faut que les délits classiques concernant la location de main d'oeuvre(saviez-vous que la régie est dans 90% des cas illégale?) soient renforcés et très présents pour ce contrat. En gros la présence d'intermédiaire en contrat de projet doit être purement et simplement interdite et très fortement réprimandé par la loi, et c'est là que nous avons un rôle à jouer, ensemble.

        Enfin bon... si je me rappelle bien le contrat de projet sera présenté courant novembre... tiens... novembre , ça commence dans 3 jours...


        P.S. pour ceux qui voudraient dans un dernier soupir avant d'être licensié(cad beaucoup d'entre nous), contribuer à un monde meilleur, renseigner vous sur les délits de marchandage, prêt illicite de main d'oeuvre et dissimulation de main d'oeuvre... et n'oubliez pas d'impliquer le client de la SSII... je sais que les procédures judiciaires sont longues et difficiles, mais c'est pour la bonne cause.
  • # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

    Posté par  . Évalué à 2.

    c'est n'importe-quoi !
    le SYNTEC n'a pas la cote auprès des informaticiens.
  • # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

    Posté par  . Évalué à 2.

    J'ai une question toute bête : Mon contrat de travail (CDI) faisant référence à la convention syntec, serai-je assujeti aux modifications à venir?
    • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

      Posté par  . Évalué à 1.

      Oui
      • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

        Posté par  . Évalué à 1.

        Non...
        il y a le contrat et il y a la convention...
        si la convention change, ton contrat ne change pas... ca reste un CDI...
        La modification de la Syntec permetrait aux boite d'embaucher sous forme de contrats de chantier... elle n'empecherait pas d'embaucher en CDI (ni en CDD)...
        • [^] # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

          Posté par  . Évalué à 1.

          Effectivement, les clauses du contrat ne changeront pas (ce sont les conditions particulières d'embauche), elles ne peuvent changer qu'avec un avenant au contrat signé par les deux parties; mais les conditions générales (Code du Travail et Convention Collective) s'appliquent automatiquement en cas de modification par le Parlement / Gouvernement / Partenaires sociaux.
          Donc par exemple le motif de licenciement pour "inadaption du marché" serait valable pour que l'entreprise casse le contrat de travail à son initiative... Ou encore les quotas de licenciments mensuels hors d'un plan social, etc...
  • # Re: Syntec Informatique : 7 Propositions pour "aider" les SSII en France

    Posté par  . Évalué à -2.

    Et bien je crois qu'après avoir lu tous vos commentaires, je vais aller me planquer dans la fonction publique (CNRS par exemple) et finir mes études aux cours du soir aux CNAM.

    En plus d'après ce que j'ai vu pendant mon entretien, il y a possiblité de developper linux au CNRS...enfin

    Ah oui un tuyau, l'exploitation c'est pas encore trop bouché dans l'info ;-)

    @+

    mv /dev/myself /dev/repas

    dabowl_75

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