Bon je vous ai fait un bon titre putaclic (quelle est la version non sexiste de cette expression malheureuse ?).
À part ça c'est toute la question de la circularité qui fait gonfler la bulle, déjà évoquée ici (fournisseurs/clients investissent les uns dans les autres de l'argent que personne ne paye ni n'a)
Posté par Voltairine .
Évalué à 4 (+2/-0).
Dernière modification le 17 décembre 2025 à 08:36.
Oui d'ailleurs le terme putaclic doit être considéré comme un mot valise construit à partir de putassier et non de pute ou putain. En tant que tel, il n'a rien de sexiste.
Et par ailleurs, même si le genre grammatical des noms pute et putain est féminin, ne sont-ils pas également employés pour désigner des individus de genre social ou biologique masculin ?
Posté par Voltairine .
Évalué à 6 (+4/-0).
Dernière modification le 17 décembre 2025 à 14:24.
Oui mais on dit couramment : ce mec est une grosse pute(*), alors qu'on ne dit jamais cette nana est un gros gigolo.
De même qu'une femme qui fait le trottoir est rarement entrepreneure de travaux public.
--
(*) ce qui permet de combiner élégamment sexisme et grossophobie.
Posté par sebas .
Évalué à 9 (+8/-1).
Dernière modification le 17 décembre 2025 à 17:47.
On dit aussi : cette fille elle a des couilles ; ce mec est un con ; j'ai fait un putain de score ; elle est haute comme trois bites à genoux ; elle en a plein les couilles ; "Oh Adolf, ça te ferais mal aux seins de ranger ta vaisselle ?" ; putain de Dieu de merde (quand j'ai laissé tombé une vis dans ma tête de cylindre) ; « importance du langage inclusif : 70% des Françaises s'en battent les couilles » ; Lucie m'a dit qu'Odette la barbait sévère ; etc.
À vouloir trop policer le langage, on tombe dans le puritanisme. Et l'Histoire l'a déjà montré avec les puritains anglo-saxons des deux rives de l'océan, ce qui est naturel et qui est refoulé ressort par les pores en hypocrisie pure.
Le respect, ça n'est pas censurer la langue, c'est ne jamais mépriser un individu pour des critères qui n'ont rien à voir avec sa personnalité ou sa conduite.
Bref, les policiers du langage sont fatigants. Merci d'avance pour le moinssage..
Alors j’ai rarement vu l’expression « une fille a des couilles ». Elle est d’autant plus stupide que le courage n’est pas un attribut spécifiquement masculin.
; "Oh Adolf, ça te ferais mal aux seins de ranger ta vaisselle ?"
Les hommes ont des seins eux aussi, mais moins volumineux normalement et ils peuvent avoir des cancers du sein.
putain de Dieu de merde
à la place, j’utilise un plus court « faichier ». Putain aussi, ce n’est pas forcément un signe d’une phobie quelconque d’ailleurs, à force ça finit par perdre de son sens.
« importance du langage inclusif : 70% des Françaises s'en battent les couilles »
Non seulement ce n’est pas forcément vrai, mais en plus on peut dire à la place « s’en battent les couettes », « n’en ont rien à battre », etc. entre nous, je ne comprends pas cette manie de vouloir mettre les éléments de l’appareil sexuel masculin partout si je puis dire. C’est même assez préoccupant de tout y ramener en fait.
Posté par Dring .
Évalué à 3 (+1/-0).
Dernière modification le 17 décembre 2025 à 18:50.
J’entends beaucoup de femmes dirent qu’elles s’en battent les couilles et pourtant le jenfoutisme n’est pas une spécificité masculine.
Les hommes ont effectivement des seins, et peuvent même avoir des montées de lait dans des cas rares mais documentés (je parle de cas naturels, donc excluant la prise d'hormones féminines).
Tout cela étant dit, je ne tire aucune conclusion des ces éléments.
Il y en a de plus en plus qui s'en battent les ovaires ou s'en tamponnent la vulve. À l'inverse j'ai un ami homme qui après une forte émotion en avait « l'utérus tout retourné ».
Posté par sebas .
Évalué à 8 (+6/-0).
Dernière modification le 17 décembre 2025 à 18:53.
Je ne discute pas pas de la finesse de ce langage, mais de son usage. De plus, il fut un temps où les gens normaux (pas les aristos) étaient moins pudibonds (il en reste des traces avec cul-de-sac, cul-de-bouteille, la puce à l'oreille (voir le livre avec ce titre pour l'origine de cette expression), et sûrement d'autres expressions qui ne me viennent pas à l'esprit (il faudrait que je jette un œil dans mon Rabelais, tiens)
Alors j’ai rarement vu l’expression « une fille a des couilles ».
Eh bien moi si, souvent. C'est peut-être dû au fait qu'on n'affronte pas forcément le même genre de situations ?
à la place, j’utilise un plus court « faichier »
Chacun utilise les jurons qu'il préfère, mais celui que j'ai cité est quand même pas mal utilisé, avec moultes variantes, bien sûr.
Elle est d’autant plus stupide que le courage n’est pas un attribut spécifiquement masculin.
Exactement, c'est un peu le but de mon énumération, tu ne crois pas ? Le sens des mots glisse au cours des âges. Par exemple le terme "con". Qui serait assez stupide pour croire que le roi des cons est un vagin qui domine tous les autres ?
Non seulement ce n’est pas forcément vrai,
Non, c'est juste un exemple quelconque non basé sur une étude scientifique. Ça peut très bien être moins que ça, mais aussi plus que ça (et c'est mon impression au vu de mes rencontres).
mais en plus on peut dire à la place
On peut dire beaucoup de chose à la place, dans plusieurs registres de langage, mais j'utilise des exemples de la vie de tous les jours (pour certaines personnes, j'imagine que c'est un langage que tu n'utilises pas, mais oui, beaucoup l'utilisent) qui illustrent mon propos
je ne comprends pas cette manie de vouloir mettre les éléments de l’appareil sexuel masculin partout si je puis dire.
Comme : con, putain, ça le fait mouiller, il a du cul, etc. ?
C’est même assez préoccupant de tout y ramener en fait.
C'est vrai que c'est bizarre que ce qui a trait au sexe et/ou à l'amour est relativement important dans la vie qu'on mène, et que ça puisse rejaillir sur le langage (de manière plus ou moins subtile, je l'admets)
Au delà de toute ces considérations, le terme "putaclick" n'est pas plus dégradants pour les femmes que pour le hommes puisqu'il s'agit d'assimiler l'homme à un imbécile qui se fait prendre au piège de la pute.
Et les faits sont là pour montrer que le porno s'adresse en premier lieu aux hommes sur internet…
Sous licence Creative common. Lisez, copiez, modifiez faites en ce que vous voulez.
Le respect, ça n'est pas censurer la langue, c'est ne jamais mépriser un individu pour des critères qui n'ont rien à voir avec sa personnalité ou sa conduite.
Bref, les policiers du langage sont fatigants.
Ton mépris envers la police du langage est clairement un manque de respect.
Il n'était pas question d'imposer une discipline mais de pousser les gens à réfléchir sur les discriminations sous-jacentes dans les mots et des expressions que nous utilisons.
CQFD, vraiment ? Tu ne devais pas être très bon en maths, si 2 exemples te suffisaient pour prouver un théorème.
Par contre, en maths, un contre-exemple suffit à en démontrer sa fausseté. Comme « Une vraie tête de nœud, ce mec ! », au hasard.
Quant au fait qu'une fille puisse « avoir des couilles », c'est justement un exemple qui tend à montrer que le langage évolue et suit (avec retard, certes) les changements de mentalité, pas le contraire. Je doute qu'au XIXe siècle cette expression fût utilisée pour des filles.
« Les idées évoluent, le sens des mots y participe » (dixit Lautréamont, au XIXe, justement).
Posté par sebas .
Évalué à 2 (+0/-0).
Dernière modification le 18 décembre 2025 à 11:56.
Addenda : Par contre, c'est une autre histoire pour les expressions volontairement insultantes (nègre, crouille, youpin, greluche, etc.), elles font partie d'un autre registre qui est utilisé pour affirmer ses idées pourries.
Je me doute que vous allez saisir ce concept pour tenter de prouver que c'est la même chose et que seul le degré de mépris change, mais l'usage est totalement différent, on passe d'une expression populaire dont le sens réel s'est émoussé ("les idées évoluent etc.") à une autre qui est utilisée de manière consciente pour sa charge insultante.
CQFD, vraiment ? Tu ne devais pas être très bon en maths, si 2 exemples te suffisaient pour prouver un théorème.
Ça dépend quel est le théorème, mais si le théorème commence par "il existe", alors oui, un seul exemple suffit.
C'est le cas d'un certain nombre de théorème. Ça a même un nom : Théorème d'existence
La première étape serait donc de se mettre d'accord sur ce qu'on cherche à démontrer.
Quant au fait qu'une fille puisse « avoir des couilles », c'est justement un exemple qui tend à montrer que le langage évolue et suit (avec retard, certes) les changements de mentalité, pas le contraire. Je doute qu'au XIXe siècle cette expression fût utilisée pour des filles.
Le langage évolue avec les mentalités c'est une évidence mais ça ne permet pas de savoir si changer le langage accélère l'évolution des mentalités ?
Les deux ne sont pas forcément mutuellement exclusif ?
Ça reste soft comparé à certains trucs. Par exemple en espagnol mexicain, le mot madre est systématiquement utilisé pour des trucs négatifs/péjoratifs et le mot padre pour des trucs positifs.
Exemple: Está padre / c'est cool me vale madre / j'en ai rien à foutre darle la madre / démolir quelqu'un (i.e. le frapper) no se ve ni madres / on ne voit rien (dans le noir ou dans un brouillard) [y / que es] esa madre? / c'est quoi ce truc (péjorativement) desmadre / le bordel valío madre / ça n'a servi à rien me dío la madre / je me suis cassé la gueule huele a madres / ça pue
Un entraîneur c’est un coach. Une entraîneuse c’est une prostituée.
J’avais lu il y a longtemps un texte qui listait tous ces mots qui une fois mis au féminin devenaient tous des synonymes de “pute”. Faudrait que je remette la main dessus.
Posté par sebas .
Évalué à 2 (+0/-0).
Dernière modification le 17 décembre 2025 à 19:12.
C'est probablement parce que la prostitution masculine dans la rue (ou autre espace public) est un phénomène beaucoup plus récent que l'époque où péripatéticien a été détourné pour désigner la prostitution en espace public.
Le Grand Robert :
2 Péripatéticienne n. f. (1860, → cit.; par allus. plaisante au sens du grec peripatein « se promener »; d'après l'angl. peripatetico, de Quincey,
C'est probablement parce que la prostitution masculine dans la rue (ou autre espace public) est un phénomène beaucoup plus récent que l'époque où péripatéticien a été détourné pour désigner la prostitution en espace public.
D'où tires-tu cette drôle d'idée ?
Il y a toujours eu des prostitués et c'est un fait connu dans la civilisation grec antique.
Au XIXe (au moment où est apparue cette expression, selon le Robert), dans la rue ? Allons donc !'Je ne vois d'ailleurs rien de tel dans l'article que tu pointes.
Les prostitués sont généralement des esclaves, mais peuvent être des jeunes hommes ou des femmes ayant perdu parents ou tuteurs et restés sans ressources
mais aussi, selon le Trésor de la Langue Française : Subst. masc._ Celui qui aime à fréquenter les prostituées. Synon. débauché (définition également dans le Grand Robert)
et, plus loin : Qui a pour but de plaire au plus grand nombre. Synon. racoleur.
Émile Pouget, qu'on peut difficilement taxer de réactionnaire, disait : Sales républicains de pacotille, infâmes richards, journaleux putassiers, vous tous qui rongez le populo plus que la vermine et l'abrutissez avec vos mensonges (É. POUGET, Le Père peinard, Paris, éd. Galilée, 1976) (cité dans le Trésor de la Langue Française)
Bon je vous ai fait un bon titre putaclic (quelle est la version non sexiste de cette expression malheureuse ?).
J'avais retenu "clickbait", mais il parait qu'il y avait aussi une offense, et je ne sais plus laquelle. Et Wikipédia dit "piège à clic" pour la langue locale.
Ah bah à l'époque c'était pas l'abondance de RAM ! C'était pas comme l'époque pré OpenAI on nageait pas dans les 10aines de Go de RAM à pas cher dans nos machines ! L'histoire se répète, là la RAM flambe. Cherchez moi pas trop, je suis loin.
# J'avoue
Posté par antistress (site web personnel) . Évalué à 4 (+2/-1).
Bon je vous ai fait un bon titre putaclic (quelle est la version non sexiste de cette expression malheureuse ?).
À part ça c'est toute la question de la circularité qui fait gonfler la bulle, déjà évoquée ici (fournisseurs/clients investissent les uns dans les autres de l'argent que personne ne paye ni n'a)
[^] # Re: J'avoue
Posté par Pol' uX (site web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).
Du coup ils vont recruter Michelle ?
Adhérer à l'April, ça vous tente ?
[^] # Re: J'avoue
Posté par ted (site web personnel) . Évalué à 8 (+6/-0).
Le terme est racoleur.
Un LUG en Lorraine : https://enunclic-cappel.fr
[^] # Re: J'avoue
Posté par thoasm . Évalué à 6 (+3/-0).
c'est "putaclick" que tu trouves racoleur ?
[^] # Re: J'avoue
Posté par antistress (site web personnel) . Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 16 décembre 2025 à 23:32.
Merci !
[^] # Re: J'avoue
Posté par Voltairine . Évalué à 4 (+2/-0). Dernière modification le 17 décembre 2025 à 08:36.
Oui d'ailleurs le terme putaclic doit être considéré comme un mot valise construit à partir de putassier et non de pute ou putain. En tant que tel, il n'a rien de sexiste.
[^] # Re: J'avoue
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).
Et par ailleurs, même si le genre grammatical des noms pute et putain est féminin, ne sont-ils pas également employés pour désigner des individus de genre social ou biologique masculin ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: J'avoue
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Non, en dehors de la pure insulte, pour un homme on dit plutôt :wikt:gigolo généralement. "Pute" désigne généralement une femme prostituée.
[^] # Re: J'avoue
Posté par Voltairine . Évalué à 6 (+4/-0). Dernière modification le 17 décembre 2025 à 14:24.
Oui mais on dit couramment : ce mec est une grosse pute(*), alors qu'on ne dit jamais cette nana est un gros gigolo.
De même qu'une femme qui fait le trottoir est rarement entrepreneure de travaux public.
--
(*) ce qui permet de combiner élégamment sexisme et grossophobie.
[^] # Re: J'avoue
Posté par sebas . Évalué à 9 (+8/-1). Dernière modification le 17 décembre 2025 à 17:47.
On dit aussi : cette fille elle a des couilles ; ce mec est un con ; j'ai fait un putain de score ; elle est haute comme trois bites à genoux ; elle en a plein les couilles ; "Oh Adolf, ça te ferais mal aux seins de ranger ta vaisselle ?" ; putain de Dieu de merde (quand j'ai laissé tombé une vis dans ma tête de cylindre) ; « importance du langage inclusif : 70% des Françaises s'en battent les couilles » ; Lucie m'a dit qu'Odette la barbait sévère ; etc.
À vouloir trop policer le langage, on tombe dans le puritanisme. Et l'Histoire l'a déjà montré avec les puritains anglo-saxons des deux rives de l'océan, ce qui est naturel et qui est refoulé ressort par les pores en hypocrisie pure.
Le respect, ça n'est pas censurer la langue, c'est ne jamais mépriser un individu pour des critères qui n'ont rien à voir avec sa personnalité ou sa conduite.
Bref, les policiers du langage sont fatigants. Merci d'avance pour le moinssage..
[^] # Re: J'avoue
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4 (+2/-1).
Alors j’ai rarement vu l’expression « une fille a des couilles ». Elle est d’autant plus stupide que le courage n’est pas un attribut spécifiquement masculin.
Les hommes ont des seins eux aussi, mais moins volumineux normalement et ils peuvent avoir des cancers du sein.
à la place, j’utilise un plus court « faichier ». Putain aussi, ce n’est pas forcément un signe d’une phobie quelconque d’ailleurs, à force ça finit par perdre de son sens.
Non seulement ce n’est pas forcément vrai, mais en plus on peut dire à la place « s’en battent les couettes », « n’en ont rien à battre », etc. entre nous, je ne comprends pas cette manie de vouloir mettre les éléments de l’appareil sexuel masculin partout si je puis dire. C’est même assez préoccupant de tout y ramener en fait.
Je n’ai aucun avis sur systemd
[^] # Re: J'avoue
Posté par Dring . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 17 décembre 2025 à 18:50.
J’entends beaucoup de femmes dirent qu’elles s’en battent les couilles et pourtant le jenfoutisme n’est pas une spécificité masculine.
Les hommes ont effectivement des seins, et peuvent même avoir des montées de lait dans des cas rares mais documentés (je parle de cas naturels, donc excluant la prise d'hormones féminines).
Tout cela étant dit, je ne tire aucune conclusion des ces éléments.
[^] # Re: J'avoue
Posté par Voltairine . Évalué à 2 (+0/-0).
Il y en a de plus en plus qui s'en battent les ovaires ou s'en tamponnent la vulve. À l'inverse j'ai un ami homme qui après une forte émotion en avait « l'utérus tout retourné ».
[^] # Re: J'avoue
Posté par sebas . Évalué à 8 (+6/-0). Dernière modification le 17 décembre 2025 à 18:53.
Je ne discute pas pas de la finesse de ce langage, mais de son usage. De plus, il fut un temps où les gens normaux (pas les aristos) étaient moins pudibonds (il en reste des traces avec cul-de-sac, cul-de-bouteille, la puce à l'oreille (voir le livre avec ce titre pour l'origine de cette expression), et sûrement d'autres expressions qui ne me viennent pas à l'esprit (il faudrait que je jette un œil dans mon Rabelais, tiens)
Eh bien moi si, souvent. C'est peut-être dû au fait qu'on n'affronte pas forcément le même genre de situations ?
Chacun utilise les jurons qu'il préfère, mais celui que j'ai cité est quand même pas mal utilisé, avec moultes variantes, bien sûr.
Exactement, c'est un peu le but de mon énumération, tu ne crois pas ? Le sens des mots glisse au cours des âges. Par exemple le terme "con". Qui serait assez stupide pour croire que le roi des cons est un vagin qui domine tous les autres ?
Non, c'est juste un exemple quelconque non basé sur une étude scientifique. Ça peut très bien être moins que ça, mais aussi plus que ça (et c'est mon impression au vu de mes rencontres).
On peut dire beaucoup de chose à la place, dans plusieurs registres de langage, mais j'utilise des exemples de la vie de tous les jours (pour certaines personnes, j'imagine que c'est un langage que tu n'utilises pas, mais oui, beaucoup l'utilisent) qui illustrent mon propos
Comme : con, putain, ça le fait mouiller, il a du cul, etc. ?
C'est vrai que c'est bizarre que ce qui a trait au sexe et/ou à l'amour est relativement important dans la vie qu'on mène, et que ça puisse rejaillir sur le langage (de manière plus ou moins subtile, je l'admets)
[^] # Re: J'avoue
Posté par sebas . Évalué à 6 (+4/-0).
Un glissement de sens qui est intéressant, c'est celui du mot "travail" :
Le Grand Robert :
ÉTYM. V. 1210; du bas lat. trepalium, var. de tripalium « instrument de torture », du lat. class. tripalis « à trois pieux ».
[^] # Re: J'avoue
Posté par antistress (site web personnel) . Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 17 décembre 2025 à 20:59.
Vs
Là aussi il y a glissement, dans ta citation du propos que tu "reprends" ;)
[^] # Re: J'avoue
Posté par abriotde (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 1 (+0/-1).
Au delà de toute ces considérations, le terme "putaclick" n'est pas plus dégradants pour les femmes que pour le hommes puisqu'il s'agit d'assimiler l'homme à un imbécile qui se fait prendre au piège de la pute.
Et les faits sont là pour montrer que le porno s'adresse en premier lieu aux hommes sur internet…
Sous licence Creative common. Lisez, copiez, modifiez faites en ce que vous voulez.
[^] # Re: J'avoue
Posté par Voltairine . Évalué à 4 (+2/-0).
Ton mépris envers la police du langage est clairement un manque de respect.
Il n'était pas question d'imposer une discipline mais de pousser les gens à réfléchir sur les discriminations sous-jacentes dans les mots et des expressions que nous utilisons.
[^] # Re: J'avoue
Posté par thoasm . Évalué à 5 (+2/-0).
"Avoir des couilles" => c'est bizarre c'est plutôt positif.
"être un con" => oh bah c'est l'inverse.
Cqfd ?
[^] # Re: J'avoue
Posté par sebas . Évalué à 3 (+1/-0).
CQFD, vraiment ? Tu ne devais pas être très bon en maths, si 2 exemples te suffisaient pour prouver un théorème.
Par contre, en maths, un contre-exemple suffit à en démontrer sa fausseté. Comme « Une vraie tête de nœud, ce mec ! », au hasard.
Quant au fait qu'une fille puisse « avoir des couilles », c'est justement un exemple qui tend à montrer que le langage évolue et suit (avec retard, certes) les changements de mentalité, pas le contraire. Je doute qu'au XIXe siècle cette expression fût utilisée pour des filles.
« Les idées évoluent, le sens des mots y participe » (dixit Lautréamont, au XIXe, justement).
[^] # Re: J'avoue
Posté par sebas . Évalué à 2 (+0/-0). Dernière modification le 18 décembre 2025 à 11:56.
Addenda : Par contre, c'est une autre histoire pour les expressions volontairement insultantes (nègre, crouille, youpin, greluche, etc.), elles font partie d'un autre registre qui est utilisé pour affirmer ses idées pourries.
Je me doute que vous allez saisir ce concept pour tenter de prouver que c'est la même chose et que seul le degré de mépris change, mais l'usage est totalement différent, on passe d'une expression populaire dont le sens réel s'est émoussé ("les idées évoluent etc.") à une autre qui est utilisée de manière consciente pour sa charge insultante.
[^] # Re: J'avoue
Posté par Jean-Philippe Garcia Ballester . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 18 décembre 2025 à 13:21.
Ça dépend quel est le théorème, mais si le théorème commence par "il existe", alors oui, un seul exemple suffit.
C'est le cas d'un certain nombre de théorème. Ça a même un nom : Théorème d'existence
La première étape serait donc de se mettre d'accord sur ce qu'on cherche à démontrer.
Le langage évolue avec les mentalités c'est une évidence mais ça ne permet pas de savoir si changer le langage accélère l'évolution des mentalités ?
Les deux ne sont pas forcément mutuellement exclusif ?
[^] # Re: J'avoue
Posté par Psychofox (Mastodon) . Évalué à 5 (+2/-0).
Ça reste soft comparé à certains trucs. Par exemple en espagnol mexicain, le mot madre est systématiquement utilisé pour des trucs négatifs/péjoratifs et le mot padre pour des trucs positifs.
Exemple:
Está padre / c'est cool
me vale madre / j'en ai rien à foutre
darle la madre / démolir quelqu'un (i.e. le frapper)
no se ve ni madres / on ne voit rien (dans le noir ou dans un brouillard)
[y / que es] esa madre? / c'est quoi ce truc (péjorativement)
desmadre / le bordel
valío madre / ça n'a servi à rien
me dío la madre / je me suis cassé la gueule
huele a madres / ça pue
[^] # Re: J'avoue
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 6 (+3/-0).
Tu noteras qu'un péripatéticien est un philosophe aristotélicien quand une péripatéticienne est une prostituée.
Je n’ai aucun avis sur systemd
[^] # Re: J'avoue
Posté par Dring . Évalué à 3 (+1/-0).
Un entraîneur c’est un coach. Une entraîneuse c’est une prostituée.
J’avais lu il y a longtemps un texte qui listait tous ces mots qui une fois mis au féminin devenaient tous des synonymes de “pute”. Faudrait que je remette la main dessus.
Après de courtes recherches je vois que Isabelle Alonso s’en attribue la maternité : https://www.isabelle-alonso.com/articles-1/soiree-laurent-baffie-371, dans un bouquin sorti en 1995.
[^] # Re: J'avoue
Posté par sebas . Évalué à 2 (+0/-0). Dernière modification le 17 décembre 2025 à 19:12.
C'est probablement parce que la prostitution masculine dans la rue (ou autre espace public) est un phénomène beaucoup plus récent que l'époque où péripatéticien a été détourné pour désigner la prostitution en espace public.
Le Grand Robert :
2 Péripatéticienne n. f. (1860, → cit.; par allus. plaisante au sens du grec peripatein « se promener »; d'après l'angl. peripatetico, de Quincey,
[^] # Re: J'avoue
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4 (+1/-0).
C'est surtout qu'à la longue péripatécien est devenu péjoratif.
Je n’ai aucun avis sur systemd
[^] # Re: J'avoue
Posté par Voltairine . Évalué à 3 (+1/-0).
D'où tires-tu cette drôle d'idée ?
Il y a toujours eu des prostitués et c'est un fait connu dans la civilisation grec antique.
cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_prostitution_en_Occident
[^] # Re: J'avoue
Posté par sebas . Évalué à 2 (+0/-0).
Au XIXe (au moment où est apparue cette expression, selon le Robert), dans la rue ? Allons donc !'Je ne vois d'ailleurs rien de tel dans l'article que tu pointes.
[^] # Re: J'avoue
Posté par Voltairine . Évalué à 2 (+0/-0).
[^] # Re: J'avoue
Posté par antistress (site web personnel) . Évalué à 4 (+1/-0).
C'est toute la différence entre la philosophie et la phallusophie, j'imagine
[^] # Re: J'avoue
Posté par antistress (site web personnel) . Évalué à 2 (+0/-1).
Putassier, selon notre Robert national : Digne d'une prostituée
[^] # Re: J'avoue
Posté par sebas . Évalué à 3 (+1/-0).
mais aussi, selon le Trésor de la Langue Française : Subst. masc._ Celui qui aime à fréquenter les prostituées. Synon. débauché (définition également dans le Grand Robert)
et, plus loin : Qui a pour but de plaire au plus grand nombre. Synon. racoleur.
Émile Pouget, qu'on peut difficilement taxer de réactionnaire, disait :
Sales républicains de pacotille, infâmes richards, journaleux putassiers, vous tous qui rongez le populo plus que la vermine et l'abrutissez avec vos mensonges (É. POUGET, Le Père peinard, Paris, éd. Galilée, 1976) (cité dans le Trésor de la Langue Française)
[^] # Re: J'avoue
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+0/-0).
Oui, il y a des glissements de sens.
Je n’ai aucun avis sur systemd
[^] # Re: J'avoue
Posté par Zatalyz (site web personnel) . Évalué à 5 (+3/-0).
J'avais retenu "clickbait", mais il parait qu'il y avait aussi une offense, et je ne sais plus laquelle. Et Wikipédia dit "piège à clic" pour la langue locale.
[^] # Re: J'avoue
Posté par antistress (site web personnel) . Évalué à 3 (+0/-0).
Merci !
# Ah bon
Posté par Luc-Skywalker . Évalué à 4 (+2/-0).
on aurait donc mis des centaines de milliards de dollars par an (soyons sérieux) dans Netscape et je n'en sais rien ?
"Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard
[^] # Re: Ah bon
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Ah bah à l'époque c'était pas l'abondance de RAM ! C'était pas comme l'époque pré OpenAI on nageait pas dans les 10aines de Go de RAM à pas cher dans nos machines ! L'histoire se répète, là la RAM flambe. Cherchez moi pas trop, je suis loin.
[^] # Re: Ah bon
Posté par Dring . Évalué à 10 (+8/-0).
C’est con de nager quand on a des RAMs.
[^] # Re: Ah bon
Posté par thoasm . Évalué à 3 (+0/-0).
Faut les attacher à ses jambes pour en faire des palmes ! Ça fait watercooling naturel, quoi.
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