Journal Les logiciels libres sont forcément mieux !

Posté par  .
Étiquettes : aucune
0
22
mai
2004
Bonjour journal

Petite idée qui m'est venue...
Voici LA preuve que les logiciels libres sont et seront toujours meilleurs que les autres qui ont un prix...

1 - On considère la qualité d'un logiciel sur une échelle de 1 à 1000
2 - On considère qu'un logiciel non libre a un coût infime due aux restrictions de licences et qu'un logiciel libre a un coût qui tend vers 0

Maintenant, prenons 2 logiciels, un libre et un pas libre.
Calculons leurs rapports qualité/prix :
- Le pas libre a un rapport de q/p avec q la qualité et p le prix
- Le libre a un rapport de q'/p'. Comme p' tend vers 0 et que q' >= 1, on a le rapport qualité/prix d'un logiciel libre qui tend vers +infini.

CQFD !
  • # foireux

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6.

    Sauf que tu oublies le principal :
    LL ne signifies pas gratuit (cf support, formation, etc.)
    • [^] # Re: foireux

      Posté par  . Évalué à 0.

      Disons qu'un logiciel libre a le droit d'être redistribué sans restrictions et donc le coût tend vers 0... non ?
      • [^] # Re: foireux

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 8.

        non car ce qui coûte cher dans un soft c'est pas le prix de la licence d'utilisation, mais plutôt le coût d'utilisation...
        C'est un petit peu comme quand tu achètes une voiture, il y a le prix de départ, qui admettons pourrait être nul si tu l'avais gagné, dans un cas tu as un contrat restrictif qui t'interdit de prêter ta voiture, t'indique qu'il faut mettre du sans plomb acheté chez Total, etc. Dans l'autre cas tu as une voiture avec le plan pour te permettre d'en comprendre le fonctionnement, de faire des modifications comme par exemple installer un moteur qui roule au GPL. Mais dans les 2 cas faudra bien que tu paies l'essence, que tu paies les réparations si tu n'es pas mécano (tu paie un prestataire de service), que tu paies les révisions (tu paie un développeur pour faire une amélioration), que tu paies aussi ton permis (la formation). Bref, il faut prendre le coût total pour juger sur la durée, c'est à dire principalement le coût d'utilisation, de maintenance.
        • [^] # Re: foireux

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5.

          Ah oui j'oubliai aussi : dans un cas tu ne peux pas modifier la voiture toi même, en cas de problème tu peux toujours râler auprès du constructeurs (pour peux que tu sois encore sous garantie), dans l'autre cas il n'y a aucune garantie autre que celle de milliers d'automobilites amoureux des moteurs GPL qui pourront t'aider ou alors ton garagiste qui t'as vendu la caisse, mais bien souvent il t'enverra chier si t'as fait une modif toi même ou bien il te filera le numéro de téléphone du constructeur de la pièce incriminé en disant "cpa ma faute" ou "je sais pas comment ca marche". La dernière solution consistera alors a réparer toi même ta voiture, et t'oubliera pas de crier haut et fort comment tu as fais (bref envoie un patch)

          bon faut que j'arrête de triper moa...
      • [^] # Re: foireux

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 0.

        Peux-tu préciser le sens de "tend vers 0" ?

        Le coût d'un LL peut être considéré comme faible mais non nul (c'est une hypothèse discutable, car libre!=gratuit, etc.. cf. les autres commentaires) et dans ce cas là le rapport qualité/prix est _fini_, donc il peut être dépassé par un autre rapport q/p d'un logiciel non libre...
        Et si on le considère comme nul on ne peut pas définir la quantité q/p sur lequel ta "démonstration" se base.

        Ton "artifice" consistant à "passer à la limite" sur q/p n'a aucun sens car "p" est une constante (non nulle, sinon q/p n'est pas défini), ce n'est donc pas une "suite" qui peut "tendre vers 0" comme tu l'affirmes...

        Voilà, c'était le ====> Moment <==== enc*lage de mouches du jour.
    • [^] # Re: foireux

      Posté par  . Évalué à 1.

      Et sans oublier les produits dérivés ! :p
  • # Le vrai coût de l'Open Source

    Posté par  . Évalué à 3.

    Extrait de mon rapport de fin d'année (je suis en école de commerce). Comme vous pourrez le lire, le sujet est l'enjeu d'une migration Microsoft® Windows® --> Linux en entreprise.

    ----------------------------

    2.4 D'un point de vue économique
    D'un point de vue économique, et sans établir une complète étude des coûts liés à l'OpenSource, nous pouvons dresser un portrait des enjeux globaux et identifier les points positifs comme négatifs d'une migration. L'article « Le vrai coût de l'OpenSource » paru dans le magazine « Le Monde informatique » du 30 janvier 2004 nous servira notamment de base et de référence.

    Par de là les simples coûts de licence, l'article identifie clairement quatre sources majeures de coûts d'une migration:
  • Les coûts matériels et logiciels
  • Les coûts de migration propre
  • Les coûts d'administration
  • Les coûts de support


  • Les coûts matériels dépendent de la plateforme éxistantes. Les migrations d'Unix vers Linux sous-entendent un changement de matériel extrèmement avantageux pour l'investisseur sans changement radical de logiciels (ceux-ci sont compatibles: Unix et Linux sont deux systèmes basés sur la même norme: POSIX). Les gains en coûts matériels sont annulés lorsque la migration s'effectue depuis Microsoft® Windows®: les plateformes matérielles sont identiques.

    Les coûts logiciels ne s'estiment pas qu'aux simples licences. Ils englobent également la facilité de développement de nouvelles applications et de leur déploiement. Dans une structure exclusivement Linux, les coûts logiciels chutent. Mais dans un environnement mixte (Linux/Microsoft® Windows®), ceux ci sont difficilement arbitrables et dépendent notamment du système d'information de la société: sur quelle application repose-t-il? Comment circule l'information et comment est elle traitée? Dans le cas d'une migration de Microsoft® Windows® vers Linux, la recherche d'équivalence joue un rôle majeur. Si chaque application utilisée trouve son pendant, les coûts logiciels sont réduits. On assistera alors à un « déplacement des coûts » vers les coûts de formation. Ceux ci sont considérés comme étant « de migration propre ».

    Les coût de migration propre sont principalement constitués par la formation. Celle ci est doublement coûteuse : elle n'est que rarement gratuite et nécessite du temps. La SSLL Net2S « estime qu'il faut cinq jours pour former à Linux des professionnels certifiés sur Windows ». Cinq jours à temps plein pour un personnel qualifié et qualifiable.
    L'un des avantages de Linux énoncé dans l'article est sa liberté de téléchargement: le personnel peut télécharger Linux et s'y entrainer seul (parfois sans même l'installer), contrairement à d'autres outils de travail spécifique et propriétaire. Pour que cela fonctionne, il est important d'être ferme quant à l'instauration de l'outil, c'est à dire « ne pas laisser d'autre choix » à l'employé. La formation est un passage nécessaire de la vie d'entreprise qui se rentabilise dans le temps mais aussi et surtout dans l'usage. Plus la migration sera effectuée de façon complète, et plus cette phase sera rentable. Au magazine de citer Dave Dargo, vice-président du programme Linux d'Oracle : « Les clients qui adoptent simplement Linux aux côtés de leurs autres OS ne feront probablement aucune économie ».

    L'article du « Monde informatique » intègre aux coûts de migration l'ensemble des « coûts cachés » qui peuvent surgir lors d'une migration. Par nature, ceux ci ne peuvent être listés, toutefois on peut les prévoir budgétairement. David Margulus et Reynald Fléchaux (auteurs de l'article) citent en exemple « Le code qu'il faudra peut être récrire, les données à migrer, les travaux d'intégration ».

    Les coûts d'administration ramenés simplement aux salaires et aux dépenses de l'administrateur système, auxquels pourront être ajoutés les budgets de sécurité informatique. Sur ces points, la tendance actuelle du marché est favorable à une migration vers Linux. L'administration du système a plus d'un point commun avec les services de support : pouvant être externalisée comme traitée en interne, elle ne fait appel qu'au savoir et au savoir-faire.

    Les coûts de support, enfin, représentent une démarcation forte entre Linux et Microsoft® Windows®. Car il s'agit de méthode: si une entreprise peut sous-traiter le support sur plateforme Microsoft® Windows®, elle ne pourra réclamer de « modification à la demande » du système. Les solutions à ses problèmes ne peuvent intervenir qu'en surcouche du système. Linux appartenant à la fois à tous et à personne, une entreprise migrante nécessitant du support n'aurait que l'embarras du choix dans le prestataire de service de support. Contrairement au cas précédent, l'ensemble des outils y compris le système lui-même peut être directement modifié selon les souhaits du client. Une entreprise peut même aller jusqu'à se doter de son propre support en interne, seul les compétences (et donc la formation) y sont nécessaires.

    ----------------------------

    plagiats
  • # Les logiciels proprios sont forcément mieux !

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

    Petite idée qui m'est venue...
    Voici LA preuve que les logiciels libres sont et seront toujours meilleurs que les autres qui ont un prix...

    1 - On considère la qualité d'un logiciel sur une échelle de -1000 à -1
    2 - On considère qu'un logiciel non libre a un coût infime due aux restrictions de licences et qu'un logiciel libre a un coût qui tend vers 0

    Maintenant, prenons 2 logiciels, un libre et un pas libre.
    Calculons leurs rapports qualité/prix :
    - Le pas libre a un rapport de q/p avec q la qualité et p le prix
    - Le libre a un rapport de q'/p'. Comme p' tend vers 0 et que q' <= -1, on a le rapport qualité/prix d'un logiciel libre qui tend vers -infini.

    CQFD !

    --
    Désolé
  • # Piles Duracell

    Posté par  . Évalué à 2.

    Dans le même genre, il parait qu'il y a des gens qui sont persuadés que les piles Duracell durent plus longtemps que les piles alcalines "génériques" ...

    D'ailleurs, ça devient de plus en plus difficile de trouver des piles "salines" pour faire la comparaison.
  • # le coût d'un logiciel libre proche de 0 ?

    Posté par  . Évalué à 3.

    t'es un marrant ça toi, de me dire ça, à moi et à tous les autres développeurs de logiciels libres non-rémunérés. À toi pour sur, ça ne te coûte rien, mais de l'autre côté de la barrière, ça demande un véritable investissement. Vu d'ici, je ne compte déjà plus les nuits blanches, les heures de travail, de documentation/apprentissage (achat de bouquins, ça aussi ça plombe) et évidemment les heures de développement, sans compté le fait d'être relativement disponible et accessible pour prendre en considération les différents rapports de bugs et desidarata des utilisateurs le plus vite possible.
    Alors comprends bien que les LL disponibles gratuitement sur le marché, en quantité phénoménale, ont une valeur gigantesque.

    l'avantage économique d'unLL c'est le coût des licences mais aussi la possibilité pour chacun (et donc pour chaque entreprise qui l'utilise) d'employer quelqu'un pour adapter le logiciel à ses besoins spécifiques, etc, et de ne pas être pris en otage par l'éditeur du logiciel.
    • [^] # Re: le coût d'un logiciel libre proche de 0 ?

      Posté par  . Évalué à -1.

      Je sais à quel point cela coûte en temps de développer, à quel point les bouquins coûtent cher...
      Oui cette démonstration est vraiment.... nase on va dire, mais c'était "just for fun" !

      (et bravo pour le superbe gdesklets)
  • Suivre le flux des commentaires

    Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n’en sommes pas responsables.