Journal À force de laisser faire

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12
14
sept.
2010
Depuis quelques années maintenant, les sociétés de gestion des droits d'auteur utilisent des moyens limites illégaux pour amender les "pirates". Elles ont pris l'habitude de ne pas faire intervenir la justice et d'interagir directement avec les "criminels".

C'est donc tout naturellement que les développeurs de virus s'en sont inspirés afin de demander sauvagement des rançons : http://news.bbc.co.uk/2/hi/8622665.stm

Doit-on demander aux sociétés de gestion de couvrir les frais générés par leur idiotie ?
  • # Pas les développeurs de virus

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7.

    De la part de développeurs de virus, ce n'est pas nouveau, ce genre de comportement. Ce n'est pas d'eux dont il s'agit. Là, ça a l'air opéré par une société d'exploitation de monopole culturel.
    • [^] # Re: Plutot par les anti-virus

      Posté par  (Mastodon) . Évalué à 4.

      >The (...) is being monitored by web security firm (...) in Japan.
      Trouvez les deux mots qui peuvent compléter cette phrase.
      • [^] # Re: Plutot par les anti-virus

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

        Je ne sais pas, mais Trend Micro ne sont pas une « société de sécurité web », en tout cas, pas seulement. Ce serait plutôt une « société de sécurité Internet », vu qu'ils font aussi dans le blocage de courrier plus ou moins indésirable, et dans l'extorsion aux expéditeurs de courrier abusivement bloqué.
        • [^] # Re: Plutot par les anti-virus

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

          Leur seul mérite est de maintenir Hijackthis, en revanche leur interpréteur de log hijackthis est à la ramasse mais d'une puissance (l'outil automatique ZEB help process est meilleur pour diagnostiquer les logs).

          Commentaire sous licence LPRAB - http://sam.zoy.org/lprab/

  • # Le rapport?

    Posté par  . Évalué à 4.

    J'avoue que je ne saisis pas très bien le rapport entre les sociétés de gestion des droits d'auteur, et les éditeurs de virus.
    Le rapprochement me semble d'autant plus artificiel, qu'on télécharge rarement un virus de façon volontaire.

    C'est le fait de traiter directement qui dérange? Je trouve ça bien, dans le cas des contrefaçons, de faire des tractations à l'amiable au lieu de traîner tout de suite les gens devant la justice (ce qui implique de l'encombrer, de faire payer des frais d'avocat..)

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

    • [^] # Re: Le rapport?

      Posté par  . Évalué à 7.

      en fait au japon des pirates on eu une idée géniale : Lors de l'install d'un jeu pirate, le soft demande des informations personnelles (tels que les noms prénoms), scan la machine et publie les information du vil téléchargeur, sur un site, réclamant des sous pour retirer les infos.

      En Europe on a un scareware qui prétend que l'on a enfreint une quelconque loi sur le copyright et réclame une certaine somme, payable par carte bleue pour l'abandon des poursuites.

      Je suppose que dans les deux cas le système de propagation est le même : installé en même temps que le programme pirate.

      La version Européenne peut marcher car les compagnies de gestion de droit sont désormais connue pour faire appel aux cabinets d'avocats pour régler ces soucis à l'amiable avant procès.

      Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

    • [^] # Re: Le rapport?

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7.

      Bien simple le virus annonce qu'il est une société de gestion, qu'il a trouvé des fichiers piratés et donc propose des réglements à l'amiable. C'est ce que font les sociétés et comme elles utilisent des moyens illégaux (Logistep, par exemple), il est difficile de savoir si c'est un société légitime ou si c'est un virus.

      "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

      • [^] # Re: Le rapport?

        Posté par  . Évalué à 3.

        il est difficile de savoir si c'est un société légitime ou si c'est un virus.
        Tu ne sais pas ce qu'il y a dans ta machine? :O

        THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

  • # J'ai une parade qui me met à l'abri!

    Posté par  . Évalué à 10.

    Et c'est un moyen technique extrêmement simple, qui me permet de vivre en accord avec mes convictions personnelles, de faire ce que je veux, et de ne craindre aucune poursuite d'aucune sorte concernant les licences de logiciels/jeux/autres sur mon PC:

    Je n'installe jamais de logiciel pirate, et je n'ai pas trouvé quoi faire que je ne puisse déjà faire avec un logiciel libre, quitte à ce que ce soit plus difficile ou moins ergonomique.

    Et très franchement, tant pis pour ceux qui se sont faits avoir, ils paient pour leurs fautes aussi.

    L'attitude de certaines grosses boites est méprisable, mais souvenez-vous que personne, jamais personne n'a été forcé à installer un logiciel pirate sur son ordinateur.
    • [^] # Re: J'ai une parade qui me met à l'abri!

      Posté par  . Évalué à 2.

      « Avast me going by the nets, hearty ! » dit le logiciel pirate avant de repartir naviguer sur le Internet. L'idée qu'un puisse être pirate me fait sourire.

      Ceci dit, il n'y a pas besoin qu'un logiciel soit contrefait pour qu'il contienne du code malicieux.

      The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

    • [^] # Re: J'ai une parade qui me met à l'abri!

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

      Le vrai problème est de laisser agir des sociétés privées à la place de la justice. Elles utilisent des moyens pas forcément légaux ([http://ww2.elitetele.com/telecom-news/business-broadband/log(...)–-a-step-too-far/19620]) et de manière aveugle ([http://www.p2p-blog.com/?itemid=686]).

      À force de tolérer ce genre de choses, on va finir par régler un peu toutes les violations de la loi à la "O.K. Corral".

      Le téléchargement d'oeuvre protégée est une violation de la loi (et pas partout, en Suisse ce n'est pas le cas), c'est donc à la justice de traiter ces cas.

      Je peux aussi imprimer des lettres avec une entête "Big Music Publishing", dire que je suis le propriétaire de certains oeuvres (et j'ai vite fait d'enregistrer trois accords sur une guitare pour que les oeuvres existent) et annoncer "que selon nos recherches vous avez illégalement télécharger nos morceaux et nous vous demandons 100.- afin d'éviter des poursuites ..."
      Mais si je le fais, je serais poursuivi pour escroquerie ...

      "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

      • [^] # Re: J'ai une parade qui me met à l'abri!

        Posté par  . Évalué à 2.

        Tu ne vas pas me faire croire que les gens qui téléchargent ne savent même plus ce qu'ils ont téléchargé?

        Franchement, tu reçois une lettre t'accusant d'avoir téléchargé une oeuvre:
        - soit tu ne l'as pas téléchargée, la lettre part à la poubelle directement,
        - soit tu l'as téléchargée et tu étudies leur proposition de règlement à l'amiable (ou tu prends le risque d'un procès alors que tu sais être dans ton tort).

        C'est plutôt la loi Hadopi et son fonctionnement expéditif qui vont poser problème: bien que la procédure soit légale, les gens accusés à tort vont être lourdement emmerdés.

        Mieux aurait valu en rester à l'ancienne méthode: perquisition en cas d'indices nombreux et concordant, et éventuellement propositions de tractation de la part des ayants-droits. Ça a le mérite de foutre la paix aux innocents, mérite que n'a pas Hadopi.

        THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

        • [^] # Re: J'ai une parade qui me met à l'abri!

          Posté par  . Évalué à 3.

          mérite que n'a pas Hadopi

          s/Hadopi/la loi Hadopi/

          car n'oublions pas que l'Hadopi ne sert à rien. Pour rappel :

          La Haute Autorité assure :

          1° Une mission d’encouragement au développement de l’offre légale et d’observation de l’utilisation licite et illicite des œuvres et des objets auxquels est attaché un droit d’auteur ou un droit voisin sur les réseaux de communications électroniques utilisés pour la fourniture de services de communication au public en ligne ;

          2° Une mission de protection de ces œuvres et objets à l’égard des atteintes à ces droits commises sur les réseaux de communications électroniques utilisés pour la fourniture de services de communication au public en ligne ;

          3° Une mission de régulation et de veille dans le domaine des mesures techniques de protection et d’identification des œuvres et des objets protégés par un droit d’auteur ou par un droit voisin.Au titre de ces missions, la Haute Autorité peut recommander toute modification législative ou réglementaire. Elle peut être consultée par le Gouvernement sur tout projet de loi ou de décret intéressant la protection des droits de propriété littéraire et artistique. Elle peut également être consultée par le Gouvernement ou par les commissions parlementaires sur toute question relative à ses domaines de compétence.


          Gageons qu'elle ne fera pas d'excès de zèle...
        • [^] # Re: J'ai une parade qui me met à l'abri!

          Posté par  . Évalué à 3.

          Tu ne vas pas me faire croire que les gens qui téléchargent ne savent même plus ce qu'ils ont téléchargé?

          Ce n'est pas parce que tu ne l'as pas fait que ton fils ne l'a pas fait, par exemple (et tout le monde ne croit pas ses enfants). C'est comme ça que ça doit fonctionner à mon avis, avec, en plus, ceux qui téléchargent tout et n'importe quoi qui ne doivent effectivement pas savoir ce qu'ils télécharger.

          « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

        • [^] # Re: J'ai une parade qui me met à l'abri!

          Posté par  . Évalué à 2.

          petite question par rapport à ta remarque. Comment appliques tu l'ancienne méthode ? Comment tu récupères ces "indices nombreux" ? de la même manière que celle mise en place par la loi Hadopi ? car pour faire des perquisitions, il te faut tout de même une preuve un minimum sérieuse il me semble. Après l'autre détail qui me gène est la quantification du préjudice. Quelqu'un qui à téléchargé un film/musique/destrucspaslégaux, à combien estimes-tu ce tort ? La loi DADVSI faisait payer cher... même si pas appliquée. N'oublions pas que le piratage n'est pas du vol, que l'on n'empêche personne de jouir de son bien. La question est délicate tout de même. Ne vaudrait-il pas honnêtement limiter les sanctions et revoir (comme beaucoup le propose) le système de rémunérations des producteurs de biens immatériels et duplicable à l'infini (presque gratuitement) ? Rappelons au passage que le "piratage" n'a jamais tué des bébés phoques...
          • [^] # Re: J'ai une parade qui me met à l'abri!

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

            Non, le piratage c'est du banditisme pratiqué en mer (et parfois contre des villes côtières).

            "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

          • [^] # Re: J'ai une parade qui me met à l'abri!

            Posté par  . Évalué à 3.

            Comment tu récupères ces "indices nombreux" ? de la même manière que celle mise en place par la loi Hadopi ?
            Tu les récupères de façon à ne pas payer les frais d'un procès perdu. C'est à dire qu'avant de porter l'affaire devant la justice (la vraie, celle qui enquête), tu te ramènes avec un truc plus sérieux que "Quelqu'un m'a dit que tu téléchargeais encore".

            Autant que je me souvienne, toutes les personnes inquiétées par la voie normale (indices, plainte, perquisition, procès) ont effectivement téléchargé et publié. Les ayants-droits n'ont pas lancé leurs accusations à la légère.

            C'était le bon temps, quand on prenait le temps d'enquêter et de vérifier les choses à la main. Avec Hadopi le rythme va être bien plus expéditif.

            Par contre, ce qui me fait poser questions, c'est plutôt le fait que les ayants-droits puissent avoir les coordonnées des contrefacteurs, sans passer par la justice. Moi aussi j'peux faire pareil?
            "Bonjour, vous avez tenté de bruteforcer mon serveur SSH pendant plus de 24H. Filez-moi 100€ ou je porte plainte."
            Ça arrondirait mes fins de mois ^^

            THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

    • [^] # Re: J'ai une parade qui me met à l'abri!

      Posté par  . Évalué à 4.

      Je n'installe jamais de logiciel pirate
      Cela n'avance à rien d'être dans la légalité si tu fais face à des truands.
      Tu ne peux pas empêcher un truand de publier des informations fausses (mélangées avec des vraies histoire de bien fiche la merde dans ton entourage) à ton sujet et de te demander de l'argent pour les retirer.

      Il se trouve que les truands en question sont de plus en plus des entreprises, des dirigeants politiques, et des services de l'état.
      Ben là, on commence à être bien mal.

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