Journal Allende, un facho ou un fou ?

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17
sept.
2003
Le 4 septembre 1970, Salvador Allende, candidat de l'Unité Populaire (coalition de six partis), obtint 36,30% des voix aux élections présidentielles chiliennes face aux candidats Jorge Alessandri, du Parti National (34,98%) et Radomiro Tomic, de la Démocratie Chrétienne (27,84%). La gauche ne représentait donc qu'un tiers de la population. Malheureusement, la constitution ne prévoyait pas de second tour ; s'il y en avait eu un, on peut être assuré que jamais Allende ne serait parvenu à la présidence. Allende fut ainsi désigné -et non pas élu comme le veut la légende !- à la présidence par la chambre des députés, comme le prévoyait la constitution dans un tel cas, avec l'appui des démocrates chrétiens qui avait fait signer à Allende un pacte -qui ne sera jamais honoré- de respect de la constitution chilienne.
Quelles étaient les idées politiques des partis composant l'Unité Populaire ? Pour les dirigeants du Parti Radical, le moins gauchiste de la coalition : "Seulement en dehors du système capitaliste se trouve la possibilité d'une solution pour la classe travailleuse" ; "Le Parti Radical est socialiste et sa lutte est dirigée en vue de la construction d'une société socialiste" ; "Nous acceptons le matérialisme historique et l'idée de la lutte des classes comme moyen pour interpréter l'histoire" (Déclaration politico-idéologique approuvée lors le la 25e Convention nationale du Parti Radical en 1971). Pour le Parti Socialiste : "La violence révolutionnaire est inévitable et légitime. Il est le résultat nécessaire du caractère violent et répressif de l'État-classe. Elle constitue l'unique chemin qui mène à la prise du pouvoir politique et économique et à sa défense". "Il est possible pour le gouvernement de détruire les bases du système capitaliste de production. En créant et en élargissant l'aire de 'propriété sociale' aux dépens des entreprises capitalistes et de la bourgeoisie monopolistique, nous pourrons leur quitter le pouvoir économique" ; "L'état bourgeois au Chili ne peut servir de base au socialisme, il est nécessaire de le détruire. Pour construire le socialisme, les travailleurs chiliens doivent dominer la classe moyenne pour s'emparer du pouvoir total et exproprier graduellement tout le capital privé. C'est ce qui s'appelle la dictature du prolétariat" (Convention de Chillán de 1967). Nous sommes loin d'un soi-disant projet modéré (autre thème du mythe Allende) tellement vanté par la gauche internationaliste et tiers-mondiste. Allende confirma lui-même cette vision politique dans un entretien avec Régis Debray où il déclara que la signature du pacte de respect de la constitution n'était qu'une concession tactique.
Pour réaliser ce programme révolutionnaire, faussement appelé de "transition démocratique vers le socialisme" (contre la volonté de la majorité de la population chilienne), Allende employa plusieurs méthodes : l'intervention directe dans les entreprises, l'acquisition d'actions par l'état grâce aux réserves budgétaires et à déficit public massif, les réquisitions légales d'entreprises privées grâce à l'opération connue sous le nom d'Opération asphyxie. Pour ce genre d'opération, la tactique consistait à provoquer, grâce aux cellules de l'Unité Populaire et du Front des Travailleurs Révolutionnaires (le syndicat du terroriste Mouvement de la Gauche Révolutionnaire, coupables de plusieurs centaines d'assassinats, complaisamment couverts par Allende), des conflits sociaux et des grèves dans les entreprises privées pour ensuite les accuser de ne pouvoir maintenir la production et appliquer ainsi le décret-loi 520 de 1932 qui autorisait l'intervention du pouvoir central dans toutes les industries productrices d'articles de première nécessité. Dans une interview reprise par Der Spiegel, le Ministre de l'Économie, Carlos Matus confessait : "Si l'on considère la situation sur bases des critères économiques conventionnels, nous nous trouvons, en effet, en crise... Mais ce qui est une crise pour les uns est pour nous une solution". Tel était le projet marxiste : détruire de fond en comble la structure socio-économique chilienne pour pouvoir imposer la dictature du prolétariat.
Le gouvernement d'Allende s'empara également du système bancaire chilien. La prise de contrôle s'effectua par l'achat massif d'actions des banques privées grâce aux fonds publics (obtenus par une forte imposition ou par le recours à la planche à billet). Dans certaines occasion, la simple menace suffisait pour semer la panique chez les actionnaires et faire chuter les actions pour les acquérir à vil prix. L'inflation galopante ainsi créé et les "mesures destinées à la combattre" permirent d'établir un contrôle policier sur la population, qui aurait été autrement inacceptable. Cette inflation justifia l'imposition de prix maximum qui conduisit automatiquement (par manque de rentabilité) à une rupture de l'approvisionnement. Celle-ci servit de prétexte au gouvernement pour imposer un système de rationnement (chose jamais vue dans toute l'histoire du Chili) qui permit d'octroyer aux Juntes d'approvisionnement, naturellement contrôlées par les marxistes, des pouvoirs considérables pour contrôler la vie quotidienne des citoyens. Dans le même temps, en maintenant bas, par décret, les salaires des travailleurs qualifiés et des professions libérales, alors que se déchaînait l'inflation, le gouvernement affaiblissait la classe moyenne. L'objectif, comme on le voit, était la concentration de tout les pouvoirs entre les mains des partis marxistes. L'expérience chilienne mettait en évidence une vérité déjà prévues par les économistes autrichiens Von Mises et Hayek : le contrôle par l'État de l'économie est le "chemin de la servitude" qui finirait par étrangler les libertés individuelles, la vie privée et le pluralisme idéologique. Car une des autres cibles du gouvernement marxiste fut la presse et la liberté d'_expression : attaques contre les journaux Mercurio,Tribuna, Mañana ; nationalisation de la maison d'édition Zig-Zag ; tortures (cas du directeur Maximiano Errázuriz, par exemple) et harcèlements de journalistes ; tracasseries multiples contre la chaîne de télévision Canal 13 ; etc.
Trois années d'expérimentations socialistes suffirent pour que le Chili se trouvât au bord de la guerre civile. Le pays finalement resta sans réserves, ne fut-ce que pour importer les denrées les plus élémentaires (le 7 septembre 1973, le gouvernement marxiste annonçait que les réserves de farine ne pouvaient couvrir que quatre jours !). La production avait chuté de 10% chaque année après que les industries aient été nationalisées et dirigées par des commissaires politiques incapables, en remplacement des anciens propriétaires ou administrateurs. Suite à une hyper-inflation (de 500% en septembre 1973 !), les commerces étaient désapprovisionnés et la majorité des biens de première nécessité ne pouvaient se trouver qu'au marché noir. Finalement, la crispation sociale apparut de forme évidente. Avec la connivence du gouvernement Allende, de grands stocks d'armes (principalement tchécoslovaque) étaient introduits dans le pays et accumulés par les marxistes. Comme ce fut le cas avec l'envoi, en mars 1972, de treize caisse de "cadeaux personnels" de Castro à Allende qui furent arrêtés à la douane chilienne : une tonne d'armes et de munitions que le Ministre de l'Intérieur, rameuté dare-dare à l'aéroport pour rabrouer des fonctionnaires trop zélés, emporta vers la maison de Allende de la rue Tomas Moro. Avec ces armes, le Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (MIR) développait une stratégie de "pouvoir dual" parallèle au gouvernement, avec des milices entraînées par 2.000 assesseurs, essentiellement castristes, nord-coréen et tchèques. L'objectif était de faciliter la transition au socialisme par le biais d'occupation illégales de terres et d'entreprises, ainsi que l'assassinat d'opposants -le plus marquant étant celui de Pérez Zujovic, démocrate-chrétien, ancien vice-président et ministre du gouvernement Frei, prédécesseur de celui de Allende-. Les marxistes se préparaient également à une guerre civile contre les Forces armées (et ce alors que le Chili était le seul pays latino-américain où l'armée n'était plus intervenu politiquement depuis plus d'un demi-siècle) qui, comme il était évident, préféreraient lutter avant de voir son rôle usurpé par une milice révolutionnaire et le pays mené à la ruine par le marxisme.
Le drame était que la constitution chilienne ne connaissait pas -à l'instar de celle des États-Unis, par exemple- de procédure d'impeachment. Le pouvoir législatif, majoritairement hostile au gouvernement Allende dès 1972, ne pouvait démettre le président. Pire, ce dernier bafouait le parlement lorsque, chaque fois qu'un de ses ministres était renversé par une motion de censure, il le gardait dans son gouvernement, mais avec un autre portefeuille. Finalement, après la Cour Suprême -qui, le 26 mai 1973, avait adressé une énième protestation contre les violations sans cesse répétées par l'exécutif des décisions de justice des tribunaux (Allende y répondra en déclarant qu'en période de révolution, c'était au pouvoir politique de décider de l'opportunité de l'application des décisions judiciaires) -, le parlement, le 23 août 1973, dans une résolution, approuvée à 81 voix contre 47, après le rappel des innombrables violations constitutionnelles et légales du gouvernement Allende, demande aux autorités et aux FORCES ARMÉES de mettre fin immédiatement aux situations de fait dont ils étaient fait mention. (Texte espagnol <http://www.bicentenariochile.cl/fondo_bibliografico/fondo_datos/doc(...) et traduction (approximative) en français <http://www.economiaysociedad.com/declaration_french.html>(...)) C'est ainsi qu'il y a exactement 30 ans, jour pour jour, le 11 septembre 1973, l'armée chilienne, sous le commandement du général Pinochet assiégea le Palais de la Moneda où s'était réfugié Allende, qui plutôt que de se rendre et partir en exil, préféra se donner la mort. Ainsi s'achevèrent trois années de socialisme à la chilienne.
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6.

    Tu me donnes envie de gerber, connard.
  • # Et toi, qu'es tu exactement ? Un facho, un fou, ... ?

    Posté par  . Évalué à 4.

    Je crois que tu as ta volée de points Godwin.

    Si c'est un pari, c'est stupide, si tu le penses vraiment, je te plains sincèrement.
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  . Évalué à 7.

    Heureusement que le grand démocrate Pinochet est venu mettre de l'aorde dans tout ça hein?

    Tu devrais te renseigner un peu plus quand tu ecris des conneries.

    Parce que la, tu fais preuve d'un tel manque de connaissance réelle de ce qui s'est passé que tu en es pathétique.
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  . Évalué à 3.

    http://www.herodote.net/histoire09110.htm(...)

    Enfin bon, vu la teneur de tes journaux, ce n'est qu'une connerie de plus.
    • [^] # Re: Allende, un facho ou un fou ?

      Posté par  . Évalué à 4.

      A une epoque, je pensais qu'il fallait systematiquement censurer les personnes du genre voutch....

      En fait non, les pathetiques personnes dans son genre sont necessaires : elles nous montrent le cote noir l'etre humain, son cote egoiste, belliqueux et antisocial. Et par antagonisme, nous permettent de prendre conscience de la valeur de 'nos' actes sociaux, et des bienfaits du 'desinteressement'.

      De la meme facon, l'histoire est la pour nous rappeler la barbarie du genre humain et exposer aux incredules les consequences catastrophiques de certains actes trop souvent negliges (ne pas voter, le racisme ...)

      Pour etre plus clair : s'exposer (pas trop quand meme) de temps en temps a la maladie permet de s'immuniser (le principe du vaccin en somme)

      Donc voutch, je te vomis et te remercie...
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  . Évalué à 7.

    Alors, je sélectionne une phrase d'une dizaine de mots, je clic-milieu pour lancer une recherche google dessus parce que je le vaux bien, et tiens, qu'est-ce qui sort ?
    ...

    Les trolleurs dans ton genre me font marrer... Vous avez tellement de mal à assumer vos idées lamentables qu'il faut qu'un autre les écrive à votre place, et vous vous précipitez pour les copier-coller un peu partout.

    J'aurais pu en tartiner des kilomètres sur les implications de tel ou tel pays dans la destabilisation de l'économie chilienne, sur ce qu'était le plan condor de ce cher monsieur kissinger (c'est pas compliqué à trouver, l'administration Clinton a déclassifié bon nombre de documents relatifs à l'affaire, Kissinger-le-gentil-prix-Nobel-de-la-paix a d'ailleurs été condamné pour ça), sur le modèle économique qu'a tenté d'appliquer le gouvernement Allende (les commissaires politiques, ah ah, on voit bien que le scribouillard qui a pondu ça sait de quoi il parle), mais finalement je préfère me taire devant ce chef-d'oeuvre qu'est le site internet où ce torchon est publié:
    http://www.liberaux.org(...)
    Attention, c'est drôle uniquement avec le plugin flash...
  • # voutch, un facho ou un fou ? Les deux mon capitaine !

    Posté par  . Évalué à 3.

    «gauche internationaliste et tiers-mondiste»

    bon...
    dès qu'on a lu ça on est sûr de savoir à qui on a à faire: un con avec peu d'arguments. S'il en avait eu il se serait pas senti obligé de pratiquer un amalgame aussi grossier et poncif. Donc il n'en a pas.
    Et le reste de ce torchon est du même acabit.

    On n'oubliera pas toutefois de conseiller à l'auteur du torchon (ainsi que le bouffon qui se croit malin de copier ça ici) de se documenter sur le terme de «facho», et de nous expliquer ce qu'il retient des belles années Pinochet qui suivirent...
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  . Évalué à 2.

    si tu veux qu'on te lise quoique ça ne vaut pas le coup : utilise des retours chariots plus de deux fois et fais des paragraphes. La frappe au km, c'est totalement gerbant.

    Si tu veux te défouler en tapant sur ton clavier, t'es pas obliger de poster le résultat.
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  . Évalué à 5.

    j'en ai lu qu'une partie, mais c'est assez bien construit : pas de références aux expériences Cubaines et Argentines, surtout aucune référence aux pressions extérieures.
    Un coup d'Etat populaire, avec cependant un camp de concentration dans le stade de la ville tenu par des militaires.
    Un système de milices gauchistes violentes et armées mais qui ne se sont pas battues, des gauchistes sans armes vu qu'Allende n'a pas voulu les distribuer.

    Je parie que c'est du JF Revel , je me trompe ?

    Autant les chiliens sont globalement assez con et ont un comportement extrèmement ambigu à propos de la dictature, autant se foutre de leur gueule sur le coup d'Etat qu'ils ont subi c'est vraiment un truc de fils de pute.
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  . Évalué à 1.

    espérons qu'il n'ouvrira pas un nouveau compte, ce gros lourd
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  . Évalué à 1.

    faut se calmer les gars ! que ce soit une thèse foireuse que voutch développe ou pas, ça n'en reste pas moins une idée. seulement dans notre pays, quand quelqu'un développe une idée qui tends à dire qu'avec allende et le communisme ça aurait sans doute été pareil si ce n'est pire, avec beaucoup plus de conséquences pour le continent sud américain, on se fait traité de fasciste.

    ça me fait rappelle la majorité de mes profs d'histoires qui me martelaient que le nazisme / fascisme était pire que le communisme ...

    tout le monde est d'accord pour dire que l'ingérance des USA a sans doute été une erreur, seulement faudrait pas conclure qu'avec allende tout serait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.
    • [^] # Re: Allende, un facho ou un fou ?

      Posté par  . Évalué à 2.

      Tu n'as pas forcément tort mais il ne faut pas non plus déformer la vérité. Sans vouloir rentrer dans un troll, Allende n'a pas fait tant de mal que ça. Il y a eu une crise et cela est du à trois facteurs:
      -la transition d'une politique à une autre en terme d'économie ne se fait jamais sans mal et cela tout le temps et dans tous les cas de figure (socialisme ou pas).
      -Allende a laissé faire quelques erreurs comme la prise de pouvoir dans des PME notemment par les ouvriers qui se révoltaient et cherchaient à s'approprier tous les moyens de production.
      -Mais ce qui a fait le plus de mal, ce sont les Américains qui ont tout fait pour détruire l'économie du pays avec les chefs d'entreprise.

      À noter qu'Allende ne voulait pas imposer un régime comme en URSS, il ne faut pas raconter n'importe quoi. Enfin, Allende est resté populaire en majorité à la fin et le pays commençait à remonter la pente avant le coup d'État.

      ça me rappelle la majorité de mes profs d'histoires qui me martelaient que le nazisme/fascisme était pire que le communisme...

      Même buts? Même fins? Quel que soit le nombre de morts (d'avantage pour le communisme évidemment), je préfère l'idéologie communiste qui a au moins un but noble au nazisme dont les idées sont gerbatives.
    • [^] # Re: Allende, un facho ou un fou ?

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

      Ne confond pas dictature communiste et communisme... De plus, il n'existe pas qu'un seul type de communisme. Oserais tu comparer le communisme libertaire et le nazisme? Meme si cette partie de l'histoire est souvent oublié par les programmes des colleges/lycées, l'experience anarchiste pendant la guerre d'espagne a prouvé que cela fonctionne, que l'ont peu vivre dans une société "communiste" et de plus libertaire(en opposition complete avec la dictature proletarienne).

      Pour ceux que cela intérresse, je conseille vivement "Espagne libertaire" de Gaston Leval aux éditions TOPS/H.TRINQUIER
    • [^] # Re: Allende, un facho ou un fou ?

      Posté par  . Évalué à 1.

      je suis vaguement d'accord, mais pour mes 2 cents je tiens quand meme à dire que le nazisme est pire que la dictature communiste (et non pas le communisme qui ne sous-entends pas forcément la privation des libertés), car en plus d'etre une dictature sanglante qui a fait des millions de morts comme le communisme stallinien, il amène une idéologie ignoble de négation de l'humanité, de manière universelle et internationale, et à commis selon moi le pire crime de toute l'histoire de l'humanité
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  . Évalué à -2.

    Pinochet a toujours été décrit comme le dictateur par excellence. Moi aussi, dans mes jeunes années, j'ai été victime de la propagande socialo en fréquentant l'Education Nationale, propagande pour laquelle un opposant au régime de Pinochet avait plus de valeur que les millions de victimes du communisme. Chez Pinochet on compte les victimes à l'unité (généralement des idiots sincères qui voulaient réaliser le bonheur du peuple à la façon du fidèle Castro ou de robespierre), et chez les commnunistes on ne les comptait jamais: compter en dizaines de millions c'est trop abstrait n'est-ce pas? La propagande avait retenu la leçon d'Arthur Koestler, en l'inversant bien sûr: des millions d'hommes ne valaient rien s'ils étaient des victimes du communisme mais un individu valait l'infini s'il était une victime de Pinochet, même si cette victime se battait en fait pour installer un régime à la botte de Moscou, devenant ainsi un complice de la plus grande entreprise criminelle de l'histoire.

    Pour moi, Salvador Allende est le meilleur des chefs d'état possibles: un chef d'état mort. Allende, qui dirigeait une coalition de partis marxistes, a été élu légalement à la majorité relative (36% des voix). Conformément à la constitution, qui ne prévoyait pas de second tour, c'est l'assemblée qui désigna le président, et qui cautionna cette majorité relative après qu'Allende se fut engagé à respecter la constitution -ce qu'il n'a jamais fait. Sous sa présidence, le pays a été progressivement collectivisé (Les occupations d'usines, de terre, ou simplement de propriétés, se multiplient à partir de 1971 - le chercheur Arturo Valenzuela en recense 1 278 pour la seule année 1971. ), par la pression administrative gouvernementale et syndicale, la terreur communiste officieuse, la non-application inconstitutionnelle par le pouvoir exécutif des décisions judiciaires défendant la propriété privée, la prise en main de facto de l'industrie par les syndicats, etc. Sachant que le parlement et la société civile résistaient, Allende préparait activement la révolution prolétarienne par les armes, avec l'aide de Cuba, de la Tchécoslovaquie, etc. À la fin, le parlement démocratiquement élu lui-même requit l'usage de la force armée à son encontre à la majorité absolue. Ce vote donne le feu vert à une sédition des officiers.


    Pinochet a donc sauvé son pays d'un plongeon sanglant dans une dictature communiste. S'il a préféré garder le pouvoir le temps que les choses se tassent, il a restauré la démocratie dans son pays dès la chute de l'impérialisme communiste soviétique, après référendum. C'est assez rare pour qu'on le souligne. Parce que les dictateurs qui quittent volontairement le pouvoir j'en connais pas d'autre. On déplore 3200 morts durant l'ensemble de la dictature de Pinochet -- la plupart d'entre eux des terroristes, des communistes, des meurtriers de droit communs, des commissaires politiques et autres propagandistes du meurtre politique (qui s'est finalement retourné contre eux -- comment les collectivistes peuvent-ils, eux, reprocher à Pinochet ses méthodes? Nous seuls individualistes avons la légitimité de les reprocher à Pinochet, et nous n'y manquons pas). Combien de morts dans la moindre dictature communiste? Rien qu'a Cuba on assasine plus de 4000 personnes par ans. Et ca depuis 45 ans ! Combien de morts Allende se préparait-il à faire, en plus des centaines de meurtres déjà perpétrés par les groupuscules communistes qui jouissaient de sa bienveillance ? À vrai dire, vu comme les communistes se purgent les uns les autres dès qu'ils ont éliminé leurs adversaires démocrates, il y aurait sans doute eu plus de morts parmi les seuls communistes (sans parler des autres) si Allende avait confirmé son pouvoir par la force comme il en avait l'intention -- mais pas exactement les mêmes, c'est sûr: les pires auraient survécu et prospéré. Combien de dictateurs ont quitté volontairement le pouvoir de leur vivant? Combien de chefs d'état ont sorti leur pays de la ruine organisée par les communistes, et l'ont mené à la prospérité, sans enrichissement personnel massif ? Certe pinoch est un dictateur, et seul la démocratie me convient. Mais face au communisme ? Puisqu'il n'y avait plus le choix ? Face au Mal Absolut, Ne fallait-il pas mieux un dictateur traditionnel ?


    En fait, si parmi tous les dictateurs du monde, les gauchistes s'en prennent spécifiquement à Pinochet, avec une violence verbale inouïe, et à l'exclusion de tout autre dictateur (comme celui qui a affamé l'ethiopie), c'est parce que malgré ses erreurs et les crimes dont il a endossé la responsabilité, c'est un type plutôt "bien". Il y a de nombreux dictateurs bien pires que Pinochet. Qui ont tué bien plus d'innocents. Qui ont été soutenus plus activement par les américains. Qui ont affronté des rivaux et adversaires communistes. Mais aucun d'entre eux n'était un type "bien", je veux dire n'ayant pas perdu tous sens moral et des ses responsabilité par rapport à son peuple. Tous étaient soit des raclures corrompues accrochées au pouvoir (vietnam), soit des incapables se maintenant par la cruauté (franco), soit des collectivistes (Hitler) au même titre que les communistes (alternatives non exclusives). Seul parmi eux Pinochet n'est pas digne d'un profond mépris. Dans leur inversion de toutes les valeurs humaines, ils s'en prennent violemment à Pinochet, non pas parce qu'il est le pire, mais parce qu'il est le moins mauvais de tous les dictateurs de l'époque moderne. Bref, on cherche à détourner l'attention des génocides des dictateurs socialistes...


    L'école et les médias m'enseignaient à haïr pinochet et à adorer le collectivisme : ce sont ceux qui nous parlent le plus d'école laique qui politisent l'enseignement et ce aux frais du CONtribuable.

    A quand une école laique, gratuite, obligatoire et apolitique?



    Dictature, oui. Mais ce qui compte, c'est l'étendue ou la restriction dudit pouvoir. Est-ce que les droits individuels sont respectés, en pratique? Le sont-ils dans la tradition orale, dans le droit écrit? Voilà ce qui détermine si le pays est libre ou non. À ce titre, la dictature de Pinochet, qui n'était certes pas un régime de liberté politique, était bien plus respectueuse des libertés que toutes les républiques "démocratiques" ou "populaire" d'Europe de l'est réunies, et peut-être même que la plupart des autres dictatures nationalistes, comme la Corée du Sud d'alors ou Singapour (y a-t-il eu des études à ce sujet?). Mais c'est Pinochet et pas un autre qui est dans le colimateur des terroristes intellectuels gauchisants -- parce qu'ils savent que par delà les rivalités de pouvoir, Pinochet et pas un autre est leur ennemi par les valeurs positives qu'il représente et qu'ils honnissent. Car bien sur la démocratie ils s'en contrefoute ! Mais il ne lui pardonne pas de ne pas avoir transformé son pays en immense cimmetiere(pudiquement désigné sous le nom "d'expérience socialiste" chez les gaucho).


    Bon. J'endosse maintenant ma veste ignifugée. Par ici les flammes! :o)
    • [^] # Re: Allende, un facho ou un fou ?

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -4.

      J'hésite à te plussoyer^Wplusser^Wplussoir^Wplussir^Wmettre [+] parce que ton argumentaire est essentiellement basé sur les raisons de la diabolisation de Pinochet, auxquelles je ne connais pas grand chose.

      Par contre, tous les Chiliens que je connais s'accordent sur un point : sans Pinochet, le Chili était un pays foutu. Et de manière générale, ils l'aiment bien. J'ai été assez surpris la première fois que j'ai entendu dire ça, mais d'autres me l'ont confirmé par la suite.

      Vala, je vais me cacher derrière la veste en amiante de menier :)
      • [^] # Re: Allende, un facho ou un fou ?

        Posté par  . Évalué à 2.

        ta légèreté est écoeurante. tu es complètement paumé.
        la prochaine fois c'est promis, je ne commente même pas.

        godwin.
  • # Voutch, un connard !

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

    Pauvre type
  • # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par  . Évalué à 1.

    "Yo no canto por cantar
    Ni por tener buena voz
    Canto porque la guitarra
    Tiene sentido y razon"

    Raison que le régime de Pinochet n'appréciait pas... on lui a coupé les mains pour ça et on l'a laissé mourir dans le stade de Santiago.

    Victor Jara, je te pleure encore.

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