Journal Un peu de pain pour finir mon fromage, un peu de fromage…

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18
28
sept.
2020

Sommaire

Bonjour les gens, et les autres,

c’est l’histoire de quelqu’un qui voulait voir comment fonctionnaient les diapos maîtresses1 dans (avec) Impress 7, l’application de présentation de LibreOffice, dans l’idée d’en faire, peut-être un tutoriel et qui se retrouve à en faire beaucoup plus. Un peu comme les histoires de pain et de fromage, on finit par terminer tout le fromage ou tout le pain (si on aime le fromage, naturellement).

Bref, comme disait Pépin.

Tutoriel, modèles et présentation

Donc, le tutoriel à l’origine de toute cette production qui porte sur l’art d’avoir des déclinaisons de diapositives maîtresses dans une présentation réalisée avec Impress 7 avec un bonus sur l’ajout d’un « style de dessin par défaut ». Lesquels styles se révèlent fort utiles dans les modèles.

Parce que, pour rédiger ce tutoriel il a bien fallu faire des présentations pour les captures d’écran et bien vérifier les manipulations. Résultat, pas un, pas deux, mais trois modèles de présentation, rien que ça, avec des cartouches de couleurs qui indiquent la progression du diaporama. Selon les modèles, la présentation peut être structurée en quatre, trois ou cinq parties. Les cartouches de couleur reposent sur des styles. En changeant le style sur la diapo maîtresse, on adapte les couleurs.

Et, pour passer à la pratique, il a bien fallu faire une « vraie » présentation. J’en ai donc profité pour mettre à jour le diaporama « Un voyage dans Impress » qui se veut une présentation didactique sur le logiciel sans aucune prétention à l’exhaustivité (et qui est un peu verbeuse). La première version de cette présentation date de 2014 et la dernière mise à jour datait de 2017.

Quelques réflexions sur cette version d’Impress

Que de chemin parcouru depuis 2013 ! Dans mon journal de bord fictif de cette année figure la mention : « Impress, quelle daube infâme  ! ». Le logiciel n’a commencé à devenir réellement utilisable, de mon point de vue, qu’à partir de la version 4.2.4 exactement .

Si je suis l’historique de ce journal de bord fictif, je vois qu’en 2017, je trouvais que « quand on s’est frotté aux styles d’Impress, malgré leur imperfection, on a du mal à revenir au bricolage clinquant de Powerpoint 2016 et cela bien qu’Impress soit aussi lent, très lent. »

Entre 2017 et 2020, j’ai changé d’ordinateur, et d’OS pour passer à la plus magique des distributions Linux, il est, de ce fait, difficile de faire des comparaisons entre la version 5 et la version 7. Bien qu’il semble qu’il y ait eu, réellement, des gains de rapidité (un gros travail sur le code a été fait).

Si on veut mon avis à moi personnellement sur Impress 7 : la gestion des styles est presque tout à fait au point. Il manque, de mon point de vue, encore la possibilité d’avoir des styles de tableaux et de diagramme et ce serait le pied intégral. Il existe des propositions de mises en forme de tableaux, mais elles ne sont pas personnalisables. On peut, bien évidemment, changer les couleurs du tableau basé sur une proposition, mais l’effet ne reste accolé qu’au tableau concerné2.

Concernant les diapos maîtresses, je trouve dommage qu’on ne puisse pas, dans une présentation, copier-coller une diapo maîtresse pour la décliner. On doit donc se livrer aux acrobaties que je signale dans mon tutoriel. J’aimerais bien pouvoir avoir une diapo maîtresse parente et ses descendants.

Et puis, ce qui est ennuyeux :

  • quand on copie-colle un tableau de Calc, il ne prend pas la mise en forme ;
  • quand le fichier est « ancien » et qu’il a connu plusieurs avatars, les diapos maîtresses nouvellement chargées pour remplacer peuvent avoir des comportements bizarres, ou, plus précisément les diapositives basées dessus, par exemple dans « Un voyage dans Impress », il m’a été impossible de conférer un style à des formes autres que les rectangles ;
  • le svg peut mal passer, dans ce cas (attention astuce !), pour le fichier svg lui-même privilégier les valeurs absolues (dimensions en cm, mm, pixels par exemple) aux valeurs relatives (dimensions en %) notamment pour les contours ou exporter en png selon l’ampleur des dégâts ;
  • certaines animations ne se jouent pas pour une raison que je ne m’explique pas (carte graphique ? Version d’environnement de bureau ?).

Il y a peut-être (sûrement même) d’autres éléments qui clochent ou qui manquent (transformer une présentation en vidéo par exemple). Il n’en reste pas moins que j’aurais du mal à revenir sous Powerpoint pour tout dire : pouvoir paramétrer les styles de puces en une seule fois ou changer des couleurs de formes sur une présentation rien qu’en modifiant le style attaché, c’est, tout simplement, précieux.

Alors oui, il n’y a pas toutes les joyeusetés de Powerpoint, mais, après l’avoir pas mal utilisé, j’avais fini par trouver que c’était un carcan plutôt qu’une aide quand on veut des présentations vraiment personnalisées.


  1. Autrefois appelées masques et encore connues sous ce nom dans d’autres suites bureautiques. On retrouve encore le mot masque ici ou là dans Impress. 

  2. Tous mes essais pour trouver une solution se sont soldés par des plantages de l’appli. 

  • # C'est quand même pas encore ça...

    Posté par  . Évalué à 6 (+4/-0).

    Attention, je suis encore avec la version 6.4 de LibreOffice. J'espère qu'il y a des évolutions majeures dans la 7.

    Mais dans cette version, les diapos maîtresses sont encore un enfer à utiliser, par rapport à la concurrence.

    Rien que changer de diapo maîtresse : tu as une belle boîte de dialogue, redimensionnable, mais avec des miniature toutes petites, sans titre. Pour le titre, il faut survoler la miniature. Et si tu aggrandis la boîte de dialogue, ça n'aggrandit pas les miniatures, ça n'en montre pas plus ; ça fait juste plus d'espace autour des miniatures !

    Honnêtement, on est loin de Powerpoint. Ce qui sauve, c'est les outils de dessin, la présence de Draw à côté, et le fait que ça tourne sous Linux.

    Pourtant, y'a moyen de se distinguer. Genre, permettre de mettre en exergue ce qui fait partie de la diapo maîtresse. Des fois, on passe 5 minutes à cliquer sur un truc pour le modifier sans comprendre pourquoi il est impossible de le sélectionner.

    • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

      Posté par  . Évalué à -1 (+2/-5).

      quelle idée de faire des diapos avec powerpoint ! beamer reglera tout tes soucis car tu ne cliquera jamais ! :)

    • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+2/-0).

      À partir du moment où il n'y a pas de notions de styles dans Powerpoint et où, si on décide de changer le jeu de couleurs on doit faire la travail diapo après diapo (oui je sais il y a une notion de jeux de couleurs dans MS Office, le problème c'est que ce n'est pas très clair), il n'y a pas photo et ce d'autant moins qu'on ne peut pas utiliser et maîtriser complètement une palette de couleurs dans MS Office. Ça c'est l'un des grands points forts de LibreOffice.

      Certes, il y a des améliorations ergonomiques à apporter, mais bon.

      OS préféré Mageia 7, CMS préféré SPIP, suite bureautique préférée LibreOffice, logiciel de dessin préféré Inkscape.

      • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

        Posté par  . Évalué à 2 (+0/-0).

        Autant les styles sont indispensables dans un traitement de texte, autant pour des diapos, qu'on essaye généralement de garder peu nombreux pour ne pas perdre l'auditoir, c'est moins grave.

        La plupart des entreprises (moyennes et grandes) ont un service communication ou marketing qui fournit un document standard, avec 10 à 30 diapos (soit sous forme de simples diapos, soit sous formes de masques), pour couvrir la plupart des besoins. Tu prends le doc, tu dupliques les diapos qui t'intéressent, et tu touches tellement peu au reste que l'absence de style est indolore.

        Cela étant, tu n'es pas tout nu sous Powerpoint: outre les modèles de couleurs, tu as aussi les modèles de tables et surtout le "SmartArt" ; bien que limité, ça fait le taf dans plein de cas.

        Reste le gros point noir, qui est la force de LibreOffice pour moi : l'outil de dessin. Avoir Draw sous la main, ça fait une grosse différence. Il m'arrive souvent de préparer toute la partie dessin chez moi sous LibreOffice, m'envoyer la ou les images sous forme de EMF/WMF, et les copier dans les diapos sous Powerpoint pour pouvoir les partager avec les collègues (je peux rien installer sur mon poste pro).

        • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

          Autant les styles sont indispensables dans un traitement de texte, autant pour des diapos, qu'on essaye généralement de garder peu nombreux pour ne pas perdre l'auditoire, c'est moins grave.

          Oui, enfin les diapos ça ne sert pas qu’aux commerciaux pour faire de boulettes-listes de fritures qui vendent du rêve. Quand tu prépares des supports de cours pour plus d’une dizaine de séances, ou pour un auditoire expert (oui, il en a qui n’arrêtent jamais les cours), avoir plusieurs centaines de diapos ça n’a plus rien d’exceptionnel. Ça n‘a rien non plus d’exceptionnel de vouloir réutiliser telle démonstration présentée dans tel cours, et de l’inclure dans tel support prévu pour une autre formation dans un autre contexte. Dans cette situation, les styles changent tout ! Ce n’est pas pour rien que LaTeX Beamer, malgré toute sa lourdeur et sa complexité, a encore une bonne base d’utilisateurs. Le masochisme ne fait pas tout.

          • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).

            Et des modèles bien conçus ça permet, en entreprise, de faire en sorte que les gens font des présentations de bonne qualité graphique et pas n'importe quelle bouse. Et ça évite que les gens perdent du temps sur l'allure.

            Donc oui, les styles c’est très important.

            OS préféré Mageia 7, CMS préféré SPIP, suite bureautique préférée LibreOffice, logiciel de dessin préféré Inkscape.

            • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

              Posté par  . Évalué à 2 (+0/-0).

              Ce que je dis, c'est que des modèles bien conçus n'impliquent pas d'avoir un support complet des styles.

              Là où ça peut devenir touchy, c'est quand la charte de l'entreprise évolue, et qu'il faut reprendre d'anciennes diapos et les passer au nouveau modèle.

              C'est merdique sous Powerpoint (en général, cet abruti duplique les masques de diapo, faisant grossir les fichiers de façon délirante même quand tu n'as que 2 pages, car tu as toutes les chartes successives…). Tu appliques la nouvelle disposition, et tu te retrouves avec beaucoup de travail.

              Mais je doute que LibreOffice s'en tire mieux. La complexité et la charge sont souvent sur d'autres aspects : redimensionnement du texte, réalignement des images pour coller avec le logo qui maintenant prend 1/3 de l'espace supérieur, etc.

              Beamer est sans doute plus puissant à ce niveau, mais pas accessible à tout le monde ? (c'est une question, mais quand je vois Latex, en général ça veut dire "fichier texte que seul un informaticien un peu curieux va savoir manipuler").

              • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

                Posté par  . Évalué à 2 (+2/-2). Dernière modification le 04/10/20 à 12:57.

                Mon avis à 2 sous de techos qui donne des formations techos : je m'en cogne complètement de la charte graphique corporate, c'est de la branlette pour gens surpayés. Je hais le wysiwyg donc impress (et bien évidemment powermachin), je ne passe pas non plus mes journées à taper des \ pour faire du latex. Je fais simplement mes diapos en markdown avec codimd, en essayant de m'approcher de la méthode takahashi plutôt que des bullet-machins ou des murs de texte soporifiques.

                • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

                  Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+2/-1).

                  Est-il vraiment nécessaire que vous répondiez avec autant d'agressivité et que vous insultiez les gens qui utilisent l'outil ? Passant je me sens profondément insultée. Merci.

                  OS préféré Mageia 7, CMS préféré SPIP, suite bureautique préférée LibreOffice, logiciel de dessin préféré Inkscape.

                • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

                  Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

                  Alors, j'ai souvent cette approche "présentation brute" pour des présentations à des développeurs ou des architectes techniques.

                  Mais si tu fais ça à un parterre de décideurs pressés, personne ne dit rien, mais en sortie du comprends que tout le monde t'a pris pour un IT déconnecté de la réalité, n'a rien écouté, et est déjà passé à la suite.

                  On a beau dire, pour passer des messages, il faut y mettre la ou les formes.

                  • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

                    Posté par  . Évalué à 1 (+0/-1).

                    Mais si tu fais ça à un parterre de décideurs pressés, personne ne dit rien, mais en sortie du comprends que tout le monde t'a pris pour un IT déconnecté de la réalité, n'a rien écouté, et est déjà passé à la suite.

                    Il y a bien quelques thèmes sobres si on veut éviter le noir et blanc, ça ne suffirait pas ?

    • [^] # Re: C'est quand même pas encore ça...

      Posté par  . Évalué à 0 (+0/-2). Dernière modification le 29/09/20 à 10:05.

      Mais que fait la modération ???

  • # C'est quoi une diapo maîtresse?

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10 (+10/-0).

    C'est une diapo qu'on utilise quand on en a marre de sa diapo épouse?

    Incubez l'excellence sur https://linuxfr.org/board/

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