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: Le noyau Linux 2.6.25 est disponible

Posté par patrick_g (page perso, ). Modéré le 17 avril 2008.
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La toute dernière version du noyau Linux stable est maintenant téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org. Cette version 2.6.25 a suivi le processus de développement devenu maintenant classique.

Peu avant la sortie du 2.6.24 les divers mainteneurs des sous-systèmes ont indiqués sur la liste de diffusion du noyau leurs intentions sur les patchs suffisamment stables pour pouvoir migrer de la branche de test d'Andrew Morton (la -mm) vers la branche de Linus. La période d'intégration de ces milliers de patchs doit durer deux semaines et elle permet l'ajout de toutes les nouveautés prévues dans le nouveau noyau.

Cette fois-ci le démarrage a été rendu un peu plus lent car la plupart des développeurs participaient à la conférence Linux en Australie à la fin du mois de janvier. Une fois la fenêtre d'intégration d'environ quinze jours refermée la saga des "releases candidates" a pu commencer.

> Lire la suite (134 commentaires, moyenne: 4,1).   [dépêche : 34938 caractères]

Les versions candidates



Les nouveautés


Le site Linux Weekly News propose une analyse statistique faisant le point sur les multiples contributions durant le cycle du noyau 2.6.25.
Alors que les changements du noyau précédent étaient considérés comme inhabituellement nombreux il semble qu'il va falloir modifier nos critères de ce qui est normal et de ce qui ne l'est pas. En effet la tendance semble se poursuivre et même s'accélérer puisque le noyau 2.6.25 intègre plus de 12000 patchs écrits par 1174 développeurs différents (10000 patchs écrits par 950 développeurs pour le noyau 2.6.24 ce qui avait été qualifié de "monstrueux" par Linus).
Ce déluge de contributions est néanmoins relativisé par le léger allongement des délais entre les versions (ce qui mécaniquement augmente le nombre de patchs inclus dans chaque nouveau noyau).
En définitive le développement de Linux fonctionne donc à plein régime et l'organisation du travail mise en place permet d'intégrer rapidement toutes les nouveautés sans compromettre la stabilité et la fiabilité.
Mais la plus belle réussite est que le noyau: "incorpore le travail d'une communauté de plus en plus large de développeurs qui sont vraiment capables de travailler en coopération en dépit du fait que leurs employeurs sont en compétition acharnée. Il y a très peu de projets qui sont dans ce cas."

Pour la suite
En ce qui concerne les évolutions futures du noyau Linux on peut se tourner avec profit vers la page de prévisions maintenue par Jonathan Corbet.

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Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

Bel article

Posté par Mickaël Sibelle (page perso, ) le 17/04/2008 à 10:05. (lien). Évalué à 10.

Précis, équilibré et consis. Merci !

Cela me permet de savoir et comprendre ce qui se passe dans la vie du Noyal, en ne rentrant que ce qu'il faut dans la technique.
Je ne dois pas être le seul ;)

Bravo pour cet article !

Merci Patrick_g

Posté par Emilien Kia (Jabber id, page perso, ) le 17/04/2008 à 10:15. (lien). Évalué à 4.

Encore une fois un article complet, clair net et précis de Patrick_g pour la release du noyau.
Un seul mot : Merci !

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Qu'est-ce qui est petit, rond et vert, qui monte et qui descend ?
Yoda qui fait le con avec la force.

SMACK

Posté par IsNotGood () le 17/04/2008 à 10:19. (lien). Évalué à 6.

Dépêche impeccable.

Il n'y a qu'un truc qui m'énerve.

> Le module SMACK (Simplified Mandatory Access Control Kernel) a été ajouté au noyau 2.6.25 afin d'offrir une alternative simplifiée à SELinux.

Au lieux de "alternative simplifiée à SELinux", pourquoi pas un "système simple de protection" ?

> SELinux est un module très puissant mais il est malheureusement assez complexe à configurer et à gérer au quotidien.

Ceci est une sorte d'incompréhension de l'objectif de SELinux.
Maîtriser SeLinux est très très complexe. Mais pour l'utilisateur final et avec une bonne intégration de SeLinux ce n'est pas le cas.
Aujourd'hui il y a de nombreux utilisateurs avec SeLinux et ils n'y pensent quasiment jamais. Enfin c'est une très mauvaise idée de demander à l'utilisateur de bidouiller avec la sécurité.

> En dépit des efforts méritoires de ses promoteurs pour simplifier son utilisation au fil du temps

Ces efforts ne sont pas terminés.
Il y a SeLinux et les règles SeLinux. Fedora utilise les règles NSA qui sont les plus complètes et les plus fines (il y a aussi les règles mls pour le "workflow"). Elles sont complexes car le défit sécurité est complexe. Elles ne le sont pas d'elle même. Il y a un autre projet qui offre des règles simplifiées (désolé, j'ai oublié le nom de ce projet).
SMACK ne prétend pas simplifier SeLinux (et ses règles NSA). Il y a des choses qu'on peut faire avec SeLinux et qu'on ne fera jamais avec SMACK. SMACK a une autre approche, d'autres objectifs.

Au "désespoire" des développeurs SeLinux, SMACK a été intégré. Il faut donc se trainer LSM. M'enfin, il n'y a pas de problème bloquant SMACK qui est bien conçu (contrairement à AppArmor). Linus a fait un choix, techniquement son choix est irréprochable.

> Ces derniers ont exercé une pression afin qu'une solution plus simple apparaisse et SMACK est le résultat de cette pression.

Ces derniers qui ne doivent probablement pas utiliser SeLinux...
Et pression sur qui ?
SMACK n'est pas lié a des pressions. SeLinux n'existerait pas, il y aurait peut-être SMACK. La sortie de SMACK ne remet pas en cause SeLinux (et ses règles NSA).
SeLinux est un projet très ambitieux et il y a des trucs sucks encore. Mais ça s'arrange.

> Les développeurs de SELinux, qui étaient jusqu'à présent les seuls utilisateurs de l'infrastructure LSM, ont opposé une âpre résistance à l'inclusion de SMACK dans le noyau.

Je n'ai pas suivit en détail les discussions. Mais elles ne portaient sur des problèmes techniques qu'a SMACK. Mais plus globalement sur la gestion du projet Linux. Ce que fait SMACK, SeLinux peut le faire. SMACK fait donc un peu doublon avec SeLinux et c'est malheureux.

> Quand je verrai les spécialistes de la sécurité utiliser des arguments rationnels et se mettre d'accord sur un truc les choses changeront peut-être. Mais franchement je m'attends à ce que l'enfer gèle et que les cochons nichent dans les arbres avant que cela n'arrive. Mais bon, je peux toujours espérer.

Si j'ai bonne mémoire, c'était surtout par rapport à AppArmor vs SeLinux. Globalement SMACK et SeLinux pour les aspects techniques sont sur la même longueur d'onde et SMACK ne prétend pas remplacer SeLinux. L'auteur de SMACK a aussi dit qu'il bosserait sur SeLinux si LSM était abandonné.
Linus estime qu'il n'y a pas qu'une approche pour la sécurité et donc qu'il doit garder LSM.

> Toute cette controverse a fait l'objet d'un article détaillé du site Linux Weekly News.

Et la contreverse porte plus sur LSM que sur SMACK vs SeLinux. La contreverse est LSM.

grosseur

Posté par FabienC (Jabber id, ) le 17/04/2008 à 10:30. (lien). Évalué à 5.

Je ne m'y connait pas assez en ce qui concerne les noyaux, mais une question me turlupine. Juste par curuiosité : à force d'avoir des diff de plusieurs Mo. est ce qu'à moyen terme on en risque pas de se retrouver avec un noyau trop lourd, imposant ? avec des fonctionnalité inutile à certains PC ?

temps réel

Posté par Farvardin (page perso, ) le 17/04/2008 à 10:53. (lien). Évalué à 9.

est-ce que les musiciens ici savent si les améliorations du côté temps réel / preempt ("Le noyau 2.6.25 introduit donc la possibilité de "préempter" le RCU") vont permettre de faire de la musique facilement sous linux, sans avoir besoin de recompiler un noyau spécifique avec des patch ou d'utiliser une distribution adaptée ?

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You can't grep dead trees...