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: Tim O'Reilly: La politisation grandissante du Logiciel Libre

Posté par Xavier Antoviaque (page perso, ). Modéré le 19 août 2002.
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Cette semaine, sur O'Reilly Network, Tim O'Reilly, le fondateur des prestigieuses éditions du même nom, a donné un point de vue assez tranchant sur les demandes de législation en faveur du logiciel libre dans les administrations. Cela a créé un bon trollodrôme sur Slashdot, mais le fait est que le point soulevé est, sinon complètement juste, au moins pertinent sur certains aspects.

J'en ai donc effectué une traduction française (voir fichier joint) afin que, comme de coutûme, linuxfr n'échappe pas aux empoignades... :-)

> Lire la suite (75 commentaires, moyenne: 2,7).   [dépêche : 5097 caractères]

La politisation grandissante du Logiciel Libre
par Tim O'Reilly
15 Août 2002

Je viens juste de recevoir un mail, appelant à la réflexion, en réponse aux récentes dépêches au sujet de la proposition d'adoption du Digital Software Security Act, qui obligerait les agences d'état à n'utiliser que du logiciel libre. Selon news.com, « s'il était adopté sans modifications, les agences d'état ne pourraient acheter des logiciels qu'à des sociétés ne restreignant ni l'utilisation ni l'accès au code source. »

Ce mail m'a été envoyé par une personne avec laquelle j'ai travaillé ces dernières années à promouvoir le logiciel libre dans les entreprises américaines. Il est un défenseur convaincu de ses bienfaits, mais il est perturbé (comme je le suis) par sa politisation grandissante. Il m'a demandé de conserver son anonymat, car il n'a pas la permission de parler au nom de son employeur (et il ne s'agit pas de Microsoft!). Il écrivait :

Est-ce juste moi, ou une part bruyante de la communauté du logiciel libre se radicalise et se politise ?

Je serais tout à fait en faveur d'une loi qui requièrerait l'application des standards libres (Open Standards) lorsqu'ils sont applicables, et demanderait aux corps gouvernementaux d'envisager sérieusement les alternatives présentées par le logiciel libre. Mais ce vers quoi nous allons est l'*obligation* de les utiliser - criminalisant toute décision d'achat d'un logiciel propriétaire, même s'il comble un besoin. Tout d'abord au Pérou, maintenant ici. Et, sur LinuxWorld, c'est apparemment prêché et accepté comme part intégrale de la « doctrine du parti ».

Que l'on considère les implications morales en termes de libertés individuelles, ou celles plus terre à terre du retour de baton que cela engendre, cette stratégie semble contre-productive pour les défenseurs du logiciel libre. Sincère et compréhensible, mais terriblement dévoyée. En demandant au gouvernement de légiférer sur l'achat des logiciels, ils invitent les développeurs de logiciels commerciaux à pousser l'adoption de lois interdisant le logiciel libre, en réponse à « nos » efforts visant à le rendre obligatoire.

Mon point de vue est que la communauté du logiciel libre serait bien mieux servie si elle prêchait la morale et appelait à l'ouverture pour les choix de logiciels. Si vous pensez avoir besoin de forcer des gens, il serait préférable de les forcer à accroitre leur transparence. Obliger les officiels à documenter leurs critères d'aquisition, les compagnies à publier leur politique en termes de licences, ainsi que d'insister sur l'utilisation de formats ouverts pour les documents d'accès public. C'est à dire, augmenter les informations disponibles et les choix possibles, plutôt que de tenter de les réduire. C'est ce que le logiciel libre est sensé représenter - élargir le champ des choix possibles, non ? Est-ce que ça ne placera pas les entreprises commerciales sur la défensive, plutôt que de les laisser -eux- s'embourber dans le discours sur la liberté de choix ?

Est-ce que cela a un quelconque sens ? Un agenda législatif d'ouverture progressive, en lieu et place de choix obligatoires, ne serait-il pas plus en accord avec la philosophie du logiciel libre ? Quelqu'un ayant de la crédibilité ne devrait-il pas défendre une telle approche, plus équilibrée, plutôt que de laisser les radicaux mener le mouvement ?

Est-ce que cela t'inquiète, également, ou suis-je trop sensible ?

Oui, cela m'inquiète. Lorsque j'ai entendu parler pour la première fois de la proposition de loi au Pérou, j'ai pensé que c'était du grand art, et que les défenseurs du logiciel libre de ce pays avaient réussi à marquer de nombreux points. Mais plus j'y réfléchis, plus je réalise que légiférer sur les politiques de licences est une mauvaise idée. Mon correspondant a cristalisé mes sentiments sur le sujet, et m'a fait réaliser qu'une telle législation était une violation de ce que j'ai précédemment appelé « ma version de la liberté zéro. » Je pense qu'il a raison. C'est un terrain glissant, et une idée vraiment dangereuse, que les défenseurs du logiciel libre et de l'open source ayant réfléchi se doivent de rejetter.

Comme T.S. Eliot le disait dans « Meurtre dans la Cathédrale » : « Cette dernière tentation est la plus grande des trahisons : faire un acte juste pour une mauvaise raison. » Personne ne doit être obligé de choisir le logiciel libre, pas plus qu'on ne doit être forcé de choisir du logiciel propriétaire. Et toute victoire pour le logiciel libre obtenue par la privation du droit de l'utilisateur à pouvoir choisir est évidemment une trahison de ce que représente le logiciel libre.


Note du traducteur : le terme 'Free Software' n'ayant pas en français le problème de double sens du mot 'free' (libre/gratuit), le terme 'Open Source', qui revêt d'ailleurs dans ce discours un sens philosophique, a été traduit par 'Logiciel Libre'. Voir http://www.april.org/articles/divers/linux-loader-2.html pour plus de détails à ce sujet, et se référer à l'article original (http://www.oreillynet.com/pub/wlg/1840).

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Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

Ouf !

Posté par nicolas garnier () le 19/08/2002 à 14:53. (lien). Évalué à 29.

Heureusement qu'il reste encore des gens sensés dans la communauté libre !

[+] Des que l'Etat s'en méle....

Posté par adolphos (page perso, ) le 19/08/2002 à 15:00. (lien). Évalué à -35.

Les parti politiques essayent de récupéré l'OS.
Pour avoir des electeurs en plus, ou en tout cas pas en moins que leurs concurents.

Ils pondront certainement une superbe loi, qui rendra furieux ou le mouvement OS, ou les éditeurs traditionnels.

Pourquoi tout simplement ne pas s'en remettre à la loi du marché ? C'est au consommateur à savoir ce qui est bon pour lui, et au différents acteurs de faire l'effort de se vendre.

Car une Loi qui suprime ou atténue la concurence, favorise forcément quelqu'un, et fige les situations. Ce ne sera peut être pas toujours à notre avantage.
Et l'absence de concurence n'est jamais bon pour l'inovation et la Liberté.

Qu'on laisse le consomateur choisir entre libre ou proprio. "Oh mon Ame, n'aspire pas à l'immortalité, mais explore le champ du possible."

Bureaucratie

Posté par Benoît Bailleux (Jabber id, ) le 19/08/2002 à 15:03. (lien). Évalué à 9.

Est-ce du fait d'un excès de bureaucratie ou de l'abus de pouvoir que les pays en position d'emettre un avis sur la question se mettent à restreindre les libertés (de choix) au nom de la même liberté ? Il est tout de même ahurissant que l'on en arrive à de tels paradoxes, non ?

--
BB

Quelques contraintes tout de même...

Posté par Benoît Sibaud (Jabber id, page perso, ) le 19/08/2002 à 15:03. (lien). Évalué à 14.

Les administrations devraient utiliser des logiciels :
- utilisant des standards ouverts (interopérabilité et pérennité)
- avec des sources publiques (confiance et sécurité)

et les logiciels développés pour et/ou par les administrations devraient être libres ou au moins dans le domaine publique.

"Free as in Freedom"

Posté par Eric Leblond (page perso, ) le 19/08/2002 à 15:08. (lien). Évalué à 29.

Cette citation est vraiment à sa place dans ce texte de Tim O'Reilly et de son anonyme correspondant.

Quelques remarques toutefois :
1) Dans le cadre du Pérou, il ne faut pas négliger les considérations financières, la région sud-américaine n'est pas en grande forme économique. Le logiciel libre a donc pu être imposé pour des raisons de modération budgétaire. Ce n'est sans doute pas une "victoire" du libre, en tant que "philosophie", mais plutôt une victoire économique.

2) L'annonce de la rupture du contrat liant la Norvege à microsoft est à mon avis une meilleure nouvelle que le choix fixé des licences au Pérou. Le virage est moins direct, mais les implications sont plus interessante : les esprits sortent du monopole, la victoire est effective au niveau des serveurs reste à gagner au niveau du desktop (cf parlement allemand).

Manque de réalisme

Posté par imr () le 19/08/2002 à 15:44. (lien). Évalué à 10.

Quand je lis le texte de Mr OReilly et les commentaires sur cette page, je suis effaré par le manque de réalisme qu'ils comportent.
Bien sur qu'il est MIEUX de laisser la liberté à tous de choisir les logiciels qu'il veut. Bien sur que c'est ca la liberté, mais il y a plusieurs points d'achoppement dans ce raisonnement.
1/ pourquoi un état n'aurait pas le droit de choisir que les logiciels libres sont meilleurs pour son fonctionnement, sa survie et son indépendance et de formaliser ca dans une loi qui les favorise?
2/ Tout morceau de terrain politique qui ne sera pas occupé par une loi favorisant les logiciels libres sera occupé par une loi les défavorisant: brevets, sécurité, obligation de drm et autres codes signés, même si indirectement. Les sociétés qui ont décidé de s'attaquer au logiciel libre puisqu'elles le percoivent comme une menace n'ont elles aucun principe qui les empéchera de forcer (par la menace de représailles industrielles ou politiques) des lois inverses ou des accords qui les favorisent. CF le Pérou.
En pratique on se retrouve dans le même cas que la bsd et la gpl, la gpl est plus restrictive, et d'un point de vue théorique, la bsd est plus libre.
Quand on passe à la pratique, la gpl est plus libre puisqu'elle respecte plus de libertés des utilisateurs et la bsd est plus appréciée des sociétés qui détestént le libre.

Pourquoi les gens parlent de légiférer, ça na rien à voir.

Posté par darkleon (page perso, ) le 19/08/2002 à 16:40. (lien). Évalué à 5.

Les politiques donnent des directives administratives dans ce genre de cas.
Ce ne sont pas des lois. ça fait partie du réglement intérieur d'une administration et qui peut changer aussi souvent que vous changez de chaussettes.
Les LL ne seront pas l'objet d'une utilisation obligatoire suite à une loi en france, ce sera plutôt une directive administrative.
A la rigueur, la seule chose que l'on puisse graver dans "le marbre", c'est l'obligation d'un standard inter-opérable.
Si jamais l'état a besoin d'un logiciel propriétaire trés spécifique, ils ne vont jamais s'interdir cet achat.

Par contre favoriser trés largement les LL pour toutes les tâches administratives courantes (traitement de courrier, de mails, etc) ne serait pas une atteinte à la "liberté du capitalisme" si le fameux TOC (cout total de possession = cout total d'un ordinateur hard+soft+maintenance) des LL est inférieur aux logiciels propriétaires.
Dans le cadre d'un appel d'offre, logiquement cela devrait être les LL qui devraient être choisis.

Et puis il faut arrêter de se mordre la queue.
La liberté absolue n'existe pas sinon, ça s'appelle l'anarchie.
La liberté des uns s'arrête là ou commence celle des autres.
Imposer le libre dans l'administration, c'est donner plus de libertés aux citoyens (leur données administrative ne seront pas prises en otage par un éditeur) tout en restreignant la liberté des éditeurs privés.
On a toujours un moment ou pour donner plus de libertés aux uns, on prend sur la liberté des autres.
Il faut arrêter d'être pur à un moment, les gars du marketing d'en face, ils ne pensent qu'à un seul truc "plus de fric" et feront tout ce qui est possible pour arriver à leur fin.

C'est illusoire de penser qu'un standard ouvert suffit sans les sources, il y aura toujours une société qui va revendiquer un brevet quelconque.
En plus sans les sources, on peut utiliser la bonne vielle technique de "l'embrace & extends" pour rendre le format interopérable inutile en quelques années.
Mais il est dans l'interêt intreséque des éditeurs de software de fournir des standards fermés pour avoir un avantage compétitif.
Seul les sociétés qui font du service comme IBM peuvent se permettre de donner leur standard car leur valeur ajouté ne se trouve pas dans le code, mais dans son déploiement et sa maintenance.
Ah mais oui, il y a la loi pour empécher tout ça, parles en à "BE" qui a coulé en partie parce que le marché des OEM était fermé, ça leur fait une belle jambe si M$ perde leur procès dans plusieurs mois.

Un état est et sera toujours bcp moins réactif qu'une société privé, ce n'est pas un reproche, c'est un constat, le seul moyen pour un état de lutter, c'est de ne pas jouer dans la même cour.

Les LL sont la seule solution pour être sur que l'état pourra a tout moment changer de fournisseur et continuer son service pratiqueemnt du jour au lendemain. Et ceux qui disent le contraire utilisent "Mentor" la lessive des gros menteurs.

<no_troll_hypothése type="improbable pour étayer le propos comme quoi la société de l'information est trop dépendante d'un de ses acteurs">
Imaginons le scénario extrème ou M$ disparait du jour au lendemain (je sais pas moi un astéroïde sur Redmond) et bien je ne le souhaite pas parce qu'on sera dans une merde noire le temps de trouver une solution de remplacement.
Et va faire évoluer tous les parcs windows de la planête avec 95% de la matière grise en moins qui savait comment faire.
</no_troll_hypothése>

Arrêtons de jouer les vierges effarouchées, "ah mais c'est horrible, nous allons enlever de la liberté aux poôvres éditeurs", oui mais eux font pareil avec nous, et ils emmerdent plus de monde tout ça au nom de l'argent.

Oui le LL est aussi un combat d'une certaine "idée" de l'utilisation des logiciels, le nier serait stupide. Nier le radicalisme de certains de ses acteurs comme RMS qui en énerve bcp (dont moi) serait stupide aussi.
Mais ce n'est pas un combat politique (le LL n'est ni de droite ou de gauche).

[+] Mauvaise stratégie

Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 19/08/2002 à 18:29. (lien). Évalué à -3.

Imposer les logiciels libres est une contrainte qui fabriquera beaucoup de détracteurs, et ça, ce n'est pas bon du tout.
Je pense qu'il vaut mieux arriver au même résultat en imposant des formats d'échange publics, strictement et intégralement spécifiés. C'est une méthode beaucoup plus efficace, car elle permet non seulement le choix du logiciel qui permet de lire ou d'écrire selon un format donné, mais donne aussi le droit d'en changer quand on veux. A ce jeu là, le logiciel libre est le plus fort.

Comment définir une interface : http://pjarillon.free.fr/redac/interface.html(...)

Voir aussi : Un nouveau format de document standardisé : ? http://www.linuxfr.org/2002/08/14/9268,0,0,0,0.php3(...)

Ne soyons pas plus royaliste que le roi

Posté par Djax () le 19/08/2002 à 20:19. (lien). Évalué à 5.

Certes dans l'absolue, il faudrait choisir le LL pour sa qualité, son code ouvert et son respect des standards. Dans l'absolue, les consommateurs devraient avoir le choix, être au courant de tous les facteurs et tout acheter au prix juste. Dans la réalité, je vois que Microsoft a percé par stratégie commerciale, par le fait qu'un type soit en vacances. Je vois que quand je veux acheté un périphérique pour mon ordinateur, je ne peux pas choisir le meilleur au juste prix:
1) Je n'ai pas pu faire tous les testes de qualités.
2) S'il n'y a les drivers qui vont, des produits pouvant être intéressant qualitativement sont exclus.
Je vois que des langages percent parce que des entreprise ont plein de pognon pour inonder le marché grâce à du marketing, alors que de meilleurs langages n'arrivent qu'à vivoter.
Même si un produit est excellent, il ne va pas être choisi, si les décideurs n'en connaissent même pas l'existance.
Je pense que les dés sont pipés et que des produits propiétaires ne sont utilisé que par des jeux commerciaux et du lobbying. La communauté du LL n'est pas assez forte financièrement ou par sa masse pour faire pencher la balance sans quelques coups de pouces politiques.
Si les administrations doivent utiliser des LL, ils vont aussi financer des LL, promouvoir des fichiers respectant des normes ouvertes qui pouront être lu dans 30 ans. L'argent du contribuable favorisera le LL et pas le bas de laine de sociétés qui ne pourront plus renforcer leur positions.

Méfiance !

Posté par sylvain cherrier (page perso, ) le 20/08/2002 à 07:13. (lien). Évalué à 4.

Evidement qu'il faut absolument contester cette décision, qui serait reproduire tous les défauts de ceux dont nous subissons aujourd'hui les diktats...
Mais soit je suis un peu parano, soit cela ressemble justement à une manoeuvre visant à diaboliser le libre.... (ce sont des politiques qui ont fait cette annonce ! ). Cette méthode, imposer une solution, peut etre justement un excellent repoussoir !!! Pour la liberté, la notre, et celles des autres, il ne faut pas imposer de solution... Par contre, obliger à la transparence dans la démarche est une bonne chose...
En conclusion, cette annonce me semble etre justement une manoeuvre pour détruire libre ! Méfions nous des excés !

Heureusement que c'est politique.

Posté par Pierre Blanchet () le 20/08/2002 à 09:08. (lien). Évalué à 3.

Bien entendu que le logiciel libre est politique, ceux qui croient que c'est uniquement un combat contre le logiciel fermé se trompent.

Ici le mot important est liberté. Pour un monde sans brevets, sans séquestration de l'information et sans limitation de communication.

C'est bien d'avoir la liberté d'acheter des armes, mais je suis plus libre dans un pays où on n'a pas le droit.

Je pense donc qu'on est obligé d'utiliser du logiciel libre parce que ça nous rapporte plus et à tout le monde. (aussi, si on avait le source d'Office®, est-ce qu'Office® perdrait de sa valeur ;) ?)

La BBC s'en mêle

Posté par jbcombes () le 20/08/2002 à 11:05. (lien). Évalué à 2.

Le débat en cours de retrouve sur la page d'accueil du BBC World Service ( http://news.bbc.co.uk ) L'article se trouve à http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/2193275.stm

warning

Posté par CS () le 20/08/2002 à 21:02. (lien). Évalué à 4.

Florilège au gré des postes d'adolphos. Et traduction. C'est toujours bien de comprendre à qui on parle, au cas ou le pseudo dont il s'affuble n'est pas suffisant...
Désolé pour le hors sujet, mais il y a des cas d'exception.

adolphos :
c'est au gouvernement d'expliquer aux citoyens ce que lui il veut

traduction :
Il nous faut un guide, un prophète, qui va penser pour nous, puis nous interdire de penser parceque c'est mieux pour nous aussi. Un chef, un vrai, il n'y a que comme ça que les choses peuvent marcher.

Heu juste pour te dire qu'historiquement, la nationnalisation du telephone avait pour but -inavoué- de ralentir au maximum l'équipement des ménages.

D'ailleurs il n'y a pas que pour le téléphone que l'Etat agit dans un but inavoué. Il faut savoir que l'Etat cache un complot contre le peuple.

On l'a bien vu avec le gouvernement précédent qui continuait de parler de "sentiment" d'insécurité

Ce gouvernement, (avec des cocos, vous imaginez ?), et qui nous cachait cette impitoyable réalité : nous sommes envahis, nous sommes en danger, la patrie est menacée.

C'est pourquoi les pays coco ont toujours refusé de ratifier les Droits de l'homme V 1948.

Ces salauds de cocos, la pire engeance jamais engendrée sur terre.
(Note : c'est plus les cocos les grands méchants, maintenant, c'est les islamistes.
Note 2 : les US ne reconaissent pas le tout récent TPI : en gros ils ratifient les droits
de l'homme, mais refusent de reconnaitre la juridiction chargée de les faire appliquer.)

Pourquoi tout simplement ne pas s'en remettre à la loi du marché

L'Etat n'étant qu'un acteur du marché comme les autres -bien qu'un peu plus gros- il ne peut absolument pas dicter sa loi. A part peut être dans le régime communiste.

Le marché, c'est l'ordre naturel des choses. La nature fait bien les choses, les forts y bouffent les faibles, tout y est en bon ordre, il ne faut surtout pas la contredire.
Aller à l'encontre du marché, de la nature, c'est un sacrilège.
Et hop, encore un petit coup sur les communistes, pour la route...

[les droits de l'homme] parlent même que de ca [la loi du marché]. C'est pourquoi les pays coco ont toujours refusé de ratifier les Droits de l'homme V 1948.

n'oubliez pas : tout ce que vous croyez est faux, et vous a été inculqué par l'éducation nationale, ce suppot du complot judéo-maçonique (l'ennemi intérieur) qui nous affaibli dans notre lutte contre l'ennemi exterieur : les cocos.
Vous croyez que les droits de l'homme parlent des hommes, et bien non, ils parlent du marché.

(Note : je veux bien que tu m'envoies ton analyse des droits l'homme version loi du marché, là, je
suis vraiment, vraiment curieux de voir ça).

Dis donc, Adolphos, tu m'as l'air bien sympa comme garçon. On se donne rencart un de ces quatres, à la prochaine fête des BBR ? On se boira un verre à la santé de Jeanne d'Arc !

Ah une dernière, pour la route...

Donc les infrastructures sont public, et il est normal que n'importe quelle entreprise y ai accès, puisque ce sont ses impôts et ceux de ses salariés aussi.

Il y a trop d'abérations dans cette phrase, j'ai peu de temps, je n'en relève qu'une.
En quoi les impôts que JE paie doivent bénéficier à l'entreprise qui m'emploie ?
L'objet d'une entreprise est de générer un profit à destination des investisseurs, donc
des actionnaires. Selon toi, je paye des impots pour construire des équipements
destinés à l'entreprise qui m'emploie, c'est à dire pour enrichir mes actionnaires. Logique.
J'enrichi mes actionnaires par mon travail, et par le fruit de mon travail en plus :-)
Les infrastructures publiques sont destinées, au public, i.e. au citoyen, et jusqu'à
nouvel ordre, l'entreprise n'a rien de "citoyenne", du moins dans sa définition.

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