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Dépêche modérée par

: Contrat de travail et Logiciel Libre

Posté par Loic Dachary (). Modéré le 26 novembre 2003.
Il arrive qu'une employée et son employeur aiment la philosophie Logiciel Libre et veuillent l'intégrer à leur projet professionnel. Durant l'entretien d'embauche chacun échange sa vision mais il est rare que cela se traduise par des clauses spécifiques dans le contrat de travail. Les paramètres à prendre en compte sont nombreux et trouver un équilibre qui sécurise l'employeur et l'employée sans les enfermer dans un carcan n'est pas une tâche facile. La FSF France s'y est attelée avec l'aide des membres de la liste de diffusion et propose une série de clauses destinées à être incluses dans un contrat de travail. S'agissant d'une première publication et malgré le fait que des juristes en ont validé la forme, les critiques et commentaires sont les bienvenus.

> Lire la dépêche (79 commentaires, moyenne: 2,2).  

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Re: Contrat de travail et Logiciel Libre

Posté par XHTML/CSS inside (page perso, ) le 26/11/2003 à 12:00. (lien). Évalué à 9.

Orthographe, grammaire ?
Pourquoi on parle de l' "employée" au féminin à chaque fois ?

Sans machisme aucun, normalement, on parle d' "employé" homme ou femme au sens général.

A moins que ça ne s'adresse qu'au beau sexe !

My 2 cts.

--
In tartiflette we trust !

Re: Contrat de travail et Logiciel Libre

Posté par scylla (page perso, ) le 26/11/2003 à 12:30. (lien). Évalué à 6.

Très intéressant, mais je ne sais pas si beaucoup d'employeurs seront prêts à laisser les droits patrimoniaux à leurs employés... ce qui n'empêche pas que j'aimerais voir ce genre de clauses dans les contrats des instituts publics de recherche. Mais dans ce cadre on préfèrera souvent une licence plus permissive.

Re: Contrat de travail et Logiciel Libre

Posté par Nÿco (Jabber id, page perso, ) le 26/11/2003 à 12:34. (lien). Évalué à 5.

Si j'ai bien compris, ces clauses sont faites pour les développeurs de logiciels exclusivement libres avec la doc associée, voire pour les documenteurs sans développement logiciel mais toujours pour la documentation exclusivement libre.

Existe-t-il un document traitant des mêmes clauses, mais non-exclusives cette fois-ci ?

En effet, bientôt sous contrat avec une SSII, et donc également sous contrat avec des clients finaux (voire un deuxième étage de services informatiques via infogérence ou autre), j'aimerais pouvoir distribuer des patches et de la documentation libres, mais pas exclusivement libre. Comment faire figurer de telles clauses dans mon contrat ?

--
Jabber ID : xmpp:Nyco@jabber.fr

Re: Contrat de travail et Logiciel Libre

Posté par Gruik Man () le 26/11/2003 à 13:11. (lien). Évalué à 5.

Ce contrat a certainement une valeur juridique assurée, tiens, avec ses annexes en anglais... Et si on veut embaucher des personnes non anglophones?

Et puis c'est sympa, mais ça impose l'utilisation de la GPL, à l'exclusion de toute autre licence libre(1)?

Enfin, bref, j'aimerais bien voir si un jour ces « Clauses pour contrat de travail Logiciel Libre à dominante Intaigriste » sont utilisées dans un vrai contrat de travail d'une vraie entreprise (une vraie, hein, pas une SSLL sans avenir montée par des étudiants anarchistes)

(1) les BSDistes diront plutôt « à l'exclusion de toute licence libre » mais ce sont des trolleurs. Alors que moi, pas, oh non oh non.

Un peu trop manichéen

Posté par Jihem () le 26/11/2003 à 13:25. (lien). Évalué à 9.

En particulier l'article M parlant de l'éthique professionnelle. Il laisse apparaitre 2 choses en filigrane:
-les employés sont nécessairement les gentils et les patrons des salauds. Pourtant, en tant que patron de PME et ancien employé, je me sens beaucoup plus proche d'un employé que d'un capitaine d'industrie. A titre d'info, si le Medef est médiatique, il n'est par ailleurs absolument pas représentatif du patronat.
-les logiciels libres sont le Bien et les autres le Mal. N'est-ce pas un peu simpliste? Pour une SSII comme pour une multinationale, je ne pense pas que la GPL soit la seule voie pour les développements. On peut être amené dans certain cas à faire de l'Open Source ou à restreindre la distribution mais est-ce criminel pour autant? J'ajouterai que je ne vois pas en quoi un contrat de travail devrait conditionner toute l'éthique d'une entreprise car la portée de cet article va au delà de ce qui concerne le seul employé signataire.

Le pompon de cet article M est quand même le M3:
A défaut, l'EMPLOYEUR engagerait sa responsabilité au titre du présent contrat, et serait redevable de dommages intérêts envers l'EMPLOYÉE. Ce défaut de distribution constituerait en effet un manquement à l'éthique professionnelle établie par la philosophie du Logiciel Libre et à laquelle le présent contrat est soumis.

Si pour une raison x ou y la société est amenée à faire autre chose que du libre (ca peut commencer simplement en introduisant des restrictions sur la redistribution à titre gracieux; ça peut aussi être dictée par des impératifs financiers) l'employé peut l'envoyer devant un tribunal. On marche sur la tête.

En revanche, l'article N sur les droits est une approche intéressante et de rendre l'employé et la société copropriétaires du code me semble plus juste que la règle actuelle.

Clause de "prime"

Posté par Emmanuel Charpentier (page perso, ) le 30/11/2003 à 21:33. (lien). Évalué à 1.

Lors de mon dernier emploi sur un moteur de site web éducatif, l'employeur avait très envie de m'avoir sur le projet. Je suis fan de libre, et il "comptait" libérer le soft à une date ou à une autre. On s'est donc mis d'accord sur une clause m'accordant 5kE à la fin de l'année si on "ne m'avait pas confié le developpement de tout ou partie d'un logiciel libre".

Pas de bol, la boite vient d'être liquidée (quand on n'a aucune entrée d'argent, ça parait presque normal). Le groupe dont elle fait partie nous a convenus des licenciements plutôt sympas, et j'ai bien eu la prime.

(parmie les derniers rebondissements: possible passage en libre tout de même, mais ça prend du temps...)

Bref, on peut mettre beaucoup de clauses dans un contrat de travail, il faut pas hésiter à les négocier.

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