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Dépêche modérée par

: Une nouvelle licence de logiciel libre : CeCILL

Posté par Philippe MAES (page perso, ). Modéré le 07 juillet 2004.
Trois institutions de la recherche (CEA, CNRS et INRIA) ont élaboré la première licence "publique" qui définit les principes d'utilisation et de diffusion des logiciels libres en conformité avec le droit français. Certains points de la licence GPL posent des problèmes au regard du droit français. Cette nouvelle licence est donc compatible avec la GPL mais a été rédigée en prenant bien soin de la conformité au droit français.

Elle a été élaborée selon 2 critères:
- Le respect des principes de diffusion du logiciel libre
- Sa conformité au droit français sous deux aspects, responsabilité civile d'une part et propriété intellectuelle d'autre part

Cette nouvelle licence se nomme CeCILL (Ce:CEA ; C:Cnrs ; I:INRIA ; LL:Logiciel Libre).

Mise à jour : le logiciel Scilab de l'INRIA n'est pas un logiciel libre. Cf sa licence
Mise à jour 2 : la FSF France a donné son avis sur ZDNet : absence de discussion préalable, contestation du besoin, nommage incorrect de la GPL dans la licence (acronyme, absence du terme GNU), absurdité sur le principe, etc.

> Lire la dépêche (154 commentaires, moyenne: 2,6).  

Marcel Galarneau ajoute : Si la GPL n'est régie par aucun droit, c'est bien parce qu'elle reflète le monde du logiciel libre, quelque peu apatride. CeCILL est parfaitement adaptée au droit français certes, mais qu'en est-il des législations étrangères ?

Les craintes pouvant émerger à la suite de cette annonce sont la naissance de logiciels libres "français" et pas forcément exportable.

Cette expression (logiciels libres français) apparaît dans le communiqué de presse de l'INRIA. On peut trouver cette expression assez étrange, mais elle met vraiment l'accent sur les auteurs du logiciel, plus que sur la communauté.

Saluons quand même l'initiative, qui montre une fois de plus que l'INRIA est à l'écoute du monde libre, et en est un acteur important. (voir Scilab, http://www.scilab.org/).

Cette discussion est archivée, il n'est plus possible de laisser des commentaires.

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

une double licence

Posté par Thomas MARTIN (page perso, ) le 07/07/2004 à 08:24. (lien). Évalué à 14.

N'est-il pas possible, pour éviter cet éventuel problème du "logiciel libre français", de mettre sous double licence GPL - CeCILL comme certains (cf MySQL ou QT) mettent sous double licence GPL - propriétaire ?
Cela permettrait d'avoir une compatibilité parfaite avec le droit français tout en proposant une licence par défaut pour les autres pays.

la version anglaise

Posté par Mickaël L () le 07/07/2004 à 08:38. (lien). Évalué à 4.

http://www.inria.fr/valorisation/logiciels/Licence.CeCILL-V1.US.pdf(...)

(officielle, mais la version française prévaut).

Je ne suis pas convaincu

Posté par yoho (page perso, ) le 07/07/2004 à 08:51. (lien). Évalué à 4.

S'il y a des développeurs de LL parmi vous, combien ont l'intention d'utiliser CeCILL ? Ca m'intéresse d'avoir l'avis des développeurs.

aurait pu être pas mal

Posté par Jerome Alet (page perso, ) le 07/07/2004 à 08:55. (lien). Évalué à 7.

si ce n'était la dernière phrase :

"devant les tribunaux compétents de Paris"

si je me souviens bien, cette clause est incompatible avec la GNU GPL, c'est la clause qui empêchait la licence de Python v1.6 d'être compatible avec la GPL car elle désignait les tribunaux compétents comme ceux de l'état de Virginie, si mes souvenirs sont exacts.

Il n'y a pas que 3 organismes de recherche en France!

Posté par Khâpin (Jabber id, page perso, ) le 07/07/2004 à 09:01. (lien). Évalué à 4.

Cela a déjà été dit dans le journal précédant cette nouvelle : dire " Les trois institutions de la recherche (CEA, CNRS et INRIA) " fait croire qu'il n'y a que 3 institutions de recherche en France... Quid de l'IFREMER, de l'INRA, de l'INSERM ... ?
cf http://linuxfr.org/comments/442799.html#442799(...)

Y a pas que Scilab dans la vie...

Posté par MeJohn () le 07/07/2004 à 09:13. (lien). Évalué à 5.

Saluons quand même l'initiative, qui montre une fois de plus que l'INRIA est à l'écoute du monde libre, et en est un acteur important. (voir Scilab, http://www.scilab.org/(...)).

Heu... oui, Scilab, c'est bien, mais une très grosse contribution de l'INRIA au libre, c'est quand même Caml/OCaml ! Suivent plein d'autres projets : Active-DVI, HeVeA...

Quelques interrogations.

Posté par Pierre Téchoueyres () le 07/07/2004 à 09:31. (lien). Évalué à 5.

	Tout d'abord je ne parviens pas vraiment à bien situer cette
licence par rapport à la GPL et la LGPL. Dans la CeCILL au paragraphe
5.3.4 il est explicitement dit qu'en cas d'utilisation / intégration
d'un/à un code GPL le résultat pourra être publié sous GPL. Moi il me
semblait justement que la GPL OBLIGEAIT cela ?
	 Ensuite il y a la partie sur les modules dynamiques au paragraphe
 5.3.3. Il est dit que la licence ne s'applique pas aux modules dynamiques
 développés par l'utilisateur. Or il me semblait (je peux faire une
 erreur) que justement pour la GPL cette distinction n'existait pas. Et
 que seule la LGPL permettait un lien dynamique avec un logiciel sous une
 autre licence ?

       Donc ma question est de quelle licence est elle l'équivalent ? GPL
ou LGPL ?

	Un autre point sur lequel je m'interroge est la durée de cette
licence. Il est dit qu'elle vaut pendant la durée des droits
patrimoniaux. Donc qu'en est-il après ( donc après la mort de l'auteur ) ?
est-ce que le logiciel tombe dans le domaine public ou bien est-ce que la
licence continue tant qu'un des contributeurs au moins sera en vie ?
Et par rapport à la GPL qu'en est il ? Il me semblait qu'il n'y avait pas
de limite de durée avec la GPL/LGPL.